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 The Sea, the Succubus and the Suli

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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 6:35

Lylim essaya d'imaginer un scénario qui pourrait coller à l'hypothèse de Zakaerii, mais elle finit par secouer la tête.

Personnellement je ne vois aucune raison qui pousserait un fiélon qui n'en a pas besoin à passer un contrat. C'est comme si quelqu'un cherchait à devenir esclave pendant une longue période. Surtout qu'il nous est impossible de faire semblant d'accepter un contrat. C'est en établissant et en acceptant un contrat que notre mission commence. A partir du moment où on l'accepte, c'est fini. Et aucun conjurateur ne ferait la bêtise de commencer un contrat sans que son fiélon ait accepté au préalable. Il faut comprendre que les contrats sont davantage orientés pour "protéger" les conjurateurs. On peut toujours y trouver des failles, en jouant sur les termes, mais c'est tout. Un conjurateur qui rompt un contrat risque tout au plus la colère du fiélon, et des ennuis avec ce dernier uniquement s'ils se retrouvent par la suite. Alors que si un fiélon rompt un contrat, il n'y survit généralement pas.

S'il y avait bien une chose que les fiélons avaient assimilés, c'était que la vie était injuste. C'était là plus qu'une réalité, mais un quotidien, et les enfants de l'Outre-Monde devait faire avec. Mais pour l'instant, Lylim n'y pensait pas. Elle avait bien plus amusant et intéressant à faire avec ce sacré matou qui l'avait mise à l'eau ! Après avoir profité de la situation pour mettre Elorias dans l'embarras tout en prêtant de fausses circonstances à Zakaerii, elle était partie se laver et monter son prochain coup. Elle avait hésité un instant à lui dire qu'à présent qu'il l'avait trempé, il lui revenait de réparer ses bêtises en la lavant. Mais elle était convaincu qu'il refuserait, et qu'il argumenterait qu'elle aurait très bien su se débrouiller toute seule pour faire sa toilette. Elle poussa un petit soupir néanmoins. Cela aurait pu être tellement plaisant, se faire entretenir tout en contemplant ce visage adorablement gêné.... Mais la jolie rousse ne perdait pas le Nord ! Ils avaient encore quelque jours de voyage devant eux, et l'occasion de pouvoir le mettre en boîte. Il fallait juste être très minutieuse dans son organisation....

Et pour commencer, elle allait devoir faire de gros efforts. Pour simuler sa maladie, elle devait commencé dès le lendemain. Instaurer subtilement un contexte qui mettrait en avant qu'il y avait quelque chose d'anormal, quelque chose qui devrait titiller légèrement l'attention du félin. Et cela allait passer par une abstinence temporaire.... Un exercice toujours peu agréable, mais pas ici. Elle ne se privait pas parce qu'elle n'avait pas le choix, elle se privait pour mieux pouvoir jouer. Ce qui rendit le désagrément complètement anodin. Mais pas pour tout le monde. Très vite, les hommes commencèrent à parler et à s'interroger sur les soudains et inexplicables refus de leur amante pourtant si dévouée et insatiable. Et à chacun elle avait donné les mêmes raisons. Elle était fatiguée, et elle ne se sentait pas dans son assiette. Certains se demandaient si c'était le deuil qui la touchait, d'autres commençaient déjà à se demander si elle n'était pas malade. La seconde étape fut de dérober une poignée de poudre de piment. Si d'ordinaire il servait à faire passer le goût des aliments en fin de fraîcheur, ici leur fonction serait tout autre.

Infusé dans de l'eau chaude, la solution obtenue lui permettrait d'avoir les pommettes légèrement rougies comme sous l'effet de la température, et également d'avoir les yeux juste ce qu'il fallait de larmoyant. Le choix du piment était d'autant plus indiqué qu'elle savait que Elorias ne manquerait pas de lui servir ses incontournables tisanes à la menthe poivrée. Si d'ordinaire elle soupirait à tout va avec ses remèdes de grand-mère, ici ils seraient son alibi si jamais le flaire trop avancé de Zakaerii venait à lui signaler une odeur forte. Autant la menthe avait une odeur caractéristique, autant le piment était juste piquant. Une fois réduit en poudre, il n'avait pas vraiment d'arôme en lui même. Même si Lylim était particulièrement friande des plats pimentés. Un petit bout de verre réfléchissant lui avait fait office de miroir, nécessaire pour s'entrainer aux différentes expressions qu'elle allait devoir revêtir. Elle devait avoir l'air fatiguée pour être crédible. Les paupières d'abord légèrement tombante pour les premiers temps, et ensuite plissées. Quelques traits fatigués, et si elle avait du s'y reprendre à plusieurs fois pour trouver les bonnes expressions, elle avait à présent tout ce qu'il fallait pour mettre son plan en œuvre.

Elle avait regardé le manteau de Zakaerii, planchant sur ce dernier comme pour un véritable dilemme. Devait-elle le lui rendre, ou attendre qu'il ne vienne le chercher ? Ce qui au passage lui donnerait tout loisir de pouvoir contempler avec délice son torse.... Elle soupira et préféra jouer la carte de la sûreté. Il aurait pu avoir des doutes sur son état s'il avait réellement dû venir chercher son manteau. Il savait sa nature joueuse, et sa proportion à monter des coups fumants. De là à ce qu'il conclut que le manteau était un appât.... Non cela aurait pu tout faire raté, il fallait jouer l'effet contraire. Ainsi, dès le premier jour, alors que les hommes du navire avaient déjà commencé leur commérage, Lylim alla à la rencontre de Zakaerii. Profitant du chemin pour le reluquer à son aise, elle se montra à lui avec néanmoins un visage un peu fatigué. Elle voulait qu'il puisse constater l'évolution de son état, ou plutôt sa dégradation. Elle s'adressa à lui avec son sourire habituel et lui tandis son manteau.


Bonjour vous. Encore merci pour ce manteau, il faisait tout de même frisquet hier soir quand je vous ai quitté. Vous feriez mieux de le mettre je trouve qu'il ne fait pas plus chaud aujourd'hui.

Ce qui était faux. L'air était doux, le vent calme, et même s'il valait mieux avoir un manteau sur le dos pour ne pas avoir froid mais seulement à la longue, il ne faisait pas aussi froid qu'elle semblait le dire. Pourtant tout en rendant le manteau à Zakaerii, elle se frotta doucement les bras, fronçant distraitement les sourcils, avant d'ajouter.


Il ne fait vraiment pas chaud, je vais aller chercher de quoi me couvrir un peu...

Et sans faire aucune allusion ou autres sous-entendus comme elle en avait le secret, elle s'en alla rejoindre une cabine pour y trouver de quoi se tenir chaud. Sous le regard médusé des quelques marins présents. Lylim qui ne profitait pas de la moindre situation pour suggérer quelques plaisirs.... Et qui en plus prétendait avoir froid alors que d'ordinaire elle se promenait toujours légèrement vêtue, même quand le vent se montrait vigoureux... Pour eux, il n'y avait plus aucun doute, quelque chose n'allait pas ! La succube passa le reste de la journée à errer distraitement sur le navire, l'air ailleurs, et bien couverte. Mais le second jour, les autres marins commençaient à échanger des inquiétudes. Lylim n'était pas sortie de sa cabine. La curiosité et l'inquiétude des marins poussèrent les plus intrépides à aller voir Elorias, dans le dos de Cassiopée, pour lui demander ce qu'il se passait. Alerté, Elorias se dépêcha d'aller voir ce qu'il se tramait, suivit de loin par quelques hommes, qui espionnèrent la scène comme il se devait. Le pauvre Bélinois tomba sur sa succube, avec une attitude apathique qui ne lui était pas habituelle. Elle affichait à présent des traits plus fatigués que la veille. Vautrée sur un sac en jute, son conjurateur l'interpella, commençant lui aussi à s'inquiéter.

Hem.... Lylim ? Est-ce que tout va bien ?


Mmmh ?

Tu es..... Tu n'as pas l'air en forme.


Mmmh.... Moui.... je me sens un peu fatiguée. Et puis il fait froid en ce moment.


Pas plus que d'habitude pourtant.... Tu n'aurais pas pris froid l'autre soir tout de même ?


Mais quelle idée tu as là....


La chipie se mit à tousser un peu pour conforter le bélinois sur sa piste. Le pauvre vieillard tomba dans le panneau et fronça les sourcils. Il croisa les bras et soupira.

Lylim, tu es libre de t'amuser autant que tu veux tant que tu ne fais de mal à personne, c'est une chose que l'on a convenu, soit. Mais ça sous-entend que tu dois aussi faire attention à toi. A batifoler au clair de lune surtout après t'être fatiguée au combat tu t'es fragilisée et....

Voyons Elorias je vais bien. En plus je me couvre, regarde.

Elle lui désigna la couverture qu'elle avait sur elle, arrachant un énième soupir à son vieux compagnon.

Je crains qu'il ne soit déjà trop tard Lylim.... Essaye de te reposer un maximum aujourd'hui, avec un peu de chance tu passeras au travers.... Tu restes sages aujourd'hui, compris ?

Fidèle au comportement qu'elle aurait eu en temps normal, Lylim commença à chouiner.


Eloriaaaas....

Non Lylim, pas cette fois. Essaye d'être raisonnable pour une fois. Tu n'es plus une enfant.


Elle poussa un soupire en s'empêchant de sourire jusqu'aux oreilles. Elle ne pouvait s'empêcher de penser un "Le pauvre s'il savait....". Persuadé qu'elle s'était résignée, Elorias vint poser sa main sur son épaule avant de lui dire avec un sourire.


Allons, si tu te reposes bien tu seras vite sur pied pour imposer ton rythme d'enfer à ces pauvres hommes. Dis toi que tu leur laisses un répit pour qu'il retrouve leur force.


Elle se contenta de faire une moue alors qu'Elorias s'éloignait, rassuré en un sens de savoir qu'elle ne risquait au pire qu'un vilain rhume. Lylim savait que les oreilles indiscrètes n'avaient pas perdu une miette de l'échange et que la nouvelle allait se répandre comme une trainée de poudre. Le lendemain, comme elle l'avait calculé, tout le monde la pensait malade à bord. Pour conforter cette version des faits, elle avait décidé de rester dans son lit, ou plutôt son hamac. Elle avait pris officiellement froid suite à un énième ébat l'autre soir, et en plus personne ne savait pas avec qui. De quoi faire jaser les hommes. Elle affichait à présent des traits très fatigués, tirés, des petits yeux, et sa décoction lui donnait le teint espéré. Elle n'avait plus qu'à attendre, en se balançant dans son hamac. Elle se demandait si Zakaerii allait venir prendre de ses nouvelles ou pas....

Sur le pont l'ambiance était tout autre. Les marins persuadés de l'état de Lylim avait décidé de lui offrir une petite paniette de fruit séché. Il n'y avait pas vraiment de quoi faire mieux sur le navire, mais chacun était décidé a lui faire une petite attention. La question était....


Bon.... Qui lui amène ?!

Faudra bien dire que ça vient de tout le monde hein !

Moi je peux y aller !


Pourquoi toi plutôt qu'un autre ?


Il va bien falloir que quelqu'un y aille !

Ouais mais ça sera pas juste par rapport aux autres !

Le débat était lancé, et la solution allait être délicate à trouver.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 9:48


Les indications données par Lylim faisaient tomber à l’eau les hypothèses de Zakaerii selon lesquelles Shotra s’était peut-être laissé tenter par un contrat, sans en avoir une réelle nécessité, et que, peut-être, il était l’une de ces fameuses créatures mythiques, qui arpentaient ce monde depuis longtemps désormais. Néanmoins, peut-être que son côté atypique le faisait également sortir des sentiers battus concernant les normes. Peut-être avait-il passé un contrat avec Fleya uniquement pour le plaisir, pour son affection pour elle ? Après tout, il aurait très bien pu l’observer pendant un moment avant décider d’apparaitre devant elle lorsqu’elle avait décidé d’invoquer son premier Fiélon ? Difficile de confirmer une telle hypothèse sans savoir comment ces choses-là se passaient, mais peut-être auraient-il l’occasion d’en discuter à nouveau. L’heure n’était plus vraiment à l’enquête sur la créature d’ombre, mais plutôt sur ses orientations sexuelles et sur sa position dans une couple improbable avec le Suli. Bien entendu, ce dernier s’en défendit du mieux qu’il put, réfutant également mentalement les images qui pouvaient tenter de s’imposer à lui. Même si cela le gênait davantage, il préférait potentiellement s’imaginer entre les bras de la jeune femme en face de lui, que de Shotra, qu’il considérait comme un ami, certes, mais rien de plus… personnel. De plus, il y avait fort à parier que ce dernier n’était pas non plus intéressé par l’idée d’être dominé, ou de dominer, un Felidaë. Peut-être aurait-il considéré la question avec sa conjuratrice, mais là, l’esprit de Zakaerii s’égarait un peu trop et, de toute manière, Lylim le ramena rapidement à la réalité, leur jeu demandant bien plus de concentration à l’Once qu’il n’aurait pu le penser au premier abord. Néanmoins, il devait admettre que c’était particulièrement stimulant, même si la jeune femme avait peut-être un peu trop souvent le dessus sur lui, surtout lorsqu’elle avait deviné que la promiscuité physique avec elle le gênait un peu trop. Non pas que c’était désagréable, mais bel et bien parce que cela l’était beaucoup trop, en un sens.

Heureusement, elle décida d’arrêter la partie pour cette fois-là, se retirant pour le reste de la nuit. Le Suli s’était alors retiré également et après une nuit quelque peu… agitée, il avait repris sa routine habituelle, s’éveillant à l’aube pour méditer sur le gaillard avant. Cependant, il parcourait le navire torse-nu, puisque son manteau était désormais avec la Succube, et qu’il n’avait pas osé le récupérer la veille au soir, ni même le matin, principalement pour ne pas la déranger, mais également parce qu’il avait craint qu’elle ne s’en serve comme prétexte pour reprendre leur petit jeu sur un terrain peut-être un peu trop glissant pour Zakaerii, pour le moment. Le fond de l’air n’était cependant pas trop frais et, de toute façon, son pelage, bien qu’assez court, lui procurait une protection suffisante. Qui plus était, ce n’était pas forcément désagréable. Et puis, il restait plus que décent avec son pantalon et ses bottes qui couvraient une bonne moitié de son corps. D’ailleurs, son manteau lui fut rapidement rendu. Lylim s’étant elle-même déplacée pour le lui rendre, le remerciant pour son geste. Il fut surpris qu’elle lui recommande de le mettre, car il ne faisait pas particulièrement froid, mais, surtout, il fut particulièrement étonné qu’elle ne profite pas de l’occasion pour un bon mot ou une petite pique détournée comme elle en avait le secret, et comme elle avait pu le lui montrer quelques heures plus tôt. Le Felidaë la remercia cependant avec un large sourire, un peu complice, lui assurant que ce n’était rien. Et alors qu’il passait son manteau, plus par habitude que par réel besoin, il observa la Succube se frotter les bras et annoncer qu’elle allait chercher quelque chose à se mettre sur le dos pour avoir plus chaud. Et là, Zakaerii resta perplexe tandis qu’elle s’éloignait. Etait-ce vraiment Lylim ? Car, de celle qu’il avait connue hier soir, il se serait attendu à une proposition plus osée concernant l’endroit où elle aurait pu trouver de la chaleur. Proposition que le Suli aurait probablement déclinée avec gêne en lui proposant à nouveau son manteau. Non pas qu’il n’envisageait pas la chose, mais il trouvait simplement que ce n’était pas la chose à faire, simplement.

