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 Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]

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Thaom Melcrudak
Fondatrice/Chef du clan Ours-hurlants
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MessageSujet: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Dim 13 Avr 2014 - 22:22


Nuit du 13ième jour d’Autron, 16ième année de l’ère du Second souffle
Quelque part dans la Jungle noire
 
Je n’avais jamais été de celles que l’on attendait, même ma naissance avait été un accident, mais quel accident tout de même. Cette nuit ne serait pas différente des autres, personne ne m’espérait mais j’avais tout de même le culot de me pointer, de me pointer pour reprendre ma place parmi les miens. Ils n’avaient pas oublié leur Maîtresse de guerre, mais le clan était privé depuis plusieurs mois déjà d’un de ses meilleurs atouts, il était temps de rectifier la chose.

De ce que j’avais entendu, mes frères et sœurs se débrouillaient bien mais sans plus. Le chef était sur le point d’être défié puisque l’âge le rattrapait comme il le fait avec nous tous, mais je ne serai pas parmi les prétendants, ma place me convenait amplement. Loin des confrontations et des décisions trop houleuses, le combat comme seul maître, le statut de chef n’avait rien à m’apporter puisque j’avais déjà tout ce dont une Orc pouvait rêver.

Pourtant mon long périple en terre humaine m’avait profondément chamboulé, je voyais les choses sous un nouvel angle, comme si ma bestialité avait été tempérée bien malgré moi par mes nombreuses rencontres. Au début je luttais, tentant désespérément de conserver ma rage et ma rancœur pour les autres peuples, mais leur ouverture d’esprit et leur compréhension à mon égard étaient venus à bout de moi. Ce soir toutefois il n’y avait pas de place pour la faiblesse d’esprit et les élans du cœur, Thaom Melcrudak rentrait à la maison.

[…]
 
« Je vous crois sans peine lorsque vous me dites tout ça, ce sont vos compères qui font fichent la trouille!! On parle d’Orcs, de vrais Orcs, pires encore que ceux que nous avons croisés hier…Jamais je n’aurais dû accepter de vous accompagner jusqu’ici, sauf votre respect madame Thaom.»

Achevant de trancher les larges feuilles devant moi, je me retournai vers ce cher froussard de Rikard arborant une expression impassible.

« Le pire qui puisse t’arriver, Varakirois, c’est moi alors ramasse ce qui te reste de courage et ne traine pas. Arrête de t’en faire, personne ne touche aux insignifiances dans ton genre, sans vouloir te vexer. Tu es, en théorie, l’esclave d’une Maîtresse de guerre, tu es MA propriété et personne ne touche à mes affaires. C’est bon, on peut y aller? »

Il soupira et son regard timide alla se perdre dans les fougères au sol. Je devais apprendre à lui parler avec un peu plus de tact, après tout il était mon allié, mon ami désormais. Depuis cette mission en Norpalie où j’avais surpris sa bande à faire la contrebande de Frivoles, je ne pouvais me lasser de son attachante compagnie. Il était un bandit talentueux et un orateur adroit lorsque venait le temps d’escroquer et de mentir. Lorsque je me forçais pour être aimable, nous pouvions passer de longs moments à rigoler sur la route, c’était un bon gars. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’avais insisté pour qu’il vienne risquer sa vie dans la jungle des Orcs, mais il était un peu tard pour reculer.

« Tu sais que j’assure toujours tes arrières, voleur, comme tu assures les miens. Je vais te présenter de jolies filles qui sauront s’occuper de toi, enfin, dans le bon sens du terme! Si ça peut te rassurer, je peux sentir les doux relents du temple et la sueur des miens, humm comme ça m’a manqué tout ça! En avant vile canaille ! »

Quelques mètres à peine plus loin nous tombions sur une voie dégagée menant directement au temple. J’étais nerveuse, heureuse et remplie de fierté d’être de retour d’un si long voyage qui m’avait tant appris. Bien entendu ces abrutis n’en comprendraient pas la moitié mais peu importait, il me tardait de dévoiler mes découvertes à ce vieux chaman gris, s’il était en vie.

Enfin j’aperçu une première tête verdâtre, puis une autre et encore une autre, leur face de limace n’avait jamais été si belle. Je bombai mon opulente poitrine en leur souriant fièrement alors que nous avancions vers les grandes portes menant dans les entrailles même du temple ancestral. Comme prévu les individus n’avaient d’yeux que pour moi, ignorant totalement le bandit à mes côtés et c’était sans doute mieux ainsi. Deux armoires à glace sortirent de nulle part dans l’intention de nous arrêter et de nous force à rendre des comptes, j’entendais bien les remettre à leur place.

« C’est quoi cet insecte que tu nous ramènes? Si c’est pour dîner file-le moi j’vais aller le préparer!»

« Melcrudak! Bienvenue maîtresse, ça fait cruellement longtemps!» fit le second gaillard en mettant un genou à terre vraisemblablement honoré de ma présence.

Voyant que le premier restait là la bouche entrouverte il lui asséna un coup sur le tibia en conservant sa position de soumission. L’abruti s’empressa d’imiter son homologue en baissant la tête tout en exécutant la révérence d’usage.

« Relevez-vous, soldats. Vous me rendez malade avez vos bassesses ! » m’écriai-je en guettant leur réaction. 

Ils s’exécutèrent sans un mot attendant mes instructions. Je leur souris avant de les serrer férocement dans mes bras ce qui acheva de les troubler.


« Je vous fais marcher les gars, c’est bon de voir que rien n’a changé à mon absence pourtant! Ha ha ha ! Allez, menez-nous donc à Krag'Herg, je dois lui dire que je suis de retour et lui prêter allégeance de nouveau. »

Les épaules tendues de Rikard se relâchèrent finalement lorsque il se rendit compte qu’il n’avait plus rien à craindre, et pour cause, il n’était plus au menu, pour l’instant.

[…]
 
Les murs couverts de végétation, les odeurs enivrantes des petits plats traditionnels, les chutes d’eau et l’activité du temple me rappelaient mes plus beaux jours de jeunesse. Comme il faisait bon être chez soi! Après ma brève rencontre empreinte de formalités avec ce vieux débris de chef, j’étais allé savourer mon lit et le confort de ma hutte tout en profitant de mon passage sur la place du marché pour laisser mon ami aux bons soins d’une de mes lointaines cousines. 

Désormais il ne restait qu’un Orc à saluer et c’est d’un pas lent et assuré que je me dirigeai vers la fameuse tente du chaman. Des cris et des bruits d’entraînement retinrent cependant mon attention avant même d’apercevoir son propriétaire. Arrivée à destination je surpris Türtüma assit à l’extérieur de sa tente, ce qui n’arrivait pratiquement jamais, à faire la leçon à une personne que je reconnus sans peine. Armée que de sa concentration, elle effectuait des mouvements de combat utilisés au corps à corps tout en écoutant le sorcier qui avait le nez dans un de ses nombreux grimoires de magie.

Elle était encore plus athlétique qu’à mon départ et ses longs cheveux bruns étaient trempés par l’effort. Dès que ses iris cendrés percutèrent les miens, nous sûmes toutes deux que nous avions changées. Son visage sérieux et rageur découlant de cette session de combat laissa finalement place à un sourire chaleureux tandis qu’elle s’approchait avec énergie.

Alors que nous nous retrouvions, je songeai à ce jour passé où j’avais eu la chance de la sauver. C’est sans doute ce jour-là que mon cœur de pierre avait reçu sa première entaille tandis que je découvrais son petit minois résigné mais sans peur. Je n’étais pas en mesure d’imposer une décision à mon peuple à cette époque, mais je n’avais pas eu à le faire. S’adaptant rapidement et s’intéressant d’elle-même à nos coutumes et notre mode de vie, la petit Eiris avait su se faire accepter sans la moindre effusion de sang.

