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 ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]

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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Lun 16 Juin 2014 - 18:20

Mains joint sur la table, le valeureux guerrier attendait, telle une statue de pierre, laissant douter encore à la scène précédente. S'était-elle vraiment passé? Le comportement de Veyrus pouvait être déconcertant à plus d'un titre, et ce petit accrochage n'en faisait pas exception. Il avait prit le silence, alors que son interlocutrice ramassa la choppe vide pour la reposer sur la table, le remerciant de son aide! Plaisantait-elle, alors qu'elle lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises ces derniers temps? Il était encore loin le jour où il pourrait payer sa dette, et cette petite échauffourée n'entrait surement pas en compte dans l'addition. Il préféra faire abstraction de ceci, en levant la main avec nonchalance, exprimant un " c'est rien, c'est rien, passons à autre chose!"

Puis un nouveau silence s'installa, un échange, puis un sourire, avant qu'elle ne reprit la parole lui faisant une offre qui le laissa perplexe. Il regardait momentanément à droite et à gauche, dans une discrétion parfaite, mais les épaules affaissées comme un animal prit au piège. Pouvait-il réellement prendre le risque de l'accompagner une deuxième fois chez elle? Même si le Maître laissait à loisir se balader, il était évident qu'il gardait un œil sur lui, surtout après le derniers spectacle qu'il leur avait offert. Oh il avait eu une bonne raison de s'absenter du Manoir de la Famille, après tout sa guérison était primordial à leurs yeux...Et il ne ferait pas de rapprochement. Mais au vu des problèmes qu'il attirait autour de lui, s'était un énième risque à prendre et surtout danger pour elle.

Mais après quelques minutes de lutte, le gladiateur avait céder, poussant un long soupir suivit de marmonnement incompréhensible. Il était impossible de faire plier la Fureur-Dragon dans l'arène, mais au dehors face à la gente féminine, il rencontrait beaucoup plus de résistance, qu'il aurait aimé éviter! C'est donc à contre-cœur qu'il suivit sa bienfaitrice de toujours, qui prenait des allures d'ange gardienne! Fort heureusement la nuit tombée était une parfaite couverture pour se dissimuler aux regards des yeux indiscrets, en outre d'une légère brume qui couvrait leurs silhouettes, telle une seconde peau. Mais cette cachette naturelle ne rassurait pas outre mesure le Gladiateur, puisque que ses propres sens étaient eux aussi amoindris, ce qui évidement le rendait plus tendu que de coutume. Surtout qu'il ne connaissait pas par cœur les rues, alors peut être aurait-il pu se repérer à la normal, mais avec ce temps s'était peine perdu, il collait donc de près Elanille, jusqu'à tomber sur la fameuse chaumière, dans laquelle il précéda son hôte.

Même s'il connaissait déjà les lieux, il en observa les moindres recoin comme à son habitude, son regard s'attarda sur l'arc ouvragé, une habitude du guerrier... Toujours prêt à percevoir les armes d'une pièce exiguë, autant que les issues de secours. Un réflexe qui n'avait pas lui d'être, mais chassait le naturel il revient au galop. Surtout quand sa personnalité a été reprogrammé par les combats incessants. Son hôte lui faussa compagnie un instant, se retrouvant seul dans la petite pièce, un peu désemparé. Que devait-il faire? S'assoir? Enlever ses habits? Quoique pour ce derniers point la réponse était vite venu. Il n'allait surement pas enlever la "culotte" du gladiateur, seul tissu protégeant ses parties viriles. Le reste de son corps était parsemé de gouttelette d'humidité et de la brume extérieur. Mais l'homme n'en avait cure, il avait dû supporter bien pire que cela. IL ne l'avait d'ailleurs pas remarquer, avant de voir luire son corps dans un petit miroir. Avant de s'en détourner tout aussi vite, de peur de voir ce qu'il était devenu. Depuis sa capture, il ne s'était pas vu une seule fois, pas une fois son reflet ne l'avait atteint. Il ne pouvait donc pas admirer son corps magnifiquement sculpté et comprendre comment il pouvait être le désir de toutes les attentions. Encore plus en cet instant ou l'humidité faisait briller son corps et ses muscles....

IL s'éloigna donc du miroir et de la chaise non loin, pour se tenir debout sans bouger. Pourquoi n'avait-il choisit le lit pour s'y assoir? Premièrement, un homme de son statut n'avait pas à salir le lieu de repos de son hôte, en plus qu'il avait perdu l'habitude même qu'on lui propose un lit convenable. La deuxième raison étant le fait qu'il ne voulait pas qu'on interprète mal ses motivations. Heureusement l'attente ne fut guère long, car Elanille revint sans prêter attention tout de suite à lui, concentré dans ce qu'elle faisait sous le regard curieux mais neutre de son invité. IL analysait chacun de ses gestes et mouvements, la moindre tentatives ou projet de sa part, ne comprenant pas de suite ce qu'elle souhaitait faire.

Elle vaquait à ses affaires un temps, sous le regard en biais du Gladiateur, et il l'aperçut même un instant s'arrêtait en regardant par la fenêtre. Il n'en fallut pas plus au guerrier pour tirer la sonnette d'alarme, tout son corps, se crispa, alors que ses muscles se tendirent. Le sang-froid qui venait avec une bataille à venir s’immisça dans tout son sang, mais pour ne pas inquiéter la guérisseuse, il referma simplement son visage, ce qui bien sur allait être remarqué par la jeune femme, qui ne comprendrait peut être pas son comportement! Il avait eu raison, il avait attirait le danger sur la maison. IL s'en voulait intérieurement et se maudissait. Car pour lui la seule possibilité était l'intervention des hommes de Bachus... Qui cela pouvait-il être d'autres ? Il ne voyait que eux, même s'il espérait l'inverse, car qui que se soit cela valait toujours mieux que les gardes du Maître.

Pour l'heure, il ne voulait pas l'inquiéter plus que cela, et s'installa sans broncher ni protester sur ce qu'elle lui proposait! Alors qu'elle s'appliquait à son travail, Veyrus voulait être sur de la menace alentours. Et il s'exprima d'une voix qui se voulait sur, mais qui fut plus froide qu'il ne l'aurait voulu:

-Si je peux me permettre, vous.... Enfin tu as vu quelques choses dehors? Et durant notre trajet? Mes sens étaient un peu engourdis par le temps!

Il profita pleinement d'être dos à elle, pour qu'elle ne puisse pas lire dans ses yeux. Ces même yeux qui avait prit une étrange teinte, comme souvent lorsque la menace arrivée...
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Mar 17 Juin 2014 - 16:02

Il prenait donc place sur le matelas et je m’installais moi-même en son dos, m’emparant d’un linge propre. Je tamponnais doucement sa chair sur quelques parcelles saines, essuyant les perles d’eau qui s’y logeaient encore. M’emparant alors du baume en noix, je le laissais glisser quelques instants au creux de ma main, homogénéisant ainsi la texture. Cela fait seulement, j’en déposais une quantité minime sur le commencement d’une plaie, et observais instamment sa réaction. Une poignée de secondes encore durant laquelle le jeune homme reprenait la parole. Ses propos me poussèrent à me redresser quelque peu, sous un étonnement assuré. Je ne répondais cependant pas sur le champ, laissant mes doigts revenir au contact de sa chair blessée, tandis que j’y apposais désormais le baume en couches épaisses, ce qui apaisait un tant soit peu la douleur causée par le geste. J’accordais grande douceur à mes actes, mais ne pouvais totalement enrayer la peine.

Sous mes doigts je sentais chacun de ses muscles tendus et cela ne paraissait en aucun cas une réponse physique à ses soins. Il attendait une réponse encore, et je me décidais donc à la lui donner, sans cesser mon ouvrage.


« Je ne saurai l’assurer… Le temps ne joue absolument pas en faveur des sens, comme tu l’as si justement observé. Un marchand, un passant, un simple animal vagabond… Si tu pouvais alors te détendre quelques secondes, cela me rendrai la tâche plus aisée… »


Je souriais, chose que le Gladiateur ne pouvait ainsi discerner, mais pouvait deviner en mes intonations. Je savais ne pas avoir été abusée par mes sens, mais ne tenais pas à le troubler davantage. Si quelqu’un ou quelque chose rôdait, je tenais avant tout à achever ma tâche, car cela saurait trouver bon usage. Je m’assurais néanmoins de la présence proche de mon arc en un regard en biais que nul ne percevrait. Cela fait j’en revenais pleinement à sa personne et tentais de ne pas m’égarer en ces songes qui me ramenaient inlassablement en ces heures ou naissaient ses tourments. Chaque image indemne et claire. Comment noyer de tels souvenirs. Là alors où la tempête cherchait à percer, je n’adoucissais que plus encore ma main, comme réponse aux sévices endurés jusqu’alors et à venir.

J’achevais alors les soins et scellais le contenant que je laissais proche de là.  


« Accordes toi quelques instants de repos, je vais… »


Un coup, puis deux, puis trois, qui raisonnaient non loin et interrompaient mon énoncé. Je pivotais légèrement et improvisais donc une nouvelle issue.

« … ouvrir. Attends-moi ici, veux-tu ? Le baume n’agira que si tu te tiens tranquille un moment… »


Je me gardais bien de plus ample précisions. Il devait par lui-même apprécier les premières grâces de ces soins. Le baume avait perdu sa couleur blanche pour devenir translucide. Il luisait cependant, du fait de l’huile qui le composait. Au moins il se mouvait, au plus longtemps tiendrait-il et au mieux agirait-il. Je ne tenais donc pas à le voir délaisser la couche et m’en détournais instamment. Quelque chose cependant me laissait à croire que le jeune homme ne se tiendrait pas longtemps à mes recommandations, si tant était qu’un jour il ne s’y tienne.

Et puis trois coups à nouveau.

Je pressais le pas et quelques secondes plus tard, descellais l’accès principal. Sur le seuil, nulle âme qui vive. Je fronçais alors les sourcils et progressais de deux pas, tandis que je balayais minutieusement les alentours. Je reculais alors et revenais sur mes pas, un grincement léger accompagnant la course de la porte que je fermais à nouveau. Me tenant là quelques secondes encore, je m’en détournais tout compte fait. Il était quelque chose qui ne tournait assurément pas rond. Me rendant alors dans la pièce qui regroupait salon et salle à manger, je m’assurais que toutes les issues étaient closes. Cela fait seulement, je rejoignais Veyrus dans la pièce voisine.


« Il n’y avait personne. C’est plutôt curieux… »


Curieux n’était pas le terme exact, mais je décidais de ne pas donner un tour tragique à la chose. Je passais à nouveau en son dos, laissais mon index passer brièvement sur sa chair, m’assurais que ses plaies ne présageaient aucune intolérance, puis une fois rassurée à ce propos, je prenais place sur la chaise unique. Il possédait ainsi tout à loisir de garder ses aises sur le matelas, alors que je conservais moi-même un point de vue convenable sur la ruelle.

Au dehors, seule la pénombre.

Après quelques secondes d’examen, je me redressais et m’éloignais quelque peu. Se tenir exposée ici ne me paraissait soudainement plus aussi judicieux. Si j’avais allumé quelques flammes ici où là, j’en éteignais désormais quelques-unes. Sans plonger la demeure dans la pénombre, la lueur dansante rendait complexe la vue au dehors. Je n’en laissais alors qu’une par ici, une seconde par là. Quelques-unes encore éparses. Je revenais ensuite m’adosser sur un mur et faisait face au jeune homme, que j’examinais quelques secondes à la lueur chaude d’une bougie. Quelques brèves secondes tout justes. Et puis alors je souriais, presque avec candeur, liant mes mains dans mon dos.


« Je peine à concevoir que les choses ne puissent demeurer si simples… »


Un énoncé vague, qui cependant laissait passer une mélancolie mal dissimulée. Que sous-entendais-je ainsi ? Veyrus se tenait ici, tout simplement, comme quiconque aurait à loisir de le faire. Comme tout homme libre de le faire, libre de ses choix. Mais cet homme ici présent n’était pas libre. Il retournerait tôt ou tard vers son bourreau, et je ne pouvais le retenir. Je ne pouvais l’en empêcher, ni même lui accorder quelconque secours. J’aurai pu tenter, bien évidemment, mais les enjeux revenaient sans cesse s’y opposer. Je me sentais cruellement impuissante. Et plus encore que je ne l’avais jamais été. Une chose tout bonnement inconcevable. Je le savais plein de ressources, mais que ferait un tigre en cage ? Que peu de choses.

Cherchant alors à me soustraire à ces sombres songes, je pivotais et échappant à son regard, je me préoccupais à nouveau d’un passage éventuel au dehors. Alors, tandis que je parvenais à hauteur de la fenêtre, un fracas soudain retentissait et je bondissais en arrière, manquant de peu de choses une pierre de grosseur non négligeable qui passait sans grande peine le bois usé, désormais sérieusement endommagé. Reculant encore de quelques pas, je m’emparais de mon arc par pure coutume. La pénombre au dehors était totale, je ne discernais absolument rien par delà la brume.


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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Mar 17 Juin 2014 - 19:06

Le silence! Le silence voici tout ce qui accueillait ses questions, le confortant encore plus dans ses craintes. Elle appliqua à nouveau la crème, alors que celle-ci autant que le toucher de la jeune femme le gelèrent instantanément, comme si la main de la mort venait de le toucher. Et peut être était-ce le cas, avec le danger qui rôdait non loin! Elle s'était exprimait, dans un léger sourire et se voulant rassurant, sans la voir, il pouvait le deviner, et elle même continuer son "massage" avec plus de douceur encore, comme pour faire disparaitre tous les maux qui lui étaient donné! Mais il préférait volontiers les douleurs du corps et du physique que celle de l'âme et du cœur. Ce que ces craintes visées directement. Pouvait-il perdre une autre personne à laquelle il s'était prit d'affection? Car l'un des plus grand débats faisaient rage en lui. Devait-il la laisser mourir aux mains de ces bourreaux, et risquer de perdre sa fille pour toujours, ou bien lui sauver la vie, mais là aussi prenant le risque de ne plus voir sa fille et être tout deux recherchés!

