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 Histoire d'Ildirith

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Sporadique
La main de Litrish
La main de Litrish
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Âge : 217
Philosophie : Diplomatie
Divinité(s) : L'ensemble du panthéon
Faction ou Clan : Aucune alliance

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5000/5000  (5000/5000)
Adage: « Que ceux qui boulversent l'Équilibre se méfient.»
MessageSujet: Histoire d'Ildirith   Dim 13 Juil 2014 - 14:21

0 - L'Avant-ère

Note de l'auteur: Les événements décrits ci-dessous sont sujets à interprétation, ils ne doivent pas être lus au premier degré. Pensez spiritualité et métaphore!

Les croyances de l'«Ancien monde» nous disent que les deux parties du continent ne faisaient qu'une jadis. Ce territoire aussi vaste que paisible n'avait pas de nom car ceux qui y vivaient n'avaient pas instauré de frontières ; ils étaient tous semblables. Les Aos (on prononce Ao même au plurielformaient une race homogène et celle-ci vivait en symbiose avec l'environnement. Leur mission était claire et tous œuvraient en ce sens: faire prospérer la terre.

Les Aos furent les premiers êtres a fouler le monde physique dans des corps de chair et de sang. Dans sa sagesse Ëyà les créa dans le but de veiller sur Maol'oth, notre planète, sa plus belle et complexe création. Ses deux fils, Vë et Nà, des jumeaux qui ne s'exprimaient jamais qu'ensemble, vinrent à prendre en pitié les Aos qui, contrairement à eux, n'avaient pas reçu le don d'Émotions. Ceux-là ne ressentaient que le besoin d'accomplir leur tâche unique. Alors les jumeaux laissèrent tomber leur sang sur le monde et avec lui toutes les émotions, mais les Aos, habitués depuis leur création à ne rien ressentir devinrent fous. Une guerre éclata et les Aos s'entre-déchirèrent. La violence fut si vive et la souffrance si intense que le monde que nous connaissons naquit en se fracturant. Il eut dès lors deux rives bien distinctes séparées par un vaste gouffre qui est aujourd'hui rempli d'eau saline: la mer des Larmes. 




I - L'ère première: L'ère des Hominiens

La Grande-mère fut si ravagée par la perte de ses créations qu'elle quitta le monde divin pour rejoindre le monde terrestre afin d'y veiller. C'est là que les animaux apparurent, dernière tentative pour Ëyà de créer la vie avant de disparaître. Elle n'avait pu sauver in extremis qu'un seul Ao, qui fut élevé au rang de divinité. Il se nommait Litrish et il devint le dieu de la vie, de la mort et de l'Équilibre, juge et bourreaux de tous les êtres. Pour leur part, les jumeaux devinrent les Patrons des Immortels, ancien rôle d'Ëyà leur mère. Mais quelque chose en eux avaient changé. Leur grande symbiose s'effrita pour laisser deux entités bien distinctes; leur deuil pour seul vestige de leur ressemblance. Vë devint noble, mais strict. Il décida d'écouter sa génitrice qui lui avait interdit de recréer des êtres pour peupler la terre. Son chagrin quant à la perte d'Ëyà était dur à supporter, mais il en fit son deuil, son devoir passant avant tout. Nà, quant à lui était dévasté et son chagrin inaltérable. Il était tel qu'une ombre voila son cœur pour ne plus le quitter. Créatif, il ignora les ordres de sa mère, sa culpabilité se transformant en soif d'accomplissement. Mais malgré tous ses essais, il ne parvenait pas à recréer les Aos.

Bientôt Vë eut vent des projets de son frère et entreprit de le raisonner, en vint. Nà, bien résolu à poursuivre ses créations, lâcha ses abominations imparfaites sur la plaine céleste qu'est l'Astral. Tout cela ne dura pas bien longtemps, car Litrish intervint et mit fin à la bataille en bannissant Nà ainsi que toutes ses créatures déformées par la peine et la haine dans l'Outre-Monde; l'univers issu des profondeurs insondables de son cœur meurtri. Puis, il fragmenta Vë en quatre divinités avant de leur assigner des fonctions spécifiques afin qu'elles guident la seule création que Nà n'ait réussi avant sa chute, une création supplantant dans sa perfection les Aos de la Grande-mère: les Hominiens.

