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 Le réconfort des braises. [Aodrène]

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Niri Miladir
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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 14:11

Le cheminement des cavaliers s'était continué sans que rien ni personne ne vienne en troubler la quiétude. Rorel et Niri restèrent muet durant le restant du trajet, mais plus cela allait, et plus une tension palpable s'élevait entre eux. Outre cela, à mesure que les heures passaient, Niri préféra se concentrer sur le poids de la lassitude qui remontait le long de ses reins. Elle aimait cette sensation. Elle aimait sentir son corps travailler, se fatiguer et s'endurcir. Encore et encore. Aodrène s'était éloigné depuis un moment, et il n'était reparu que bien plus tard, lorsqu'ils s'étaient arrêté pour monter un semblant de campement, près de parois rocheuses et à l'abri de grands et nobles résineux.

Sortant soudainement des fourrés , Aodrène revint avec les bras chargé de bois et un sanglier trainant à sa suite. Niri l'accueillit avec des yeux grands ouverts. Elle venait à peine de s'abroger un coin pour dormir entre les caillasses et les racines d'un grand arbre. Cet homme était vraiment plein de ressources... C'en était presque si elle ne sentait pas déjà le fumet de l'animal, rôtissant, gourmand et savoureux. Elle n'avait pas dit un mot que l'humain la devançait d'une phrase plein de gouaille... ce à quoi Aodrène répliquait sèchement. La jeune femme se contenta de serrer la mâchoire.

Après une pause durant laquelle elle observa Rorel sortir un couteau pour s'occuper de la carcasse du sanglier, Aodrène lové dans son petit coin de paradis rit en lui faisant part de sa plaisanterie. Mais l'esprit de la maîtresse d'armes était ailleurs, ce n'est qu'au bout de quelques secondes à contempler le travail du Norpalien qu'elle prit soudainement la parole, revenant sur leur prime propos en dévisageant l'un puis l'autre :

"Et moi ? Vous ne me demandez pas ce que je pourrais faire de mes mains ? Vous pourriez être surprit."
Agressive, elle laissa le doute planer quant au sérieux de sa réflexion puis rit doucement sans plus s'appesantir sur le sujet.

Elle se leva une fois avoir allumé un feu qui lui convenait, jusqu'à ce que les braises rougeoient et crépitent, prêtes à accueillir les brochettes que le Norpalien avait préparés avec la viande du sanglier. Pensive, elle se mit à faire les cents pas, manifestement quelque chose requérait toute son attention.

Ce n'est qu'au bout de quelques minutes, à jauger le pour du contre qu'elle prit la parole :

"Je penses que vous méritez tous les deux une bonne correction. Surtout toi, Rorel."
Une lueur espiègle de défiance c'était allumé dans son regard d'acier, accompagné d'un petit sourire en coin amusé.

Il était à parier qu'un peu d'exercice apaiserait les âmes pleine de tension de tous ici présent. Un bref coup d’œil avait suffit à la demoiselle pour l'informer qu'il y avait assez d'espace autour d'eux, pour leur laisser une liberté de mouvement suffisante. Aussi, comme pour enjoindre l'un ou l'autre des garçons à répondre à son offre, elle ôtait sa cape et l'envoyait choir sur sa paillasse avec effronterie, avant de croiser les bras et d'attendre, bien droite. A sa ceinture, pendait paresseusement Sil-rhog ainsi que sa chaîne. C'était peut-être l'occasion de tester cette magnifique lame.

"Alors ? L'un de vous souhaite se mesurer à moi ?"
Sa langue creusa la commissure de sa lèvre, et une canine provocatrice apparaissait...


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 14:53


La première remarque de Niri avait été innatendue et me met mal à l’aise. Quand sûre d’elle, elle lance un défi. Je pense Rorel interloqué autant que moi. Là ? Tout de suite ? Maintenant ? Ce n’est physiquement pas une super idée mais moralement rien ne saurait mieux tomber. Je me redresse en disant avant que le repos ne lance trop mes muscles endoloris.

“Tu trouves toute seule quoi faire de tes mains, et tu as la sagesse de ne pas critiquer ceux qui se servent des leur. Je relève le défi”

L’affrontement se promet épique, sa chaine lui confère une porté qui dépasse tout ce que je peux espérer avec mes dagues. Quand à mes couteaux, uniquement en dernier recours. Je vais devoir jouer fin et au contact, vitesse et précision sont la clef. Je me remémore la postition des différents nerfs des membres supérieurs et inférieurs.

Je prends ensuite religieusement mes dagues pour les présenter aux autres.

“Avant tout j’aimerais te les présenter. Voici ‘Yuvon’ la lumière et voici ‘Vulom’ les ténèbres. J’ai forgé ces armes comme épreuve pour pouvoir me prétendre forgeron elle correspondent à mon style de combat. Elles sont l’aboutissement d’années de travail et d’efforts. Des gravures sont ajoutés aux lames à chaque nouveau fait d’arme. Elle sont indisociables.”

Le reflet du feu danse sur le métal parfaitement poli de Yuvon tandis que Vulom est une lame sans éclat. Je les fait tourner l’une après l’autre avant de les prendre en main, chaque lame devant l’avant bras de la main qui la manie. Je sais ce que vaut Sil’rhog et bien que sa conception soit différente de Yuvon et Vulom elle n’en reste pas moins redoutable. N’ayant pas encore servi son tranchant est comme je les aime.