Tout son cerveau était en ébullition, comme si le gladiateur entrait dans une transe irréelle, son corps tendu à son paroxysme, alors que son regard s'embruma d'un étrange voile inhumain. Il était rare qu'un tel phénomène se produisait, et à vrai dire ce n'était que la deuxième fois. La première étant celle ou il perdit son identité avec la mort de sa famille. Son sang bouillonnait comme le feu des dragons, et les paroles de sa guérisseuse lui parvenait tel un songe. Il fallut qu'on martèle à la porte pour le sortir de cet état de stase. Son sang-froid légendaire prit possession de tout son corps! alors que son esprit et son corps ne faisait plus qu'un à l'aube du combat, car quelques soit la décision qu'il prendrait, une bataille allait faire rage!

Il ne tourna pas pour autant la tête vers Elanille, et même lorsque celle-ci lui demanda de rester tranquille. En toutes autres occasions, il en aurait rit! Croyait-elle vraiment qu'il resterait assis immobile. Elle devait le connaitre, à présent! Mais malheureusement, l'heure n'était point à la plaisanterie! Si seulement, elle se rendait compte de son état, aurait-elle agit différemment! Il aurait même voulu l'empêcher de sortir et être une cible des plus facile, mais avant même qu'il l'en empêche, elle se trouvait déjà en bas.

~Diable, je regrette mes fidèles amies! Pourquoi se sentir plus dénudé encore sans mes deux lames!~


En effet il n'était qu'un aigle dont les serres n'étaient plus coupante, ou encore comme un chien sans crocs. Sans armes, sans défense, et ce n'était pas des bandits de bas étages qui lui seraient opposé, mais si son idée était juste, les gardes personnels de Bachus. Pas aussi sur-entrainé que les Gladiateurs eux même, mais plus organisés! Il espérait encore se tromper ou se réveiller après un mauvais rêve! Mais alors que les coups retentirent encore, le Gladiateur se mit à l'action. S'il n'avait pas d'armes, il s'en procurerait, même basique. C'est ainsi, qu'il se procura rapidement, un couteau et une fourchette dans la cuisine de son hôte... Et en cherchant bien réussit à trouver une lame!
Il avait un goût amer dans la bouche à agir ainsi, tel un voleur sans foi ni loi, mais si danger il y avait, elle comprendrait! Une fois armé de ses ustensiles il retourna s'assoir à sa place, la dague placée à l'abri sous sa cuisse, invisible, alors que la fourchette et le couteau était mis à porté sur les côtés de son tissu.

Juste à temps, alors que Elanille revenait sur ses pas décrétant qu'il n'y avait personne et que ceci était bizarre. Veyrus se surprit aussitôt, à se demander si elle n'était pas plus naïf qu'elle le pensait. Ne se rendait-elle pas compte du danger imminent! Mais devait-il la prévenir au risque de l'inquiéter encore plus, alors qu'il n'avait aucune preuve potable? Il la laissa donc continua son tour, sans prêter foi ni à ce qu'elle faisait et pas vraiment à ce qu'elle disait! Toute son attention était rivé à l'extérieur, au moindre bruit, à la moindre preuve. Il ne parlait plus, il ne bronchait plus, calmant ses muscles pour le moment opportun! L'homme serein de la soirée avait totalement disparut, et elle ne semblait même pas le remarquer. peut être était-il mieux ainsi!

Puis tout se précipita, un sifflement dans l'air, une pierre brisant le bois de la chaumière pour manquer de peu sa bienfaitrice. Son choix était fait, peu importe les conséquences à venir. Il verrait le moment venu, retenant les larmes qui venaient poindre à ses yeux, alors que son geste annonçait peut être la fin de sa propre fille! Et à peine avait-il entendu le sifflement dans l'air, que son esprit tactique se mit en activité. La pièce se mit en trois dimension dans son esprit, comme lors des nombreuses guerres qu'il avait mené en tant que stratège reconnu et craint! La chaumière, l'extérieur qui donnait peu de visibilité, néanmoins il parvint à former dans son esprit, les lieux à son derniers passage! Puis la trajectoire de la pierre, revenant par un angle bien précis. Pour en remonter jusqu'à la source à quelques mètre près. Son cerveau chauffait à plein régime, et ce qui semblait durer une éternité n'avait duré qu'une fraction de seconde...

Le gladiateur s'empara de la lame encore sous sa cuisse, alors que d'une main il rattrapa la pierre avant même qu'elle ne s'éloigne par rebond. Ainsi armé, il ne fit qu'un fond à le fenêtre pour envoyer la pierre à l'endroit de ses calculs: La phrase retour à l'envoyeur aurait été bien utilisé. Veyrus lança le boulet, avec suffisamment de force pour qu'elle rebondisse et ainsi atteindre son but en deux ou trois rebonds maximum, il misait sur cela pour faire le plus de dégâts possible! Un bruit mat se fit entendre, suivit d'un cri étouffé. Le but avait été atteint, mais probablement au derniers rebond avec moins de puissance qu'il ne l'aurait espéré. Sa cible était donc encore debout mais probablement sonné ou un membre inutilisable dans le meilleur des cas!

Un autre dilemme s'offrait à lui devait-il sortir pourchasser l'ennemi directement dans les pénombres, car ceux-ci ne s'attendrait pas à une telle action et l’élément de surprise serait à son avantage! Surtout qu'ils semblaient être aussi gêné par le manque de lumière que lui, ils auraient été donc sur un pied d'égalité! Mais s'était laissé seul Elanille, et une aubaine pour l'attaquer sans sa présence. Il ne doutait pas de sa combativité, mais un espace si exiguë avec son arc n'était pas au mieux! Il lui Chuchota de simples mots bref et tranchant, alors qu'il pinça la mèche de la bougie à sa portée!

-Éteignez toutes les bougies!

Il se détendit un court instant, même si le doute planait toujours. Mais les hommes de Bachus n'aurait jamais lancé une pierre si saugrenue. Ils avaient des méthodes plus expéditives et plus organisées. Mais qui cela pouvait-il être alors? Et combien étaient-ils? Prenant la direction des opérations, il poussa la jeune femme dans un angle mort, inaccessible à leurs ennemis. Et ci ceux-ci tentaient de rentrer, elle était à porter pour leur tirer quelques flèches, éclairé par une légère lumière des rayon de lune. Le nuage la couvrant s'était dissipé un instant. Il ne durerait surement pas mais suffisamment!

Son esprit continua ses calculs, il n'y avait que deux issus et entrées possible: la porte et la fenêtre! S'il tentait de briser directement le mur, le gladiateur l'entendrait directement et aurait le temps de revenir. Sans attendre, il disparut pour rejoindre la porte d'entrée, déposant tout un tas d'objets pouvant faire un maximum de bruit devant l'entrée. Ainsi il serait prévenu comme une alarme improvisée. Plus qu'une entrée la fenêtre dont Elanille et son arc avait une vue parfaite s'ils tentaient de monter par là! IL la rejoignit à nouveau et tout en chuchotant, il garda un œil par la fenêtre!

-Ne quittes pas des yeux la fenêtre, ils ne peuvent venir que d'ici, le cas échéant, je serais revenu avant qu'ils t'atteignent!

A peine fini, qu'il s'élança avec agilité et discrétion au travers de la fenêtre, s’agrippant à la poutre pour disparaitre en hauteur, direction le toit! Et à l’abri des regards adverses, du moins une fois en position. S'il était vu, il espérait distiller un peu d'incompréhension et d'inquiétude dans leur rang. Car s'ils avaient vu sortir, ils en déduiraient à coup sûre qu'il était dehors à les chercher! Le gladiateur transformer en assassin de la nuit avait un point de vue parfait, tout en étant à porté de la seule entrée de la chaumière. IL attendit et surtout tendit l'oreille pour entendre du mouvement. A droite, à gauche, devant et derrière. Ils encerclaient la maison. Une ombre passa au côté de son chant de vision, rapide et subite, pour disparaitre à nouveau dans les ténèbres. Elles se rapprochaient! Cette fois-ci, Veyrus s'approcha d'un des rebords, allongé et à couvert, alors qu'une ombre plus proche que jamais fut à sa portée. IL n'en fallut pas plus pour le guerrier d'élite, d'une main vive et agile, il attrapa le visage de l'individu, couvrant de sa main sa bouche, alors qu'il planta sans retenu la lame dans la gorge. Le sang se mit à gicler, mais le cri fut interrompu dans un gargouillis sinistre. Une autre ombre se fit voir sur sa gauche, reposant la dague dans la ceinture de son tissu, il attrapa le couteau, pour s'en servir comme d'une arme de jet. L’ustensile se planta dans le corps de la silhouette qui tentait de grimper, alors qu'elle poussa un hoquet de surprise! Pas morte, mais ralenti et impuissante pendant un temps. Il reprit ses position non loin de la fenêtre, toujours l'oreille attentive à ce qui se passait dans la maison, prêt à intervenir au moindre bruit suspect...
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Mer 18 Juin 2014 - 14:45

Veyrus réagissait promptement : me contournant, il s’emparait de la pierre qui ne devait pas avoir le temps de rouler plus longuement. Et alors, instamment, le voici qui dardait sa trouvaille vers l’envoyeur, en une précision sans égale, appuyée par un vagissement sourd. S’en détournant alors, le voici qui me sommait de plonger le logis dans la pénombre. Je ne cherchais momentanément pas relever ses accents qui se voulaient durs et sans réplique. Le délaissant alors, je me chargeais de venir à bout de chaque lueur, aussi minime soit-elle. Lorsque je revenais jusqu’à lui, néanmoins, il me repoussait en un coin reculé. Une fois seulement ainsi menée, je reculais d’un pas et lui accordais un regard en biais. Glissant ma main au carquois, je décidais que le moment ne se prêtait pas non plus à me chagriner de ses manières.

Quelques recommandations encore.

Je ne devais pas avoir le temps de protester, ni même de le retenir, que le jeune homme délaissait la demeure. Au dehors, la lueur pâle de la lune dansait avec les nuages, plongeant par moments la ruelle en une pénombre absolue. Si nous ne pouvions alors agir, ne restait qu’à espérer que la réciproque soit vraie. Je ne doutais en aucun cas de mon compagnon, mais le savoir au dehors ne me réjouissait absolument pas. Aurait-il été raisonnable de le rejoindre ? J’en doutais. La raison cependant peinait à prendre le dessus sur l’angoisse qui s’emparait alors de moi. Inspirant doucement, je me mouvais alors de quelques pas tandis que de nombreux mouvements paraissaient raisonner en cinq ou six directions évidentes. Je levais les yeux sur l’une d’elle et comprenais que quelque chose se tramait au-dessus, supposant dans la logique que Veyrus n’y était pas étranger.

Je ne m’en apaisais cependant que peu.

Il m’était néanmoins nécessaire d’en revenir à mes propres tracas, tandis que je captais un mouvement dans l’encadrement proche. Mes intentions premières ne reposaient absolument pas en un assaut aveugle. Je ne tuais pas de sang-froid, ne l’avais jamais fait jusqu’alors, et ne comptais pas commencer aujourd’hui. M’armant donc de patience, je surveillais les allées et venues que je distinguais désormais aisément, jusqu’à ce que la pénombre grandisse à nouveau et ne me prive de ce sens précieux. J’avais cependant capté les pas et les suivais désormais, retenant chaque soupir pour ne plus les égarer. Et ainsi je délaissais d’un pas souple et aérien mon emplacement, tout en conservant un point de vue raisonnable sur l’issue.

Et soudain, le silence.

Je cessais ma progression et observais de tout côté, minutieusement. Au dehors, nul mouvement. Ce calme possédait quelque chose de sournois, et de malsain. Je n’imaginais pas l’espace d’une seconde que les choses puissent s’achever ainsi. Le calme avant la tempête. Mais de quelle tempête s’agissait-il ? Je n’allais pas tarder à en apprendre davantage, tandis qu’au dehors, une lueur chaude passait par un encadrement proche. Quelques secondes de plus, et un nouveau fracas retentissait à l’opposée. Je pivotais alors légèrement, consciente de ne pouvoir conjointement tenir deux fronts. Il me faudrait donc aller au premier et espérer le second. A pas de loup, je me dirigeais  vers le nouvel accès qui avait ployé sous l’assaut. Qui étaient-ils ? Combien étaient-ils ?

La lueur mouvante alors soudainement paraissait à nouveau, et je discernais alors les contours d’un premier indésirable. Il souriait, approchant  à pas mesurés. Une table devant lui qui valsait à quelques pas de là. Une étagère qui tombait au sol, tandis que je prenais quelques pas de recul. Un vacarme assourdissant en soit. Cela était-il vraiment nécessaire ? J’encochais une flèche, tandis qu’un second personnage passait l’encadrement malmené. Ce deuxième tenait une torche maladroitement improvisée, qui ne tarderait probablement pas à lui brûler le bout des doigts. Il m’accordait cependant tout à loisir de discerner avec justesse mon environnement, autant qu’à ses compagnons. Celui qui menait la marche levait alors ses deux mains, comme cherchant à signaler que nul danger ne rôdait. Il s’exprimait ensuite, mais je tenais ma garde.

Cet homme ne m’était pas étranger. Où avais-je pu le voir ?


