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 The Sea, the Succubus and the Suli

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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 29 Mai 2017 - 11:10

On peut toujours essayer, nous verrons bien ce que cela donne. Et puis nous avons le temps de voir tout cela venir.

En parlant de voir venir, Zakaerii n'avait pas vu la suite venir ! Comme Lylim l'avait parié, il n'avait fait qu'un bond en voyant le spectacle pénible d'un enfant soumis à une torture. Elle avait encore le tisonnier dans la main lorsque le félin s'était interposé pour mettre fin à ce début de massacre. Elle plongea son arme dans un seau d'eau avant de se tourner vers lui un petit sourire en coin. Elle lui dit alors, tout en plaquant ses mains sur les oreilles de l'enfant.

Ho ? Déjà ? Mais j'ai à peine commencé.... J'avais mis les autres lettres à chauffer, prévu des orties, des ceinturons, des pinces coupantes, des clous... Et bien entendu, une initiation à la luxure ! Vous voulez vraiment louper cela ?

La question était purement rhétorique, mais la jeune femme n'avait pas pu s'empêcher de lui énoncer quelques parties de son programme, en particulier la partie viol infantile. Juste le temps de regarder son visage pour se délecter de son expression qu'elle ajouta.

Soit ! J'estime donc que vous avez perdu. Vous auriez très bien pu prendre la place de Billy pour la suite de mon programme, mais je ne verrais pas les marque de ceinture sur votre dos et votre derrière, alors, je vais devoir faire autrement... Voyons, laissez-moi réfléchir....

Il était prêt à tout pour sauver cet enfant, et la petite peste le savait pertinemment. Elle le tenait au creux de sa main et comptait bien se servir de cela pour lui imposer une alternative surement pas plus enviable pour lui.

Figurez-vous que j'ai une petite demoiselle dans mon collimateur depuis un certain temps déjà. Il y a quelque chose d'absolument insoutenable avec elle.... La mignonne est définitivement chaste. A son âge et avec son corps, croyez moi s'en est na-vrant ! Et pour la connaître, je sais qu'elle n'osera, et peut-être même, ne pensera jamais à combler ses lacunes en la matière. En ma qualité de "spécialiste", c'est autant inadmissible qu'insoutenable ! Et d'un point de vue plus personnel, je trouve qu'elle mérite très sincèrement un peu de plaisir et d'expérience enivrante. Et c'est là que vous allez entrer en jeu, mon petit chat....

Elle lui offrit un des sourires les plus carnassier et inquiétant qu'il ne lui avait peut-être jamais vu jusqu'ici.

Pour sa première fois, je veux que ce soit un homme qui s'occupe d'elle.  Non pas que je doute de mes compétences à la satisfaire, mais je préfère lui faire commencer par les bases. Et je ne veux pas le premier butor venu, non je veux quelqu'un qui saura la prendre avec délicatesse, avec précaution.... Quelqu'un qui saura la mettre en confiance, tout en sachant rester autoritaire.... Ce point là est important car.... Elle ne sera certainement jamais consentante. Jamais. Faites moi confiance, elle est aussi prude qu'inexpérimenté, et je pense d'ailleurs que c'est sa méconnaissance qui la bloque... Mais bref ! Vous devrez vous comporter en digne étalon que vous êtes.... Même si elle ne le voudra pas. Qu'importe ses cris, et ses supplications, qu'importe ses regards effrayés vous devrez aller jusqu'au bout. Ho et, parce que je suis très bienveillante envers vous deux, je serais là pour vous conseiller et vous guider. Car même s'il va surement falloir la forcer un peu, l'idée n'est pas de la faire souffrir ou la violenter. Mais de lui faire découvrir toute une partie de son corps et des sensations qu'elle peut avoir. C'est une mission d'éducation.

Lylim avait le don d'aborder les choses d'une manière assez déconcertante. Elle n'avait ni peur ni appréhension à risquer une mission impossible, commettre un viol qui n'en serait pas un.... Et en plus y mêler peut-être le dernier homme sur cette terre qui se serait adonné à cela. Et toujours sur le même ton surréaliste elle enchaîna.

Vous n'aurez pas à vous occuper de quoique ce soit d'autre. De base cela ne peut pas mal tourner, mais même si cela devait se passer, vous n'aurez pas à vous inquiéter parce que je serai là. Comme je vous devine absolument pas coutumier de cet exercice dans ces conditions là, encore une fois ne vous inquiétez pas, je vous soufflerai des conseils si besoin est. Alors ? Marché conclu ? A moins que vous ne préféreriez que je m'amuse avec Billy ?

Ce marché était couru d'avance. La vie d'un enfant contre des sévices d'un adultes, Zakaerii n'avait pas vraiment le coix. Alors qu'il signait son pacte avec le diable, la petite peste s'empressa de détacher l'enfant. Et s'accroupit à sa hauteur, alors que l'enfant retirer son bâillon.... Et lui affichait un franc sourire ?! Que Lylim lui rendait ?! Elle vint ébouriffer la tignasse du petit garçon avant de le féliciter.

Bravo Billy je suis fière de toi ! Tu as été re-mar-quable ! Un vrai maître menteur !

Hi hi hi !

Tu peux retirer ta protection de cuir maintenant.

Le sale petit garnement glissa ses mains dans son pantalon, trifouillant sous le tissu avant de ressortir deux pièces de cuir épais superposées, marquée par le "L" du fer porté à rouge. Elles étaient attachées entre elles par des cordelettes, plus une autre qui servait à fixer le tout autour de la cuisse de l'enfant. Elle avait encore une fois dupé son pauvre gros matou.... mais ce n'était pas fini !

Tu as bien appris tout ce que je t'ai enseigné, surtout n'oublie pas mes petits trucs et astuces, et tu verras, tu seras le meilleur comédien de la région ! Personne ne pourra déceler tes mensonges !

Oui madaaaame !

Tiens, voilà pour toi, tu as bien mérité ta récompense ! T'auras une histoire à raconter à ta petite soeur, et des choses à lui apprendre ! Je compte sur toi.

Elle sorti une petite bourse pleine de pièce qu'elle donna de bon cœur au garçonnet ravi. Récapitulons les faits. Elle avait menti à Zakaeri, embarqué un enfant dans ses jeux malsains, corrompu ce même enfant en le soudoyant et à présent.... Elle lui apprenait toutes ses vilaines manies pour faire de lui un futur assimilé fiélons ?! Si pour une personne saine d'esprit c'était une véritable apocalypse à crinière rousse, pour la succube, elle venait de transmettre des valeurs à une future génération, et ça la comblait. L'enfant était libre de repartir, il s'en sortait avec un simple trou dans son pantalon, et de quoi vivre pour elle et sa soeur d'ici les prochaines semaines. Il restait à voir comment ce pauvre Zakaerii allait réagir face à tout cela.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 29 Mai 2017 - 15:10

Zakaerii aurait pu accepter beaucoup de choses, mais faire du mal à un enfant, il ne pouvait simplement pas le supporter. Si Lylim avait choisi n’importe quel homme adulte, le Suli n’aurait probablement pas bougé d’un iota, du moins pas avant que les choses ne deviennent trop sérieuse – car, après tout, il ne savait pas jusqu’où la Succube était capable d’aller. Et, justement, il venait peut-être d’en avoir une bonne impression. Pour être honnête, il était quelque peu… surpris. Mais peut-être devait-il se rendre à l’évidence, ce qu’il considérait comme impossible, d’un point de vue moral, n’était pas la même chose pour une Fiélonne. Pourtant, de là à voir qu’elle n’hésitait pas à s’en prendre à des enfants, il en était resté stupéfait. Ceci dit, cela ne changeait rien à la donne, elle avait finalement plutôt bien joué, probablement consciente qu’il arrêterait son petit jeu bien vite en se rendant compte qu’elle avait jeté son dévolu sur un pauvre gamin des rues. Et, effectivement, Lylim ne manqua pas de se satisfaire de son petit effet sur le Suli, car il suffisait pour ce dernier de croiser son regard pour voir qu’elle jubilait intérieurement ; sans parler de sa façon de lui présenter le programme des réjouissances qu’elle avait mijoté pour son otage. Décidément, elle avait une imagination débordante, il ne pouvait pas le nier. « Je vais hélas devoir couper court aux réjouissances, je suis navré Lylim. » Il y avait un très léger sourire sur son visage, mais il ne plaisantait pas pour un sou et se détendit quelque peu lorsqu’elle concéda sa défaite, acceptant de délaisser l’enfant qu’elle tenait entre ses griffes afin de se satisfaire de ce qu’elle pourrait imaginer faire subir à l’Once, qui se pliait – plutôt volontairement – à ce qu’elle pourrait imaginer pour lui. Et tandis qu’elle réfléchissait, ce dernier s’assura que le dénommé Billy ne semblait pas trop mal en point malgré la brûlure qu’elle venait de lui infliger, remarquant, avec une certaine surprise, qu’il semblait relativement… calme.

Il n’eut cependant pas l’occasion de s’y intéresser davantage, Lylim lui annonçant ce qu’elle comptait faire de lui. La Succube commença donc en évoquant une demoiselle qu’elle semblait connaître et à laquelle elle reprochait son impensable chasteté. Bien entendu, le point de vue de la jeune femme était probablement biaisé par sa propension à la luxure, néanmoins, le Suli semblait s’être aventuré sur une pente très savonneuse et la suite lui faisait déjà peur. Visiblement, la Fiélonne comptait remettre sa cible dans le droit chemin, mais, plutôt que de se dévouer elle-même, elle semblait avoir en tête un tout autre déroulement des choses. Et, à la façon dont elle le regardait, Zakaerii ne sut pas vraiment s’il voulait vraiment entendre la suite. La suite qui consistait à lui faire comprendre qu’elle préférait que sa demoiselle soit prise en charge par un homme, pour la faire commencer par les bases. Le Félidaë avait l’impression d’être en plein rêve surréaliste. Au fur et à mesure que la Succube parlait, il réalisait ce qu’elle lui demandait et il n’en revenait pas. Le poussait-elle dans le lit d’une inconnue non-consentante afin qu’elle fut initiée aux plaisirs de l’amour ? Mais à qui pensait-elle imposer un Suli comme première expérience ? Mais, au-delà de ce petit souci de compatibilité, il y avait également un autre problème de taille : l’expérience du Suli lui-même, qui était… nulle. Et Lylim qui souhaitait le voir se comporter tel un étalon et d’aller jusqu’au bout. Elle eut même le tact de lui dire qu’elle ne le laisserait pas seul face à ce défi, allant jusqu’à lui assurer qu’elle veillerait au bon déroulement de toute cette affaire. Mais au-delà de tout cela, il ne pouvait retenir qu’une chose : elle le poussait à commettre ce qui s’apparentait à un viol, sous couvert d’une mission d’éducation. Zakaerii en était littéralement sidéré. « Lylim, je… Vous voulez que je… Mais enfin… » Il aurait probablement enduré tout les tourments du monde sans aucun problème, mais là, elle lui demandait quelque chose qui était vraisemblablement au-dessus de ses forces.

La Succube n’accepta cependant pas ses maigres protestations, le poussant dans ses derniers retranchements, le mettant devant le fait accompli de sa propre proposition. Un dernier regard vers le jeune homme, visiblement peu enclin à supporter une séance de torture, le Suli se résigna. « Je… C’est d’accord. » Il ne pourrait pas se sortir de ce guêpier-là, mais au moins le petit Billy en sortirait indemne. En parlant de ce dernier, quelque chose ne tournait pas rond. Alors que la Fiélonne le libérait de ses liens et de son bâillon, celui-ci afficha un grand sourire en direction de sa geôlière. La scène qui se déroula ensuite sous ses yeux fit soupirer Zakaerii, à la fois de soulagement et de dépit. De soulagement, parce que Lylim n’était visiblement pas aussi cruelle qu’il n’avait pu le penser quelques minutes plus tôt. De dépit, parce qu’il venait de se faire rouler en beauté, incapable de voir que tout ceci n’était qu’un petit coup monté dans lequel il avait sauté à pieds-joints. La Succube félicita le jeune homme de sa performance, le récompensa de quelques pièces d’or vraisemblablement bien méritée et lui rappela de se souvenir de ses leçons pour pouvoir continuer à duper son monde sans se faire attraper. Quant au Félidaë, il s’était fait avoir comme un bleu. Il regarda le gamin partir avant de se tourner vers la jeune femme. « Vous êtes douée. Je l’admets, c’était rusé. » Il était bon perdant, admettant qu’il s’était fait roulé en beauté et qu’il n’y avait rien à y redire. Cependant, concernant la tâche dont il allait devoir s’acquitter, il eut conscience qu’il allait probablement falloir jouer cartes sur table avec la Succube, ce qui n’allait pas être facile. Soupirant, il se dirigea vers le tabouret où il s’installa dans un soupir supplémentaire. « Lylim, je ne voudrais pas que vous pensiez que je souhaite me dérober à mes responsabilités. » Il releva la tête vers elle, visiblement gêné par quelque chose. « Bien que je ne sois pas convaincu par l’idée de devenir l’amant d’une nuit d’une femme inexpérimentée et non-consentante, j’ai peur de décevoir vos attentes sur de nombreux points. » Il déglutit avant de baisser les yeux au sol, sa voix légèrement plus basse. « Je n’ai malheureusement pas plus d’expérience que votre demoiselle dans ce domaine… »
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 29 Mai 2017 - 16:59

Tout se déroulait à merveille. L'air décontenancé et choqué de Zakaerii lorsqu'elle lui avait imposé sa contrepartie avait un petit goût d'extase absolument divin à ses yeux. Rien que pour cela, elle avait été heureuse de s'être donnée tout ce mal. Malgré sa demande osé, il n'avait pas eu d'autre choix que d'accepter.... Et de comprendre qu'il s'était encore fait floué. Sa récompense obtenue, le petit garnement s'en était allé, laissant les deux compagnons seuls. Lylim trépignait sur place tant elle était ravie du déroulement des évènements, et lorsque son gros matou la félicita, elle lui attrapa le visage entre ses mains, avant de lui offrir un sourire radieux, digne d'une gamine qu'on venait de gâter à outrance. Elle lui répondit enjouée.

Vous avez comblé mes espérances ce soir sachez-le ! Vous avez été par-fait ! Digne de l'image de héros que vous véhiculez ! Ha ha ! Vraiment tout a été magnifique, vos expressions, vos réponses, je me suis tellement amusée hi hi hi ! Cela doit bien faire des décennies que je n'avais pas autant ri !


Elle avait ce quelque chose de touchant dans sa manière de savourer sa victoire. Peut-être était-ce la sincérité de sa bonheur, qui se résumait davantage à avoir réussi à faire une "bonne" blague à un ami, qu'à être parvenue à lui faire accepter l'inacceptable. Alors qu'elle s'était mise à grattouiller le derrière des oreilles de Zakaerii comme on aurait pu le faire avec un gros chat, elle consentit enfin à relâcher le pauvre félin, avant de commencer à ranger les ceinturons, pinces et autres instruments de tortures qui n'avaient servi qu'à renforcer sa duperie. Mais voilà que Zakaerii commençait à amorcer quelques protestations. Loin de s'en laisser compter, Lylim s'y attendait un peu. Elle ne comptait pas céder mais elle le laissa néanmoins s'exprimer. Mais alors qu'il commençait à émettre des doutes sur l'idée de son choix, la succube secoua la doucement la tête et lui rétorqua tout sourire, avec un aplomb et un naturel déconcertant.


Arrêtez de vous sous-estimer. C'est vrai que d'ordinaire je préfère ne pas forcer les gens, mais ici, c'est un cas de force majeure. Je ne peux pas lui envoyer un confrère incube, car dans son cas, ça pourrait lui être très dangereux et même lui porter préjudice. Comme c'est quelqu'un pour qui j'ai une certaine attention, je lui vous ai choisi vous ! Vous savez, je n'ai pas encore eu le plaisir de tester toutes vos aptitudes, mais il y a des choses que l'on peut deviner chez un homme sans passer à l'acte. Pour une première fois, une femme a besoin d'attention, de tendresse, et de douceur. Un partenaire qui sera attentif à ses réactions pour pouvoir être réactif et s'adapter. Et ça je sais que vous en êtes capable. Vous avez cette délicatesse et cette sensibilité malheureusement trop rare en ce monde. Donc je compte bien ne pas vous lâcher ! Vous êtes peut-être le seul qui parviendrait à lui faire prendre du plaisir, malgré le contexte.

Elle était loin, si loin de se douter de l'ouragan qui allait s'abattre sur elle. La voix de son gros matou se fit plus basse, mais avant qu'elle ne puisse s'en étonner, le choc la percuta de plein fouet, avec violence et cruauté. Elle lâcha le tisonnier qu'elle avait dans la main, se dernier tombant au sol dans un fracas métallique bref. Elle se tourna le visage catastrophée et incrédule vers Zakaerii. C'était comme si le sol venait de s'effondrer sous ses pieds. Un silence pesant s'était installé, jusqu'à ce qu'elle ne finisse par articuler.


.....Vous..... Pas vous....

Elle ne voulait pas y croire, secouant même la tête, mais l'attitude toute penaude de son gros félin était sans appel. Un tourbillon de sentiments l'envahie. La colère en premier lieu. Qu'est-ce qu'ils avaient tous ces sulis à rester chastes et prudes aussi longtemps ?! Avaient-ils peur ?! Étaient-ils trop compliqués à satisfaire ?! Avaient-ils une éducation psychorigide sur la question ? La suite logique de ces questions changea sa colère en incompréhension. Elle s'approcha doucement du félin, bouleversée et incrédule, finissant par lui demander.

Mais..... Mais par Sipriar POURQUOI ?! Pourquoi ?! Vous avez tout ce qu'il faut sur le plan physique, fort, musclé, grand et doux, le sourire charmeur, et des yeux sauvage sans être rude ! Vous êtes quelqu'un d'agréable, de charmant, d'intelligent, d'attentionné ! Vous êtes drôle, mignon, joueur et galant homme, vous avez TOUT ! Tout pour plaire à ces dames ? Pourquoi tout ce gâchis ?! Pourquoi ? Les femmes de ce monde sont-elles aveugles pour ne pas voir la chance qu'elles loupent ? Les fuyez-vous donc ?! Moi qui pensais que vous aviez une petite dame qui vous attendait gentiment dans un port, et que vous vous réserviez pour elle par amour ! Que vous me résistiez pour une femme aimée sincèrement ! Pourquoi ?!

C'était intolérable. Un gâchis sans nom qui lui crevait autant le cœur que cela lui faisait mal aux tripes. Et curieusement on pouvait sentir que cette situation la perturbait au point que cela lui faisait mal. Vivre aux côtés d'une Fleya chaste et pure était déjà bien délicat pour elle, presque une torture à petite dose. Mais là, deux sulis, dont un qu'elle avait pris particulièrement en affection, la nouvelle était rude. Elle n'avait rien vu venir. Il n'avait laissé aucun signe, et même sa réticence à s'abandonner à elle en était que plus incompréhensible, et surtout encore que plus frustrante. Elle avait une boule au niveau de la poitrine, une pression en elle qui commençait à l'oppresser. Elle avait envie de lui sauter dessus, là, maintenant, tout-de-suite ! Elle peinait à calmer son souffle, sa poitrine se soulevant légèrement plus qu'à la normale, comme si elle venait de faire un effort. Elle était devant lui, et essayer de capter son regard. Sa réponse était peut-être encore le dernier et fragile rempart avant qu'elle ne cède à ses propres démons.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 30 Mai 2017 - 5:54


S’il y avait une personne dans cette forge qui s’amusait comme une petite folle, c’était bien Lylim, visiblement très fier de son petit plan et de la façon dont il avait parfaitement fonctionné. Elle avait réussi à piégé Zakaerii avec brio et ce dernier se retrouvait désormais obligé de faire ses quatre volontés, qui, d’ailleurs semblaient parfaitement… impossible à réaliser. Et même s’il avait été soulagé de voir que la Succube n’était pas allé jusqu’à réellement torturer un enfant, il n’était pas certain que la suite du programme allait être réjouissante. Pourtant, il n’avait pas eu le choix que de faire autrement qu’accepter sans conditions, sans savoir qu’il se faisait simplement rouler en beauté. Beau joueur, il avait cependant concédé sa défaite sans rechigner, puisqu’après tout, il avait plus ou moins fait la même chose à FIélonne quelques nuits plus tôt. Etonnamment, le Suli ne sut pas vraiment s’il devait se réjouir de voir sa comparse absolument radieuse d’avoir réussi à se jouer de lui, ou s’il devait uniquement se lamenter sur son propre sort. « Je suis content de voir qu’au moins ce petit jeu aura eu le mérite de vous amuser. » Il eut un vague sourire, car lui, s’amusait beaucoup moins, mais il n’était pas mauvais joueur. Après tout, il aurait dû s’y attendre de la part d’une créature comme Lylim et, à force de vouloir jouer avec le feu, on finissait toujours par se brûler, d’une façon ou d’une autre. Dans d’autres circonstances, cela n’aurait probablement pas été si dramatique, même si, en toute honnête, l’idée de se forcer dans le lit d’une femme ne l’enchantait guère, mais malheureusement, il y avait une réalité qu’il devait affronter et qui, malgré les attentes de la Succube, viendrait perturber tous les plans qu’elle avait dû fomenter avec soins. Le Félidaë ne connaissait pas la personne qui était censée faire l’objet d’une nuit de plaisirs prodigués par ses soins, mais il ne pouvait décemment accepter son gage sans être franc avec la Fiélonne, ne serait-ce que pour éviter de tout gâcher. Le Suli n’en fut d’ailleurs qu’encore plus gêné quand cette dernière tenta, malgré son début de protestation, de le rassurer sur son choix et sur le fait qu’elle était parfaitement convaincue qu’il ferait tout à fait l’affaire. Pensait-elle réellement ce qu’elle disait ? Elle semblait sincère, mais s’il pensait effectivement pouvoir traiter une femme avec douceur et tendresse, il n’avait malheureusement aucune pratique pour étayer son assurance.

