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 Un recrutement particulier[FINI]

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MessageSujet: Un recrutement particulier[FINI]   Jeu 27 Sep 2012 - 14:15

La rencontre


Les événements de Bélin m'avaient fait comprendre que le Chaos pouvait être encore mieux propager lorsque l'on a une armée derrière soit, même si quarante personnes, c'était pas vraiment une armée. J'avais donc commencé à faire des recherches sur certaines personnes qui étaient souvent des tueurs à gages, ou même des chasseurs de primes. Le nom qui m'avait le plus fait sourire était : Eramos D'Irifuse. Le type qui portait ce nom n'était pas un saint, mais il n'était pas le pire de toutes les personnes dont j'avais entendu parler. La seule affinité qu'il avait de plus était : L'intelligence. Il serait donc le mieux placer pour le rang de Conseiller du Chaos et l'avantage, c'est que je savais qu'il se trouvait à Bélin. Bélin n'allait pas m'accueillir à bras ouvert et donc je fis envoyer un courrier chez Coeur d'Aigle comme les gens de ce village l'appelaient. La lettre disait :

« Cher Coeur d'Aigle,

J'ai eu vent de vos exploits et je désirerais vous rencontrer dans la Vallée d'Ildir, seul. Si vous n'êtes pas là lors de ce simple rendez-vous, je vous jugerai comme inapte pour l'un de mes projets.

Kodlak Hulgar
»

Cette lettre n'était pas des plus explicatifs, mais j'osais espérer que l'intrigue se trouvant dans ma lettre le ferait venir par curiosité. Ce que je n'avais pas prévu, c'est son physique. L'homme était de sexe masculin, ça c'était sûr, mais qu'est-ce que je savais d'autre ? Rien. Donc, ma solution fût d'interpellé chaque personne se trouvant dans la vallée en me mettant à leur taille et les fixant avec des yeux grands ouverts pour crier brusquement :

« C'est toi Eramos D'Irifuse ?! »

Si la personne ne répondait pas, je la tuais. Et si elle répondait « non » et bien, je la tuais aussi. En continuant mes demandes et mes morts, j'allais forcément tomber sur lui et soudain cela arriva. Puis une ombre suivie, comme à mon habitude, j'ai prononcé comme à mon habitude une phrase brutal avant de commencer à grogner comme un chien de deux mètres :

"Tu es qui, toi ?!"

Et sa réponse changea mon existence :

"Alors, tu ne me reconnais pas, fils ? Je suis le Chaos et je viens te rendre visite et ton remerciement est un accueil brutal ? J'aime."


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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Jeu 27 Sep 2012 - 21:59

Chapitre troisième: La Vallée du chaos.


Après sa rencontre avec la talentueuse ménestrel, Eramos regagna sa chambre de l’auberge pour dormir d’un sommeil tumultueux.


Comme à chaque fois où son corps physique s’endormait, Cœur d’aigle se réveillait d'une léthargie profonde. Quelle torture d’être prit dans un corps qui n’est pas le sien, un corps qui ne correspond pas à ses valeurs. Les siennes étaient particulières, mais compréhensible et, selon lui, tout à fait justifiables. Il avait besoin de prendre l’air, de goûter au doux nectar de la liberté et surtout d’assouvir ses pulsions animales. Car oui, il ne s’en cachait pas, Cœur d’aigle était comme une créature sauvage, emprisonné dans une cage pendant la majorité de sa vie et qui, brusquement se faisait donner la liberté; un cadeau qui se retourne à chaque fois contre son bienfaiteur.

L’esprit chaotique s’engagea sur les voies de l’esprit d’Eramos avec une assurance non feinte: il les connaissait comme personne, pas même son propriétaire. C’est bien connu, vos ennemis vous connaissent mieux que vos amis; en quelconques sortes ils sont plus proches de vous que personne ne pourra l’être pendant toute votre vie; c’est le côté ironique que l’esprit malin adorait délecter et chez cet homme torturé, il y en avait à s’en gaver.