« On se calme, ce n’est pas après toi qu’on en a. Ceci dit… »


Je haussais les sourcils l’examinant avec soin. Soudain je réalisais : l’auberge. Voici très précisément où je l’avais précédemment découvert. Les choses devaient alors naturellement s’assembler. Je le toisais quelques secondes encore et tandis que les deux hommes approchaient, je reculais jusqu’à mi-chemin du mur opposé. Soudain, le premier prenait les devant et bondissait. Vivement, j’esquivais en quelques pas sur ma gauche et le laissait trébucher, tandis que je relâchais la corde de l’arc et laissait un trait entailler sérieusement l’épaule du second – je ne tenais qu’à le dissuader d’approcher plus -, qui plaquait instamment sa main sur sa plaie. Me dévisageant, il saisissait alors une lame à son côté.

« Sois mignonne, suis nous sans faire d’histoires. »


Je me préparais pour un second jet plus percutant. Je ne tenais néanmoins pas à joncher la pièce de cadavres et espérais d’une manière ou d’une autre décourager ces charmants personnages. Une main néanmoins se scellait fermement à ma cheville, et m’entraînait en une chute brève. Je lâchais mon arc pour m’éviter la rudesse du choc. Examinant rapidement les environs, je détendais mon genou qui fort heureusement devait mener un assaut nécessaire, tandis que mon talon claquait contre la tempe de mon opposant au sol. Il n’était que sonné, mais au moins relâchait-il sa prise, m’accordant juste assez de temps pour me redresser.

Le second alors, quelque peu agacé, approchait d’un pas ferme. Un mouvement en périphérie cependant captait mon regard. Si je songeais premièrement à un nouvel intervenant, il n’en était rien. Veyrus. Quel était ce sang sur sa chair ? Le sien ? Soulagée alors de le trouver indemne, mais cependant préoccupée par ce dernier élément, je manquais de peu un violent coup destiné seul à assomer. Il n’usait pas de sa lame, mais la gardait cependant fermement en main.

Une odeur, soudain. Je ne tardais pas à en comprendre la cause. Mon opposant ne tenait plus sa flamme, qui laissée à même le sol, entamait un festin des débris du meuble précédemment repoussé sans ménagement aucun Alors, doucement mais surement, une fumée épaisse emplissait la pièce. Il n’était tout simplement pas question de laisser brûler mon unique logis ! Et plus encore, je ne tenais pas à avoir à faire avec la Garde. Il parut alors lui-même prendre conscience de la chose, sans vraiment se décider à s’en préoccuper plus que cela. Il voyait plutôt là une aubaine d’agir dans le trouble. Et probablement était-ce là une bonne mise en œuvre, car je ne voyais pas venir l’emprise qui se scellait aussitôt, tandis que son compagnon au sol sautait lui-même sur le détournement pour bondir sur le Gladiateur.

Ainsi, deux ici. Y en avait-il encore à redouter ? Combien déjà étaient en déroute ? La fumée se propageait rapidement, s’accumulant.


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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Jeu 19 Juin 2014 - 6:24

Un aigle sur son perchoir, voilà ce qu'était le Gladiateur en cet instant. Tapis et invisible sur le toit, observant les lieux comme pour chercher sa prochaine proie, ses armes acérés et le regard tranchant. Il faisait rapidement les calculs, deux agresseurs étaient blessés et un mort sans un bruit. Néanmoins, sans savoir leur chiffre exacte, il ne pouvait pas se calmer et c'est cette donnée inconnue qui ne le rassurait pas. Après tout, même s'il s'était débarrassé de tous avec sa compagne du soir, comment pouvait-il en être sure jusqu'au matin? Il fallait en attraper un vivant et le faire parler, mais pouvait-il sciemment dans une bataille en capturer un aussi simplement! Assurément un risque plus dangereux encore, puisqu'il était plus facile de tuer un homme que de le capturer vivant.

Forcé d'attendre et de prendre son mal en patience, il aperçut encore quelques ombres bien trop loin pour être accessible à sa poigne. Il fallait attendre encore et toujours devant le balai des ombres. Étrange paradoxe, alors que quelques temps plutôt il était concentré au balai des flammes vives et lumineuse, alors qu'à présent son attention était tourné vers ce balai d'ombre et de ténèbres. Parfaites dualité, même si la première était non mortelle, comparée à celle-ci. Il devait jongler en plus avec les âmes de passage trop émiété pour se rendre compte que leur vie ne tenait qu'à un fil, leur seul manque de discrétion totale leur sauvant la vie, quand ceci se mettait à exploser de rire ou à hurler dû aux effets de l'alcool. Mais au milieu de ce calme plat, c'était à se demander, s'il n'avait pas rêver l'attaque précédente, prêt à se demander s'il n'avait pas atteint ou fait fuir leurs adversaire. Mais c'est à cet instant qu'un sixième sens se déclencha, alors que son esprit lui hurla le danger imminent, juste à temps pour s'échapper d'une blessure grave ou pire d'une mort. Car une lame jaillit des ténèbres dans son dos, et vint frapper le gladiateur celui-ci bondissant d'un bond en arrière, main en protection. La lame brillante et étincelante fut bientôt tâché de son sang. S'assurant de la portée de la blessure, il ne vit qu'une simple égratignure, enfin la lame avait déchiré sa peau, mais ceci n'était point handicapant! IL Observa son adversaire et arqua un sourcil. Deux faits le frappèrent. Premièrement, il avait l'assurance que ce n'était pas les hommes de Bachus ce qui l'apaisa aussitôt, même si l'idée de rompre tout contact avec Elanille se faisait ressentir pour son propre bien à elle. Peut être s'échapperait-il par la petite porte pour qu'elle vive sa vie sans danger! Pour l'heure il avait un ennemi et à contempler le deuxième fait qui le surprit, tout en le faisant étrangement sourire. L'homme qui lui faisait face était un des badauds qu'il avait vu quelques secondes plutôt complétement ivre.

~Ainsi tu as joué la comédie pour me berner et m'approcher quand mon attention s'était détourné de toi! Ingénieux!~

Presque amusé face à la mort et impressionné qu'un homme de bas étage puisse utiliser son intellect de cette façon. Mais trêve de surprise, il devait en finir, et ne prendre aucun risques face à un serpent pareil! Le "serpent" avait donc le cerveau, mais pas l'expérience du combat, et à en juger par sa façon de se mouvoir ou de se comporter, on pouvait dire tout de suite, qu'il ne luttait qu'avec ces magouilles, attaquant le moment opportun et principalement dans le dos. Une méthode lâche mais qui fonctionnait si souvent! Un grand sourire du gladiateur, qui se mit à bombé le torse et se grandit face à son ennemi, qui prit peur face au véritable combat. Et il finit par faire la pire erreur, tourner le dos pour fuir. IL était agile et "glissant" comme un serpent... Mais face à un Dragon, peu importe sa capacité à fuir. Veyrus bondit de son perchoir, pour se jeter lame en avant sur le corps du fuyard. Le sang giclant sur son corps nu.

A peine avait-il tué son opposant, qu'un tintamarre se fit entendre dans la maison! Il ne pouvait donc pas partir discrètement... Sans attendre, il s'agrippa à une poterne à porté pour grimper en deux mouvements par dessus la fenêtre recouvrant la faible lumière de la lune pendant un instant. Mais la lumière se fit aussi vite d'une manière plus imprévisible. Car un feu naquit dans la chaumière, et avec une épaisse fumée noire. Décidément, il s'en voulait de causer tant de tords à celle qui lui avait sauvé la vie. Qu'un désir vint dans l'esprit de la Fureur-Dragon, dégager l'agresseur qui était sur Ela. Lui s'occuper de leur ennemis et elle s'occuper d'éteindre le feu.

Le jeune homme se décala alors qu'un des lâches tenta vainement de profiter de cet incident. Il ne reconnaissait ni les visages et ni s'attarda plus de mesure. Ils étaient l'ennemi, POINT. Déviant la première attaque, il glissa son pieds sur le côté pour faire tomber l'homme, celui-ci retenu quelques secondes, il se précipita vers l'homme faisant face à Elanille, L’attrapant par l'épaule, la surprise se lu dans ses yeux. Enfin le Gladiateur ne pouvait le voir mais l'archère à coup sûre. IL fut soulever de quelques centimètres, puis propulser en arrière pour rencontrer le choc avec son coéquipier qui se relevait tout juste, les deux hommes grognant aussitôt.

-Éteints rapidement le feu. Je m'occupe de ces deux là! Rejoins-moi dés que tu as fini!


Peut être aurait-il pu s'occuper des deux, mais l'adrénaline et la peur descendu en flèche quand il avait aperçut que ce n'était pas les gardes de Bachus, ajouté à la fatigue et les nombreuses blessures de son corps. Il ne savait pas si à l'heure actuelle, il pourrait mener une bataille à deux front! En espérant évidement que des renforts ne surviennent pas! Tournant le dos à sa Bienfaitrice et faisant face aux deux hommes qui décidèrent de s'emparer de deux épées assez fine mais meurtrière, le Gladiateur s'exprima dans un souffle coupable:

-Je suis désolé...pour tout ça!

Il n'attendait pas de réponses, ni de commentaires. IL exprimait juste un fait, sa culpabilité! IL fit un signe de la main brusque pour lui dire de s'occuper des flammes au plus vite. Puis les deux hommes entourèrent le Gladiateur dans cet espace étroit. Sourire aux lèvres, alors qu'il se pensait supérieur avec leur épée, face à un homme torse nu sans arme hormis une dague. Par contre l'organisation n'était pas leur fort, chacun individuel et borné. Durant la lutte à plusieurs reprises, ils se gênèrent, l'un bondissant quelques minutes après l'autre, qui fut propulsé contre un mur ou l'un sur l'autre. Dans cet échange, le Gladiateur ne visait pas de point vitaux, mais surtout il fatiguait et ceci se voyait. Il essayait simplement de mettre une distance entre lui et eux et surtout éviter qu'ils s'en prennent à Elanille pendant qu'elle s'occupait du feu. Espérant qu'elle s'en sorte, car il devait l'avouer, il devrait bientôt avoir besoin d'aide. Leur échange continua ainsi un temps, Veyrus ne se prenant aucune blessure, alors qu'en face ils se prenaient bon nombre de coup de pieds, quelques coups de dague sans gravité...
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Jeu 19 Juin 2014 - 10:35

Si la pénombre ne régnait désormais plus, l’épaisse fumée rendait chaque mouvement plus éprouvant encore. Je toussais à quelques reprises tandis que l’emprise se maintenait proche du brasier. Je ne devais cependant pas m’escrimer longtemps, que je recouvrais déjà l’usage de chacun mes membres, tandis que mon opposant valsait à quelques pas de là. Veyrus alors s’adressait en quelques propos que je ne recevais que telle une évidence. Il s’excusait par après. Mais pourquoi donc s’excusait-il ?

Le moment n’était pas venu de converser à ce propos.

Aussi, je m’éloignais tout d’abord des flammes, courbant légèrement l’échine tandis qu’un étourdissement répondait à ces inhalations. Je prenais appui sur un mur, deux secondes à peine – malgré tout consciente des personnages encore en scène – et délaissais la pièce pour rejoindre la salle d’eau. Ici, une bassine qui aurait su répondre au besoin, mais bien trop imposante et lourde au déplacement. Voici comment perdre un temps précieux pour peu de choses. Je décidais donc de m’emparer d’une vasque évasée et peu profonde qui contenait quelques décors et plantes séchées. Je la vidais et en faisait alors usage pour mener de l’eau jusqu’aux flammes avides.

Là alors une fumée blanche se mêlait aux fumées noires ; toutes deux cependant malmenaient gorges, yeux et poumons. Je m’engageais en trois allers – retour, avant de ne venir à bout de ma tâche. Soulagement. Veyrus avait pris en charge les deux opposants, me laissant ainsi œuvrer sans gêne. Je n’avais pas manqué de garder un œil sur sa personne, et me tenais parée à le rejoindre. Alors désormais, je délaissais mon contenant sans plus de ménagement et m’emparais de mon arc qui reposait encore au sol et qui, par bonheur, ne paraissait pas avoir subi quelconque dommage durant les précédents échanges. Mon carquois cependant reposait au cœur du duel. Je balayais donc rapidement les environs, tentant de percer la pénombre nouvellement revenue. Je la trouvais alors ; dans un meuble proche, une flèche précédemment lancée. Celle la même qui avait causé quelques dommages à un opposant.

Je m’en emparais et pivotais instamment. Cinq secondes tout juste. Cinq secondes nécessaires à repérer ma proie, à capter le moment propice – celui où Veyrus ne passait pas dans ma ligne - et à relâcher. L’un des deux hurlait alors de douleur et reculait de quelques pas. Il délaissait sa lame, tandis que ses deux mains se scellaient de chaque côté de sa cuisse, où la flèche désormais avait cessé sa course. Chose voulue, chose acquise. Je sautais sur un moment de recul du second opposant encore aux prises avec Veyrus pour parvenir jusqu’au premier au sol, gémissant, et m’emparais de sa lame, que je repoussais à quelques pas de là. Il tentait alors de se redresser, mais échouait et croulait à nouveau sous la peine, crispant ses mains sur sa chair.

Je remettais alors la main sur mon carquois, et m’emparais d’une seconde flèche alors que je reculais à nouveau pour ne pas entraver les mouvements de mon compagnon. A le savoir encore en duel, je comprenais alors que la fatigue le gagnait peu à peu. La fumée qui stagnait encore sur place ne nous était d’aucun secours. Il m’arrivait encore de tousser, et je devais user de quelques ressources pour tenir encore face à cet air impur. Il devenait d’un besoin impérieux de revenir au dehors. Je ne cherchais alors pas plus longuement à savoir si je devais intervenir, ou pas. Je reprenais le temps nécessaire à trouver un bon angle, et relâchais. La flèche trouvait instamment sa cible, et traversait son épaule gauche, passant à un cheveu à peine de la propre chair du Gladiateur, qu’elle ne devait en aucun cas toucher. Et le voici alors qui baissait sa garde, laissant à loisir à Veyrus de décider de l’issue du duel. Je les gardais tous deux bien en vue, jusqu’à m’assurer que le danger se voyait désormais momentanément éloigné.