Habile avec la magie, elle n’avait que peu d’intérêt pour la bataille, mais aucun Ours-Hurlant ne pouvait refuser de se battre. Elle avait donc appris, tout comme moi, à devenir plus forte. J’avais assisté à son passage à l’âge adulte alors qu’elle revenait victorieuse d’un raid que le chef avait désigné comme son épreuve. J’étais son mentor mais aussi son amie, j’avais presque oublié qu’elle était humaine et en ce temps-là, c’était tout un compliment. À bien y penser, nous ne l’attendions pas elle non plus.
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Lun 14 Avr 2014 - 2:48

Voilà donc presque vingt ans que je trainais auprès des orcs et aujourd’hui allait être bon jour, meilleur encore que les précédents car la surprise qu’il me réservait allait être l’une des meilleures de cette douce période. Cependant, ça ne serait pas pour tout de suite ! Une fois l’heure du réveil sonné, le vieux chaman pris sur lui de me secouer, bien entendu, pas bien méchamment, mais il est vrai que j’avais toujours un peu de mal à sauter du lit après une petite nuit bien remplie d’entrainements divers. Une fois fait, comme à mon habitude, je pris sur moi d’aller me prélasser un peu à l’extérieur, savourant un bon repas matinal bien consistant avant de retourner voir le chaman pour lui emprunter l’un de ses bouquins, ayant fini d’étudier le précédent. Vous l’aurez donc compris, la matinée n’allait pas être très mouvementée, cependant, je prenais toujours autant de plaisir à bouquiner les bouquins du vioque. J’étais donc là, pseudo allongée sur un rocher, la tête en bas, en train de lire le contenu du livre (ou devrais-je dire « dévorer » ?) et ce, sans aucune retenue ou condition. Ce n’est qu’après quelques heures, ou je dois l’avouer, je m’étais littéralement perdue dans mon bouquin, en sortant uniquement pour rechercher des positions plus confortables, que le vieux chaman était venu me tirer de ma lecture pour m’imposer un peu d’exercice physique. Bien entendu, cela ne me dérangeait en rien, bien au contraire. Je sautai donc du haut du rocher pour me diriger vers lui, lui refilant le bouquin tandis qu’il m’expliquait en quoi consistait l’exercice du jour. Finalement, il avait pris sur lui de me faire travailler la mémoire, me faisant réciter des parties du bouquin ou d’autres formules de base tandis que je travaillais mon corps à côté.

Une fois l’entraînement terminé, je ne pus m’empêcher de récupérer le bouquin pour retourner sur mon rocher paisiblement. Finalement, à cet instant je n’ai pas énormément bossé, m’accordant un instant de repos, un instant de souvenirs. Je repensais à ma mère, essayant de former ses traits sur mon visage. Je n’étais qu’une enfant à cette époque et je ne pouvais que trop difficilement me souvenir d’elle. En revanche, le visage de la vieille femme m’apparaissait clairement. Que serais-je aujourd’hui sans elle ? Une petite servante dans un temple ou pour un riche salopard qui m’aurait trouvé au bord de la rue ? Allez savoir… en tout cas, c’est uniquement grâce à elle que je suis arrivé à Varak, que j’ai rencontré ma sœur, que j’ai été enlevée et que bien sûr, je suis arrivée ici, dans ce clan qui est finalement devenu mien. Je repensais à la vielle femme, morte sans réellement le mériter, dans le coin sombre d’une ruelle alors que pour moi, elle serait toujours l’héroïne de ma vie. Aussi rêveuse que songeuse, elle était la seule personne à avoir pris sur elle de prendre et de protéger l’enfant que j’étais, même en sachant qu’elle devrait sacrifier le peu qu’elle aurait pour moi. Cependant, j’ai appris à accepter sa mort, car peu importe de quelle façon on le regardait, elle le savait sans aucun doutes depuis le début. Et ma sœur alors ? Bien entendu, elle et moi n’étions pas réellement sœur, mais je me souviens parfaitement de notre amitié, une amitié tellement fusionnelle que si je n’avais pas été enlevée, je serais sans aucun doute encore collée à ses basques ! En parlant de ça, il reste une autre femme dont je n’ai pas parlé, mais une femme tout aussi importante, à sa façon. Il s’agit de Thaom, cette orc à qui je dois d’être encore en vie aujourd’hui et qui, malgré toutes nos différence, est elle aussi devenue une amie chère. Au début, j’ai développé un réel intérêt pour leurs cultures et leurs idées, mais je savais aussi très bien que le contraire pourrait causer ma fin. Finalement, j’ai pris autant de plaisir à m’amuser avec eux, à apprendre d’eux que ce que je l’aurais fait dans une cité humaine, quoi que peut être même encore plus. Thaom été partie du camp depuis un bon moment et je dois bien avouer que cette bougresse me manquait. Le repas du midi se déroula comme celui du matin, sauf que cette fois, j’ai mangé en compagnie du vieux chaman, qui ne cessa de me sermonner encore et encore sur ma « position » de lecture, maintenant que cela ne permettait pas une bonne acquisition des connaissances. Finalement, il se rendait toujours à l’évidence : peu importait ma position, je retenais toujours aussi bien ce que je lisais ! L’après midi se déroula cependant comme la matinée, finalement, mes journées se résumaient souvent très bien à cela : M’entraîner et lire.

Une fois le soir arrivé, épuisée par tout mon entrainement, je fus convoqué par le vieux chef. Il me convoquait parfois pour me questionner quant à mon intégration et mon entrainement et je lui répondais comme toujours que tout se passait au mieux, bien que je commençais ceci dit à rêver moi aussi de voyages, de retrouvailles, de découvertes… mais bon, c’est là le rêve normal de toutes jeunes femmes de mon âge, non ? Après ce petit interrogatoire devenu habituel, arriva le moment du tour de garde ou là encore, je m’étais portée volontaire, arpentant les murs comme j’avais pris l’habitude de le faire avant de profiter de la relève pour aller enfin rejoindre les bras de mon bien confortable lit. (Quelle est cette agréable surprise ? Oups… il semblerait que je me sois trompée de journée, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop pour ce contretemps !) Le lendemain fut aussi difficile que son prédécesseur, mais le vioque avait finalement trouvé un moyen infaillible pour me tirer du lit et croyez moi, je préférais encore en sortir mal réveillée que de sacrifier le confort de mon partenaire de sommeil (toujours le lit !) pour les trois jours à venir ! Alors que je repris, la tête dans le corbillard, la préparation du petit déjeuner, le vioque me convoqua pour quelques exercice matinaux, affaire de bien me réveiller et c’est ainsi qu’à une heure ou je devrais être en train de me réveiller tranquillement dans un coin sombre, savourant ma concoction matinale, il à fallut que celui-ci m’oblige à me concentrer pour de l’exercice physique. Bah, bien entendu sur le coup j’ai un peu râlée, mais vous vous doutez bien qu’une fois le départ lancé, j’avais bien rapidement passé les grands sermons du chaman pour me concentrer sur mes mouvements. Finalement, tandis que j’exerçais mon propre style au son des réprimandes de mon « entraîneur », un visage particulier attira mon attention, un visage qui, à peine vu, avait comblé mon cœur d’une certaine joie et c’est donc dans la continuité d’un coup de pied à la volée qui se voulait dans le vide que j’entamais, un large sourire, une petite course vers mon amie qui était finalement revenue au camp. Bien entendu, le chaman était en train de me rappeler à l’ordre mais déjà que je ne l’écoutais plus vraiment de base, vous vous doutez bien qu’il pourrait être en train de s’égosiller les cordes vocales que je ne stopperais pas mon avancée pour autant, prenant finalement mon amie dans les bras, un moment, avant de la lâcher et d’ouvrir la bouche, lui lançant :


-Thaom ! Je commençais à croire que tu avais fini par te faire tuer au détour d’un chemin !

Bien entendu, mon sourire était devenu légèrement moqueur et elle pouvait sans difficulté lire la sincérité et la joie sur mon visage et puis, elle me connait bien assez pour me connaître ce petit côté taquin et joueur.

-Comment vas-tu, mon amie ? le camp m’as semblé bien vide en ton absence.

Je savais que les orcs n’étaient pas forcément à l’aise avec ce petit côté « proche » mais avec Thaom, pour une raison particulière, je me l’étais toujours permise.


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
"Que tu me craignes ou non.. il vaut peut être mieux que tu gardes tes distances.."
"Fuir n'apporte que la défaite. Il vaux mieux mourir pour ce que nous croyons juste que vivre en servant une cause oubliée"
"Tu sais, quand tu as une vie de chiottes avec sans cesse des batons dans les roues, la seule chose que tu puisse faire... c'est te battre"
"La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire, c'est sourire a la mort"
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Thaom Melcrudak
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Lun 14 Avr 2014 - 16:47


Le temps sembla suspendre sa course alors que je retrouvais cette chère Humaine à la fouge indéniable. Elle me serrait dans ses bras puis je fis de même soudainement secouée par une nostalgie que je ne me connaissais pas. Était-ce dû à ma si longue absence, ou avais-je réellement laissé une partie de moi sur ces terres lointaines qui n’étaient pas miennes…Reculant d’un pas je lui souris en retour avant de répondre à sa question ainsi qu’à son tendre commentaire.

« Moi, morte? Il faudrait une sacrée armée ! Je survis contre toutes attentes, comme ce vieil Orc gris là-bas.» ajoutai-je en pointant le chaman qui était retourné s’installer sur son gros derrière.

