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 L'or noir - avec Musashi Jisaï

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Eramos d'Irifuse
Cœur d'aigle
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MessageSujet: L'or noir - avec Musashi Jisaï   Jeu 4 Jan 2018 - 22:06

- Le patron a dit qu’il ne fallait pas trop l’amocher. C’est quand même Cœur d’aigle.

- Ouais, mais imagine la gloire qu’on aurait à le descendre. On l’a quand même capturé. J’suis certain que sa tête vaut pas mal de Dun’ors.

- Le patron travaille pour la firme qui commande la majorité des contrats d’assassinats sur le continent, imbécile. Tu veux te le mettre à dos et mourir prématurément ? Et puis, on ne l’a pas vraiment capturé. Il s’est plus rendu.

- Ça j’comprends pas. Comment ça c’fait qu’on l’ait eu si facilement, j’veux dire. Le vieux n’avait même pas d’arme sur lui et y’a rien fait pour s’débattre. On l’a tout bonnement cueilli d’vant la grotte. Et puis, y’a pas un jeune avec lui en habitude. Bah ouais, tu sais, celui avec une épée bizarre qui sent le fond d’tonne toujours. C’est bizarre.

- En tout cas, s’il veut venir chercher son partenaire, il va falloir qu’il traverse seul la petite forteresse du patron. Il l’a dit lui-même, ces nouvelles installations sont aussi sécuritaires qu’un château fort. Sur trois étages, une cinquantaine d’hommes bien armés et des chiens de guerre si ça ne suffit pas.

- M’ouais. En tout cas, on a beau être des mecs bien armés, il nous paye pas bien cher le patron.

- C’est toujours mieux que le trou à rat où on était. Tu oublies vite! Avec la bande de Diego, on était à la veille de se travestir pour arriver à quelque chose!

- C’est clair qu’un corset et une jupe courte t’irait mieux qu’à moi.

- Tu vas la fermer, bâtard!

- Messieurs.

Les deux armoires à glaces se tournèrent d’un seul homme vers Eramos. Ligoté sur une chaise, il souffrait de quelques contusions au visage. Du sang perlaient également sa lèvre inférieure gonflée.

- Si vous voulez, je peux changer de pièce si vous avez à vous chamailler.

- Très drôle, croûton. T’as quelqu’part où aller ? Un rendez-vous important.

- En fait, oui. C’est imminent.

- Ouais, ben va falloir attendre parce que le patron veut te voir. Vous aviez des amis en commun à ce qui semble.

- Nous vous inquiétez pas, je peux rester ici. Mon rendez-vous va venir à moi.

L’un des hommes sourcilla.

- Alors, t’es pas venu seul.

- Pas tout à fait.

Il y eut un long silence.

- Il est derrière moi, c’est ça ?

Eramos fit une grimace. Il semblait être désolé.

- Navré. Bonjour Musashi.

- Eh merde.

Les gardes dégainèrent en se retournant.

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Musashi Jisaï
Le Gourdin
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MessageSujet: Re: L'or noir - avec Musashi Jisaï   Mar 9 Jan 2018 - 0:06

Le matin même, Musashi s'était rendu à un campement que lui et Eramos avaient remarqué plus tôt. Ce n'était guère grand chose de plus que de vieilles ruines rénovées qui servaient d'abri à un groupe de bandits quelconques. La confiance d'Eramos pour son secours pesait lourd sur les épaules de l'escrimeur, mais ce dernier se refusait à le laisser tomber. C'est pourquoi il se pointa, seul, les mains en l'air, au campement pour essayer un marchander un peu.

-Hé c'est qui le bouffon qui se ramène par ici?

-J'sais pas, c'est toi qui a corvée de garde, demande lui!

-Toi, ne bouge plus!

Musashi s'arrêta net et tâcha de faire son plus beau sourire aux hommes qui se tenaient devant lui, épée à la main.

-Oui euh, bonjour messieurs, je voudrais voire votre patron s'il vous plaît!

L'ignorant un peu, les bandits continuèrent leur conversation:

-On fait quoi?

-Bah, je sais pas, on le détrousse? En même temps, il a vu notre campement, on a pas d'autre choix que d'le buter.

-J'avoue.

-J'ai une bien meilleure solution. Je voudrais employer vos services!

Hébétés, les bandits se regardèrent un temps et puis l'un d'entre eux partit dans une des structures restée plutôt intacte des ruines. Il revint peu après avec deux autre comparses, et un autre, visiblement mieux équipé que les autres.

« Enlevez lui ses armes » dit le patron, et les bandits saisirent le sabre de Musashi. Il n'aimait jamais être loin de ce dernier, mais il le fallait, pour Eramos. Il aimait encore moins être loin du vieillard plein de ressources. Le patron poursuivit: «t'es plutôt téméraire tu sais?»

-Je préférerais «courageux».

-Ah bah ça, c'est ce qu'on va voir. qu'est-ce que tu veux? T'es qui?

-Je me nomme Musashi, pourrais-je savoir à qui je m'adresse?

-Tu t'adresses à Diego, chef de cette bande de fous.

Il fit un pas dans la direction de Musashi en lui tendant la main, que ce dernier s'empressa de serrer en souriant de toutes ses dents. Son entrée avait fait son effet.

-Alors, tu veux quoi?

-Vous savez le fort qui se situe à quelques lieux au nord ouest d'ici? Mon ami y est tenu captif et j'ai bien besoin de force militaire pour y entrer. La milice à l'intérieur est privée et vous ne vous attirerez donc aucuns ennuis et...