Je me chargeais alors de desceller tous les accès à la demeure, faisant l’impasse sur ceux qui avaient déjà ployé sous l’assaut féroce. Et tant bien que mal, je tentais de ne pas trébucher sur les débris divers, étourdie. Je m’arrêtais quelques secondes, tentant de recouvrer un tant soit peu une inspiration convenable. Alors seulement, je revenais dans la pièce précédemment délaissée et rejoignais Veyrus.


« Ne tardons pas ici.. »


Que cela lui plaise ou non, la chose devenait plus qu’indispensable, le temps nécessaire à ce que toute fumée se dissipe. Alors, le personnage blessé à la cuisse se rappelait à nous, gémissant encore.

« Je… ne me laissez pas ici… »


Son regard paraissait trouble et je me tournais une seconde à peine vers mon compagnon. Suite à quoi, je me rendais jusqu’au blessé, et passant son bras par-dessus mon épaule, je maintenais sa main dans la mienne et l’aidais à se redresser puis à progresser sur quelques pas. Et alors finalement, nous passions le seuil de la demeure, nous en éloignant encore de quelques pas tandis que de sombres nuées se mêlaient à la brume omniprésente. L’homme paraissait grandement peiner quant à avancer, et tandis que nous parvenions jusqu’à un mur proche, le voici qui réclamait une pause, prétextant une grande douleur. Je restais sur mes gardes, mais ne pouvais me résoudre à le laisser ainsi. Si nous devions lui tirer quelques éléments, il était nécessaire de le maintenir conscient, et en vie. Le relâchant donc doucement, il regagnait le sol et crispait à nouveau ses mains autour de sa plaie, et de la flèche qui y était encore logée.

Je me redressais cependant et le délaissais quelques secondes. Le temps nécessaire à reposer mon regard sur Veyrus, que j’examinais plus que je ne l’observais. M’assurant premièrement que sa chair ne présentait pas plus de plaies que je n’avais pu en discerner jusqu’alors, je croisais ensuite son regard et m’y perdais un instant. Un élan d’émotions confuses, dont aucune cependant ne présageait quelconque mal. Je ne prononçais cependant nul mot, jugeant cela momentanément pas à propos, avant de me détourner et revenais m’accroupir face au blessé. Je passais ma main sur ma tempe, brièvement, encore légèrement étourdie. A dire vrai, je ne me sentais pas spécialement en pleine et grande forme et toussais encore par moments. L’homme face à moi relevait à quelques reprises les yeux, chaque fois que je laissais un moment de faiblesse passer, mais je ne captais pas son regard, posant ma main sur sa cuisse, tandis que j’examinais la plaie.

Il laissait une grimace passer, tandis que je touchais un pan de chair sensible, mais ne gémissait plus désormais. A dire vrai, il serrait les dents et paraissait plutôt bien encaisser le mal. J’aurai du réagir à cela, probablement. Nouvel étourdissement ; je posais main et genou à terre pour retrouver mes aplombs. Une faiblesse de trop. Le blessé alors soudainement basculait et me repoussait brusquement contre le mur, sa main enserrant ma gorge. Ses mouvements étaient brusques, tel un animal en proie à la panique. Quoi de plus dangereux cependant qu’un animal apeuré ? Sonnée par le choc, guère plus aidée par le manque d’air désormais, je n’étais en mesure de le repousser, et il posait son regard sur Veyrus, nerveux.


« Laissez-moi m’en aller..! Laissez-moi m’en aller, maintenant ! »


Il resserrait sa prise et je frôlais désormais les bras de l’inconscience. Cependant, dans l’énergie du désespoir, je refermais ma main sur la flèche encore en sa cuisse et tentait de la mener à moi. Si je n’étais pas en mesure de l’extraire, la douleur cependant devait se saisir de sa personne tandis qu’il desserrait à nouveau et quelque peu sa prise et manquait de simplement tout lâcher pour revenir à son propre tracas. Il tenait bon, cependant, de peu.

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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Jeu 19 Juin 2014 - 13:32

La fatigue commençait à se sentir de plus en plus, et à mesure qu'il faiblissait les deux hommes reprenaient confiance en eux, multipliant les assauts et commençant à agir de façon organisée. Les coups parvenaient plus facilement à leur but, même si ça ne restait que des blessures sommaires. Mais si la bataille continuait ainsi, il ne donnait pas cher de sa peau!Pourquoi étaient-ils là? Que voulait-ils? Tant de questions à laquelle il n'aurait surement pas de réponses, car s'il ne terminait pas rapidement ce combat, il y passerait lui même. Plongé dans cette pensée, l'un des hommes parvint à briser sa garde sous son étonnement, et alors qu'il déposa un genou à terre sous l'impact de leurs armes, il vit un coup plus meurtrier que les autres lui fondre dessus.
Étrangement aucune peur ne l'étreignit, seul une surprise palpable et incompréhensible. LE temps semblait s'arrêter, mais son corps était apaisé. Comme si le poids de son âme était heureuse d'être ôté de temps de responsabilités. Il regarda le regard vainqueur de son adversaire, confiant et haineux. Pourquoi tant de haine? L'Homme était-il capable que de cela. De haine, de colère et de sang? Ne vivait-il que pour cela, et le monde devait-il sombrer inéluctablement dans la poussière et le chaos? Son seul regret était de partir en laissant derrière lui sa chère fille. Alors que son âme de guerrier regrettait de se faire défaire par pareil engeance, sans ses fidèles lames. LE combat aurait été tout autre s'il les avait porté, mais les Dieux étaient ainsi. Habile marionnettistes dont eux seuls en était les poupées de leur bon vouloir.

Veyrus se mit à fermer un instant les yeux. Allait-il avoir mal, ou serait-ce net et précis? Et pourtant ce coup ne vint jamais. Un sifflement brisa l'air, éveillant à nouveau son esprit de combativité, le trait ayant fait mouche un cri se fit entendre et son bourreau fut propulsé au sol, alors même que sa bienfaitrice; lui ayant encore sauvé la vie pour ne pas changer, dégagez la lame au plus loin. Dommage il aurait pu s'en servir en plus de celle qu'il possédait. Néanmoins son action avait éveillé la soif de sang de la Fureur-Dragon et comme son animal-symbole, la vue du sang déclencha sa fureur. Le second adversaire apercevant l'archère, voulu se débarrasser au plus vite du Gladiateur, essayant de le décapiter net. Mais cette fois-ci Veyrus ne l'entendait pas de cette oreille et opposant à la lame sa dague ajouté à sa force herculéenne. Les lames crissèrent sous leur force mutuel, sans qu'aucun d'eux n'en démordent.

Le destin par la main providentielle de Elanille décida de l'issue de cette affrontement, car un nouveau traits jaillit passa au plus proche du guerrier sans pour autant le toucher et traverser l'épaule de inconnue. Sa garde abaissée, un cri de douleur prononcé puis un gargouillement étrange... Le gladiateur avait franchit les défenses de son adversaire et dans l'élan et l'adrénaline enfonça sa lame du dessous de la bouche venant finir sa course dans le cerveau de l'homme. Pour relâcher son emprise sur lui, alors que son corps sans vie tomba au sol. Le sang ayant encore plus giclé sur le corps du gladiateur. Alors qu'il se relevait en silence le corps gluant du sang de ses ennemis, il ressemblait véritablement au Dieu de la guerre, chaque mouvements se faisant avec lenteur et assurance.

Il fut rejoins quelques temps après par Elanille qui l'intima de sortir, pour une fois il n'allait pas protester, mais un gémissement se fit entendre les rappelant de la présence d'un derniers homme. Un regard menaçant se posa sur lui, alors que ce "nouveau Dieu du sang" s'approcha e lui prêt à lui ôter la vie pour assouvir cette nouvelle soif de sang. Le dragon en lui s'était éveillé...Ses suppliques ne l'atteignaient pas, qu'une idée lui venait en tête le tuer! Mais le geste à son attention de la jeune femme le sorti de sa torpeur...la bête avait disparut, pour faire revenir Veyrus. La voyant lui sauver la vie, il se retint de cracher au sol pour montrer mon mécontentement, mais son simple regard suffit à faire passer le message.
Prenant les devants, le Gladiateur prenait bien garde à surveiller les alentours, qui sait s'il n'y en avait pas encore aux alentours!
Mais tout semblait calme, se détendant quelques peu, il reporta son attention sur le blessé et Elanille. Un rapide examen de la guérisseuse, encore un échange de regards sans besoin d'échanger un mot, s'était devenu courant entre eux à présent. Comme quoi après avoir passé tant d'épreuve en si peu de temps, ça renfonçait rapidement une relation. Puis elle retourna auprès de son patient!

De son côté le Gladiateur manqua des éléments évident, comme les étourdissements de la guérisseuse qui avait surement inhaler trop de fumée, le blessé qui restait d'autant plus dangereux, peut être était-ce dû à sa propre fatigue. Mais au lieu de se rapproché du duo, il fit le guet des alentours, jusqu'à ce qu'un vacarme à ses côtés se fit entendre et qu'il aperçoive l'homme qui maintenant Elanille.

Mais le comportement de Veyrus pouvait laisser plus que perplexe, mais quand on le connaissait bien c'est exactement l'attitude qu'on s'attendait de lui. L'homme resta aussi stoïque et froid que la pierre, insensible à ce retournement de situation. Pire il se montrait las des directives de l'homme, s'écartant du mur tout en laissant une certaine distance de sécurité entre lui et l'homme, il s'exclama finalement de sa voix tranchante et pourtant si calme et posée:

-Te laisser t'en aller? Tu comptes aller où? SOIT UN HOMME! A la minute même ou tu lâchera la fille que tu tiens je te trancherais la gorge pour éviter de t'échapper. Tenter quoique se soit contre elle? Soit, mais le sort que je te réserverais sera pire que la mort et tu me supplieras de t'achever. Tu n'as pas bien réfléchis, mon gars. Avant d'agir tu aurais dû te laisser soigner par elle! Là tu aurais pu tenter quelques choses! Mais soit réaliste avec ta blessure, tu penses vraiment aller loin?


Il se mit à avancer sur une ligne imaginaire en tenant cette distance de sécurité entre lui et l'homme afin qu'il évite quoique se soit à l'encontre d'Elanille. Car malgré sa froideur, il tentait de la sauver et de l'extirper de cette situation délicate. Il avait reprit un léger silence plongeant son regard oppressant dans le blessé, lui laissant le temps de réaliser sa faute et insufflant plus de peur encore dans son âme. Et autant dire qu'il n'en fallait pas plus de base lorsque l'homme qui vous parle dégouline du sang de vos amis!

-Mais peut être, je peux être magnanime si tu me parles! Qui vous envois et pourquoi? Parle ou je ne serais pas aussi clément que la demoiselle. Tu vis grâce à elle jusqu'à présent! Parle!

L'homme semblait perdu, ne sachant pas quoi faire, totalement désemparé. Il avait été stupide et il le comprenait. A présent, il était plus qu'acculé! Et voilà que dans un derniers soubresaut sa proie se mis à se débattre, lui causant une nouvelle souffrance, suffisant pour lui détourner l'attention et lui faire lâcher un minimum sa prise. Bien sûr, il n'en fallut pas plus au gladiateur pour agir, il bondit pour faire disparaitre leur distance l'un l'autre. S'aidant de son appui, il attrapa le visage de l'homme dans sa main pour le faire choir au sol, retenant le corps frêle d'Elanille de sa poigne, pour la sortir de ses liens et éviter qu'elle ne se blesse plus que de raisons au sol. Une jeune femme à son bras et le visage du mécréant dans l'autre. Une main qui commençait à mettre une pression impressionnante sur le visage de l'homme. Qui se mit à crier de douleur. Néanmoins, il ne souhaitait pas le tuer comme le désirait la guérisseuse, et après s'être assuré qu'il avait compris le message par la douleur, il lui brisa les deux bras pour s'assurer qu'il ne tente plus rien. Une méthode certes expéditive et sauvage, mais l'homme à la bonne éducation et poli était bien loin. IL se releva alors, s'assurant que son amie aille bien, il la redressa, la soutenant de ses bras et ajouta avec un léger sourire:

-Ça va aller? Tiens toi à moi, rassure toi tu ne crains plus rien. Et notre homme sera tout à toi, dés que tu te sentiras bien!

Il attendit qu'elle reprenne ses esprit , restant à ses côtés attendant ses directives...
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Jeu 19 Juin 2014 - 18:58

Je captais désormais les propos de Veyrus sans vraiment les entendre. Il était présent, mais combien de temps encore le serai-je moi-même ? Je sentais la prise tantôt plus ferme, tantôt plus hasardeuse, loin cependant de prendre conscience du duel qui se jouait alors. Me serais-je préoccupée des manœuvres du Gladiateur ? Sa froideur, son détachement apparent. Ses provocations. Assurément pas, car pour une raison qui me paraissait désormais une évidence, j’aurai abandonné ma propre survie à ses mains. L’abandonnais dès à présent à ses bons soins, de gré ou de force. Chose sensée ou pas, pour ce cas, cela représentait plus un besoin absolu.

Ne pouvoir inspirer, privée du seul élément qui puisse me maintenir en vie. Combien de temps encore avant de sombrer vers cet inconscient salvateur ? Etait-il nécessaire de se démener avec tant d’ardeur pour ne pas céder purement et simplement et alors abdiquer ? Je ne devais plus tarder à douter, relâchant ma prise.