“Méfie toi de Vulom… Il n’y a pas de lumière sans ombre”

Je me met ensuite en position sur mes appuis et attends le signal du départ, la tension est a son apogée et je n'ai pas envie de me battre contre elle mais je ne compte pas utiliser le tranchants de mes armes, elle ne sont la qu'en parade. Néanmoins la curiosité m'anime, que vaut Niri en combat pour être si respectée dans le coin ?
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Niri Miladir
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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 16:05

Avec délice, l'Éladrine accueillit les regards de stupéfaction sur le visage des deux hommes. Ce n'est qu'en voyant Aodrène se proclamer en tant qu'adversaire que son sourire se crispait quelque peu. Cela faisait des lustres qu'elle ne s'était battu contre un autre Éladrin. Soudainement, son cœur s'embrasait. La dernière fois avait été contre son propre frère. Peu avant que celui-ci ne disparaisse, rejeté par le clan... Depuis, elle n'avait que rarement eu de combat aussi brutal et passionné que ce dernier. Mais il y en avait eu bien d'autre...oh oui, tous aussi divers et varier, que difficile et aisé. En 187 ans, au moins elle avait eu l'occasion de se perfectionner moult fois...

Avec déférence, elle écouta la présentation des armes de l'homme. A le voir ainsi, lui qu'elle trouvait si beau et vulnérable à la fois, elle en regrettait presque de l'avoir provoqué en duel. Mais c'était dit.

"N'aies crainte, je me méfierai de tes lames acérées."
assura-t-elle doucement en rivant ses iris farouche dans ceux de son compagnon.

Elle le regarda ainsi quelques instants, savourant le défi muet qui les liait. Puis ses yeux dérivèrent lentement mais sûrement vers ses mains. Les présentations achevées, c'est presque naturellement qu'elle s'emparait de son arme pour en faire de même. Mais sa résolution vacilla. Un éclair de nostalgie fermait ses traits.

"Voici...Grâce Rouge... Elle n'a pas pas toujours été nommée ainsi, mais j'ai préféré abandonner son véritable nom en arrivant sur ce continent. Je l'ai appelé ainsi en l'honneur de la beauté avec laquelle elle est toujours parvenue à ôter la vie de ses opposants..."
Un rire jaune franchit les lèvres de Niri avant qu'elle ne reprenne contenance en s'assurant que la lame resterait dans son fourreau tout le temps du combat.

Auréolée par la lueur des braises, la guerrière durcit ses traits en relevant le visage sur l'homme. Féline, et assurée elle commença à mouvoir son corps gracieusement, faisant quelques petits pas pour pousser l'homme à faire de même. De sorte qu'ils puissent se jauger l'un l'autre, face à face. La présence de Rorel qui se pinçait l'arête du nez lui était étrangère, il n'existait plus. Enfin, elle tirait sa chaîne face à elle de manière à ce qu'elle soit tendue, comme ses muscles. Elle était prête.

"Voyons ce que tu vaux au combat, forgeron."
elle lui offrit un ultime sourire carnassier.

Ses iris se rivèrent à ceux de l'homme, tout ses sens étaient en alerte. Ce serait là un combat intime. De cette manière, cela ne la dérangeait pas, bien au contraire. A l'écouter, il n'y aurait rien de mieux que faire l'amour sur un champ de bataille. Néanmoins, gardant ses pensées pour elle, elle le poussa à la suivre un peu plus loin de sorte que le combat soit plus tranquille. C'était inutile car Rorel s'était levé et éloigné d'un pas plein de rage, contrarié par la manière dont le combat s'annonçait.

Niri comme tout Éladrin qui se respectait savait utiliser son corps tel une arme grâce à leur art martiaux. Cependant en tant que maîtresse d'armes, elle pouvait jouir d'une grande adaptabilité face à ses adversaire, elle était tout en réflexe et souplesse, elle avait apprit à reconnaitre les mouvements et anticiper. En contre partie, sa force était moins prononcée. Les assauts lourds et répétés étaient son principal point faible... Mais elle se fichait bien de gagner ce soir. Ce qu'elle voulait, c'était se détendre, et en profiter...

Ainsi, elle n'attendit pas que l'homme porte sa première attaque, vive et rapide comme une panthère, elle dévia une attaque de sa part en courbant le buste et enroula sa chaîne autour du membre pour tenter le désarmer d'au moins l'une de ses dagues. Ce faisant, elle percuta du genoux le ventre de l'homme. Et s'éloignait d'un bond. Elle tenterait dans un premier temps de le désarmer et de le maintenir à distance. Après quoi, le corps à corps ne lui ferait pas peur...


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 16:56


Niri a toujours cette attitude si déstabilisante, si sure d’elle. Le simple fait qu’elle vous regarde de la sorte vous fait sentir que vous êtes la proie. Sensation familière pour moi, j’ai souvent été le plus jeune où que j’aille. Elle a l’expérience des armes et du combat, un avantage dont je ne dispose pas. Encore moins des duels, mes combats habituels ressemblent plus à des mises à mort, rapide et précis. Grâce Rouge me laissait un sentiment amère, je n’avais jamais combatu contre quelqu’un maniant la chaîne.