Au fur et à mesure de la journée, l’Once remarqua que les matelots commençaient à parler au sujet de Lylim et de son attitude étrange. Apparemment elle aurait refusé les avances de certains d’entre eux, les laissant pantois quand, d’ordinaire, et depuis le début du voyage, elle avait eu l’endurance de ne jamais refuser leurs avances. Intrigué, Zakaerii s’offrit donc le luxe de laisser trainer ses oreilles et ses yeux de ci, de là, observant, qu’effectivement, la jeune femme semblait visiblement plus fatiguée que d’ordinaire et portait bien plus de vêtements que d’habitude. Le lendemain, les rumeurs avaient encore enflées, et, pour couronner le tout, la Succube ne sortait plus de sa cabine, alitée dans son hamac. Avait-elle attrapé quelque chose ? Les matelots n’en menaient pas large et il y avait apparemment une rumeur comme quoi elle aurait pris froid lors de l’une de ses entreprises un soir, même si le responsable était encore inconnu à ce jour. Bien entendu, le Félidaë ne mit pas longtemps à faire le lien entre le fait de l’avoir trempée et le coup de froid. Quelque peu inquiet, il alpagua Elorias alors qu’il le croisait, lui demandant des nouvelles de Lylim. Un peu gêné, le conjurateur lui confia qu’elle avait visiblement attrapé un mauvais froid et qu’elle devait prendre du repos. Remerciant l’homme, le Suli se sentit coupable. Sur le pont, quelques matelots semblaient se chamailler autour d’un petit panier de fruits séchés. Après un bref examen de la situation, ces derniers ne semblaient pas savoir se décider sur l’identité du porteur, probablement pour une question de confiance et de jalousie. Zakaerii soupira légèrement, il aurait pu intervenir, mais cela n’aurait probablement pas été très… mécène de sa part, compte-tenu qu’il était le responsable mystérieux de l’état de Lylim. Il les laissa donc à leur discussion et descendit dans la cale, se dirigeant vers l’espace réservé à celle qui était désormais malade de par sa faute. Frappant légèrement à la porte, il passa la tête par l’ouverture, contemplant une jeune femme alitée, enfouie sous des couvertures, ce qui ne fit rien pour arranger son sentiment de culpabilité. « Lylim ? » Il entra complètement dans la pièce, refermant la porte derrière lui, s’approchant un peu de la malade. « J’ai cru comprendre que vous aviez attrapé un mauvais froid suite à notre… petit plongeon. Je voulais venir prendre de vos nouvelles et vous présenter mes excuses, pour vous avoir infligé ce désagrément. » Il lui adressa un sourire timide. Clairement, on pouvait sentir qu’il se sentait coupable. Oui, il s’était fait avoir par le petit manège de Lylim, mais cela durerait-il ?
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 10:59

A l'entente de son nom, la succube releva sa couverture par dessus son nez pour caché l’irrépressible sourire qui s'était incrusté sur son visage. Zakaerii était venu se jeter dans la gueule de la succube ! Il était tombé dans son piège ! Pour sa défense la vilaine rousse avait quand même mis le paquet, ne laissant rien au hasard. Le suli se rapprochait, et elle parvint à réduire son sourire, de manière à paraître simplement contente de le voir. Le pauvre bougre venait s'excuser et prendre des nouvelles. C'était tellement mignon qu'elle dut de mordiller discrètement les lèvres pour ne pas paraître suspecte. Prenant sur soi pour se contenir, elle lui répondit d'une voix légèrement fatiguée mais néanmoins taquine, comme elle l'aurait fait en temps normal.

Je savais qu'en me faisant plonger vous avez en faite juré ma perte.... Allez, avouez-le !

Elle fit mine de tousser un peu, histoire de rajouter un peu de pathos dans cette scène déjà joué à la perfection. Elle invita Zakaerii à s'assoir d'un geste avant de se tourner vers lui, toujours allongée dans son hamac.

C'est gentil de votre part devenir me rendre visite. Elorias m'impose de me reposer, mais si vous saviez comme je m'ennuie.... En plus ses tisanes sont quand même relevées. Je préférais notre hydromel.

Il lui suffisait de le regarder pour comprendre que le pauvre était rongé par les remords. Elle était assez surprise d'ailleurs, elle ne pensait pas qu'un simple rhume l'affecterait autant. Elle voulait jouer avec lui, pas lui déclencher un ulcère, aussi elle se décida à adoucir un peu la situation.

Ne vous en faites pas, c'est juste un vilain rhume qui a décidé de m'embêter. Ça n'est rien de grave, c'est juste.... Long. Je ne suis pas très habituée à rester alitée sans rien faire, seule dans une couche. Quoique... maintenant vous êtes là.... Je vais me sentir un peu moins seule.

Elle avait ferré son gros matou, maintenant il s'agissait de le balader gentiment au gré de ses envies. Mais pour cela, il fallait que ce soit elle qui prenne la température, et le conditionne pour qu'il soit réceptif. Elle fronça légèrement les sourcils, se massant le front du bout des doigts avant de demander.

J'ai un peu mal à la tête.... Vous pourriez aller me chercher de l'eau fraîche ? Je n'ai pas très envie qu'on me voit sous un jour aussi peu glorieux....

L'idée de l'envoyer faire une course était surtout l'occasion pour elle de se remettre un peu de son baume pimenté, afin d'accentué quelque peu ses rougeurs et ses yeux larmoyants. En plus, ce laps de temps lui permettrait également de faire grimper sa température. Pour elle, il n'y avait rien de plus simple. Il lui suffisait de piocher dans ses souvenirs quelques scènes parmi ses ébats les plus torrides et passionnés et il n'en fallait pas plus pour réveiller son ardeur.... A de toutes autres fins cette fois. Ainsi quand le félin revint, il trouva Lylim encore plus mal en point que lorsqu'il l'avait quitté. Elle affichait une petite moue ennuyée, avant de lui dire.


Fichu rhume, j'ai l'impression que j'ai de la fièvre maintenant...

Le fait d'être beaucoup plus couverte que d'ordinaire faisait qu'elle avait chaud, ce qui renforçait encore plus son illusion. Alors qu'elle le remerciait pour l'eau qu'il lui avait apporté, et qu'elle but sans se faire prier, elle plongea son regard dans le sien, et poursuivit sa vile mascarade.

Vous voulez bien rester avec moi ? A force de dormir à longueur de temps je n'arrive plus à fermer l’œil. Si je sais que ce rhume ne me tuera pas, l'ennuie qu'il colporte lui par contre, aura ma peau. Je suis sûre que vous saurez distraire mon ennuie. A votre avis, que pourrions-nous faire pour passer le temps ?

Jouer sur la corde sensible, une de ses spécialités. Elle savait que venant d'elle, ce genre de phrase pouvait être mal interprétée, sauf que cela pouvait rendre la situation encore plus comique à son sens. Mais alors qu'elle était bien lancé dans son jeu, Elorias débarqua à son tour. Il ne s'attendait pas à trouver Zakaerii, mais une fois la surprise passée, il le salua avec sa bienveillance habituelle.

Ho bonjour Zakaerii ! C'est très aimable de votre part de venir rendre visite à Lylim.

Le vieux bélinois portait avec lui une de ses tisanes qui embaumait une forte odeur de menthe. Il s'approcha des deux autres pour déposer son breuvage fumant sur le tonnelet le plus proche.

Ne vous dérangez pas pour moi, j'étais simplement venu apporté un petit remède pour aider Lylim à se rétablir. Je compte sur toi pour le prendre Lylim, n'est-ce pas ?

La succube fit la moue en poussant un soupire en guise de réponse ce qui eut le mérite de faire légèrement rire Elorias. Il se tourna ensuite vers le Felidae.


Je vous la confie, mais veillez à ce qu'elle ne se fatigue pas. Je suppose que vous savez comment elle peut-être....


Pour Elorias, Zakaerii connaissait les talents d'amante de Lylim, puisqu'il était son dernier partenaire en date. Aussi avait-il décidé de les laisser seuls tous les deux. Il se doutait que Lylim trouverait la compagnie de Zakaerii plus plaisante que la sienne. Le conjurateur repartit comme il était venu, et Lylim jeta un œil peu convaincu à la tisane.

J'ai tellement bu de ces infusions à la menthe que j'ai l'impression d'en avoir constamment des feuilles sous la langue.... Vous croyez que vous pourriez en boire un peu pour me dire si c'est trop chaud ou pas ? Attention, Elorias à l'habitude de mettre de bonnes doses de miel....

Dans l'absolue, cette tisane n'était pas mauvaise. Mais la menthe poivrée pouvait paraître très forte en bouche pour quelqu'un qui n'était pas habitué. Et elle se demandait si Zakaerii y était sensible ou pas.... Mais non contente d'essayer de le faire goûter, elle persista dans son "crime".

Je n'ai définitivement pas le courage de boire encore de cette médecine.... Vous pensez que vous pourriez la jetez par dessus bord discrètement ? Elorias ne me laissera pas en paix si je ne vide pas sa tasse....

La suite lui promettait d'être intéressante. Soit Zakaerii allait accepter de l'accompagner dans ses bêtises et il plongerait dans la délinquance avec elle. Soit il refuserait, et elle comptait bien montrer qu'elle pouvait être très capricieuse lorsqu'elle ne voulait pas faire quelque chose. L'idée pour Lylim était de voir s'il allait essayer de la convaincre d'avaler cette tisane, et si oui comment. Elle ne voyait pas Zakaerii essayer de lui faire boire de force, même si cela pouvait être drôle de voir son gros matou se montrer autoritaire, alors qu'elle feignait d'être en position de faiblesse.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 13:04

On ne pouvait pas dire que le Félidaë était réellement rongé par les remords, mais en revanche, il se sentait en partie responsable de l’état actuelle de la jeune femme, conscient que s’ils n’avaient pas fini trempés au beau milieu de la soirée, elle n’aurait probablement pas attrapé froid. C’était une relation de cause à effet implacable, et même si d’autres paramètres rentraient surement en ligne de compte, pour lui, il semblait évident qu’il était le principal responsable, et, en conséquence, il se devait de faire amende honorable auprès de la victime. Alors, forcément, il était un peu gêné, notamment en constatant que Lylim semblait effectivement assez mal en point au fond de son hamac, presque entièrement recouverte par des couvertures, là où, de manière surprenante, il l’aurait davantage imaginée avec le moins de tissu possible recouvrant son corps. Enfin, là n’était pas la question. Heureusement, quand elle lui répondit, avec sa pointe taquine usuelle, Zakaerii eut un léger sourire. « Evidemment, quel meilleur moyen pour moi que celui-ci pour vous mettre au lit ? » Il eut presque honte de sa répartie, mais il fallait croire qu’à côtoyer la Succube, elle finissait par déteindre sur lui, quelque peu. Bien entendu, s’il avait réellement voulu la mettre dans un lit de la façon sous-entendue, il s’y serait pris différemment, mais, encore une fois, ce n’était pas la question. Et alors qu’elle l’invitait à s’installer, il s’assis contre le mur près de son hamac, s’adossant tranquillement alors qu’elle lui faisait remarquer qu’Elorias l’avait consignée à se reposer dans sa chambre, à boire des tisanes et à l’ennui. « J’imagine qu’il ne souhaite que vous voir vous remettre rapidement. Mais peut-être pourrais-je vous ramener plus tard la deuxième bouteille d’hydromel que nous n’avons pas eu le temps d’entamer il y a deux jours. » Ce n’était probablement pas un remède efficace contre un coup de froid, mais, ceci étant dit, cela ne pouvait pas lui faire de mal non plus. Et si cela pouvait l’aider à rendre son séjour forcé dans sa chambre un peu plus agréable, le Suli pouvait bien faire cela pour elle, c’était le minimum.

Par contre, ce qu’il ne savait pas, c’était qu’il allait faire bien plus que le minimum. Ceci étant dit, s’il pouvait lui rendre service en l’occupant un peu tandis qu’elle restait seule dans sa chambre… Il préféra ne pas songer au genre d’occupation qu’elle avait le plus souvent dans ce genre de pièce, et qui, surement, ne se faisait jamais en solitaire. « Je crains qu’Elorias ne vous ait forcée au repos, je m’en voudrais d’aller à l’encontre des recommandations de votre Conjurateur. » Et, qui plus est, ce dernier pensait déjà qu’ils avaient fait plus que bavarder il y avait de cela deux nuits, aussi, peut-être valait mieux ne pas lui donner davantage de blé à moudre, n’est-ce pas ? D’autant que, étonnamment, Elorias semblait particulièrement troublé par les exactions de Lylim, même si, pourtant, il devait parfaitement connaître ses activités en termes de divertissements. Cependant, malgré tout, Zakaerii ne lui refuserait pas un peu de compagnie, en tout bien tout honneur. Oh, bien entendu, il aurait pu refuser, mais il était difficile de refuser quoi que ce soit à Lylim, et elle le savait bien. Qui plus est, le sentiment de culpabilité qui l’étreignait n’était pas prêt de partir, du moins pas tout de suite, aussi, lorsque la jeune femme lui demanda s’il pouvait lui apporter de l’eau, il acquiesça immédiatement, et tandis qu’il se relevait pour quitter la pièce, il s’arrêta, jeta un regard à la Succube et esquissa un sourire. « Finalement, il semble que vous ayez obtenu votre chevalier-servant. » C’était probablement bien différent de ce qu’elle voulait lui faire faire s’ils devaient passer un contrat ensemble, mais la situation n’était pas si différente. Il s’éclipsa alors, en vue de trouver un peu d’eau fraiche, qu’il extirpa d’un tonneau dans les cuisines, remplissant une bonne tasse qu’il ramena dans la chambre de la malade. Il fut surpris de la trouver encore plus mal que quelques minutes plutôt, visiblement en proie à une poussée de fièvre. Il s’approcha d’elle, et, tandis qu’elle buvait le verre qu’il venait de lui rapporter, il posa sa patte sur son front avec douceur pour constater qu’elle était effectivement brûlante. Diantre, ce coup de froid ne lui épargnait rien ! Tandis qu’il retirait sa patte de son front, il soupira. « Vous semblez effectivement avoir de la fièvre. Avec un peu de chance, ce ne sera que passager. » Elorias veillera surement à trouver lui procurer un remède pour apaiser la douleur, mais il savait combien cela pouvait être désagréable. Et il comprenait aisément qu’elle redoutait l’ennui qu’elle pouvait éprouver en restant consignée dans une seule et même pièce, loin des regards qu’elle affectionnait tant.

« J’imagine que vous avez déjà vos idées sur le sujet, n’est-ce pas Lylim ? » Pour un peu, il se demanderait presque si elle n’essayait pas de profiter de lui, puis, commençant à connaître l’énergumène, le Félidaë n’eut pas de mal à penser qu’elle devait tenter d’essayer de profiter de sa faiblesse et de sa culpabilité pour obtenir un peu plus facilement ce qu’elle voulait de lui. Se sentant coupable, il avait conscience que cela marcherait probablement plus aisément que d’habitude, aussi devait-il faire particulièrement attention. Déjà l’avant-veille avait failli déraper par bien des égards… Heureusement Elorias entra dans la pièce, prodiguant une interruption bienvenue. Zakaerii le salua tandis qu’il apportait une tasse fumante, visiblement remplie d’un remède qui embaumait une odeur de menthe particulièrement forte. « C’est tout naturel, et puis cela m’occupe également. On ne peut pas dire qu’il y ait énormément à faire à bord du navire en attendant notre destination » Il laissa ensuite le Conjurateur et son Fiélon échanger quelques mots au sujet du remède, que, visiblement, cette dernière n’était pas enjouée à prendre. Il s’éclipsa ensuite, la laissant aux bons soins du Suli. « Comptez-sur moi. » Il le laissa ensuite partir, avant de s’adosser au même endroit qu’un peu plus tôt, moment pendant lequel la jeune femme en profita pour parler du fameux remède et demander au Suli s’il ne pouvait pas y goûter pour vérifier qu’il n’était pas trop chaud. « Il serait possible aussi d’attendre, vous ne croyez pas ? A moins que vous n’insistiez que je goûte pour en boire un peu moins ? » Il n’était pas trop difficile de voir au travers des intentions de Lylim, même s’il était convaincu qu’il y avait probablement un motif plus profond encore. Elle confirma d’ailleurs ses dires en lui demandant s’il pouvait discrètement le passer par-dessus bord pour cette fois. Surpris, le Félidaë observa la jeune femme de façon circonspecte. « Je suis surpris de vous voir esquiver le remède qui pourrait vous remettre sur pieds et quitter cette chambre au plus vite. Je peux comprendre qu’il est peut-être pas aussi bon que de l’hydromel, mais quand même, celui-ci sent même plutôt bon comparé à d’autres remèdes que j’ai pu expérimenter. Elorias vous gâte. » Il se pencha vers le remède, le regarda quelques instants avant de relever les yeux vers Lylim. « Une gorgée pour vous, deux pour moi, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien dans le verre. Après tout, Elorias m’a chargé de veiller sur vous. »
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 14:49

Elle n'avait pas vu la répartie du félin venir, ne lui pensant pas capable ce genre d'audace. Mais si elle avait été surprise sur le coup, elle se laissa aller à rire, trouvant que c'était très bien placé. Finalement, elle allait peut-être parvenir à pervertir plus vite qu'elle ne l'aurait cru ? Après tout mis à part Shotra elle n'avait jamais rencontré personne qui ne résiste à ses charmes à la longue. Elle était persuadée qu'elle pouvait même séduire cet empoté de Loth, sauf qu'ici c'était elle qui n'avait pas envie de lui. Comment aurait-elle pu lui accorder la moindre importance alors qu'il y avait tellement mieux sur ce navire ? Surtout avec sa récente découverte vis-à-vis de Zakaerii. Et comme pour la conforter dans son avis, voilà que le félin lui proposait de jeter un mauvais sort à la deuxième bouteille d'hydromel. Une vraie perle ! Ravi par cette proposition, la succube lui sourit en lui disant.