Son annonce eut l’effet d’une douche froide pour Lylim, et Zakaerii en eut parfaitement conscience. Il n’eut pas besoin de la regarder directement pour comprendre, au son du tisonnier qui tombait au sol, qu’elle était simplement médusée parce qu’elle venait d’entendre. Et si la Succube avait été particulièrement joyeuse jusqu’à maintenant, son moral venait de prendre un sérieux coup de massue alors qu’elle semblait ne pas le croire en premier lieu. Il ne put malheureusement pas démentir, se contentant d’éviter son regard, avec cet air penaud d’un chaton pris en faute. Il n’en fallut probablement pas plus à la Fiélonne pour laisser parler son incompréhension, essayant de comprendre pourquoi un homme tel que lui qui, à son avis, possédait toutes les qualités qu’une femme pouvait désirer, pouvait ne pas encore voir eu la chance de goûter à ce fruit particulièrement charnu et sucré. En toute honnêteté, il n’était même pas certain que le Suli puisse lui opposer une réponse logique et cohérente. Jamais l’occasion ne s’était réellement présentée, du moins pas jusqu’à Lylim, et, s’il l’avait refusée, c’était également aussi pour son inexpérience en la matière. Même s’il fallait une première fois à tout, il avait préféré s’en sortir d’une pirouette, plutôt que de dire la vérité. Malheureusement, il n’avait pas pu faire de pirouettes cette fois-ci et il n’avait pas eu le choix de faire autrement que de se confier. Ceci étant dit, même profondément gêné, il ne manqua pas d’être surpris par tous les compliments que lui adressait Lylim, même s’ils n’étaient que des preuves supportant son incompréhension. Prenant une grande respiration, il redressa la tête, faisant face à la jeune femme qui s’était rapprochée de lui. Elle semblait vraisemblablement dans tous ses états, mais le Félidaë n’aurait pas pu dire si elle était en colère contre lui ou peinée. « Je ne suis pas certain de pouvoir vous répondre, Lylim… » On pouvait sentir dans sa voix que Zakaerii était presque honteux, même si, d’une certaine manière, il n’avait aucune raison de l’être. Après tout, la luxure n’était pas son quotidien, ni celui d’une bonne partie de la population de ce monde. « Les Sulis ont beau être acceptés sans trop de difficultés désormais, nous n’en restons pas moins… spéciaux, et j’imagine que toutes les femmes n’ont pas nécessairement votre ouverture d’esprit. » Après tout, dans l’esprit de beaucoup de gens, ils n’en restaient pas moins que des animaux et leurs carrures massives pouvaient probablement… décourager certaines personnes pas très aventureuses. Il soupira doucement. « J’ai passé beaucoup de temps en solitaire sur les routes, et si certaines femmes ont pu être intéressées par l’idée d’occuper l’une de mes nuits, j’ai bien peur de ne pas avoir su interpréter leurs signaux. » Il n’était pas niais, bien entendu, mais il n’avait jamais rencontré de femme lui ayant demandé de but en blanc de partager sa couche, même si, dans un tel cas, il aurait probablement poliment refusé, par inexpérience. Peut-être alors aurait-elle insisté en le mettant en confiance, mais la situation ne s’était pas présentée, alors il n’était pas nécessaire d’épiloguer. Il n’espérait pas forcément que Lylim puisse réellement comprendre, elle qui avait dû multiplier les amants par plusieurs centaines, mais c’était là la vérité. « J’espère que vous ne me tiendrez pas trop rigueur de vous avoir caché cela jusqu’à maintenant. » Même si, dans un certain sens, elle n’avait aucune raison d’être mise au courant, il avait quand même l’impression de l’avoir flouée, d’une certaine manière. Elle avait bien entendu déjà évoqué sa [i]petite femme[/i) qui devait l’attendre et il ne l’avait pas contredit sur ce point, mais il n’avait pas ressenti le besoin de lui en faire part jusqu’à présent, car, finalement, tout n’avait été qu’un jeu jusque-là et qu’il avait réussi à s’en sortir, mais, visiblement, il n’avait plus d’échappatoire désormais.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 30 Mai 2017 - 9:19

Il était parfois fou de voir à quel point quelqu'un qui peut vous amuser, peut en instant renverser la tendance et vous affliger. Lylim en avait déjà fait l'expérience, douloureuse et traumatisante, et aujourd'hui en faisait une autre. Beaucoup moins douloureuse et traumatisante heureusement ! Mais néanmoins très poignante. Zakaerii venait de lui faire vivre un ascenseur émotionnel assez sévère. Et à présent elle était face à lui, les bras croisés, ses yeux tentant de capté et capturé son regard. Il lui avait répondu tout penaud et un peu honteux qu'il n'était même pas sûr de pouvoir lui répondre. Mais son regard insistant explicitait clairement qu'elle ne pouvait pas se contenter de cette réponse. Il allait devoir faire beaucoup mieux. Il commença donc à jouer sur les différences raciales. Mais s'il était vrai que certaines femmes étaient très psychorigides à son sens, elle en avait vu bien d'autres qui elles n'attendaient justement que cela ! L'exotisme avait toujours su séduire une partie de la population féminine. Elle répliqua alors.

Il y a des femmes qui justement cherchent un peu de "fantaisie" dans leur vie.... Et je tiens aussi à vous rappeler qu'il y a des femmes aussi chez les Sulis, et même chez vous les Felidae. Vous n'allez quand même pas me dire que vous n'avez jamais croisé de dames Sulis lors de vos voyages ?


Argument rejeté par la défense, et son honneur la juge succube ne savait visiblement pas s'en satisfaire. Témoin suivant à la barre, le mode de vie du félin, et son incapacité à recevoir des signaux. Plus ça venait et plus Lylim sentait la moutarde lui monter au nez. Prenait son sur elle pour garder son calme, elle enchaîna.

Je ne vous en veux pas de vous en être caché, mais ça me dépasse qu'à votre âge et votre condition vous en soyez toujours là ! Que vous n'ayez pas chercher plus activement à y remédier ! Vous savez Zakaerii, si vous ne voulez pas recevoir ou percevoir de signaux, il est clair et certain que vous ne les capterait pas ! Et si certaines femmes sont plutôt timides, il y en a d'autres qui ne le sont pas ! Je ne pense pas m'être montrée particulièrement ambigüe sur ma nature, mes activités et mes domaines de compétence ! Je trouve même que j'ai été plus d'une fois entreprenante, et que vous avez même pris consciencieusement soin de saboter l'opportunité que vous aviez de pouvoir saisir votre chance avec moi, je vous le rappelle. Alors ne dites pas que vous ne savez pas juste percevoir les signaux, vous m'avez.....

Elle se figea un instant, comprenant qu'il n'avait pas juste retarder l'échéance, mais qu'il l'avait en réalité -gentiment- repoussée. La succube se déconfit sur place devenant toute pâle, et finissant sa phrase dans un souffle.

.... Repoussée....


Si la première révélation de la soirée avait été un choc intolérable, la conclusion qui venait de la frappait était encore pire. Sa fierté de succube venait d'être annihilée d'un vulgaire revers de main. Elle semblait être sonnée, abasourdie par cette réflexion. Pourtant, la succube croyait qu'elle lui plaisait, il semblait même la voir différemment. Mais peut-être que cela était en réalité dû au fait qu'il ne la trouvait pas désirable. Peut-être qu'il avait juste eu trop de respect pour lui dire le contraire. Elle s'éloigna de quelques pas, détournant le visage avant de se retourner, poussant un rire nerveux.

Lamentable.... Une succube qui ne tente pas.... A-t-on jamais vu plus désolant ? Je me pensais pourtant assez jolie.... Assez désirable.... Apparemment je ne suis pas du tout à votre goût.... Pas assez experte pour une première fois.... Pas assez bien....

Lylim avait finit par s'arrêter dans un recoin la forge, amère et déprimée. Dans sa tête, elle se disait que s'il ne la trouvait pas ou pas assez désirable ainsi, il serait certainement aussi horrifié, voire pire, qu'Edward s'il venait un jour à savoir sa vraie forme. Elle secoua sa tête, trouvant sa réflexion stupide puisqu'il ne la verrait jamais sous cette forme là. Néanmoins elle était très contrariée de ne pas être au top, ou pas loin, comme elle l'avait si longtemps cru. Elle observait à présent son propre corps circonspecte, cherchant ce qui n'allait pas, pourquoi ça n'allait pas. Où avait-elle échoué ? Pourquoi n'avait-il pas saisi sa chance alors qu'elle lui avait offerte sur un plateau d'argent ? Elle ne trouvait pas de réponse à ses questions. D'ordinaire sa plastique et son attitude étaient imparables. Mais ici, elle ne trouvait aucune raison. La tendance c'était inversée, à présent c'était Lylim qui n'en menait pas large, et qui avait donc décidé de prendre le large. La fête était finie. Elle n'avait plus qu'à s'en aller, son honneur et sa dignité sous le bras. Elle se dirigea sans un mot vers la sortie.


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Zakaerii
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 30 Mai 2017 - 11:42

Zakaerii ne s’attendait pas particulièrement à être particulièrement compris par la jeune femme, mais il ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle réfute chacun de ses arguments. Il comprenait assez facilement qu’elle puisse ne pas imaginer que l’on ne pense tout simplement pas nécessairement à s’adonner au plaisir de la luxure. Le Félidaë n’avait, à sa connaissance, pas rencontré de femmes ayant montré un intérêt particulier à l’idée de s’adonner à cette chose avec lui, et s’il avait effectivement pu rencontrer quelques Sulis ou quelques femmes plutôt jolies, l’idée de les séduire ne lui avait pas nécessairement traversé l’esprit. C’était peut-être la faute à un manque d’éducation à ce niveau-là, peut-être à cause du fait qu’il avait été séparé de sa meute, étant enfant, et que son père adoptif ne s’était pas épanché sur ces questions-là. « J’ai bien rencontré Fleya, mais… » Le Suli ne savait pas comment expliquer son point de vue. Ce n’était pas tant qu’il ne considérait pas possible de se lancer dans des ébats avec une autre femme, c’était juste qu’il n’y avait simplement jamais pensé ! Peut-être était-ce la méditation, ce contrôle de lui-même qu’il avait obtenu avec le temps et qui lui permettait de repousser au fond de lui les instincts les plus primaires, ce qui faisait qu’il ne ressentait pas forcément de désir. Il trouvait bien entendu Fleya, Lylim ou même d’autres jeunes femmes charmantes, mais cela n’impliquait pas nécessairement pour lui de penser directement à l’idée de passer une nuit avec elles. « Je ne saurais pas comment vous l’expliquer, mais ce n’est pas parce que vous rencontrez une femme, aussi séduisante soit-elle, que vous avez envie de sauter dessus… Je pense que c’est une question de… respect. » C’était le seul mot qui lui venait à l’esprit, mais il n’était pas convaincu que c’était réellement ce qui se cachait derrière son abstinence, même si, fondamentalement, c’était une vérité. Et c’était aussi la raison pour laquelle il s’était forcé à ne pas s’abandonner directement aux bras de Lylim. Il savait qu’elle y était habituée, mais il l’appréciait désormais beaucoup trop pour la considérer comme un simple objet dont on tire un plaisir, aussi bon soit-il.

Malheureusement la Succube ne semblait pas réellement accepter les arguments du Félidaë, visiblement peu enclines à croire qu’aucune femme n’ait daigné lui faire des avances jusqu’à maintenant, allant même jusqu’à lui faire remarquer qu’elle-même s’était laissée aller à ce petit jeu et qu’elle n’avait pas été ambiguë sur ses intentions,, ni même peu entreprenante sur le sujet. Il était vrai qu’elle était probablement la première à ouvertement lui proposer ce genre de choses, et, s’il n’avait pas été inexpérimenté, il se serait probablement laissé tenter, mais même si elle lui avait fait remarqué qu’elle prenait un soin tout particulier à donner leurs premières expériences à ceux qui en avaient besoin, Zakaerii avait été simplement trop timide pour aller jusqu’au bout, ou trop effrayé à l’idée que cela puisse changer quelque chose à leur lien naissant. Qui plus était, il y avait toujours eu, depuis le début, un certain jeu entre eux deux, qui reposait principalement sur l’interprétation textuelle de leurs promesses, ce dont il s’était servi pour annuler leur petite soirée, qui s’était révélée bien moins charnelle que prévue, mais n’en avait pas été moins agréable, du moins de son point de vue. Toutefois, alors qu’elle argumentait sa réponse, Lylim sembla s’aventurer sur un terrain qui s’éloignait de loin de la vérité. Elle semblait réaliser qu’il s’était contenté de la repousser. Réalisant cela, elle s’était arrêtée, visiblement troublée par sa propre conclusion. Surpris, le Suli observait la jeune femme, réalisant lui-même qu’elle se fourvoyait complètement, interprétant de travers la raison pour laquelle il avait piégé le hamac afin de pouvoir se glisser hors de ses griffes. « Lylim, vous… » Il n’eut malheureusement pas le temps de continuer sa phrase qu’elle tournait les talons, s’éloignant peu à peu de lui, poursuivant ses conclusions erronées, tentant d’interpréter les raisons pour lesquelles il aurait pu vouloir la repousser, l’estimant, selon elle, pas assez attirante, pas assez expérimentée pour susciter chez lui le désir de passer du bon temps avec elle. Présenté comme cela, il pouvait comprendre son désarroi, mais elle n’aurait jamais pu avoir autant tort. Pourtant, il semblait impossible de l’arrêter dans son raisonnement. Il l’observa en silence alors qu’elle finissait dans un coin de la forge, visiblement déprimée devant tous les faits qu’elle venait d’établir. Comment en étaient-ils arrivés là ?

Zakaerii soupira légèrement, et, alors qu’il allait essayer de briser ce silence gênant, fut stoppé dans son élan par le départ de la Succube. En silence, elle se dirigeait vers la sortie de la forge. Un peu pris de panique, conscient qu’il devait arranger les choses, le Suli se leva d’un bon, essayant de rattraper la jeune femme avant qu’elle ne disparaisse dans la nuit. « Lylim ! » Elle ne s’arrêta cependant pas, et il lui fallut quelques enjambées avant qu’il ne finisse par la rattraper alors qu’ils venaient à peine de quitter l’intérieur du bâtiment, rejoignant la rue où tombait une petite bruine fine et tiède. Posant une patte sur son épaule, il stoppa son mouvement, l’enjoignant à se retourner vers lui. Il posa son regard dans le sien, la contempla pendant plusieurs secondes, en silence, avant de finalement se décider à rompre le silence. « Vous vous trompez Lylim. » Il posa son autre patte sur sa joue, relevant légèrement sa tête. « Vous êtes séduisante, et probablement la femme la plus séduisante qu’il m’a été donné de rencontrer jusqu’à maintenant. Et sans notre petite soirée, ni mon manque d’expérience, j’aurai probablement accepté vos avances sans essayer de m’y soustraire. » Il soupira doucement, tandis que la pluie commençait à les tremper peu à peu, mais cela ne semblait pas le gêner.  « Le fait est que notre relation était basée sur le jeu, notre façon de jouer des tours à l’autre, et que si j’ai piégé ce hamac, c’était un peu pour vous jouer un tour, comme vous l’aviez fait avec moi, et pour que vous ne vous retrouviez pas face à mon inexpérience, pas pour vous repousser. Sans quoi, je n’aurais pas proposé de passer le reste de cette nuit en votre compagnie malgré tout. » Il retira ses pattes de la Succube, sans rompre le contact de leurs regards. Le fait était qu’il appréciait tout ce qui s’était passé entre eux jusqu’à présent, et qu’il aurait volontiers fait davantage s’il n’avait pas eu peur de sa propre bêtise. « En réalité, Lylim… » Il semblait chercher ses mots, sans les trouver. Puis, sans crier gare, il avança son visage jusqu’à ce que leurs fronts se touchent. Son museau reposant contre le nez de la Succube. « S’il y a une seule personne dans ce monde avec laquelle j’aimerais découvrir ces choses-là, je crois que cette personne c’est toi. » Puis, sans crier gare, il fléchit légèrement les jambes pour réduire la hauteur qui les séparait et déposa un baiser léger et maladroit sur ses lèvres avant de s’écarter légèrement, presque terrifié à l’idée de ne pas savoir comment elle allait réagir.
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 30 Mai 2017 - 16:16

Alors là, c'était le bouquet, sur toutes les Sulinettes de ces terres il avait fallu qu'il cite peut-être la seule encore vierge et innocente sur la question. Lylim abattit la paume de sa main sur son front, lâchant entre ses dents pour elle-même, consternée.

Fleya, bien sûr, le couple de l'année tiens, ils se seraient bien trouvés ces deux là....

Au fur et à mesure que la conversation évoluait, la succube elle se décomposait. Entre les arguments de Zakaerii qui ne lui inspiraient pas grand chose, et son idée d'échec retentissant en terme de succube, elle avait été comblé pour la soirée. D'ailleurs, elle n'y tenait plus. Cela ne lui ressemblait pas de fondre en larmes, mais elle n'avait pas non plus envie de tenter Sipriar sur la question. Aussi avait-elle décidé de partir, ou plutôt de fuir. Fuir cette honte qui allait la suivre un bon moment, fuir cet échec, fuir cette tentation à fourrure qu'il était devenu.... Il l'appelait, mais elle n'avait pas envie de s'arrêter, pas envie de se retourner et de lui faire face, de faire face à sa honte. Elle le connaissait, elle savait que ce n'était certainement pas lui qui irait se moquer d'elle, bien au contraire, il allait surement essayer de la consoler. De lui faire relativiser les choses, de la faire penser à autre chose comme il avait l'habitude de le faire quand elle n'avait pas le moral. D'ordinaire elle aimait cette particularité de son gros matou. Mais elle n'avait pas le cœur à être distraite.

Son programme était de disparaître de la circulation quelques jours, le temps d'avaler cette épouvantable couleuvre et de trouver le moyen de faire bonne figure par la suite des événements. Elle pouvait se consoler sur une chose. Elorias s'était fourvoyé de A à Z ! Un plantage en toute beauté ! Mais même cette constatation ne parvint pas à lui faire esquisser un sourire. Cela la rendit même un peu plus amère en réalité. L'air frais de dehors lui permis de s'aérer un peu les esprits. Une bruine tombait, comme si le temps lui-même avait décidé d'être morose pour aller avec le ton de cette soirée. Mais avant qu'elle n'ait pu faire un mouvement supplémentaire, une patte ferme se posa sur son épaule, la retenant et l'incitant à se tourner. Réprimant un soupir, elle se tourna la mort dans l'âme, pour faire face au félin. Son visage avait perdu son dynamisme habituel, il était triste, désœuvré. Ses prunelles vertes se hissèrent péniblement vers celles plus céruléennes de son gros matou. Alors que la pluie commençait à faire ruisseler sa crinière de feu, Zakaerii prit enfin la parole.

Sur quoi pouvait-elle se tromper ? Tout semblait pourtant clair pour elle. Mais visiblement pas aux yeux du félin. Il vint mettre en branle toutes ses conclusions hâtives, la plongeant de nouveau dans une incompréhension profonde qui se lisait dans ses yeux d'émeraude. Il faisait preuve de tant d'égards vis-à-vis d'elle comme si elle était beaucoup plus précieuse qu'elle ne l'avait jamais été pour aucun autre homme. Elle aimait cette relation qu'ils avaient, et leurs jeux, surtout lorsque lui même devenait fripon. Mais elle ne comprenait pas en coin cela était un frein. Jusqu'à ce qu'il explique qu'il avait user de ces jeux pour cacher son inexpérience honteuse. Il ne voulait pas la décevoir.... Il était tellement craquant en cet instant, tout penaud et pourtant toujours aussi résolument délicat. Elle allait aller pour le rassurer sur son manque de pratique, mais il reprit parole.... avant de laisser un silence beaucoup trop long au goût de la succube. Elle était à présent attentive, ses deux billes vertes scrutant ses réactions. Alors qu'ils vint soudainement poser son front contre le sien, ce qui lui arracha un léger sourire, il lui fit une déclaration touchante de tendresse et d'affection.... Mais pas seulement ! Ce fut aussi bref que maladroit il l'embrassa.


La stupeur pouvait se lire sur le visage de la succube. Il avait réellement osé ? Lui ? C'était si spontanée et naïf que cela était irrésistible. Elle lui affichait à présent un sourire tendre et bienveillant, attrapant doucement sa tête entre ses mains pour ne pas qu'il s'écarte, avant de lui chuchoter.

Normalement je n'embrasse jamais sur les lèvres.... Mais pour toi....

Ses lèvres vinrent doucement se déposer contre les siennes, comme pour les épouser dans une caresse voluptueuse. Une de ses mains vint remonter derrière la tête du félin se glissant dans sa chevelure mouillée pour lui caresser le cuir chevelu d'une main. Elle prit son temps pour l'embrasser avec une tendresse et un plaisir non feint, finissant tout de même par le relâcher. Elle laissa un peu de temps en suspend, comme pour lui laisser le temps de savourer ce baiser, avant de lui souffler un sourire doux aux lèvres, son visage toujours proche du sien.