Et comme elle le dit si bien malgré mon entrainement je ne suis que forgeron. J’ai cependant eu la chance d’apprendre l’anantomie de façon à désavantager mon adversaire. Bien que fort j’ai rarement été le plus fort par le passé, il m’a fallu apprendre où et comment frapper pour qu’un minimum de force cause une douleur intense. Ce qui signifie passer Grâce Rouge.

La première attaque porté par Niri est rapide, la chaîne décrivant un arc de cercle s’enroule autour de ma main droite. L’emporte et le genou de Niri accueille ma poitrine avec violence. Le souffle coupé je me redresse sans Vulom, a mi-distance entre Niri et moi. Ainsi les hostilités sont ouvertes. Je contre immédiatement avant que la chaine de Niri n’ai repris de la vitesse. Feignant de vouloir récupérer Vulom je me lance dans un assaut frontal avant d’esquiver sur la gauche. C’est encore une fois sans compter sur Grâce Rouge qui dans un superbe élan vient m’entraver le pied. L’équilibre perdu je me retrouve le nez dans la poussière.

C’est le moment de prendre l’avantage, me relevant j’attrape la chaîne de ma main libre pour me défaire de la prise et au moment où la maîtresse d’arme veut récupérer sa possession je force le mouvement en lançant la lame dans un mouvement circulaire. Cela me laisse le temps de tourner Yorun lame en avant afin de feindre une attaque destiné à manquer sa cible. L’éclat de la lame devrait jouer son rôle et tenir mon autre main hors de vue de Niri. Si j’atteins le haut de la rotule, un coup léger devrait causer une douleur suffisante pour rendre l’usage de cette jambe pénible voir une paralysie temporaire.
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Niri Miladir
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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 17:38

L'attaque porta et l'arme dénommée Vulom s'envolait un peu plus loin, s'étalant au sol dans un tintement de métallique. C'était là une belle mise en bouche, Niri sentit quelque chose se dissiper en son sein, comme un poids s'allégeant dans sa poitrine. Elle était d'humeur joueuse. Un petit sourire en coin figé sur les lèvres, elle contemplait l'homme, étudiait ses mouvements et ses réflexes pas mauvais du tout. Il ne s'était pas fait prié pour riposter, faisant semblant de récupérer sa lame perdue pour porter une attaque qui fut interceptée par la chaîne.

Déséquilibré, Aodrène chu au sol. Le pied entravé, il n'avait guère pu esquiver le mouvement vif et sournois de la chaîne. Luttant contre l'envie irrésistible de sauter sur l'homme à terre, l'éladrine hésita une seconde de trop. Car déjà il se relevait, déviant sa chaîne serpentine qu'elle s'apprêtait à retourner jusqu'à elle pour préparer un nouveau coup. Les mouvements furent rapide, et directement l'éladrin usait de ses connaissance en anatomie pour viser un point sensible. En esquivant la lame, Niri ne put se soustraire à son atteinte secondaire qui l'atteignit sur la rotule. Sa mâchoire se serra mais nulle plainte ne s'échappa de ses lèvres. Elle ravala sa douleur qui fut plutôt passagère. Mais le coup avait crispé sa jambe, lui imposant un malus d'agilité pour ses futures actions.

Aodrène savait pertinemment quel genre d'effet produisit son coup. Il s'approcha au corps à corps, forçant la retraite précaire de la guerrière qui para plusieurs attaques de sa part. Le combat s'intensifiant, elle le fit sciemment forcer sa défense, reculant petit à petit, puis soudain elle se repliait sur sa jambe valide et envoya Grâce Rouge s'enrouler autour du poignet armé pour l'attirer à elle. Une fois sa prise assurée, elle balaya le sol de sa jambe afin de faire basculer l'homme. Une nouvelle fois le pauvre mordait la poussière, mais la maîtresse d'armes ne comptait pas en rester là. Accroupit à ses côtés, elle enroula sa chaîne et tentait une prise de soumission, étalant le poids de son corps contre lui, mais la force d'Aodrène eut raison de ses positions. Le souffle court, elle sentit son corps rouler et se retrouva sous l'homme. Mais usant de l'élan de son adversaire, Niri en profitait pour reprendre le dessus et bloquer présenter sa lame couverte contre le cou nu du jeune homme. Un bref instant, elle resta interdite, laissant son souffle s'échapper de ses lèvres entrouvertes. Elle sentit son corps se détendre imperceptiblement et noya son regard dans le bleu des yeux du bel éladrin. Aussitôt une chaleur s'embrasait, irradiant tout son être. Faisant naître au creux de son cœur quelques réticences... Ce serait peut-être là l'erreur de trop.


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Jeu 21 Aoû 2014 - 19:49



Le coup ayant porté j’ai maintenant rétabli l’équilibre. Je doit le rendre décisif, c’est le moment d’attaquer Yuvon tourne à nouveau dans mes mains  pour mettre le manche en avant et couvrir la lame. Plusieurs attaquent se succèdent, toutes bloquées.
Il y a bien longtemps que je n’ai combattu un des miens, cela offre un vrai challenge. Sa maîtrise des techniques de combats est parfaite. Je tente diverse manoeuvre tous mes coups sont contrés. Cependant elle ne profite pas des contres pour m’affaiblir, je dois être le seul à connaître le points faible du corps.