Voilà déjà un programme un peu plus plaisant. Je ne doute pas que Elorias veuille mon bien, mais les remèdes de grands-mères sont lassants à la longue. Ils ne guérissent pas de l'ennuie.

Elle arqua un sourcil alors que Zakaerii lui affirma ne pas vouloir aller à l'encontre de son conjurateur. C'était là une drôle d'idée à ses yeux, et elle commenta.

Il aurait trouvé le moyen de vous contraindre ? Vous n'êtes pas obligé de lui de lui rendre des comptes vous savez ? Surtout que, comparez à vous, hé hé hé je doute qu'il fasse le poids.

Alors qu'il s'éloignait pour lui chercher de l'eau, il lui lâcha dans un sourire qu'elle avait finalement eu son chevalier servant. Elle lui rendit son sourire, sans toutefois lui répondre. Bien sûr, l'idée d'user de cette situation pour faire de lui son fiélon lui avait traversé l'esprit. Mais.... Cela ne lui convenait pas. Le jeu voulait qu'il devienne son fiélon que s'il lui arrivait des ennuis, et que Zakaerii y était impliqué de près ou de loin. Ici, il n'y avait pas d'ennui, juste une divine et vile comédie. Elle n'avait pas envie de baser cette imitation de contrat sur un mensonge. Pour qu'il ait une réelle valeur, il devait être honnête. Tant pis, l'occasion tant attendue ne serait pas encore pour maintenant. Ce qui n'allait pas l'empêcher de savourer la situation présente. Visiblement enclin à être aux petits soins pour elle, le suli revint avec de l'eau, et ne manqua pas de tomber une fois de plus dans le piège de l'illusion parfaite de Lylim. Comme elle l'espérait, il vint poser sa patte sur son front, et en constata la chaleur. Jusqu'ici tout marchait pour le mieux. Zakaerii vint la présumer sur les projets qu'elle avait pour eux, et la succube lui répondit dans un petit soupire.

En temps ordinaire j'aurais eu moult activités très plaisantes à vous proposer.... Je me serais fait une joie de vous épuisez de la plus noble de façon, mais hélas ce n'est pas possible pour l'instant. Je crains offrir une piètre prestation dans mon état. Et il est hors de question de vous imposer cela. C'est une question d'honneur pour moi de vous offrir le meilleur de mes performances. Néanmoins cela ne nous avance pas j'en ai peur. Aussi, si vous avez plus d'idées que moi, je suis preneu...

Ce fut l'instant que choisit Elorias pour entrer et les interrompre. Il avait résolument le chic pour mettre son grain de sel à point nommé ce sacré bélinois ! Heureusement il ne s'attarda pas. Et il avait offert l'occasion à Lylim de pousser le bouchon encore et toujours plus loin. Néanmoins, il avait dans ses demandes une ruse à laquelle elle n'avait pas osé. Lui faire boire pour qu'elle en ait moins à boire, elle n'aurait pas été jusqu'à lui faire prendre sa médecine, mais après tout.... Ce n'était pas non plus un médicament violent ou dangereux.... Il ne risquait rien. Elle se paya toutefois le culot de lui rétorquer, faussement boudeuse.

Vous voyez le mal partout. On peut effectivement attendre si vous préférez.


Sa volonté de s'esquiver au breuvage le surpris, et cela aurait pu éveiller des soupçons chez lui. Lylim ne pouvait pas se le permettre ! Elle devait réagir au plus vite, l'empêcher à tout prix de réfléchir davantage à la question.


Croyez-moi, ce remède là n'est pas vraiment efficace, sans quoi je serais déjà sur pied. Je vous crois sur parole quand vous me dites qu'il y a pire. Mais soyez sûr que s'il avait voulu me faire avaler un onguent infâme, quitte à rester malade, il serait resté avec ses concoctions sur les bras. C'est pour ça qu'il n'hésite pas à mettre du miel. Il sait que ça rend le tout plus facile à boire.

Elle savait que Zakaerii avait raison, et que Elorias faisait de son mieux pour elle. Il en avait toujours été ainsi d'ailleurs, ce conjurateur là avait les manies d'un papi un peu poule sur les bords. C'était d'ailleurs parce qu'il se montrait prévenant que Lylim se montrait souvent aussi conciliante avec lui, et qu'elle ne cherchait pas à le coincer à la moindre occasion. Mais elle ne s'attarda pas plus sur le sujet que Zakaeri négocia le remède. Elle avait du mal à croire qu'elle était parvenue à lui faire accepter de boire cette tisane, même en partie. Un sourire ravie aux lèvres, elle acquiesça.

Ça marche ! Après-vous !

Et alors qu'ils s'attachaient à vider la tasse, Lylim revint à la charge.

Vous acceptez toujours aussi spontanément les demandes que l'on vous fait ? A moins que le fait de veiller sur moi ne vous fasse plaisir ?

Elle savait Zakaerii serviable, mais ce trait de caractère avait toujours le don de l'épater. Puis elle se mit à avoir un petit sourire en coin.

Vous savez, c'était peut-être risqué de votre part d'accepter de veiller sur moi. Imaginez ce qu'il arriverait, si je venais à vouloir n'en faire qu'à ma tête....

Elle laissa quelques secondes s'écouler pour laisser l'idée en suspend, avant de se mettre à descendre de son hamac, comme si elle allait pour s'enfuir. Toutefois, en actrice soucieuse, elle prit soin d'être bien lente, avec des gestes assez mous, dénués de dynamisme. Elle imitait avec soin la démarche qu'elle aurait eu si elle avait été réellement souffrante, et avec de la fièvre. Tout était de question de test, et de voir les limites du félin. Allait-il l'empêcher de faire n'importe quoi ? Aucune idée, mais elle pouffait légèrement de rire malgré tout. Ce pauvre Zakaerii, elle ne lui épargnait rien. Il n'avait plus qu'à prier que le soir arrive vite. Heureusement pour lui, ils étaient déjà à l'après-midi. Mais cela laissait encore une bonne marge de manœuvre pour la dissidente succube !


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 16:53

Lylim commençait-elle à déteindre sur Zakaerii ? Peut-être, ou, tout du moins, sa présence avait le don d’exacerber ses côtés les plus taquins, joueurs. Après tout, on ne pouvait pas réveiller quelque chose qui n’existait pas, au moins un peu. A dire vrai, le Félidaë n’avait peut-être juste pas eu l’occasion de trouver quelqu’un avec qui exprimer cette partie de lui et il en profitait probablement un peu trop. Mais ce n’était certainement pas la jeune femme qui allait lui reprocher de tels sous-entendus alors qu’elle-même les multipliait autant que possible, pour tenter de le déstabiliser. Bien entendu, cela devait probablement la ravir de le voir se laisser aller davantage à ce petit jeu. Toutefois, pour le Suli, le principal était que la malade avait ri de son audace et se focalisait sur autre chose que son coup de froid et la solitude de sa convalescence au sein de sa chambre. Pour le reste, il n’y avait de toute façon pas de témoin, n’est-ce pas ? « Allons, allons. D’ici demain vous serez à nouveau sur pieds, prête à rattraper votre retard. Toutes les âmes à bord n’ont eu le droit qu’à un maigre sursis et je suis convaincu que vous reviendrez plus en forme que jamais. Je crains que certains ne s’en remettent pas, d’ailleurs. » Il lui fit un petit clin d’œil et se rappela de la petite dispute qui avait commencé dehors au sujet de la personne qui aurait l’honneur de lui apporter le petit panier de fruits séchés. Ces hommes finiraient-ils seulement par se décider un jour ? Peut-être l’élu viendrait-il les interrompre à un moment ? Quand Lylim lui demanda si Elorias avait réussi à le contraindre d’une façon ou d’une autre, le Suli hocha négativement de la tête. « Il n’en a pas eu besoin. Disons que nous avons tous les deux votre bien-être à cœur. Et puis, imaginez qu’il vous ordonne de vous en prendre à moi pour le défendre ? Non non, je préfèrerais éviter, nous nous entendons plutôt bien, ce serait dommage de tout gâcher pour un seul bon moment. » Zakaerii n’était pas convaincu que le Conjurateur irait jusqu’à pousser la Succube à s’en prendre à l’Once pour le défendre, mais, de ce qu’il en avait compris, c’était généralement la clause principale des contrats entre Fiélons et Conjurateurs. Aussi, peut-être valait-il mieux éviter de se mettre à dos le vieil homme. « Surtout quand il pourrait y en avoir bien plus… » Il avait glissé cette dernière phrase en toute innocence, ou peut-être pas tant que ça. Mais elle était tellement à sa place en cet endroit qu’il ne put s’empêcher d’afficher un large sourire.

Une fois de retour avec le verre d’eau, il retrouva une Lylim plus affaiblie qu’avant, ce qui était légèrement inquiétant, mais à l’entendre, elle gardait encore de son piquant, ce qui était toujours bon signe, du moins pensait-il. Mais visiblement, si elle se serait volontiers pressée de proposer des activités plaisantes – dont il ne doutait pas la teneur – elle n’était pas en état de s’exécuter dans de bonnes conditions. Et alors qu’elle lui confiait qu’elle n’aurait accepté que lui offrir le meilleur d’elle-même, le Suli détourna légèrement le regard, presque un peu trop conscient d’où elle voulait en venir. Il lui restait donc à trouver l’une ou l’autre occupation pour lui faire passer le temps. Heureusement, Elorias vint à sa rescousse, involontairement, en mettant un terme prématuré à la discussion, même s’il était fort possible que le sujet revienne à l’occasion, une fois le conjurateur parti. Ce dernier ne s’éternisa d’ailleurs pas beaucoup, se contentant de déposer son remède sur une petite table et faisant promettre à Zakaerii de veiller sur Lylim, déjà boudeuse, qui lui rétorquait qu’il voyait le mal partout lorsqu’il refusait – d’une certaine façon – d’accéder à l’une de ses demandes. « Allons, Lylim, vous savez que c’est vous, qui voyez le mâle partout. » Il ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire à sa plaisanterie, potentiellement très mauvaise, mais qu’il n’avait pu retenir. « Je suis désolé, elle était très mauvaise, mais je n’ai pas su la retenir. » Bien entendu, il ne regrettait pas tellement de ne pas avoir su tenir sa langue, mais il espérait néanmoins que cela la rendrait un peu moins bougonne. Il opta ensuite de désamorcer la situation en lui proposant, au lieu de jeter le remède par-dessus bord – une solution un peu trop extrême à son goût – de lui en faire boire une partie tandis qu’il boirait le reste, car après tout, il n’y avait probablement pas trop à craindre d’un remède contre un rhume. Bizarrement, elle accepta immédiatement et tandis qu’ils échangeaient à tour de rôle la tasse, dont le contenu, pas si désagréable que ça, diminuait surement, Lylim lui demanda s’il acceptait toujours spontanément les demandes qu’on lui faisait. « Celles qui sont faciles à réaliser et ne me coûtent pas grand-chose mais peuvent apporter beaucoup, il serait idiot de les refuser, vous ne croyez pas ? »

Il esquissa un sourire et ses lèvres s’étirèrent malicieusement. « Quant à votre deuxième question, j’accepte rarement de bon cœur quelque chose qui ne me plait guère. » Bien évidemment, veiller sur elle n’était pas désagréable, loin s’en faut. Mais lorsqu’elle lui avoua qu’il était risqué d’avoir accepté cette proposition, mentionnant qu’elle pouvait très bien commencer à ne vouloir en faire qu’à sa tête, le Suli fut quelque peu décontenancé. Elle joignit d’ailleurs les actes à ses paroles, quittant ses couvertures sans la fougue qu’on aurait pu lui imaginer, mais dans une attitude qui représentait davantage une personne souffrante. Le Félidaê se releva. « Et vous pensez peut-être pouvoir vous échapper dans cet état ? » Il n’arrivait pas vraiment à savoir si elle faisait uniquement semblant ou si elle essayait véritablement de s’échapper, ne comprenant pas vraiment ce qu’elle cherchait à accomplir. « Vous souhaitez vraiment vous afficher dans votre état devant les matelots ? Ils seraient probablement sous le choc à défaut d’être sous le charme. » Cependant, Elorias ne serait probablement pas heureux de la savoir à déambuler dans les coursives du navire, même si, bien entendu, il ne reprocherait probablement pas grand-chose au Suli, conscient qu’il avait lui-même du mal à gérer la jeune femme. Malgré tout, et préférant ne pas prendre de risques, Zakaerii réduisit la distance entre Lylim et lui et, avant qu’elle ne puisse atteindre la porte, il la ceintura avec douceur avant de la soulever légèrement du sol. « Dois-je rejouer la carte du sac de patates ? » Il rapprocha son visage près de son oreille et lui murmura doucement, un sourire aux lèvres. « Croyez-moi, je pourrais bien être plus têtu que vous. »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Sam 13 Mai 2017 - 18:01

Lylim pouffa légèrement à la remarque de Zakaerii, avant de lui répliquer un sourire en coin.

J'espère que vous me porterez plus bonheur que Elorias, figurez-vous qu'il m'a dit exactement la même chose hier.... Et voyez le résultat aujourd'hui. Je sais ! Disons que si demain je ne vais pas mieux, ce sera l'occasion pour vous de devenir enfin mon "chevalier servant". Avec votre chance insolente, je suis certaine de guérir ainsi ! Vous verrez !

C'était d'autant plus vil pour elle de parier de la sorte alors qu'elle était la seule à pouvoir décider de si oui ou non elle guérirait. Elle savait déjà l'issue, et elle ne manquerait pas en plus de se targuer d'un "qu'est-ce que je vous avais dit" tout à fait scandaleux. Elle se perdit dans ses pensées alors qu'elle imaginait la scène décrite par Zakaerii, avant de finalement lui répondre avec son sourire carnassier si propre à elle.

Sauf s'il me précise comment je dois m'en prendre à vous, j'ai bien une idée sur la manière de vous mettre hors d'état de nuire.... Jamais un combat ne vous paraîtra aussi agréable ! Et en plus je serais certaine de gagner....


Un petit élan de prétention, mais en était-ce réellement ? Après tout, à ce genre de petit jeu là, la dame était tout simplement hors concourt. Mais voilà que Zakaerii la surprit de nouveau par un sous-entendu audacieux qui ne manqua pas de lui faire afficher un sourire complice, avant de souffler.

Pour le reste il ne tient qu'à vous....

