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 Eramos d'Irifuse alias Cœur d'aigle

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Eramos d'Irifuse
Cœur d'aigle
Cœur d'aigle
avatar
Âge : 48
Philosophie : Compassion
Divinité(s) : Litrish
Faction ou Clan : La confrérie des rapaces

Attributs
Races: Sang-mêlé
Réputation:
2090/5000  (2090/5000)
Adage: ''C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.''
MessageSujet: Eramos d'Irifuse alias Cœur d'aigle   Mar 11 Fév 2014 - 11:12

Eramos d'Irifuse

Dans mon monde, lorsqu'on est confronté à l'injustice, on n'intervient pas parce qu'on le doit, mais parce qu'on le peut.
Genre: Masculin
Surnom: Cœur d'aigle
Âge: 46 ans
Race: Humain (Sang-mêlé)
Terre d'origine: Varakir
Philosophie:  Idéaliste
Faction: Confrérie des rapaces
Profession: Mentor de la Confrérie
Magie  
Je ne possède pas la Flamme.

Aptitude(s) particulière(s):
As du tir: Que ce soit par sa grande expérience du combat au tir à distance ou par son talent inné à manier l'arbalète Eramos est capable de miracles lorsqu'il manie son arme de prédilection. Il ne rate que rarement ses cibles, mais il a renoncé à tuer, une bonne chance pour ses ennemis.
Sixième sens: Autant un don surnaturel qu'une réelle maîtrise de l'environnement, c'est l'aptitude qui a fait la renommée de Cœur d'aigle. On dit qu'il ne peut jamais se faire surprendre, qu'il a un sixième sens. Eramos, lui, explique qu'il y a plusieurs indices décelables qui peuvent faire deviner la présence d'autrui sans avoir nécessairement de pouvoirs psychiques. Vol d'oiseaux soudain, silence dans la forêt, regards de la foule changeants, ces indices sont des exemples communs selon lui. Il ajoute également qu'il a surtout beaucoup de chance, mais est-ce vrai ?