Soudain Grâce Rouge me surprends encore s’enroulant cette fois autour de ma main gauche, emprisonnant Yuvon comme elle l’avait fait pour Vulom quelques instants auparavant. Je ne m’attendais pas à une telle vitesse pour une arme avec autant de porté. Je n’ai pas le temps de réfléchir bien longtemps que Niri exécute un mouvement qui me déséquilibre et m’envoie à nouveau sur le sol. La chaîne s’enroule alors autour de moi, afin de me soumettre, dans un mouvement souple m’aidant de mes jambes je réussi a reprendre l’avantage. Cependant Niri usant de ma force contre moi, prolonge le mouvement et m’entraîne continuant la roulade. De ma main valide je récupère un de mes couteau. Le nom est trompeur ce sont plutôt des pointes que de vraies lames.

Je me retrouve le dos au sol, ma main gauche entravé par la chaîne et Yuvon avec. Niri est sur moi, ses jambes immobilisent les miennes. La lame de Grâce Rouge sous ma gorge. La situation se fige. L’Eladrine plus sauvage et belle que jamais se détend et plonge ses yeux dans les miens. Le temps semble s’arrêter en sa présence, une fois de plus. Je prends pleinement en main le couteau dans ma main droite de façon à ce qu’il ne puisse faire aucun tort. Elle n’a pas gagné, elle m’a atteint à la gorge mais j’avais ciblé l’artère fémorale. Peu importe je n’ai aucune envie de troubler ce moment. J’ouvre la main gauche laissant Yuvon glisser doucement et choir au sol avec Vulom.

Après quelques instant je refuse de lutter et fait glisser ma main droite du haut de sa hanche le long de son buste. Cette main épousant les formes de l’Eladrine me fait frémir, un long frisson me parcours tant et si bien que j’en lâche le couteau qui vient se planter dans le sol à coté de moi. Arrivé à la naissance de ses seins, je les effleure pour porter ma main sur son bras qui la tient au dessus de moi. Une légère pression dans le milieu du coude lui fait plier le bras et se rapprocher de moi. Le geste augmente la pression de Grâce Rouge sur ma gorge mais peu importe, le jeu en vaut la chandelle.

Je suis maintenant totalement à sa merci. La main gauche prise dans la chaîne et mon bras droit maintenu au sol par le coude qu’il vient de faire flancher. Le reste de mon corps est lui totalement parralysé. Les bleus de la veille y sont peut-être pour quelque chose mais c’est surtout son regard si profond qui m’empêche tout mouvement. Sa lame ne me permet pas de m’approcher plus, bien que j’en meurs littéralement d’envie. Je ne peux pas avancer plus la tête sans risquer de manquer d’air. Son contact chaud et délicat, ses traits fin et grâcieux. Rien ne pouvait me tirer de cette contemplation, ni la faim, ni la douleur, ni la fatigue. Bien que parfaitement au repos j’ai le souffle court, non par la lame qui me sert la gorge,non par le poids de son corps, mais par cette sensation de bien-être, cette chaleur... son contact si plaisant et réconfortant. C'est bien elle qui me rend si calme et détendu en toutes circonstances. Toute mon énergie me semble revenue, tous les vides comblés. J’aimerais que ce moment ne finisse pas, totalement incapable de faire le moindre geste ou même de parler je laisse le temps filer sans être capable de dire à quelle vitesse.

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Niri Miladir
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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 5:37

La guerrière tentait calmer son pouls en vain, assise sur l'homme qu'elle avait prit soin de maîtriser. Elle avait bien remarqué la dague contre son artère, mais tout cela n'importait plus. Aodrène avait rendu les armes. De sa main libre, il osa remonter le long de son corps, épousant ses formes en lui arrachant un petit soupire à faire frémir.

*Tu es à ma merci.*
songea-t-elle au même instant, prédatrice, tandis qu'un grand sourire étirait sa bouche.

Doucement, ses yeux détaillent et contemple le visage séduisant de l'éladrin. Son corps est la proie d'une foultitude de sensation, toute plus profondes les unes que les autres. Pourtant, outre l'excitation, c'est bel est bien l'adrénaline qui bats dans ses veines à une allure folle. Son avant bras armé toujours entortillé par la chaine dont elle avait réduit la longueur, elle raffermit quelque peu sa prise sur la garde de sa dague qui bien que dans son fourreau, n'en restait pas moins menaçante. Provocante, elle rapprochait encore un peu plus son beau visage de celui de l'homme qui était maintenu bloqué.

"Tu ne sais pas dans quel pétrin tu t'es fourré."
susurra-t-elle sans le quitter des yeux, son souffle caressant la joue du jeune homme.

Niri ne pouvait plus rompre leur contact visuel. Le souhaitait-elle seulement ? Elle n'avait qu'une envie, dévorer l'espace qui les séparaient, l'engloutir pour goûter à cette chaleur charnelle. De plus, elle pouvait sentir le corps de l'homme se tendre sous le siens, probablement aussi emplit de désir qu'elle l'était. Tant qu'elle gardait le dessus sur la situation, tout ceci ne l'ennuyait nullement. Pendant quelques instants, elle s'amusa même de le savoir bloqué, savoura son pouvoir avec délectation.