Des fois qu'il puisse y avoir le moindre doute à ce sujet, la succube en profita pour lui signifier une énième fois qu'elle n'était pas hostile à l'idée, et que la balle était dans le camps de Zakaerii. Mais ce dernier n'avait pas fini de faire de l'esprit, et alors que Lylim s'adonnait à quelques bouderies, elle ne résista pas au calembour de son gros matou, aussi facile que celui-ci pouvait le trouver. Elle pouffa légèrement avant de lui préciser.

Elle n'était pas si "mal" allons, j'aurais juste nuancé en disant "les mâles partout", hé hé !


Pari réussi pour le félin, qui avait résolument du doigté pour chasser les mauvaises humeurs de la jolie rousse. Tout en faisant disparaître la tisane, il répondit à Lylim son avis sur la question des services qu'il rendait. Elle afficha un sourire lorsqu'il aborda l'idée qu'il avait beaucoup à gagner. C'était là une chose qui lui parlait et expliqué en ces termes, elle comprenait parfaitement la position du suli. Peu d'effort pour un gain intéressant, l'équation était logique. Profitant de l'occasion, elle glissa une petite question.

Et qu'est-ce que vous espérez obtenir ici ?

Elle savait à présent que la situation lui plaisait déjà, mais des fois qu'il ait des objectifs précis en tête, c'était toujours bon à savoir. Elle avait entreprit son apathique fuite, et tout en poursuivant son ascension laborieuse vers l'extérieure, elle répliqua à son "geôlier".

Qui ne tente rien n'a rien ! Il va me falloir être invisible, et surtout éviter les lieux fréquentés pour ne pas me faire repérer....

Elle était à deux doigts de retrouver l'air frais quand elle sentit les bras du fauve la retenir, pour mieux la soulever légèrement. Elle ne réprima pas son sourire, amusée comme une enfant par son petit jeu. A l'annonce du sac à patate, elle pouffa un peu avant de répliquer.


Cela dépend, vous avez d'autres manières de transport à me proposer ?

Il vint lui chuchoter qu'il pourrait être plus têtu qu'elle, affirmation à laquelle elle avait toutes les peines du monde à croire. Qu'il soit têtu, c'était très fortement possible à son sens. Plus qu'elle, c'était sûrement une chose impossible à ses yeux. Elle lui répondit tout en chuchotant également.

Vous voulez vraiment me lancer sur ce petit jeu là ? Je crois que j'ai quelques décennies d'avance sur vous....

N'étant pas du genre à se laisse déstabiliser, Lylim avait passer son bras autour du cou du fauve, s'offrant ainsi une position plus confortable, le temps que Zakaerii choisisse ce qu'il allait faire d'elle. Même si en temps normal, même malade elle avait la force nécessaire pour pouvoir se débattre un minimum, elle avait préféré jouer les faibles femmes. Sa fausse maladie expliquerait sa docilité présumée. Si physiquement elle s'arrangeait pour paraître faible et facilement manipulable, elle n'allait pas rendre la chose trop facile à l'Once pour autant. Toujours en suspens dans les bras du félin, elle le provoqua, son visage fatigué se teintant de malice.

Si je m'amuse à enchaîner sans relâche les tentatives de fuites vous comptez m'arrêter à chaque fois ?


Mais alors qu'elle n'en finissait pas de l'asticoter, dehors les voix s'élevaient entre plusieurs hommes. On entendait pas très bien la conversation, juste des histoire de fruits... et d'un tirage au sort contesté. Lylim tourna sa tête vers l'extérieure, intriguée, et demanda.

Hé bien qu'est-ce qui se passe dehors ? Ils ont l'air de s'énerver.... On ferait peut-être mieux d'aller voir non ?

Et hop, encore une petite manœuvre glissée l'air de rien pour voir s'il allait la porter jusqu'à dehors, ou s'il allait la déposer avant d'aller voir. A moins qu'il ne décide de ne pas s'intéresser à ce qui se tramait plus haut, mais s'il était aussi curieux qu'elle, cela aurait été étonnant. Elle ne se doutait pas qu'il savait déjà l'objet de la dispute. Elle en vint à se demander s'il était du genre à attendre que les choses se passent, quitte à ce que la dispute déjà bien engagée ne dégénère, ou s'il était plutôt du genre à essayer de calmer les tensions avant que ça n'aille trop loin. Dans un sens il était plutôt quelqu'un de discret, un peu en recul. De l'autre, il était aussi quelqu'un de serviable. Quel côté allait prédominer ici ? Et surtout comment allait-elle pouvoir mesurer l'importance de l'application de ce trait de caractère si elle ne devait pas bouger d'ici ? Finalement, elle se dit que si jamais il allait sur place voir ce qu'il se tramait, à défaut de pouvoir sortir pour assister à la scène, elle tendrait une oreille pour l'espionner en bonne et due forme.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 6:41


Le Suli ne fut pas surpris d’apprendre que le vieil homme avait essayé d’utiliser la même ruse que lui pour  tenter d’apaiser Lylim. Après tout, il la connaissait beaucoup plus que ce lui, et, finalement, lorsqu’il s’agissait de la motiver un peu, faire appel à ses instincts habituels semblait une bonne idée. Cependant, le Félidaë le fut davantage quand la jeune femme essaya d’amener leur pari récurrent dans la partie, justifiant qu’avec sa chance insolente, il gagnerait et, par le même coup, la guérirait d’ici le lendemain. Ce n’était pas vraiment comme cela que les choses fonctionnaient en ce bas-monde, ni la façon dont il avait imaginé lui donner une seconde chance dans leur pari. « Pourquoi ais-je comme l’impression que vous essayez de me piéger dans un pari presque perdu d’avance ? » Zakaerii ne semblait pourtant pas spécialement outré de la proposition, cependant, il semblait particulièrement risqué d’accepter ce pari. Après… Les conclusions n’étaient pas nécessairement si funestes que cela. Certes, ils auraient alors à passer un contrat définissant les termes exacts de la servitude de l’once vis-à-vis de la jeune femme, mais, dans un sens, il avait déjà plus ou moins accepté se soumettre à l’expérience, ne serait-ce que pour voir. Mais peut-être était-ce un peu trop facile de lui offrir cette contrepartie de cette façon. Posant son regard sur la Succube, le Suli sembla réfléchir un instant, avant de reprendre la parole. « Si, à partir de maintenant, vous acceptez de boire, réellement, et dans leur intégralité, tous les remèdes que vous préparera Elorias pour vous remettre sur pieds, alors je veux bien prendre le pari que vous serez sur pieds d’ici la fin de la journée de demain. Et, si ce n’est pas le cas, alors j’accepterais de devenir votre Fiélon. » Parce que chevalier-servant n’était peut-être pas le mot adéquat, et puis, mieux valait appeler un chat, un chat, n’est-ce pas ? De toute façon, dans les deux cas, cela lui convenait, pour le moment. Restait à savoir si la proposition allait convenir à Lylim.

Quand il évoqua la possibilité de devoir l’affronter s’il devait se mettre Elorias à dos, la jeune femme ne manqua pas de lui rappeler qu’il existait plusieurs façons d’interpréter les ordres de son maître et que, fidèle à elle-même, elle ne manquerait pas de s’arranger pour en tirer le maximum de profit. Et concernant le combat qu’elle évoquait, le Suli se contenta de détourner légèrement le regard, conscient de ce qu’elle impliquait par ses sous-entendus, essayant de ne pas trop s’imaginer ce qu’une telle confrontation pourrait signifier. « Compte-tenu de sa réaction avant-hier, je doute qu’il vous laisserait faire longtemps à votre guise sous ses yeux. Mais je ne doute pas du fait que cela aurait pu être un très agréable combat. » Après tous, tous les matelots à bord étaient unanimes à ce sujet, et même si la tentation pouvait être relativement forte dans des situations particulières, comme notamment lorsqu’elle s’était amusée à se lover contre lui, complètement trempée, il avait heureusement suffisamment de volonté pour ne pas trop y penser dans une situation comme celle-ci, où, d’une certaine façon, elle était de toute façon bien trop malade pour que cela fusse raisonnable. Les mots d’Elorias se rappelèrent d’ailleurs à lui, l’aidant encore plus à laisser de côté cette divagation sensuelle. Car même si ses sous-entendus faisaient référence aux moments de luxure qu’il pourrait y avoir entre eux d’eux, Zakaerii n’était pas spécialement prêt à franchir le pas pour le moment. Peut-être était-il trop timide, ou peut-être voulait-il simplement ne pas laisser croire à la jeune femme qu’il était venu lui parler uniquement pour cela. Il la voyait plus que comme ce qu’elle semblait être aux yeux des matelots à bord – même si le Félidaë ne doutait pas une seconde de l’affection qu’ils pouvaient lui porter – néanmoins, il avait peut-être peur que succomber à ses charmes ne nuise au charme – justement – de ce début de relation – quoi qu’elle puisse être – qu’ils avaient commencé à tisser. Aussi, quand elle lui fit remarquer qu’il était le seul à s’ « opposer » à cette idée, il se fendit d’un léger sourire, sans chercher à alimenter davantage cette éventualité. Presque convaincu que la moindre de ses réponses sur le sujet aurait été matière à la Succube à retourner contre lui.

Alors qu’elle s’étonnait de son comportement altruiste, elle sembla trouver sa justification logique, sans néanmoins oublier de lui demander ce qu’il espérait obtenir en restant ici, avec elle. « Passer un bon moment, comme l’autre soir, rien de plus. Votre compagnie m’est agréable, vous accompagner à tromper l’ennui ne me semble pas une tâche des plus ingrates. » C’était la vérité, et, de toute façon, il était évident qu’il était sincère. Au-delà même d’une tentative de « charme », comme aurait pu se fendre n’importe qui essayant de s’attirer ses faveurs, le Félidaë s’était contenté de la vérité. Passer une soirée en sa compagnie, en lui remontant le moral, avait été une occupation particulièrement sympathique et trouver en elle une compagnonne aux jeux d’esprits redoutables avait été plutôt stimulant. Un peu trop même, mais cela faisait partie du charme, sans aucun doute. « Même invisible, je crains que je ne vous laisserai pas franchir cette porte. » Il avait eu un petit sourire, mais au fond, il était peut-être particulièrement sérieux. Ce n’était pas une menace, non, mais il semblait prendre son rôle au sérieux, et même s’il se fichait un peu de ce qu’Elorias pouvait penser, il avait surtout la santé de la jeune femme à cœur, même si tout ceci n’était qu’un jeu. Bien entendu, si elle était amenée à lui supplier de la laisser sortir, il y avait fort à parier que le pauvre matou ne finisse par accepter, par dépit. Mais ils n’en étaient pas là, pour le moment. Aussi, lorsqu’elle s’élança – fort peu rapidement – vers la sortie, Zakaerii la rattrapa, l’agrippant par la taille avec douceur avant qu’elle n’atteigne sa cible. « Je fais quelques exceptions pour les jeunes femmes malades. » Et, dans le même temps, il changea la façon dont il la tenait, la passant dans ses bras comme n’importe quel homme aurait porté une femme blessée ou endormie. Bien entendu, Lylim en profita pour passer un bras autour de son cou, lui rappelant qu’elle avait plus d’expérience que lui, à tout point de vue. « L’expérience ne fait pas tout, même si j’admets que je vais devoir faire appel à toute la mienne si je veux vous survivre. » Il esquissa un sourire avant de rajouter à la question de la Succube. « Je crains que oui, vous feriez mieux d’abandonner dès maintenant. Au pire, je peux toujours trouver un moyen de vous attacher à ce hamac. » Il se garda de rajouter qu’elle apprécierait peut-être cette petite attention, et, tandis qu’il allait, justement, la déposer dans son hamac, quelques éclats de voix retentirent dans le couloir, attirant l’attention de la jeune femme. Bien entendu Zakaerii savait déjà à quoi s’attendre, vu qu’il devait probablement s’agir des matelots croisés un peu plus tôt et qui n’avaient surement pas encore décidé de qui serait leur porte-cadeau. « Vous, vous retournez dans votre hamac et vos couvertures et moi j’irais voir de quoi il retourne. » Joignant le geste à la parole, il la déposa délicatement dans sa couche et posa les couvertures sur elle non sans affection. « Maintenant, reposez-vous et restez couchée. Sinon je demande à Elorias une nouvelle tasse de son remède et, cette fois-ci, je ne vous aiderai pas à le boire ! » Il y avait une petite part de vérité dans sa menace, mais il l’avait dit avec un ton bon enfant, qui laissait planer le doute sur le fait qu’il le ferait véritablement ou pas. Puis, une fois Lylim couchée, il se dirigea vers la porte qu’il entrouvrit avant de passer dans le couloir, refermant légèrement la porte derrière lui, sa patte toujours sur la poignée. « Messieurs, il y a une malade ici qui aurait besoin de repos. Pourriez-vous cesser vos disputes puériles et vous comporter comme des adultes et non des adolescents aux hormones en ébullition ? Que penserez votre Capitaine à vous voir ainsi ? » Il jeta un œil sur le panier de fruits séchés. « Je peux le lui remettre, de votre part à tous, je suis certain qu’elle appréciera votre geste, mais, pour le moment, elle a besoin de calme et de repos. »
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 9:44

La succube affichait un sourire confiant alors qu'elle lui répondait.

Un pari perdu d'avance ? Personnellement je suis plutôt persuadée du contraire. C'est bien parce que je sais que vous parvenez toujours à m'échapper que je tiens ce pari. Il forcera la chance. Vous verrez, je n'aurais même pas besoin d'avaler plus de tisanes que nécessaire.

Elle s'empêchait de rire face à son propre toupet. C'était tellement vil et distrayant de voir Zakaerii réfléchir à ne pas se faire trop entourlouper.... Alors qu'il était déjà floué d'avance sans le savoir. Néanmoins, elle nota qu'il avait parlé de fiélon, et non pas de chevalier-servant. Il se prêtait de plus en plus au jeu, et cela attisait l'envie de Lylim de le voir adopter son propre rôle. Peut-être pas au point de faire de lui incube, mais tout de même. Quoique.... En y réfléchissant bien, elle était intimement convaincu qu'il ferait le bonheur de bien des femmes. Mais elle verrait tout cela le jour venu. Pour l'instant elle acceptait avec assurance un pari donc elle connaissait l'issue. Elle devait bien reconnaître qu'il la tentait à accepter sans sourciller de devenir son fiélon si elle trichait juste un peu.... Mais il lui fallait se contrôler un peu. Ce n'était plus drôle si c'était trop facile. Même si la patience n'était franchement pas son exercice favori, elle savait s'y plier.

Elle se mit à pouffer légèrement à la remarque de Zakaerii vis-à-vis d'Elorias, secouant un peu la tête avant de le corriger.


Si je me mettais subitement à vous sauter dessus, croyez-moi, Elorias s'enfuirait à toutes jambes avant de ne voir plus qu'il ne pourrait en supporter. Il y a très fort à parier qu'il vienne me tirer les oreilles par la suite, mais.... Quelque chose me dit que le jeu en vaudrait la chandelle. J'ai connu bien d'autres sermons de sa part après tout.

Lylim avait une attirance aussi naturelle que maladive pour faire des bêtises en absolument tout genre. Ce pauvre Elorias devait plusieurs de ses cheveux blancs aux facéties de sa succube, et l'inquiétude mêlée à l'exaspération l'avaient souvent pousser à réprimander sa fiélonne.... Bien en vain les trois quart du temps. Zakaerii s'était contenté de sourire alors que Lylim lui renvoyer la balle pour ce qui était de faire le premier pas. Un silence qui respirait la sagesse, car c'était peut-être la seule réponse valable à ce genre de situation. Le fait qu'il lui résiste n'était pas pour déplaire à la succube bien au contraire. Elle était bien placée pour savoir qu'il était parfois bien plus agréable de prendre son temps. Les choses se feraient d'elles-mêmes, elle en était persuadée. Il suffisait de voir à quel rythme il se dévergondait en sa présence. Même si jusqu'ici, cela restait toujours dans l'ordre du gentillet. Les hommes ne pouvaient pas grand chose face à un instinct qui leur était naturel, et surtout qui pouvait avoir une telle force de résonance en eux. Si en plus on exacerbait cet instinct avec des atouts particulièrement appétissants, un personnalité plaisante, et pour finir une invitation chaleureuse.... Ces pauvres mâles avaient-ils seulement la moindre chance ?