Un soupçon d'audace, du cœur et de l'abandon.... Un peu de douceur et tes baisers seront divinement bons.

Si elle avait arrêté de l'embrasser, elle continuait de lui caresser gentiment le visage malgré que la fine bruine persistante les avaient à présent trempé jusqu'aux os.... Même si visiblement cela n'importait ni l'un ni l'autre ! Ou presque. Lylim, passa sa main sur quelques mèches ruisselante de Zak qui commençait à lui tomber sur le visage, pour les lui plaquer en arrière et libérer son champ de vision. Elle lâcha un petit rire avant de lui dire.

Mon pauvre gros chat, tu es tout trempé.... Tu devrais rentrer tu vas attraper froid.

Cela ne l'empêchait pas d'être presque dans ses bras....


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mer 31 Mai 2017 - 9:23


La bruine qui tombait sur Ragepierre était fine et tiède. Le genre de petite pluie qui s’infiltrait facilement dans les pelages, même le plus drus. Toutefois, finir trempé n’était pas une des préoccupations du Félidaë qui avait l’habitude de se retrouver dans la nature, sans réel refuge, à la merci d’averses plus ou moins diluviennes. De plus, contrairement à certains félins, il ne craignait pas l’eau, bien au contraire. Mais ce n’était pas tant les éléments extérieurs qui affectaient véritablement le Suli, que les éléments intérieurs et toutes les sensations et les incertitudes qui se déchainaient en lui et balayaient violemment son être tout entier. Lui, qui d’ordinaire savait faire le calme dans son esprit et possédait un calme olympien, semblait désormais avoir perdu tout contrôle sur lui-même. Sa première rencontre avec Lylim lui avait déjà démontré que la jeune femme avait ses propres façons de jouer avec les gens et, lui compris, de les atteindre. Mais si la plupart se laissaient aller à leurs pulsions suscitées par la Succube, Zakaerii, lui, avait su réprimer ces instincts primaires, focalisant son attention sur la personne qui lui faisait face, sur sa façon d’être, son caractère, son comportement, plus que sur son physique. Elle avait su se montrer intéressante et cette complicité qu’ils avaient bâti durant la traversée avait été des plus agréables. Il n’en oubliait pas qu’elle restait une Fiélonne, qu’elle avait, probablement, une vision de ce monde bien différente de la sienne, mais, au-delà de toutes les différences, probablement morales, de leurs deux caractères, l’Once avait réellement pris en affection la jeune femme, quitte à se risquer à frôler les limites de sa propre conscience face aux manigances de Lylim, comme elle avait pu le démontrer encore aujourd’hui, même si, fort heureusement, elle s’était contentée de se  jouer de lui. Certes, il restait bien entendu la problématique de ce viol auquel elle avait voulu le soumettre, mais c’était, en un sens, moins pire – et plus supportable pour lui – que l’idée de torturer un enfant. Si quelque chose était certain, c’était que côtoyer la Succube le pousserait probablement à revoir ses propres limites, mais était-ce vraiment un mal ?

Mais au-delà de ces considérations manichéennes sur le bien et le mal, c’était tout autre chose qui malmenait son esprit et lui triturait les boyaux. Non, ce qui l’avait perturbé, c’était de voir la Fiélonne se sentir blessée dans son orgueil, sans raison d’être, et vraisemblablement malheureuse, elle qui, d’ordinaire, et surtout quelques minutes plus tôt, semblait particulièrement heureuse. Se rendre compte qu’elle s’était plongée dans cet état, par sa faute, avait complètement retourné Zakaerii et l’avait perturbé, réalisant qu’il appréciait suffisamment Lylim pour se soucier de son bien-être, d’autant plus lorsqu’il en était le responsable. Peut-être que le fait qu’elle se trompait de tout au tout sur ses conclusions n’aidait pas le Suli à accepter de la laisser partir sans un mot, mais ce ne fut véritablement que quand il commença à parler à la jeune femme, sous la pluie, qu’il réalisait qu’il aurait fait tout ce qui était en son pouvoir pour la revoir sourire, pour ne pas la laisser partir avec le même regard amer et froid avec lequel elle le fixait désormais. C’était probablement idiot, il n’y avait rien qui pouvait justifier qu’il s’intéresse véritablement à ce qu’elle pouvait ressentir, rien… à moins que… Il lui avait fallu un petit moment pour le réaliser pleinement, un moment qu’il avait mis à regarder Lylim, à croiser son regard, à faire silence en lui, à apaiser le tourbillon des passions qui avaient pu l’animer en quelques minutes, pour essayer d’y voir plus clair et réaliser finalement qu’il tenait réellement à elle. Pas comme une simple compagne de voyage rencontrée au gré de ses pérégrinations, mais davantage encore, au point que l’idée de la blesser lui faisait presque véritablement mal. Elle l’avait touché, que ce soit par son physique – car, non, elle ne le laissait pas indifférent – mais surtout par sa façon d’être, son caractère. Peut-être aussi le fait qu’elle se situait sur une partie plus sombre de la morale, sa façon d’avoir un autre point de vue sur le monde… Oui, il s’était attaché à elle, vraiment, et sous cette pluie fine qui les détrempait tous les deux, il venait de s’en rendre compte et avait ressenti le besoin de le lui montrer, en quelque sorte.

Un peu penaud de sa propre audace, Zakaerii s’était légèrement écarté de Lylim, mais elle l’empêcha d’aller bien loin en posant ses mains sur son visage. Son sourire, doux, le rassura un peu, car, au moins, elle ne donnait plus l’impression d’être triste. Elle lui avoua alors ne jamais embrasser les gens sur les lèvres, une chose dont il ne comprenait pas réellement le pourquoi, mais il n’eut pas vraiment le temps de s’y intéresser davantage car elle lui rendit son baiser, lui rendant, avec tendresse – et bien moins de maladresse – le geste qu’il venait de faire. Surpris, il tâcha cependant de lui rendre son geste, s’offrant le luxe de passer une patte derrière la nuque de la Succube tandis qu’elle passait une main dans son pelage, au-dessus de sa tête. Elle s’éloigna finalement un peu de lui, séparant leurs lèvres, le Suli prenant alors le temps de réaliser ce qu’il venait de se passer. Il rouvrit doucement les yeux, croisant les prunelles émeraudes de la jeune femme et son sourire. Elle lui confia qu’avec quelques petits ajustements, il pourrait embrasser plus que correctement, ce qui ne manqua pas de gêner quelque peu le Félidaë, peu habitué à recevoir des compliments dans ce domaine. Pour sa part, il n’avait rien à redire, mais, venant de Lylim, ce n’était guère étonnant. Cette dernière dégagea finalement son front de quelques mèches détrempées de son pelage qui s’étaient collées à son visage avant de lui faire remarquer qu’il était trempé jusqu’à l’os et qu’il ferait mieux de rentrer. Un léger sourire naquit sur les lèvres de l’Once qui, du bout d’une patte, dégagea également quelques mèches du doux visage de la jeune femme. « Je crois que cela vaut tout autant pour toi, Lylim. Tu es encore plus trempée que le soir où je t’ai jetée à l’eau. » Il leva les yeux vers le ciel où la pluie tombait comme issue du néant, se perdant dans le ciel noir de la nuit. « La pluie ne me dérange pas, je la trouve même agréable, en fait. » Il abaissa à nouveau les yeux, croisant dans un sourire le regard de la Succube, toujours si proche de lui qu’ils se frôlaient presque. « Peut-être pourrait-on d’ailleurs profiter du fait que nous soyons déjà trempés pour faire une petite promenade sous la pluie ? » Il attendit sa réponse, et, lorsqu’elle accepta, il se défit de son manteau, le posant une nouvelle fois sur ses épaules dans un petit sourire amusé. Il se tourna ensuite, et s’agenouilla sur le sol avant de l’inviter à monter sur ses épaules pour cette balade. « Pas de sac de patates, pour cette fois. »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mer 31 Mai 2017 - 17:46

Elle poussa un petit rire à la remarque de Zakaerii sur le fait qu'elle était parvenue à être encore plus trempée que lorsqu'il l'avait jetée à l'eau, et lui avec d'ailleurs.

J'avoue que tu dois être le seul qui s'arrange pour me rendre si humide. Tu aurais été un ondin dans une autre vie ?

Elle avait été un peu surprise de l'entendre dire qu'il appréciait la pluie. Elle ne connaissait pas beaucoup de gens qui aimait cela. Pour ainsi dire, quasiment personne. Étant de nature vagabonde dans l'âme, la succube ne s'embarrassait pas de ce genre de détails. Elle ne portait pas vêtements qui auraient pu mal supporter le fait d'être détrempé de la sorte, alors cela lui importait peu. Le félin lui proposa d'être déjà trempé pour en profiter et se balader. Résolument originale comme demande, mais Lylim n'allait pas s'en formaliser pour autant, bien au contraire....

Ce serait vraiment pas raisonnable de rester plus longtemps sous ce temps et en étant déjà trempé.... Donc forcément je ne peux pas résister, hé hé hé, allons-y !

Ce n'était pas sérieux, c'était risqué, c'était un peu fou, donc dans la logique de Lylim, c'était irrésistible. Elle n'aurait sans doute jamais l'occasion de trouver quelqu'un qui lui propose de se balader les jours de pluie, et en pleine nuit en plus ! Elle allait pour le suivre, mais elle reçu le manteau de l'Once sur les épaules, qui eu le mérite de prévenir le contact trop direct avec l'humidité ambiante sur sa peau souvent dénudé de par sa tenue. Elle allait lui proposer de lui rendre, car il n'était pas vraiment mieux lotie qu'elle à ce sujet, mais la vision de son torse si gentiment offert à sa vue fut suffisamment distrayante pour qu'il enchaîne par une attitude surprenante. Lylim se figea un instant le voyant mettre un genoux à terre. Que lui arrivait-il ? Se sentait-il mal tout d'un coup ? Lui avait-elle infligé un peu trop d'émotion pour une même soirée ? Absolument pas. Il l'invitait à prendre place sur ses épaules, pour une nouvelle expérience en terme de balade. La succube afficha le sourire digne d'une enfant émerveillée, et ne se fit guère prier davantage pour prendre place sur les épaules du félin. Elle ne boudait d'ailleurs pas son bonheur.

On a une belle vie de là-haut, tu sais ? Il faut bien avouer que c'est plus agréable que la manière sac à patates ! Je ne me souviens pas d'avoir vécu cela depuis.... Pfiouuu mais je crois bien que c'est depuis mon enfance ! Ha ha cela ne me rajeunit pas !

Les rues étaient désertes, personne n'osait s'aventurer sous un temps aussi maussade et humide. Sauf un drôle de duo. Les jambes robustes et douces de la succubes reposaient sur chacune des épaules du suli. Elles étaient suffisamment puissantes pour pouvoir assurer à elles seules le maintient de la demoiselle sur sa monture improvisée. Mais Lylim préférait qu'il dirige le maintient de sa position avec ses pattes. Déjà parce qu'elle pourrait réagir plus rapidement si jamais il avait besoin de la faire descendre. Et aussi parce que comme ça, il avait une bonne excuse pour enfin oser toucher ses cuisses ! Et ses jambes par la même occasion. Et connaissant son gros matou, elle avait tout intérêt à employer toute sa ruse pour l'aider à prendre des initiatives, et également à gagner en audace. Il fallait dire que de l'audace, elle en avait à revendre. Ses mains étant libres, elles les avait glissé de chaque côté de la tête de Zakaerii et massait la nuque du félin avec ses pouces, dans ses caresses circulaires. Elle profitait de ses autres doigts pour venir flatter le derrière des oreilles de son gros chat.

Tout en ce faisant, elle admirait les paysages nocturnes. La plupart des ruelles étaient plongées dans l'obscurité, seules les grandes rues principales jouissaient d'un éclairage timide. Les lampes à huile ne permettaient pas des prodiges avec ce genre de climat. L'environnement était silencieux, et le moment qu'ils partageaient était à la fois agréable et emprunt d'une certaine douceur. Pour ne pas briser le charme du moment, et la quiétude qu'inspirait les délicates attentions de ses mains, elle parlait à présent doucement à son compagnon.

C'est dommage que la plupart des ildiriens ne puissent pas voir à travers l'obscurité, une fois la nuit tombée. C'est tout un monde qui leur échappe. A vrai dire, ils n'auraient même pas besoin de voir.... Ils suffiraient qu'ils sachent écouter. Même si souvent le silence règne, c'est paradoxalement un monde de bruits. Des bruits très légers, très fugaces.... Celui des rongeurs qui sortent de leur trou en quête de nourriture.... des chauve-souris et de leur tout petit couinement qui leur sert à se repérer dans leur ballet nocturne. Si on a de la chance on entend le bruissement d'ailes d'un hiboux ou d'une chouette qui vient de fondre sur sa proie.... Mais parfois, tout cela est couvert par le chant de grillons, de cigales et bien d'autres qui inondent les soirées et même les nuits de leur sérénade incessante. C'est un univers qui embaume le mystère et le secret.... C'est aussi pour cela que les prédateurs, ou les brigands apprécient la quiétude et la discrétion qui y règne.

Elle se tut un instant se perdant dans ses pensées, sans pour autant arrêter un seul instant de caresser Zakaerii. Puis usant de sa souplesse, elle se pencha pour parvenir à capter le regard de son gros matou, et lui demander avec son sourire malicieux.

Mais dis moi, tu ne serais pas un vil voyou qui m'aurait attiré dans un piège nocturne sous le couvert d'une balade ? Sait-on jamais, des fois que tu trouves une flaque assez grande pour essayer de mouiller un peu plus mes frusques....

Venant de celle qui l'avait piégé à peine quelques temps plus tôt, c'était vraiment d'un culot sans nom ! Mais en même temps, c'est tellement propre à son caractère.... Elle ponctua ses bêtises d'un petit rire avant de déposer un baiser sur le front du fauve. La nuit était bien entamée, et l'air frais marin commençait à se faire sentir, portant avec lui les fragrances du port. Lylim prit le partie d'essorer un peu sa longue chevelure pour éviter qu'elle ne dégorge trop en continue son contenu dans son dos. Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas spécialement frileuse qu'elle ne pouvait pas avoir froid, et ce vent n'allait pas l'épargner.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Jeu 1 Juin 2017 - 9:08


Avait-il été ondin dans une autre vie ? La question méritait presque d’être posée, puisqu’effectivement, Zalaerii appréciait l’eau sous toutes ses formes, de la mer à la plus simple des rivières, de la flaque jusqu’à la baignoire. Malheureusement, l’origine de son attrait pour l’eau et la pluie devait plus vraisemblablement se trouver dans ses origines Félidaës, puisqu’à sa connaissance, ses parents et les membres de son ancienne meute ne craignaient pas spécialement cet élément non plus, même si, sur ces terres d’origine, l’eau était plus présente à l’état de neige et de glace qu’à l’état liquide. Dans tous les cas, il aurait probablement apprécié le fait d’être un Ondin. Vivre dans l’eau devait être particulièrement grisant, de pouvoir découvrir les fonds marins sans se soucier de manquer d’air, découvrir des créatures inconnues… « Qui sait ? L’idée ne me dérangerait pas, au contraire. » Il eut un léger sourire tandis qu’il arrivait à retrouver une certaine tranquillité d’esprit après la tempête qui avait agité son être jusqu’à maintenant. La proximité de Lylim ne le gênait pas, le fait qu’elle était complètement trempée pas totalement, mais il avait encore l’impression de sentir ses lèvres sur les siennes, et cela le grisait quelque peu. Lui proposer une balade sous la pluie, c’était l’occasion de laisser les choses se tasser un peu, les mettre légèrement de côté pour penser à quelque chose d’autres, pour ne pas ressasser en continu ce qui venait de se passer. Le Suli fut ravi qu’elle accepte, même s’il ne fut pas surpris de voir qu’elle ne voyait que le côté déraisonnable de la proposition pour baser sa décision. Il était vrai que ce n’était clairement pas une bonne idée, mais Zakaerii prenait le risque, conscient qu’il y avait peu de chances pour qu’il tombe malade. « Toujours prête pour une bêtise, hein ? » Pourquoi cela ne l’étonnait pas ? En tout cas, elle avait retrouvé son sourire et cela lui était suffisant, même si ce qui s’était passé entretemps le laissait encore un peu perplexe.

Il accueillit la Fiélonne sur ses épaules pour lui proposer une balade un peu inattendue, parce qu’il trouvait cela plus amusant que de simplement marcher côte à côte. Cela plaisait d’ailleurs apparemment à sa cavalière qui ne se priva pas pour vanter ce mode de transport, bien plus agréable que le précédent, allant même jusqu’à se rappeler qu’elle n’y avait pas eu droit depuis son enfance. Le Suli se demanda d’ailleurs comment fut l’enfance de la Succube. Il avait conscience que leurs mondes n’étaient pas les mêmes et qu’elle n’avait surement pas vécu de la même façon que lui, pourtant, il semblait y avoir quelques similitudes. « En parlant de ça… Comment était ton enfance ? J’imagine que c’était relativement différent de ce que les enfants peuvent vivre dans ce monde… » Sa curiosité avait été trop forte, et, de toute façon, c’était un sujet de conversation comme un autre. Qui plus était, si Lylim ne souhaitait pas partager ce pan de sa vie avec lui, il n’insisterait pas, car s’il y avait bien une chose qu’elle devait savoir depuis le temps, c’était qu’il ne comptait pas la forcer à quoi que ce soit. Il continua son petit bout de chemin, sa Fiélonne sur les épaules, qu’il aidait à tenir en posant ses pattes sur ses genoux, dans un geste tellement naturel qu’il ne s’était même pas fait la réflexion qu’il pouvait avoir une légère connotation sensuelle. La Succube, elle, s’amusait à lui masser la base de la nuque et l’arrière des oreilles, des caresses plutôt agréables, il devait l’avouer. Ils traversèrent ainsi la ville plongée dans l’obscurité, passant parfois à la lueur de quelques rares lampadaires à huile qui n’éclairaient plus grand-chose avec la pluie. Du haut de son Félidaë, la jeune femme évoqua les beautés de l’obscurité, de ses petits bruits, de cette vie pourtant invisible à une grande partie des Humains de ce monde. Le Suli partageait son point de vue et lui-même, s’il pouvait voir relativement bien dans l’obscurité, regrettait de ne pas pouvoir forcément pleinement profiter des merveilles des ténèbres. Heureusement son ouïe était excellente et lui permettait de profiter de ce spectacle sonore.   « Aurais-tu une âme de poète ? » Il releva la tête et lui fit un petit sourire avant de reprendre. « Mais je partage ton sentiment, la nuit a des beautés ignorées et souvent dédaignées par les Hommes qui ont peur de ce qu’ils ne peuvent voir. Mais on ne peut pas les blâmer, juste, tout au plus, tenter de les ouvrir aux beautés des ténèbres qu’ils redoutent tant. »

Il ne pouvait pas leur en vouloir, cette crainte d’avoir peur de l’inconnu, de se conforter dans des horizons connus, sans avoir à regarder plus loin. L’aventure n’était pas à la portée de n’importe qui, d’ailleurs. Alors qu’ils descendait à travers les ruelles, Lylim se pencha en avant, croisant le regard du Suli en lui demandant, non sans malice, s’il n’avait pas en tête de l’attirer dans un piège nocturne – à la manière des prédateurs de la nuit – afin de la tremper davantage, si c’était possible, s’il trouvait une flaque assez grande. « Ne me donne pas de bonnes idées, tu pourrais le regretter. » Il lui adressa un sourire et faillit manquer un pas quand elle déposa un baiser sur son front avant de se redresser.  « Pour être honnête, je ne sais même pas où l’on va. » Mais cela ne le dérangeait pas particulièrement, car ce n’était pas tant la destination qui était importante, mais plutôt le chemin et la façon dont ils le parcouraient. Ils continuèrent tranquillement et débouchèrent finalement au port. De loin, l’ombre de [i}La Sirène[/i] se découpait vaguement sur l’horizon. Délissant les quais, le Félidaë s’approcha de la côte marchant dans le sable humide jusqu’au bord de la mer dont le flux et le reflux régulier rythmait le silence de la nuit depuis quelques minutes. Alors qu’il contemplait l’horizon et la surface de la mer troublée par les innombrables gouttes de pluies, les propos de Lylim lui revirent en mémoire et, sans crier gare, il se remit en marche, direction la mer. « C’est toi qui parlait de flaque tout à l’heure, n’est-ce pas ? » Ils ne pouvaient de toute façon pas être plus trempés qu’ils ne l’étaient déjà. Aussi, une fois qu’il fut suffisamment les pieds dans l’eau, il désarçonna sa cavalière improvisée et la fit choir dans l’eau, qui était relativement bonne, mine de rien. Il attrapa le manteau qui s’était retrouvé à flotter et le jeta en boule sur le rivage. Lorsque la Succube remonta à la surface, il l’accueillit avec un sourire. « La vue est aussi agréable d’en bas ? »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Jeu 1 Juin 2017 - 11:31

Lylim réfléchit un instant avant de conclure.

Moi je ne sais pas si j'aimerai ça.... Je ne sais même pas s'ils sont ovipares ou mammifères à vrai dire. Je ne connais pas assez ce peuple pour me décider.