Brusquement son bras se défit de ses chaînes et elle plantait brutalement l'arme dans le sol, près de la tête. Et presque avec violence, elle ramenait sa main dans la chevelure de l'homme le forçant à rester au sol pour l'embrasser. D'abord sans tendresse, dévorantes, ses lèvres se firent plus douce à mesure que sa faim se trouvait comblée. Elle prit son temps. De cette façon, la maîtresse d'armes avait l'impression de garder le contrôle de la situation et n'était pas sans apprécier cela...tant qu'il en serait ainsi, tout irait bien...


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 6:39

A ce moment précis, Niri se met à sourire. Un sourire qui en dit long sur son plaisir quand à la situation du moment. Alors qu’elle me contemple pendant que je fais de même, elle semble préparer quelque chose. Elle se rapproche encore un peu, j’ai le souffle court. Que va t elle faire maintenant ? Je sens sa respiration, son souffle sur mon visage et son corps vibrer. Je me suis déjà abandonné à elle, à cette instant précis je lui appartient.

Sa chaleur me fait bouillir de l’intérieur, l’air frais du soir ne se fait pas sentir en cet instant. C’est surtout une sensation de chaleur intense émanant d’elle, de moi. Chaque centimètre gagné est comme un degré de plus, une monté en puissance. C’est presque un suplice d’avoir ses lèvres si près et de ne pas pouvoir les atteindre. Un moment si précieux mais pourtant non abouti, le plaisir augmentant avec l’attente. Quand soudain dans un soupire délicat elle dit ces quelques mots :

"Tu ne sais pas dans quel pétrin tu t'es fourré."

Quelques mots qui sonnent comme un avertissement. Ces quelques mots me font espérer l’impossible. Son regard me transperce, je n’ai qu’une envie m’abandonner à son étreinte. Me laisser débuter ce voyage qui s’annonce des plus passionnant. Soudain la pression de Grâce Rouge ne se fait plus sentir, elle repose sous un choc à coté de ma tête. Je tente de me rapprocher d’elle mais c’est sans compter sur sa main venue me tenir au sol. Ses lèvres vienent aux contact des miennes et je m’y abandonne, je lui abandonne le contrôle. Tel un pantin je me laisse manipuler.

Niri contrôle absolument tout et en profite pour laisser ses émotions s’exprimer. A mesure que le temps passe, l’équilibre est rétabli. Les mouvements se font plus lent et plus doux. Bien que l’entrave de la chaîne soit toujours présente sur ma main gauche elle me laisse une certaine liberté de mouvements. Je laisse délicatement glisser la chaîne afin de récupérer le contrôle de mon bras pour enfin le glisser délicatement dans le dos de l’Eladrine et la serrer contre moi. Savourant chaque instant, chaque respiration, chaque mouvement, n’osant bouger le reste de mon corps de peur de contrer ses désirs, je partage ses envies.
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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 9:12

Le temps s'était arrêté. Figé sur cette scène nocturne et grisante. Le goût des lèvres d'Aodrène était subtile et rafraichissant, son parfum donnait à Niri des envies de sang et de batailles. Les mains du garçon l'attirèrent alors un peu plus et elle se pressait volontiers contre lui. Si la jeune femme aimait garder le contrôle, c'était tout autant pour s'imposer des limites à franchir. Mais elle ne voulait pas d'un amour paisible, ce n'était pas son genre. Au fond, elle ne voulait pas se reposer. Pour que celui-ci vaille la peine d'être vécu, il lui fallait du feu et de la douleur pour l'accompagner. Ainsi, serait-il vivant, vrai.

Un instant, elle relevait la tête pour regarder l'homme, muette et pleine de retenue. Il se laissait faire. Il n’opposerait aucune résistance à ses étreinte. Tel était donc son caractère ? Elle sourit. Et puis, soudain elle se demandait quand est-ce que leur chemin se sépareraient. Car il ne fallait pas se duper, ils finiraient par se quitter. Furieuse, Niri plaquait une nouvelle fois sa bouche contre celle de l'homme, avec encore moins de patience. Son bras trouva un appui au dessus de son épaule, et se décollant de lui, dans un ultime baiser brûlant, elle se releva en l'attirant à sa suite.

Debout, elle plaqua une main contre la nuque masculine pour le forcer à rester contre elle un petit peu plus. Puis, au bout d'un moment, elle se détachait de lui avec un autre petit sourire énigmatique. S'il était aussi docile que quelques instants auparavant, il laisserait couler sa retraite et se contenterait de garder ce moment enfoui en son sein. Elle l'espérait.

"Et si on mangeais ce sanglier avant qu'il ne grille complètement...?"