Placés ça et là par Litrish lui-même dans un souci d'équité, ces humanoïdes mortels devinrent semblables à leur environnement. Il y eut les Orcs, peuple au teint terreux proche des marais et des forêts tropicales.

Puis, les Nains, race aussi fière et solide que les montagnes les accueillant.

Ensuite, les Éladrins, posés sur une minuscule deuxième continent qu'on eut tôt fait d'oublier. On dit que ce fût ceux qui ressemblèrent davantage aux Aos.

Enfin, vinrent les Humains, versatiles et changeants, mais pourtant sans attache. C'était la création de Litrish, une race qui se bâtirait à travers ses choix, bons et mauvais.



II - L'ère deuxième: L'ère de l'Épée

« L'ère de l'Épée dominée par les Hommes, en particulier les Norpaliens, autrefois dotés de pouvoirs mystiques, se termina par la guerre sur les plaines de la vallée d'Ildir. » Thalva Viféclat, historienne de RagePierre

...

Cette partie du passé fut des plus grandiose mais aussi des plus imparfaites. Après plusieurs centaines d'années, les Humains devenus habiles et intelligents plus que tout autre race, avaient construit ci et là de grands villages. Les Hommes issus du froid, les Norpaliens, étaient ceux d'entre-eux qui aimaient le plus la violence par l'épée. Ils étaient très grands et larges, de robustes guerriers attisés sans cesse par une soif de territoire plus grand. Leur roi avait constitué une gigantesque armée dirigée par trois généraux qui possédaient le pouvoir du sang ancestral, une voix sans égale qui pouvait contrôler l'air et le blizzard. De l’extrême sud jusqu'au aux abords des territoires chauds du nord, la Norpalie avait tout conquit, mais des guerres intérieures la parasitaient lentement mais surement.

Depuis toujours ils prenaient soin des villes et villages qu'ils obtenaient par la force, et aucune mal n'était fait au femmes et aux enfants, le grand roi Horthil le puissant ne le permettait pas, et les soldats qui ne respectaient pas ses lois mourraient de sa main. Il était certes Norpalien et un féroce guerrier, mais nul besoin de faire couler le sang des innocents une fois le nouveau territoire gagné. Horthil avait trois femmes et sept descendants, une fille et six garçons. Malheureusement, lors d'une attaque surprise de la part d'un clan rival, le bon roi perdit tous ses enfants mâles. La traitrise était plus grande encore parce qu'ils avaient péris par la main d'un Norpalien. Le roi anéanti défia en duel l'horrible auteur de ces actes ; Regat le sombre. Il le tua aisément, mais jamais son cœur ne trouva la paix suite à ses événements et son règne devint sombre et sanglant.

Une si brève journée aura su empêcher un futur glorieux et un règne de paix. Les Hommes du froid combattaient sans jamais se lasser, jusqu'au jour où tous les plus grands héros eurent disparus, laissant le pays sans chef et sans avenir. Plus personne ne voulait diriger mais ils s'entendaient tous sur un point; il était temps de conquérir le seul sol qu'ils n'avaient pas encore foulé, Bélin.  

La civilisation digne de ce nom ne tenait qu'à un fil, mais elle teint bon.


À l'Ouest, les peuples nains allaient au gré du vent, s'unissaient puis se divisaient, mais tout était histoire de politique et oui, même à cette époque, si jeune et si incomprise soit-elle, elle les guidait.

En ces temps-là, il n'y avait pas de navires suffisamment forts et élaborés pour être en mesure d'effectuer la grande traversée vers l'est, et c'était peut-être mieux ainsi. Les peuples de Térovia et des autres régions moins fréquentables étaient en quelque sorte préservés du mal se déroulant à l'est de la grande mer. Ce n'est que beaucoup plus tard, lors de l'arrivée des premiers dragons, qu'ils comprirent alors que quelque chose ne tournait pas rond...Il faut dire que les nobles Nains n'avaient peur que de peu de choses: les femmes naines et les bains. Alors pour ce qui était du reste, il ne fallait pas les chercher. Il y a de ces choses qui ne changent pas même après plusieurs siècles, l'endurance des hommes et femmes de la pierre n'était plus à prouver.

Nous en savons très peu sur l'histoire des Nains, leurs grandes bibliothèques étant toujours scellées au cœur même du gigantesque mont Anthor.