« Je vous survivrai tous !!! » s’écria-t-il.

« Bref, me voilà. Tu m’as aussi manqué, la môme. Tu m’as l’air en pleine forme ! Quant est-il de ta magie? Te connaissant, tu as sans doute fais d’énormes progrès. »

Je l’écoutai me raconter ce qu’elle avait accompli en mon absence alors que nous marchions vers la place publique, délaissant du fait même ce vieux croulant de mage. Malgré toutes mes boutades, il savait combien je le respectais, je lui devais beaucoup. En cas de besoin il pouvait toujours compter sur moi. Pendant le trajet qui dura plusieurs minutes puisque nous allions d’un pas lent, s’assoyant ci et là pour poursuivre nos échanges tout en observant la majesté de l’antique sanctuaire désormais envahit par la nature et les Orcs, je lui parlai de Rikard, de la Norpalie, de Varakir, de ma pénible traversée en mer et de ce fier Torpeur.

Elle semblait dévorer chaque détail concernant les autres peuples, leurs grandes villes de pierre et leurs tenues somptueuses. Je voyais bien qu’elle partageait ma soif de découvertes, de voyages et d’aventures loin de notre clan, même si nous avions un attachement certain à son égard. Je ne pouvais la blâmer, personne ne le pouvait, une Orc décide seule de son destin et donc de ses agissements. Notre chef voyait d’un bon œil les escapades de certains puisque il en obtenait de précieuses informations sur le monde extérieur et sur les autres clans.

Quant à ma nouvelle monture, ce mystique Volamort,  il n’était jamais bien loin, guettant mes moindres faits et gestes en parcourant le ciel. Eiris avait très envie de le rencontrer et de le monter, je lui assurai que ce moment viendrait bien assez tôt puisque il survolait la jungle et probablement le temple lui-même en cet instant. Je voulais cependant m’assurer que mon ami était toujours en un seul morceau connaissant la force surprenante de ma cousine Ez’narth, alors nous partîmes à sa recherche. Il ne nous fallut que peu temps avant d’apercevoir ce cher coquin de Varakirois qui fonçait vers moi à une vitesse folle. Je compris rapidement qu’il ne faisait pas le poids.

« Madame Thaom, Revoran soit loué vous êtes là! Dites-lui qu’elle n’est pas mon type de femme, enfin si s’en est une! Sans vouloir vous vexer. Oh, bonjour mademoiselle…» dit-il lorsque il découvrit le visage et le corps parfaitement découpé de ma jeune amie.

« Hey, fripouille vicieuse, lève les yeux de là et arrête de baver ! Non mais quelles manières ! Voici Eiris, cette gamine dont je t’ai parlée. Tu vois cette détermination dans son regard? Elle tient ça de qui tu penses, hein? Prend garde à toi si tu oses t’approcher un peu trop, elle a de ces réflexes…»

Un grognement rassembleur retentit alors nous obligeant à répondre à l’appel. Tous les combattants présents dans le temple s’amassaient près de nous devant la hutte du chef qui jaugeait tout un chacun de ses 2,70 mètres de muscles et d’entêtement. Visiblement un truc important se préparait et vraisemblablement j’allais être la première à me jeter dans la mêlée!

« Écoutez, vous tous! Nous retrouvons en ce jour notre Maîtresse de guerre, elle qui revient des territoires hostiles des Humains ! Saluons sa bravoure ! »

Tous levèrent le poing gauche en l’air accompagnant leur geste d’un rugissement empreint de respect et de reconnaissance. Ce sentiment d’unité m’avait terriblement manqué, je me sentais complète à nouveau. Leur visage dur et leur gueule de guerriers témoignaient de leur force et de leur expérience, il me tardait de les commander de nouveau.

« Une centaine d’Orcs vagabonds tentent de prendre racine tout près d’ici, ils chérissent l’espoir de nous rejoindre. Thaom mènera une troupe de 50 patrouilleurs vers leur camp afin de leur secouer les puces. Les plus vigoureux et forts reviendront avec vous et seront accueillis en frères, quant aux autres ils seront bien mieux morts que provisoirement en vie! Telle est ma volonté en ce jour, revenez glorieux ou crevez l’arme au poing!! »

Sur ce, notre chef s’en retourna dans sa tente où l’attendait son lot de femelles bien en chair. Je me retournai vers mon amie dans l’intention de quérir sa réaction. Sa décision ne tarda point tandis que Rikard soupirait de nouveau en proie à un découragement sans précédent. J’avais bien entendu très envie d’affronter ces gaillards mais quelque chose en moi m’empêchait de savourer pleinement cette nouvelle mission. Le sens même de cet ordre m’échappait, comme si la violence et la domination ne me suffisaient plus, comme si leur insignifiance se dévoilait à moi en ce jour dont je rêvais depuis des semaines.

[…]

Mon groupe s’était rapidement constitué puisque mes plus fidèles soldats s’étaient rapidement portés volontaires. Je leur ordonnai d’aller se préparer à l’armurerie avant de me rendre de nouveau chez moi aux côtés d’Eiris et du frêle bandit. Dans ma hutte il serait en sécurité et il pourrait se reposer en paix pendant que nous, féroces guerrières, allions défoncer des crânes de créatures inférieures. J’allais rapidement pouvoir expulser la rage confuse qui grandissait en moi tout en partageant une bonne bataille éclaire en compagnie de ma môme préférée.

L’heure du repos et des retrouvailles amicales était déjà loin derrière alors que nous nous dirigions vers l’emplacement supposé du camp des vagabonds. Notre course se déroulait dans le plus grand des silences et comme à son habitude la jungle camouflait nos tragiques intentions à l’approche du village de fortune. Je sentais la bête revive en moi, le goût du sang remonter dans ma bouche et mon cœur se durcir pour m’éviter quelque remords que ce soit. Ma troupe encerclait désormais sa cible. Je lançai un dernier regard confiant à mon amie près de moi avant de donner l’assaut, brandissant mes haches vers le ciel où planait ma sombre monture.
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Mar 15 Avr 2014 - 7:04

Une armée, hein ? On retrouvait bien là la grande fierté orc et je ne pouvais qu’être d’accord avec elle. Elle avait déjà participé et aidé à mes entrainements et je devais bien avouer que la dernière fois encore, je ne faisais simplement pas le poids. En revanche, la réaction du vieux chaman m’arracha un sourire amusé, si lui mourrait après moi, je serais prête à me priver de lecture tellement ça me semblait improbable ! Ce sont d’ailleurs les deux seules personnes qui peuvent faire une allusion au fait que je soins moins forte ou encore plus jeune dans tout le camp sans que l’envie me prenne de leur offrir une magnifique petite correction ! Sans réellement, qu’un mot ne se prononce, elle avait repris la marche et je l’avais instinctivement suivie, l’écoutant, écoutant ses questions et prenant bien entendu le temps d’y répondre :

-Ma magie se porte assez bien, j’ai pris un peu plus de temps que prévu à retenir toutes les plantes possibles et répertoriées, du coup, je m’apprête enfin à me lancer dans la conversion des effets « physiques » en effets « magiques ». Je t’avais déjà parlé de mon projet tu te souviens ? Cela permettrait une grande avancée dans tout ce qui est médical ! Au lieux de perdre son temps sur le champ de bataille à passer une pommade ou encore à panser les blessures d’un blessé, il me suffira simplement de lancer l’effet magique directement sur la personne que je compte soigner !