S'il n'y avait pas eu Shotra, Lylim aurait pu affirmer qu'ils n'en avaient aucune, mais ce fiélon là faisait vraiment tâche dans ses expériences. Elle allait devoir s'occuper de son cas plus tard. Il était peut-être beaucoup trop préoccupé par Griffe-Lune pour l'instant, mais une fois celle-ci remise, et son fiélon un peu plus détendu, elle comptait bien le travailler au corps jusqu'à ce qu'il cède ! Enfin s'il était sexué.... Mais trêve de complot futur, il fallait se rattacher à celui présent. Zakaerii vint confirmer que sa "rétribution" ici était de passer du temps en la compagnie de Lylim, qui visiblement s'enorgueillissait de la situation, répondant ravie.


Ho, je suis très flattée de savoir que ma présence a un petit goût de récompense !

Elle avait affichée une petite moue alors qu'il lui confirmait qu'il ne la laisserait pas sortir, même si elle était discrète. En réalité cela l'arrangeait plutôt, mais il fallait bien tenir son rôle. Cela dit, sa moue fut rapidement chassée alors qu'elle occupait à présent ses bras, découvrant un nouvel endroit aussi agréable que confortable. Elle affichait un sourire satisfait, ne se gênant pas pour se blottir avec plaisir contre lui.

J'avoue que c'est très agréable, dommage qu'il faille être malade pour pouvoir en disposer, je suis sûr que ce moyen de transport ferait fureur.

Les plaisantes provocations étaient de retour, et Zakaerii affichait clairement sa volonté de ne pas s'en laisser conter. Affirmant être en mesure de soutenir sa cadence pour peu qu'il donne tout ce qu'il avait, la jolie rousse lui offrit son sourire carnassier.

Vous êtes conscient qu'à me dire cela je vais vouloir le tester et vous éprouver ? Chose qui me convient parfaitement, mais peut-être pas vous....


Elle était plus que prête à se lancer dans ce jeu là, jusqu'à ce qu'il vienne la menacer gentiment de l'attacher à son hamac. Elle resta figée n'en croyant pas ses oreilles sur la perche qu'il venait de lui tendre, et elle se mit à rire, trop heureuse de pouvoir lui rétorquer.

M'attacher à ma couche ? Déjà ? Je ne vous pensez pas aussi rapide, vous me surprenez. Mais je ne vais pas m'en plaindre, ce début de programme est très intéressant, surtout si vous avez la suite logique qui va avec.... Si vous voulez je peux vous fournir en lien et autres matériels. Vous n'avez qu'à demander....

En bonne succube qui se respecte, Lylim connaissait et maîtrisait toutes les pratiques.... Comme elle devait se tenir prête en toutes circonstances, elle était capable d'être approvisionné où qu'elle soit. Elle doutait très fortement que Zakaerii la suive dans le programme osé qu'elle lui attribuait, mais rien que pour le plaisir de le mettre en boîte, cela valait le coup. Si certains s'amusaient comme des petites pestes, d'autres se disputaient. Au grand regret de Lylim, elle dut quitter les bras de son gros matou pour se retrouver dans son hamac qui lui paraissait à présent bien fade. Le suli lui intima l'ordre de ne pas bouger de son hamac sous peine de se voir obliger de boire d'autres mixtures de force. Cela était dit gentiment, et même avec malice, mais Lylim ne doutait pas un seul instant qu'il était parfaitement sérieux sur cette menace. A ses yeux, il était impensable qu'il ne vienne pas la taquiner avec une tasse fumante s'il en avait l'occasion. Elle lui tira avec malice la langue, avant d'afficher une moue exagérément boudeuse, à laquelle elle ajouta.

Monstre va !

Elle n'avait aucune crédibilité, mais elle le savait. L'idée était surtout de faire rire son compagnon avec ses pitreries. Malgré cela, elle était bien embêtée. Zakaerii n'avait pas complètement lâché la porte, il était encore trop près pour qu'elle puisse filer de son lit en catimini pour l'observer. Elle dut se contenter de se pencher sur son hamac pour l'écouter. Elle n'entendit pas tout... Elle comprit que visiblement Zakaerii était entrain de leur faire la morale, ce qui la fit rire.... Mais cela ne faisait pas rire tout le monde ! En effet les matelots se retrouvèrent complètement penauds vis-à-vis de Zakaerii qui leur mettait leurs travers sous le nez. Pire, il mêla Cassiopée à l'affaire, en faisant déglutir plus d'un à l'idée de son courroux si elle les voyait ainsi. Elle allait leur faire récurer le spardeck avec la langue ! En plus ils avaient été suffisamment bruyant pour déranger Lylim.... Bref c'était des gaillards honteux qui confièrent le panier à Zakaerii, et qui filèrent sans demander leur reste, avant que Cassiopée ne les surprenne.

Tandis que Zakaerii redescendait vers Lylim, il trouva cette dernière toujours dans son hamac, c'était un fait.... Mais penchée au maximum qu'elle le pouvait en sa direction, ses mains tenant le bord du hamac. Voyant son matou revenir, elle l'interrogea, curieuse comme à son habitude.

Alors ? Alo-OUPS- !


Le BLAM qui suivit marqua la chute de la succube, dont le hamac avait fini par vriller sur lui même. La pauvresse s'était retrouvée par terre, sur le dos, empêtrée dans les couvertures qui lui étaient retombées dessus. Des grognements de contestations étouffés s'échappaient de la pile de couvertures alors qu'elle s'affairait à se sortir de là. La chute n'était pas prévue. Sa tête finit par émerger des couvertures, sa chevelure ébouriffée, quelques mèches dissidentes retombants sur son visages.

Parfois les vrais lits ont leur charme.... Même si vos bras ne sont pas mal non plus.

Une fois débarrassée de ses couvertures, et de nouveau perchée dans son hamac, elle observa les fruits séchées, visiblement agréablement surprise et touchée.

Ho ! C'est donc pour moi ? Comme c'est gentil de leur part.... Vous ne trouvez pas qu'ils sont mignons ? C'est la première fois qu'on me fait un cadeau parce que je suis malade.


Lylim avait déjà reçu quelques présents d'amants particulièrement satisfaits de leurs échanges. Mais cela avait toujours été un remerciement, une sorte de récompense. Alors recevoir un petit quelque chose comme consolation ou encouragement, c'était chose nouvelle et un peu émouvante pour elle. Elle picora quelques fruits avant d'y inviter Zakaerii.


Servez-vous surtout ! Ils en ont mis quand même beaucoup.... je n'arriverai jamais à manger tout ça.... D'ailleurs tout ce sucre va nous donner soif. Je vais aller chercher cette fameuse bouteille d'hydromel, elle nous aidera à faire passer ça. Le soir est tombé, je ne devrais pas avoir de mal à me faufiler.

Elle quitta son hamac dans ce qui serait certainement une dernière tentative d'esquive, qui était surtout un prétexte supplémentaire pour se faire attraper. Elle ne doutait pas que Zakaerii irait lui même chercher la bouteille. Et finir cette soirée autour de fruits et d'hydromel en compagnie de l'Once lui semblait être un parfait final.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 14:15


Prendre le pari ne faisait pas peur à Zakaerii, même s’il était probable que, contrairement à ceux qu’il avait implicitement passé quelques jours plus tôt, il ne perde celui-ci. Mais cela importait peu en réalité. Au moins, il avait le mérite de distraire la jeune femme de sa condition et s’il devait le remporter, et bien cela signifierait qu’elle s’était remise de son coup de froid, ce qui était également pour le mieux. Après tout, ils n’étaient pas en croisière et, une fois à destination, ils auraient encore surement un long chemin à parcourir, et, pour cela, ils allaient avoir besoin de toutes leurs forces. Aussi, s’ils pouvaient éviter que l’un d’eux ne tombe malade, cela éviterait quelques petits problèmes qu’il était toujours bon de pouvoir éviter. Ceci étant dit, l’intitulé de son pari étant clair, il comptait bien profiter pour demander à Elorias d’augmenter la cadence des remèdes. Non pas pour aider à la guérison de Lylim, mais simplement pour l’embêter un peu. Après tout, qui aime bien, châtie bien, non ? « Nous verrons donc si ma chance vous guérira. Mais vous ne couperez pas à votre repos et vos remèdes. Autant mettre toutes les chances de votre côté, et du mien. » Il esquissa un léger sourire amusé entérinant l’acceptation de leur pari. Mieux ne valait pas se tracasser davantage sur les éventuelles conséquences, car, s’il devait devenir son Fiélon, ils auraient largement le temps de s’en occuper le moment venu. Et même s’il se demandait encore quelle pourrait être ses réelles missions en tant que tel, Zakaerii ne se faisait pas trop de soucis à ce sujet, peut-être à tort, et sans doute se serait-il davantage inquiété s’il connaissait davantage la Succube. Néanmoins, son sort n’était plus véritablement entre ses mains désormais, et plus du tout en réalité, mais il ne savait pas encore que le jeu était entièrement truqué…

Le Suli fut surpris d’apprendre que le Conjurateur n’avait guère l’envie d’assister aux petits jeux de sa Fiélonne. Il était vrai qu’Elorias faisait toujours grand cas des activités… divertissantes de la jeune femme, et, loin d’y apporter une quelconque attention, il préférait rester dans l’ignorance la plus totale. Cette attitude était relativement surprenante. Autant le Félidaê aurait compris une indifférence la plus totale, mais là, le vieil homme semblait plutôt être gêné. Quelle pouvait être les raisons derrière un tel comportement ? « Elorias est-il à ce point si prude ? Ou peut-être vous apprécie-t-il beaucoup trop pour vous voir ou vous imaginer intimement avec une autre personne ? » Après tout, c’était une raison valable et, d’une certaine façon, Zakaerii pouvait comprendre que le vieil homme préfère s’épargner des visions charnelles mettant à mal ses sentiments pour la Succube. Néanmoins, à les voir, on pouvait davantage penser à une relation paternelle qu’une relation… amoureuse. Toutefois, l’Once ne les connaissait pas depuis assez longtemps pour réellement pouvoir juger. Au moins, Lylim lui fournirait peut-être la réponse, ou, tout comme l’avant-veille, se contenterait de préciser qu’elle ne pouvait malheureusement rien dire au sujet d’Elorias. Si sa curiosité devait rester insatisfaite, le Suli ferait contre mauvaise fortune bon cœur, mais il était vrai que cela ne l’empêchait pas de songer au fait que le Conjurateur avait probablement mal choisi sa Fiélonne, mais pouvait-il seulement les choisir ? « Il me vient une question d’ailleurs. Les Conjurateurs choisissent-ils les Fiélons qu’ils invoquent ou doivent-ils faire avec ceux qui répondent ? » La question lui semblait légitime, d’autant qu’il ne savait vraiment pas comment s’y prenait un Conjurateur pour invoquer un Fiélon. Peut-être le rituel impliquait un nom spécifique, ou peut-être pas. Mais au moins la Succube pourrait satisfaire cette curiosité-là, assurément.

Alors qu’il tenait la petite fuyarde dans ses bras, celle-ci ne manqua pas de profiter de la situation, allant même jusqu’à lui faire remarquer que c’était un mode de transport très agréable qui pourrait faire fureur. « Si vous êtes sage, vous pourriez peut-être pouvoir en profiter à l’occasion. Mais, je crains que ce ne soit peut-être un peu trop difficile pour vous. » Il lui fit un petit clin d’œil et s’occupa de commencer à la ramener vers son hamac, avant de la menacer gentiment de l’attacher à sa couche, paroles dont il ne réalisa que trop tard le potentiel pour la Succube, qui dut probablement le bénir pour avoir eu de tels mots à son égard. Elle ne manqua pas de le lui faire remarquer, suggérant que s’il souhaitait réaliser ses fantasmes, elle pouvait obtenir tut ce qu’il pouvait vouloir. Gêné par la tournure de la conversation, comprenant rapidement quelle était la fameuse suite du programme dont elle faisait mention, Zakaerii ne se démonta pourtant pas, et se contenta de répondre de manière presque trop innocente. « Il serait presque idiot de vous attacher pour ce genre de programme, quelque chose me dit que vous êtes bien plus inoubliable en pleine possession de vos moyens. » Peut-être aurait-il dû se contenter de ne rien dire, comme un peu plus tôt, plutôt que de lui tendre une nouvelle perche au risque de se faire battre avec. Malheureusement, c’était devenu presque plus fort que lui désormais et, en toute honnêteté, s’il devait continuer à côtoyer Lylim, peut-être valait-il mieux qu’il commence à faire ses armes rapidement, afin de pouvoir, un jour, pouvoir commencer à faire jeu égal avec elle. Le tout sans avoir à rougir des sous-entendus qu’ils pouvaient employer, l’un et l’autre. « Mais, à l’occasion, procurez-vous des liens capables de retenir un gros félin, vous pourriez en avoir besoin. » Et sur ces derniers mots lâchés dans un sourire innocent, il replaça la couverture sur elle, la recouvrant entièrement, pour l’embêter.

Il eut un large sourire quand elle le traita de monstre, conscient qu’elle le faisait purement pour l’embêter et qu’elle ne le pensait pas vraiment. Ceci étant dit, sa façon de lui tirer la langue était simplement exquise. Pendant un instant, il eut l’impression d’être face à une petite fille et non pas face à la femme qui faisait tomber tous les hommes entre ses draps. Abandonnant la fillette le temps de s’occuper des matelots, il parvint à désamorcer la situation, se voyant offrit le panier de fruits séchés avant qu’ils ne s’en aillent, penauds. Il rentra donc à nouveau dans la pièce, et, fermant la porte derrière lui, il eut à peine le temps d’apercevoir Lylim, penchée dans son hamac, probablement au plus près de la porte pour entendre un peu de la discussion, et probablement un peu trop près, car à peine bougea-t-elle un peu qu’elle se retrouva par terre, empêtrée dans ses couvertures. Zakaerii secoua la tête d’amusement et déposa le panier sur le petit meuble où Elorias avait déposé la tasse de remède un peu plus tôt avant de s’agenouiller aux côtés du tas de couvertures qui remuait et jurait. Une tête finit par émerger finalement et le Suli aida la jeune femme à regagner son hamac tandis qu’elle confia qu’elle préférait les lits plus conventionnels. « J’avais imaginé que vous auriez maitrisé le caractère instable des hamacs depuis le temps. Ces matelots ne vous ont-ils donc rien appris ? » Il se doutait bien qu’elle ne s’était probablement pas abandonné dans les bras des matelots à bord en restant dans un hamac, qui n’était certainement pas le meilleur endroit pour faire ce… genre de choses. Néanmoins, c’était suffisamment drôle pour le mentionner ainsi. Il ramassa les couvertures et garda son sourire jusqu’à ce qu’il ait terminé de les replacer sur la convalescente qui découvrait les fruits séchés qu’on venait de lui offrir. « J’imagine que leurs intentions étaient pures… Mais rien ne les obligeaient à le faire, c’est une galante attention de leur part. J’espère que vous ne me tenez pas rigueur d’être arrivé ici les mains vides. » Il eut un petit sourire et pris un des fruits séchés lorsqu’elle lui invita à le faire. Ils étaient plutôt bons, mais il n’en prit pas d’autres. Après tout, ils n’étaient pas pour lui. Et alors qu’elle s’extirpait à nouveau du hamac, sous prétexte d’aller chercher la bouteille d’hydromel promise, le Suli soupira pour lui-même et se releva, l’attrapant à nouveau par la taille. « Bien essayé, mais j’irai la chercher moi-même. Vous, vous restez ici. » Et tandis qu’il la portait de nouveau jusqu’à son hamac et l’y déposa, il se fendit d’un petit commentaire amusé. « Si vous êtes sage, vous aurez peut-être une surprise. Est-ce que cela vous motiverait à rester patiente jusqu’à mon retour ? » Après avoir eu sa réponse, il quitta la chambre, non sans passer une dernière fois la tête par l’ouverture de la porte. « Et attention. Si j’apprends que vous avez fait une bêtise, double ration de remède ! » Sur un sourire, il ferma la porte derrière lui et se dirigea vers sa propre cabine où il avait déposé le panier de la veille et le reste des provisions que lui avait confié le cuisinier. Il récupéra la deuxième bouteille non entamée et fit un détour par les cuisines pour obtenir un petit délice sucré que le Suli avait demandé par curiosité, comme petite collation. Ce n’était rien de fantastique, mais ces quelques biscuits auraient peut-être l’attention de la Succube. Il revint une vingtaine de minutes plus tard, et poussant la porte de la chambre de Lylim, il demanda aussitôt. « Alors ? Ma malade a-t-elle été sage ou dois-je demander à Elorias d’apporter davantage de remède ? »
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 16:34

La succube ne semblait pas vraiment enjouée par la volonté du félin de lui mettre toutes ses chances de son côté. Visiblement, les remèdes ne l'enchantaient définitivement pas. Elle commenta les propos de son compagnon.

