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 À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1

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MessageSujet: À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1   Jeu 20 Mar 2014 - 10:25

Le temps était radieux et le vent calme, contrastant durement avec les raisons de l'expédition qui se préparait. Le groupe comptait dix soldats norpaliens toutes spécialités confondues, trois aventuriers fraîchement débarqués ainsi que deux pères à la recherche de leurs enfants. Le commandant Aegon avait eu beau insister pour qu'ils restent au village, mais leur cœur peiné et rageur les intimait de partir aux côtés des vaillants expéditionnaires et ce au péril de leur vie. Cependant la troupe pouvait compter sur l'aide d'une demi douzaine de chiens de guerre bien entraînés, obéissants, forts et intelligents. Ceux qui se montreraient suffisamment autoritaires pourraient sans problèmes leur donner des ordres.

Nombreux étaient ceux et celles qui se présentèrent aux portes de Garde-fort à leur du départ afin de souhaiter bonne chance aux âmes dévouées et courageuses qui s’aventuraient là où personne ne l’avait jamais fait. Les uns préparaient leurs paquetages alors que d’autres effectuaient quelques manœuvres visant à échauffer leurs muscles et à affûter leurs esprits. Trois d’entre eux se tenaient en retrait à discuter à voix basse.

Le puissant Aegon s’approcha du trio constitué d’une femme, une Éladrine à ne pas s’y méprendre, d’un homme de taille moyenne aux traits marqués par le temps et l’expérience, ainsi qu’une dernière personne encapuchonnée. Il découvrit bien vite un visage d’une rare beauté enfoui dans la cape. Après une brève contemplation il leur sourit gentiment.

« Tout d’abord, merci à vous d’être là. Je suis le commandant Aegon et je dirigerai la troupe. Si vous êtes ici vous savez ce que nous pourchassons alors voici venue l'heure de la dernière chance, vous pouvez rester ici faute de quoi nous serons tous liés par-delà les brumes, nous ne rebroussons pas chemin avant d’avoir trouvé la source de ce mal et d’avoir mis la main sur les enfants. Prions qu’ils soient toujours en vie… Notre groupe est le second à se mettre en marche, les premiers ont quitté il y a de ça deux jours. Nous pourrons sans doute unir nos forces une fois que nous aurons déniché le repaire des monstres. Nous partons dans dix minutes, alors tenez-vous prêts.»

Frottant ses mains l’une contre l’autre pour les réchauffer il retourna près de ses guerriers qui enseignaient un ou deux trucs à l’épée aux villageois têtus qui les accompagnaient. Les deux géniteurs s’en sortaient plutôt bien. Il y avait même un élémentaliste qui s’exerçait en créant des bourrasques qu'il déchainait sur l'horizon. Plusieurs femmes pleuraient tandis que d'autres offraient des portes-bonheur, des couvertures et mêmes des flasque contenant de l'hydromel et des potions en tous genres. Quelques minutes plus tard Aegon ramassa ses affaires et entreprit de s’adresser au groupe qui s’avançait pour le départ. Il régnait un silence solennel à l'entrée de Garde-fort. Il toisa la troupe d'un regard satisfait et confiant.

« Je suis fier d’entreprendre ce périple à vos côtés, braves volontaires. Le soleil facilitera notre première journée de marche, remercions Revoran. Ne baissez jamais votre garde et conservez une vigilance constante, nous ne savons pas sur quoi nous allons tomber et encore moins quand. Chaque soir nous nous arrêterons pour monter le camp et des tours de garde serons attribués et tout le monde y passera, chacun doit pouvoir se reposer. N’oubliez pas que votre voisin assure vos arrières et donc plus il est solide, meilleures sont vos chances.  Criez au moindre mouvement suspect, notre survie en dépend. En route !! »

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MessageSujet: Re: À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1   Mar 25 Mar 2014 - 12:43