Hors de question pour la succube de s'aventurer sur une race dont elle ne connaissait pas les moyens de reproduction. Frayer n'avait franchement rien de plaisant, et elle n'aurait pas aimé perdre au change. Même pour une jolie queue de poisson. Lorsque le suli s'amusa de sa spontanéité à s'embarquer dans les moindre bêtises, avec tout son naturel caractéristique, la succube acquiesça vivement. Elle assumait parfaitement sa logique personnelle, et ne s'en cachait pas.... Elle ne se cachait pas de grand chose d'ailleurs. D'ailleurs lorsqu'il l'interrogea sur son enfance, elle ne rechigna pas à lui en parler.

C'est un peu vaste comme question, mais je n'ai pas eu à me plaindre. Les succubes s'occupent de leurs enfants et elles les élèvent un peu comme le font les ildiriens ici. Ce n'est pas le cas de tous les fiélons, mais généralement lorsqu'un fiélon s'occupe de sa progéniture, il ne vaut mieux pas s'en approcher. Que je réfléchisse.... Bon bien entendu notre éducation sexuelle est réelle et complète par rapport à celle donnée dans ce monde. Mais sinon il n'y a pas trop de différence. Ha j'ai eu la chance d'avoir un père assez présent. Il n'est pas rare qu'une fois les enfants nés, les pères passent leur temps à chasser dans les alentours pour nourrir la petite famille, ou pour aller voir d'autres succubes. Néanmoins ils reviennent toujours auprès de celle avec qui ils ont eu des enfants, tôt ou tard. Mon père revenait fréquemment. J'ai pu grandir heureuse, dans de bonnes conditions, du coup je suis partie assez jeune du foyer familiale pour partir à l'aventure. J'ai eu suffisamment de confiance en moi pour ça. Et puis je ne tenais pas en place hi hi hi ! Et toi ?

Elle savait qu'elle avait eu de la chance d'avoir une jeunesse épanouie, et que c'était très loin d'être le lot de tous les fiélons. Ce qui expliquait peut-être aussi sa nature aussi gaie. Elle écouta l'avis de Zakaerii sur la beauté de la nuit et tout en acquiesçant elle précisa.

Les ildiriens ont la tête dure. Lorsqu'ils sont persuadé que quelque chose est mauvais il n'en démordent pas ! Peut-être que d'ici quelques centaines d'années ça changera.... En tout cas je n'ai pas vu beaucoup d'évolution à ce sujet depuis ma venue sur ces terres.

Elle afficha un sourire malicieux lorsqu'il lui dit de ne pas lui donner d'idée, avant de rétorquer.

Je crois que tu n'as pas besoin de moi pour cela tu sais.... Enfin sauf pour dire que c'est à cause de moi que tu penses à faire des bêtises, n'est-ce pas ? Félon félin va !

Elle ne manqua pas d'observer qu'il avait failli manquer un pas alors qu'elle n'avait fait que lui donner un tendre bisou sur le front. Si chacun de ses baisers le subjuguait de la sorte, elle allait bien s'amuser à l'en couvrir ! Elle ri légèrement à l'annonce de l'absence de destination, avant de lui dire convaincue de sa réponse.

C'est souvent lorsqu'on ne sait pas où on va qu'on fait les plus beaux voyages !

Mais en parlant de voyage, elle n'allait pas être déçu du sien. Car alors qu'ils arboraient la plage, voilà que ce coquin de félin remit ça, et que de là où elle était, la succube n'avait pas eu le temps de faire autre chose que de pousser des "Non, non non non nooon !" qui étaient trop amusés pour qu'ils soient pris au sérieux. Elle se retrouva une fois de plus à l'eau.... Mais cette fois il ne perdait rien pour attendre ! Elle ne ressortit pas de suite de l'eau, et finit par ne sortir que sa tête qui fixait le félin droit dans les yeux dans un sourire malicieux. Mais elle ne répondit pas tout de suite à sa question.

Je vois que tu aimes bien raviver certains souvenirs....

Elle plongea de nouveau dans l'eau pour se glisser derrière Zakaerii et s'agripper à lui, une fois encore. Sauf que l'Once pouvait à présent parfaitement sentir qu'elle était complètement nue ! En effet ses vêtements étaient partis rejoindre le manteau du Felidae.... Contente de sa prise, et ne manquant pas de se coller un maximum à lui, la chipie vint poser sa tête contre celle de son gros matou et lui souffla.

Tu le sens ce petit goût de déjà vu ? Et si on y apportait quelques variantes ?

Elle se lova de tout son corps contre lui, lui faisant sentir chacune de ses courbes avant de glisser sur le côté pour se retrouver agrippée à lui comme un koala, mais en face à face. Elle lui demanda alors goguenarde.

Je crois que la vue que je t'offre mérite de s'y arrêter non ? Est-ce qu'elle te plaît ?

La petite peste s'était fermement cramponnée à lui au cas ou l'émoi le ferait vasciller et qu'il tomberait. Même à l'eau elle ne le lâcherait pas ! Zakaerii avait pourtant déjà jouer gros la première fois qu'il s'était risqué à ce petit jeu là. Apparemment il n'avait pas retenu la leçon, à moins qu'au contraire, il espérait une suite.... Au quel cas il était servi ! Et comme si ça ne suffisait pas, Lylim vint déposer un autre baiser dans le cou du pauvre félin qui était livré à sa merci. Elle comptait bien le déstabiliser, et lui retourner son audace....


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Jeu 1 Juin 2017 - 14:25

Zakaerii n’avait pas spécialement réfléchi à l’espèce à laquelle pouvaient appartenir les Ondins – à supposer, en premier lieu, qu’ils existaient bel et bien – mais visiblement, la Succube avait ses propres considérations, qui échappaient quelque peu au Suli, qui ne voyait pas vraiment quelle différence cela pouvait faire. Il fallait dire qu’il n’avait pas nécessairement les mêmes centres d’intérêts qu’elle et que, du coup, il ne se posait pas les mêmes questions, ou tout simplement n’y réfléchissait-il pas assez profondément. Quoiqu’il en fut, il était davantage intéressé par l’histoire de l’enfance de Lylim, qui se livra sans trop de complexes à évoquer son passé, lui expliquant que les jeunes années d’une Succube restaient assez proches de celles des Ildiriens, avec des parents plus ou moins aimants et protecteurs. Visiblement, et selon son propre avis, elle avait eu de la chance de profiter d’aussi bonnes conditions avant de pouvoir s’envoler assez jeune de son nid, allant jusqu’à lui avouer qu’elle ne tenait plus assez en place. Considérant son caractère actuel, le Suli n’était pas très étonné d’apprendre qu’elle avait décidé de partir à l’aventure rapidement, probablement afin de satisfaire sa curiosité grandissante. Il ne fut pas étonné non plus d’apprendre que les jeunes enfants de couples succubes profitaient d’enseignement complet concernant leur éducation sexuelle, sans quoi, les pauvres auraient probablement quelques difficultés à utiliser leurs dons. Forte de ses révélations, elle lui retourna la question. Le Félidaë ne savait pas vraiment s’il devait évoquer des souvenirs bien moins joyeux, mais il aurait été plutôt malvenu de ne pas lui rendre la politesse de partager quelques mots sur sa propre enfance. Restant silencieux quelques instants, il se décida finalement à rompre le silence.  « Je n’ai pas eu autant de chance, je dirai. Mais je ne m’en suis pas trop mal sorti. J’ai grandi avec mes parents pendant plusieurs années au sein d’une meute dans les montagnes Norpaliennes. Malheureusement, la vie sauvage est… rude. Et ayant été considéré comme le plus faible des miens, j’ai été banni, condamné à errer seul, ce qui signifiait souvent la mort. Heureusement, ma route a croisé celle d’un marchand Varakirois qui m’a pris en affection et m’a adopté. Il m’a elevé du mieux qu’il put, m’enseignant à lire et écrire, sans me pousser à renier ce que j’étais vu qu’il avait même payé les services d’un autre Félidaë pour m’enseigner certaines choses qu’il était incapable de faire. » Bien entendu, avoir été abandonné était terrible pour le jeune Suli qu’il était à l’époque et ses vrais parents en avaient probablement eu le cœur brisé, mais les règles de la meute étaient claires et tous s’y conformaient. Peut-être pourrait-il leur rendre visite, un jour, pour leur prouver qu’ils avaient eu tort, mais cela n’avait pas d’importance. Il avait sa vie désormais et le passé restait définitivement le passé. « Ma vie aurait surement été toute autre si je n’avais pas été banni, mais je ne regrette rien de ma vie jusqu’à présent. » Un léger sourire ourla ses lèvres avant qu’il ne rajoute, dans un souffle. « Et encore moins depuis quelques jours… » Car, pour le coup, s’il était resté avec les siens, il n’aurait probablement pas pris les routes pour servir Revoran, n’aurait pas rencontré Fleya et ne se serait pas retrouvé embarqué plus ou moins volontairement dans cette aventure et il n’aurait pas croisé le chemin de Lylim.

Ils discutèrent encore de choses et d’autres, évoquant les têtes de mules des Ildiriens, prompts à déclarer des menaces mais plutôt lents à changer d’avis. Zakaerii ne pouvait que lui donner raison, d’autant que, de toute manière, son expérience sur ce monde était probablement plus grande que la sienne. « Et cela fait combien de temps que tu arpentes nos terres ? C’est assez troublant de penser que tu as probablement foulé ce monde bien avant que j’y naisse. » Et ce n’était pas peu dire ! Mais, le Suli savait que les apparences pouvaient être tout particulièrement trompeuses et que c’était surtout le caractère joueur et très gai de la Succube qui lui donnaient un air assez enfantin. Pour le reste, elle démontrait suffisamment d’elles-mêmes qu’elle n’avait rien d’une enfant. Elle l’avait encore démontrée un peu plus tôt dans la soirée. « A ma décharge, je dois bien devoir admettre que depuis notre rencontre, je fais bien plus de folies que par le passé. Mais ce n’est peut-être pas plus mal… » L’entrée dans sa vie de Lylim avait définitivement bousculé son existence. Il restait à savoir désormais si c’était en bien ou en mal, mais, jusqu’à présent, il n’avait pas vraiment l’impression de s’en plaindre et il ne s’en plaignait pas. Il se remémora d’ailleurs le baiser qu’elle lui avait rendu devant la forge et tous les sentiments qui l’avaient submergé à ce moment-là. Il était difficile d’imaginer que tout cela était mal, d’une façon ou d’une autre. Mais peut-être avait-elle éveillé quelque chose en lui, quelque chose de différent, d’insoupçonné, et quelque chose d’un peu moins sage ? En tout cas, il ne manqua pas de s’amuser à la jeter une nouvelle fois à l’eau, se réjouissant, peut-être prématurément, de son petit effet. D’ailleurs, la Succube n’avait pas eu l’air de réellement s’en plaindre compte-tenu qu’elle n’avait pas vraiment lutté pour rester au « sec ». Néanmoins, lorsqu’elle ressorti la tête de l’eau, le fixant avec son regard d’émeraude qui brillait à la faible lueur de la nuit pluvieuse, le Félidaë sentit qu’il avait peut-être fait une bêtise. Elle ne manqua pas d’ailleurs de lui faire regretter son geste alors qu’elle se glissait dans son dos, s’agrippant sans vergogne à lui. Cela n’aurait pas été particulièrement dérangeant si Zakaerii n’avait pas réalisé que la jeune femme était désormais complètement nue. De dos, il ne s’en était pas rendu compte immédiatement, mais l’absence de ses vêtements mouillés contre son pelage se fit rapidement remarquer. Surpris, il resta interdit alors qu’elle jouait de la plaisanterie de son compagnon pour la retourner complètement contre lui. Elle poursuivit son petit manège, glissant autour de lui avant de se suspendre à son cou, face à lui, lui révélant, par la même occasion ses charmes physiques qu’il pouvait deviner, même à la faveur de l’obscurité. Alors qu’elle lui demandait ce qu’il pensait lui de la vue qu’elle lui offrait, l’Once, resta quoi pendant plusieurs secondes. « Je… Lylim… C’est… » Incapable de faire une phrase complète, il décida de se laisser glisser un peu vers l’avant, laissant leurs corps glisser dans l’eau qui monta jusqu’à leurs épaules, lui permettant de masquer les appâts de la Succube qui resta néanmoins lovée contre lui, envers et contre tout. « Lylim… Je… » Complètement troublé, il avait du mal à se départir de l’image qu’elle venait de lui offrir, conscient qu’elle jouait de son corps avec aisance, surtout lorsqu’il s’agissait de troubler les hommes. Il ferma donc les yeux un instant, secouant légèrement la tête pour se mettre de l’ordre dans ses idées.  « Je vois que tu retombes toujours sur tes pattes, quelle que soit la situation. » Il esquissa un léger sourire qui trahissait sa gêne, mais il ne la quittait pas du regard. « Mais je te l’ai déjà dit… » Il hésita quelques secondes. « Je n’ai jamais regretté un seul instant poser le regard sur toi. » Et quelques instants plus tôt, il n’avait trouvé rien de désagréable à ce qu’elle lui avait offert, mais, il ne s’y était simplement pas préparé ! Il tenta de calmer le tourbillon de sentiments qui s’était emparé de son être, faisant de l’ordre dans ses pensées malgré les deux émeraudes qui le fixait et la jeune femme qui restait lovée contre lui. Lorsqu’il se fit un peu plus à sa présence, il rompit le silence. « Et maintenant ? » Il y avait une certaine curiosité dans ses propos, alors qu’il ne quittait pas la jeune femme des yeux. Il avait conscience que son plan s’était complètement retourné contre lui et que c’était elle qui maitrisait la danse, quoi qu’on puisse en penser.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Jeu 1 Juin 2017 - 18:49

Lylim fut assez surprise de découvrir l'évènement assez traumatisant de la jeunesse de son gros matou. Elle ne lui aurait jamais imaginé une chose aussi triste et douloureuse. Heureusement pour lui, il y avait eu une personne suffisamment intelligente pour rattraper le coup, et lui offrir un seconde chance qu'elle trouvait bien mérité. Elle poussa un petit soupir en secouant la tête avec de lâcher.

Je ne comprends pas ces mères qui parviennent à abandonner leurs petits. Vraiment je ne sais pas ce qui leur passe par la tête. Quand on sait la difficulté qu'impose la gestation, et l'horreur de l'accouchement, normalement c'est suffisamment éprouvant pour faire comprendre la valeur du petit qu'on met au monde. Et certaines trouvent encore le moyen de cracher dans la soupe.... Cela me dépasse. Peut-être parce que je fais partie de ces races où les mères défendent bec et ongles leurs petits. Crois-moi une mère succube n'hésitera pas un instant à rejeter ses amants, son compagnon, et même les siens en général pour pouvoir s'occuper de ses petits. Encore plus pour la raison que tu as évoqué. "Faible".... C'est aberrant, la plupart des enfants sont faibles. Tant qu'ils sont viables et autonome ça suffit. D'ailleurs, hé hé il n'est pas dure de voir à quel point ils se sont trompés. Il suffit de te regarder. On ne doit pas avoir la même définition du mon faible. Heureusement certains ont encore les yeux en face des trous, et on a su t'offrir la chance que tu méritais. En fin de compte, c'est une bonne chose que tu ne sois plus avec ces gens là. S'ils t'ont abandonné, c'est qu'ils ne te méritaient pas. D'autres ont su saisir leur chance eux.

Lylim avait tout de même un peu de cet avis tranché du monde fiélon. De celui qui ne cherchait pas souvent à comprendre ou à pardonner, mais qui se montrait parfois aussi dur qu'implacable. Bien loin de se rendre compte du manque de tact ou de délicatesse dont elle pouvait faire preuve, elle avait livré son avis sans retenue, avec ses jugements, et même ses condamnations. Néanmoins, Zakaerii semblait avoir réussi à encaisser le coup. Il affirmait de rien regrettait, et la succube opina du chef en signe d'approbation mais aussi de respect. Parvenir à retomber sur ses pattes de la sorte après avoir vécu une expérience pareille, ce n'était pas donné à tout le monde. D'ailleurs sa dernière remarque lâché dans un souffle arracha un petit rire à la succube qui ajouta.

C'est une excellente qualité de parvenir à voir le bon côtés des choses. C'est aussi rare que précieux, chérie ce talent et garde le autant que possible. Il te réservera peut-être bien d'autres surprises.

Elle poussa un rire plus soutenu lorsqu'il lui demanda depuis combien de temps elle parcourait ce monde, avant de lui répondre.

Il ne faut pas poser de questions susceptibles de trahir l'âge d'une femme, c'est souvent un sujet houleux. Je ne sais plus trop, exactement mais ça fait une ou deux paires de décennie au moins. Cela semble beaucoup pour les gens d'ici mais pour moi ce n'est pas grand chose dans ma vie.

Elle pouffa de nouveau lorsque Zakaerii admit qu'il faisait certainement plus de folies qu'avant, lui rappelant qu'en agissant ainsi, il prenait le bon plis pour devenir son fiélon. Mais il n'était pas encore rodé à tous les stratagèmes de Lylim ! Et leur petit bain de minuit le lui rappela d'une manière aussi audacieuse que troublante. Le voyant bafouiller et aussi perturbé, la petite chipie ne se priva pas de rire de lui, de bon cœur, sans pour autant arrêter. Le pauvre félin tenta une manœuvre pour masquer un peu de ce spectacle trop émoustillant pour lui, ayant toujours du mal à reprendre ses esprits ce qui amusait encore plus la succube. Il finit par avouer qu'elle avait encore trouvé le moyen de tourner la situation à son avantage, chose à laquelle elle acquiesça, un large sourire carnassier aux lèvres. Ce qui n'empêcha pas son gros matou d'affirmer qu'il ne regrettait pas son regard. Une affirmation touchante aux yeux de la succube qui vint lui déposer un tendre baiser sur son museau. Elle se trouvait bien là, lovée à son maximum contre lui, profitant de sa chaleur dans cette eau fraîche. Mais son gros matou demandait la suite.... Erreur fatale.

Maintenant ? Il est temps de rééquilibrer un peu la situation.

Elle se détacha de lui, reprenant pied ou presque. Car la voila qui plongeait de nouveau sous l'eau.... pour agripper le pantalon du pauvre Felidae et le baisser d'un coup jusqu'à ses chevilles. Elle n'avait plus qu'à tirer dessus un grand coup pour à la fois le faire chuter dans l'eau, et ensuite lui retirer complètement son pantalon. Une fois son méfait accompli, elle nagea à quelques mètres de lui, ressortit de l'eau, et agita son pantalon avant de lui dire.

Il n'y a pas de raison à ce que je sois la seule nue ici ! Je t'aurais bien proposé un programme un peu plus sportif et plaisant pour compléter ce charmant tableau. mais faire ça dans l'eau de mer, ce n'est absolument pas une bonne idée. Ça irrite beaucoup à certains endroits, et je ne veux pas que tu vives une mauvaises expérience.....

Elle se dirigea vers le rivage, quittant les eaux et dévoilant sans vergogne ses courbes qui ondulaient sous ses pas. Elle attrapa le reste de leurs affaires sur la plage et se tourna vers lui, malicieuse.

Si tu espères pouvoir te rhabiller, il va falloir venir chercher tes vêtements, et me les prendre.... Ha j'oubliais ! Puisque ton pêché mignon est de me faire boire la tasse salée, cette fois ce sera toi qui me lavera. Je ne compte pas laisser ma peau s'abimer à cause du sel. A moins que tu préfères qu'on ne se lave ensemble ?

Elle ne lui épargnerait rien, et se réjouissait d'avance à l'idée de se faire laver et bichonner par son matou préféré. Si elle n'avait pas pu se montrer plus entreprenante à cause de tout ce sel sur eux, peut-être que ce bain pourrait l'inciter à en vouloir plus et à prendre quelques initiatives. Au pire, elle aurait toujours droit à un moment où elle se ferait chouchouter. Et avant ça, il allait devoir batailler pour récupérer ses vêtements....


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Ven 2 Juin 2017 - 11:04


Fallait-il réellement blâmer sa mère pour l’avoir abandonné ? Peut-être, car, après tout, ses propres parents auraient pu renier la meute et partir avec leur fils, malheureusement, la vie n’était pas aussi simple et, sans l’appui des leurs, ils seraient probablement morts tous les trois, ensemble certes, mais morts tout de même. La culture des Sulis restait encore souvent très animale sur certains points et il n’était pas forcément évident, pour d’autres personnes, de la comprendre. Aussi, tandis qu’ils marchaient – ou plutôt que le Félidaë marchait et que Lylim commentait ouvertement ce qu’il venait de raconter – Zakaerii ne s’empêcha pas de sourire. Il était surprenant pour lui de voir que même les Fiélons semblaient accorder une importance non négligeable à leur progéniture et un tel dévouement était particulièrement impressionnant. « Je pense que si tu m’avais rencontré à l’époque, tu n’aurais pas pensé la même chose. J’ai eu une croissance tardive, et, lorsque j’ai été banni, j’étais réellement faible. » Lui-même se souvenait de l’enfant qu’il était à l’époque et, malheureusement, personne n’aurait pu parier une pièce d’or sur sa survie sans prendre le risque de la perdre. « Quant à ma mère… Je ne lui en veux pas. Ce sont les règles et c’est ainsi que l’on s’assure de la survie des plus forts. Ce n’est pas forcément juste, mais c’est ainsi que cela fonctionne. » Et on ne changeait pas des dizaines d’années de fonctionnement du jour au lendemain. Dans d’autres circonstances, peut-être certains se seraient-ils dressés contre cette pratique, et peut-être même était-ce déjà le cas – après tout, cela faisait presque vingt ans maintenant – mais ce n’était plus vraiment ses affaires. Ce n’était plus son monde et s’il aurait apprécié revoir ses parents, il n’en ressentait pas pour autant un besoin impérieux. Et puis, comme il l’avait souligné, il n’était probablement pas le plus à plaindre.