Apparence


Eramos commençait à sentir ses poumons lui brûler lorsqu'il remonta à la surface de l'eau. S'accrochant aux rebords de la baignoire, il laissa l'air s'engouffrer à l'intérieur de lui promptement. Rabattant sa chevelure noire ciselée de gris vers l'arrière, il posa son regard marron sur la salle de bain rattachée à sa chambre d'auberge louée pour le mois. Tirant le bouchon de liège par sa chaînette, il regarda l'eau rougeâtre se déverser par le conduit d'échappement qui se déversait dans la rue devant l'établissement.
Se levant, il prit un moment pour se regarder dans la glace, mais pas pour s'admirer, plutôt pour se juger. Une autre vie avait été prise par ses mains, une autre famille dissoute par sa faute. Pourtant, il n'avait pas un visage si désagréable pour quelqu'un du type ''méchant'' qui, dans les contes, était dépeint comme laid et effrayant.
Repoussant la buée de son avant-bras, il s'y vit derrière. Ses cheveux poivre et sel étaient repoussés vers l'arrière, l'eau les imbibant, les lui collants sur le crâne. Un teint foncé faisait deviner ses origines varakiroises, mais ses yeux d'un marron tirant sur le vert prouvait qu'il était de sang mêlé. Un grand nez cassé légèrement courbé vers l'extérieur lui donnait un air combatif et, en même temps, calculateur grâce à ses yeux étroits. Des sourcils froncés témoignaient d'une rudesse d'esprit, ainsi que sa bouche formant une ligne d'une droiture presque parfaite et aux lèvres d'une grandeur varakiroise, un peu plus grandes que la moyenne.
Roulant ses larges épaules vers l'arrière, il toucha du bout du doigt sa toute nouvelle blessure, cette fois située sur son pectoraux gauche, qui s'ajouterait à sa collection de cicatrices. Il avait perdu leur compte après en avoir dénombré une vingtaine, sa plus voyante se situant sur son flanc droit, traversant la chaire protégeant ses muscles abdominaux.
Après un moment, la tension devint trop forte et il ne pu s'empêcher de fracasser la glace d'un coup de poing bien placé. Les bouts de verres volèrent autour de lui sans le blesser à d'autres endroits qu'à ses jointures maintenant ensanglantées, mais il n'en avait cure. Comme si de rien n'était, il laissa la salle de bain pour entrer dans sa chambre.
Allant au lit, il mit son pantalon de lin teint en noir et s'apprêta à lacer ses longues bottes de cuir. Quelque chose de sombre attira son regard au fond de la pièce où son équipement de voyage reposait sur un raque en bois. Une longue cape à capuche trônait sur le dessus, recouvrant le reste de l'inventaire. Elle était cousue en trois parties distinctes qui pouvaient recouvrir l'une de ses épaules lors de situations de combat, ce qui était pratique. En dessous, le toisait son armure de cuir clouté, elle aussi teinte en noir, mais ce n'était pas sa seule pièce d'armure, ni sa plus utile. Une cotte de maille faite d'acier nain était sa réelle protectrice, l'ayant protégé de nombreuses flèches depuis près d'une dizaine d'années, elle était noircie pour éviter de refléter dans l'ombre, donnant à Eramos l'avantage de la surprise lors d'un affrontement ou l'évitement d'affrontement. Des protections d'avant-bras, un gilet et une tunique, ainsi qu'une ceinture épaisse transportant ses bourses et ses fourreaux complétait sa tenue vestimentaire. Puis, il y avait ses armes. Deux lames l'accompagnait en tout temps, sa préférée étant le fleuret de sa famille, en particulier de son père, nommée Espoir. Sa poigne était faite de métal d'ébènith, mais sa lame était tout son contraire, faite d'un acier norpalien aussi résistant que brillant accompagnée d'un filament d'argent, utile contre les différentes créatures étrangère à Ildirith. Sa deuxième lame n'était pas du tout appréciée d'Eramos, même qu'il la détestait. Aussi noire et tordue qu'un long bout de charbon, elle n'en avait cependant aucune autre caractéristique. De toute sa vie, il n'avait vu une arme plus résistante et coupante que celle-ci et sa légèreté était devenue légendaire ; on l'appelait Sombrelame. Finalement, il y avait l'arme qu'il redoutait lui-même. Celle-ci n'avait aucun nom sinon celle de la mort en personne. Une arbalète de poing à double sortie, extrêmement efficace. C'était l'arme qu'il avait construite enfant comme il était coutume de le faire chez les d'Irifuse; l'arbalète étant l'arme de prédilection de la famille. Tant d'âmes avaient péries par ces carreaux meurtriers qu'il avait l'impression de l'avoir souillée, corrompu de sa pureté. Il était dans le même bateau.
Soupirant, l'Humain se laissa glisser dans les méandres chaotiques de son esprit, sombrant une fois de plus dans son passé.


Personnalité


La pièce à l'intérieure du monde qu'Eramos connaissait disparue, s'assombrissant pour laisser place au néant le plus absolu.
L'esprit de Cœur d'aigle s'ouvrit sur le monde des ombres. Il sourit, sentant ce doux souffle tiède qu'était la rage contenue de son geôlier. Il ''vivait'' dans (ou plutôt par) les souvenirs de son hôte et survivait en se délectant de ces émotions négatives qui le rongeait et le détruisait peu à peu, donnant de plus en plus la liberté à Cœur d'aigle sur le monde des vivants. Ce n'est pas qu'il détestait son ''royaume'', mais sentir le vent et goûter l'air le rendait maladivement curieux. Le seul hic c'était l'apparence qu'il aurait, devenir un être de chaire et de sang le répugnait au plus haut point. Il adorait son corps immatériel, construit des émotions négatives d'Eramos, devenu l'amalgame de sa colère et sa déception envers lui-même. À chaque fois qu'il laissait libre cours à ses émotions, il jouissait de plaisir, mais l'Hôte n'était pas quelqu'un d'idiot, loin s'en faut. Il avait apprit à canaliser cette colère et la maintenir, comme paralysée à l'intérieur de lui-même, réduisant le temps qu'il lui restait à vivre avant que son double machiavélique ne prenne le dessus. Et si ce n'était pas assez, il recommençait à ressentir les émotions positives, ces gâcheuses de fête! Bien sur, il n'en ressentait pas assez pour rivaliser avec Lui, mais cela l'énervait tout de même au plus haut point.

Comme à chaque fois qu'Il se réveillait, Cœur d'aigle arpenta les couloirs sinueux et chaotiques de la mémoire de son Hôte, plongeant dans ses souvenirs, tentant d'étouffer les bons et de renforcer les plus douloureux, mais il devait faire attention, car les Hommes-en-blanc sillonnaient eux aussi le Monde Gris. S'il réussissait à l'attraper, un combat sans fin s'en suivrait et la ténacité des Hommes-en-blanc aurait raison de l'impatience de Cœur d'aigle qui lui savait ses séjours dans le monde des ombres, quoi que de plus en plus récurrents, comptés .