Alors cependant que je songeais succomber à ces brumes, la pression exercée soudainement cessait. Je peinais à inspirer, cédant soudainement sous un poids tel que je ne paraissais plus pouvoir assurer mon propre maintien. Je ne chutais pas, cependant, solidement prise en charge. J’accordais donc toute mon énergie à oxygéner à nouveau chaque parcelle de mon corps, comme découvrant la douceur de l’air qui glissait jusqu’à mes poumons pour la toute première fois. Je passais ma main a hauteur du cœur, comme m’assurant que celui-ci au moins ne cesse jamais son devoir. Alors, ainsi éprouvée, je ne paraissais pas me soucier de la scène qui cependant se déroulait à bout de bras. En avais-je seulement conscience ? Je déposais alors ma main sur le torse du jeune homme et y appuyais ma tête, tentant d’apaiser ces inspirations et expirations qui s’enchaînaient encore en un rythme élevé, presque implorant. Sa propre respiration parvenait alors jusqu’à moi, les battements de son cœur, et je cherchais alors là une cadence à suivre, retrouvant peu à peu le contrôle de mon corps.

Un hurlement soudain me ramenait brusquement aux évènements proches. Hurlement de douleur, a en glacer le sang. Combien seraient ainsi arrachés à leurs songes ? Ne restait qu’à prier pour que la Garde ne soit pas en ces rangs. Je me décidais finalement à poser mon regard sur cet homme dont les yeux désormais se révulsaient sous la douleur. Je ne parvenais pas à laisser passer une quelconque haine, pas plus qu’une once de compassion. Je l’observais, simplement, tandis que les ombres le menaient désormais vers une inconscience assurée. Qui n’aurait succombé face à une telle douleur ? Je levais les yeux vers Veyrus, et captais alors son sourire, troublant et cependant apaisant. Ceci bien entendu sans compter sur le sang qui maculait sa chair en de nombreux endroits. Etait-il blessé ? Quelques éléments récents paraissaient m’échapper. Je laissais alors ma main frôler sa peau et prenais assez tôt conscience que ce sang était celui de nos opposants. Si quelques plaies apparaissaient, aucune qui ne puisse mener à une semblable hémorragie.

Il prenait alors la parole, et je tâchais de l’apaiser quant à mon état.


« Je vais bien, oui… je te remercie… Es-tu blessé ? »


J’allais mieux, tout du moins. Je lui devais la vie, à n’en pas douter. Quant à cet homme inconscient ? Je ne tenais pas spécialement à décider de son devenir, mais ne relevais pas sur le champ, reposant mon regard sur ce personnage au sol. Cela me servirait-il de leçon ? Non, probablement pas.  Je ne pouvais faire obstacle à celle que j’étais. Je ne tuais ni ne blessais sauf besoin impérieux, plutôt vouée à soulager les peines. Quelques cas cependant étaient en mesure de me pousser au-delà de ces fondements, mais aucun actuel.

Je levais alors les yeux sur ma modeste demeure, dont nulle fumée ne s’échappait plus désormais. Etait-il raisonnable de s’y rendre à nouveau ? Je ne tenais pas à me tenir ici plus longuement, mais n’aurai su à nouveau devoir me démener pour respirer convenablement. Ceci ou la venue possible de la Garde… Le choix cependant était sans appel. J’en faisais donc mention à Veyrus.


« Nous devrions entrer… avec lui… Quant aux autres… »


J’observais brièvement les quelques corps en évidence. Si quiconque approchait, nous aurions probablement à rendre des comptes et cela ne m’enchantait aucunement.

« Entrons déjà… »


Une première étape. Je délaissais peu assurée le soutien qui m’était accordé, mais tenais finalement plutôt bien sur mes appuis désormais. J’aidais donc Veyrus à redresser le corps inconscient, puis ouvrais la marche et m’assurais que la maison désormais ne présentait plus aucun danger. Mis de côté les nombreux débris qui jonchaient le sol et une odeur tenace, il ne paraissait plus alors imprudent de se tenir ici. Je laissais donc mon compagnon et sa charge passer avant de sceller une à une chaque issue – deux restaient accessibles, puisque malmenées. Cela fait, je rallumais quelques bougies sur mon passage et menais le Gladiateur jusqu’au salon, où je lui proposais de déposer l’homme sur un siège long. Sa décision prise et libéré de son poids, et je laissais lui-même prendre place où bon lui paraissait. Je tardais personnellement à m’asseoir, malgré une faiblesse encore qui réclamait prestement au repos. Mais j’allais et venais en quelques pas, croisant les bras tandis que mon regard passait tour à tour sur les deux issues ici présentes, dont une brisée.

Alors, finalement et irrémédiablement, j’en revenais à Veyrus. Enjambant les morceaux de bois brûlé, contournant la table renversée, je m’adossais au mur, non loin de lui.


« Ces deux hommes étaient présents ce soir… à l’auberge… »


Je désignais le lieu où reposait le second homme à avoir passé le seuil.

« Ils en avaient après toi… Mais cela n’a aucun sens. »


J’énonçais le peu de ces informations dont je disposais, tout en laissant cheminer mes pensées. Je repensais aux éléments déclencheurs, tandis que Veyrus repoussait les avances de la jeune demoiselle. Il paraissait acquis que ceci l’avait hautement agacée, mais cela n’était-il point monnaie courante ? En ce sens, pourquoi se donner tant de peine face au refus ? Et pourquoi mener des hommes jusqu’à se présenter à nous, en ces lieux ? Simple règlement de compte ? A ce moment même, c’était deux pour le jeune homme, zéro pour nos opposants. Y en avait-il quelques-uns qui avaient échappé à ce combat ? A quoi devions-nous nous préparer alors ? Sans doute en apprendrions nous davantage lorsque cet homme encore ici présent reviendrait à lui. Ce qui ne tarderait probablement pas, car voici un gémissement léger, puis un soubresaut. Il tentait de se mouvoir et sa plainte douloureuse devait alors échapper à ses lèvres grandes ouvertes. Je me redressais alors et posais mon regard sur sa personne.

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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Ven 20 Juin 2014 - 6:36

Rassuré qu'elle allait mieux, et surtout que son naturel à s'inquiéter pour les autres revenait encore une fois, alors qu'à l'instant s'était elle dans le plus mauvais état qu'il soit, il se mit à sourire franchement et amusé, sa tête se balançant de droite à gauche dans un signe de non. Pas un Non négatif pour lui dire qu'il était blessé ou non, plus un de ce qui signifie " mais c'est pas possible, tu es incroyable".
Elle reprenait peu à peu ses états sous le regard vigilant du gladiateur, tout en lui assurant qu'il allait très bien. Bon peut être méritait-il de se laver et passer un petit coup d'éponge pour enlever tout ce sang qui se mettait déjà à sécher. Il ne pouvait revenir ainsi chez le Maître, sans quoi il lui interdirait définitivement de sortir de peur de le perdre.

Mais chaque chose en son temps, car observant la guérisseuse, il suivit son regard qui se posa sur sa maisonnée. Une maison dans un piteux états avec le bois totalement détruit par endroit, et l'intérieur ne devait pas être mieux. La culpabilité le gagna à nouveau, dire que tout ceci devait probablement être sa faute. Pas probablement, c'était sa faute! La voix de son interlocutrice résonna à nouveau, lui dictant le fait qu'il devait rentrer, et aussi sa crainte muette de voir les gardes débarquer sous le chaos qu'ils avaient déclenché et les cris de douleur et de souffrance qu'il avait orchestré. Fort heureusement, la plupart des cadavres qu'il avait causé, se trouver à l'heure actuelle sur le toit, donc peu,voir pas du tout visible pour l'instant. Mais l'odeur de putréfaction se ferait rapidement sentir, si ce n'était avant l'attirance des animaux et autres charognards... Pour ce qui était de corps en évidence, Le gladiateur préféra s'en occupait de suite, et le fit comprendre d'un signe de la tête, il souleva l'un des corps pour le jeter dans une rue sombre et sans issue, peu de mon irait aller chercher de ce côté là pendant ce temps!
Puis, il se mit à suivre son hôte transportant le corps inerte mais vivant de leur survivant! Une fois à l'intérieur et l'assurance qu'il n'existait aucun risque, il délaissa son fardeau sur un siège long qu'on lui montra, le corps sans ménagement aucun et même avec un léger dégout en essayant de lui causer encore plus de mal. Mais l'homme inconscient ne réagissait pas encore. Puis il se tint debout proche de l'homme afin d'être au première loge, s'il essayait encore quoique se soit. Bon avec ses bras en moins, il aurait du mal, mais sait-on jamais! Le gladiateur vit finalement l'étendu des dégâts probablement en même temps qu' Elanille, à présent que la bataille était finie. Pourquoi devait-il attirer le malheur sur toutes les personnes qu'il approchait?

Mais sans en connaitre la réponse, l'archère vint se poster à ses côtés contre le mur, reprenant à nouveau la parole, alors que Veyrus ne bronchait toujours pas. Elle lui apprit que les deux hommes étaient à l'auberge. Observant le visage maculé de sang et de bleus de l'homme qui en était presque défiguré, il commença à reconnaitre cet homme au détour d'une table. Mais comme elle fit mention ceci n'avait aucun sens de grouper tant d'homme pour une histoire de vengeance, de fierté pour le refus d'une de leur catin. Qu'elle était la véritable histoire? Le saurait-il un jour? En analysant Elanille, il comprit qu'elle se posait les même questions. Et aussitôt se tourna vers la seule personne qui pouvait leur apporter les réponses. Cette même personne qui se réveilla enfin des bras de Morphée, poussant un énième cri de douleur. Et oui un dure réveil, alors qu'il découvrait le châtiment qui lui était tombé dessus. Mais la peur ne partirait pas encore pour de suite. Elanille s'approcha de lui, mais surtout Veyrus le domina de toute sa hauteur, ses yeux aussi tranchant qu'une lame, le corps toujours ensanglanté par ses victimes. Il devait fortement faire impression. Et d'ailleurs l'envie de tuer le brigands sur place se fit si forte, mais retenu par son envie d'avoir les réponses à ses questions.

Quand au blessé, le temps d'immerger et de calmer la douleur brulante de son corps, il tenta de remettre les éléments en place dans sa tête tout en essayant de s'habituer au lieu...Jusqu'à ce que son regard tombe sur la jeune fille, puis sur Veyrus. A sa vue, l'homme tenta de faire un bond en arrière privé de ses bras meurtri, il poussa un nouveau cri de douleur ayant oublié qu'ils étaient inutilisable. Ses yeux étaient pire qu'un animal terrorisé, son souffle était court et dure, alors que son visage était crispé par la terreur.Il supplia encore et encore:

-Me tuer pas...me tuer pas...je vous en supplie!

Le gladiateur leva les yeux au ciel, ne pouvait-il pas se taire pour dire des conneries pareil? Ne pouvait-il pas être un homme et faire face fièrement à son bourreau. Ah entouré de ses "amis", il faisait le malin, mais à présent! Veyrus s'approcha à nouveau de lui, rapprochant son visage de plus en plus prêt, alors que le blessé tentait vainement de d'échapper. Une fois assez prêt pour sentir son souffle, les yeux azuréen plongés dans ceux de sa proie, il s'exclama d'une voix plus calme que d'ordinaire:

-Réponds aux questions que nous t'avons posé et je verrais ton sort. Soit je te tue sans te faire souffrir...Soit si ma compagne le désire, nous te laissons tranquille si tu promet de ne plus jamais tenter quoique se soit!


C'était un gros risque à le maintenir vivant, mais connaissant son hôte, elle ne supporterait pas qu'on tue un homme de sang-froid, et il abdiquerait en sa faveur. Au moins, il n'en fallut pas plus à l'homme pour parler de manière désorganisé et chaotique, parlant plus vite que sa langue ne le pouvait, et devenant incompréhensible. Un nouveau regard meurtrier du gladiateur, et il se calma reprenant plus posément son discours, son regard passant de la jeune femme au jeune home.

-Nous étions venu pour plusieurs raisons. Nous voulions vous passer l'envie de refuser les avances d'une de nos "demoiselles" et venger l'outrage que vous avez fait à deux de chez nous! Et puis ... Et puis...


Son regard se posa un instant sur la belle Elanille, le visage interdit et momentanément gêné. Craignant ce qu'il allait dire, comme si ceci pouvait régler son sort à tout jamais. Mais il reprit sous le regard menaçant de la Fureur-Dragon...

-Nous avons bien compris que tu étais un étranger de cette ville et toi Femme, une étrangère des taudis comme ce soir... Nous sommes une organisation qui contrôlons les bas fond de la ville. Nous contrôlons tout ce qui s'y passe. Et lorsque l'une de nos Femmes proposent ses services, les clients savent qu'ils n'ont pas à refuser...Ils sont obligés d'accepter, même avec une somme minime.
En échange nous garantissons l'absence des gardes de la ville dans leur propre magouille. C'est le commerce.

Vous avez donc refuser de vous soumettre à ces règles, et en plus avait mis chaos deux des nôtres. Et puis la jeune femme nous intéressait pour devenir une de nos femmes. Un minois aussi charmant et un corps aussi attrayant aurait permis de faire monter encore plus notre fond de commerce....


Il détourna le regard un instant des deux personnes, honteux de ce qu'il disait. Peut être n’appréciait-il pas ce qu'ils faisaient, mais en tout cas au vu du gladiateur il le faisait et donc était aussi fautif que tous les autres!
Après cette nouvelle et cette connaissance de ces organisations aussi secrète, Veyrus compris un peu mieux. Il s'était mis à dos une organisation. Et sans être totalement et entièrement fautif, l'organisation avait eu des vus sur la Belle Elanille. Finalement dans la malchance, elle avait été chanceuse d'avoir la présence de Veyrus.
L'homme voulu reprendre la parole son regard plus sérieux et méfiant. Comme si ce qu'il allait annoncer était un tel secret que ceci allait le foudroyer.