Si cela n'était guère de la fois d'aventures, cette envie folle qui parcourait ses veines et qui brûlaient d'un feu intérieur puissant, la jeune femme ne se serait pas abaissée à de telles âneries, aussi bêtes soient-elles. La jeune femme ne s'abaissait guère au niveau des autres qui aidaient les plus faibles, partageant leur coeur et leurs sentiments envers les autres. Ses longs cheveux noirs aux reflets roux dépassaient des fentes de son capuchon vermillon qui cachait la moitié de son visage. Ses lèvres d'un rouge sanglant semblaient toujours s'échapper dans un mince sourire mystérieux, énigmatique. Sa peau d'une blancheur étrange pour sa race, laissait croire qu'elle était en elle-même une frêle humaine. Toutefois, c'était tout faux de penser un jugement pareil. Ëvelýn maîtrisait beaucoup les armes ainsi que le combat au corps à corps. Malgré son apparence menue et svelte, la jeune femme avait une force qu'il ne valait mieux ne pas sous-estimer. Ses pas sonnaient silencieux, comme une ombre qui arrivait par derrière et pouvait surprendre ses adversaires. La belle n'espérait pas beaucoup du groupe dans lequel elle était. Il y avait une femme aux oreilles pointues et un homme robuste. Au vu de leur simple visage, la jeune femme ne se posait même pas de questions. Elle savait que ce groupe d'aventuriers allait certainement faire quelques flammèches s'ils osaient seulement la contrarier. Elle n'aimait guère se retrouver en compagnie d'autrui, sauf des animaux. L'un des plus grands points faibles de la belle était bien la compagnie de ces êtres non humains, dont le coeur battait toutefois. Lorsqu'elle était restée là, à regarder l'homme qui se dressait devant eux, elle avait presque envie d'émettre un bâillement tellement tout cela l'ennuyait. Son piètre monologue laissait à désirer, rendant l'ennui encore plus profond pour la Tiefflin qui aurait certainement mieux fait de rester au fond et au chaud chez elle.

De la fourrure noire et un manteau bien chaud et plutôt léger ornaient le corps de la belle. Son capuchon arrivait toujours à cacher la moitié de son visage. Ëvelýn regardait l'homme partir sans émettre un seul commentaire. Elle avait cependant sourit un peu plus en le voyant se frotter les mains. Il avait froid. Pour elle, ce n'était pas vraiment une caractéristique qu'elle connaissait. Grâce à sa race, la belle possédait une peau plus chaude que la normale, ce qui lui procurait déjà une chaleur supérieure et qui augmentait grâce aux vêtements qu'elle portait et qui gardaient ainsi la chaleur emprisonnée. Son sourire ne prit pas de temps avant de disparaître, revenant à ce léger rictus énigmatique. La stratégie d'Ëvelýn était pourtant simple. La survie des autres dépendait de leur voisin, celui qui résidait à ses côtés. La belle allait sûrement pouvoir compter sur ceux qui l'accompagnait. Toutefois, la belle ne pouvait pas en dire autant pour eux d'elle. La Tiefflin allait certainement sauver la vie de l'un des deux jeunes gens qui l'accompagnait. Toutefois, elle ne garantissait pas du tout d'émettre le moindre son si des ennemis les attaquait. La comédie était la pièce maîtresse de la jeune femme, rendant ainsi son jeu complètement vrai. Elle arrivait à manipuler ses émotions et sa voix comme une vraie maîtresse. Personne n'arrivait encore à voir clair dans son jeu. Toute sa vie elle s'était pratiquée à berner autrui et surtout à prendre possession de ce qu'elle désirait.

La première journée de voyage avait été longue et ennuyante. Marcher et marcher, s'arrêter pour regarder autour de soi, ne rien voir d'intéressant. Certes le paysage était-il beau, magnifique et majestueux... toutefois, cela importait très peu à la Tiefflin. L'action lui manquait, une pointe de mal, quelque chose qui allait faire jaillir la chaleur de ses tripes. Un évènement qui pourrait faire en sorte qu'elle déploierait ses armes et pourrait ainsi combattre. Malheureusement, lorsque le groupe s'arrêtait pour la première journée qui s'était terminée, elle soupira pour elle-même et se mit à marcher dans un direction pour s'arrêter un peu plus loin. Le campement allait bientôt se mettre en place. Ëvelýn ne pouvait qu'espérer qu'une chose puisse se produire cette nuit lors d'un tour de garde pour pimenter un peu les choses. Et s'il n'arrive rien, peut-être allait-elle d'elle-même provoquer quelque chose? Elle s'ennuyait, et cela n'était jamais bon.






HRP. L'avatar est son apparence, toutefois, elle est cachée du visage par un capuchon.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1   Mer 26 Mar 2014 - 21:48


L'astre solaire éclairait impitoyablement la route de pavés sur laquelle la population richement accoutrée et bien vêtue marchait. L'air glaciale de la saison froide semblait maintenant un lointain souvenir et tous s'étaient propulsé à l'extérieur pour profiter de la température clémente. Ci des femmes parlaient de tous et de rien en le regardant d'une façon qui se voulait séduisante, là des hommes esclaffaient d'un rire gras. Dans le quartier riche, rien ne semblait troubler la paix et la conscience de ses habitants. Tout allait bien.