Et cette fois, Cœur d’aigle n’était pas déçu. De nouveaux sentiments naissaient en son propriétaire. Des sentiments euphoriques voir joyeux qui le rendait malheureux. Ha ! Pauvre petit... Son double maléfique fouilla dans son esprit et découvrit assez vite l’origine de tels sentiments: l’attirance pour une femme. Quel plaisir ! Depuis la mort de Maëlia, il y a longtemps, jamais Eramos n’avait osé regardé une autre femme dans les yeux, et maintenant une simple barde le faisait sentir tout drôle. Ça aurait pu compromettre les plans de l’esprit si l’humain ne se torturait pas lui-même, pensant trahir son amour disparu. Quelle comédie !

Mais bientôt, le plaisir s’interrompit. La bonne conscience de l’homme torturé, grossièrement caricaturé et nommé comme étant les Hommes Blancs apparurent derrière l’esprit sans corps, une bouffée noirâtre seule lui servant de réceptacle. Une colère noire s’empara d’elle pour ensuite se transformer en euphorie. Des sentiments néfastes à exploiter, il en restait un tas et, avant qu’il ne meurt, Eramos se rendormirait pour le laisser faire ses affaires en toutes impunités.

Comme il adorait la vie !



À son réveil, le chasseur de prime ne fut pas surprit de ne pas voir le soleil levé. Depuis des années, il n'arrivait pas à dormir convenablement, sa peine et sa colère envers lui-même lui pesant beaucoup trop sur la conscience. Rien ne pouvait l’enlever et il avait apprit à vivre avec sa malédiction. D’autres avaient des membres en moi ou une intelligence défaillante. Lui n’avait plus que la moitié du cœur et sa souffrance intérieure l’écrasait sous un étau meurtrier.

Décidant qu’il était trop tard pour se rendormir, Eramos se rhabilla pour une promenade nocturne dans la capitale. Il adorait l’architecture, mais les gens la peuplant l’étouffait, alors autant en profiter.

Le reste de l’avant-midi se passa avec un calme sans anicroche, ce qui fit du bien au guerrier sombre. Depuis peu, il n’avait pas eu beaucoup de temps pour respirer. Quand quelqu’un cogna à sa porte, il se ravisa sur la situation.

- Bonjour monsieur, dit l’aubergiste. J’ai reçu une lettre vous étant assignée.

- Merci madame. Voici de quoi payer le messager et un petit bonus pour vous.

- Ne pensez pas que cela suffira à payer le loyer !

Et la naine quitta dans un rire bien à elle.

Eramos ouvrit la lettre avec l’un de ses couteaux de lancer avant de la lire.


Cher Cœur d’aigle,

J’ai eu vent de vos exploits et je désirerais vous rencontrer dans la vallée d’Ildir, seul. Si vous n’êtes pas là lors de ce simple rendez-vous, je vous jugerez inapte pour l’un de mes projets.

Kodlak Hulgar




La première réaction d’Eramos fut de jeter la lettre par-dessus son épaule. Son métier n’avait rien de secret, les gens voulant sa mort pour avoir tué leur frère, leur père ou leurs amis existaient et cela s’était produit qu’ils veulent sa peau. Puis, tout à coup, il lui vint un raisonnement atroce. Reprenant le papier rapidement, il relut la lettre en vitesse. Premièrement l’écriture était brève, comportait une calligraphie des plus acceptables (prouvant qu’il n’avait pas affaire à un paysan) et le style était direct, voir dominateur. Cela ressemblait plus à un ordre de comparaître qu’à un défi, même si les mots indiquaient le contraire. De plus, il désirait le rencontrer seul, ce qui était signe de suprématie. Il voulait le dominer, lui montrer qu’il était le chef. Il parlait, ensuite, de projets et donc de son intégration dans l’un d’eux. Pourquoi un homme en quête de vengeance voudrait faire cela ? C’était un marché et provenant d’un homme au nom qu’il reconnaissait. Kodlak Hulgar était l’homme s’étant vanté d’avoir assis sa tyrannie sur un village orque des environs et pour ce faire, il avait tué hommes, femmes et enfants sans scrupules. Du moins, selon ses dires, même si Eramos commençait à croire ce monstre sur paroles.

- Quel plan as-tu pour moi, pourriture ?