-Il y a une autre raison plus mystérieuse et d'autres personnes plus ... plus... ARGHHH!

L'homme ne pu jamais finir sa phrase, sous les yeux surpris du Gladiateur, voici que sa proie lui échappait, emportée par la faux de la mort. Son regard se posa sur la cause de l'incident, une petit fléchette enfoncé au niveau de sa gorge... Un seul mot sorti de sa bouche, intrigué:

-...Poison?

Il tourna vivement la tête à l'extérieur avant de voir une ombre se dérobait avec agilité et souplesse dans les ombres des toits. Il n'avait rien pu voir de cette attaque surprise. Une sarbacane avait projeté l'aiguille empoisonné directement dans le coup de leur seul source d'information. Qui mourrait peu à peu sous leur yeux interdit et impuissant. Veyrus en désespoir de cause attrapa l'homme par le col, en hurlant:

-Parle... PARLE!!!!!

Mais 'homme suffoquait de plus en plus voyant la mort venir, il parvint à sortir quelques mots:

-Vous ne pouvez rien contre Eux... Personne ne peut... L'ordre du dragon...

Son derniers mot exprimait, il passa l’arme à gauche, devant un gladiateur qui rageait de toute son âme face à ce nouveau mystère. Pourquoi? Qui était-il? Et qu'allait-il leur révélait? Il voulait poursuivre l'assassin sachant que s'était trop tard. Mais il comprit une chose, dans ce monde il existait quelques choses de bien plus grand que eux encore ou que n'importe quel roi ou maître. Que se passait-il à la fin sur Ildir?
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Ven 20 Juin 2014 - 9:35

Nous espérions désormais tous deux le réveil de cet homme et la chose ainsi acquise, je laissais Veyrus mener le dialogue, tandis que je prenais appui sur un siège proche, encore par moments plus fragile. Je restais cependant humaine et sensible aux vagissements qui résonnaient en quelques occasions, mêlant douleur et désespoir. Je n’en laissais néanmoins rien passer, un masque de froideur rehaussant un regard réprobateur. L’homme alors négociait pour sa propre vie, encouragé par le Gladiateur qui se tenait si proche désormais. Il était acculé, résolu à converser. Ses membres tremblaient et il éprouvait quelques peines à arranger un énoncé convenable et compréhensible. Vengeance, tout d’abord. Un premier point évident. Histoires de commerce, ensuite. Je soutenais durement son regard alors que les projets étaient mis à plat. Jamais je n’aurai su me plier à un tel usage. Les femmes qui œuvraient pour leur compte étaient-elles toutes ainsi amenées ?

Je posais un instant mon regard sur Veyrus, avant de le ramener vers le locuteur dont les propos devenaient soudainement obscurs. Il ne devait cependant pas avoir le temps de s’étaler longuement sur le sujet, qu’un mal soudain paraissait s’emparer de lui. Je bondissais à son flanc gauche sans prendre le temps du raisonnement. Assez tôt, je décelais la source de son mal et m’emparais du dard avant que Veyrus ne s’empare lui-même du corps agonisant de l’homme, le pressant désormais de venir à bout de ses propos. Mais l’homme, quoique perdant en cohérence, ne devait plus tenir plus longuement. Alors, sur un dernier soupir, quelques mots que je captais sans les comprendre.

Avec grande précaution, je conservais le dard empoisonné en ma main et me tournais vers les deux personnages en jeu. Quel était cet ordre dont il avait fait mention ? J’observais Veyrus, et comprenais assez tôt que mon compagnon ne saurait me renseigner à ce propos. Il paraissait aussi dérouté, tardant à relâcher sa prise. Je le priais donc de le déposer à nouveau sur le siège, le temps de quelques instants. Et peu désireuse de subir les méfaits d’une quelconque poison, je prenais soin de déposer l’aiguille en un récipient étroit, qui serait prochainement source de mon intérêt.

Je tournais alors légèrement le visage du malheureux sur le côté et examinais son cou. Là où le dard avait achevé sa course, quelques lignes curieusement mauves paraissaient passer sous sa peau en nombreux vaisseaux. Jamais encore je n’avais vu un tel poison à l’œuvre. Me redressant alors, je plaçais le précieux contenant en un lieu épargné par le chaos et observais quelques secondes au dehors. Nul mouvement, pas même une ombre dansante. La lune perçait à nouveau et je ne cherchais pas à dissimuler quelques marques soucieuses.

Un passage proche et soudain. Quelques pas de courses puis nombreux objets chamboulés. Je me penchais légèrement pour discerner ce nouveau venu, redoutant un nouveau duel. Je déposais cependant ma main sur le bras de Veyrus presque sur le champ, car le supposant plus prompt encore à une riposte. Il n’y avait cependant là nul danger imminent. A la lueur chaude des bougies, un homme se  tenait désormais immobile, son regard passant sur chaque personne en présence, puis sur son environnement saccagé. Le bois malmené, noirci, les meubles retournés, deux corps inconscients, un homme aux allures premières peu commodes, du sang maculant sa chair, et puis moi-même, qui progressais de deux pas vers lui. Instamment, il levait la main, me priant de cesser mon avancée tandis que son examen devenait plus poussé sur ma personne. Quelques taches de sang ici où là, mais aucunement le mien. Je tentais de prendre la parole, mais à nouveau, le voici qui me poussait au silence.

Alors je laissais quelques secondes passer, jusqu’à ce que cet homme ne se décide à prendre lui-même la parole.


« Ne changeras-tu donc jamais ? »


Je haussais les épaules, en une apparente nonchalance.

« Jamais… Que fais-tu ici Aldéas ? »


J’avais probablement manqué de tact en le saluant ainsi, mais un bien moindre soucis. Il relevait cependant et braquait sur ma personne un regard réprobateur, avant d’examiner mon compagnon sous toute couture. Quelques plis alors marquaient son front. Soucieux voire préoccupé. Il avait mené sa main jusqu’à la garde de son épée et paraissait désormais paré à toute approche.

« Je ne sais ce que vous fabriquez ici, mais la Garde rode alentours. Nombreux hommes et femmes ont ramené nombre cris et vacarmes divers. Je crois en comprendre désormais la source… Mais bon sang, de quoi t’es tu encore mêlée ?!  C’est qui, lui ? »


Il avait relevé le menton, désignant peu gracieusement le Gladiateur. Je haussais les sourcils face à ces manières déplacées, peu communes chez ce jeune homme. Je ne tardais pas alors à supposer la raison de ce changement soudain et m’approchais de quelques pas. M’assurant les devants sur quelconque angoisse, je faisais signe à Veyrus en un mouvement léger de la main. Alors, une fois à hauteur de mon ami de toujours, je croisais les bras et l’observais sévèrement.

« Je vois… tu as bu. »


A son tour de hausser les épaules. Cependant et tandis que je me tenais désormais proche de lui, une grimace passait soudainement sur son visage, alors que son index gauche se posait sur une rougeur évidente à hauteur de mon cou. Je ne devais pas voir venir la suite des évènements : Aldéas me contournait soudainement, s’emparait de sa lame et progressait d’un pas ferme vers le Gladiateur. Il levait déjà ses deux mains, prêt à s’élancer face à Veyrus qu’il songeait responsable. Je réagissais alors promptement et en quelques enjambés je me plaçais devant le Gladiateur, empêchant l’un de mener à bien son assaut, et le second d’y répondre. Je ne tenais pas à ce qu’Aldéas y perde un bras. Il était bon escrimeur, assurément, mais si trop ivre pour raisonner, sans doute trop également pour se lancer dans un duel perdu d’avance.

« Cesse donc cela, veux-tu ?! Il n’y est pour rien, je ne serai pas ici sans lui ! »


Il cessait tout mouvement, et je sautais sur l’occasion pour l’envoyer momentanément loin de cet endroit. Aldéas se perdait souvent dans l’alcool et les femmes, malgré un tempérament qui aurait pu s’avérer exemplaire en quelques temps. Je ne le découvrais donc pas ainsi pour la toute première fois, et savais à quoi m’en tenir. Mes propos prenaient place avec douceur, tentant de dissimuler par delà un empressement désormais évident.

« Veux-tu bien tenir la Garde éloignée ? Je me souviens que tu as toujours eu beaucoup de ressources pour cela… je ne tiens pas vraiment à leur rendre des comptes, tu peux comprendre cela, n’est ce pas ? »


Il marmonnait quelques instants, observant encore Veyrus avant de reculer d’un pas, puis de deux.

« C’est entendu… débarrassez-vous des corps… »


Et puis le voici qui tournait les talons, aussi simplement que lors de sa venue. Je le gardais en vue le temps de son retour. Lorsque finalement il disparaissait par-delà la pénombre, je laissais un soupir passer mes lèvres mi-closes et pivotais vers Veyrus.

« Sois indulgent dans ton jugement… Il n’est pas toujours ainsi… »


Je décidais de ne pas épiloguer plus longuement sur cet évènement impromptu, car les précédents éléments me tracassaient plus encore. Quel était cet ordre du dragon ? Qu’espéraient-ils ? Quel était leur terrain de jeu et sur quel front jouaient-ils ? Rien de tout ceci ne m’amusait. Je n’appréciais que peu ce genre d’annonces mystérieuses qui vous laissait à croire que quiconque était en mesure de vous tomber dessus au détour d’une ruelle, sans que vous n’en compreniez la raison. Si je supposais dès à présent l’issue de cette démarche, je décidais cependant de questionner tout de même mon compagnon.

« Sais-tu quoique ce soit à propos de cet ordre… ? »


J’étais désormais égarée en tout ceci et à défaut de piste supplémentaire, probablement devrions nous en revenir à quelques tracas plus actuels : se débarrasser des corps, en tout premier lieu. Une pensée soudainement me plongeait en un profond malaise. Voici un moment désormais que Veyrus se tenait ici, retenu par quelques imprévus. Si je n’aspirais aucunement à son retour jusqu’à son bourreau, je redoutais cependant de le voir subir de nouvelles sévices pour quelconque manquement. Je me sentais plus ou moins responsable à ce jour des plaies qui marquaient son dos et n’aurai su consentir à ce que cela se produise à nouveau de mon fait. Que cela ne se produise à nouveau, tout simplement. Le retenir était cependant impossible. Or plus le temps passait, et plus consentir à son retour là bas me paraissait inconcevable. Et suivant le cours de ces pensées, je sentais chaque parcelle de mon corps se révulser face à ce destin proche. Je ne laissais passer nulle colère cependant, mais une angoisse profonde et un désarroi assuré. La chose était cependant entendue, maintenant… Cela m’atteignait néanmoins plus que de raison.

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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Ven 20 Juin 2014 - 18:27

L'auteur de la mort disparut, le gladiateur revint auprès du défunt et de son amie qui ausculter le pauvre homme. Mais rien qu'en apercevant son regard, il compris qu'elle ne connaissait pas pareil poison, ce qui évidement faisait planer un mystère encore plus profond. Il n'avait donc pas besoin de demander ce qu'il en était, et surement aurait-elle pas mal de travail par la suite pour découvrir de quoi il retournait.Il essaya de réfléchir à toute vitesse. D'où sortait cette mystérieuse secte? Quelle était leur but, et pourquoi était-il devenu leur cible durant cette soirée. Pourquoi reprendre le nom des bêtes antique et disparut qu'était les dragons. Veyrus était difficilement impressionnable, après tout ce qu'il avait pu voir ou vivre, mais là il devait l'avouer il était. Et plus encore une peur silencieuse s'empara de lui.

Mais il devait rapidement taire cette impression car déjà du bruit se faisait entendre tout en se rapprochant d'eux. L'assassin venait-il finir son œuvre? Peu probable même lui n'avait pu sentir ou entendre sa présence, alors pourquoi maintenant faire tant de vacarme? Mais peut être un autre homme du petit groupe qui les avait attaqué revenait à la charge? Toutefois la main D'Elanille le sema de ne point riposter ou attaquer et c'est ainsi qu'un homme leur fit face. Le gladiateur comme à son habitude examina le nouvel arrivant, en cherchant ses points forts et ses points faible si duel il devait y avoir. Car peut être que la jeune femme l'empêchait d'agir, mais elle ne pouvait lui enlever sa méfiance. Surtout envers cet homme dont il ressentait une aura étrange et légèrement familière sans se l'expliquer pourquoi...Du moins pour le moment.

Il écouta sans broncher leur échange, retenant ainsi le nom de ce nouveau personnage: Aldéas! Qui était-il et pourquoi était-il venu? En tout cas la guérisseuse le connaissait et semblait même être proche. Et pourtant ce n'est pas cette proximité qui détendit le gladiateur, devenant méfiant à l'égard du fameux Aldéas. Et son comportement confirma un peu plus sa méfiance, alors qu'il rapprocha sa main de son épée, tout en posant son regard sur lui. Lui même croisant simplement les bras sur son torse, ne montrant aucune agressivité, même s'il était prêt à se défendre le cas échéant. Il le détailla seulement encore et encore, essayant de mettre le doigt sur ce qui le déplaisait autant en cette personne.

Il reprit la parole de manière peu amicale et respectueuse, auquel Veyrus répondit tel un jappement féroce, même s'il semblait toujours aussi calme et posé:

-Et toi qui est-tu?