L'air frais et vivifiant du soir porta alors l'odeur alléchante du sanglier qui cuisait toujours, et dont la graisse faisait crépiter les braises. Ce n'était pas le moment de batifoler. Toujours  fixant l'homme, elle sentit son sang battre avec de moins en moins d'intensité dans ses veines. Elle laissait le calme l'envahir. Il ne subsistait nulle trace de Rorel, c'était tant mieux, mais avec la prise de conscience, s'allumait le remord dans le cœur de l'éladrine. Elle savait plus ou moins ce que le Norpalien ressentait pour elle, et ce qui venait de se passer...il valait mieux qu'il n'ait rien vu. Mais tout de même, un affreux pressentiment l'assaillit... pourquoi aurait-il emporté ses affaires dans sa retraite silencieuse ?

Dépitée, Niri se retournait vers Aodrène, formulant une question silencieuse...


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 10:12

L’étreinte se prolonge pour mon plus grand bonheur. Tout ce qui est pris n’est plus à prendre et ce moment c’est vraiment beaucoup. Petit à petit Niri se redresse et me regarde à nouveau. Je n’ose interrompre ce moment et me contente de sourire. Dans un élan furieux le baiser continue de plus belle. L’Eladrine nous relève tous les deux et continue son étreinte que je lui rend volontier. Elle se détache ensuite a mon plus grand regret avec un sourire énigmatique qui lui sied si bien.

"Et si on mangeais ce sanglier avant qu'il ne grille complètement...?"

“J’en ferais cuire un autre morceau...“

Je répond avec un air joueur, elle avait gagné la première manche mais je ne suis pas vaincu pour autant. Alors que je prépare mon assaut. Sans y réfléchir je sais exactement quoi faire, redonner du piment, inverser la tendance pour montrer que le jeu n’est pas terminé. Les yeux de Niri changent. Rorel. Même par son absence il brille encore et toujours. Qui sait depuis combien de temps il est parti, la distance qu’il a déjà pu faire. Je n'ai pas remarqué son départ et je n'ai pas une idée très précise du temps écoulé depuis que le défi a été lancé. Je soupire alors :

“Prends Brume et rattrappe-le, de nuit il n’a pas pu aller bien loin. Je vais finir ici et je suivrais tes traces.“

Je me dirige alors vers le feu afin de rassembler les affaires et de les mettre en ordre pour un départ prochain. Puis jettant un coup d’oeil à la maîtresse d’arme j’ajoute avec une pointe de défi dans la voix:

“La partie n’est pas finie, la prochaine fois c’est moi qui dirige la danse”

Rien que l’idée d’une prochaine fois me plait. Même si je dois mordre la poussière a nouveau, ce ne sera pas sans me battre. Elle a vraiment un magnétisme si particulier. Alors que je remet de l’ordre. Range les fournitures, ramasse Yuvon et Vulom, les douleurs de la journée remontent. La solitude tant apprécié tout à l’heure se fait pesante à présent. Ramasser les restes est une chose déplaisante, faisant remonter de vieux souvenirs à la surface.

Je dois me reprendre, la nuit est mon réconfort, c’est le moment que je préfère. Tiraillé entre deux pensées mon esprit passe de l’un a l’autre. Niri d’un coté, mon passé de l’autre. Je dois trouver des réponses et je ne veux pas me séparer de Niri. Deux idées menant à des chemins bien différents. Secouant la tête je retrouve des idées plus rationnelles, ce n’est pas le moment d’y penser, pour l’instant je dois faire ce qu’il faut pour pouvoir les retrouver dans les plus brefs délais.
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Niri Miladir
Sombre Astre
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Philosophie : Instinctive
Divinité(s) : Palvolen et Thasilvia
Faction ou Clan : Clan Reirim

Attributs
Races: Éladrin
Réputation:
2220/5000  (2220/5000)
Adage: La peur n'évite pas le danger, le courage non plus. Mais la peur rend faible, et le courage rend fort.
MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 12:25

La jeune femme était tiraillée. Elle serait restée si le sort du jeune Norpalien lui avait été indifférent. Ce n'était pas le cas. Avec réticence, elle accueillit l'acceptation de son ami. Elle vit ses iris se teindre de déception et son cœur se serra. Encore une fois il la comprenait et elle lui en était reconnaissante. Mais elle ne pouvait pas faire autrement que de partir à la recherche de Rorel. Ramenant rapidement sa cape sur ses épaules et armant sa ceinture, elle bondit littéralement sur le dos docile de Brume.

"Je suis désolée."
lui lança-t-elle, sincèrement contrite en se retournant sur Brume. Cela dit, elle disparaissait dans la nuit avec quelques dernières paroles. "On se retrouvera plus tard...!"

Aussitôt, le silence se fit dans l'esprit comme aux alentours de la jeune femme. Le mauvais pressentiment qui l'avait assaillit un peu plus tôt augmentait à mesure qu'elle progressait à travers les arbres sombre. Si Rorel comptait juste s'éloigner, il n'aurait pas prit la peine de rassembler ses affaires et prendre Bridanel. Combien de temps avaient-ils batifolé au juste ? Elle en était presque à regretter son comportement. Tout avait dérapé...pour son grand plaisir certes, mais le Norpalien méritait un peu plus de respect. S'il lui était arrivé quelque chose, elle doutait de se le pardonner un jour...

Au bout d'une dizaines de minutes à chevaucher, slalomant à travers la forêt épaisse et épineuse en s'égratignant le visage et crier le nom de l'humain, soudain, le paysage nocturne et touffu fut remplacé par un paysage dénudé. Brume henni avec panique en se figurant le premier qu'un vide, une falaise, interrompait soudainement leur chemin. Il se cabra et rua, manquant désarçonner la cavalière tout aussi stupéfaite.