Le crépuscule surgit, donnant une teinte rosée au ciel surplombant la célèbre Vallée d’Ildir. L’homme encapuchonné regardait de droite à gauche nerveuse, guettant le moment où le cyclope se montrerait, ce qui arriva. Il mesurait plus de deux mètres et un seul yeux pouvait lui servir. Autours de lui, on voyait des traînées de sang et de la terre retournée, expliquant les corps derrière lui. Il les avait tous tué, sauvagement, brutalement, comme le monstre qu’il était. De plus, il semblait parler tout seul, ce qui fit donner des frissons à l'homme encapuchonné. Celui-ci s'approcha de son ennemi qui lui demanda:

- Comment t'appelles-tu ?

- De la part de Cœur d'aigle, répondit-il avant donner un coup de dague au géant.

Celui-ci, malgré la douleur de la balafre infligé, ne bougea même pas, semblant même rire de l'homme au visage encapuchonné, mais avant qu'il ne puisse répliquer, une voix provenant de derrière lui s'extirpa des ténèbres.

- J’ai entendu dire que tu voulais me parler. Parle avant que je ne t’égorge pour venger les familles de tes victimes.

Il fit signe au jeune de s'enfuir, ce qu'il fit. Posté à vingts pas, Eramos était trop loin pour que le géant ne puisse faire un mouvement d'attaque. Du moins, pas avant de mourir au bout de son sang, une dague dans la gorge.
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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Sam 29 Sep 2012 - 8:50

Calme-toi


Et bien, quel rendez-vous j'avais offert à cette avorton. Et soudain cet idiot me planta son cure-dent dans l'abdomen avant de fuir comme une fille quand un homme au loin lui fit signe. Cet homme était Eramos D'Irifuse dit Coeur d'Aigle. Il devait être vraiment très prudent pour envoyer un enfant à sa place et surtout très lâche, ses exploits étaient faux ? Je le regardais bêtement et comprenait que ma facette de barbare ne me servirait en rien donc, j'allais être moi-même avec ce type.

« Et bien, Eramos D'Irifuse n'est pas l'homme que j'aurais cru, tu es vraiment trop prudent et je vais te faire réfléchir un peu : Pourquoi ramenait à un type à ta place pour me blesser avec un cure-dent alors que je t'ai envoyé une lettre pour te parler, si j'avais voulu te tuer, je serais venu directement te voir. Je suis ici pour discuter et non pour manger, sauf si tu as bon goût bien sûr ! Je plaisante, tu n'es pas comme ces autres assassins plutôt sauvages et imposants, tu es le genre d'assassin qui pourrait semer le chaos dans la finesse et dans l'ombre. Le genre de type que j'aime le plus. »

Tout ce que je lui disais n'était pas un mensonge, mais allait-il le convaincre de me faire confiance ? Généralement, quand on voit une armoire à glace de deux mètres musclé plus qu'un taureau ayant des traces de sangs tout autour de lui, ça ne donne pas vraiment envie. Mais pourtant je suis tout gentil, moi ! Enfin... je crois. J'ai juste une vision du monde qui n'est pas la même que la plupart des gens se trouvant dans le monde que j'essaye d'aider. Je vis un tronc d'arbre non loin de ma position et j'avais quand même l'aiglounet qui voulait me lancer une dague en pleine gorge, pas gentil ça c'est sûr ! Mais, je pris quand même le risque et je pris place sur le tronc avant de reprendre une conversion en direction de mon père :

« Dit père, que penses-tu de Eramos D'Irifuse. Personnellement, je le trouve intéressant et cela me fait penser que le chaos n'est pas obligé d'être propagé par la barbarie, mais que la finesse peut aussi aider, par exemple avec sa discrétion. Il pourrait tuer des représentants de la paix dans ce monde sans que personne ne sache l'identité du tueur et les doutes iraient sur les autres races déclenchant une grande guerre. »

« Eramos D'Irifuse, celui-ci serait parfait pour rejoindre L'Ordre, mon fils, mais arrivera-tu à le convaincre ? »

Un petit sourire apparut sur mon visage et mon regard se retourna vers Eramos pour lui dire :