Voilà qu'il apprenait en plus que cet homme était un buveur, ce qui signifiait à l'heure actuelle une personne dangereuse et imprévisible. Il ne manquait plus que ça. Car si combat il y avait, il pourrait avoir le dessus, peu importe ces talents d'escrimeur, l'alcool affaiblirait ses capacités, mais à l'inverse aucun de ces mouvements ne seraient réfléchi et donc impossible à interpréter.Et il prouva encore une fois cette pensée, alors qu'il se précipita dans sa direction arme à la main, le gladiateur immobile mais prêt à le recevoir... Mais l'homme fut arrêter dans son élan par sa chère amie, lui proférant encore quelques paroles. Aussitôt Veyrus se détendit, du moins en partie puisque ses muscles étaient toujours prêt à répondre à une quelconque agression. Mais Elanille semblait la plus prompte à la réflexion et à l'apaisement voir à la diplomatie, qu'il lui laissa bien volontiers pour l'occasion. Elle eut donc l'intelligence de l'éloigner de la chaumière, tout en lui donnant comme mission d'empêcher les gardes d'approcher. Une subtile façon de se débarrasser de deux problèmes en même temps! Mais Aldéas toisa encore une fois du regard le Gladiateur, échange qu'il lui rendit avec son air froid et souvent craint. Puis finalement, il commença à comprendre ce qu'il lui déplaisait tant chez lui. Ce qui évidemment fit luire une étincelle de colère envers cet homme, un léger changement qu'il ne sembla pas remarquer fort heureusement,puisqu'il rebroussa chemin.

Néanmoins, il ne quitta pas du regard le couloir par lequel il était parti, son regard noir fixé sur l'endroit. Même lorsque la guérisseuse s'excusa pour le comportement de son ami, et lui demanda s'il en savait plus sur cet Ordre du Dragon! Son regard figeait encore quelques secondes, pour finalement revenir à son interlocutrice lui murmurant quelques mots. De simples mots prononcés avec un air absent et pourtant bien profond:

-Je te conseille de te méfier de ton ami...un homme courant l'alcool et probablement les femmes, reste un homme imprévisible et secret...

En effet Veyrus avait compris un élément important de cet homme. Il avait pu voir l'aura, et l'âme de cet homme. Ce qui se dégageait de lui était identique aux personnes qu'il côtoyait tous les jours. Oh il n'était pas un Maître d'esclaves et ne possédait pas de Gladiateur, mais il connaissait tout cet univers et ce monde. Probablement était-il en contact avec une personne en possédant... Et il avait ce regard profond et identifiable pour qui avait déjà croisé un tel regard. Celui de l'homme se sentant supérieur à son prochain, à ceux qu'il considérait comme des hommes de mains, des chiens bon à servir... Oui, il était comme les prétendus maître et esclavagiste... Mais il préféra taire cette partie, et dévia le sujet pour mettre fin à cette conversation-ci. Ce n'était pas à lui à lui faire découvrir ceci...Il reprit donc la parole plus calme et focalisé sur elle.

-Avant tout puis-je t'emprunter un seau et de l'eau pour enlever ce sang?

Attendant confirmation de son hôte, il s'empara de l'eau et se nettoya autant qu'il le pouvait. Après tout l'heure du départ allait bientôt sonner et il ne pouvait se présenter ainsi. Tout en se lavant, il répondit à sa dernière question, plus sombre alors qu'il ne l'aurait voulu, montrant ainsi un danger sérieux, même pour inquiéter la Fureur-Dragon.

-Je ne connais rien de cet Ordre et tout comme toi il semblerait que ce soit la première fois que j'en entends parler! Néanmoins, il va falloir se méfier. Rassure toi, même si nous les intéressions aujourd'hui, il nous laisserons surement tranquille quelques temps.

Mais si un tel groupuscule existe... Je ne sais pas si quelqu'un peut réellement être en sécurité. S'ils ont le pouvoir et la puissance de nuire aux organisations qui règnes dans les taudis de la ville et les craignent. Que les royaumes ne semblent pas être au courant de leur existence, autant dire que le risque est grand.

Et si l'homme ayant tiré cette aiguille empoissonnée fait parti de leurs membres, je ne sais même pas si je fais moi même le poids. Le peu que j'ai pu en voir, il était un assassin habile, discret et rapide. La combinaison parfaite et imparable. J'espère ne plus entendre parler d'eux de si tôt .... Même si j'en doute fortement!


IL finissait sa toilette tout en se séchant quelque peu, avant de se tourner à nouveau vers sa bienfaitrice. Se voulant plus rassurant, avec un large sourire.

-J’essaierais d'en apprendre plus sur eux durant "mes voyages". En tout cas, nos vies n'ont rien à craindre, sinon nous serions déjà mort par cet "homme-de-l'ombre". Je pense qu'ils vont se faire oublier. Bref je crois que le moment de nous dire au revoir et bientôt venu... Il me reste que de courtes heures devant moi. Le soleil ne devrait pas tarder à se lever, surement dans deux ou trois heures et autant que je sois rentré chez moi à ce moment. Enfin nous pouvons encore discuter une heure si tu veux!

Son ton devint plus joyeux et badin, reprenant le même air que la première fois qu'il s'était rencontré. Comme si après une telle soirée il pouvait facilement parler du beau temps et de la pluie. Mais qui sait? Au moins, il se mettait à sa disposition encore un peu pour répondre à toutes ses questions au sujet de sa condition ou de cet ordre.
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Sam 21 Juin 2014 - 14:14

Veyrus avait semblé troublé par la venue d’Aldéas. Si je concevais que celui-ci avait grandement manqué de tact et de manières, je ne comprenais cependant pas ce qui était en mesure d’assombrir autant le regard de mon compagnon. Il prenait alors la parole, en une mise en garde. J’entendais mais ne concevais pas. Aldéas pouvait par moments posséder un tempérament douteux, mais je le connaissais depuis si longtemps, que je ne pouvais que pardonner ses temps d’absence face à ceux durant lesquels il délaissait son masque de sot joyeux luron pour celui d’un homme sensé et indulgent. Grace à lui,  j’avais fait mes preuves en tant qu’archère, et savais faire usage avec plus ou moins d’adresse de quelques armes encore. Grace à lui, des nombreuses années étaient devenue moins ternes. Il était ce frère que jamais je n’avais eu. Une famille sur laquelle me reposer en ces moments d’égarement. Comment pouvais-je seulement douter de son bon fond ?

Assurément, Veyrus ne le découvrait pas en sa face la plus claire. Je ne pouvais aucunement le blâmer quant à ses préoccupations. Cependant, je ne répondais pas alors. Cela était-il nécessaire ? Un jour, je l’espérais, il aurait à loisir de le rencontrer sous un jour meilleur. Mais je possédais actuellement bien plus de tracas à propos de sa propre personne.

A mon grand soulagement alors, Veyrus indiquait son désir de se laver quelque peu. Souriant, je lui assurais mon accord, le laissant ainsi prendre possession de la salle d’eau où tout le nécessaire reposait. Me tenant non loin, je captais alors ses propos tandis que j’entamais de redresser quelques biens qui reposaient encore au sol – je balayais la pièce d’un regard découragé face à l’ampleur de la tâche. Aldéas serait assurément mis à l’œuvre une fois cuvé et remis sur pieds. J’en revenais cependant aux propos de mon compagnon. La chose donc acquise, car aucun de nous deux ne saurait  apaiser quelconque questionnement. S’il tentait brièvement alors de me rassurer concernant un danger qui paraissait loin désormais, sa voix laissait passer une angoisse que je ne lui connaissais que peu. Voici qui ne présageait rien de bon.

Ses propos devenaient plus sombres encore, et je cessais tout mouvement, songeuse. Il doutait de pouvoir lui-même faire face à ce qui se tramait en quelques recoins. Si c’était ne pas manquer de franchise, cela ne m’apaisait aucunement. Je ne relevais pas cependant, revenant à mes tâches tandis que le jeune homme poursuivait son énoncé. Un assassin hors pair, je n’en doutais pas. M’approchant du meuble où reposait le dard, je l’observais soigneusement au travers de sa paroi de verre. Quelle substance avait-il usé ? J’avais grande hâte de découvrir la clé de ce premier mystère, et pour ce faire, quelques pistes déjà.  Je m’en détournais finalement, alors que Veyrus revenait dans la pièce dévastée.

Il était parvenu à recouvrer une allure convenable, plus que cela même, et je déplorais alors seulement  ma propre tenue maculée en quelques endroits. Etait-ce vraiment le moment de se préoccuper de mon apparence ? Surement pas. Je passais donc bien assez promptement sur le sujet, et tandis que son visage paraissait s’apaiser l’espace de quelque seconde, je tentais de recouvrer moi-même quelques songes plus sereins. Chose peu aisée malgré tout, car si le Gladiateur souriait désormais, il ne me rappelait que mieux son retour prochain, vers cet homme qui risquait chaque jour plus encore de le mener à sa chute. Son ton était plus léger, tandis que j’avais moi-même le cœur plus lourd.

J’inspirais doucement et prenais sur moi quelques secondes, souriant en réponse. Je ne tenais plus alors à songer à quelconque assassin, à quelconque ordre secret, à quelconque vengeance ou à quelconque demoiselle repoussée en ses avances. Il était acquis désormais que nous n’avancerions pas plus à ce propos, et ne voyais pas un besoin imminent de creuser plus encore.

Une heure encore.

Je me redressais et le délaissais quelques secondes, regagnant la chambre. Un instant pour échapper à son regard, durant lequel je m’emparais de deux larges draps. Une poignée de secondes à peine avant que je ne revienne auprès de lui. Je dépliais alors un premier drap et le déposais sur le premier corps au sol, après avoir enlevé à sa chair la flèche qui y logeait. J’agissais de même pour le second, qui reposait sur le siège. La tâche ne me prenait que peu de temps, et me paraissais de bon usage. Il m’aurait été compliqué de revenir en quelques propos léger, tandis que deux hommes sans âme se tenaient encore ici. Je me chargerai de cela en temps voulu et ne tenais pas à préoccuper plus que cela mon compagnon à ce propos. Je saurai trouver l’aide nécessaire pour mener la tâche à bien.

Alors, je revenais vers lui.


« J’aimerai m’assurer que tout ceci n’ait pas rendu vain les soins précédents… Si tu permets… »


Une fois son accord obtenu, seulement, je passais en son dos et observais ses nombreuses plaies. La chair alentour paraissait moins rougie et probablement moins douloureuse. Quelque chose cependant me poussait à un examen prolongé. A nouveau songeuse, je le contournais finalement et lui faisait face.

« Comment te sens-tu ? Les plaies devraient se fermer plus aisément et donc plus rapidement désormais… quoique tu me semble posséder une capacité de rétablissement plus prononcée que bon nombre… »


Voici ce qui avait précédemment capté mon regard. Je me souvenais avec aisance de ce soir, avait pu au cours de ces précédentes années observer de nombreuses plaies en voie de guérison. Son corps paraissait plus prompt à l’ouvrage. Alors, je croisais son regard, quelques secondes, comme y cherchant quelque chose qui m’échappait. Mais à nouveau, je ne prolongeais pas cet échange et lui souriais doucement. Mes intentions n’étaient aucunement de le troubler, aussi je revenais moi-même en un ton plus léger, tentant quelques instants d’oublier combien les secondes passaient, se muant en minutes, qui elles même ne tarderaient pas à sonner l’heure.

Alors, m’accroupissant près d’un meuble miraculeusement indemne et proche de l’accès principal, je laissais ma main errer quelques secondes en une sacoche déposée là. Lorsque je l’en tirais, je tenais une bourse de cuir souple, d’un vert sombre et bordeaux, incrusté d’une créature légendaire qu’il aurait tôt fait de discerner s’il s’y penchait quelque peu. Une belle œuvre que je lui tendais désormais.


Spoiler:
 


« Voici quelques bourgeons d’herbe de lune… Ce qu’il en reste, tout du moins… »


Je souriais quelque peu, car là dedans reposait une herbe dont il devait conserver un souvenir cuisant. Une herbe dont j’avais fait usage lors de nos premiers échanges.

« Sers toi en pour prévenir quelconque infection – infusion à chaud, ou à froid -… tu me semble sujet aux… blessures légères… »


Glissant la bourse dans sa main, je reculais ensuite de quelques pas et m’adossais sur un mur proche, l’observant quelques secondes sans plus un mot. Les évènements jusqu’alors nous ayant sans relâche maintenus en une tension quasiment constante, je ne parvenais encore à concevoir le laisser retourner en un tel environnement. Je lui devais aujourd’hui ma propre vie et possédais désormais ce pressentiment fâcheux de le mener moi-même corde au cou vers son bourreau. Ne point l’en empêcher relevait d’un sang froid que je ne me connaissais pas. Mais je n’étais pas en paix, bien loin de là, et nombreuses toiles se tissaient alors, cheminant doucement mais surement en chaque raisonnement qui désormais prenait place. Je tentais de faire bonne figure, y parvenais malgré tout. Savait-il seulement ?

Il m’aurait été possible, bien entendu, de le questionner quant aux jours à venir. Où désormais allaient-ils se rendre ? Combien de temps tout ceci allait-il durer ? Quand le temps passant révèlerait-il que tout ceci n’en valait plus la peine ? Avait-il raison d’accorder crédit à cet homme qui assurait détenir sa fille ? Quiconque pouvait-il seulement lui venir en aide ? Etait-il en mesure de m’assurer sa survie ? Oh oui, j’aurai pu le questionner. Mais à quoi bon ? Si ces questions n’avaient déjà été abordées, je le supposais incapable de m’accorder quelconque réponse sur celles encore en suspens.

Je baissais alors les yeux, songeuse.


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Anar Curunir
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Dim 22 Juin 2014 - 18:28

Une soirée qui se devait être tranquille et à répondre à de simple questions et à lever le voile de mystère entourant la Fureur-Dragon et l'univers de l'arène. Malheureusement, elle fut loin d'être calme et si tranquille, et ce fut une soirée qui se termina sur une légère touche amère, alors qu'encore plus de questionnements et de mystères apparaissaient. En quoi leur deux âmes pouvaient tant intéresser un groupuscule de l'ombre? Y avait-il un secret qui leur était inconnu sur eux même. La guérisseuse avait-elle aussi caché une partie de sa vie... De son passé? Y avait-il un élément dans son propre passé oublié à lui qui venait refaire surface au moment le moins opportun. Car même s'il avait préféré bien volontiers oublié sa vie avant d'être Gladiateur. Il ne connaissait rien de son enfance ni de son passé, il n'avait été qu'un homme errant touché par une amnésie incompréhensible. Mais jamais, il n'avait eu problème alors qu'il avait rencontré sa femme et fait sa propre vie par la suite, sans que son passé ne refasse surface. Mais qui des deux avaient un passé qui semblait tant intéressé?