III - La bataille de la vallée d'Ildir

« Je n’ai jamais souhaité m’enrichir ou diriger, mais ce soir je suis à la tête de milliers de guerriers qui comptent sur moi, quelle ironie, je ne me suis jamais senti plus démuni qu’en cet instant. Que pouvons-nous devant un tel désir de vaincre, sans doute ne savent-ils même plus pourquoi ils se battent tant ils ont versé le sang. »

Tels furent les mots du Haut-Prêtre avant que les Norpaliens s'abattent sur les soldats de Bélin qu'il dirigeait dans la bataille qu'on nomme aujourd'hui celle de la vallée d'Ildir, le nom du champ de bataille où le destin de plusieurs milliers d'âmes fut scellé. Le nuages avaient caché la lumière du soleil, pourtant bien présent en début de journée. La marche des Norpaliens en armures de plates sombres avait comme éteint l'astre solaire par les ténèbres qu'elle inspirait. Ces guerriers du sud n'avaient jamais eu d'autres objectifs que de posséder en entier le continent d'Ildirith et c'est sur cette plaine verdoyante que se déroulerait leur dernière bataille, le dénouement victorieux d'un siècle de guerre sans paix.

Dès que les guerriers du sud avaient monté leurs tentes, le ciel avait déversé sur eux une pluie torrentielle, comme pour introduire leur funeste destin. Cela n'avait cependant pas ralenti leur ardeur et leur détermination à s'emparer d'Hydrasil, la cité d'argent, capitale des Bélinois, fiers défendeurs de la foi et de la paix à travers le continent. Le Haut-Prête avait décidé de diriger l'armée hors des murs de la ville car ces derniers n'étaient pas aisément défendables et parce que personne n'avait eu le temps de se préparer à contrer l'attaque sournoise des guerriers sombres de Norpalie. La vallée était couverte de trente mille Norpaliens ayant quitté le sud gelé pour venir prendre le dernier territoire qu'ils n'avaient pas encore conquis et par les dix mille Bélinois résignés à mourir dans l'honneur.

Sans un bruit, les soldats du froid avancèrent à grandes foulées et tombèrent dans un énorme fracas sur l'armée bélinoise qui céda rapidement sous le poids du nombre. Il y avait plus de cadavres que de brins d'herbes dans la vallée lorsque Urion s’avança enfin, incapable de contrôler sa magie en voyant l'horreur de la scène. Sa croyance en Revoran et Phélemée, les piliers du monde divin et gardiens de l'Humanité avait failli devant ce douloureux et infâme spectacle. En cette noire journée, la vengeance et la haine firent bouillonner et exploser sa puissance magique sur le champ de bataille. Urion ouvrit un portail donnant sur l'Outre-Monde et laissa entrer des créatures et des êtres démoniaques qui rêvaient de venir souiller ce nouveau monde depuis toujours. Les Norpaliens formèrent une ligne en se tenant prêts à recevoir les nouveaux arrivants. Le combat fut sanglant et les deux groupes perdirent des forces rapidement. Le Haut-Commandant de Norpalie utilisa à son tour son plus grand pouvoir: le souffle de guerre. Celui-ci créa une barrière venteuse entre les deux groupes, laissant les soldats du froid épuisés quitter la vallée. Il ne restait que trente guerriers encore debout. C'était terminé, pour le moment.

Urion n'avait tenu le portail ouvert pendant dix minutes à peine et le monde était déjà gorgé de monstruosités. Elles s'éparpillèrent sur tout le continent et débutèrent leur règne de terreur. Quant au Haut-Prête, il mourut, vidé de toute force vitale à la fermeture du portail.

Ainsi débuta l'ère du Grand Cauchemar, écrasant les Hommes sous le poids de la multitude des monstres qui avaient traversé le portail d'Urion.



IV - L'ère troisième: L'ère du Grand Cauchemar et les Quatre Siècles de la désolation

Dès que les créatures furent sorties du portail, celui-ci se referma en emprisonnant des hordes de nouvelles espèces ne connaissant aucunement leur monde d'arrivé. Plusieurs moururent tandis que d'autres tels les Dragons s'entre-déchirèrent les cieux, en tentant de tout gouverner pour eux seuls. Après une centaine d'années à combattre, seuls trois représentants de cette espèce survécurent pour ensuite s'enfuirent vers la chaîne de montagnes de Térovia où ils n'apparurent plus jamais.