« Avant de te parler de mon projet, je voudrais apprendre à te connaître si tu le désires. Après ceci, je répondrais à toutes tes questions. Mais sache que mes crimes ne sont pas fait dans le seul but de faire souffrir même si j'ai du plaisir à chaque goûte de sang »
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Lun 1 Oct 2012 - 9:42

La carrure de l’étranger était impressionnante. Atteignant les deux mètres (ou plus) l’individu surplombait la plupart des humains du continent, même les Norpaliens. Eramos se demanda s’il en faisait parti. Manifestement. Son teint pâle et ses yeux colorés rappelaient les caractéristiques des sudistes. Il ne put s’empêcher d’imaginer 30 000 hommes comme lui parés d’armures sombres attaquer Hydrasil et ses habitants; plus un massacre qu’une guerre...

Son regard bifurqua vers la blessure béante de son abdomen. Le jeune homme l’ayant secondé (un simple mendiant ayant reçu une grosse bourse d’or pour son exploit) lui avait tailladé la chair profondément, et pourtant, le géant n’avait même pas soufflé un seul son de douleur. Eramos se demanda s’il était de taille pour un tel adverse. Sa logique reprit le dessus en lui rappelant que chaque être vivant était pourvu d’une colonne vertébrale et donc sujet à la paralysie et, bien sur, la mort.

Le cours de ses pensées se rompit quand le meurtrier prit parole.

« Et bien, Eramos d’Irifuse n’est pas l’homme que j’aurais cru, tu es vraiment trop prudent et je vais te faire réfléchir un peu. Pourquoi ramener un type à ta place pour me blesser avec un cure-dent alors que je t’ai envoyé une lettre pour te parler ? Si j’avais voulu te tuer, je serais venu directement te voir. »

Sans doute avait-il raison. Quelque chose lui disait que cette armoire à glace préférait défoncer les défenses au lieu de les contourner, un luxe que lui ne pouvait pas se permettre.

« Prudence est mère de vertu, récita-t-il simplement.»

L’autre enchaîna.

« Je suis ici pour discuter et non pour te manger, sauf si tu as bon goût ! »

Que venait-il de dire ? Eramos lança un regard vers les cadavres et se rendit compte qu’ils avaient été arrachés de leurs chairs. Il n’avait donc pas seulement affaire avec un meurtrier psychopathe, mais aussi un cannibale. Un homme d’honneur pensa-t-il, sarcastique.

« Je plaisante, tu n’es pas comme ces autres assassins plutôt sauvages et imposants. Tu es le genre d’assassin qui pourrait semer le chaos dans la finesse et dans l’ombre. Le genre de type que j’aime le plus. »

- Tu es malade, répondit l’homme tenant encore une dague de lancer, prête à l’usage.

Pour toutes réponses, Kodlak se dirigea vers un tronc d’arbre couché et s’y assit. Eramos le laissa faire, il aimait mieux le voir se mettre où il pourrait avoir un avantage sur un éventuel affrontement. Il se mit alors à parler de nouveau avec lui-même, ou plutôt avec son père qui devait avoir passé l’arme à gauche. Cette pratique n’était pas des plus répandues, mais Eramos l’avait déjà vu se produire chez certaines tribus orques.

Souriant maintenant d’une façon carnassière, son ennemi reprit.

« Avant de te parler de mon projet, je voudrais apprendre à te connaître, si tu le désires. Après ceci, je répondrai à toutes tes question. Mais, sache que mes crimes ne sont pas fait dans le seul but de faire souffrir, même si j’ai du plaisir à chaque goûte de sang. »

Eramos réfléchit quelque peu avant de rengainer sa dague de lancer dans l’une des gaines sur son armure.

« Chaque fou pense œuvrer pour une cause supérieur, tu ne fais pas exception. Tu dis tuer pour une cause te donnant des ailes, je te réponds que tu ne donnes qu’une image de l’humanité lui étant déjà propre: animale et sanglante. Tu crois surement être un préféré des dieux, mais tu te trompes. Tout ce qui te distingues des autres déjantés, c’est ta grande gueule. »

- Quant à qui je suis, je vais te le dire. Je suis le Tueur, l’assassin des rois, la Sombrelame. Crains-moi comme tous le font et tu auras comprit la seule chose bonne pour toi. Sur ce...