Je vous trouve un peu trop gagnant sur ce coup là dites-donc, surtout sur vos projets de remède.


Elle savait qu'il pouvait en profiter pour lui donner des rations supplémentaires, mais si elle pouvait se l'éviter, elle ne refuserait pas. Le félin vint l'interroger sur la manière dont Elorias était et aussi comment il la considérait. Lylim afficha un sourire presque attendrit et lui répondit amusé.

Hi hi hi il est quand même très prude en effet. C'est un peu un vieux garçon je pense. Par ailleurs, selon lui il a du respect pour moi. Cela je n'en doute pas un seul instant. Mais je ne me sentirais pas offusquée s'il venait à me contempler dans mes loisirs. malgré cela pour lui, s'il venait à me regarder, il serait irrespectueux envers moi. Je crois qu'il est un peu vieux jeu. Mais ce sont les petits travers qui font le charme des gens. Même si cela me fait bizarre je dois l'avouer. Vous vous rendez compte qu'il refuse de me voir nue ou même de me laisser lui faire quelques gâteries ? Même quand c'est moi qui lui propose, c'est vous dire qu'il est prude hé hé ! J'ai longtemps joué à le faire rougir par quelques allusions, des tenues ou des postures. Cela me faisait bien rire mais hélas avec le temps il a fini par s'y habituer. Dommage c'était irrésistible.

Zakaerii avait eu un aperçu d'un sacré calvaire qu'avait dû endurer ce brave Elorias. Résisté chaque jour au chant d'une aussi délicieuse sirène prouvait que cet homme avait une force de caractère insoupçonnée. La question de Zakaerii lui en inspira une seconde sur la méthode de fonctionnement des invocations de fiélons. Lylim prit le temps de réfléchir avant de lui répondre.

C'est plus ou moins aléatoire. Le conjurateur qui invoque un fiélon souhaite un service. Les fiélons susceptibles de pouvoir le satisfaire sont alors ciblés. Pour simplifier, les candidats ressentent l'invocation, mais ils le connaissent que le gros de la mission. Si cela les intéresse, c'est le plus rapide à répondre à l'appel qui apparaît le premier. Si personne n'est intéressé, un fiélon est choisi au hasard parmi ceux trop faible pour résister à l'influence du conjurateur. Une fois sur place, le conjurateur peut tout à fait refuser le fiélon apparaissant, mais cela ne se produit quasiment jamais. Car généralement celui qui apparait est soit ce qui se fait de mieux pour lui, soit le seul qu'il peut avoir. Surtout qu'il doit relancer une invocation derrière s'il veut retenter sa chance.  

Zakaerii renseigné, il informa à son tour Lylim sur la possibilité fragile pour elle de pouvoir bénéficier du transport de ses bras. Soulignant toutefois les efforts nécessaires pour accéder à cette récompense, la demoiselle afficha une petite moue avant de rétorquer.

C'est sûr que si vous mettez la barre trop haut aussi.... C'est couru d'avance.

Lylim avait au moins le mérite d'être très lucide sur son cas. Elle ne pouvait pas non plus agir indéfiniment contre sa nature. Et rester sage était trop ennuyeux pour lui être supportable ! Elle était d'ailleurs réputée pour son absence de sagesse sur certains domaines, l'Once venant souligné qu'il aurait été stupide de l'attacher dans ces derniers, alors que libre de ces mouvements elle était certainement plus efficace. Elle acquiesça ses propos en expliquant.

Je suis d'accord avec vous, mais certains apprécient ce genre de petits jeux. Il semblerait que je sois malgré tout exquise, même entravée. Vous voulez essayer ?

Comment aurait-elle pu ne pas saisir la perche colossale qu'il lui avait tendue si gentiment ? Et non content de la provoquer, il en remettait une louche, pour le plus grand plaisir de Lylim, qui prit son invitation très au sérieux. Pouffant un peu alors qu'il la recouvrait entièrement, elle se sortit bien vite de là pour mieux rebondir sur ses dires.

Ho vraiment ? Mais dans quelles circonstances je pourrais être amenée à vouloir vous attacher dites-moi ? Alors que je pourrais au contraire attiser la bête qui sommeil en vous pour mieux la voir, et surtout la sentir, se déchainer....

Elle affichait de nouveau ce sourire carnassier qui donnait la profonde impression que l'on jouait avec un brasier ardent... Mais en grande professionnelle, elle ne manqua pas de préciser.

Quoiqu'il en soit, soyez rassuré j'ai absolument tout ce qu'il faut. Des simples foulards et tissus, aux bracelets de fer trempé et chaînes de mailles lourdes, en passant par les incontournables liens de cuir. Souple mais épais. Même des cordages, mais ça n'est pas ce que je préfère.

Experte et intarissable sur le sujet, elle en vint néanmoins à devoir se justifier sur sa maîtrise, pas tout à fait au point, des hamacs.


Figurez-vous qu'il est plus facile d'y trouver son équilibre à deux et en mouvement, que seule et immobile dans une position donnée. Même si pour être honnête, ce n'est pas l'endroit que j'ai le plus fréquenté avec ces bons hommes.

Les bons hommes en questions avaient décidé de gâter leur idole, via quelques douces intensions fruitées. Touchée par ce geste, Zakaerii lui souligna que cela était une galanterie désintéressée de leur part, ce qui conforta la jolie rousse dans son plaisir. Elle pouffa légèrement aux excuses de l'Once.

Allons, ne soyez pas bête ! Je n'attends pas de vous que vous me couvriez de cadeaux. Et puis votre présence à mes côtés est tout aussi valeureuse, vous ne trouvez pas ? En un sens vous m'avez déjà fait cadeau de vous, hi hi hi ! C'est un bon début !

Elle avait essayé une petite tentative de fuite pour le sport, mais Zakerii ne lui avait pas laissé ce luxe. Il la porta de nouveau dans son hamac, pour le plus grand plaisir de Lylim, lui indiquant qu'il allait lui chercher ce qu'il fallait. Il la motiva par la promesse d'une surprise si elle restait sage, mais plusieurs précautions valant mieux qu'une, il lui rappela également les punitions encourues si elle déraisonnait. Elle en profita pour surjouer les offusquées, appréciant de pouvoir faire rire son gros matous par ses bêtises.

Vous devriez avoir honte d'abuser ainsi de ma faiblesse pour me contraindre, bourreau que vous êtes ! Vous avez raison, vous tenez plus du fiélon que du chevalier servant.

Elle en faisait des tonnes, usant d'une sacré mauvaise foi qui la faisait légèrement rire elle même. Dire de Zakaerii qu'il était un fiélon bourreau alors qu'il la choyait avec soin, il fallait oser. Néanmoins, la chipie était maline. Elle avait bien sagement attendu le retour de son suli préféré, c'était un fait. Il l'avait trouvé dans son hamac, bien gentiment, riant tout en lui rétorquant.

Laissez donc les remèdes d'Elorias où ils sont, tyran à fourrure !

La surprise des biscuits fut suffisante pour lui faire grandement plaisir, car bien évidemment, la jeune femme était gourmande.... Peu être un peu trop. Car si elle s'était tenue sage jusqu'au retour de Zakaerii, pour la suite, elle avait décidé de se "venger" en ne cessant pas de s'extirper de son hamac à la moindre occasion.... Ce qui devait arriver arriva et elle se retrouva à devoir vider trois infusions de plus que prévu. Elle ne pouvait pas se débattre sérieusement au risque de se trahir.... Et se cacher sous la couverture n'était pas suffisant pour se préserver d'un Zakaerii déterminé. Outre cette lutte sur fond de soupe à la grimace, la soirée s'était bien passée, la succube ne regrettant pas la présence de l'Once. Le pauvre Elorias, lui, se demandait tout de même si Lylim allait guérir vu le nombre de tisane qu'il avait confectionné pour elle. Le lendemain ses inquiétudes s'évanouirent en même temps que Lylim arpentait le pont, visiblement en forme, et dans son accoutrement habituel. Elle avait décidé de faire le tour des marins pour les remercier chacun de leur délicate attention, avant de pouvoir le faire une seconde fois, mais plus en profondeur.... Elorias se dirigeait vers la cabine de Lylim d'un pas hâtif, lorsqu'il croisa Zakaerii qu'il interpella.

Ha, bonjour Zakaerii ! Encore merci d'avoir tenu compagnie à Lylim hier, c'était vraiment très aimable de votre part.... Elle semble être guérie aujourd'hui, et il n'y a pas à douter que vous y soyez pour beaucoup. Est-ce que je peux abusez de vous en vous demandant un service ? Je voulais aller la voir pour lui demander de ramener les tasses en cuisine mais j'ai peur d'être en retard pour un entretien avec la capitaine.... Pourriez-vous lui faire la commission s'il-vous-plaît ? Vous devriez la trouvez dans ses quartiers.... Je dois filer si je ne veux pas être en retard, merci encore !

Elorias s'empressa de rejoindre son lieu de rendez-vous laissant Zakaeri faire la commission. Lylim venait tout juste de sortir de sa cabine lorsqu'elle aperçut Zakaerii quelques pas plus loin. Tout sourire elle alla à son encontre sans tarder. Elle allait devoir trouver un moyen de le remercier pour les biscuits....

Bonjour vous ! Bien dormi ? A cause vous j'ai l'impression de sentir la menthe à des lieues à la ronde ! Hé hé ! Comme vous pouvez le constater, je vais mieux ! Quand je vous disais qu'il suffisait de mettre notre accord en jeu pour que le destin s'acharne à vous épargner, n'avais-je pas raison ?

Elle avait eu le culot de se vanter de sa duperie... Mais alors que le duo discutait, un cri retentit depuis la cabine de Lylim.

ARGH ! ÇA BRULE !

Surpris, les deux compères descendirent en hâte voir ce qu'il se passait. Ils y trouvèrent un marin, qui se pinçait le nez... Il avait le visage rougit, et des larmes s'échappait de ses yeux larmoyant. Lylim lui demanda ce qu'il lui était arrivé et l'homme bredouilla tout penaud.

Je... J'étais venu ramener les couvertures et puis... J'ai trouvé un flacon de parfum.... Je croyais que c'était du parfum de femme... J'ai voulu le sentir, mais, lorsque j'ai respiré, l'odeur m'a brûlé ! Ça me pique le nez, la gorge et les yeux ! Le parfum a du tourner Lylim, il faut le jeter ! Si ça se trouve c'est ça l'origine du rhume ! Arg, cette cochonnerie me brûle je vais me rincer la gorge et les yeux !


L'homme parti prestement à la recherche de quelque chose pour le soulager, et quitta les lieux rapidement. A ses pieds, le flacon du prétendu parfum était tombé et s'était renversé. Pour sûr il ne pourrait plus nuire à personne à présent. Mais pour Lylim, l'affaire était loin d'être finie. Elle aurait voulu dire au marin de ne plus dire un seul mot mais c'était impossible. Sans qu'il ne le sache, il avait dévoilé toute sa supercherie à Zakaerii, qui n'avait surement pas manqué de faire le rapprochement. Retenant son souffle, la succube se rapprocha sans le moindre bruit de la sortie, voulant imiter Shotra dans son rôle d'ombre, et surtout s'esquiver au plus vite et au plus loin du félin, dont le courroux n'allait pas tarder à éclater. Surtout qu'ils étaient seuls dans cette cabine, et que s'il devait y avoir un meurtre, il n'y aurait pas de témoin ! Si elle avait passé une agréable journée à ses côtés, passer un sale quart d'heure ne lui disait rien. Mais bizarrement, au fond d'elle-même elle doutait pouvoir s'en tirer aussi facilement....


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 18:49

« Allons Lylim, on aurait presque l’impression que vous préféreriez reste malade alors même que vous n’arrêtiez pas de vous en plaindre quelques minutes plus tôt. » Bien entendu, il était quasiment convaincu que, maintenant que le pari était fait, c’était pour ainsi dire le cas. La jeune femme avait éprouvé beaucoup d’impatience à l’idée que le Suli puisse devenir son Fiélon personnel, aussi, l’idée de se voir offrir une nouvelle chance devait probablement l’enchanter. Mais cela restait logique, chacun voulait remporter la manche, c’était le principe du jeu, et il ne lui en voulait pas de rechigner à l’aider à gagner sa liberté. Quand la Succube évoqua sa relation avec Elorias, ses propos laissèrent Zakaerii pensif. Il fut étonnamment surpris de voir à quel point le vieil homme avait su maitriser ses pulsions face à la créature qu’il avait invoqué et qui, à ne pas en douter, avait probablement multiplié les avances à son encontre. Peut-être devrait-il lui demander quelques conseils pour ne pas succomber à la belle ? Dans tous les cas, peut-être pourraient-ils échanger quelques mots, juste pour faire un peu connaissance à l’occasion, car si le Suli finissait par devenir le Fiélon de Lylim, il y avait fort à parier que tous les trois se retrouvent à faire un bout de chemin ensemble. D’ailleurs, il était curieux de savoir comment le vieil homme réagirait en apprenant ce qui se tramait entre les deux énergumènes présents dans cette cabine. Lui qui les imaginait comme des amants était probablement bien loin de se douter ce qui se passait réellement. Dans tous les cas, le comportement d’Elorias lui rappelait quelque peu le sien, et il comprenait davantage pourquoi ce dernier essayait d’éviter, par tous les moyens, d’avoir trop à faire avec les occupations charnelles de sa Fiélonne. Après tout, Zakaerii avait aussi fait le nécessaire pour limiter au maximum le temps passé aux côtés d’une Lylim détrempée.

L’Once fut également content que sa curiosité au sujet de l’invocation des Fiélons soit satisfaite. Visiblement le procédé était relativement logique et plutôt bien conçu, comme assez souvent lorsqu’il était question de magie. Il restait la question de savoir quelle avait bien pu être la requête d’Elorias pour que Lylim y réponde, à moins que, bien entendu, elle avait été invoquée par dépit, mais quelque chose au fond de lui en doutait. Malheureusement, Zakaerii était convaincu qu’elle ne pourrait pas répondre à cette question, cependant… « Et avez-vous répondu aux besoins d’Elorias ou avez-vous été choisie au hasard ? » Non, il ne sous-entendait absolument pas, d’aucune façon que ce fut, qu’elle ait pu être faible à un moment donné, mais c’était simplement là de la curiosité, celle, presque insatiable, que l’on attribuait souvent aux félins. Le Suli aurait d’ailleurs probablement demandé bien plus, mais la courtoisie et le fait que Lylim lui avait déjà confié qu’elle ne pouvait rien révéler concernant le contrat avec Elorias, l’empêchait de pousser davantage ses questions. Peut-être que plus tard, à l’occasion d’une nuit passée autour du feu, il pourrait peut-être demander directement à l’intéressé ce qui avait pu le pousser à invoquer une créature et à passer un contrat avec elle. D’ici là, il prendrait son mal en patience, se contentant de s’amuser des réactions de la jeune femme, qui, visiblement n’imaginait pas qu’elle puisse rester sage, même avec une récompense à la clef. « Vous vous sous-estimez, Lylim, mais peut-être abaisserais-je mes critères, au moins au début, pour vous encourager. » Autant il était évident que la Succube allait finir par déteindre sur le Félidaë, autant, il semblait bien moins clair que l’inverse soit seulement possible. Enfin, après tout, on ne savait jamais, n’est-ce pas ? Mais il sut que c’était probablement une peine perdue lorsqu’elle ne manqua pas de rebondir sur chacune des allusions aux liens et au hamac.