Un sourire franc se trouvait sur mes lèvres, comme à chaque fois que quelqu’un démontrait un intérêt pour mes propres recherches. Bien entendu, j’avais aucune intention de me spécialiser dans les soins uniquement, mais j’avais vu bien trop de mes proches se retrouver blessés ou morts car ils tentaient d’aider un allié blessé. Avec ma technique, je pourrais leur venir en aide sans même quitter mon adversaire des yeux et de la lame, ce qui règlerait beaucoup même de soucis ! Bien sûr, ça ne vaux pas un véritable sort de soin, mais je n’en suis malheureusement pas encore là. Mon enfance n’avait pas été qu’un simple apprentissage de tous les types de plantes mais de tout ce qui pouvait composer la nature et ses habitants proches, donc principalement les animaux. Bien que le vieux chaman soit principalement un mage gris, il possédait par chance de très grandes connaissances sur la nature elle-même et cela m’avait permis de gagner sans aucun doute ce qui représenterait normalement de nombreuses années supplémentaires de dur labeur acharné, ce qui m’avait concrètement permise de me donner encore plus sur le domaine de l’entrainement au combat. Elle repris ensuite la parole, venant m’expliquer ce que j’avais à savoir sur son voyage, me racontant les contrées, les autres humains, me parlant de l’un d’eux qu’elle avait ramenée avec elle ainsi que sa monture des airs, ce qui finit bien entendu d’éveiller ma curiosité, me poussant à lui dévoiler mon souhait de moi aussi pouvoir sentir l’air sur ma peau. Au plus elle parlait, au moins je parvenais à contenir mon excitation et mon désir de voir tout cela moi aussi. Mon excitation fût cependant ramenée à la réalité lorsqu’un homme vint à bonne allure se réfugier face à Thaom, lui demandant de l’aide avant de changer radicalement de manières face à moi. L’homme, bien que visiblement devenu guilleret fut simplement et purement ramené à la réalité par mon amie, qui ne manqua en rien de lui apprendre que les apparences sont parfois plus dangereuses que ce que l’on pourrait le penser initialement. C’est cependant avec un léger sourire amusé que je pris sur moi de répondre à ses salutations, plus intriguée qu’autre chose face à la vision d’un autre homme dans ce camp. Le grognement de rassemblement retentit donc finalement, attirant notre attention jusqu’à la hutte prévue à cet effet tandis que le chef pris la parole.

L’orc témoigna son respect d’une manière simple au retour de notre chère Thaom, qui fut accueillie comme il se doit par les cris et l’unité de ce clan si bien formé. Bien entendu et vous devez sans aucun doutes vous en douter, j’ai bel et bien fait partie des premières personnes à acclamer ce retour. Le chef fit comme d’habitude, il donna ses ordres et bien entendu, je suivrai Thaom sans témoigner d’aucun doute ou d’aucune hésitation car au final, ces deux mots ne faisaient simplement plus partie de mon vocabulaire. Notre groupe fut rapidement comblé par la présence des meilleurs guerriers qui avaient toujours suivi Thaom, ce qui ne manqua pas de m’assurer notre victoire, rien ni personne serait sans doutes un jour capable de passer sur leur grand corps verdâtre ! Alors que je suivais Thaom jusqu’à sa tente, je pris sur moi de me diriger rapidement vers celle du vieux chaman afin d’y récupérer mon propre équipement (à savoir un grand bâton solide que le chaman m’avait offert lorsque j’avais accompli mes premières réussites en magie et une épée, forgée spécialement pour moi qui était la seule humaine considérée comme membre du clan). Il ne me fallut ceci dit que très peu de temps pour revenir, bâton dans le dos et épée à la ceinture, prête à en découdre et à tuer.  Peu de temps après, nous étions partis en direction du camp en question. Tandis que mon esprit vagabondait, perdu dans la nature qui nous entourait, comme si je redécouvrais encore chaque parcelle de ces terres. Vous me direz, j’ai aussi eu l’avantage de grandir et d’apprendre à connaitre la nature se trouvant dans la foret la plus dangereuse de notre bas monde, si j’en croyais les mots du vieux chaman. Bien entendu, plusieurs fois dans mon apprentissage je me suis retrouvé dans des situations dangereuses et s’il n’avait pas été là pour me soutenir et me soigner, je serais sans doute déjà morte d’un quelconque poison depuis bien longtemps. La réalité finit cependant par me rattraper tandis que nous arrivions à proximité du camp, je savais comment Thaom fonctionnait et je savais qu’elle en savait autant pour moi, mon geste simple de grimper sur un arbre, sans demander mon reste pour en descendre quelques instants plus tard, avec une agilité avec laquelle j’avais apprise à communier, n’aurait donc aucune répercutions particulière. Je m’approchais alors de Thaom calmement, venant lui expliquer qu’ils étaient majoritairement occupés  de leurs côtés et qu’ils ne s’attendaient visiblement pas à une attaque possible de notre part, c’est tout juste si ils pouvaient s’imaginer notre présence. Dans un sourire simple, je n’eus qu’une seule question à ajouter à l’encontre de Thaom


-Et bien chef, veux tu que j’aille leur secouer les puces pour les préparer a votre arrivée surprise ou on leur charge simplement dans le tas et on les écrase ?

Je n’avais plus qu’à attendre sa réponse, et à me préparer à foncer. J’avais une manière très à moi de leur secouer les puces, très rapide et simple, peut être aurez vous l’occasion de le voir et assisterez vous à une bien drôle embuscade !


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Thaom Melcrudak
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Ven 18 Avr 2014 - 20:34

Les ordres étaient donnés, je m’élançai donc vers la cible la plus importante, le reste de l’assaut en dépendait. L’ombre démesurée que projeta ma monture ailée lors de son passage alerta le groupe d’Orcs, mais rien n’aurait pu me faire dévier de ma trajectoire. Il me sembla que le temps avait ralenti sa course sans pour autant interrompre la mienne et tandis que je contournais habilement les crétins ahuris, l’étau se resserrait sur ma proie. Je voyais des yeux écarquillés, des gueules saisies par une béatitude ridicule, de la salive expulsée par ceux qui rugissaient à mon passage, autant de choses qui m’avaient manquées pendant mon voyage, même si les Norpaliens étaient difficiles à égaler.

Ma main droite consolida son étreinte alors que ma première hache s’abattait violemment entre les omoplates de celui que nous avions identifié comme le chef de la horde. Les secondes elles-mêmes n’osaient quitter leur stupeur, mais ma cible elle hurlait de douleur et de surprise. Je pivotai afin de soutenir son regard avant lui ôter la vie. Auparavant je me délectais de ces derniers instants, mais en ce jour je n’éprouvai aucun plaisir lorsque son regard féroce mais pourtant déçu se planta dans le mien. N’étions-nous finalement que des bêtes vicieuses qui se dévoraient entre elles? Je tranchai donc promptement la tête de mon impuissante victime afin de taire ses raisonnements insensés.

Le temps repris son cours tandis que je regardais le tronc sans vie s’affaler sur le sol humide tout en se vidant de son sang. Je posai un pied sur la carcasse afin de retirer mon arme de son socle de chair. Lorsque je relevai la tête je pu constater que mon groupe avait suivi mes consignes puisque tous se tenaient là, immobiles, encerclant les Orcs sans foyer. Il y avait des mâles, des femelles mais aussi bon nombre d’enfants, mais aucun d’entre eux n’était armé. Je n’avais pu me résoudre à les attaquer sournoisement sans qu’ils n’aient la moindre chance de riposter avant d’être anéantis, avant que leur corps ne soit dévoré par les fauves et les charognards, avant que la jungle ne les engloutissent et que leur triste existence ne soit qu’un simple souvenir…

Non, je n’avais pas pu. Évidemment les soldats furent pris au dépourvu lors de cette annonce mais ils avaient vraisemblablement obtempéré. Quant à Eiris qui se tenait de nouveau près de moi, elle avait pour ordre de couvrir mes arrières et à en juger par les trois cadavres à mes pieds elle n’avait pas failli. Ils étaient supérieurs en nombre mais mes hommes étaient bien plus imposants et menaçants, personne ne bougeait, ils se contentaient tous de me fixer comme s’il savait déjà qui était le maître. Ou était-ce parce que je venais de tuer leur guide sans raison apparente, je penchai alors pour cette deuxième option. Je m’adressai finalement à eux.

«  Je suis Thaom Melcrudak et je parle au nom du clan Ours-hurlants ! On raconte que vous souhaitez rejoindre le grand temple, je crois que cela ne sera pas possible. Mon chef m’a ordonné de vous combattre et de ne choisir que les plus forts d’entre vous, sachez que je n’ai pas l’intention d’obéir. »

Ils échangèrent alors quelques paroles dans un étonnement général et même mes confrères paraissaient fort surpris.

«  Si vous êtes pacifiques, du moins autant qu’un Orc peut l’être, je vous conseille de rejoindre les Griffes-rouges, leur vie en société est bien moins rude et injuste que la nôtre, vous pouvez me croire. Sachez aussi que si vous ne partez pas ce soir mon chef enverra d’autres tueurs, mais ceux-là n’auront aucune pitié. Partez, il n’y a que des bêtes dans cette jungle! »

Je poussai alors un puissant rugissement avant de faire signe à mon groupe de se replier dans l’ombre de la végétation. Nous devions convenir de la suite avant de repartir faire notre rapport. Évidemment, mon amie avait de nombreuses questions et j’allais répondre du mieux que je pouvais, mais j’étais moi-même estomaquée de ma décision alors mes explications risquaient de déplaire ou de semer davantage de confusion… Avant qu’Eiris ne puisse s’adresser à moi j’entrepris de lui livrer le fond de ma pensée.