Pour sa part, Eramos se demandait ce qu'il faisait ici. Il ne s'y sentait pas bien, les ruelles étroites et la foule étouffante étant plus son élément que cette mascarade. Cependant, il n'avait pu refuser l'invitation lui étant parvenue de la part de la dame Valia. C'était une jeune femme faisant partie du conseil des seigneurs que présidait dame Zephira et c'était aussi une Aigle; elle faisait partie de la confrérie. Sa vie était difficile car elle cachait à la plupart des autres seigneurs son jeu -et avec brio- même si elle pouvait compter sur quelques alliés au sein de la cour. Sa couverture était importante et si elle prenait le risque de l'inviter en personne au château cela devait être d'ordre capital.

Le mentor de la confrérie donna ses armes aux gardes de l'entrée -en prenant bien soin de garder une dague à l'intérieur de son bracelet. Puis, il entra dans le hall, Valia l'y attendait. C'était une grande femme pour une bélinoise, mais cela n'enlevait pas à l'allure forte et indépendante qu'elle dégageait. Belle, les signes de fatigues caractéristique des politiciens n'enlevaient rien à son charme. Au contraire, cela l'accentuait.

- Merci d'être venu, bienvenue.

- Merci à vous de me recevoir.

- Montons, si vous le voulez bien. Nous serons plus à l'aise dans mon bureau.

Eramos hocha la tête en faisant signe gracieux à Valia de passer à l'avant. Ils montèrent un grand escalier pour déboucher sur l'étage administratif, là où tous les seigneurs se déplaçaient à leur aise. Beaucoup se tournait en regardant Eramos habillé de vêtement sobres et usés par le temps. Si ceux-ci arrivaient à le faire passer inaperçu dans la Basse-Ville, il en était différent dans les quartiers des seigneurs d'Hydrasil !

Enfin, il arrivèrent au bureau de Valia et cette fois c'est elle qui laissa passer l'homme. C'était une salle richement décorée avec deux grandes étagères remplies de livres et parchemins aux bordures dorées et argentées.

- Tu es à ton aise, affirma Eramos redevenant plus familier avec Valia qui avait fermé la porte.

- Ce n'est pas si mal. J'ai peine à rester dans un bureau, aussi magnifique soit-il. Je préfère les rues, sobre et vivante.

- Tu as ta place ici, lui assura le mentor. Je ne t'y aurais pas placé si cela n'avait pas été le cas.

Valia hocha la tête, reconnaissante de l'attention que son mentor lui faisait.

- Pourquoi suis-je ici ?

Valia alla verser deux verres de vins éladrins pour ensuite en tendre un à Eramos qui n'avait toujours pas bougé, debout au milieu de la pièce. Elle prit le temps de s'asseoir derrière son bureau avant de répondre.

- Une information de prime importance à été révélée à la cour hier dans la matinée.

Son ton laissait présager le pire. Eramos, attentif, l'intima de continuer d'un signe de tête entendu.

- Un village norpalien du nom de Garde-fort est... tombé. En fait, il a été détruit presque entièrement.

- Des soldats skûls ?

- J'ai bien peur que ce ne soit bien pire. Cela recommence, Cœur d'aigle. L'ère du Grand Cauchemar.

Eramos resta silencieux un moment, assimilant l'information brutale que lui avait fait part sa consœur.

- Des goules.

- Pas seulement. Des liches aussi. Elles semblent contrôlés, au dire du messager, d'une force commune. Comme si quelque chose les contrôlait.

- Ou quelqu'un.

- Précisément. Les seigneurs se sont rassembler pour déterminer la suite des évènements, mais il a été décidé que Bélin n'enverrait pas de troupes pour seconder la Norpalie. Une ''escarmouche'' produite par des goules n'étant un problème assez important pour que la cité ne dispose de soldats... Surtout maintenant.

- À cause des élections.

- Oui. Cela n'a pas été mentionné bien entendu, mais plusieurs nobles que nous connaissons ont pu convaincre la dame Zephira avec des arguments très convaincants.

- Je vois. Alors, tu penses que nous devrions enquêter là-dessus.