-Je t'arrête tout de suite gamin. On est des détrousseurs nous, pas des mercenaires. Tu vois ces hommes? Ils savent pas se battre, on veut juste de la menue monnaie, de la façon la plus facile possible.

-C'est justement là l'intérêt de ma requête, car un tel agissement vous donnerait la mainmise sur les dernières portions de l'enivresse, cette drogue qui se vend si chère, vous le savez sûrement.

-Ouais d'accord, admettons qu'on t'aide, et qu'on réussit à buter ceux qui s'y trouvent, combien tu nous payes?

-Le contenu du fort et le fort en lui même, pour le peu que j'en ai à faire, tant que je retrouve mon ami vivant!

Son interlocuteur éclata de rire et ses comparses l'accompagnèrent. Musashi devient froid. Il n'était pas en bonne position du tout, encerclé par ces bandits.

-Et bien ÇA, ça serait l'affaire du siècle. Je tue mes hommes pour te sauver un copain et ramasser quelques fonds de coffres d'un vieux fort gardé par une milice, SANS recevoir aucune forme de paiement. Si on veut ce fort, on ira le prendre, pas besoin de toi pour nous dire quoi faire gamin. Abattez le!

Les dents de Musashi se crispèrent alors que les hommes se jetaient sur lui. Il esquiva le premier, passa au dessus du second et balança un violent coup de pied au ventre de celui qui tenait son sabre, qui s'empressa de le lâcher. Même si ce n'étaient que des détrousseurs, leur grand nombre (une vingtaine d'hommes) faisait en sorte qu'il serait difficile de s'en sortir.  Certains d'entre eux boitaient, d'autres avaient les dents pourries, toutes leurs épées étaient rouillées, et certains hommes portaient même des vêtements de femme, pour une raison qui dépassait complètement Musashi. Il attrapa son sabre au vol et envoya son poing voler dans la dentition déjà fragile d'un brigand près de lui, et pris la fuite, le poing couvert de sang mais sain et sauf.

Il courut longuement à travers la forêt, non encombré par une armure où une lourde arme et put laisser les voleurs derrière. Ils ne le suivirent pas, pour autant que Musashi savait. Il s'assit un instant dans le creux d'une arbre pourri. Assis confortablement sur la mousse, et à l'abris des regards, il se sentait suffisamment en sécurité pour pouvoir penser à une alternative. Il ne laisserait pas tomber Eramos. Il allait devoir s'infiltrer sans se faire remarquer.

La journée passa et Musashi fit un peu de reconnaissance il mit au point un plan, loin d'être infaillible, mais qui allait devoir fonctionner. Lorsque la nuit tomba, il s'était confectionné un arc qui tiendrait la route pour l'usage qu'en ferait Musashi. Il renoua ses cheveux maintenant assez sales, attacha ses manches avec des lanières de cuir, glissa son sabre à sa ceinture, l'arrière de son bassin. Il prit ensuite son arc en bandoulière et, une flèche à la bouche, il grimpa le mur, en catimini. Le mur était solide et bien entretenu. Lorsque Musashi arriva au sommet du mur, il observa à gauche et à droite, sans y trouver personne. Il monta sur ce dernier et s'adossa sur un des créneaux pour tâcher de rester invisible. Il sortit sa pierre et son silex pour allumer la flèche qu'il avait. Il dégaina ensuite son arc, encocha la flèche et fit un tir précis sur l'une des tourelles à grains, toute faite de bois. Il ne fallut que quelques secondes pour que les gardes en extérieur soient alertés. Musashi se faufila le long du mur alors que les gardes tentaient d'arrêter le brasier qui s'embrasait rapidement. Au même moment, les gardes furent pris de surprise, tout comme Musashi d'ailleurs, par des bandits qui prenaient d'assaut la porte principale. Ils avaient dut attendre la diversion de l'escrimeur pour prendre d'assaut le petit fort. Cela eut cependant un effet inespéré, les gardes orientèrent toute leur attention sur l'invasion des brigands. Musashi, assez loin du combat, n'en vit pas grand chose, mais il prit sur lui d'entrer dans la structure principale. Il dégaina son petit couteau de pêche pour pouvoir se défendre dans ces endroit plus exigus. Les baraquements étaient sans vie; les gardes dormaient ou se battaient à l'extérieur, et Musashi, tout en restant sur ses gardes, put monter dans l'escalier en colimaçon de la seule tourelle, celle où se trouverait probablement Eramos.

Il ne croisa qu'un garde, au sommet de l'escalier. L'escrimeur s'approcha de lui avec une vitesse telle qu'il n'eut le temps de ne rien dire ou faire, il se retrouva avec, le couteau du bretteur avait déjà enfoncé l'espace entre sa trachée et sa mâchoire, jusqu'à son cerveau. Musashi avait une main sur la hampe et une autre sur le pommeau, pour plus de précision et de force. Son mouvement se fit sans erreurs et il laissa tomber le garde doucement au sol. Il ouvrit la porte dans le plus grand des silences pour se laisser l'élément de surprise. Eramos avait dut le voir car il avait l'attention des deux gardes. Musashi entra, sur la pointe des pieds et, lorsque les gardes se tournèrent, deux vies expirèrent en même temps. Les têtes des deux gardes roulèrent au sol alors que la lame du bretteur brillait encore en l'air. Il rengaina son sabre et entreprit de détacher le vieil homme.

-Ils t'ont bien amoché ces salauds. Tu leur as résisté?

Il leva Eramos sur son épaule et l'avança dans la direction de la table où étaient posées les affaires de son ami. Eramos était vieux, mais il pouvait sûrement encore se battre. La résilience de ce personnage était inégalée et elle lui serait encore utile dans le moment à venir.
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