La surprise et la peur passée, Niri tenta de calmer Brume qui piétinait fiévreusement le rebord du précipice rocheux, faisant dévaler quelques pierres dans le vide sous ses sabots. Il avait été moins une, un peu plus et tout deux se seraient jeté dans le vide...sans savoir voler. Précautionneusement, la main sur l'encolure du cheval pour l'apaiser, elle se pencha pour se figurer la hauteur mortelle qu'ils surplombaient. Elle retint son souffle. Rorel...

Et s'il n'avait pas pu s'arrêter et était tombé ?

Prudemment, la demoiselle mit pied à terre et s'accroupit au bord de la falaise, laissant ses iris nyctalope tenter trouve un indice. Reniflant avec inquiétude, elle inspecta ainsi les alentours. La montagne s'était séparée en deux, et à plusieurs dizaines de mètres de là, en contrebas, un fleuve ou une rivière coulait à vive allure. Faire un détour prendrait plusieurs jours, il n'y avait aucun passage possible ici. Comment avait-elle pu être si peu prudente ? Elle pouvait essayer de descendre en escaladant...mais pour quoi faire ? Pour atteindre quoi ? Si elle n'avait pas le vertige, une tentative de descente sur cette parois abrupte était du suicide.

Elle allait se redresser quand elle la vit. La forme inerte, là, coincée vingt mètre plus bas contre un coin de roche. Interdite, elle se pencha un peu plus au dessus du vide pour espérer voir de qui il s'agissait. Ce qui devait arriver alors, elle aurait dû s'y préparer...

Dans son dos, un cheval arriva en trombe pour comme elle un peu plus tôt, se laisser surprendre par le précipice. Se relevant vivement, elle évita de justesse la ruade du cheval et tout à coup, sentit son corps glisser et se faire happer par le vide.

Le nouvel arrivant n'eut que le temps de sauter de son cheval.

"Niri !!!" Hurlait-il. Il se jetait au sol juste à temps pour voir la jeune femme glisser hors de sa portée et se raccrocher succinctement à une racine. "Niri, tiens bon !!"

Celle-ci, les yeux grands ouverts, écarquillé, ne comprit pas tout de suite ce qui venait de se dérouler là. La seule chose qu'elle voyait était le jeune homme. Si Rorel était là...alors qui gisait un peu plus bas dans les roches ?! Un sentiment de soulagement l'envahit. Elle sentait bien que son corps flottait dans le vide. Mais comment ? Pourquoi ?! Tout était allé trop vite. Le temps qu'elle réalise, ses mains se mirent petit à petit à chercher fébrilement une prise sur la roche, en vain. La racine qu'elle avait agrippé par pur réflexe était glissante. La panique la gagna. Rorel se pencha à l'extrême pour tenter attraper sa main, mais il n’atteignait que le bout de ses doigts.

Le désespoir s'insinua alors, plantant en chacun d'eux ses épines acérées, cruelles. Les traits du jeune homme se déformèrent en un rictus de panique et de chagrin. L'homme ne pouvait plus bouger, comme paralysé et terrifié, il s'arracha presque le bras à essayer de l'atteindre.

"Aodrène !!!" Hurla-t-il, sa voix vibrant telle une plainte crispée dans la nuit. "Qu'est-ce qu'il fout !!" sa voix se brisa et des larmes coulèrent hors de ses orbites.

La lune fut le témoin de la chute. Il n'y eut pas un cri, juste le son d'un souffle. Puis quelques secondes plus tard, le son sourd d'un choc dans de l'eau.

"Non...! Non, non..."
le jeune garçon se recroquevilla sur lui-même. Quoi ? Tout ça était encore de sa faute ? Il n'en revenait pas, c'était juste impossible, surnaturel ! Il venait de perdre son modèle, la femme dont il était amoureux, celle à qui il devait la vie, et pourquoi ? A cause de sa négligence et de ses jalousies...?


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MessageSujet: Re: Le réconfort des braises. [Aodrène]   Ven 22 Aoû 2014 - 14:44


Les affaires rassemblées, les douleurs réveillées, les sens également, les armes rangés. Je m’avance éteindre le feu, dernier vestige de notre arrêt ici. J’attrape les affaires laissées en arrières et je me met en route. Un dernier coup d’oeil au lieu de la joute précédente. Un sourire niais affiché sur le visage je prends la route.

Je n’aie pas de mal à suivre les traces de Brume dans la terre, même avec l’obscurité. Je suis habitué a ce genre d’escapade, c’était mon jeu favori dans mes jeunes années sur Etragore. La marche se poursuit et les traces partent dans tous les sens. La piste devient dur à suivre, différente traces se font voir. Serein je me dis que ça va juste être un peu plus long et je m’applique à suivre les traces.

La lune est masqué, la pénombre est presque oppressante dans ces bois. Le silence est absolu, je n’entends que ma respiration et le bruit de mes pas. Je me tends, je n’aime pas ça. voila un moment que je suis la piste j’aurais déjà du les retrouver. Inquiet je hâte le pas. Je suis le rythme un moment encore, sentant mes forces me quitter petit à petit, la fatigue s’installer et réclamer son du.

