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 Périple d’un Aigle et son rejeton [En route pour le Nid]

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Lilith Perce-Neige
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Âge : 36
Philosophie : Égalitarisme
Divinité(s) : Veilleur de Litrish
Faction ou Clan : La confrérie des rapaces

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Races: Tiefflin
Réputation:
190/5000  (190/5000)
Adage: Nos actions définissent qui nous sommes, pas nos origines. Prend garde, rien n'échappe au Gardien des plaines de l'Astral.
MessageSujet: Périple d’un Aigle et son rejeton [En route pour le Nid]   Dim 27 Avr 2014 - 22:38

Cela fait maintenant trois jours et trois nuits qu’il me suit, il est tenace, tenace mais pas très doué en filature. Au départ j’ai cru qu’il s’agissait d’un simple voleur, mais je crois comprendre que ce n’est pas mon or qu’il convoite, mais plutôt moi. Il est jeune, mais pas trop, j’ai aperçu des dagues enfouies sous le cuir et la fourrure et leur façon de refléter la lumière indique qu’elles n’ont jamais servi. Je devine aussi une envie mal contenue de se dévoiler, il entend donc me demander quelque chose qui lui tient à cœur, et qu’il patiente ainsi malgré tout démontre son désir d’être à la hauteur.

La nuit tombe et je ne souhaite pas qu’il prenne froid sous le couvert des arbres sans feu de camp pour se réchauffer, je vais donc l’inviter à me rejoindre sous peu. J’avance depuis deux heures environ à un rythme plutôt lent aux côtés de ma brave monture à la robe éthérée. Je ne suis pas pressée, je prends donc la peine de marcher un peu pour lui permettre de reposer son dos avant le long voyage qui nous attend. Ma longue cape sombre ondule et virevolte au gré du vent et de ses humeurs tandis que mes yeux écarlates balaient l’horizon à la recherche d’un emplacement à l’abri du vent afin de monter ma petite tente.

Une fois un lieu potentiel repéré, je m’assure de ramasser quelques morceaux de bois et branchage pour entretenir les flammes pour au moins deux ou trois heures puis je me dirige vers le petit vallon qui a su attirer mon attention. Une fois que j’ai terminé de retirer sa selle je débarrasse ma majestueuse Orphéliss de sa bride en lui murmurant quelques mots à l’oreille. 

Sans plus attendre elle fait demi-tour et se dirige vers la forêt quelques centaines de mètres plus loin puis disparait de mon champ de vision. Un bref moment plus tard des jurons se font entendre puis ma jument réapparait à reculons en tenant la cape du jeune homme dans sa gueule. Je siffle, elle lâche prise et il replace ses vêtements avant de poser sur moi un regard à la fois surpris et soulagé.

« Quel est ton nom, Norpalien? »

Il hésite mais me répond tout de même d’une voix forte et mûr. Il ne me craint pas à cause de mon apparence, il a peur de me décevoir.

« Philbert madame, Philbert Fablenuit! »

Son nom m’inspire, je souris.

« Alors, Philbert, qu’attends-tu pour me rejoindre?! Empare-toi donc de quelques branches au passage, je t’en serai gré. Allons!»
 
Les heures passent tandis que j’en apprends davantage sur ses intentions, intentions qui ne me surprennent guère d’ailleurs. Lors de mon bref passage dans son village il aurait entendu des gens parler de moi et de ma fonction au sein de la Confrérie, il a donc sauté sur l’occasion et m’a suivi.

« Il se fait tard, demain tu pourras me montrer ce dont tu es capable mon cher Philbert et nous verrons. Accompagne-moi jusqu'à la capitale et si tu réussis à me convaincre, je m’assurerai que tu intègres la Confrérie. Ça te va? »

« Vous ne savez pas à quel point! Je serai honoré de voyager à vos côtés madame. »

« Appelle-moi Lilith. »  
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Lilith Perce-Neige
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MessageSujet: Re: Périple d’un Aigle et son rejeton [En route pour le Nid]   Lun 28 Avr 2014 - 17:30

« Alors ? »

Je prends quelques instants pour faire le tour d’Orphéliss, tirant ci et là afin de vérifier la qualité du travail effectué.

« Je dois avouer que je n’ai jamais vu qui que ce soit seller une bête si rapidement sans que cela n’abime le résultat. Es-tu fils de palefrenier, d’agriculteur, de fermier ? Tu sembles en très bonne forme physique. »

Je m’approche de lui pour soutenir son regard d’émeraude en attendant sa réponse.