Il les voyait approcher maintenant, lentement mais surement, vers lui, les issus maintenant bloquées par les Hommes-en-blanc. L'aura sombre recula jusqu'à atteindre un souvenir et, se retournant, sourit en la voyant. Si les Hommes-en-blanc Le voulait, il faudrait qu'ils voyagent avec Lui jusqu'à la naissance d'Eramos.
 


Histoire


Eramos d'Irifuse, descendant direct et héritier de la maison d'Irifuse est né le vingtième jour du mois d'Afail en l'an 382 de l'ère du Grand Cauchemar. En fait, tout le monde, à l'époque, savait qu'un changement d'ère allait survenir dans les années qui suivraient, la Main rouge ayant été crée, elle fut aidée par un nouveau groupe d'activistes nommé le Gantelet et les chances des goules d'envahir le continent devenaient de plus en plus minces plus le temps avançait. Ainsi, c'est dans un simulacre de sécurité, mais de réel amour que le nouveau-né naquit en plein cœur de Varak, sa mère Valia aidée par les meilleurs docteurs du pays.
Oui, car la famille d'Irifuse et son dirigeant, le sir Reffis deuxième du nom possédait la plus grande richesse après le seigneur de Varak lui-même et, lui, sa femme et Eramos, composaient la famille noble la plus puissante de tout le territoire varakirois. Mais la grande richesse de Reffis d'Irifuse ne faisait pas de lui un homme égoïste, donnant beaucoup à chaque œuvre caritative ayant pour but une cause touchant le peuple du désert.
Ce n'était pas seulement avec les étrangers que le père de famille était généreux. En effet, bien qu'il soit beaucoup prit par les différentes soirées et responsabilités du à son statut de noble de la cité, Riffus était un père aimant, toujours secondé par sa dévouée femme Valia qui aimait leur fils de tout son cœur et son âme. Jamais son mari ne l'avait vu chanter, mais pour Eramos elle le faisait, chantant l'histoire du jeune Cœur d'aigle, un orphelin des rues n'ayant jamais été nommé par quiconque. On l'appelait ainsi à cause de son courage héroïque qui, bien que tout le monde pensait le contraire, n'était pas de la témérité, la différence étant pourtant facile à cerner: Cœur d'aigle, malgré son jeune âge, suivait un but, une cause, qui, croyait-il, le rendrait aussi bon que n'importe quel enfant ''normal''. À chaque soir, Valia lui racontait une histoire différente en chanson et pour rien au monde Eramos n'aurait arrêté de l'écouter même s'il fallait ne plus dormir pendant une éternité! Malheureusement pour lui, la voix de sa mère aussi douce que soporifique arrivait à chaque fois à l'endormir sans peine pour qu'il se réveille chaque jour le sourire aux lèvres.