Pour l'heure, ils avaient d'autres chat à fouetter, alors qu'Elanille préparer les corps inerte, les cachant derrière un drap. Oh il aiderait à coup sûr avant de partir, il était en parti responsable de ce carnage et ne laisserait pas la demoiselle à ce fardeau. Même s'il elle refusait, il agirait sans son consentement. Il valait mieux que lui soit prit avec des cadavres, son maître usant de ces contacts pour taire l'histoire que elle... Mais trêve de bavardage en ce qu'il ferait plus tard, car il vivait le moment présent qui était déjà bien rempli et non le futur. Elle examina à nouveau, laissant flotter un sourire sur le visage du guerrier. Elle ne changerait donc jamais? Mais cette fois-ci son examen fut plus long que prévus, et il ressenti un regard différent de d’habitude. Qu'avait-elle vu, ou trouver? Mais avant même qui lui demande si quelques choses n'allait pas, elle se retrouva face à lui s'exprima de sa voix légère. Auquel il répondit sans attendre, un sourcil arquer et le regard mystérieux.

-Il semblerait que j'ai une capacité à récupérer plus vite que la normale. Mais dans notre "milieu" autant dire que c'est une capacité bien bénéfique et utile. Après ne me demande pas l'origine d'un tel phénomène, car aussi loin que je me souvienne, il en a toujours été ainsi!

Et probablement n'aurais-je jamais les réponses sur bien des mystères... N'ayant ...N'ayant aucun souvenir de mon passé, de mon enfance et encore moins de ce qui fut ma famille.


Il avait lâché une nouvelle bombe en cette fin de soirée. Et en effet, même si la personnalité de Veyrus était apparut pour le sauver de la perte de sa femme et ses enfants, créant ainsi une nouvelle vie... On pouvait considérer que sa vie était fragmenter en trois parties bien différente l'une de l'autre. Celle actuelle en tant que Gladiateur sous l’égide de la Fureur-Dragon. Celle d'avant, planant toujours au-dessus de lui en tant que Anar... Mais il existait une autre existence avant celle-ci, totalement inconnu et inaccessible aux deux esprits. Mais sans être particulièrement touché par ce blanc dans son passé, il poursuivit comme si de rien n'était. Et la jeune-fille occupait à chercher de nouveaux objets se mit à lui tendre un présent, qu'il récupéra, le regard interrogateur.

Et c'est dans sa main que fut déposé une sacoche parfaitement ouvragé et dont le contenant était bien précieux d'après les paroles de sa bienfaitrice. Un nouveau cadeau qu'il ne pouvait accepter au vu de sa condition. Après tout si on le retrouvait avec pareil trésor, nombre de questions lui seraient posé. Mais connaissant Elanille, il comprenait pertinemment, qu'elle n'accepterait aucun refus de sa part. Il se résigna donc, d'un hochement de la tête, alors même que ces yeux trahissait ses pensées. Néanmoins, il se mit à rire franchement, alors qu'elle insinua qu'il avait tendance à se blesser facilement. Une belle ironie quand on pense à leur différentes rencontres. Il se perdit dans ce rire léger et apaisant. UN rire qui calma un peu son âme et ses souffrances.

Son amusement passé, il se calma rapidement apercevant le silence prolongé de son hôte. S'inquiétait-elle encore pour lui? Dans tous les cas, elle semblait bien songeuse. Et même si elle parvenait à garder son sang-froid, et surement avec grande difficulté, Veyrus pouvait ressentir son mal-être, sans pour autant mettre le doigt sur l'origine exacte. Après quelques secondes d'intense silence, il se leva, pour se poster droit devant la jeune fille. Lui relevant alors la tête du bout du doigt, pour que leur regard se croise une énième fois. Mais cette fois-ci son regard était bien différent de tout ce qu'elle avait pu "admirer" jusqu’à présent. Son regard s'intensifia, alors que le bleu de ses yeux devint plus prononcé et profond. En y regardant bien, on pouvait voir apparaitre une légère fente, comme les yeux de dragon ou de chat. Un mirage ou une imagination? Pas le temps de s'attarder sur cet élément, car ce qui marqua le plus l'intention fut la confiance et l'assurance dans ses yeux qui pouvaient soulever des montagnes et dont rien ne pouvait arrêter. Toute son âme et son charisme se manifestait dans la pièce à la fois chaud et rassurant. Doux et violent. Telles les flammes calme pouvant déclencher un véritable brasier. Sans se montrer prétentieux pour autant.

Une fois assuré qu'il avait capter totalement le regard et l'attention de sa bienfaitrice, comme jamais auparavant, il s'exprima enfin, d'une voix identique à ce qu'exprimait son regard, son âme et son aura:

-Ne t’inquiète pas pour moi! J'ai fais une promesse et je tiens la garder. Personne ne pourra m'occire tant que je n'aurais pas retrouver ma fille pour la serrer dans mes bras. Et à présent, je n'ai pas que ma fille, mais une nouvelle amie, dont je compte bien rembourser ma dette et remercier pour toute son aide!

Bien évidement, il faisait allusion à elle, et tout son comportement s’enflamma dans un véritable incendie et brasier, au fil de ces mots. A cet instant, on pouvait boire chacune de ses paroles comme un fait accomplit. Le courage et la rage d'un dragon l'animait, sa lumière pouvant éclairer la plus obscure des ténèbres.
Assuré que son message était bien passé, et lui faisant ainsi la promesse de se voir rapidement, et au possible de lui donner des nouvelles, il relâcha cette pression charismatique sur elle, pour devenir à nouveau le simple gladiateur. Un gladiateur qui devait bientôt retourner auprès de son maître, pour de nouveau combat...Il était sûr qu'il se retrouverait un jour, ce n'était plus une question de lieu mais seulement de temps!
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MessageSujet: Re: ♦ Au Clair de Lune [pv Anar - Terminé]   Lun 23 Juin 2014 - 9:53

Amnésique. Veyrus ne conservait donc aucun souvenir de son passé et ainsi forgeait-il son présent et son avenir, loin de cet homme qu’il avait été jadis. Je comprenais alors soudainement ce trouble qui bien souvent passait en son regard, ces moments durant lesquels il paraissait perdu en d’autre temps, loin des préoccupations actuelles. Combien encore de peines avait-il enduré ? Combien en endurerait-il encore ? Je me chagrinais alors moi-même de ces nouvelles, ne sachant que répondre à cela. Y avait-il seulement quoique ce soit à y répondre ? J’aspirais à lui accorder quelconque secours, mais devais me rendre à l’évidence : ce n’était en aucun cas le moment. Pas assez de temps, pas assez d’éléments. Ce temps me serait-il jamais accordé ? Je redoutais inévitablement le moment de le laisser s’en détourner, et le tracas passait sur mon visage en quelques marques soucieuses, un regard trouble. Je tentais alors de ne plus croiser le sien, peu désireuse de lui causer plus de tourments qu’il n’en possédait déjà.

Cependant, tandis que le silence régnait depuis quelques instants maintenant, je captais quelques pas proches, alors que Veyrus se redressait et parvenait à ma hauteur, et du bout des doigts, me redressait le visage. Je délaissais alors la contemplation des débris à même le sol, pour croiser à nouveau son regard. Je le soutenais, m’y perdais quelques instants, y décelant une lueur que je lui découvrais. Il ne prononçait mot, tout d’abord. Comme à chaque échange, cela paraissait futile et sans grand usage. Nous communiquions ainsi, nous entendions ainsi. Un lien subtil qui avait pris place en si peu de temps et qui cependant paraissait tant représenter. Alors, je discernais en sa personne une assurance et un charisme sans égal. Une force tranquille, qui se voulait apaisante et sereine, tant elle était tempétueuse et indomptable.

Je me laissais alors gagner par ces émotions, doucement. L’angoisse cependant bien ancrée tentait de revenir à la charge en chaque instant, telle une vague s’écrasant sur la roche en assauts sauvages. J’étais tiraillée par la valse de ces sentiments. Alors, il prenait la parole, et j’accordais une pleine écoute à ses propos, comme si là reposait la chose la plus évidente à faire. Ses propos paraissaient endormir ma raison, quelques temps seulement. J’entendais, mais ne savais m’y opposer. Cependant… J’étudiais finalement les faits : ses espoirs reposaient sur son bien actuel le plus précieux : sa fille. Et tant que cet espoir se tiendrait, lui-même aurait toutes les raisons du monde de tenir. Il ne pouvait exister plus grande et plus louable raison de vivre. Ce n’était pas sa propre vie qu’il défendait, mais ce jour où ces deux âmes seraient réunies. J’espérais de tout cœur que la chose soit proche.

Alors seulement, il faisait mention de ce qu’il songeait encore me devoir. Jamais ne m’avait-il du quoique ce soit, et moins encore aujourd’hui.


« Sois assuré que tu ne me dois rien. Je te dois la vie ce soir… Si tu tiens à me remercier de quoique ce soit, fais le alors en gardant la vie sauve, et en retrouvant ta  fille… »


Je lui souriais quelque peu, malgré tout peinée, tandis que le jeune homme reculait alors. J’avais pleine confiance en lui, mais ne doutais aucunement que tout homme possédait ses failles. Je redoutais que ses espoirs soient également ses points faibles. Quels adversaires rencontrerait-il encore ? Que homme un jour qui lutterait également pour sa famille, ses biens ? Comment pouvait-il ainsi m’assurer que nul danger ne reposait vraiment, réclamer que je cesse de me tracasser pour sa vie ? Je ne doutais pas de lui… Mais redoutais ce que j’ignorais. Et de retour auprès de son bourreau, les évènements m’échapperaient alors. C’était assuré. Lui-même aurait assurément bien plus amples préoccupations.

Encore une fois, je tentais de faire bonne figure, me redressant à mon tour. Il avait décidé de me venir en aide concernant les corps encore présents, et j’acceptais finalement. Une dernière tâche avant son retour, et un tracas en moins pour moi. J’appréciais son geste, et nous nous occupions donc de nos opposants défunts. Sans quérir son accord, je l’accompagnais alors en vue d’un endroit convenable. Si je ne les tenais pas spécialement en mon cœur de leur vivant, je ne possédais pas assez de rancœur pour les laisser croupir ainsi. Assurés alors que les corps seraient retrouvés, mais que nul ne saurait remonter jusqu’à nous, nous regagnions alors le logis. Je le remerciais à nouveau, et prenais conscience que l’heure des au-revoir désormais avait sonné.

Le priant à nouveau de prendre grand soin de sa vie, je m’assombrissais quelque peu, tentant malgré tout de plaisanter légèrement par moments, un mince sourire accompagnant quelques-uns de mes propos. Je n’avais cependant par le cœur à ceci, et à nouveau, le laisser s’en détourner me paraissait une épreuve insurmontable. Une épreuve nécessaire, cependant. Aussi, lorsqu’il passait le seuil, je le suivais sur quelques pas, avant de le laisser poursuivre sa route. Le raccompagner ne paraissait pas une idée judicieuse. Je m’étais résolue à cela, mais… ne comptais pas réellement m’y tenir. Il avait pris de l’avance, et disparaissait au détour de nombreuses ruelles. Je choisissais alors ce moment pour emprunter quelques chemins détournés, que je suivais vivement, à pas de loups. Je savais très précisément où je me rendais, et quels chemins éviter. L’idée n’était pas de le devancer, mais de m’assurer que son retour se passerait sans encombres. Je ne me souciais que peu de ma propre mise à découvert, tant que je savais choisir qui me découvrait, de qui continuerait de m’ignorer.

Je croisais deux ou trois personnes, qui me dévisageaient brièvement. Je les connaissais tous trois, comme habitués de la Goule Souriante. Leur examen provenait surement de la tenue curieuse dont je m’étais vêtue. Si elle était élégante et fine, les quelques taches de sang qui la maculaient avaient de quoi susciter quelques regards curieux. Je ne m’en préoccupais cependant pas plus que de raison, tandis que je parvenais proche d’une demeure que je reconnaissais aussitôt. Là, je cessais ma progression et posais la paume de mes mains contre un mur de pierre, tandis que j’observais les lieux environnants. Et alors je discernais sa silhouette, résolu, retourner auprès de ses compagnons. Je tâchais de conserver un point d’observation convenable, tout en m’assurant que quiconque ne saurait me discerner. L’ivoire de ma robe cependant rendait l’œuvre plus délicate. Je ne pouvais m’attarder plus longuement. Quelques pas d’ailleurs retenaient mon attention. Cette escapade risquer de virer au drame d’un instant à l’autre. C’était le moment pour moi de me retirer.

Une seconde, puis deux, tandis que Veyrus se glissait parmi les ombres, et alors seulement, je m’en détournais à mon tour, sur un soupir, passant au travers d’une rue voisine, tandis que les pas désormais raisonnaient dans la voie que je venais de délaisser. C’était passé à peu de choses… Conservant un pas souple et aérien, je m’éloignais encore de la zone, jusqu’à ce que plus aucun danger immédiat ne soit en mesure de m’atteindre. Alors je cessais ma progression, et savourais encore quelques instants l’air frais, quelque peu étourdie alors que je m’adossait contre le mur d’une échoppe close à cette heure ci. Alors en silence, je songeais.

Et je songeais à ces moments passés, et à ceux à venir, redoutant ceux-ci plus que toute autre chose.



[Sujet terminé]




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