Une dague vola et alla se planter près du colosse assis sur le tronc. Déjà, Cœur d’aigle avait rebroussé chemin pour disparaitre dans les ténèbres entourant la vallée.


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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Sam 13 Oct 2012 - 11:00

Un invité surprise


Je regardais l'homme se trouvant devant moi et en lui, je voyais un second digne de son nom, un vrai homme ayant peur de rien du tout même de moi seulement en voyant mes actes et ma corpulence. Seulement avec mes caractéristiques physiques et mentaux, je pourrais à la limite faire fuir une armée à moi seul, mais ce type n'avait aucunement peur de moi ou alors il le cachait très bien. Intérieurement, je jubilais et extérieurement, je restais neutre à toutes ses agressions verbales, car malgré sa bravoure qu'il faisait preuve en ayant pas peur de moi, il restait très agressif alors que je cherchais une personne qui savait se maîtriser. Assis sur ce tronc je me disais que c'était l'exception qui confirmerait la règle des seconds ? De plus, qui serait prêt à me réprimander pour un ordre que j'ai ordonné et surtout qui serait assez fou pour discuter avec un cannibale qui risquerait de lui manger le cerveau à tout moment ?

Soudain, le petit homme me choqua avec sa phrase : « Prudence est mère de vertu ». Cette phrase n'avait que trop peu de sens pour la facette que je m'étais faite, mais intérieurement je savais qu'il avait tout à fait raison, de plus si cet homme devenait mon second, il avait le droit de connaître ma vraie mentalité. Je le regardais tranquillement et soudain lui répondit :

« La prudence n'est pas un mal en soi, mais en devenant trop prudent et bien... Nous n'aurions pas d'allier de peur qu'ils nous trahissent et lors d'une bataille, nous serions seuls contre le monde et la prudence ne servirait plus à rien. »

Cœur d'Aigle ne lâchait pas son cure-dent et me dit à moi que j'étais malade ? S'il parlait d'une maladie physique, je me sentais en pleine forme pourtant et au contraire si le mental était visé, il n'avait pas complètement tord et c'était concevable après tout ce qui m'était arrivé et j'allais lui faire savoir mon histoire :


« Suis-je malade ? Tu n'as pas tout à fait tord, mais est-ce extraordinaire d'être malade après avoir combattu pour l'armée Norpalienne pendant une bonne vingtaine d'année si ce n'est pas plus et lorsqu'on rend les armes pour s'occuper de notre famille, cette dernière fut détruite quelques mois après notre acte considéré comme une trahison envers l'armée ? J'ai passé ma vie à recevoir des coups de différents types d'arme pour protéger mon pays en les traitant comme une famille et lorsque j'essaye de créer ma propre famille, ils la détruisent ! Tu crois que ce n'est pas normal que ceci m'a fait perdre un peu la boule ? De plus, les coups dans la tête que j'ai reçue pendant toutes ses guerres et les fois ou l'on m'a torturé n'aident pas. »

Je venais de révéler mon histoire à un inconnu et bizarrement je me sentais mieux, la colère se trouvant au fond de mon cœur s'était un peu apaisé, mais pas assez pour que j'abandonne mes projets. Je détruirais la Norpalie au prix de ma vie s'il le faut, mais je vengerais ma fille et ma femme, je les aime tant et on me les a volés. Eramos me regardait bizarrement et repris une phrase qui me gênât :


« Chaque fou pense œuvrer pour une cause supérieure, tu ne fais pas exception. Tu dis tuer pour une cause te donnant des ailes, je te réponds que tu ne donnes qu'une image de l'humanité lui étant déjà propre : animale et sanglante. Tu crois sûrement être un préféré des dieux, mais tu te trompes. Tout ce qui te distingues des autres déjantés, c'est ta grande gueule. »

Il me considérait comme un fou, cela ne me gênait pas, mais le fait qu'il me compare à une bête assoiffée de sang causant tout cela pour un dieu supérieur me donnant des ailes, mais tout ce que je fais n'a qu'un but, le chaos non pas pour un chaos pur, mais pour un chaos entraînant la paix. Le chaos fait créer des alliances contres ce dernier et une alliance est une entente de paix et si le chaos est trop grand, l'entente se fera entre tous sauf le chaos lui-même et donc une paix se verra crée, mais avant d'en arriver là, je détruirais la Norpalie et toute son armée.