« A quoi bon se lamenter après tout ? Ce n’est pas comme si cela faisait avancer les choses. » C’était plus ou moins sa philosophie de vie, mais il était un peu étonné de voir que la Succube l’encourageait dans ce mode de pensée qu’il aurait pensé un peu trop naïf pour elle. En tout cas, il comptait bien persévérer dans cet ordre d’idée, même s’il n’était pas particulièrement convaincu que cela pouvait lui réserver de bonnes surprises. Quoiqu’il en fut, Zakaerii n’était pas Félidaë à se soucier trop à propos de son passé. Il préférait de loin regarder vers l’avant, ou plus exactement vers l’instant présent, profitant des occasions qui se présentaient à lui plutôt que de soucier de ce qu’il aurait pu avoir ou de ce qu’il avait pu manquer. Bien entendu, il avait surement raté de nombreuses occasions de faire telle ou telle chose, mais à quoi bon ressasser ces évènements ? Tandis qu’ils s’aventuraient toujours un peu plus en avant dans leur balade nocturne et pluvieuse, il lâcha un petit « désolé » lorsque Lylim le réprimanda quelque peu après qu’il lui eut posé une question ayant des risques de trahir son âge. Ceci étant dit, elle ne sembla pas lui en tenir rigueur, allant jusqu’à lui confier qu’elle était dans ce monde depuis une ou deux décennies, bien que cela ne représentait pas beaucoup de sa vie. Le Suli imagina alors qu’il devait peut-être porter une centenaire sur ses épaules et il se sentit soudainement bien peu de choses. Il se reprit néanmoins assez rapidement, conscient que cela n’était pas important de toute façon. D’autant que, s’il avait bien compris, la Succube allait probablement vivre encore bien plus longtemps que cela. Il se demanda alors ce qu’il pourrait bien faire de tout ce temps, mais il n’eut pas beaucoup de réponses à apporter à cette question presque rhétorique. Dans tous les cas, Lylim devait avoir une sacrée dose de courage pour supporter cela.

Mais peut-être faisait-elle contre mauvaise fortune bon cœur, surtout quand elle s’offrait le luxe de tyranniser de pauvres hères comme Zakaerii, allant jusqu’à se dénuder pour le troubler et rire de sa gêne. Il fallait dire que les évènements qui avaient mené jusqu’à ce moment précis avaient été quelque peu… troublants pour le Félidaë et avoir ainsi la jeune femme nue et lovée contre lui, restait quelque chose d’assez perturbant, même si c’était loin d’être désagréable. Remettant de l’ordre dans sa tête, il avait réussi à se faire à la présence dénudée et au regard émeraude qui le fixait, bien qu’il ne sut pas réellement quoi faire, encore plus après le baiser qu’elle posa à nouveau sur son museau, en réponse à son compliment. C’était alors tout bêtement qu’il avait demandé à la Succube ce qu’elle imaginait pour la suite, une erreur qu’il ne reproduirait probablement pas deux fois compte-tenu de ce qui en découla. Visiblement avec une idée derrière la tête, elle lui avoua vouloir rééquilibrer la situation. Ne sachant pas ce qu’elle entendait par là, il allait lui poser la question quand elle se détacha de lui avant de plonger sous l’eau. Il n’eut pas le temps de comprendre ce qui se passait qu’il sentit son pantalon glisser sur ses jambes, avant, dans un dernier coup sec, qu’on ne le lui retire – et ses bottes avec – le tirant sous l’eau également. Remontant à la surface, il sentit qu’il était désormais également nu, et il put apercevoir Lylim qui sortait de l’eau, tenant dans ses mains ce qu’elle venait de lui retirer non sans force. Elle agita ses affaires en prétextant qu’elle n’avait pas besoin d’être la seule nue ici, ajoutant qu’elle aurait bien prévu autre chose mais que visiblement l’eau de mer ne s’y prêtait pas. Ce ne fut que lorsqu’elle précisa qu’il se serait agi de sa première fois – qu’elle ne voulait pas gâcher – que le Félidaë réalisa ce dont elle voulait parler et qu’il manqua de boire la tasse tandis qu’il nageait vers la plage. Alors qu’il prenait pied et avançait doucement vers le bord, l’eau couvrant encore la partie basse de son corps, elle lui avoua que s’il espérait se rhabiller, il allait devoir venir chercher ses vêtements et batailler pour les obtenir. Elle mentionna également qu’elle attendait de lui qu’il la débarrasse du sel dans lequel il venait de la plonger, allant même jusqu’à lui proposer qu’ils se lavent ensemble. « Tu n’as donc pas eu assez de me laver une fois ? » Le Suli n’en menait pas spécialement large, mais il prit sur lui pour sortir de l’eau, se dévoilant entièrement, conscient que son pelage lui offrait une protection suffisante, au moins en partie. Il avança doucement vers Lylim, sans chercher à lui courir après, mais, dans son regard, il n’y avait pas forcément de la malice, mais peut-être… autre chose. Il s’approchait d’elle comme un prédateur, ou plutôt, comme elle aurait pu le faire avec lui. Il essayait de la prendre à son propre jeu, pour une fois, dans l’espoir qu’elle ne s’enfuit pas. Alors qu’il s’en approchait, elle passa les vêtements derrière son dos et il s’arrêta devant elle, la contemplant visiblement sans gêne, même si, au fond de lui, il était littéralement rouge pivoine. Il posa ses pattes sur ses épaules, les fit glisser sur ses bras avant de s’arrêter, resserrant à peine son étreinte. « Pour prendre un bain, il nous faudrait remonter vers l’auberge. Mais si je décidais de te garder ici ? » C’était du bluff, pur et dur, car, en toute honnêteté, il n’en menait pas large, complètement dévêtu et aussi prêt d’une Lylim en tenue d’Eve, mais il essayait de se convaincre que ce n’était qu’un jeu, rien de plus, et que ce n’était donc pas si… effrayant.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 3 Juin 2017 - 3:41

Lylim affichait un petit sourire en coin lorsqu'il lui avoua qu'à l'époque de sa jeunesse le félin était vraisemblablement chétif et faible. Mais comme toujours, elle ne souriait pas sans raison.

Tu sais pour moi, enfin dans l'Outre-Monde, on ne se fit que rarement à ce genre de chose chez les enfants. Enfin bon, certaines races n'en ont que faire, et parfois même les mères se contentent de mettre bas ou de pondre avant d'abandonner leurs enfants, mais pour ceux qui s'en occupent, on se méfie de ce genre de jugement. Parce qu'on a souvent observé que cela n'avait pas de caractère immuable. Un petit exemple, une chenille ne paie pas de mine quand on la regarde, pourtant elle peut devenir un magnifique papillon. Là-dessus, on fait confiance à la nature. Si un enfant est réellement trop faible pour survivre, même une fois adulte, ou s'il a des tares, une mère aura beau faire ce qu'elle veut, il ne survivra pas. Enfin, dans mon monde, l'environnement est trop hostile pour. Peut-être que ça facilite notre conception des choses.

Elle afficha un sourire plus marqué lorsqu'il lui indiqua ne pas en vouloir à sa mère. Bizarrement, cela ne l'étonnait absolument pas venant de lui. Elle réfléchit un instant avant de finir par répondre en riant doucement.

Je ne sais pas, je pense que je dois avoir un caractère trop mutin et indépendant de nature pour comprendre cela ! Déjà que suivre des règles qui ne me plaisent pas c'est souvent difficile pour moi... Alors une règle que je trouverais injuste et qui en plus toucherait un de mes petits, ha ha ! C'est vraiment impensable !

Elle acquiesça lorsqu'il vint lui dire que se lamenter ne faisait pas avancer les choses. Mais même si elle était d'une nature joyeuse et relativement optimiste, elle précisa.

Je pense qu'on peut être affecté par quelque chose. Quand on vit une expérience douloureuse, je trouve que c'est normal d'avoir de la colère, ou de la tristesse, même de la douleur en elle-même. Et à mon avis, il faut la laisser s'exprimer, laisser tout ça sortir. Quitte à déprimer sévèrement pendant un temps ou tout envoyer paître. Je suis convaincue que c'est ce qu'il y a de mieux pour extérioriser, et permettre de passer à autre chose. Bon je doute que dans certains cas, ça suffise à oublier ou à fermer de vieille plaie, mais ça permet au moins d'apprendre à vivre avec. J'en vois certains qui refoulent tout systématiquement. Je me méfie de ces gens là..... Car à chaque fois, tôt ou tard, parfois même bien des années plus tard.... Ça finit systématiquement par exploser, et alors là, bonjour les dégâts. Tu as l'air d'être en paix avec ton passé, mais est-ce que tu t'es donné le droit d'exprimer, d'une manière ou d'une autre, tes ressentis vis-à-vis de tout ça ? Où est-ce qu'un jour tu vas me sauter à la figure ?

Parfois Lylim avait le don de poser le genre de question délicate qui n'était pas toujours des plus simples à répondre. Et parfois il y en avait un qui posait des questions dont les réponses étaient évidentes.

Tu devrais savoir que j'en ai rarement assez, hi hi hi !


Effectivement, la succube n'aurait aucun problème à le laver autant de fois qu'elle pourrait le faire, ou que lui pourrait lui demander. Elle l'observa avec délice se retrouver tout penaud et dénudé, le voyant faire des efforts pour sortir de l'eau, et se permettant en prime de le reluquer sans la moindre vergogne. Elle se mordillait la lèvre inférieure à la fois pour ne pas rire et aussi parce que le spectacle face à elle était des plus appétissants. Il tenta d'ailleurs une approche différente, et curieuse, la jolie rousse décida de le laisser s'approcher, tout en mettant ses affaires dans son dos toutefois. Il s'aventura enfin à la regarder sans gêne. Ou du moins c'était ce qu'il semblait, difficile de voir les rougeurs de la gêne sous un pelage mouillé.... Il commença même à poser ses pattes sur ses épaules et à descendre le long de ses bras.... Mais qu'espérait-il au juste ? Elle savait très bien qu'il allait finir pas atteindre ses vêtement s'il continuait. Il essayait donc de ruser, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Mais avant de voir si elle pouvait lui accorder cette récompense pour son audace, encore fallait-il voir s'il allait réussir correctement cet exercice. Il lui parla alors.... Et la succube se mit à pouffer légèrement en secouant la tête.

Tu aurais pu mieux faire quand même, je n'ai pas eu besoin de réfléchir bien longtemps à cette situation....

Elle s'esquiva de ses bras, non sans lui dérober un baiser sur le museau au passage. Après s'être éloignée de quelques pas, elle se tourna vers lui en riant et en répondant.

Pourquoi voudrais-je rester ici attendre que le sel me ronge, alors que j'ai un programme tellement plus plaisant qui nous attend ailleurs ? Voyons ! Il va de soi que je ne t'aurais pas laissé me séquestrer ici dans un contexte pareil. Surtout qu'à cause du sel, tu ne peux même pas invoqué l'excuse d'une fausse promesse de luxure.... Dommage pour toi mon gros minet !

Elle agita ses vêtements pour l'inciter à essayer de les attraper, et s'esquivait à chaque fois au dernier moment. Tout en pouffant, elle faisait des petits bonds et l'encourageait à continuer d'essayer. Mais elle ne fit guère plus de deux trois passes du genre avant de finalement lui rendre ses affaires, et d'enfiler les siennes. Il fallait rentrer à l'auberge, car s'ils continuaient à prendre l'eau via les intempéries à présent, ils allaient finir par avoir les écailles qui leur pousseraient. ce fut donc trempés comme des soupes qu'ils poussèrent la porte de l'auberge, et qu'ils grimpèrent à l'étage pour rejoindre les chambres. A cette heure, personne ne ferait attention à eux, pour peux qu'ils restaient discrets. Lylim mit de l'eau à chauffer, avant de regarder sa robe, et ses vêtements.... Trempés, ils la moulaient comme une seconde peau. Elle afficha un petit sourire carnassier, avant d'interpeller Zakaerii.

C'est bien mignon de finir tremper, mais vois un peu mes vêtements.... Je vais avoir besoin d'aide pour retirer "tout" ça !

Elle insista sur le "tout" en question.... Des fois qu'il puisse y avoir la moindre ambiguïté, elle la chassa d'un revers de main.... La marmite d'eau chaude était prête et la succube attendait assez impatiente de voir son pauvre gros matou devoir se mettre à l’œuvre.... Mais pas que.

Alors que fait-on ? On se lave tous les deux ou tu préfères te nettoyer seul ?

Rien.... Elle ne lâchait rien !


A wandering life...
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 4 Juin 2017 - 4:54

L’avis de Lylim sur la question était relativement sensé et, effectivement, il était peut-être intéressant de laisser la nature suivre son cours, mais, dans certains cas, la survie des autres passait par l’exclusion des plus faibles, car, dans son cas, il représentait une bouche à nourrir, une bouche de trop. Il aurait probablement pu être possible de se sacrifier pour lui et ses parents l’auraient probablement fait, mais ils risquaient à leur tour l’exclusion, et dans les montagnes Norpaliennes, la solitude était souvent la première maîtresse de la mort. « S’il te faut sacrifier ta nourriture à la chenille sans être certaine qu’elle se transformera un jour en papillon, lui accorderas-tu le bénéfice du doute ? » Il eut un petit sourire et leva la tête en direction de la jeune femme qui trônait toujours sur ses épaules alors que la pluie continuait toujours de tomber sur eux. « Dans les montagnes norpaliennes, les hivers sont rudes et la nourriture rare. Une bouche de plus à nourrir peut faire la différence entre la vie et la mort. Mais, en un sens, en me bannissant, ils laissaient simplement la nature décider de mon sort, un peu de la façon dont tu l’imagines. Toutefois, j’en conviens, s’il m’est donné d’avoir des enfants un jour, je crois qu’il n’existe pas une seule raison au monde pour que je les abandonne. » Il ne pouvait jurer de rien, bien entendu, car il ne savait pas ce que le futur pouvait lui réserver, mais, malgré tout, il savait qu’il avait eu suffisamment de chance dans son malheur et il n’était pas question d’imposer une situation identique à son éventuelle progéniture. Zakaerii eut un petit sourire quand la Fiélonne lui avoua qu’elle n’imaginait pas une seconde se plier à une règle injuste qui pourrait s’en prendre à ses enfants. C’était amusant de voir que même une créature de l’Outre-Monde pouvait avoir un instinct maternel puissant, là où la majorité des Ildiriens devait les imaginer comme des bêtes sans sentiments. Bien entendu, les Succubes devaient probablement sortir du lot, mais ils n’étaient certainement pas les seuls. « Une féroce lionne prête à tout pour protéger ses petits… L’image est plaisante. »

Tandis qu’ils parcouraient les rues de RagePierre, la discussion se poursuivit entre les flaques et les gouttes de pluie. Le Félidaë avançait tranquillement, gardant la jeune femme sur ses épaules, conversant avec elle dans un plaisir non feint. Evoquer son passé ne lui faisait plus grand-chose, même s’il ne le partageait pas avec n’importe qui, mais dans ce cas présent, la discussion qui en avait découlée lui avait permis d’en apprendre un peu plus sur Lylim et cela ne lui déplaisait pas le moins du monde. Après tout, il était convaincu qu’il y avait un côté qu’elle affichait publiquement : celui de la Succube, joueuse, insolente, sensuelle et aguicheuse ; mais qu’elle n’était pas que ça, comme elle avait pu le lui montrer – par de très petites touches – à quelques reprises. « D’exprimer mon ressenti ? Je ne sais pas. J’imagine que j’ai eu mon lot de colère et de peine à l’époque. Mon père adoptif m’en a fait parler également, mais je ne sais pas si cela est suffisant, de ton point de vue. » Il resserra légèrement sa prise sur les genoux de la jeune femme, avant de sourire pour lui – même si elle le remarqua surement, ne serait-ce qu’au ton de sa voix. « Du coup, peut-être bien qu’un jour, je te sauterais dessus… » Il doutait sincèrement que cela arrive, en tous les cas, pas pour s’en prendre à elle violemment. Il n’était pas à l’abri d’exploser, comme elle le lui faisait remarquer, mais après toutes ses années, cela ne serait certainement pas à cause de son enfance. Il y avait plus de chances qu’il finisse par perdre ses moyens à cause d’elle, surtout en voyant ce qu’elle était capable de fomenter pour arriver à ses fins lorsqu’il s’agissait de gagner ses paris avec lui. Peut-être même devrait-il s’inquiéter de ce qu’elle lui ferait faire une fois qu’il accepterait d’être son Fiélon. Enfin, personne ne pouvait prévoir le futur, en tout cas pas le Suli, aussi se contenta-t-il de croire en sa faculté de garder son calme, à défaut de maîtriser toutes ses passions.

En parlant de passions, Lylim avait d’ailleurs le don de martyriser celles de Zakaerii, s’affichant sans vergogne sans vêtements, allant même jusqu’à voler les siens pour continuer son petit jeu. Le Félidaë avait du mal à garder l’esprit clair dans cette situation, principalement parce qu’il n’avait pas l’habitude de côtoyer des femmes dénudées. Bien entendu, la Succube jouait nécessairement sur son inexpérience pour se jouer de lui. C’était sa façon à elle de se venger de son petit plongeon forcé et le Suli ne pouvait pas se plaindre, car c’était la règle du jeu avec elle : il n’y avait pas de règles. Il savait qu’il n’avait probablement aucune chance de gagner, mais c’était presque plus fort que lui, c’était tout de même amusant de jouer. Qui plus était, avec un peu de chance, il finirait par s’y faire, au moins un peu. « Peut-être que je devrais me trainer dans la boue et attraper quelques puces pour te faire changer d’avis ! » Il n’était pas certain de réellement aller jusqu’à une telle extrémité, conscient que, d’une certaine manière, cela ne serait même pas suffisant pour la rebuter. Afin de récupérer ses vêtements, Zakaerii avait ensuite tenté une approche plus lylimesque, tâchant de la surprendre par quelques vaines tentatives maladroites. Il n’aurait pas su quoi faire si elle l’avait mis au défi de la garder sur la plage, mais, malheureusement, elle vit relativement clair dans son jeu, et se dégagea de son étreinte, non sans lui laisser un baiser furtif sur le museau. Elle lui fit remarquer que, pour rien au monde, elle n’abandonnerait son idée de bain et que ses arguments tombaient à l’eau. « L’eau de pluie nous aurait lentement lavé ! » Il essaya vainement de sauver son argumentation mais se retrouva bien forcé de courir après la succube pour récupérer son pantalon. Elle ne manqua pas de le faire tourner en bourrique à plusieurs reprises, l’esquivant avant de le narguer en agitant le vêtement sous son nez tout en riant. Elle eut finalement pitié de lui et lui rendit son bien, avant qu’ils ne se rhabillent finalement et remontent vers l’auberge. Le Félidaë profita de la pluie pour frotter un peu son pelage et se débarrasser un peu du sel sur le trajet. « Des fois, je me demande pourquoi je persiste à jouer à ce jeu avec toi. Je crois que tu gagneras toujours. »

Ils arrivèrent finalement à l’auberge, trempés, mais ce n’était pas très important. Quelques visages inconnus se retournèrent vers eux dans la salle commune mais ils retournèrent bien vite à leurs godets, bien que certains s’arrêtèrent plus longuement sur Lylim. Les deux compagnons montèrent les escaliers, rejoignant les chambres et la Succube entraina Zakaerii dans la sienne avant de refermer la porte et de mettre l’eau de la baignoire à chauffer par un ingénieux système situé en dessous de celle-ci. Alors que le Suli déposait son manteau sur une chaise, la jeune femme lui dit de constater l’état de ses vêtements et qu’à cause de lui, elle aurait besoin d’aide pour tous les retirer. Constatant de visu, grâce aux reflets dansants du feu de cheminée sur elle, que l’ensemble de ses vêtements lui collait comme une seconde peau au corps, le Suli déglutit légèrement, n’étant pas certain de vouloir réitérer l’expérience de la plage dans une pièce avec une source de lumière, même légère. Elle en profita pour lui laisser le choix quant à la suite des évènements. Il avait cru un instant qu’elle lui offrait une porte de sortie, mais à son regard, il était évident qu’elle ne lui offrait que le luxe de se laver tout seul… en sa compagnie. « Ais-je vraiment le choix ? » Zakaerii soupira légèrement avant de se lever, débarrassé de ses bottes, et se rapprocha de la Succube. L’eau semblait chaude mais pas brûlante. « Par contre, ne crois pas que tout se passera selon ton plan. » Fidèle à lui-même, il attrapa la jeune femme, encore habillée et la mit à l’eau sans vergogne. Encore une fois. Il la rejoignit ensuite, profitant de la chaleur du liquide. Il regarda ensuite Lylim. « Tourne toi, je vais t’aider à te débarrasser de tes affaires. » Il attendit qu’elle s’exécute et, avec attention, il l’aida à retirer ses vêtements, un à un, essayant néanmoins de ne pas toucher des zones sensibles malgré les éventuelles manœuvres de la jeune femme. Lorsqu’il eut finit, il s’adossa au bord de la baignoire et, passant ses pattes autour de la taille de la jeune femme, l’attira un peu en arrière, entre ses jambes – mais avec suffisamment d’espace – avant de prendre l’éponge de bain et le savon. L’exiguïté de la baignoire ne lui facilitait pas la tâche. Il mis du savon sur l’éponge et après avoir passé un peau d’eau chaude sur la peau de la Succube, il commença à la laver avec douceur, sans un mot.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 4 Juin 2017 - 18:15

Si la chenille est mon petit, sans l'ombre d'un doute. C'est de cette chenille que dépend la perpétuation de ma lignée. Bon bien entendu, cela varie d'un individu à un autre, mais personnellement je me battrais jusqu'au bout. Un enfant c'est une lutte doublée pour la survie, celle de la mère, voire de la famille et de l'enfant. C'est déjà très difficile et risqué d'avoir une grossesse, encore plus de réussir un accouchement, alors prendre tous ces risques pour finalement abandonner parce ça semble trop dur ou peu prometteur, c'est gâcher une chances et tous les efforts qu'on a fourni jusque là.