« Mon père, paix à son âme, s’occupait d’élever et de dresser des groupes de molosses de guerre pour le compte du seigneur Jerodian. Mon rôle était d’aider les chiens à développer leur puissant odorat et à devenir de fiers pisteurs. Il a fallu quelques temps avant que les chiens me reconnaissent comme leur meneur…»

Il soulève son chandail dévoilant une large cicatrice au niveau des côtes. Je prends note de sa musculature développée au passage. Il n’est pas très grand pour un sudiste mais ce jeune est robuste.

« Je vois. »

« Mais depuis la mort de mon père le roi a repris ses molosses ainsi que ses droits sur notre terre alors voilà, plus rien ne m’attend désormais, même pas un toit…Mais ne pensez pas que je m’apitoie sur mon sort, je suis heureux d’être libre. »

Il est déterminé, cela se sent à des lieux à la ronde, mais il est encore un peu naïf. Ma jument le pousse gentiment avec sa large tête, elle l’aime bien elle aussi.

« Être libre peut être contraignant, sache-le. Il est temps de partir, attrape ton paquetage cher Philbert, avec de la chance nous pourrons atteindre Eaux-vives avant que la tempête ne s’abatte sur la lande. »

« Une tempête? Mais le ciel est radieux!»


Trois heures plus tard nous devons nous arrêter avant de dévier de notre itinéraire puisque la neige et le vent s’accordent pour voiler l’horizon dans sa totalité, je ne vois pas à plus d’un mètre devant moi. Sans pouvoir distinguer quoi que ce soit, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser ma monture et le tissu rigide de ma tente pour nous abriter. Le froid ne m’inquiète mais puisque ma peau surnaturelle l’empêche de passer en grande partie, mais mon jeune compagnon ne jouit pas d’une telle chance.

J’ordonne à Orphéliss de se coucher puis nous prenons place le long de son flanc dos au vent avant de nous couvrir tous les trois avec cette couverture improvisée.

« Comment avez-vous su? »

« Simple intuition féminine Philbert. »

Il sourit et je fais de même tandis que les bourrasques se fracassent sur ma brave jument qui patiente sagement, elle n’en est pas à son premier blizzard.


Il se fait tard mais nous sommes finalement arrivés et donc le reste m’importe peu. Je pousse la porte du Gobelin malin suivie de près par mon acolyte. L’endroit est plutôt calme et un doux fumet flotte dans l’air, l’auberge a sans doute une nouveau propriétaire. Je retire ma cape que je pose sur une chaise avant de me défaire de mon fourreau dorsal contenant ma fidèle claymore. Nous choisissons une table propre et exempte d’ivrognes endormis et bien vite une dame d’âge mûr vient quérir notre commande. En levant les yeux vers moi elle sursaute, mes cornes et mon regard de braise semblent l’incommoder. Cependant ce n’est pas mon cas.

« Si cette odeur divine provient de votre plat du jour c’est ce que je prendrai chère madame. Ainsi qu’une grande choppe d’eau, merci. »

Elle lève les yeux au ciel avant de les poser sur Philbert qu’elle dévisage, j’en suis presque mal à l’aise. Visiblement elle le trouve à son goût, mais cela ne calme pas ma soif, je me racle donc la gorge pour souligner mon impatience. Elle revient finalement à elle, prend bonne note de ses désirs gastronomiques avant de filer non sans lui adresser un clin d’œil. Je souris, mais le jeune homme soupir de soulagement.

« Si j’étais toi je dormirais avec mes dagues sous l’oreiller et j’installerais une chaise sous la poignée! »

« Encore cette intuition féminine? Pas la peine de répondre, je me fie à vous. »

« Tu auras donc appris une leçon importante aujourd'hui, félicitations, gueule d’ange. »

Je m’attends à le voir répliquer, boudeur, mais il se met à rire. Il possède une attitude propice à l’apprentissage, cela me plait. Nous dînons quelques minutes plus tard puis allons trouver nos chambres respectives et nos lits bien mérités. Quant à moi je prends le temps de méditer, de faire ma prière du soir, de me débarbouiller un peu puis je m’endors finalement. Fort-froid n’est plus très loin à présent.
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MessageSujet: Re: Périple d’un Aigle et son rejeton [En route pour le Nid]   Dim 4 Mai 2014 - 20:38

Nous chevauchons depuis près d’une heure et je savoure chaque rayon de soleil qui vient effleurer ma peau les yeux fermés et le menton relevé vers le ciel tandis que mes cheveux voguent au gré du vent frais. Mon jeune ami me raconte tout ce qu’il sait à propos de la forêt, des bêtes et ce avec un enthousiasme non feint tout en guidant ma belle Orphéliss. Désireuse de profiter du voyage comme il se doit je lui ai laissé les guides, chose à laquelle il ne s’est pas opposé, au contraire.