Les années d'enfance du jeune hommes furent celles que tous les enfants devraient avoir moins les expériences personnelles lui manquant quelque peu. Pour être plus clair, jamais il n'avait fait d'erreur pouvant le faire grandir en temps que personne, Valia le gardant à l'écart de tout danger à tout prix, mais qui pourrait en vouloir à une aussi bonne mère qu'elle ? Pas Eramos. Quand son père était là, ils prenaient l'habitude de s'entraîner au fleuret, une arme que son père, conformément à la noblesse varakiroise, adorait. Eramos adorait la subtilité et la rapidité de cet art qui était beaucoup plus difficile qu'il n'y paraissait. Les duels entrent nobles ne duraient qu'au maximum quelques minutes, mais Reffis faisait pratiquer Eramos assez pour qu'il le surpasse rapidement au maniement de la rapière.
À l'age de ses seize ans, une fête fut donnée en son honneur pour signifier son entrée dans le monde des adultes et pour lui rappeler qui serait le dirigeant de la famille lorsque son père aurait quitté ses fonctions pour entrer dans une retraite bien méritée. Bien entendu, tout le monde était invité, Reffis ne manquant jamais une occasion de promouvoir une œuvre de charité quelle qu'elle soit au grand désarrois de sa femme, mais cela ne dérangeait pas Eramos qui adorait son père et qui ne rêvait que de l'aider dans ses projets de rendre Ildilrith un continent plus vivable.
Après le diner, Eramos quitta la table et rejoint une amie dans le jardin. Elle s'appelait Maëlia et elle était magnifique. Des yeux azures perçaient le cœur du jeune garçon à chaque regard et il su que c'était la femme faite pour lui. Ils aimaient marcher ensemble dans le jardin, mais ils n'en avaient pas souvent l'occasion, le père de Maëlia, Farkas Bonboulard, qui appartenait à la famille la plus riche après celle des d'Irifuse, étant extrêmement jaloux de sa réussite financière et sociale et jamais il n'aurait consenti à ce que sa fille unique ''traine'' avec un rejeton des d'Irifuse. Ce soir là, les jeunes amis se promirent de rester dans le cœur de l'autre, même s'ils devaient se séparer à cause de leurs parents, ce qui emplit de colère le jeune garçon, mais jamais il n'aurait refusé quelque chose à Maëlia, l'amour de sa vie. Malheureusement, cela se produisit plus tôt que les jeunes adultes l'auraient cru, Farkas étant sortit prendre l'air et ayant repéré le jeune couple. Empoignant violemment sa fille, ils quittèrent la maison d'Irifuse en laissant Eramos plus triste que jamais. Il l'aurait frappé s'il aurait pu, mais cela aurait gâché la réputation que les autres nobles avaient donné à son père et ça jamais il ne l'aurait fait.
Une semaine passa sans qu'Eramos ne veuille voir personne, ne parlant presque plus et ne mangeant que très peu. Riffus et Valia connaissant le fin fond de l'histoire prirent la décision de parler de l'incident à Farkas Bonboulard pour lui expliquer la situation. Lorsqu'il revint du manoir Bonboulard, Riffus affirma à Eramos que tout s'arrangerait bientôt et que Sir Farkas était maintenant d'accord pour qu'il voit Maëlia. De nouveau, la joie revint chez le jeune Eramos qui décida à prendre, pour l'occasion, quelques coupes de vin bélinois. Il s'endormit, après avoir but le trois-quart de la bouteille, d'un sommeil sans rêve.
C'est n'est pas le soleil qui réveilla le jeune homme mais la fumée lui brûlant la gorge. Toussant de plus belle, et encore étourdit par l'alcool, Eramos se releva du canapé où il avait dormit pour se rendre compte que la maison était en feu. Son premier réflexe fut de monter à la chambre de ses parents, mais celle-ci était vide. Redescendant l'escalier, il courut vers le hall pour voir si ses parents n'avaient pas rejoint l'extérieur à sa recherche, car après tout, il n'avait pas dormit dans sa chambre. Courant trop vite, il ne put se retenir de glisser sur une liquide laissé sur le sol de marbre blanc. Il se demanda à quoi il avait affaire en tombant car il était étrange de voir de l'eau sur le sol lorsqu'une maison prenait feu. En effet, ce n'était pas de l'eau, mais un liquide épais qui sentait mauvais, voir poisseux. En regardant ses mains, il y découvrit du sang et des larmes lui montèrent aux yeux lorsqu'il vit Valia au sol, regardant le vide fixement, la bouche entrouverte sur un cri de douleur éteint. La colère remplaça la tristesse lorsqu'il entendit des combats à l'extérieur de la maison et ne prit pas le temps de penser à prendre une arme avec lui qu'il ouvrait déjà la porte d'entrée.
Le spectacle qui se présenta devant lui le sidéra autant qu'il lui coupa le souffle. Son père combattait Farkas, le père de Maëlia, en duel à la mort, leur deux lames souillées par le sang de l'autre. Riffus était plus vieux et moins virulent que Farkas qui lui était dans la fleur de l'âge. Le jeune homme ne put résister à laisser son père combattre seul lorsqu'il le vit prendre une blessure à l'épaule. Son père venant seulement de le remarquer, lui cria de reculer, mais ne vit pas le coup vicieux de son adversaire qui planta sa lame en plein dans sa gorge. S'écroulant, il tendit une main implorante à son fils qui l'attrapa et la serra du plus fort qu'il le pu. Riffus tenta de lui dire quelque chose, mais le sang lui bloquait les voies respiratoires et il commença à suffoquer et être sujet à de violentes convulsions. Après quoi, il mourut. Cette fois, Eramos ne pleura pas, ramassant la rapière nommée Espoir, il brandit la lame aussi brillante qu'une étoile vers Farkas.
Un combat titanesque s'en suivit. Essouflé par son dernier combat, Bonboulard avait du mal à renvoyer les attaques que le jeune d'Irifuse empreint à une colère incontrôlable lui envoyait. Bientôt, il fut obligé de rester sur la défensive pour protéger sa vie, mais son expérience prit le dessus sur la férocité au combat du jeune homme et il arriva à désarmer Eramos maintenant à sa merci.
Il s'en allait éteindre la plus puissante famille noble de Varakir quand quelque chose d'incroyable se produisit. Sortie des ombres, Maëlia assomma son père avec un rocher d'une grosseur d'une miche de pain qu'elle laissa tomber pour sauter dans les bras de son ami. Elle s'excusa tant de fois qu'Eramos n'arriva pas à les compter, mais sa colère était encore vive et son envie de tuer l'assassin de ses parents encore bien présente dans son esprit. Lorsqu'il tenta de repousser Maëlia, elle l'obligea à croiser son regard hypnotisant et, tout d'un coup, sa haine s'estompa, la tristesse revenant à la surface. Ensemble, ils s'enfuirent de Varak en s'engouffrant dans le désert et se promirent de ne plus jamais y retourner.