Lylim lui avait répondu confiante, croisant son regard avec bienveillance. Elle savait que c'était très difficile d'élever un enfant, mais il lui paraissait tellement impensable de ne pas faire le maximum pour leur survie qu'un abandon était difficilement acceptable pour elle. Elle afficha un sourire en coin lorsque son gros félin lui dit qu'en quelque sorte on avait laissé la nature choisir son sort.

Tu crois vraiment à ce que tu dis ? Je pense que même si cela avait été un enfant vigoureux et fort qu'on aurait abandonné, dans ces montagnes, prometteur ou non, un enfant n'aurait eu aucune chance si personne ne l'avait recueillis ou aidé. Mais l'important est que tu ne reproduises pas le même schéma. Enfin, même si pour toi le fait d'avoir un enfant te sera moins coûteux ou dangereux que pour une femme.

Grande injustice de la nature, les femmes portaient et enfantaient seules les enfants, souvent au risque de leur vie. Lylim ne savait pas si l'expérience était aussi délicate et risqué pour les femmes Suli. Mais à ces yeux, ont en bavait pas autant pour tout détruire soi-même. Zakaerii remarqua qu'il avait affaire à une mère lionne, une image qui fit sourire la demoiselle qui opina du chef. Elle ne pensait pas devenir mère de si tôt, mais elle savait que si un jour elle devait l'être, elle serait du genre à mordre à tout va. Le félin réfléchissait aux propos de sa cavalière, lui donnant son point de vue qu'elle même commenta.

Ton père adoptif a bien fait. C'est plutôt rare que les gens pensent à faire ça. Ce n'est que mon avis, mais je pense que ça a dû t'aider. Peut-être pas sur le coup, mais ça t'a évité de tout garder pour toi et de te faire ronger par cela. Dans ton malheur tu as eu de la chance.

Elle esquissa un sourire un coin lorsqu'il émit l'hypothèse de lui sauter dessus, ne perdant vraisemblablement pas l'occasion qu'offrait le double sens.

Tu peux le faire que si c'est pour me faire du bien....

A bon entendeur, des fois qu'il ait pu en douter un seul instant. En totu cas Lylim ne doutait de rien elle. Ni de ses capacités à faire face aux plan de Zakaerii, ni de sa répartie. Alors qu'il tentait une énième résistance à coup de boue et de puce, elle rétorqua goguenarde.


Tsah ! Je te frotterais le pelage au savon noir oui ! Par ailleurs, si tu te roules dans la boue, les puces n'apprécieront pas, puisque tu risques de les étouffer en agissant de la sorte. Mais dans tous les cas, tes stratagèmes de petit cochon ne me dissuaderont pas.

Il semblerait qu'en effet niveau hygiène, son gros matou avait pris quelques libertés qu'il était de bon ton de corriger....

Une simple pluie pour laver de l'eau de mer d'un pelage ? Sérieusement ? Mon pauvre Zakaerii, personne n'y croit ! Et pour ce qui est de nos petits jeux... Je ne sais pas, mais je pense que tu dois être un peu maso, hi hi hi ! Mais ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, bien au contraire.

Pourtant, l'once paraissait bien en peine avec certaines tournures d'événements. Le voyant soupire, la rouquine se mit à rire doucement en secouant la tête, avant de le taquiner un peu plus, pour changer.

Allons, qu'est-ce que c'est que ce soupir ? Je pense pourtant qu'il y a plus désagréable que ça dans la vie non ? Tu devrais au contraire apprécier les opportunités que je t'offre, ce n'est pas tout le monde qui y a droit.

Elle n'avait aucune vergogne à en remettre une louche, mais le Felidae n'avait pas dit son dernier mot pour autant, et trouva un moyen bien à lui de la mettre dans le bain... Relevant le regard vers lui, elle lui adressa un sourire carnassier, avant de lui dire.

Tu dois vraiment apprécier que je m'occupe de toi pour persister et signer dans tes bêtises.... Dois-je sévir ?

Sait-on jamais, des fois qu'il l'invite officiellement à faire pire qu'elle ne le faisait déjà actuellement. Elle soupira à son tour daignant toutefois se retourner pour le laisser agir à sa guise. Tant bien que mal, Zakaerii accomplissait sa tâche, dans un silence pesant qui n'était pas forcément au goût de la succube. Ils étaient là pour passer un moment agréable, pas pour que Zakaerii meurt intérieurement en silence. Aussi, la jeune femme s'allongea contre lui, laissant sa tête reposer contre le haut de son torse. Elle avait légèrement reculé son bassin contre lui, afin de caler le bas de ses reins à un niveau que le félin aurait surement préféré préserver. Le pauvre matou en fut plus tendu, et elle ne pouvait l'ignorer. Elle devait le détendre, lui apprendre à relativiser par rapport à son corps. Elle décida d'aller placer une de ses mains derrière la tête de Zakaerii, pour le caresser et le masser doucement du bout des doigts. De l'autre, elle prit la main du félin qui tenait l'éponge, et la guida vers sa poitrine, pour l'accompagner dans ses gestes, sans le brusquer toutefois. Elle poussa un soupir, mais de détente cette fois, tournant légèrement sa tête vars la sienne avant de lui dire.

Il n'y a pas à dire, ça reste plus agréable et efficace que de la pluie.

Après l'avoir conduit jusqu'à sa poitrine, et encourager à prendre un peu ses aises dans la tâche qu'elle lui avait attribué, elle se mit à son tour à l’œuvre. Elle attrapa la queue la plus longue de son gros matou, et commença à la savonner doucement.... Et de jouer distraitement avec. Juste le temps de le laisser oeuvrer encore un peu, avant qu'elle n'entre de nouveau en piste. Elle prit de sa main libre l'éponge dans la main de Zakaerii pour la lui libérer. Ensuite, elle guida cette même main sur sa propre épaule, et elle lui fit caresser la peau de cette dernière.

Je doute que tu aies l'occasion de pouvoir caresser la peau d'une femme régulièrement, alors profites-en pour découvrir. Concentre toi sur la texture. Apprécie et évalue la douceur, le genre de courbe, peut-être même le parfum. Prend cela comme le plaisir que l'on peut prendre à caresser un chat. Juste pour le côté agréable de ton sens du toucher. Si tu veux, tu peux fermer les yeux et découvrir mon corps à l'aveugle. Cela te permettra de découvrir ce que tu préfères caresser chez une fille.

Elle lui laissa du temps pour s'exécuter dans le cas où il l'écouterait et où surtout il se laisserait aller à explorer du toucher la jolie rousse. Mais au bout d'un certain temps, dans crier gare et dans un mouvement fluide, elle fit volte-face et se coucha à plat ventre contre lui ! Tout... Il pouvait à présent tout sentir. Elle avait simplement prit soin de ne pas axer leur bas ventre de manière parallèle, afin d'éviter qu'il ne croit qu'elle tentait tout autre chose. Elle s'était simplement allonge poitrine contre torse. Elle plaça ses mains entre son menton et le torse de Zakaerii, tout en lui adressant un sourire tendre, et en lui disant.

Ta fourrure est aussi agréable à mon torse qu'à mon dos.... Finis de me laver le mien, ainsi que tout le reste, et je m'occuperai de te nettoyer ensuite.

Si Zakaerii pouvait avoir du mal à encaisser le coup, la succube elle semblait tout à fait à l'aise. Elle ne cherchait pas à avoir plus, même si leur position lui permettait bien des choses. Elle voulait avant tout qu'il ose parcourir ce corps de ses paluches de fauves, sans manquer de faire une crise cardiaque.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 5 Juin 2017 - 8:48


Un jeune Suli en pleine santé et relativement fort aurait probablement réussi à trouver de quoi survivre dans les montagnes norpaliennes, même si, bien évidemment, cela aurait été compliqué pour lui, mais un peu moins que s’il n’avait pas été en mesure de se battre efficacement ou de chasser. Après tout, ils restaient aussi des animaux et même s’ils n’étaient que des enfants, ils avaient déjà de bons rudiments de survie, mais encore fallait-il arriver à les appliquer, et en avoir la force. « C’est peut-être la raison pour laquelle le lien entre la mère et son enfant est aussi puissant. Dans tous les cas, je ne vois pas pourquoi je devrais être amené à reproduire le même schéma, après tout la situation sera sensiblement différente. Même s’il est difficile d’en être sûr avant d’être confronté à la situation. » Car après tout, il était bien beau de faire des promesses théoriques sur une situation hypothétiques, mais ce n’était qu’une fois qu’on vivait ladite situation et qu’il fallait réellement prendre la décision que les personnalités se dessinaient véritablement. Toutefois, d’ici à ce que Zakaerii ait des enfants, il y avait probablement suffisamment de temps pour que de nombreuses choses se passent. Lui qui déjà n’avait pas particulièrement approché une femme pour autre chose que pour l’aider à dormir paisiblement, il y avait encore un long chemin jusqu’à ce qu’il ne pense même à engendrer une progéniture. La Succube, elle, ne semblait avoir aucun mal à imaginer cette possibilité et était parfaitement d’accord avec l’assertion de son porteur, mais, de ce qu’il pouvait savoir d’elle, Lylim ne faisait pas spécialement montre d’une envie particulière d’avoir des enfants. Car, après tout, si elle l’avait voulu, elle n’aurait probablement aucun mal à trouver un géniteur, et ce, même si elle décidait de faire sa petite difficile sur le choix de ce dernier. « Mon père adoptif est un homme curieux, pragmatique et particulièrement intelligent. J’ai eu effectivement beaucoup de chance d’avoir été recueilli par lui. Peut-être pourrais-je te le présenter un jour. » Il eut un regard vers la jeune femme et un large sourire tandis que l’eau coulait toujours sur sa frimousse. « Si tu promets de ne pas user de tes talents sur lui. » Il doutait sincèrement qu’il l’intéresse, surtout qu’il commençait à aller sur ses vieilles années. Mais il était tellement redevable à ses parents adoptifs qu’il ne prendrait pas le risque de glisser une Succube entre eux sans précaution particulière. « Je prends note de ta permission. » Le sens sous-entendu par la Succube ne lui échappa pas, mais il se garda bien de rebondir sur celui-ci, se contentant de botter en touche.

A leur petit jeu, Lylim fit remarquer à son matou qu’il n’arrangerait rien en essayant de se rouler dans la boue ou d’attraper quelques puces, bien au contraire. Bien entendu, Zakaerii devait compter avec son abnégation et, il devait l’admettre qu’il avait l’impression, que, quoi qu’il puisse faire, elle veillerait à faire ce qu’elle voulait avec lui. Heureusement, elle avait toujours fait preuve d’une certaine retenue avec lui et était restée dans les limites du jeu, sans aller jusqu’à le pousser sur un terrain où il n’était pas à l’aise. Se faire laver par la jeune femme à bord du navire n’avait pas été très… orthodoxe, mais il avait fini par apprécier ce moment particulier, d’autant que la Succube avait démontré qu’elle savait respecter certaines limites, offrant au Suli un sentiment de confiance malgré tout ce qu’elle lui infligeait pour le mener par le bout du museau. Elle s’amusait à ses dépens, mais elle ne le forçait pas plus que de raison. Et cela, il l’appréciait sincèrement, même si elle ne manquait pas de repousser les limites de temps en temps, le mettant dans des situations un peu embarrassantes tout de même. « Et si je suis immaculé ? Aucune raison de me laver, non ? » Il connaissait déjà la réponse, mais cela valait toujours le coup d’essayer, non ? Dans tous les cas, il fut un peu perplexe quand elle lui fit remarquer que la pluie ne suffirait pas à laver son pelage de l’eau de mer. C’était pourtant très efficace, même si cela demandait de rester sous la pluie pendant un certain moment. Mais peut-être fallait-il plus y voir l’attachement de la jeune femme à s’accorder le bain dont elle lui avait parlé. Et, en parlant de bain, il n’allait plus y couper. Non pas que l’idée lui déplaisait, mais il ne pouvait s’empêcher d’être gêné sur la façon dont se passaient les choses. C’était déjà la deuxième fois qu’elle le trainait, presque de force, dans une baignoire, et voilà que, cette fois-ci, elle comptait bien barboter avec lui ! Il lui adressa un sourire un peu gêné. « Ce n’est pas que ce soit désagréable qui me gêne, mais bien le contraire. » Les attentions de Lylim le l’embarrassaient toujours, encore plus lorsqu’il lui avait avoué son manque d’expérience et, surtout, depuis qu’il avait eu le courage de l’embrasser. Elle ne s’était sans doute pas imaginé quelque chose, mais, pour le Suli, c’était un pas de fait sur un chemin particulièrement déroutant car inconnu. Heureusement, il parvenait à garder quelques traces de malice pour continuer à jouer son jeu, ne serait-ce que pour lui faire plaisir. « Peut-être bien, peut-être pas… » Mais évoquait-il ce qu’il appréciait ou si elle devait sévir ? Mystère. Et puis la Succube était suffisamment grande pour faire ses propres déductions.

Une fois dans le bain, cependant, Zakaerii était davantage tendu. Il s’était plié au jeu de déshabiller la jeune femme même si l’exiguïté de la baignoire faisait qu’elle se trouvait bien trop proche pour son propre bien. La scène était devenue d’ailleurs trop silencieuse au goût de Lylim, qui jugea bon de changer un peu la donne. Alors qu’il commençait à passer l’éponge sur elle, la Succube se recula, sans crier gare, venant s’adosser directement contre le Félidaë, qui, surpris par cette soudaine promiscuité, se figea quelques instants. Lorsqu’une main de la jeune femme vint passer derrière sa nuque, il s’autorisa à respirer à nouveau avant de se laisser guider, non sans appréhension, par quelqu’un qui savait visiblement où elle voulait l’emmener. Sans un mot, elle l’aida à commencer à nettoyer sa poitrine en douceur, allant jusqu’à soupirer d’aise. Toujours tendu, malgré les tentatives de sa partenaire, il continua néanmoins à passer avec douceur l’éponge sur cette partie très sensuelle de son corps, qui, d’ailleurs, s’offrait complètement à sa vue – au point qu’il détourna le regard – alors qu’elle ne manqua pas de jouer avec sa queue, la savonnant en jouant distraitement avec. Lorsqu’elle eut finit, elle retira l’éponge de la patte du Suli, qui, pensant avoir été libéré, fut encore surpris de la voir poser sa patte sur son épaule, lui enjoignant de caresser sa peau, ne serait-ce que pour se faire une première expérience. Il resta interdit quelques instants, la laissant mener sa patte sur son épaule. Puis il dut admettre que ça ne pouvait pas être différent que de caresser un animal, pourquoi fallait-il y voir une connotation sensuelle ? Zakerii prit une profonde inspiration et commença à se détendre. Prenant volontiers l’excuse qu’elle lui offrait de fermer les yeux, il laissa ses pattes glisser sur les épaules de Lylim. En douceur, chacune de leur côté, elles découvrirent son dos, ses bras, ses mains, ses hanches, ses cuisses… Il ne s’aventura pas dans des contrées plus dangereuses mais il dut admettre que ce n’était pas désagréable. Il ne put pas se dire qu’il y avait quelque chose qu’il préférait, mais les sensations étaient agréables, du moins, jusqu’à ce que la Succube ne se retourne brusquement contre lui, posant sa poitrine contre son torse. Rouvrant les yeux, il contempla la jeune femme qui le regardait avec malice, son menton sur ses mains, posées sur lui. Il prit une nouvelle inspiration et eut un sourire tendre à l’égard de la jeune femme. Arrivait-il à relativiser ? Il posa ses pattes pleines de mousse sur les joues de l’éternelle joueuse. « Il aurait été plus facile de laver ton dos si tu ne t’étais pas affalée sur moi,  tu sais ? » Il ne fit cependant rien pour la faire bouger, conscient qu’elle ne le ferait pas de toute manière, et commença à passer ses pattes sur son dos, essayant de s’appliquer, comme elle l’avait fait, à rendre la chose un peu agréable, même si, avec ses paluches, ce n’était probablement pas aussi efficace. Mais alors qu’il continuait ses gestes, il s’arrêta brusquement, presque paniqué. Sans trop attendre, il se colla un peu plus contre la baignoire et, posant ses mains sur les hanches de la Succube, la repoussa légèrement, la maintenant un peu à distance. « Je suis désolé… Je… Euh… Ce n’est pas… Hum… Contrôlé. » Elle avait probablement senti autant que lui ce qui venait de le couvrir de honte, et même si c’était une conséquence logique d’une telle proximité pour beaucoup de personnes, Zakaerii ne pouvait s’empêcher de penser que c’était déplacé.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 5 Juin 2017 - 10:15

La succube afficha un large sourire aux propos de l'once sur son père, et ne manqua pas non plus de rebondir sur les précautions qu'il demandait.

J'avoue que je serais curieuse de découvrir ce personnage là. Et sache que la plupart du temps, je n'utilise pas mes pouvoirs pour séduire mes amants. Seul mon charisme opère. Malheureusement pour toi, je ne peux pas le contrôler. Je pourrais faire de mon mieux pour ne pas être trop désirable, mais pour le reste, ça sera à lui de se tenir. Je ne peux pas non plus trop aller à l'encontre de ma nature. Mais je pense qu'il pourra réussir à me résister.

A son grand étonnement, il avait relevé sa permission à titre spéciale. Elle se demanda s'il en viendrait vraiment un jour à lui sauter dessus de la sorte. Mais après tout elle avait le reste de sa vie pour le découvrir. Zakaerii lui, cherchait à découvrir un moyen de se soustraire à leurs bains futurs, et après la crasse, il usa de la propreté. Ce qui fit doucement rire Lylim qui lui rétorqua.

Bien évidemment si tu es propre comme un sous-neuf, ça ne servira à rien de te laver. Mais crois-tu réellement pouvoir rester propre en toutes circonstances ? Un accident est si vite arrivé.... En plus il n'est pas impossible que je me montre maladroite également !

Si Zakaerii n'allait pas au bain, Lylim s'arrangerait pour faire venir le bain à lui.... Cela dit, il n'était pas à plaindre non plus. Lui-même finit par convenir que ce bain était bien agréable, mais de manière inattendu, il affirma que c'était peut-être là raison de sa gêne. Mais la succube ne comptait pas laisser passer ça.

Mon cher matou, il n'y a pas de mal à se faire du bien tu sais ? Nous sommes des adultes, nous savons ce que nous faisons, et personne ne souffrirait de ce que nous pourrions faire. Il n'y a pas de mal à éprouver du plaisir dans un contexte prévu pour être agréable. Alors profite de tout ton saoul mon joli fauve. Je doute que tu puisses me gêner ou m'offusquer, sauf si tu t'enfuis de ce bain en courant, hi hi hi !

Si Zakaerii se tenta à jouer sur l'ambigüité, Lylim s'amusa à interpréter ses propos de la manière qui l'arrangeait le plus.

Ha tu vois que tu aimes ça ! Sois tranquille, je vais sévir à partir de maintenant, puisque tu apprécies mes approches.

Elle lui tira la langue avec malice, pas peu fière d'avoir retourner ses propos contre lui. Et à défaut de pouvoir retourner ses dires contre lui, s'était elle-même qui s'était retournée, s'installant confortablement sur son torse. Si Zakaerii avait au début retenu son souffle, il avait accueilli l'audace avec beaucoup plus de maîtrise et de sérénité que Lylim ne l'aurait cru. Mais ce n'était pas pour lui déplaire bien au contraire. Elle frottait doucement sa tête contre ses mains, lui rendant son sourire tendre avec un regard bienveillant. Elle se laissa alors à fermer doucement les yeux, profitant de cet instant et lui répondant par la même occasion.

Il fallait bien que tu puisses laver le devant à ton aise. Mais je me suis retourner exprès pour te faciliter l'accès à mon dos. Et ce pelage est vraiment trop doux pour y résister....

Elle s'était reposée sagement sur lui, et pourtant, voilà que soudainement quelque chose se produisit. Trop habituée pour ne pas reconnaître ce genre de raideur entre mille, la jeune femme en ouvrit les yeux. Un peu surprise, ce fut davantage la réaction de son gros matou qui l'interpella. Il avait commencé à se dégager, et ne savait visiblement plus où se mettre. Elle secoua doucement la tête en lui adressant un sourire tendre, tandis qu'il bafouillait quelques excuses honteuses. Elle lui pris alors gentiment la main pour la serrer doucement entre les siennes, et lui dire d'une voix rassurante.