«  Je ne peux plus vivre de la violence, pas cette violence-là, gratuite et inutile. Pars avec moi, avec Rikard et Torpeur, pars avant d’avoir gaspillé trop d’années. Tu mérites et tu dois redécouvrir ce qu’il y a par-delà cette Jungle, je serai avec toi, n’aie crainte! Tu pourras poursuivre ton apprentissage de la magie, je connais des humains qui peuvent t’enseigner. Nous pourrions parcourir les terres et utiliser nos talents mais pour d’autres desseins. Tu pourrais même finir par revoir cette jeune fille, celle dont tu m’as parlé! Réglons cette histoire d’Orcs vagabonds et foutons le camp !! »
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Ven 18 Juil 2014 - 2:52

Sans vraiment avoir calculée ma propre question, cette chère Thaom venait de lancer l’assault, m’ordonnant de couvrir ses arrières et en effet, même si elle accordait sans aucun doute son respect à bon nombres des orcs présents, je restait sans aucun doutes, encore une fois, son meilleur choix pour cette mission. Après tout, elle n’est pas simplement la chef que je respecte mais aussi mon amie que j’aime comme telle et donc, comme il se doit et elle pouvait être certaine que quoi qu’il arrive, je ne la laisserais pas tomber. Tandis que notre groupe entamait donc sa propre charge, je me mis à songer, l’espace d’un instant, à la dernière bataille que j’avais menée à ses côtés. Un bien joli massacre, peut être même un véritable carnage. Les pertes de leur côté avaient littéralement été démesurées face aux nôtres. Bah comme je l’ai dit plus tôt, je ne vois réellement personne qui pourrait être capable de surpasser ce tas d’orcs arme au poings mais il est vrai que j’avais toujours gardé un certain ressentiment sur le fait de tuer des êtres qui ne le demandaient pas forcément. Après tout, personne ne devrait mourir si il n’as pas l’intention de combattre et de défendre sa vie. C’est d’ailleurs l’une des premières choses qui me frappa, en songeant à cela, une fois que nous étions enfin arrivées dans le camp et que le combat s’engageait : Nos cibles étaient désarmées. Cependant, lorsque Thaom planta son arme dans la chair de leur guide, car on ne peux pas appeler un chef un homme sans armes, trois orcs de son camp se sont vus démontrer une agressivité sans faille et j’ai du donc me résigner à accomplir ma tâche, tranchant la gorge du premier pour le laisser s’égosiller avant de tourner sur moi-même pour me propulser, d’un bond bien plus agile que ce que les orcs étaient habitués, pour porter un violent coup de pied dans le visage du second, profitant de ma chute pour décapiter le troisième, qui s’était montré bien lent quant à ses réactions. En même temps, ils n’affrontaient sans doutes que très peu d’adversaires qui avaient du combler leur manque de force brute par une vitesse et une agilité pareille. Je me dirigeai donc ensuite vers celui qui n’avais pas eu la chance de pouvoir esquiver mon coup de pied, encore à moitié sonné, pour lui planter ma lame dans la cervelle, le laissant tomber d’abord à genoux, puis face contre terre.

Une fois ceci fait, j’essuyai d’abord mon arme avant de la replacer à ma ceinture et récupérer mon bâton que j’avais planté à même le sol un peu avant pour ne pas qu’il me gêne dans mes acrobaties, m’appuyant dessus, comme si l’effort c’était montré incommensurable alors que bien sûr, cela n’avait été rien de sorcier que de tuer trois orcs désarmés et non entraînés ou visiblement très peu. Disons que c’est ce qui suivit qui me surpris que plus encore, quand Thaom pris la parole pour respecter ce qui semblait être une voix sage et juste. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé hors de ces murs et cela ne fit qu’augmenter encore le nombre de questions que j’avais en tête, mais pour le moment, le temps n’était pas aux questions. De tous les membres présents du clan, j’étais sans aucuns doutes la plus fière d’elle, la plus satisfaite et la plus amusée par la tournure des évènements. Alors que je replaçais mon bâton dans mon dos, Thaom pris soin, après sa tirade, de me prendre un peu à part pour me faire part de ses sentiments, geste qui me témoigna à quel point mine de rien, j’avais moi aussi du lui manquer, à cette imbécile à la peau verte ! J’étais donc la, restant scotchée aux mouvements de ses lèvres, écoutant ses mots avec un léger sourire. En effet, elle faisait bien de me témoigner de cela et sa proposition n’avait eu pour effet que de provoquer dans mon esprit une vague de joie. Alors qu’elle finissait, attendant vraisemblablement ma réponse, ma première réaction fut de la prendre doucement dans mes bras, joyeuse, avant de lui répondre :


-Bien entendue Thaom que je veux t’accompagner ! J’ai toujours rêvé d’aller visiter ces endroits et de retrouver mon ancienne amie alors si en plus je peux le faire avec toi, je trouve ça parfait ! Et puis tu sais, tu serais partie encore une fois sans moi, je t’aurais pourchassée jusqu’en enfer !

Bien entendu, pour la fin de ma réponse, elle savait bien que je la charriais plus qu’autre chose, mais le message restait clair. J’avais dorénavant hâte. Bien entendu, ça me faisait un peu mal de laisser le vioque en plan, mais bon, j’avais devant moi une merveilleuse occasion et jamais je ne la laisserais passer, pas pour tout l’or du monde oh ça non ! Oui, je ne lui avais pas encore relevé ce côté « pacifique » dont elle venait de témoigner, mais cela n’était que dans le but d’en parler plus convenablement devant un bon feu, avec un bon repas ou encore une bonne boisson !


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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Sam 19 Juil 2014 - 19:16

Encore une fois je me retrouve cernée par ses petits bras musclés tandis que le chaos de cette triste et brève bataille s’en retourne dans les entrailles de la jungle. J’étais fébrile et survoltée, la dureté de mon regard ne trompait personne. Je me dérobe gentiment à cette étreinte chaleureuse tout en observant mes frères et sœurs d’armes qui semblent inquiets, et avec raison.

« J’ai désobéis, mes frères, et je ne regrette pas cette décision. Vous pouvez retourner informer le chef de mes agissements et ainsi vous soustraire à ses représailles, je le comprendrais très bien. Par contre, si vous demeurez à mes côtés afin que nous affrontions ensemble son autorité, je peux vous garantir que le futur de notre clan changera radicalement. Je refuse que notre peuple persiste à réagir avec violence devant chaque situation, je refuse que les puissants Ours-hurlants restent des bêtes sans âmes pour les ères à venir, nous sommes bien plus que ça.

Je ne souhaite pas devenir votre chef, mais j’en connais plus d’eux parmi vous qui pourraient aspirer à ce titre et ainsi donner à notre clan une chance de marquer l’histoire différemment. Les nôtres sont prêts à accueillir ce renouveau, je le vois, je le sens depuis mon retour. Au-delà de cette forêt se déroulent des enjeux bien trop importants pour que nous persistions à les ignorer, un jour viendra où nous ne serons plus à l’abri si nous ne nous adaptons pas. Qui marchera avec Eiris et moi, qui osera mettre ce vieux flémard au défi?! »


Mon amie sourit légèrement en apercevant chacun de mes soldats faire un pas en avant la tête haute. Mon cœur se gonfle alors d’espoir, moi qui me croyais la seule à avoir marre de ces tueries grotesques. Je me retourne de nouveau vers Eiris.

« Je ne t’ai pas prévenue puisque je n’avais rien planifié jusqu’ici, je suis simplement mon instinct. Prête à retourner à la maison pour dire au revoir ? »

Mon ton est taquin comme toujours, mais je n’en suis pas moins résolue. Nous voilà donc en marche.

[...]

Dès notre arrivée nous nous rendons devant l’Orc dominant qui semble étonné de ne trouvez que nous. Il repousse une femelle et s’avance jusqu’à moi. Je ne bouge pas d’un poil.

« N’y avait-il donc aucun guerrier digne de ce nom parmi ces larves vagabondes? »

Je m’assure de parler assez fort pour que tous les individus à proximité puissent m’entendre.