« Vous pourriez vouloir m’enchainer pour m’empêcher de vous empêcher de vous enfuir ? » C’était une façon de détourner la conversation sur un sujet moins tendancieux dans lequel Zakaerii n’aurait pas besoin de brider son imagination pour ne pas se laisser ensevelir sous les images sensuelles que Lylim essayait inlassablement de lui infliger. Un jour peut-être finirait-elle par le forcer à céder aux pulsions qu’elle réveillait chez lui, mais il se demanda si, ce jour-là, elle serait agréablement surprise ou non, de le voir franchir finalement le pas. A moins qu’elle ne se fasse plus entreprenante et décide de le faire pour lui. Car la patience n’était pas tellement son fort et l’idée d’un homme qui lui résiste n’était pas pour flatter son égo. « Je suis sur la bonne voie alors, n’est-ce pas ? » Il aimait la voir s’offusquer à chaque fois qu’il lui demandait d’être sage, telle une petite fille avide de bêtises qui refusait qu’on la rappelle à l’ordre sous peine de la priver de dessert ou, dans le cas présent, à manger des choses qu’elle n’aimait pas. Elle ne sembla pour autant pas avoir trop de mal à rester tranquille le temps qu’il ramène la bouteille d’hydromel et les biscuits-surprises. Sa remarque le fit d’ailleurs rire franchement. « Et vous, Lylim, veillée, abreuvée et nourrie, vous êtes ma victime. Quel tyrannique tyran fais-je ! » Il lui tendit les biscuits, les lèvres étendues dans un sourire. « Voilà pour vous féliciter d’être restée sage. Vous voyez que cela peut avoir ses bons côtés ? » Ils passèrent alors le reste de la journée et le début de la soirée comme l’avant-veille. Quelques tentatives de fuite furent à déplorer, mais Zakaerii ne manqua pas de ramener inlassablement la petite fugueuse dans sa couche, non sans rajouter, à chaque fois, un remède d’Elorias. Il ne fut pas aisé de les lui faire boire, mais elle s’exécuta, même de mauvaise foi. Après tout, c’était là les règles du jeu. Il la quitta vers le milieu de la nuit, après s’être assuré qu’elle se fut endormie paisiblement, et il regagna sa propre couche pour s’offrir quelques heures de sommeil, pour le coup fort méritée.

Le lendemain matin, débout aux aurores, le Suli s’attacha à s’entrainer. Sur le gaillard avant, il passa plusieurs heures à enchainer des mouvements, inlassablement, sans s’arrêter. Quelques matelots l’observaient toujours, se demandant quel ennemi invisible leur compagnon de voyage imaginait durant ses séances. Une fois qu’il eut terminé, il s’offrit le luxe d’un peu de méditation avant de regagner la cale où il croisa Elorias. Ce dernier le remercia pour avoir pris soin de Lylim et lui demanda un service que le Félidaë accepta volontiers, laissant le vieil homme rejoindre la Capitaine. Et alors qu’il se dirigeait vers la cabine de Lylim, il croisa cette dernière à quelques pas à peine de sa destination, visiblement en pleine forme. A croire que le destin s’acharnait effectivement à le libérer des griffes de la Succube. « Bonjour Lylim, je suis heureux de voir que vous allez mieux. » Il n’était pas convaincu du tout que le Destin y était pour quelque chose, à moins, bien entendu que Revoran ne soit intervenu d’une quelconque façon pour éviter que son dévot ne se trouve être le chevalier-servant d’une créature d’un autre monde. Mais cela restait peu probable. Et alors qu’ils commençaient à discuter, un cri retentit, semblant provenir de la chambre de la jeune femme. Alors qu’ils se dirigèrent rapidement vers le lieu, ils découvrirent un matelot, dans la chambre, le visage rouge, des larmes coulant de ses yeux, en train de se pincer le nez. Etait-il malade lui aussi ? Ce dernier expliqua qu’il avait trouvé un flacon de parfum et avait essayé de le sentir. Un coup d’œil au sol suffit au Félidaë pour trouver l’objet du délit et, effectivement, son odorat détecta une forte odeur de … piment ? Un second regard au matelot suffit à prendre conscience de ce que cela pouvait signifier. Et alors qu’il tournait la tête vers Lylim, pour quelques précisions, il découvrit celle-ci entrain de se glisser subrepticement vers la sortie, ce qui, pour le Suli, fut immédiatement perçu comme un aveu. Croisant son regard, où ne brillait plus vraiment ni malice, ni amusement, il poussa la porte d’une patte, coupant toute retraite à la jeune femme. « Lylim… Pourquoi ais-je l’impression que vous vous êtes joué de moi ? » Sa voix était posée, calme, mais dans cette tranquillité apparemment n’augurait rien de bon. « Vous n’avez jamais vraiment attrapé froid, n’est-ce pas ? » Il n’y avait pas un mot plus haut que l’autre, et le Félidaë semblait simplement poser des questions le plus naturellement du monde, mais, pourtant, cette fois-ci, il semblait évident qu’il attendait la vérité, et ne semblait même pas prêt à plaisanter un minimum. « Je peux au moins savoir pourquoi vous vous êtes mis en tête d’élaborer un stratagème aussi élaboré ? Si vous vouliez passer un peu de temps en ma compagnie, vous saviez qu’il vous aurait suffi de demander, non ? »
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Dim 14 Mai 2017 - 19:55

Je sais justement ce que je veux, et je ne veux plus de ces tisanes !

La succube n'était pas du genre à se priver de vouloir le beurre, l'argent du beurre et la crémerie en prime. Si elle pouvait se délester des inconvénients, elle les esquiverait à coup sûr mais Zakaerii comptait bien l'en empêcher ici. Mais il y avait des inconvénients que la succube ne pouvait contourner. Et lorsque le félin l'interrogea sur la nature de son contrat avec Elorias, elle soupira dans une petite moue.

Mes lèvres sont scellées....

Elle se devait de garder le silence, peu importe qu'elle le veuille ou non. Néanmoins tout n'était pas sans appel pour elle, puisque le suli lui proposa de diminuer un peu le niveau pour elle au moins dans ses débuts vers la sagesse. Mais est-ce que cela serait suffisant....

C'est très noble de votre part, mais je reste tout de même sceptique sur mes capacités en la matière....

Surtout qu'ici, ses capacités se devaient d'être amoindries, d'ailleurs elle répliqua à son gros matou.

C'est un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas. Sauf que pour pouvoir vous attacher, il me faudrait pouvoir employer la force, hélas je crains qu'elle ne me fasse défaut ici....

Sa mauvaise foi elle, ne lui faisait pas défaut par contre, et lorsque Zakaerii lui souligna à quel point il était le tyran bienveillant de l'histoire, elle enfonça le clou.

Vous voyez, même vous vous reconnaissez votre vilenie !

On ne la changerait surement plus... Elle n'avait absolument pas rechigné à prendre les biscuits tendus par Zakaerii, savourant ces confiseries sucrées avec un plaisir non feint. D'ailleurs ses dernières feintes n'allaient pas vraiment lui porter bonheur.... Son plan révélé au grand jour, la pauvresse avait bien essayer de fuir le conflit, mais le félin n'était pas du tout disposé à la laisser s'en tirer à si bon compte. Il lui ferma toute sortie, et si d'habitude elle était enchantée de se retrouver enfermée dans une cabine avec un bel homme, ici l'ambiance était tout autre. Elle déglutit, se retrouvant acculée à cette porte fermée, face à un Zakaerii qui attendait à présent des explications. Deux choix s'offraient à elle. Mentir ou avouer. Elle ne se voyait pas mentir davantage à son gros matou. Et alors qu'il terminait sa première question, un large sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. Mais ce sourire là n'avait rien à voir avec tous ceux que le félin avait pu lui connaître auparavant. Il était crispé, ou plutôt légèrement angoissé, nerveux, et son expression était parfaitement identiques à celui d'un garnement juvénile prit en flagrant délit dans une quelconque bêtise peu reluisante. Elle bafouilla une réponse, ponctué de petits rires nerveux.

Hé bien, hem, peut-être parce queuuuh.... ce n'est peut-être pas tout à fait faux.... hé hé....

L'Once voulait que les choses soient clairement établies, et insista en lui demandant si elle avait réellement était malade. Cette fois-ci, ce fut elle qui détourna le regard. Elle se mit même à jouer avec ses index, de plus en plus mal à l'aise.

En fait... Hum... Pas vraiment non....

Il ne criait pas, il ne la regardait même pas sévèrement, pourtant elle ressentait une tension à la limite du soutenable. Son gros matou n'était pas content, et elle le savait. Elle commença à se mordiller la lèvre inférieure, se demandant à quelle sauce ce fauve aller la manger. Il lui demanda finalement le pourquoi. Une questions qui lui sembla difficile à répondre.

En toute honnêteté.... Il n'est pas toujours facile d'expliquer ce qu'il se passe dans mon esprit.... Comment dire.... Quand vous m'aviez dit l'autre soir que vous ne voudriez pas que j'attrape froid.... J'ai fini par me demander qu'est-ce qui se serait passé si ça avait été le cas. J'étais vraiment curieuse.... Bon soit, comme toujours, mais je voulais voir ça in situ. Comment vous vous comporteriez.... Votre attitude, vos démarches, vos propos.... Je voulais que ça soit vraiment réaliste, donc j'ai fait de mon mieux pour recréer la situation.... Cela a marché encore mieux que j'espérais à vrai dire. Et puis vous êtes venu et....

Son sourire retrouva un peu de contenance à mesure qu'elle se souvenait de la veille et de leur journée passée ensemble.

....Et j'ai trouvé ce moment tellement plaisant que j'ai eu envie que ça dure.... Malgré ces sacrées tisanes. Cela m'a fait bizarre de voir quelqu'un s'occuper de moi ainsi. A part Elorias bien sûr mais ça n'est pas pareil. Vous.... Vous n'avait aucune obligation, aucun intérêt particulier à vous occuper de moi, même si je ne doute pas de la bienveillance naturelle d'Elorias, ce sera toujours différent avec vous. Vous étiez là, attentif et aux petits soins.... Prêt à me ramener inlassablement à ce hamac, même si je n'en faisais qu'à ma tête. J'en espérais pas tant. J'étais bien.... Je n'avais pas l'impression que ça vous déplaisait non plus. J'ai eu envie de faire durer ce plaisir, mais ça aurait truqué notre pari en votre défaveur.

Elle laissa un petit temps en suspend, avant de finalement reprendre, en croisant timidement son regard.

Je ne pensais pas nuire à quelqu'un, je voulais juste savoir et... C'était à la fois amusant et agréable et..... et..... et j'ai l'impression que là tout de suite ça ne va pas être ni amusant, ni agréable pour moi.... vous êtes beaucoup fâché ? Je dois m'excuser ?

Elle avait appris le principe de présenter ses excuses auprès des ildiriens, mais elle n'avait pas encore complètement assimilé le timing pour les utiliser. Honnêtement elle ne savait pas vraiment ce qu'il comptait lui faire. Le pire, c'est qu'elle trouvait encore le moyen d'être curieuse de le savoir ! Sauf que pour l'instant, elle n'en menait vraiment pas large, et attendait simplement qu'il agisse. Qu'il lui hurle dessus, peut-être même qu'il se mette à la taper, même si étrangement cela lui semblait peu probable venant de lui, qu'il aille se plaindre à Elorias, bref qu'il manifeste son mécontentement d'une manière ou d'une autre.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 6:23


Zakaerii n’insista pas davantage lorsque Lylim lui indiqua qu’elle ne pouvait malheureusement pas lui en dire plus au sujet d’Elorias et du contrat qui les liait tous les deux. Il respectait parfaitement le silence auquel elle était imposée et il aurait été idiot de continuer à poser des questions auxquelles elle ne pouvait répondre, même si elle en avait peut-être envie. Puis, il aurait surement d’autres occasions d’en apprendre plus sur les liens entre les Fiélons et les Conjurateurs sans avoir besoin d’évoquer spécifiquement Elorias et le contrat qu’il partageait avec la jeune femme. Néanmoins, il préférait laisser ce sujet pour une autre fois, conscient que cette soirée à jouer les garde-malades devait s’articuler autour de sujets plus légers et sur lesquels il était possible de faire appel à l’esprit taquin de la Succube, ne serait-ce que pour lui faire oublier son état pendant quelques heures. Le Félidaë ne put s’empêcher de sourire quand Lylim lui fit remarquer qu’elle aurait besoin de force pour l’attacher lui, et qu’elle lui faisait cruellement défaut en cet instant. Peu convaincu par son air de faible femme, même s’il était d’accord qu’elle n’était pas dans son assiette, il la connaissait désormais un peu pour savoir qu’elle rivalisait probablement avec lui en termes de puissance et qu’un rhume ne changeait probablement entièrement la donne. « Peut-être que vous préféreriez que je m’attache moi-même ? Malheureusement, je crains de ne remettre cet exercice à une autre fois. Je suis convaincu que vous en profiteriez pour vous éclipser, en petite maligne que vous êtes. » Peut-être résisterait-elle à l’envie de s’enfuir si le Félidaë s’attachait de lui-même, le laissant vulnérable à ses envies possiblement variées, mais mieux ne valait pas tenter le diable pour le moment, et agir en tyran, même si cela déplaisait quelque peu à sa petite malade.

Mais, au lendemain d’une très bonne soirée, Zakaerii avait quelque peu déchanté rapidement. S’il devait en croire le matelot qui venait de sortir de la pièce pour trouver un moyen de se débarrasser du parfum qu’il avait essayé de sentir, il semblait relativement évident qu’on s’était joué de lui en beauté. La vague odeur de piment qui s’échappait de la mixture répandue sur le sol, expliquait énormément les yeux et joues rouges du pauvre matelot, qui lui rappelait beaucoup l’état de la Succube quelques heures plus tôt. Et si elle avait simulée un rhume, cela expliquait également qu’elle se sente beaucoup mieux après une seule nuit de sommeil. Certes, Zakaerii avait un peu abusé sur les remèdes d’Elorias, mais une telle guérison semblait particulièrement spectaculaire, même si elle était la bienvenue. Cependant, ses doutes, ses quelques connaissances du caractère de la jeune femme et son comportement suspect, l’encouragèrent à pousser dans la direction du petit stratagème. Et l’idée d’avoir été tourné en bourrique ne lui plaisait guère, principalement parce qu’il n’était jamais appréciable d’être pris pour un imbécile, surtout lorsque la personne vous jouant un tour était une personne que vous commenciez à apprécier. Cherchant des réponses auprès de la principale intéressée tout en l’empêchant de se dérober, Zakaerii essayait de faire la part des choses et, surtout, de comprendre ce qui avait bien pu motiver la Succube à agir ainsi. Soudainement, le pari qu’ils avaient fait lui revint en mémoire. Mais, si elle avait voulu le contraindre à devenir son Fiélon, il n’y avait pas de sens à stopper cette comédie aujourd’hui… A moins, peut-être qu’elle avait eu des remords ? On ne pouvait cependant pas dire que cela lui ressemblait. Plutôt que de se perdre en conjecture, il se concentra sur les réponses de la jeune femme, attendant patiemment ses justifications.