Un silence s'installa dans la pièce. Eramos arrêta son regard sur un portrait peint de la dame Zephira. Sur cette toile elle incarnait toutes valeurs que la cité d'argent se voulait de transparaitre: l'honneur, la bienveillance et le courage. Le vieil homme prit une gorgée de sa boisson alcoolisée.

- J'irai seul.

- C'est insensé ! Eramos vous et moi savons que le voyage est dangereux et encore plus cette bande de goules vous attendant dans l'extrême sud !

- Je ne peux emmener personne avec moi. La Basse-Ville a besoin de tous les membres de la confrérie.

Valia se leva en s’appuyant fermement au bureau.

- Alors laissez-moi vous accompagner, je pourrais vous être utile.

- Non ! J'ai besoin de toi ici. De toutes façon je voyage plus vite seul. Et puis, je n'ai pas toujours été entourés d'alliés aussi compétent que toi. Je saurai me débrouiller.

- D'amis, Eramos, dit-elle sincèrement. Nous sommes plus forts dans la collectivité. C'est ce que tu nous apprend.

- Oui et j'entends bien l'être, mais pour l'heure je dois m'acquitter de cette tâche seul. Je serais de retour dans un mois si tout se passe bien. Veille à t'occuper de la confrérie en mon absence.

Il déposa son verre à peine entamé et quitta la pièce. Valia sentit un mauvais pressentiment en voyant son mentor quitter la pièce. Elle avait peu que c'eut été la dernière fois qu'ils se voyaient.

- Que les dieux vous guident.


Eramos avait du dégainer deux fois ses armes au cours de son voyage, mais il était arrivée indemne à son point de destination. Garde-Fort avait été nettoyée des décombres et des corps la jonchant. Une base militaire avait remplacé l'ancien village en ruine et tous les soldats s'affairaient à une tâche diverse. Marchant dans les rues, le vieil homme arrêta un soldat en patrouille. Celui-ci, prudent lui avait demandé ce qu'il faisait ici, ne reconnaissant pas Eramos. Celui-ci sortit de sa besace un parchemin qu'il montra au soldat.

- Je recherche le groupe d'expédition afin de retrouver ces enfants disparus. Vous pourrez certainement me renseigner.

- Oui, c'est là-bas, à la sortie du village. Vous n'avez qu'à suivre la route. Mais franchement, je crois pas qu'ils trouveront grand chose. Les nuits sont glaciales par ici. Pas même un homme expérimenté n'y survivrait, alors un enfant...

Eramos n'avait rien rajouter, se contentant de remercier le soldat pour l'information et de continuer son chemin. Les troupes semblaient exténués et démoralisé. Qui ne le saurait pas après avoir vu un village entier se faire exterminé Même l'espoir de retrouver les enfants semblait mince. Eramos se devait cependant d'essayer, peut-être pour au moins comprendre ce qui avait mené des goules à attaquer de concert...

L'homme arriva bientôt près du groupe d'expédition et alla voir sans attendre celui qui semblait la mener. Il s'appelait Aegon. Il lui dit d'emblée qu'il aimerait se joindre à eux et il accepta sans attendre, heureux qu'une âme forte rejoigne cette troupe d'expédition pour reprendre ses mots. Eramos écouta ensuite son discours en compagnie des autres membres de la troupe. Il y avait quelques soldats, des chiens de guerres et en avant-plan deux aventuriers qui tout comme lui s'étaient joint au groupe. C'était deux femmes d'une beauté peu commune. L'éladrine au teint noir semblait empreint d'une droiture peu commune, mais en même temps d'un tempérament sauvage et déterminé. Au contraire, celle qui semblait humaine restait mystérieuse aux yeux expérimenté d'Eramos. Un aura étrange s'en émanait et pour l'heure il ne pouvait affirmer sa provenance. Il aurait tôt fait de connaître ses compagnes d'arme au cours de cette expédition.

Le discours d'Aegon terminé, Eramos se dirigea tout de suite vers lui. Il avait remarqué que deux hommes prenaient des cours au maniement d'armes en accéléré. Il avait entendu chuchoter deux soldats parler d'eux durant le discours. c'était des pères soucieux de la bonne santé de leurs enfants. Ainsi tous n'avaient pas péris à Garde-fort, même s'ils ne devaient pas être beaucoup à avoir survécu aux goules. La détermination et la force du désespoir animaient ces deux âmes. Eramos avait vécu ce sentiment.

-  Ils apprennent vite, dit Aegon en voyant la mine soucieuse d'Eramos.