Soudain il se tait sans prendre la peine de terminer sa phrase puis il oblige la jument à s’arrêter tout doucement. Ne sachant ce qui le perturbe je préfère m’attarder à son comportement qui m’apparait alors très éloquent. Un silence perturbant s’est installé, quelque chose cloche. Puis une volée d’oiseaux s’envole brusquement nous faisant tous trois sursauter. Un craquement plus tard l’adrénaline prend le relais et j’attrape Philbert par les épaules pour l’entraîner avec moi dans ma chute du côté gauche de notre monture. Nous heurtons durement le sol, la neige n'a été d'aucun secours cette fois-ci. Le sifflement caractéristique d’une flèche accompagne notre chute, nous l’avons échappé belle.

« Orphé, cours! »

Elle s’exécute sans attendre alors que fusent d’autres projectiles. Nous rampons de l’autre côté de la route pour nous mettre à l’abri derrière les arbres, heureusement qu’ils sont très gros par ici. Les assaillants ne tardent pas à se montrer, je soupire de découragement devant leur requête.

« Hey, saloperie de démon, sors de là qu’on s’occupe de toi! Et toi le jeune, si tu te montres gentiment et que tu nous files ton or on te laisse tranquille, t’as ma parole blondinet, c’est pas après toi qu’on en a! Pas vrai les gars?! »

Je distingue quatre voix, mais je dois jeter un coup d’œil pour m’en assurer. J'avais bien raison, je fais part de leur nombre à Philbert qui semble très concentré malgré le danger et la surprise, cela m’étonne et me réjouie. À cette distance mon arme ne m’est d’aucune utilité alors autant l’oublier pour le moment et je n’ai pas mon arc, il est accroché sur Orphéliss. Les mécréants s’impatientent.

« Grouille-toi ou on vient te chercher! Et dans ce cas-là il se peut qu’on décide de t’abîmer un peu avant de t’achever, monstre! Sortez!! »

Mon acolyte attend patiemment mes instructions en soutenant mon regard écarlate, peu osent en faire de même. Je fais le tour de notre maigre inventaire avant de m’adresser à ce vaurien qui regrettera d’avoir emprunté cette voie.

« Laissez-moi en vie et je ferai ce que vous voulez, une femme telle que moi vous sera utile, je vous en prie! »

Je fais un clin d’œil à ce cher Philbert qui me sourit, confiant. Rapidement et silencieusement je lui fais part de mon plan attendant la réponse du bandit. Le moment est venu pour le Norpalien de me démontrer ses capacités.

« C’est ce qu’on va voir. Viens vers nous les mains en évidence, créature. »

Je m’exécute lentement tandis que je découvre leur visage et que je fais le compte de leurs armes. Deux archers dont un prêt à tirer et deux adeptes de l’épée. Ma concentration s’intensifie à chacun de mes pas, je sens une chaleur que je connais bien s’installer en moi. Bientôt elle atteindra son paroxysme.

« C’est ça ma jolie, avance, et fais pas l’idiote. »

Je me tiens désormais à moins de deux mètres des quatre vagabonds, je perçois leur puanteur d’ici, quelle classe. Le meneur s’approche tandis que l’archer se détend quelque peu, c’est bien. Nos regards se croisent et il comprend bien assez tôt qu’il s’est fait prendre comme un gamin. J’expire et l’énergie accumulée se répand dans tout mon être, ma dévotion est une fois de plus récompensée.

J’attrape son bras d’un geste vif et l'oblige à lâcher son épée, il pousse un cri de fillette lorsque j'applique une certaine pression sur son poignet. Je le force ensuite à se retourner puis je le plaque contre moi une dague étincelante posée sur sa gorge. J’espère ne pas avoir en m’en servir. Les bandits font un pas en avant l’arme au poing mais se ravisent aussitôt.

« Sale...chienne! » crache mon otage avec peine.