« Gotrax le borgne, nous te défions. Plus un Orc ne mourra sans raison sur ces terres. Meurs en brave en affrontant ton successeur ou péris par ma main tel un lâche en refusant de relever ce défi. »

Je vois la fureur dans son œil valide tout comme la haine qu’il me porte. Cependant, malgré tous ces défauts, Gotrax est un Orc de traditions et je compte là-dessus pour qu’il accepte de se battre comme un chef à l’obligation de le faire. Eiris près de moi se tient prête à réagir tout comme la horde de tueurs qui grommèle derrière nous.
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Dim 20 Juil 2014 - 12:17

Plus je l’écoutais parler plus je ressentais que son long voyage avait changé quelque chose en elle, la rendant, d’une certaine façon… plus humaine. Cette pensée m’arracha un léger sourire amusé, bien que doux, tandis que je l’observais, silencieuse mais pas moins amusée par la situation. J’avais toujours eu du respect pour le vieux chef, mais je savais que son « règne » était injuste et déloyal. C’est donc normal que je me rangeai aux côtés de mon amie car qui mieux qu’elle pourrait redresser ces tords ? Cependant, elle avait assez insisté sur le fait de ne pas vouloir devenir chef, elle m’avait déjà parlé de son envie de voyage et de ses rêves de départ et cela aussi, je le désirais. En plus de m’avoir sauvée la vie et d’être devenue mon amie, elle m’offrait aujourd’hui tout ce dont je pouvait rêver et pour ça, je ne pouvais que la suivre. Nous prenions donc la marche vers le camp, puis vers l’antre du chef, antre ou il préfèra délaisser sa femelle pour lancer une remarque cynique. Thaom lui balança alors ce qu’elle avait sur le cœur. A ce moment, je ne pouvais que l’adminer, et c’est sans doutes cette admiration, pour elle qui, comme moi n’était à la base qu’un être inattendu dans ce clan, que je m’avançai doucement pour me positionner entre les deux, poussant doucement mon amie en arrière pour faire face à ses guerriers.

-mes amis, vous m’avez toujours soutenue… Je ne veux pas devenir chef, mais je vous demande de me laisser mener ce combat pour vous !

Après un léger silence, surtout et sûrement dû à la surprise générale, les premières réactions se firent entendre par un cri encourageant, une réponse à l’unisson qui ne voulait dire qu’une chose… j’avais mon feu vert. Thaom semblait également surprise de mon geste, mais je ne lui répondis que d’un sourire doux et amical, faisant dorénavant face à cet être qui m’avais tantôt accueillie, moi, l’humaine, au sein de son clan. Comme je pouvais m’y attendre, l’orc explosa de rire, blasphémant sur ma loyauté au clan et sur le fait que je puisse le battre, me traitant même comme une de ses nombreuses femelles. La différence était pourtant notoire et cela ne fit qu’accentuer ma loyauté envers Thaom, tandis que je tirais mon épée, déposant simplement mon baton au sol, silencieuse, pour me mettre en garde. Je pourrais presque parier que Thaom même, ni même sans doutes le vieux mage, ne m’avaient jamais vue si concentrée mais je le fis car je savais très bien que sans cela, le vieux guerrier n’aurait aucune peine à me tuer. Après tout, je n’étais qu’une enfant écervelée qui se dressait face au vieil ours puissant et rusé. Cette pensée m’arracha un nouveau sourire, un sourire amusé, tandis que j’engageais le combat, feintant un coup vers sa jambe, mais il vit arriver le piège et se servit de sa main libre pour attraper mon col et me balancer contre le mur avec une certaine violence. Comme je le pensais, je ne pourrais pas me contenter d’un niveau « basique », j’allais devoir me surpasser moi-même, j’allais devoir donner tout ce qui pouvait bien, aujourd’hui, se trouver au fin fond de mes tripes. Alors que le vieux chef pensait son combat terminé, je me redressais finalement, un sourire carnassier aux lèvres. Si il y avait bien deux choses que j’avais apprit ici, c’est de ne jamais laisser tomber et que quoi qu’on en dise, on à tous un côté bestial en nous.

Alors que le chef semblait de nouveau se moquer de moi, je repris ma charge, tentant la même feinte à la différence près qu’au dernier moment, je bondis sur le côté pour porter un coup vertical, vers sa main, l’obligeant ainsi à briser sa garde me permettant donc d’entammer de nouveau cette charge une fois le sol atteint, me laissant glisser entre ses massives jambes pour cette fois, porter un coup horizontal et trancher son tendon de la jambe droite, le forçant à poser genou à terre pour ensuite me relever et me retourner vers lui, m’approchant doucement pour envoyer un coup de pied directement dans sa nuque, le forçant donc cette fois à déposer face contre terre, le sonnant au passage. Le vieux chef n’allait pourtant pas être si simple à vaincre et je le savais, même si je dois avouer que le voir se relever et se tenir sur une simple jambe me surpris assez, je le pensais bien trop vieux pour ces acrobaties. Il me refit donc face, l’air furieux et la rage du combat sur le visage. Cette rage, je me rappellais les conseils de mon vieux maître, la rage était le pire adversaire d’un guerrier. Bien entendu, cela pouvait aussi représenter sa plus grande force car cela décuplera sans aucun doutes ses coups, mais face à moi, c’était sans aucun doutes le plus grand des défaults car la ou l’adversaire augmentait sa force, il me laissait accès à de nombreuses ouvertures. Le vieux chef abattit son immense arme dans ma direction et c’est sur le coup sans aucun mal que je l’esquivai, tournant sur moi-même vers sa jambe valide pour la trancher à son tour, le laissant tomber de tout son long avant de m’approcher de lui et de trancher sa main, l’obligeant donc à lâcher son arme. Je connaissait son sort, et c’est aussi pour cela que je me montrais si froide. Une fois ceci fait, je m’approchais doucement de lui pour lui faire avaler une petite concoction, concoction qui parvint bien entendu à le calmer. Aussi enragé qu’il était, il n’aurait jamais accepté son sort. Une fois ceci fait, avant de m’en retourner vers Thaom, je lui glissa un léger sourire, puis je pris la parole


-Merci pour avoir gardé un œil toutes ces années sur moi, je voulais simplement vous montrer que vous aviez tort et que quoi que vous puissiez penser de moi, je suis assez forte pour faire mes propres choix, aujourd’hui.

Après m’être doucement inclinée vers lui, je me dirigeai face à Thaom. Maintenant que l’adrénaline avait chutté, je pouvais sentir la douleur me revenir et je constatai qu’effectivement, le sang coulait assez abondamment du haut de mon crâne. Bien sûr, je pourrais soigner cela sans trop de mal, mais la douleur me courserait un bon moment. Enfin, mon vieux maître fulminait déjà en voyant mon état, je n’avais plus besoin de songer à mes soins, ce vieux biquet allait si bien s’en occuper pour moi…. Bref, alors que mon regard se replongea dans celui de Thaom, je lui offrit un sourire doux

-Pardon mon amie, j’ai été un peu distraite…J’espère que tu ne m’en veux pas trop ! Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je penses que Thorg est une personne recommandable pour ce poste, c’est celui qui m’as semblé le plus ému devant ta prise de parole de tout à l’heure et tu sais tout aussi bien que moi qu’il est un orc juste et aussi bon qu’un orc puisse l’être. Je l’ai vu toute mon enfance tenter de veiller sur moi, alors je pense pouvoir le dire. Après, ce sont tes Orcs et tu les connais sans doutes mieux que moi, mon amie.

A peine ma phrase finie, le vioque s’empressa de m’amener plus loin pour commencer à panser mes plaies, ce qui m’arracha un sourire amusé car à aucun moment il ne sembla vouloir commenter mon combat ni même mon initiative. Au contraire, il se montra avec pour seul but de me sermonner. En effet, je savais que mon geste était contre les lois car normalement, celui qui gagne gagne la place de chef et je ne m’étais pourtant présentée que de manière égoïste comme « champion ». Mais ce geste avait deux buts précis, et pour le moment, seul un de ces buts s’était montré accompli. Je ne pouvais m’empêcher de quitter Thaom des yeux, tandis que le vieux croûton me recousait le crâne et le bras pour le blessures que j’avais subies… Bien entendu, on pouvait me voir grimacer de douleur à tout instant ! Le chef s'était véritablement montré fort, cela à été le combat le plus difficile de ma vie et j'en garderais sans doutes les cicatrices pour longtemps !


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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Mar 29 Juil 2014 - 19:52

Je ne me rebelle pas contre le clan, mais contre cet Orc qui n’a plus l’étoffe d’un chef, cet individu aux instincts primitifs et sans cervelle. Il lit dans mon regard comme je lis dans le sien, mais sa colère n’a d’égal que ma détermination, tout indique que les choses vont se corser bien assez tôt. Mon amie ne laisse pourtant pas quelque combat que ce soit s’engager, elle intervient et ses propos sont aussi déconcertants qu’insolites.
 
« Mes amis, vous m’avez toujours soutenue… Je ne veux pas devenir chef, mais je vous demande de me laisser mener ce combat pour vous ! »
 
Je désapprouve mais au final, pourquoi pas. Après tout en ce jour mes actions transgressent d’ores et déjà nos coutumes. De plus, cette chère Eiris doit prouver que toutes ces années passées à nos côtés n’ont pas été vaines et qu’elle mérite le titre d’Ours-hurlants. Je sais qu’elle en est digne, mais rien ne vaut un duel pour montrer ce qu’on vaut vraiment.
 