- Pas assez vite. Ils se feront massacrer.

- C'est tout de même de leurs enfants dont il est question ! s'indigna Aegon.

- Je ne suis pas le chef de cette expédition, mais ne vous en déplaise, ils ne savent pas se battre, ni se comporter en bataille.

- C'est leur choix, je ne peux rien y faire.

- C'est bien là le problème.


La nuit tombait rapidement et le groupe s'arrêta pour monter le campement. Ils montèrent les tentes et firent un feu. Aegon remit à chacun des aventuriers une potion d'endurance aux températures extrême, le froid se faisant de plus en plus mordant plus ils descendait vers le sud. Eramos accepta la boisson magique et la fourra dans l'une de ses besaces. Le feu le réchaufferait pour l'instant. Il en aurait surement besoin plus tard. Il remarqua la femme mystérieuse -Ëvelýn- s'éloigner du campement quelque peu. Décidément, il y avait quelque chose d'étrange chez cette femme. Pourquoi ne venait-elle pas se réchauffer ? Qu'est-ce qui la poussait à s'éloigner du groupe ?

Assis devant le feu, Eramos réchauffa ses mains engourdies. Il décida de porter son attention sur l'éladrine. Elle ne grelottait pas, ni même ne démontrait un signe qu'elle avait froid. Ses vêtements étaient de aptes à affronter les saisons froides de la Norpalie et elle semblait calme, sure d'elle.

- Vous vivez en Norpalie depuis quelque temps maintenant.

Ce n'était pas une question. L'humain lui tendit sa main.

- Eramos d'Irifuse, enchanté.
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Niri Miladir
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MessageSujet: Re: À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1   Sam 29 Mar 2014 - 10:47

Encore une aube qui se levait sur Fort-Froid. Niri, qui avait finalement achevé son travail de maîtresse d'arme, avait regagnée son auberge avec Brume sa monture. Malheureusement, l'espoir d'y trouver de nouvelles personnes susceptible d'être intéressées par ses talents se retrouva vain, et une semaine s'était passée sans qu'elle ne puisse se résoudre à quitter la Norpalie. Force était de constater que les rumeurs concernant Garde-Fort ne cessaient de se rependre, chacun susurrant avec crainte et désolation, la triste histoire et le courage des soldats de Jerodian. Si l'Éladrine n'avait premièrement pas prêté garde à cette histoire depuis qu'elle était ici; à présent, elle s'interrogeait. L'indifférence étant mâtiné de curiosité.

Le jour même, Niri se rendit à la garnison de Fort-Froid pour obtenir des renseignements digne d'intérêt. Ceci étant, il ne lui avait guère fallu de temps pour acquérir ce qu'elle cherchait. Les évènements se trouvèrent être bien plus horrible et inquiétant qu'il ne lui avait semblé alors...

Et tandis qu'elle écoutait avec une once de révolte et de stupéfaction l'histoire que voulu bien lui offrir l'un des gardes. Une résolution naquit dans le cœur de l'éladrine. L'inébranlable droiture de son cœur noble se teinta de colère. Peut-être pouvait-elle rejoindre cette expédition qui se montait ? Peut-être...pourrait-elle apporter sa pierre à l'édifice et montrer par la même occasion que les Éladrins ne rechignaient pas à porter assistance aux autres peuples. Quant aux goules, elle n'en avait jamais vu si ce n'était dans quelques ouvrages détaillés de l'histoire d'Ildirith à Bélin. Mais pourquoi ne pas les rajouter à son tableau de chasse...

-♦-

Quelques jours plus tard, la dame d'acier pénétrait Garde-Fort en toute hâte, sa cape de fourrure voletant au rythme des foulées de sa monture. La météo avait été clémente et le soleil jetait ses rayons bienfaisant sur ces terres de deuil. Malgré tout, alors qu'elle embrassait du regard les hautes murailles, elle se prit à ressentir la détresse du lieu. Le désespoir des gens péris ici faisaient l'écho du sien vécu il y a de cela quelques années. Cela suintait presque de chaque pierre, de chaque mur comme ils avaient été les témoins des atrocités commises là. Ils avaient vu le sang des norpaliens couler et se rependre douloureusement...  