« Voyez comme votre patron est brillant, mais qu’en est-il de vous? Jetez vos armes. »

Je ne vois même pas l’utilité d’élever la voix, ils comprennent semble-t-il et obtempèrent sans broncher. Soudain leur regard s’attarde sur quelque chose derrière moi, ça ne sent pas bon. Je me retourne pour tomber nez à nez avec un cinquième truand qui me regarde hébété avant de s’effondrer avec la deuxième lame de Philbert enfoncée entre les omoplates. Profitant de ma distraction les trois loyaux gredins détalent comme des lapins, grand bien leur fasse. 

Je retiens toujours fermement le bandit qui gigote de temps à autres. Mon ami s’approche avec ma lourde épée et je le remercie d’un hochement de tête accompagné d’un sourire franc. Il s’agenouille près du cadavre pour retirer sa dague mais hésite un instant. Sans doute est-ce la première fois qu’il tue un homme. Je lui laisse donc le temps de s’exécuter avant de m’adresser à l’homme encore sous mon emprise.

« C’est regrettable, mais il avait choisi cette vie comme tu l’as toi-même fait. »

« Vous allez quand même pas me tuer et laisser mon cadavre aux bêtes, hein?! J’ai de l’or au campement, je peux vous montrer! Soyez sympa…»

Je le sens qui tremble contre moi, il ne me ment pas.

« Si tu tentes quoi que ce soit tu mourras. Cher Philbert, aurais-tu l’amabilité de fouiller ce monsieur, ses armes ne lui sont plus utiles. »

« Bien sûr madame. »

« Lilith. »

« Pardon, oui, Lilith. »

« Tu vois quand tu veux. »

Je lui souris puis il vérifie que le gredin n’a rien qui puisse nous nuire sur sa personne. Le Norpalien secoue la tête puis je relâche l’homme qui me remercie avant de prendre les devants. Nous marchons moins de cinq minutes avant d’aboutir audit campement de fortune. L’or ne m’intéresse pas mais je me félicite d’avoir accepté de venir jusqu’ici. Devant nous, une cage. À l’intérieur, un petit bonhomme de sept ou huit ans tout au plus. Il est bâillonné et ligoté, seules ses larmes crient leur désespoir en silence.

« Ouvre cette cage, monstre, maintenant! »

Cette fois mon ton n’a rien de tendre, la colère en moi gronde et ma mâchoire se serre. Il ferait mieux de s’exécuter.

« Oui, tout de suite…»

Je peux sentir sa peur désormais tout comme il ressent la violence que je peine à contenir. Il fouille dans un sac, déniche la clé et s’empresse d’ouvrir la prison de métal. Philbert s’approche doucement pour ne pas effrayer l’enfant avant de le prendre dans ses bras. Tandis qu’il l’installe près du feu tout en lui retirant ses entraves, je décide du sort de cet homme apeuré devant moi.

« Entre dans la cage. »

« Quoi mais attendez c’est pas sérieux! »

« Entre dans la cage!! »

Cette fois je montre les crocs en faisant un pas vers lui les poings serrés, il perd pied en sursautant avant de ramper à l’intérieur de la fameuse cage. Je ramasse la clé dans la neige avant de refermer la porte puis le cadenas.

« Crois-moi, tu y seras bien plus en sécurité, crapule. Que le sort te soit favorable puisque je ne le suis pas. Puisses-tu trouver le chemin de la rédemption. Adieu. »

Il jure, rage et hurle mais nous sommes déjà en marche vers la route. Le petit s’accroche fermement à Philbert tandis que nous déambulons en silence. Il me jette des regards inquiets alors je lui souris légèrement pour le rassurer. Cependant il retourne se réfugié dans le cou de mon ami, je n’ai jamais de chance avec les mômes. De retour où notre voyage c’est brusquement arrêté, je siffle et après quelques instants ma chérie aux yeux bleus apparait et se dirige vers nous. 

Nous installons le petit garçon sur son dos avant de lui donner de l’eau et de quoi manger. Il ne semble pas blessé ou frigorifié, c'est déjà ça. Cela ne m'empêche pas de déposer ma chaude cape sur ses petites épaules, ce qui me vaut cette fois un sourire timide, ça aussi c'est déjà bien. Le prochain village n’est pas loin, avec de la chance ses parents s’y trouveront. Je lève les yeux vers les nuages et je remercie mon dieu de nous avoir envoyé ses bandits, sans quoi nous n’aurions pas pu secourir cet enfant. Litrish est juste, une fois de plus.
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