Tout va bien Zak', c'est tout à fait normal ce genre de réaction au vu du contexte actuel, je t'assure. C'est même très surprenant que cela ait mis autant de temps, quand on sait que tu n'as pas l'habitude. Je sais tout à fait que tu ne l'as pas fait exprès, et je ne me sens absolument pas offensée, bien au contraire. Je trouve cela flatteur, surtout venant de toi. Cela arrive à bien des hommes, et aucun ne se sent à l'aise de ne pas contrôler cette montée. Mais avec la pratique, tu verras que tu arriveras à mieux contrôler tout cela, et à sentir les signes avant-coureur.

Elle s'allongea de nouveau, mais elle prit soin de ne pas se mettre trop sur lui, privilégiant plutôt le côté, pour éviter d'aggraver son cas et de le mettre encore plus mal à l'aise. Au contraire. Elle passa son bras autour de ses épaules, caressant sa joue du revers de sa main. Elle posa sa tête contre lui, s'emparant de l'éponge pour lui savonner doucement le torse, essayant au maximum de dédramatiser la situation.

Ne t'en fais pas, soit ça va finir par se calmer et s'arrêter de soi-même, soit on trouvera le moyen d'apaiser tout cela de la manière qui te sera la plus confortable. Tu n'auras peut-être même pas besoin de moi. Mais sois sûr que si tu préfères, je serais contente de te pouvoir t'aider ou te guider. Tu sais que je ne serais pas du genre à te laisser tout seul dans un embarras pareil. On fera comme tu voudras.

Elle ponctua ses propos en lui déposa un baiser sur la joue, et en le laissant reprendre un peu ses esprits et sa contenance. Tout en lavant son torse d'une main, elle lui massait à présent le cuir chevelu de l'autre, le bout de ses doigts s'engouffrant lentement dans sa tignasse, par de petits mouvements circulaires. Elle voulait le rassurer, le réconforter. Sa voix était très calme et douce, de même que ses gestes en manière générale. Quoiqu'il choisisse de faire, elle voulait avant tout qu'il se détende, et surtout qu'il ne culpabilise pas. Surtout qu'à ses yeux, il n'avait absolument pas à avoir honte.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 5 Juin 2017 - 16:54


Son père adoptif, qui n’était pas connu pour être un coureur de jupons mais plutôt un homme fidèle, ne verrait surement pas en Lylim une femme à courtiser, bien qu’il ne serait certainement pas insensible à ses charmes. Après tout, comment pouvait-on l’être ? Elle restait une Succube envers et contre tout, comme elle le lui faisait gentiment remarquer, avec son charisme naturel et son charme infaillible. « Et dire que, quelques minutes plus tôt, tu pensais que je ne te trouvais pas belle… Te voilà bien confiante désormais. » Il eut un petit sourire et frotta sa patte contre sa jambe dans un geste réconfortant. « Si tu n’utilises pas tes pouvoirs, il devrait apprécier ta beauté mais rester sage. Au pire, je veillerais à ce que tu ne fasses pas de bêtises. Même si je suis convaincu que ce ne sera pas facile pour toi. » Il lui fit un clin d’œil, un large sourire sur son museau. Oui, il la taquinait ouvertement, après tout, c’était elle qui ne manquait pas de le faire à la moindre occasion, alors s’il en avait la possibilité, il n’allait pas se priver, non ? Et plus tard, alors qu’elle se vantait de vouloir le laver, quelle que soit la situation, elle lui rendait bien la monnaie de sa pièce. Mais, en un sens, c’était aussi pour cela qu’il appréciait sa compagnie. Elle trouvait toujours le moyen de s’amuser et même s’il lui arrivait probablement d’être sérieuse, si la situation ne le nécessitait pas, elle prenait le parti de tout retourner à son avantage et à son plaisir. Et elle ne manqua pas de lui faire remarquer que, même blanc comme neige, il serait très difficile pour lui de ne pas se salir, sans compter qu’elle pourrait même être maladroite. « Vu comme ça, je n’ai plus aucune chance de ne pas finir couvert de mousse dans ta baignoire ! J’ai comme l’impression que ce n’est pas très faire-play. » Il eut un petit sourire. Non, il ne s’en plaignait pas vraiment, même s’il en donnait l’impression. Il fallait dire qu’elle s’était montrée particulièrement douée lors de sa première toilette, mais, surtout, il y avait fort à parier qu’ils ne passeraient pas tous leurs temps respectifs ensemble, même si la Succube ne se privait pas pour en profiter au maximum. Après tout, il n’était pas une nuit, depuis la première, qu’ils n’avaient pas passé l’un avec l’autre, même s’il ne s’était, au moins sur le plan charnel, rien passé.

Et en parlant de plaisir, Lylim semblait prête à en prendre le plus possible dans cette situation où elle avait amené le Félidaë dans son antre, dans un endroit où ils se côtoieraient d’une façon plus intime qu’ils ne l’avaient fait jusqu’à présent. Il ne pouvait pas la blâmer d’essayer de l’attirer à elle, même s’il espérait qu’elle ne s’y prenne pas trop brutalement. « Tu serais capable de me courir après, entièrement nue, jusque dans la salle commune de l’auberge pour me ramener dans ce bain. Et, pour être honnête, je ne voudrais pas offrir aux habitués un si charmant spectacle. » Le Suli était-il un peu jaloux ? Peut-être… Après tout, ne l’avait-il pas démontré au début de cette soirée en ne supportant pas de voir un jeune garçon se faire faussement torturer par la Succube ? Ce n’était pas le même contexte, bien entendu, mais, en toute honnêteté, oui, il était peut-être un peu jaloux et conscient qu’elle lui réservait quelques traitements de faveur qui le mettaient mal à l’aise, mais qui, au fond, étaient plaisants. Alors que Lylim lui faisait remarquer qu’elle ne manquerait pas de sévir à partir de maintenant, Zakaerii eut un petit sourire amusé. « Parce que tu n’avais pas déjà commencé ? » Il s’ingénia ensuite à s’occuper d’elle, comme elle le lui avait demandé plus tôt, quitte à prendre sur lui face aux petites manigances de la jeune femme, qui usait sans vergogne de ses charmes et de ses appâts pour le déstabiliser. Toutefois, elle prit bien soin d’essayer de le détendre, afin qu’il se fasse à sa présence – dénudée – et, plus généralement, commence à s’habituer aux corps féminins qui pourraient passer près de lui – même s’il doutait que cela arrive particulièrement souvent. Il aurait pu réussir à commencer à s’y faire si son corps n’avait pas décidé de lui jouer un petit tour. Lorsqu’il avait senti cette partie de lui toucher le corps de la Succube, il n’avait eu qu’une seule réaction : tenter d’éloigner la jeune femme autant que possible afin de minimiser le temps de contact et la gêne qu’il ressentit presque immédiatement. Car s’il restait vierge, le Félidaë avait appris l’une ou l’autre chose sur son corps et, notamment, n’était pas complètement inculte en la matière, son père adoptif s’étant assuré qu’il ne soit pas complètement naïf. Aussi, le Suli savait parfaitement ce qui arrivait, mais le caractère soudain de la chose et le fait que Lylim y soit exposée étaient les principales raisons de sa gêne.

Fort heureusement, cette dernière eut la gentillesse de réagir avec douceur et bienveillance. Prenant l’une de ses pattes dans ses mains, gardant ses distances, elle tenta de le rassurer sur la normalité de sa réaction physique. Visiblement, elle pensait qu’il ne savait pas ce qui lui arrivait et la façon dont elle essayait de le rassurer le fit légèrement sourire, mais, surtout, le calma presque instantanément. Il nota qu’elle lui confia être flattée par sa réaction, s’attendant même à ce que cela arrive plus tôt. Lylim se rapprocha de nouveau de lui, préférant alors se glisser contre son flanc, passant un bras autour de sa nuque avant de venir, le plus normalement du monde, commencer à le frotter avec l’éponge de l’autre main, continuant à lui faire comprendre que ce n’était pas grave. Elle alla même jusqu’à lui confier que si cela ne passait pas, elle l’aiderais à l’apaiser. Paradoxalement, ce fut probablement ces derniers mots qui le gênèrent le plus. Son bras autour de la jeune femme, Zakaerii caressa distraitement son épaule, les yeux fixés vers le bas de son ventre, désormais recouvert d’eau et, surtout, de sa queue qui était venue se glisser pour masquer cette soudaine expression de sa masculinité. « Je… C’est… Gentil Lylim, mais euh…. Hum… Je sais à quoi est due cette réaction… » Il la regarda tandis qu’elle continuait de laver son torse d’une main tout en caressant sa tignasse de l’autre. « C’est juste que… J’aurais préféré que tu ne me surprennes pas en pleine… expression de l’effet que tu peux produire sur moi. » Le Suli esquissa un sourire gêné. « Je pense effectivement que ça finira par… se calmer tout seul. » Il lui adressa un léger sourire et la serra un peu plus contre lui. « Mais merci. Merci pour ne pas t’être moquée de moi ou de ma réaction. Merci pour avoir réagi comme ça. » De sa patte libre, il attrapa l’éponge que tenait la Succube. « Je ne devais pas finir de te laver avant que tu ne t’attaques à ma fourrure ? »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 5 Juin 2017 - 17:51

Pour ma défense, tu es quelqu'un d'extrêmement réservé par rapport à la moyenne.

Elle savait bien qu'on ne pouvait pas plaire à tout le monde, et que parfois certains avaient des goûts en matière de femmes, très particulier. Ainsi il était donc possible qu'elle ne plaise pas à quelqu'un, ce qui faisait qu'elle pouvait douter lorsqu'elle rencontrait un homme plus résistant que les autres. Surtout que Zakaerii était un cas encore plus particulier qu'elle ne voulait bien se l'avouer. Elle apprécia sa caresse, toute innocente était-elle. Mais la remarque sur sa capacité à faire des bêtises lui arracha un petit rire, et elle rétorqua avec une pointe de défiance.

J'aimerai bien voir ce que ça donnerait toi, entrain d'essayer de m'empêcher de faire des bêtises.... Y arriverais-tu seulement ? J'ai l'impression que jusqu'ici, cela n'a pas été très probant comme expérience, hi hi hi ! Peut-être devrais-tu demander conseil à ton père adoptif ? Qu'aurait-il fait à ta place ?

Lylim répondait à la provocation.... Par la provocation ! Relançant leur sempiternelle manie à jouer sans cesse l'un et l'autre. D'ailleurs, Zakaerii en vint à critiquer une absence de fair-play évidente selon lui. Mais la succube n'était pas décidée à s'en laisser conter.

Cela te va bien de te plaindre et de faire ton martyre tiens ! Mais je ne t'ai jamais empêché d'essayer, j'ai juste dit que ce serait surement très difficile, hé hé....

Même sous le couvert du jeu, des indices commençaient à filtrer.... Subtiles, fugaces mais présents. Cela dit, Lylim continuait de voir les choses selon une vision qui l'arrangeait. Ce n'était pas pour autant qu'elle allait laisser les choses se dire sans rebondir dessus.

Ho ? Mais dis moi mon gros matou favori, ça ne serait pas une pointe de jalousie que j'entends là ? Hi hi c'est tellement mignon, même si je suis curieuse de voir ce que tu pourrais faire pour m'empêcher d'offrir à ces habitués un spectacle des plus charmants.... Aurais-tu en tête un scenario dissuasif à me soumettre ?

Si Zakaerii parvenait à étonner Lylim l'inverse se vérifiait tout autant et alors que son Felidae sous entendait qu'elle sévissait déjà, elle lui répondit avec assurance, son sourire carnassier aux lèvres.

Voyons je peux faire tellement pire.... Ou tellement mieux selon les points de vue.

C'en était à se demander si la suite des événements n'avait pas été orchestrée pour prouver ses dires à son gros matou. N'avait-elle pas fait exprès de se retourner contre lui pour lui montrer de quoi elle était capable ? Est-ce que tout cela n'avait réellement été qu'un concours de circonstance ? Seule Lylim le savait.... Cela dit, elle avait réfréné ses ardeurs au profit du bienêtre de Zakaerii. Il n'était pas encore prêt à ce moment là et sa réaction en avait été la preuve. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle avait vraisemblablement réussi à apaiser un peu son fauve, et s'attachait à présent à le laver doucement, le temps qu'il reprenne ses esprits. Néanmoins, Zakaerii lui avoua qu'il aurait préféré qu'elle ne le surprenne pas ainsi, ce qui arracha un sourire amusé à la demoiselle, qui répliqua.

Tu sais, tu fais sûrement des efforts monstres pour parvenir à te contrôler, mais ton corps n'est pas une machine infaillible. Et à force de trop brider tes pulsions et tes envies, il arrive que ton corps décide de les exprimer à ta place, avec la manière dont il dispose. Encore, j'aurais été une ildirienne lambda, qui n'aurait rien tenté de particulier pour t'aguicher, je comprendrais ta gêne. Mais.... Je suis conçue pour provoquer ce genre d'effet. Que ce soit dans mon apparence, mon attitude, mon charme, je suis une incarnation de la tentation. Tu as la particularité de voir en moi plus que cela. C'est tout à ton honneur, et je ne m'en plains pas. Mais regarder à l'horizon ne fera pas disparaître ce que tu as sous le museau. Tôt ou tard, cela serait arrivé. Dans un sens, il vaut mieux que cela se soit passé ainsi, ici et maintenant. Au moins nous n'étions que tous les deux sans personne pour nous voir.

Visiblement Zakaerii était au fait de ce qui lui arrivait, et savait bien que cela finirait par passer. Une fois encore, il préféra décliner l'invitation de Lylim, mais elle s'en doutait un peu. Elle fut surprise de le voir reconnaissant de ne pas s'être moquée de lui, et elle ajouta un peu amusée.

Ho tu sais, même si j'avais ris cela aurait été parce que je trouvais ta réaction mignonne, mais rien de plus. Il n'y avait rien de ridicule dans ce qui s'est passé.

Il n'y avait surement qu'une succube pour qualifier l'incident de mignon, mais Lylim restait fidèle à elle-même après tout. Et il n'y avait pas à douter de sa sincérité dans ses propos. Elle afficha un large sourire à sa dernière remarque, revenant se lover un peu plus sur lui, tout en le laissant reprendre les choses en main.


C'est vrai, mais tu avais visiblement besoin d'une pause. mais si tu es prêt, je te laisse terminer avec grand plaisir.

Elle évita toutefois de renouveler l'incident précédent, essayant de ne pas trop influencer son enthousiasme. La suite se déroula alors sans accroc, Zakaerii ne manquant pas de finir sa tâche en déposant de la mousse sur le bout du nez de Lylim.... Qui saisit l'occasion pour venir frotter son nez contre le museau de l'once. Histoire de partager la mousse... Elle le fit d'ailleurs mousser par la suite, consciencieusement, comme elle savait le faire, mais lorsqu'elle eut terminé de le rincer, au lieu de sortir de l'eau, elle avait prit le partie de reste encore un peu, appréciant visiblement de squatter son pauvre gros matou dans une eau qui allait de chaude à tiède. Elle ne se décida à sortir que lorsque l'eau menaça d'être froide. Après un séchage qu'elle avait voulu mutuel, Elle s'interrogea sur l'idée de rester nue ou d'enfiler de quoi passer la nuit. Mais elle ravisa, songeant que son suli avait eu son compte d'émotion pour la journée. Elle se décida pour une nuisette légère, avant de se hâter à rejoindre sa peluche grandeur nature dans un lit plus douillet et confortable qu'un hamac. Bien pelotonnée contre lui, sa tête calée sous la sienne, elle lui demanda.

Alors... Tu aurais toujours voulu être nettoyé par la pluie ?

Une dernière petite boutade pour la route. Il était tard, et son pauvre félin devait être épuisé par leur journée assez riche émotionnellement parlant. Il n'allait sans doute pas tarder à s'endormir, et elle non plus d'ailleurs. Demain leur promettait surement bien d'autres aventures.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mer 7 Juin 2017 - 10:08

« Ca, je veux bien te le concéder. » Il fallait l’admettre, il n’était pas le plus social et le plus causant des Sulis, surtout lorsqu’il s’agissait d’exprimer ses sentiments, puisqu’il n’avait jamais vraiment eu besoin de le faire jusqu’à présent, et on ne pouvait pas dire qu’il était particulièrement évident de le faire. Dans tous les cas, Lylim avait probablement raison, il serait plutôt comique de le voir lui courir après pour l’empêcher de faire des bêtises, d’autant que, depuis les quelques jours qu’ils passaient ensemble, elle avait pu lui démontrer qu’elle pouvait développer un nombre insoupçonné de ressources lorsqu’il s’agissait d’en faire une. Il suffisait de se rappeler de la façon dont elle avait orchestré sa fausse maladie pour s’en convaincre. {color=skyblue] « Il faut être honnête, je n’ai pas spécialement essayé de t’arrêter. Même si, je suis d’accord, j’aurai probablement toutes les peines du monde à y arriver. Après, j’imagine que je pourrais toujours essayer de t’attacher et t’enfermer à double-tour, non ? »[/color] Nul doute que l’expérience ne serait pas des plus agréables, mais elle aurait vraisemblablement le mérite de l’empêcher de faire des bêtises, non ? Peut-être que cela n’était pas du genre à l’arrêter, surtout si elle pouvait trouver une âme charitable pour la sortir de ce mauvais pas. Il faudrait surement s’assurer que personne ne viendrait porter secours à la belle demoiselle en détresse pour laquelle elle ne manquerait pas de se faire passer le cas échéant. Quant à se plaindre de son absence de fair-play, vis-à-vis du résultat final de son argumentation pour ne pas finir dans le même bain qu’elle, ce n’était peut-être pas beau joueur, mais s’il n’avait même pas le droit de s’en plaindre. Où allait le monde ? « Fais ta maligne, tu pourrais finir par le regretter un jour, mine de rien. » Il n’en était pas réellement convaincu, mais elle ne pouvait pas continuellement gagner, et il comptait bien profiter du jour où la roue tournerait à son avantage.

« Hmmm. Si tu devais t’en aller, il se pourrait bien que je finisse de me laver avant d’aller me coucher, te laissant ainsi seule pour cette nuit à venir. Tu pourrais sans aucun doute trouver facilement une autre personne pour te tenir compagnie, mais accepterais-tu de te passer de la fourrure ton gros matou ? » Après tout, elle lui avait avoué d’elle-même apprécier son pelage, même s’il restait convaincu qu’un tel chantage n’avait que peu de valeur pour elle, qui n’aurait aucun mal à se trouver un compagnon pour lui tenir chaud, si elle en éprouvait le besoin. Chose que, s’il ne l’avoua pas à haute voix, l’embêtait tout de même d’une certaine façon. C’était idiot, car après tout, elle ne lui appartenait pas et, sa nature même de Succube la poussait dans les bras d’autres hommes, mais l’idée de l’imaginer dans les bras d’un autre homme lui laissait une sensation quelque peu étrange au fond de la gorge. Peut-être devenait-il réellement jaloux ? Il n’eut pas spécialement l’occasion d’y réfléchir, Lylim jouant de son corps pour occuper ses pensées avec des choses plus immédiates. Son corps n’avait d’ailleurs pas manqué de réagir en adéquation avec ses pensées, éveillant en lui une raideur peu discrète dont il aurait préféré se passer en présence de la Fiélonne, même si elle devait y être habituée. La situation se désamorçant rapidement – grâce à la bienveillance inattendue de la jeune femme – le Suli reprit le contrôle de ses émotions, laissant à son corps le soin de faire le reste. « Je sais que tu as raison et tu es sans doute plus qu’habituée à ce genre de réaction de la part des hommes que tu côtoies. Mais je préfèrerais éviter toute connotation… Hum… sexuelle à ce moment. Je sais que tu n’y verrais aucun inconvénient, mais… Je ne me sens pas prêt pour ça. » Ceci étant dit, cela ne devait pas particulièrement l’empêcher de profiter de cet agréable moment, d’autant que, maintenant, ils étaient dans une position bien moins gênante pour le Félidaë.

L’intermède gênant passé, le Suli reprit volontairement de laver la Succube avec soin et, assez étonnamment, bien moins de gêne qu’au tout début. Il tenta d’éviter la zone la plus sensible de la jeune femme, mais elle lui fit remarquer, non sans manquer de le taquiner à ce sujet, le poussant, en prenant sa main, à surmonter sa gêne. Fermant les yeux, il laissa sa main – tenant l’éponge – être guidée par Lylim, qui ne le tortura pas bien longtemps. Terminant de la laver, il la gratifia d’un peu de mousse sur le nez, pour se venger, ce qu’elle retourna rapidement contre lui en venant frotter ce dernier contre son museau, lui rendant une bonne partie de la mousse qu’il lui avait donné. Elle s’occupa ensuite du Félidaë, le savonnant consciencieusement, sans rien oublier, ce que le Suli supporta non sans gêne, même s’il fut heureux qu’elle ne s’y attarde pas. Propres comme des sous neufs, la Fiélonne profita néanmoins de la chaleur du bain jusqu’à ce que l’eau ne devienne froide dans un moment calme et tendre qui ne déplut pas à Zakaerii. Ils s’extirpèrent ensuite de la baignoire, la jeune femme ne manquant pas de s’offrir le luxe d’un séchage mutuel auquel il ne s’était pas soustrait. Il passa ensuite un pantalon de rechange et se glissa dans le lit de la Succube qui le rejoignit peu de temps après avoir passé quelques vêtements, même légers, ce que son compagnon apprécia. Après tous ces évènements, il n’était pas certain de vouloir davantage de tentations… Alors qu’elle se pelotonnait contre lui, elle lui demanda s’il préférait toujours son idée de se laver sous la pluie. Un bras autour de sa taille, le regard vers le plafond, Zakaerii eut un petit sourire. « Cela m’aurait probablement évité quelques déconvenues, mais je ne nierai pas que ça a été très agréable. » Il déposa un rapide baiser sur sa joue et ils échangèrent encore quelques banalités avant que le Suli ne finisse par s’endormir. Durant la nuit, inconsciemment, il s’était tourné davantage vers elle, l’enlaçant plus franchement. Heureusement, il fut le premier à se réveiller effaçant les éventuelles preuves accablantes.