Il ne fallait pas traîner. Bien vite, alors que la guerrière foulait le sol pavé de Garde-Fort, elle se fit indiquer le chemin pour atteindre le rassemblement, endroit vers lequel elle se précipita. Très vite elle eut la confirmation que le petit groupe était encore là. En venant, Niri s'était mise à douter sur sa capacité à arriver avant leur départ. Un soupire de soulagement plus tard, et elle mettait pied à terre. Le groupe se constituait d'une dizaines de soldats tout au plus. Chacun était affairé. Des habitants s'était attroupés pour leur souhaiter bonne chance face au chaos qui les attendraient sûrement. Le départ était imminent.

Brume piaffa d'impatience et du museau vint bousculer l'épaule de l'éladrine qui lui murmura quelques mots apaisant à l'oreille. Imperturbable face au spectacle que lui offrait les hommes, elle s'approcha lentement en tenant par la bride son destrier, allant droit à la rencontre de celui qui paraissait être le meneur. L'idée qu'une éladrine demande à se joindre à eux sembla le surprendre, mais il se ravisa bien vite d'émettre la moindre réticence. De toute évidence, elle savait manier les armes, et d'après ce qu'il avait entendu, ces gens là étaient nyctalope, cela leur serait sans doute utile pour la suite...

Par la suite, la guerrière se désintéressa du commandant pour découvrir quels autres étrangers feraient route avec elle. Il y aurait un humain dont le visage rude et marqué par le temps ne laissait pas de place quant au doute de sa profession. Puis une femme à l'aura étrange...très grande, avec un visage camouflé par une épaisse capuche qui ne laissait apparaître que des lèvres purpurines... Sur elle le regard biaisé de Niri s'attarda, avant de couler nonchalamment sur le commandant.

Aegon s'approcha d'eux pour leur parler et leur faire part des faits. S'ils voulaient, ils pouvaient encore décider de partir.

Une fois son discours achevé, l'éladrine se détourna pour préparer ses affaires. Son cheval ne pouvait venir avec eux puisqu'ils partaient à pieds. Elle le laissa donc aux bons soin d'un garde qui le placerait parmi les autres monture de la garnison. Au moins, si elle ne revenait pas, Brume aurait quelqu'un pour s'occuper de lui ou lui rendre sa liberté. Rapidement, la guerrière choisit une épée parmi celles mises à disposition et la rajoutait à sa ceinture, proche d'un couteau qui était accroché à sa cuisse. Elle accrocha un paquetage sur ses épaules. Le périple commençait.

-♦-

La journée s'était passée sans que rien ne vienne perturber la marche des soldats. Il aurait été très mauvais pour le moral de se retrouver confronté à quelques difficultés dès le départ sonné. La guerrière marchait dans le dos des hommes, fermant le cortège elle pouvait ainsi surveiller leurs arrières et demeurer loin des regards trop curieux. Lorsque le soir tomba finalement sur eux, chacun s'affaira pour monter un campement décent et faire du feu. La nuit serait moins clémente que le jour, assurément. Aussi Aegon leur fit-il généreusement don d'une potion d'endurance aux températures extrêmes. Pour sa part, Niri n'en voyait pas l'utilité tout de suite. Pendant un moment, après avoir aidé, elle demeura silencieusement appuyée contre un arbre, les bras croisés, à fixer cette femme un peu trop énigmatique qui s'était éloignée. Qui qu'elle soit, elle n'agissait pas avec le groupe, mais semblait plutôt graviter autour de lui à attendre quelque chose... à partir de ça, il n'était pas étonnant qu'elle fasse les frais de la méfiance de l'éladrine.

Au bout d'un moment cependant, Miladir se rapprocha du feu le plus proche pour aller s'y installer nonchalamment. L'homme de tout à l'heure était là, lui aussi. Mais elle préféra l'ignorer pour plonger son regard dans les braises, jusqu'à ce qu'il lui adresse finalement la parole. Alors, un bref instant elle contempla cette main de soldat qui se tendait vers elle. Puis releva ses yeux pâles sur son visage d'homme fait et se prit à le scruter avec attention avant de répondre d'une voix franche.

"Niri Miladir."
Elle serra la main tendue et en apprécia cette rugosité caleuse particulière. "Le plaisir est partagé."

Sans plus s'épancher, elle replongea son regard sur les braises, non sans jeter au passage un coup d’œil vers Evelyn. Et murmurer presque pour elle-même :

"Que cherche-t-elle exactement... elle attise la méfiance, je ne penses pas que le groupe ait besoin de ça avec ce qui nous attend..."  




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MessageSujet: Re: À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1   

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À la source [Intrigue avec Eramos et Niri] partie 1

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