Soudain un cri puissant déchire le silence, je reconnais mon nom, c’est Rorel qui hurle. Il a des ennuis, ils ont des ennuis ! Choqué je m’arrête quelques minutes, puis commence à trotter me débarrassant de ce qui charge mes bras. Augmentant l’allure à chaque foulé, je jette tout le superflu. Inutile de répondre je dois garder mon souffle pour ma course. Malgré ma nyctalopie l’épaisse végétation ne m’offre pas une bonne vue du chemin que j’emprunte. J’arrive soudain sur une vue dégagé, un cheval, un corps recroquevillé non loin, je m’arrète en glissant sur le sol humide, je fini sur le dos les jambes dans le vide.

A coté de moi Rorel, les yeux larmoyants, derrière moi Brume. Ou est Niri ? Que c’est il passé ? J’ai peur de comprendre, mais je refuse de l’admettre.

“Rorel ? Que c’est il passé ? Où … Où est Niri ?”

Sans parler il me montre le précipice, les larmes coulants de plus belles sur ses joues. Ce n’est pas possible je ne le croie pas. Elle n’est pas tombée.

“Niri ! … Niriii ! Reponds moi, Niri !”

Pourquoi je n’étais pas la ? Pourquoi ?! J’aurais pu faire quelque chose.

“Rorel comme ça c’est passé, qui est le responsable ?”

Je sent la colère bouillir en moi, tous ces évènement trop proche et ce dernier. Ce n’est pas possible qui l’a poussée ? Qui est responsable ? Qui dois-je punir pour ça ? Rorel ne reponds pas, le regard vide il fixe l’eau plus bas et est profondément marqué par l’évènement, au moins autant que moi. Je me sens perdu, je ne peux pas croire que c'est arrivé. Le regardant je prends la parole sans vraiment lui parler:

“Pourquoi pas moi ? J’ai déjà tout perdu une fois, la seule chose que je construis à nouveau m’est reprise. J’aimerais tant échanger, prendre sa place. Je chasse des fantômes depuis toutes ces années, personne ne m’attends nul part…”

Les idées toujours peu clair je sais que nous devons agir maintenant. La falaise est trop abrupte pour que je puisse l’escalader, aussi doué que je soit pour l’escalade. Et la contourner est long. Nous devons tenter, nous devons la récupérer. J’attrappe la main de Rorel et le relève de force. Nous devons agire et agir maintenant, oui la douleur est forte oui elel brouile nos pensées mais tant qu'il me reste un peu de lucidité je dois prendre les bonnes décisions.

“Lâche moi ! Laisse moi !”

Il se débat et tente de se soustraire a ma prise mais c'est peine perdu, ses mouvement désespérés ne changent rien. Je le tient fermement et l'amène à m'écouter.

“Je partage ta douleur, mais ton frère…”

Ses yeux s’emplirent de nouveau de larme. Je ne veux pas laisser Niri mais le courant est plutôt fort en bas, le temps de contourner la montagne. Le pire pouvait se produire s’il n’est pas déjà trop tard. Et lui ne peux aller au devant de son oncle pour récupérer son frère, la tâche me revient donc.

La gorge et les dents sérrés j’ajoute :

“Je pense qu’elle aurait voulu que ton frère soit sauf. Monte a cheval et retrouve la. J’achèverais ce que nous avons commencé, ton frère rentrera à Fort-Froid”

Ce faisant j’avais posé mon front contre le sien. Uni dans la douleur, ces paroles sonnent comme un pacte. Une condition à mon retour dans une ville. Un serment que je prète aujourd’hui. Je m’engage a sauver son frère si il retrouve Niri.
Le regard brillant d’un maigre espoir retrouvé il me répond par un signe de tête enfourche sa monture et part d’un pas rapide. *Fait attention à toi Rorel*

Un nouvel objectif en tête, je me concentre dessus afin d’éviter de trop penser. J’aurais tout le temps une fois cela fini. Je rassure Brume avec quelques caresses à l’encolure et quelques mots et je pars en direction de chez l’oncle de Rorel déterminé à en finir avec cette triste histoire au plus vite.

•°•.•°•
Filbert est rentré chez lui, un mercenaire seul à survécu et les paroles du petit n’ont pas eu grande valeur devant la garde de Fort-Froid. La rumeur raconte qu’un Eladrin est sorti de l’ombre pour les emporter un a un dans les ténèbres, sans questions et sans mots. Un massacre, des exécutions sordides de la part d’un homme sans remords.
Bien sur j’avais demandé à ce que l’on me remette Filbert sans histoire, bien sur je leur avait demandé de déposer leur armes et il est certain que le remord me ronge encore aujourd'hui... J’ai ordonné à l’enfant de galoper jusque Fort-Froid sans regarder derrière, ce qu’il a fait pendant que je retenais les mercenaire restants.
Le lendemain des gardes sont arrivés, cherchant un Eladrin seul et certainement blessé. Je me suis caché le temps qu’ils passent. Depuis je bats la campagne, recherché par la justice des hommes.

J’ai encore une chose à faire, je dois rendre Brume à sa propriétaire.
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