« Tout ce que tu viens de dire m'affecte et me rends triste après avoir entendu mon histoire, tu devrais comprendre mes actes. Je sais que je tue des innocents, mais je vais te dire un secret : L'innocence est l'illusion de la vie. Tout le monde est coupable pour au moins un péché, je ne suis pas un préféré des dieux, car sinon mon histoire ne serait pas celle-ci et je suis encore moins un ange et mes actes m'enverront en enfer sans doute. Ma cause est comme tout, elle a du bon et du mauvais, car rien n'est complètement noir ni complètement blanc. J'ai peut-être une grande gueule, mais la tienne n'est pas plus petite. »

Je continuais à le réprimander et soudain il répondit à ma demande d'en apprendre plus sur lui, mais bien sûr comme à son habitude depuis le début de notre conversation, il n'allait pas gentiment me raconter son histoire, il me montra encore une fois son orgueil en me citant ses nombreux surnoms et me dit de le craindre, mais pourquoi le craindre si lui-même il ne me craint pas ? Soudain, il commença une nouvelle phrase et elle fut empêchée d'être fini par le lancement d'un cure-dent à proximité de moi, c'était sans doute l'un des nombreux assassins qui me poursuivaient la plupart s'était enrôlé avec moi tandis que les autres étaient morts avec la moitié de leur corps. Celui-ci, je n'en avais que faire, vu qu'il avait fait fuir Eramos et donc je pris son cure-dent et lui jeta pour le faire mourir lentement et malheureusement pour lui, il transperçât sa tête. Je criais le nom du fuyard en attendant une nouvelle apparition. Mais viendrait-elle ?
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Lun 29 Oct 2012 - 14:40

Dès qu’il fut sortit du champ de vision de Kodlak, Eramos marcha d’un pas rapide vers la ville de Bélin. Il n’avait pas l’intention de rester à discuter avec ce fou qui lui demandait de rejoindre un ordre du chaos dont il ne connaissait rien. Il avait déjà bien à faire pour dénicher l’ordre de la renaissance, alors... Cependant, quelque chose lui entravait les jambes, l’obligeant à ralentir. C’était pareil à une force invisible qui tentait de l’immobiliser, l’assassin comprit que c’était en fait sa conscience. Il grogna en s’arrêtant ; ces vies que le fils du chaos avaient achevé ne le concernait en rien et les venger ne les ferait pas revenir... Quelle drôle ironie, c’est pourtant ce même sentiment qui l’avait poussé à tuer les abjectes créatures qui avaient osés abattre Maëlia: la vengeance. Oui, il devait faire quelque chose, car l’honneur des familles de ces victimes ne se laveraient pas seules.

Il se retourna donc sur lui-même. Le couteau que l’assassin avait lancé à Kodlak avait manqué sa cible exprès. Bien entendu c’était Eramos qui l’avait lancé, mais Kodlak semblait avoir prit pour cible un jeune homme sous son joug qu’il tua de sang froid. Ce géant adorait, il n’était pas comme Eramos. Son histoire ressemblait à celle du Varakirois, certes, mais eux n’étaient pas semblables. Après la mort de sa famille, Eramos avait traqué ses ennemis, les tuant pour se venger, mais il n’avait sentit aucun plaisir à le faire. Cela avait du être fait, c’est tout. Mais Kodlak lui aimait tué, il en raffolait. Conséquence, il était devenu ceux qu’il détestait, il avait suivit leur chemin. Mais cela avait-il réellement de l’importance ? N’était-il pas tous eux des tueurs au final ? Eramos n’en savait rien, même si son homologue Cœur d’aigle lui savait et ne se gênait pas pour le lui rappeler.

Tue-le, tue-le, tue-le, tue-le...