Le lendemain fut un peu plus tranquille pour Zakaerii qui, tandis qu’il se baladait en ville, recroisa le petit Billy qu’il avait rencontré la veille dans des circonstances plutôt particulières. Ceci dit, cela lui donna une idée de vengeance… Alpaguant le jeune garçon, il lui proposa quelques pièces d’or supplémentaire et la perspective de jouer un nouveau tour, ce qui sembla le motiver énormément. Le Suli lui donna rendez-vous quelques heures plus tard, le temps de récupérer quelques accessoires indispensables. Parcourant quelques échoppes de la ville, il se procura une teinture rouge particulièrement résistante à l’eau, du poil-à-gratter, et un puissant somnifère. Son plan, un peu complexe, était de faire croire à Lylim, ou plus principalement à Elorias, que sa Fiélonne avait contracté la varicelle, une maladie particulièrement contagieuse. Pour se faire, il prit soin de mettre le somnifère dans une boisson de la jeune femme, peu avant la nuit, alors qu’ils se préparaient à se coucher. Une fois certain qu’elle dormirait profondément, il fit entrer le garçon dans l’auberge et lui prêta sa chambre pour la nuit. Il lui expliqua la marche à suivre pour le lendemain et constella la peau du garçon de tâches rouges avec la teinture, puis il le laissa dormir. De son côté, Zakaerii retourna dans la chambre de Lylim et dut se faire violence pour la déshabiller en partie et consteller sa peau de points rouges, veillant à n’oublier aucun endroit, ce qui aurait pu trahir sa farce. Conscient de sa propre audace et maudissant sa gêne, il parvint néanmoins à finir son œuvre, rhabillant la jeune femme. Il se recoucha ensuite, se réveillant tôt le lendemain pour terminer son plan alors que l’aube pointait à peine. Il saupoudra le lit de poil à gratter, fit chauffer de l’eau et appliqua une serviette trempée dans cette eau sur le front de la Succube. Une fois tout en place, il quitta la pièce, et alla tambouriner à la porte du conjurateur. « Elorias ? Je crois que Lylim a attrapé quelque chose… »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mer 7 Juin 2017 - 12:22

Lylim pouffa légèrement à la réponse que son gros félin lui avait faite vis-à-vis de son éventuel départ. Il lui en fallait visiblement bien plus que cela pour l'impressionner et elle ne manqua pas de se moquer gentiment de lui.

Eh bien mon gros chat, c'est donc là tout ce que tu sais faire ? Il va falloir faire preuve d'un peu plus d'effort et d'ingéniosité pour arriver à me convaincre tu sais ? C'est bien trop timide tout ça !

Mais à force de provoquer le chat, on réveillait un fauve... Car le lendemain, malgré une nuit sage et tendre, Zakaerii avait fini par conclure qu'il était plus que grand temps de donner une bonne leçon à sa chipie de succube. Elle ne pouvait pas se moquer de lui et jouer à ses dépends indéfiniment ! C'était toujours elle qui gagnait et à force, ça risquait de devenir répétitif. Lui aussi était capable du pire ! Lui aussi pouvait rire d'elle.... Et l'occasion faisait le larron ! Trouvant Billy, un plan naquit dans son esprit, et après avoir réuni tous les éléments, il ne lui restait plus qu'à tout mettre en oeuvre. Lylim finit par s'effondrer sous les effets du somnifères, ayant tout juste eu le temps de se coucher. Mais si la nuit ne promettait pas d'être glorieuse, le réveil serait pire. Bien loin du royaume des manigances, Elorias dormait d'un sommeil réparateur et paisible. Mais il se réveilla un peu brutalement, surpris d'entendre Zakaerii venir le quérir et encore plus de dire qu'il y avait un problème avec Lylim. Le pauvre vieux bélinois sauta de son lit, ne prenant même pas le temps de s'habiller et ouvrit prestement la porte, redoutant le pire.

Zakaerii ?! Que se passe-t-il ?

On pouvait lire l'inquiétude sur son visage. Elorias savait très bien que Lylim préférait agoniser sur un lit que de le prévenir qu'elle était malade, juste pour éviter qu'il ne la soigne. Alors si elle avait envoyé Zakaerii, comme le croyais le pauvre bélinois, c'était très grave ! Mais le félin lui offrit une toute autre version, lui présentant un enfant, un dénommé Billy. Le pauvre gosse était frappé d'une varicelle et affirmait qu'il l'avait attrapé après avoir jouer avec Lylim. Surpris, et tout en demandant à Zakaerii de bien vouloir emmener le garçonnet se faire soigner, Elorias sortit de sa chambre, et se dirigea d'un pas hâtif vers la chambre de sa succube. Une fiélonne qui attrapait la varicelle, il n'en avait jamais entendu parlé, mais pourquoi pas ? Ils restaient des êtres organiques après tout. Il frappa à la porte, espérant qu'elle ne soit pas avec une conquête. Mais il n'y eut aucune réponse. Il se résigna à entrer, trop inquiet pour attendre plus. Et il découvrit sa succube, sous un jour qu'il ne lui avait jamais vu.

LYLIM ?!

Mmmmh....

La pauvresse émergea difficilement, les somnifères ne lui ayant visiblement pas offert un sommeil agréable. Elle fit une grimace en se massant sa tête douloureuse, et se leva péniblement, titubant un peu.

Elorias....? Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu t'agites ?

Non ! Ne te lève pas Lylim, reste allongée tu es malade !

Malade ? Mais qu'est-ce que tu racontes ?


Faisant un effort pour réunir ses esprits, la succube se mit distraitement à se gratter le bras... Puis le cou... le ventre....

Oui, je crois que tu as attrapé la Varicelle !

La Varicelle ? Mais c'est ridicule voyons....

Lylim couche toi !

Pourquoi tu me demandes cela sans faire ce qu'il faudrait avec ?

Poussant un soupir, Elorias poussa Lylim dans le lit et posa sa main sur son front.

Bon sang tu as de la fièvre ! Et regarde toi tu es couverte de boutons !

Des boutons ?! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?!

A force de se gratter, la peau de Lylim rougissait. Elle observa elle-même sa peau incrédule, mais elle en scrutant attentivement ses "boutons" elle commença à avoir des doutes.

Mais.... Ce ne sont pas...

Lylim, tu as de la fièvre, des démangeaisons, et des boutons rouges, c'est une Varicelle ! Il n'y a pas à discuter, tu es encore plus atteinte que ce pauvre Billy !

Billy...? Billy !!! Elorias je ne suis pas malade ! C'est....

Ho allons ne fais pas l'enfant Lylim, ça suffit ! Sois raisonnable pour une fois et reste allongée ! Tu sais que je n'aime pas faire ça mais je t'ordonne de rester dans ta chambre !

QUOI ?!

Non seulement pour ton bien mais aussi celui des autres. C'est extrêmement contagieux comme maladie. Quand tu n'auras plus de boutons tu pourras sortir....

MAIS NON !

Je.... je suis désolé Lylim.

Le vieux bélinois, la mort dans l'âme, commença à se retirer, Lylim se dépêchant de sortir du lit pour essayer de le retenir, et de le rattraper.

Elorias ! Attend, c'est pas ce que tu crois !


J'en ai assez vu Lylim, allons retourne te coucher.

Elorias par Sipriar écoute-m....

Trop tard. Il avait refermé la porte derrière lui, condamnant Lylim à rester enfermée.... pour un bon moment. Le pauvre homme soupira à s'en fendre l'âme, et remercia Zakaerii de l'avoir prévenu. Il lui dit qu'il allait trouver un soigneur pour essayer d'amoindrir les maux de Lylim, et il lui demanda de mettre un écriteau sur la chambre en son absence pour prévenir les éventuels passants de ne pas rentrer. De son côté la succube poussa un grognement de rage et de frustration, tout en se grattant. Bien qu'un peu dans les vapes, elle ne se sentait pas malade, et l'implication de Billy était une preuve irréfutable. On l'avait piégé ! Et elle savait pertinemment qui était derrière tout ça... Et elle ne manqua pas de pester.

J'aurais dû le fesser quand j'en avais l'occasion tiens ! Le sale petit gredin de félin !

Mais avant de continuer tout autre chose, elle se dépêcha d'aller se laver. Il ne savait pas ce qu'il avait utilisé comme cochonnerie pour lui flanquer des démangeaisons pareille, mais sa peau était déjà bien rouge à force de se gratter. L'eau et surtout le savon la soulagèrent au point qu'elle en lâcha un soupire. Elle regarda alors son corps. Le petit salopiot n'avait négligé aucune partie ! La succube afficha un sourire en coin.

Ho ? Alors comme ça il a osé me dévêtir dans mon sommeil, et sans invitation ? Intéressant.... On verra s'il assumera son audace.... Mais bon sang ça ne part pas cette cochonnerie ?!

Elle avait beau frotter, les points rouges ne disparaissaient pas. Cela dit, il avait tout de même été légèrement atténués. Cela finirait donc bien par partir mais il faudrait plusieurs lavages. La succube poussa un long soupir. Comme si l'idée de rester enfermée n'était déjà pas assez insupportable comme ça, elle allait en plus devoir passer son temps à se laver pour essayer de retrouver figure humaine. Et en plus, avec cette rumeur de contagion, elle ne pourrait même pas faire venir un seul homme pour lui tenir compagnie, ce qui la contraria encore plus. Elle allait passer la journée dans un ennuie mortel ! Elle se regarda une fois encore et soupira de plus belle. Aucun homme n'aurait voulu d'une femme à pois rouges de toute manière.... Finissant sa première toilette, elle revint vers le lit pour l'examiner, et y trouva des restes de la poudre urticante.

Il a pensé à tout....

Elle observa les rougeurs laissées sur sa peau à cause des démangeaisons.

Ça tu me le paieras mon minet....

Elle prit soin de débarrasser sa literie, changeant les draps du bout des doigts pour éviter de se remettre du poil à gratter sur la peau. Elle en fit de même pour sa tenue de nuit. Et une fois son ménage fait, elle s'assit à la fenêtre, attendant que le temps passe, lasse au possible. La journée allait être longue. Et cette andouille d'Elorias qui s'était fait avoir comme un bleu... Si jamais il essayait de lui administrer le moindre soin, elle n'était pas sur de garder son calme. Néanmoins, le temps qui s'offrait à elle avait au moins un avantage. Elle avait des heures à tuer pour imaginer, et orchestrer sa vengeance future. Elle devait bien admettre qu'il avait gagné cette bataille là, et haut la main. Mais il n'avait pas gagné la guerre ! Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres. Elle allait augmenter la difficulté.... La fin de matinée approchait, et elle décida de se laver à nouveau. Il fallait venir à bout de ces points rouges !


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mer 7 Juin 2017 - 18:21


Zakaerii n’était pas totalement certain de pouvoir véritablement mettre en marche son plan, mais une chose était certaine, il n’avait pas lésiné sur les détails. Prendre par surprise Elorias, en le tirant du lit, et lui présenter le petit Billy, qui fut tout bonnement parfait dans son rôle, furent les premières étapes rondement menées de son petit plan. Le conjurateur fut rapidement mis sur la piste de la varicelle, visiblement transmise de la Fiélonne au gamin, qui évoquait avoir joué avec elle quelques jours avant. Le vieil homme, probablement plus inquiet pour la Succube que pour l’enfant, négligea de l’observer en détail, se contentant de le confier aux bons soins du Suli, en lui demandant de le confier à quelqu’un qui pourrait s’en occuper, avant de se diriger le pas pressé vers la chambre de Lylim. De son côté, le Félidaë raccompagna Billy jusqu’à la porte de l’auberge, lui confia une poignée de pièces supplémentaires en le félicitant de ses talents d’acteurs et en lui faisant promettre de faire profil bas pendant quelques jours. Il lui conseilla également de bien se laver plusieurs fois pour commencer à faire partir les points rouges, lui assurant qu’ils finiraient par partir, mais que mieux valait qu’il ne se fasse pas trop remarquer d’ici qu’ils deviennent moins visibles. Une fois le garçonnet abandonné aux frontières de l’auberge, l’Once remonta vers les chambres, assister la suite du spectacle. Le temps qu’il revienne, Elorias ordonnait déjà à sa Fiélonne de rester couchée et semblait visiblement insensible à chacune de ses objections. Comme prévu, il la consigna à sa chambre jusqu’à ce que les boutons disparaissent. Restant à l’extérieur de la chambre, il attendit que la scène se termine sur le départ du Conjurateur qui referma la porte derrière lui. Visiblement, il ne semblait pas en mener large, mais il se reprit rapidement, remerciant le Suli et lui demandant de mettre un panneau sur la porte en attendant qu’il trouve de quoi apaiser les démangeaisons et soulager sa nouvelle patiente.

Zakaerii s’exécuta, demandant à l’aubergiste de lui donner un petit coup de main pour le petit écriteau à placer sur la porte de la chambre. Rapidement, l’ensemble de la taverne était au courant de la petite mésaventure de la Succube et mêmes Loth et Shotra furent apparemment relativement amusés par l’idée, même si la perspective d’être retardés de quelques jours n’enchantait personne. Le sujet fut légèrement évoqué à table, lors du déjeuner, mais comme le groupe n’avait pas encore terminé les préparatifs, il avait été décidé qu’il serait de mise de reparler du sujet lorsque tout serait en ordre de marche. De son côté, le Félidaë, qui se doutait que la matinée n’avait clairement pas été facile pour la Succube, avait décidé de quitter ses compagnons pendant le déjeuner pour apporter un plateau-repas à la malade. Il informa Elorias qu’il veillerait sur sa Fiélonne et qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour le moment. Emmenant, avec la bénédiction de l’aubergiste, une marmite de ragoût, du pain, et des couverts pour deux. Il emporta le tout à l’étage et frappa à la porte, sans obtenir de réponses. Prenant le plateau dans une patte, il ouvrit la porte, passant la tête par l’ouverture. La chambre était vide, mais il entendit du bruit provenant du petit coin salle de bain. Le Suli afficha un petit sourire, conscient de ce qu’elle essayait surement de faire. « Lylim ? » Il s’annonçait, mais il ne pouvait s’empêcher de s’amuser de la situation. Déposant le plateau sur une table qui trônait au milieu de la pièce, il s’approcha de la baignoire dans laquelle la Succube s’évertuait à frotter pour faire disparaitre les tâches rouges qu’il avait déposées sur sa peau durant la nuit précédente. Et, à en juger par l’état de la pièce, elle n’avait pas chômé pour découvrir le pot-aux-roses. S’adossant au montant de la porte qui fermait la petite salle d’eau, l’Once posa son regard sur la Fiélonne, un large sourire sur les lèvres. « Notre petite malade est toujours aussi friande des bains, j’ai l’impression. »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Jeu 8 Juin 2017 - 5:41

Elorias n'était pas tranquille. La varicelle était une maladie généralement infantile, mais lorsque les adultes l'attrapaient, elle était généralement plus sévère et méchante. Tout ceci le préoccupait. Il n'avait jamais entendu parler de ce genre de cas auparavant et ne savait pas quel soin porter à sa succube. En plus cela allait les retarder dans leur quête. Loth lui en avait ri aux éclats, sans honte ni vergogne, ne manquant pas d'ajouter un commentaire désobligeant sur la possible relation entre sa maladie et sa vocation à fréquenter tout ce qui bougeait. Shotra semblait contrarier lui. L'idée de perdre du temps à cause de bêtises de ce genre avait le don de l'excéder. Il espérait juste qu'elle ait le bon goût de guérir vite, par exemple dès que les préparatifs seraient terminés.... Elorias avait ramené des onguents pour la succube, mais se doutant qu'elle allait être dans une rage certaine du fait d'être enfermé, il décida de lui apporter en même temps qu'il lui apporterait à manger. Sauf que Zakaerii se proposa de le faire. Le vieux bélinois savait que Lylim l'appréciait, et il se dit qu'elle serait peut-être plus encline à se soigner avec lui qu'avec l'homme qui l'avait contraint à rester au lit.

Il laissa donc le félin amener de quoi manger à la succube, lui confiant le flacon d'onguent, et lui demandant de veiller à ce qu'elle s'en enduise. Il n'alla pas plus loin sur la manière dont le félin pouvait s'y prendre, il lui rappela simplement qu'elle était contagieuse et qu'il devait faire attention. Néanmoins, il doutait que les Suli puissent être sensibles à ce genre de maladie. Alors que Zakaerii arrivait, Lylim était entrain d'astiquer sa peau, continuant d'estomper peu à peu ces points rouges. Elle fut soulagée de voir qu'avec encore un ou deux lavages, elle en viendrait à bout. Mais voilà qu'un gros matou venait de faire irruption dans sa toilette pour en plus se moquer d'elle. La jolie rousse tourna sa tête vers lui, faisant rouler ses yeux en sa direction, avant de lui jeter de l'eau à la figure, un large sourire aux lèvres. Elle répliqua ensuite.

Il aurait été dommage de ne pas te faire partager non ? Félon que tu es ! Donne moi plutôt la serviette au lieu de dire des bêtises.

Son matou ayant à présent le poil un peu mouillé, elle sortit de l'eau et se sécha, non sans se priver de quelques remarques.

J'ai pu voir que tu avais poussé le vice jusqu'au bout. Me droguer, me déshabiller pendant mon inconscience, abuser de moi pendant cette inconscience... Et jouer sur l'inquiétude d'Elorias, qui le connaissant doit se faire un sang d'encre. Mais qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon gros chat ?

Si elle n'avait pas dit cela en souriant avec malice, la manière dont elle avait tourné les choses aurait pu mettre très mal à l'aise le suli. Formuler de la sorte, on avait l'impression qu'il avait commis des crimes affreux.... Ce qui était le but de la demoiselle en un sens. Et pour enfoncer le clou elle empila.

Je savais que tu ferais un excellent fiélon, tu en as toutes les ressources et les capacités.

Elle alla s'installer sur la chaise devant la fenêtre, avant d'ajouter.

J'espère au moins que tu as bien profité du spectacle cette nuit. Car si j'en crois la disposition des points rouges, tu as tout retiré.... Donc tu as glissé tes pattes entre mes vêtements et ma peau.... ma lingerie et ma peau.... Quelles sensations as-tu éprouvé, à faire cela contre la volonté d'une fille ?

Contre sa volonté était un peu fort quand on savait qu'elle attendait que cela, mais elle parlait ici du cas général. Elle se dit que finalement, il n'aurait peut-être pas autant de difficulté que cela à s'occuper de Fleya contre son gré. Mai dans le cas contraire, elle pourrait toujours se satisfaire de le mettre mal à l'aise avec ses propres actes. Pour une fois qu'il se sentirait gêné à cause d'un comportement pour lequel elle n'avait rien manigancé.... Ayant fini de jouer ce coup là, elle croisa les jambes et poussa un soupire en regardant par la fenêtre.


Tu aurais quand même pu choisir une maladie qui ne soit pas contagieuse, je ne peux même pas faire venir d'hommes ici pour me faire passer le temps... Et je doute qu'Elorias te laisse me tenir compagnie toute la journée.

Elle finit par se décider à enfiler au moins des sous-vêtements, et à se diriger vers la marmite pour commencer à manger.


Je dois dire que je suis surprise qu'il t'ait laissé venir manger avec moi. Tu lui as vendu ton âme ?

Mais alors qu'elle posait la question, son regard se posa sur le flacon d'onguent sur le plateau.

Ha je vois.... Dès que je n'aurais plus ces points rouges je lui ferais avaler cet onguent de force à ce vieux hiboux ! Tssss...

Elle secoua la tête en prenant quelques bouchées supplémentaires, avant de demander un sourire en coin.

Tu as déjà fais des lessives....?

D'un geste de la tête, elle lui montra le linge de literie et également sa tenue de la nuit.

Parce qu'il y en a une bonne qui t'attend ! A moins que tu ne veuilles que l'aubergiste découvre le pot-aux-roses, et ne mette ton plan à mal.... D'ailleurs maintenant que j'y pense, est-ce que tu as pensais à ce que tu allais dire à Elorias lorsqu'il apprendra que tu l'as floué ? Sois sûr qu'il n'appréciera pas tes mensonges et que tu risques sérieusement de te faire tirer les oreilles.

Au fond d'elle, elle était persuadée que Elorias ne ferait que soupirer, las des facéties que ses amants et elle pouvaient lui infliger. Au pire il le gronderait doucement. Mais ça Zakaerii ne pouvait pas le savoir. Et elle comptait bien lui mettre un peu la pression. Tout en finissant son plat, la succube regarda une fois encore dehors, avant de lâcher distraitement.

La journée va être bien longue....


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