À l'époque, il ne resta du monde qu'une terre aride et brûlée par les flammes dévastatrices des anciens seigneurs des cieux. Les Mortels furent soulagés de les voir partir même si leur terre n'était plus que désolation. Après tout, leur vie avait été épargnée. Malheureusement, tous ne furent pas au bout de leur peine. Bientôt, des hordes de goules dirigées par des Immortels possédant eux aussi le don de magie se déversèrent sur le Continent tel les flots de l'océan engouffrant une ville côtière. Les plus petits villages furent détruits en quelques heures sans laisser de survivants pour avertir les autres.

Cependant, à Varak et à Fort-froid, des villes nouvellement construites, on attendit de pied ferme les goules et leurs dirigeants. Quand les raids débutèrent, les combats furent si intenses et violents qu'ils ébranlèrent le Continent tout entier, raz de marée et tremblements de terre se répétant sans cesse. La puissance des Humains était bien plus supérieure à celle des goules qui furent pour la majeure partie défaites sur les champs de bataille. Celles qui survécurent continuèrent à harceler les villages moins fortifiés mais sans s'attaquer aux grandes villes.

Ce n'est que très récemment qu'on découvrit qu'elles se réunissaient dans l'extrême sud de Norpalie dans l'attente d'une vengeance prochaine.


V - Un espoir nouveau
Après quatre siècles passés dans la peur de voir son village rasé par les créatures de l'Outre-Monde, les habitants du Continent retrouvèrent le calme grâce à la création d'un ordre de guerriers venus de tous les coins d'Ildirith, la Main rouge. Une fois enrôlé, personne ne pouvait quitter l'ordre. Cependant, quelques unes des créatures s'intégrèrent au monde des Hommes et y vivent toujours. De là sont nés les Aasimars, êtres de lumière et les Tiefflins, demi démons.  

Bien que l'objectif des tuniques rouges était clair, certains parmi eux décidèrent de partir en créant leur propre Ordre, désireux de voir ceux et celles qui avaient osé s'intégrer à leur monde bannis. Ils le nommèrent le Gantelet, aussi dur que fermé à toutes autres solutions, le nouvel ordre enclencha une chasse aux créatures divines. Autant les anges et que les démons furent tués.

Le Gantelet, insatiablement raciste, commença à tuer les descendants de ces créatures divines, les Tiefflins et les Aasimars. Bien qu'ils aient une ascendance surnaturelle, la Main Rouge s'opposa à l'annihilation des ces descendants, s'opposant en même temps à l'ordre inquisiteur. Les guerriers rouges eurent raison du Gantelet, interrompant en même temps le carnage sanglant s'étant abattu sur les Aasimars et les Tiefflins.

Depuis une vingtaine d'années, on a recommencé à voir des groupes rebelles voulant reprendre le flambeau du Gantelet mais rien comparé à sa force d'antan... Jusqu'à maintenant.



VI - Solarim et la magie

Le pouvoir du sang ancestral des peuples humains vient naturellement de leurs ancêtres qui recevaient le don de magie à la naissance. Après les atrocités de la vallée d'Ildir et les douleurs engendrées par ces dernières, Solarim se refusa dès lors de les aider et se retira dans les forêts en emportant avec lui sa magie. Les hommes, de générations en générations, avaient de moins en moins de pouvoir et aujourd'hui il n'en subsiste qu'une infime partie dans le sang des peuples humains.


VII - 16ième année de la troisième ère: L'ère du Second souffle. Aujourd'hui.

Après la création de la Main Rouge, les habitations humaines furent reconstruites donnant un deuxième souffle à tous. La paix était revenue sur le Continent et les goules s'étaient envolées. Les derniers vestiges de l'Outre-Monde sont désormais les Aasimars et les Tiefflins, leurs enfants. Pourtant la récente attaque de Garde-fort par une horde de goules fait surgir la crainte parmi les Hommes.

Les goules ont enlevé tous les enfants du village qu'elles ont assiégé dans l'extrême sud de la Norpalie. De simples racontars à faits avérés, leur existence est désormais indéniable. Qui est à leur tête mais surtout que manigancent-elles dans le froid extrême des territoires éternels? Deux expéditions sont en route pour le découvrir, elles devront braver la climat rigoureux et les divers mystères de ces terres encore inconnues.  

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