Ses pas résonnait sur la verdure sans couleur de la vallée, s’accélérant progressivement

Tue-le, tue-le, tue-le, tue-le...

La course remplaça la marche et puis bientôt le sprint.

Tue-le, tue-le, tue-le...

Il voyait maintenant le cyclope le regardant, plusieurs choix s’entrechoquaient dans son esprit.

TUE-LE !

« Non. »

Prenant son élan, Eramos se propulsa à toutes vitesses vers Kodlak et, arrivé près de lui, sauta du plus haut qu’il put sur le tronc d’arbre tout près et se propulsa avec une grande force par-dessus le géant, accotant une main sur son épaule musclée. Ayant gagné quelques secondes, l’assassin regarda autours de lui, oubliant les carcasses ouvertes et putrides que le monstre venait de déchiqueter et les charognards s’approchant déjà pour s’approprier les meilleurs morceaux. De son œil vif, il repéra un jeune enfant accroché au cadavre de sa mère. Ne perdant pas un instant, il attrapa le jeune par la taille en faisant mine de quitter.
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MessageSujet: Re: Un recrutement particulier[FINI]   Sam 3 Nov 2012 - 7:34

Complication

Eramos D'Irifuse, ce chasseur de prime qui aurait été parfait pour rejoindre l'Ordre, mais il semblait différent de celui qu'on m'avait parlé. Est-ce vraiment Eramos D'Irifuse ? Une seule solution, je fouillerais son passé dès mon retour dans le Manoir, j'enverrais le plus d'hommes à la recherche d'information. Coeur d'Aigle étant une pièce importante de mon plan et qu'il ferait un ennemi puissant pour le peuple de la Norpalie et si l'idée de devenir le mien lui effleure sa conscience, il luttera pour sa survie à chaque seconde qu'il passera sur cette terre avant que je l'exécute comme il se doit.

Mes cris et leur échos frappant chaque arbre de cette valée, les assassins me poursuivant ayant facilement ma position finiraient par vite me trouver et pourtant, mes jambes ne bougeaient pas du tout. Pourquoi ? L'espoir d'une réapparition d'Eramos ? Ma réflexion fut de courte durée et fut surtout interrompus par la réapparition de Sholayim, ce nom plutôt neutre était celui de mon père, le chaos en personne. Soudain, sa voix se fit entendre :

« -Kodlak, une erreur de ma part s'est produite, ce Varakirois n'a pas l'âme de supporter le sang comme toi, ce n'est qu'un faible et il ne mérite pas plus de respect qu'un déchet. Tu dois le tuer pour qu'il soit en paix.

-Tort, tu as tort. Père, ce Varakirois n'est pas comme les autres et peut-importe ce que tu diras, je ne le tuerais pas.

-Deviendrais-tu faible, mon fils ? Commencerais-tu as ne plus croire en tes actions ?

- Croire en quelqu'un ne signifie pas être faible, être faible s'est rester à couvert et ne jamais tenter quelque chose de dangereux. »

Sholayim disparut, avais-je réussi à tenir tête à mon propre père ou me laissait-il pour ne plus rien avoir à faire avec moi ? Tel était la question et la réponse n'apparaîtrait qu'à sa prochaine visite, mais je n'avais que de temps pour penser à cela et pour la bonne raison que Eramos était en train de me foncer dessus. Allait-il me tuer ou simplement...non, s'il me fonce dessus cela ne doit pas être pour me serrer dans ses bras. Soudainement, le grand tueur de Roi passa au-dessus de moi, je ne pensais pas que c'était possible de sauter au-dessus de MOI. Avait-il confiance en moi ? Il n'avait aucune défense dans les airs et j'aurais pu le tuer, mais non je ne le ferais pas. Me retournant, je le voyais prendre un enfant avant de partir sans dire au revoir, mais ce n'est pas mon cas et mes dernières paroles jusqu'à notre prochaine rencontre furent :

« - Prends soin de toi, Eramos. Tu es le seul qui m'a vu sans masque et je ne regrette rien. »

La direction du Manoir, est-ce vraiment la direction où je trouverais le bonheur ? Est-ce vraiment ce que voudrait Rose et Lise.
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