Je me tais, nos frères approuvent de la tête, qu’il en soit ainsi. Un regard et Eiris attrape ses armes faisant face à un Orc qui fulmine de rage devant un tel affront. Je croise les bras en retrait tentant de ne pas montrer mon inquiétude lorsque le chef envoie notre sœur dans les airs. Elle se relève pourtant, ignorant ses blessures et la peur. Elle parvient finalement à neutraliser l’Orc avant de lui couper la main qui tient son arme le contraignant à se résigner à son sort. Elle lui fait boire une préparation qui semble le calmer un peu, s’adresse à lui une dernière fois puis se dirige vers moi.
 
« Pardon mon amie, j’ai été un peu distraite…J’espère que tu ne m’en veux pas trop ! Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je pense que Thorg est une personne recommandable pour ce poste, c’est celui qui m’as semblé le plus ému devant ta prise de parole de tout à l’heure et tu sais tout aussi bien que moi qu’il est un Orc juste et aussi bon qu’un Orc puisse l’être. Je l’ai vu toute mon enfance tenter de veiller sur moi, alors je pense pouvoir le dire. Après, ce sont tes Orcs et tu les connais sans doutes mieux que moi, mon amie. »  
 
Sur ce l’Humaine ensanglantée quitte en direction de ce vieux Nashur qui l’agrippe et l’entraîne en retrait pour prendre soin d’elle. Quant à moi, je réfléchis à sa proposition en posant mon regard sur les vestiges encore haletants de ce qui fut notre guide. La potion semble avoir ralenti l’écoulement de son sang, mais son odeur âcre parvient déjà à mon nez tandis qu’une flaque rougeâtre se dirige vers moi.
Encore une fois le temps semble stopper sa course et je plonge dans mon esprit à la recherche des origines de ce doute et de cette fébrilité qui m’assaillent. Je me demande alors s’il serait judicieux que je prenne sa place, car malgré toutes mes envies de voyage je reste étroitement liée à mon clan et son avenir me préoccupe énormément. Qui serait à même de démontrer une détermination sans faille, de la ruse et de la rigueur si ce n’est moi?
 
Mes désirs personnels devraient-ils passer avant ceux de mon peuple? Vais-je les quitter encore une fois sur un coup de tête vers la terre des Hommes pour assouvir mes fantasmes de guerrière rebelle? Sans doute ai-je joué trop longtemps la carte de l’indépendance et de l’indifférence, sans doute ai-je peur de prendre les commandes, sans doute ai-je peur d’échouer… Trêve de palabres, ne suis-je pas une Orc ?! Les faibles se laissent bercer par la peur, pas moi, pas nous. Cependant je dois changer quelque peu les règles si je ne souhaite pas me réveiller avec une dague plantée dans le dos un bon matin.
Je me tourne donc vers mes frères,  car ce sont eux qui auront le dernier mot et quoi qu’il advienne je respecterai leur décision. J’en démolirai peut-être quelques-uns, mais je me plierai au bon vouloir de mes semblables. La grande place est désormais bondée et l’auditoire varié, il n’y aura jamais meilleur moment.
 
« Habitants du grand temple, écoutez-moi !  Que ceux qui s’opposent à ma prise de pouvoir par la mise à mort de Gotrax le borgne se manifestent car pour la première et peut-être la dernière fois, vous avez votre mot à dire. J’ai parcouru Ildirith de long en large, j’ai arraché victoires après victoires tout au long de ma vie et j’ai su conserver le titre de Maîtresse de guerre bien plus longtemps que n’importe qui. Nous sommes à l’aube d’un changement brutal, les peuples s’agitent, la magie fourmille et les goules sont de retour en Norpalie. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger et faire prospérer notre clan, mais j’aurai besoin de l’aide de chacun d’entre vous. Croyez-vous être prêts pour cette aube nouvelle? »
 
Quelques voix s’élèvent timidement mais elles sont rapidement surpassées par les cris gutturaux émis par la troupe de guerriers. Je croise le regard de ce bon vieux Thorg qui m’accorde son soutient par l’entremise d’un sourire sincère et d’un hochement de tête. Je vois aussi Eiris qui bouscule la foule afin de se frayer un chemin vers moi. Je suis consciente de la déstabiliser étant donné mon envie soudaine de quitter le pays à ses côtés un peu plus tôt dans la journée. Encouragée par les uns, je poursuis pour les autres qui ne sont pas encore convaincus.
 
« Que ceux qui sont avec moi entonnent le chant de la traversée, le chef déchu doit être honoré et guidé vers le repos éternel ! Ours-hurlants, exprimez-vous !! »
 
Un silence solennel tombe subitement. Soudain, une voix féminine que je reconnais sans peine commence à chanter. Eiris est rapidement suivie de dizaines puis de centaines d’autres, bientôt les ruines renvoient l’écho de notre unité. Je me retourne vers le vaincu en empoignant l’une de mes fidèles haches, il sourit puis ferme les yeux. Malgré son incompétence, il mérite de trouver la mort dans la dignité et d’être guidé par ce funeste chant traditionnel qui lui permettra de trouver la paix en compagnie de nos ancêtres.  
 
Mes pieds rencontrent finalement la mare de sang, mon cœur est lourd mais plein d’espoir et ma lame prend de l’altitude. Je surplombe désormais mon prédécesseur tandis que le chant prend de l’ampleur, le moment fatidique approche. Pourtant, Gotrax semble serein tant par ses traits détendus que par sa respiration contrôlée, je suis fière de voir en lui un frère orc en cet instant. C’est avec une violence non feinte que j’abas ma hache toutes dents dehors sur son large cou verdâtre. Sa tête roule sur le sol et son cadavre choit à mes pieds dans un bruit sourd, c’est est fait du vieux chef.

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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Jeu 21 Aoû 2014 - 2:06

Bien entendu, il ne fallut pas longtemps au vieil orc pour me rabibocher, même si il semblait sur le coup prendre plaisir à me rappeler ma tendance distraite et à m’appuyer avec preuve que cela finirait sans aucuns doutes par me tuer. Bien entendu je savais pertinemment qu’il avait parfaitement raison mais que voulez vous ? On ne me changera malheureusement pas si facilement. Je regardais ensuite le vieux chef, ma préparation avait eu son effet et il n’avait pas fallu beaucoup de temps à l’immense montagne de muscle verdâtre pour retrouver un calme certain, en tout cas assez pour se laisser partir dignement. Mais le surprenant n’était pas là, la surprise venait de naître dans mon cœur mais pas de part sa faute, seulement de part les mots de mon amie. Tantôt elle me voulait à ses côtés dans les voyages, tantôt elle décida de rester ici pour diriger le clan. Bien entendu, je ne comptais pas m’opposer à son choix, mais je me dis qu’il ne faudrait pas longtemps avant une bonne conversation, voir même un petit tirage d’oreilles orc.

Peu après sa prise de parole, je pris sur moi d’échapper aux mains du vieil orc pour rejoindre mon amie, me faufilant entre les fiers guerriers orcs pour finalement, me retrouver à ses côtés. Je savais que mon acte précédent n’aurait pas besoin de mots, je n’en avais pas besoin en tout cas. Elle me féliciterait peut être, mais cela n’était pas mon besoin initial. De par ce duel, j’ai pu me prouver à moi-même mais aussi aux autres membres du clan que j’étais digne de me tenir auprès d’eux et que tout ce qu’ils m’avaient appris, n’avait pas été vain. Ils n’avaient pas accepté de me laisser la vie sauve, enfant, pour rien. Cela me permettrait sans doute aussi d’affirmer ma position auprès de mon amie qui allait, visiblement, devenir notre prochaine chef. Ma seule peur était de la voir s’éloigner de moi après cela. Après tout, elle aurait d’autres obligations à respecter de part son nouveau titre et quoi qu’on en dise, elle ne pourrait peut être plus être aussi proche de moi qu’avant. Nous verrons bien.