Les cinq années suivantes furent remplies d'un bonheur indescriptible. L'ère du Grand Cauchemar s'était arrêté grâce à la faction devenue héroïque: la Main rouge. Partout sur la terre des Humains on acclamait l'héroïsme de ces anciens guerriers devenus messagers de la paix. Pour leur part, Eramos et Maëlia vécurent la leur dans la forêt du territoire de Bélin. La solitude faisait du bien au couple qui fondèrent bientôt une famille, ainsi naquit Joseph et Valia d'Irifuse dans une maison faite par Eramos lui-même.
Le jeune garçon devenu homme partit pour Bélin afin de servir dans la garde du seigneur pour lequel il devint l'un des meilleurs du régiment. Heureusement, il ne fit pas la même erreur que son père, envoyant des lettres chaque journée où il était absent afin de raconter ses mésaventures ''épiques'' à ses jeunes enfants et de dire à sa femme qu'il l'aimait. Vint un beau jour le mois de Brives, la saison froide ayant quitté tranquillement pour laisser les terres revivre. La soirée arriva et Eramos décida d'aller chasser le repas. Il embrassa sa femme et ses enfants, leur promettant de revenir très bientôt.
Deux heures passèrent avant que le père de famille ne rejoigne la clairière où était construite sa maison. Un daim sur l'épaule, il avait hâte de montrer le diner aux enfants qui seraient surement ébahis par la grosseur de l'animal, même s'il n'était pas si gros. Le silence l'accueillit paisiblement lorsque la maison fut en vue, mais il trouva étrange de ne pas voir les enfants courir vers lui, comme ils avaient l'habitude de le faire. Lâchant la carcasse de l'animal, le jeune homme se mit à courir en appelant ses enfants et sa femme, mais arrivé à l'intérieur la pire scène qu'un père de famille pourrait voir lui sauta aux yeux.
Tous morts...
La scène était ignoble à décrire, tellement que quelque chose changea en Eramos, ou plutôt s'ajouta: la folie. Avec la mésaventure de sa jeunesse, voir sa famille charcutée rompit toute connexions avec le réel. Il resta là, agenouillé au milieu du massacre pendant une journée, un combat extrême se passant dans son esprit qui essayait de garder la raison. Comment pouvait-on faire une telle chose? Pourquoi de tels individus existait-il ? Les dieux était-il si cruels et malveillant? Il le croyait maintenant. La folie prit une forme. Après avoir enterré les dépouilles de son passé, Eramos attrapa son manteau noir de chasseur et son fleuret qu'il accrocha à sa ceinture. Équipant sa cotte de maille de garde, il la recouvrit avec sa cape et cachant son visage au monde de sa capuche pour que plus jamais on aperçoive Eramos d'Irifuse. Il ne l'était plus. La folie prit alors un nom, un nom invraisemblable, mais pourtant logique dans le chaos de son esprit. Il deviendrait le contraire de ce nom et tous connaîtraient la colère de l'orphelin s'étant fait lâchement mordre par le chien enragé à qui il avait tendu la main. Cœur d'aigle serait sa nouvelle identité et il ne laisserait plus aucune chance à ces vauriens.


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