Après les beuglements fiers de nos frères, elle nous lance ce qui pourrait être pris comme un premier ordre, bien que je savais que dans le fond, elle était bien trop bonne pour nous ordonner une telle chose, c’était là simplement du respect pour un orc qui, bien qu’ayant dévié de ce qu’il était autrefois, n’en reste pas moins un ours-hurlant ! Devant le silence, je ne pus que sourire et c’est sans peine que je lançais le chant pour amorcer le mouvement, immédiatement suivie par une poignée d’orcs, puis par les autres. Je la regardais donc, paisiblement, tandis qu’elle prenait sur elle de mettre à mort ce vieil orc que je ne détestais pas. Il avait fait son temps et avait sans aucuns doutes eu le temps de prendre son lot de chair femelle avant que l’on vienne le débusquer. Une fois la mise à mort tombée, le chant continua un petit moment avant de s’éteindre, lentement, comme la vie de l’orc honoré par ces paroles Il était mort le sourire aux lèvres et les yeux clos, il était mort non pas comme un vieil orc trahi mais comme un fier guerrier des ours hurlant. Il était mort paisible, il était mort en frère. Dans un sens, cela me rassura, je n’aurais jamais souhaité qu’il m’en veuille réellement pour ce que j’ai fait, lui qui s’était dans un sens toujours montré bon avec moi. J’étais donc la, à fixer mon amie, attendant qu’elle reprenne parole, attendant qu’elle me fasse signe. Elle était dorénavant notre chef et je me devais d’éviter certains écarts que je me permettais avant.



"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
"Que tu me craignes ou non.. il vaut peut être mieux que tu gardes tes distances.."
"Fuir n'apporte que la défaite. Il vaux mieux mourir pour ce que nous croyons juste que vivre en servant une cause oubliée"
"Tu sais, quand tu as une vie de chiottes avec sans cesse des batons dans les roues, la seule chose que tu puisse faire... c'est te battre"
"La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire, c'est sourire a la mort"
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Thaom Melcrudak
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Lun 15 Sep 2014 - 20:11

Tandis que le chant s’éteint peu à peu, je parcours la foule du regard toujours sous l’emprise de l’intensité du moment. Je vois Eiris qui patiente en soutenant mon regard, je comprends bien assez tôt que ma récente nomination à la tête du clan changera bien des choses. Cependant, chef ou pas, elle demeure ma petite sœur et mon amie, rien ne pourra changer cela. Après tant de sang versé à ses côtés, tant de dangers affrontés, le lien qui nous unit est fort. Toutefois j’ai choisi de faire passer les intérêts du clan avant les miens, il est donc fort probable que nous soyons appelées à être séparées bien plus souvent qu’avant. Aucune importance, l’amitié n’a que faire de la distance.

[…]

Une fois que la grande hutte du chef est nettoyée et que les femelles s’empressent de la quitter, je fais mon entrée en compagnie de mon amie ainsi que de Thorg, je dois impérativement m’entretenir avec eux. Mon antre est immense et les fourrures ne manquent pas, tout comme la nourriture. Nous nous installons donc autour du feu situé au centre de ma hutte. Ils ne parlent pas mais attendent plutôt que je m’exécute, les coutumes ont la vie dure.

« Je suis peut-être très conservatrice sur bien des points, mais plusieurs choses vont changer maintenant que je suis là. Toutefois, je ne pourrai rien accomplir seule, mon rôle me retient ici désormais, enfin, la grande majorité du temps. Vous êtes les deux seuls Orcs en qui j’ai une confiance absolue, alors malheureusement pour vous j’ai d’ores et déjà une tâche à vous confier.»

La jeune Druide semble prête à exécuter mes ordres, mais je me demande ce que son cœur ressent vraiment. J’espère ne pas l’avoir blessée en revenant sur mes dires, mais je ne regrette pas ma décision.  Quant à lui Thorg soutient mon regard comme il a l’habitude de le faire et j’y perçois cette détermination qui lui est propre et qui fait de lui un guerrier redoutable.

« Puisque j’ai tué le meneur de la troupe d’Orcs vagabonds, ils sont désormais encore plus vulnérables qu’ils ne l’étaient avant notre intervention. J’aimerais que tu prennes quelques-uns de tes hommes et que vous les escortiez jusqu’aux Steppes ardentes, de là ils pourront rejoindre Crique-au-sable sans problème. Eiris t’accompagnera, la jungle n’a aucun secret pour elle et sa magie vous sera utile.
Mon brave Thorg, dis-je en posant ma main droite sur son épaule, tu es désormais notre Maître de guerre, montre au reste du monde que les Ours-hurlants sont puissants mais qu’ils sont capables de se servir de leur cervelle. Rends-moi fier mon ami. Maintenant va rassembler tes soldats, Eiris te rejoindra sous peu. Et traitez-là comme une de nôtres puisque c’est ce qu’elle est, sa force n’est plus à prouver et sa place est acquise. »

L’imposant maître d’armes m’adresse un sourire appréciateur et incline sa grosse tête avant de pousser lourde porte en peau. J’attrape mon pendentif composé d’une cordelette de cuir et de cinq griffes d’ours que je porte à la ceinture, je le tends à Eiris.

« Un peu de chance ne fait pas de mal à personne et en plus je serai toujours à tes côtés, d’une certaine façon. J’espère que tu comprends mon choix, le clan ne peut se permettre de rester fermé au monde par les temps qui courent. Par ailleurs, je te félicite pour ton combat, tu t’es bien battu. »

Je fixe les flammes quelques instants avant de reprendre sur un ton on ne peut plus sérieux.

« Accompliras-tu cette mission pour ton chef, Eiris Esthar, restaureras-tu l’honneur du clan en accompagnant ces pauvres âmes en lieu sûr? »

Mon rôle de meneuse s'amorce et je sens déjà mon cœur se gorger d'espoir, un espoir féroce, un espoir d'Ours-hurlants.
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Celles qui n'étaient pas attendues [ Avec Eiris ]   Sam 15 Nov 2014 - 20:26

Alors que la curiosité ne cessait de grossir au fond de moi, je dois avouer que j’étais réellement curieuse de savoir quelle pouvait être la première réelle tâche que mon amie comptait nous confier. Bien entendu, je ne me posais aucune question quant au bienfait de cette mission sur nous ou notre clan tant ma confiance envers Thaom était avec le temps devenue quasi-aveugle. Oui, vous m’avez parfaitement comprise : Quasi aveugle. C’est donc là que sans aucun mot particulier, j’écoutais patiemment ce qu’elle pouvait bien vouloir me demander, un léger sourire aux lèvres tandis qu’au final, je l’admirais prendre ses fonctions au sein du clan. Oui, je conçois bien que cela pourrait marquer une nouvelle distance entre nous, comme je l’ai dit plus tôt, mais que pouvais-je bien faire d’autre que de l’observer en rêvant, pour le coup ? J’avais toujours été un peu trop rêveuse, de toute façon et ce n’était pas particulièrement le moment d’en changer ! C’est donc de ce pas qu’elle pris la peine de nous expliquer la situation. C’est donc sous mon regard approbateur et amusé qu’elle offre son nouveau poste à ce bon grand Thorg, lui ordonnant d’aller préparer les orcs pour le voyage et bien entendu, m’incluant dans sa petite mission, ce qui ne coupa en rien mon sourire. Elle savait très bien que j’étais toujours fier d’aider et que ce massacre précédent ne m’avais en réalité que trop peu enchantée.  Après avoir regardé l’immense orc sortir de la hutte, Thaom reporta son attention sur moi, détachant un pendentif de sa ceinture pour me le tendre, signe tant d’affection que de chance, je le savais. Elle me félicita ensuite pour mon combat et je ne tarda pas à lui répondre, tandis que je serrai doucement le pendentif contre ma poitrine :

-Au contraire mon amie, j’en suis heureuse. Tu mérites amplement ce poste, tu sais ? Je comprends aussi tes inquiétudes, le vieux ne cesse de me répéter que les choses se voient chamboulées et même si il est un peu aigri voir carrément casse pied, il ne se trompe que trop rarement pour que je puisse me permettre de l’ignorer

Après un léger rire, je fus en quelque sorte « gentiment coupée » par Thaom qui semblait vouloir faire maintenant face au problème officiel et traditionnel. Je fis alors de même, bombant ma poitrine pour me mettre bien droite et relevant la main qui maintenait le pendentif avant d’afficher un large sourire

-Cette question est inutile, mon chef. Tu sais très bien que même si tu me demandes de traverser l’enfer, je le ferais et ce quoi qu’il m’en coute.

Alors que je reprenais une position normale, je me satisfait simplement de passer le pendentif directement autour de mon cou, le laissant pendre au niveau de ma poitrine tandis que je me retournais vers la sortie de la hutte.

-On sera de retour en moins de temps qu’il faut pour le dire et tu ne seras pas déçue, chef

Et voilà donc que je pris la sortie, armée de mon grand sourire, de mon bâton et de mon épée, en route pour rejoindre Thorg et ses orcs qui m’attendaient patiemment.


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
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