Elle semblait particulièrement nerveuse et le Félidaë comprit rapidement qu’il avait peut-être l’air un peu trop menaçant. Aussi, alors qu’elle commençait à lui parler, il retira sa patte de la porte, sans pour autant la quitter des yeux. Pour la première fois, Lylim semblait avoir perdu son assurance habituelle, et, si le sujet n’avait pas été aussi sérieux, Zakerii aurait peut-être pu s’en amuser. Elle lui confirma plus ou moins ne jamais avoir été malade et lui avoir joué un tour, ce qui n’arrangea pas vraiment à la situation, mais lorsqu’elle se fendit d’explications, le Suli dut admettre devoir s’avouer surpris. Elle semblait sincère dans ses propos – ce qui pouvait très bien être un autre stratagème, mais le Félidaë jugea qu’elle ne s’y risquerait probablement pas – et il dut reconnaître qu’aussi tordue toute cette histoire semblait être, il y avait un raisonnement et une logique difficile à contrer. Si la façon de faire n’était pas des plus orthodoxes, Zakaerii avait comme dans l’idée que ce n’était pas le premier coup d’essai de Lylim pour satisfaire sa curiosité et en apprendre davantage sur d’autres personnes. Et plus elle parlait, plus elle lui donnait cette impressiion d’être une petite fille prise en faute alors qu’elle n’avait pas conscience de faire quelque chose de mal. Oh, il ne doutait pas qu’elle devait avoir l’habitude de se sortir de mauvaises situations en paraissant aussi innocente que possible, mais, en bon optimiste qu’il était, il préféra penser qu’elle était sincère, par égard pour ces moments, justement, qu’ils avaient passés ensemble. Alors oui, le Félidaë restait déçu de voir qu’elle s’était ainsi jouée de lui pour satisfaire sa curiosité, mais il fallait avouer qu’il était difficile de réellement rester fâchée à son encontre, surtout lorsqu’elle croisa à nouveau son regard en lui demandant si ce qui allait suivre n’allait pas être amusant ni agréable.

Il réalisa d’ailleurs dans sa dernière question, que Lylim n’avait probablement pas la même conscience que lui sur certains sujets et que ce qui lui semblait anodin et loin d’être dangereux, n’était pas forcément méchant. Dans le fond, elle avait raison, elle n’avait rien fait de réellement répréhensible, mais, d’ordinaire, on ne jouait pas avec les gens pour satisfaire sa curiosité. Alors, tandis qu’il la regardait, il soupira doucement, plus pour lui-même que devant la situation. Il ne savait pas vraiment quoi faire. « Lylim… Quelque chose me dit, qu’avec vous, je n’ai pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres. » Il esquissa un très léger sourire. « Je ne vous en veux pas d’avoir essayé de satisfaire votre curiosité, mais je suis un peu déçu de voir que vous avez préféré vous jouer de moi pour cela. » Mine de rien, il devait admettre que son plan était plutôt bien monté, même si, bien entendu, il n’allait pas le lui avouer aussi facilement. « Vous n’avez causé de mal à personne et, au fond, nous avons, je pense passé tous les deux une très bonne journée, mais peu de personnes apprécies qu’on se joue d’elles. Je commence à comprendre un peu la façon dont vous fonctionnez et, je peux comprendre que c’est ainsi que vous essayez d’en apprendre davantage sur les gens. Mais comprenez également qu’en jouant ainsi avec eux, vous jouez également avec leurs sentiments, et même si cela n’est pas toujours dangereux, ce n’est jamais agréable. » Il s’était véritablement inquiété pour elle, peut-être en partie par culpabilité à cause de leur première soirée, mais aussi parce qu’il l’avait prise en affection, véritablement. « Il est vrai que c’est un peu votre nature, de jouer avec les passions des gens et leurs ressentis à votre égard, et j’accepte volontiers ce jeu de la tentation entre nous. Mais, si vous en doutiez jusqu’alors, j’éprouve une sincère affection à votre égard, et c’est cette partie-là qui peut pâtir à l’idée de se faire flouer. » Il espérait qu’elle pouvait comprendre ce qu’il essayait de lui dire. « Jouer avec les gens, c’est prendre le risque de fragiliser leur relation avec eux. Qui sait quelle pourrait-être ma réaction si vous deviez réellement tomber malade ? » Il soupira une nouvelle fois, laissant un léger sourire effleurer ses lèvres et il posa une patte sur la joue de la jeune femme. « il y a des curiosités qu’on ne peut réellement satisfaire qu’en attendant qu’une situation donnée se concrétise réellement. J’ai conscience que cela peut être frustrant de devoir attendre, en imaginant que cela ne pourrait jamais arriver, mais ce n’est qu’ainsi que vous saurez la seule vérité. » Il enleva ensuite sa patte avant de passer derrière la jeune femme, entrouvrant la porte. « Je vais vous laisser réfléchir un peu à tout cela et, si vous voulez en parler, ou parler d’autre chose, je n’ai pas de doute que vous saurez me trouver. Après tout, nous sommes sur un navire. » Il esquissa un sourire et alors qu’il sortait de la pièce et commençait à arpenter le couloir, il rajouta. « Et pour ce qui est des excuses, c’est à vous de voir. On ne peut pas forcer quelqu’un à demander pardon, ça n’aurait pas de sens. Vous seule êtes à même de décider si, selon vous, vos actions demandent d’être pardonnées. » Et sur ces mots, il continua de s’éloigner, tranquillement. Il n’en voulait plus trop à la Succube et n’avait pas vraiment besoin de ses excuses pour tourner la page, mais il voulait simplement qu’elle puisse comprendre quels sentiments il avait pu ressentir en apprenant qu’elle s’étaitt joué de lui. Et, pourtant, il se demandait si, en devant son Fiélon, il ne s’exposait pas à davantage de ces petits jeux ? Il préféra ne pas y penser pour le moment, en essayant de ne retenir que le fait qu’elle avait fait cela pour savoir comment il aurait pu être avec elle si elle avait été malade. Elle ne pouvait pas le savoir, mais, coupable ou non de son coup de froid, il aurait veillé sur elle avec plaisir. Et il le ferait encore si nécessaire, malgré tout.
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 10:12

L'espace d'un instant, la succube avait cru rêver lorsqu'il lui proposa de s'attacher lui-même. Serviable au plus haut point ce brave félin. Mais c'était bien entendu trop beau pour être vrai, et Zakaerii ne manqua pas de lui souligner qu'il n'était pas dupe. Le rêve semblait tourner au cauchemar alors qu'elle s'était retrouvé face à ses mensonges, obligée de rendre des comptes au suli. Penaude et acculée, elle s'était résolue à tout lui expliquer. Mais même s'il avait retiré sa patte de la porte, elle ne se sentait pas forcément plus à l'aise, attendant de voir quel sort il lui réservait. Pourtant la situation semblait tendu, et il finit par même par soupirer et lui répondre.... Qu'il n'avait pas fini d'en baver avec elle. Elle afficha une petite moue en bredouillant.

Je suis si terrible que ça ?

Si encore, elle avait agit dans l'intention de nuire ou de se montrer méchante, elle aurait pu comprendre. Mais si même sans le vouloir elle paraissait impossible, cela allait devenir compliquer pour elle. Heureusement, Zakaeri entreprit de lui expliquer un peu plus en profondeur les choses. Le fait qu'il lui dise qu'il ne lui en voulait pas suffit déjà à faire revenir un sourire sur son visage. Mais la suite la laissait visiblement perplexe. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté tout en l'écoutant. Elle ne se contentait pas de faire amende honorable en entendant ses propos, elle y réfléchissait, mais parfois cela ne suffisait pas pour avoir le déclic. Un peu embêtée, elle lui avoua.

J'essaye de vous comprendre, mais c'est un peu délicat pour moi. Je sais qu'il s'est passé quelque chose que vous trouvez comme mal, mais je le sais surtout parce que j'ai senti votre colère. C'est compliqué à expliquer mais... C'est bizarre de me dire que j'ai mal fait en jouant avec vous, alors que cela nous a permis de passer des bons moments. D'accord ma maladie était fausse.... Mais ce qu'on a vécu, enfin les sentiments agréables, les bons moments, ils étaient vrais. Du coup.... comment quelque chose qui a été agréable à tout point de vue.... Parvient à aboutir à des sentiments désagréables ? Il y a surement une logique mais.... C'est un peu confus pour moi.

Alors qu'il lui avouait son affection sincère, elle afficha automatiquement un sourire radieux, visiblement très heureuse de cette révélation. Elle commenta cependant.

C'est pourtant ce genre de jeu qui prouve le mieux l'affection des gens. Vous savez, j'entends beaucoup de gens me dire qu'ils m'aiment, ou qui me font des déclarations passionnés. Mais parfois c'est faux.... Parfois ils se pensent eux-mêmes sincères. Et parfois les gens n'ont simplement pas les mêmes manières de montrer leur affection. Ce genre de jeu, c'est très utile pour savoir comment les gens expriment leurs sentiments, et par conséquent comment il faut être avec les autres. Normalement ce genre de jeu m'aurait justement permis de savoir comment vous auriez réagi si j'avais vraiment été malade. Cela aurait eu quelque chose de rassurant vous savez ? Parce que j'aurais eu la preuve indiscutable que vous auriez été parfait.... A quelques tasses de tisane près.

Elle sourit davantage alors qu'il posait sa patte contre sa joue, n'hésitant pas à appuyer légèrement sa tête dessus. Elle l'observait tout en l'écoutant, faisant visiblement des efforts pour essayer de comprendre. Il lui fit comprendre qu'il fallait parfois attendre que les choses se fassent d'elles-mêmes. Mais s'il avait mit avec brio le doigt sur le fait que cela pouvait lui être frustrant d'attendre, elle souleva un autres points qui venant d'elle pouvait être surprenant.

C'est aussi risqué. Car si j'attends d'être vraiment malade pour faire ce genre d'expérience, et que ça se passe mal.... Je ne serais pas en pleine possession de mes moyens pour faire face. Bon c'est sûr qu'avec vous, il n'y avait pas grand risque à avoir, vous n'êtes pas de nature à abuser de la faiblesse des autres. Mais de manière générale, je prends ce genre de précaution par défaut.

La succube possédait pourtant un tempérament joueur indéniable et récurrent. C'était paradoxale de la savoir prête à jouer sa vie dans quasiment toutes circonstances, et d'un autre côté prendre ce genre de précaution lorsqu'elle essayait de se lier plus sérieusement à quelqu'un. Elle acquiesça au fait qu'elle aurait surement besoin de réfléchir à tout ça, mais ça serait à tête reposée. Elle préférait laisser les choses se passer, et pouvoir prendre du recul pour mieux analyser tout ce qu'il venait de se passer. Zakaerii la laissa libre de s'excuser ou non, ce qui la mettait dans l'embarras. Et alors qu'il était sorti de sa cabine, elle le suivit et l'interpella.

Ce n'est pas quelque chose de naturel pour nous.

Elle fit quelques pas pour se retrouver de nouveau à ses côtés, et poursuivit son explication.

Chez les fiélons, le pardon pour ainsi dire.... N'existe pas. C'est une coutume que j'ai découvert en venant ici. Cela m'a fait tout drôle de voir que sur ces terres, en demandant simplement de s'excuser on pouvait obtenir le pardon des gens. J'ai compris que ce n'était pas systématique, et que généralement il fallait que ce soit sincère pour que cela ait de la valeur. Mais pour moi c'est encore compliqué d'évaluer ça. Pensez bien, là d'où je viens si on se fait prendre par quelqu'un entrain de faire quelque chose de déplaisant, si cette personne est plus forte que vous, elle ne cherchera pas à comprendre et elle vous punira.... De manière plus ou moins violente ou létal selon le préjudice et la nature de la personne à être ou non violente. Ici vous avez été blessé, mais pour moi ce n'est pas encore évident. Donc, je sais que ça va vous paraître bizarre mais, il va falloir me dire si vous sentez que des excuses vous feraient du bien ou si ça ne changerait rien. Moi je suis tout à fait prête à m'excuser si ça peut vous aider à aller mieux, et ça ne sera pas fait à contre-cœur croyez moi !

Elle savait qu'elle était maladroite dans son approche, mais elle voulait bien faire. Seulement, elle ne savait pas encore comment. L'immersion au milieu des ildiriens lui avaient déjà appris énormément de choses, mais ils étaient tous tellement complexes et différents que l'éternité lui semblait parfois pas si longue que cela pour parvenir à bien tous les cerner.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 11:34

Non, elle n’était pas si terrible que ça, loin de là. Zakaerii se rendait simplement compte de la différence de culture qu’il pouvait y avoir entre les Fiélons et les Ildiriens. Deux mondes différents, deux façons de pensées différentes, surtout que, dans ce monde, tout le monde ne pensait pas de la même façon non plus ! Oui, il s’était senti floué, malmené par le petit jeu fomenté par la Succube pour essayer de voir quelle serait sa réaction dans ce cas précis. Mais il n’y avait pas eu mort d’hommes et, comme elle le disait, ils avaient finalement passé un bon moment de cette façon. Il ne remettait rien de tout cela en cause et peut-être que, si c’était à refaire, il accepterait à nouveau de se faire piéger pour passer une nouvelle soirée de cet acabit avec Lylim, mais lorsqu’une personne décidait sciemment de mentir à quelqu’un, même pour une bonne raison, il était rare que cette autre personne le voie de la même façon. Mentir altérait la confiance qu’il pouvait exister entre deux êtres, mais, le Félidaë se rendit compte que c’était peut-être là un concept qui échappait encore à la Fiélonne. Il n’aurait pas été étonné d’apprendre que les siens n’étaient pas habitués à se faire confiance les uns les autres, mais en ce monde ci, c’était ainsi que les choses fonctionnaient, plus ou moins. « J’imagine que cela dépend du sens que l’on attribue à terrible. » Le Felidaë avait eu un petit sourire qui en disait long sur ce qu’il mentionnait avec ces quelques mots. Cependant, loin du sous-entendu légèrement taquin, Zakaerii était loin de la trouver impossible à vivre. Après tout, n’avaient-ils pas passé de bons moments à chaque fois qu’ils s’étaient retrouvés seuls ? Il commençait simplement à comprendre qu’ils n’avaient simplement pas les mêmes notions de bien et de mal, et que, pour Lylim, un petit mensonge valait bien de bons moments. Mais les choses ne fonctionnaient pas tout à fait de la même façon ici.

« Disons que, si vous êtes capable de me mentir pour me pousser à m’occuper de vous, qu’est-ce qui m’empêcherait de penser que toute la journée d’hier n’a pas été que mensonge, où vous cherchiez à obtenir quelque chose de moi ? » Il eut un regard bienveillant à l’égard de la jeune femme, pleinement conscient que ce n’était pas ce qu’elle avait voulu faire. « C’est ce qu’on appelle la confiance. La faculté d’une personne à croire aux bonnes intentions d’une autre. Lorsqu’une personne ment à une autre et que cette dernière le découvre, généralement, la confiance en pâtie et leur relation en prends un coup. » Il ne savait pas si le contexte lui était familier, mais il n’était pas convaincu de savoir comment l’expliquer différemment. Et quand Lylim lui confia qu’elle trouvait que c’était le meilleur moyen de s’assurer que, justement, il avait effectivement de l’affection pour elle, il réalisa que, finalement, elle n’avait vu cela que comme un jeu et comprenait également pourquoi elle semblait à ce point surprise de sa réaction. « Je pense que nous fonctionnons davantage à l’instinct. Par exemple, je pense que, si je devais être blessé en votre présence, je pourrais compter sur vous pour me soigner ou prendre soin de moi le temps de ma convalescence. J’ai peut-être raison, j’ai peut-être tort, et je pourrais effectivement vous mentir sur ma condition pour en avoir le cœur net, mais, généralement, on s’en remet simplement à son instinct. J’ai confiance en vous pour me venir en aide si j’en exprimais le besoin. Et oui, c’est risqué de ne pas le vérifier, car vous pourriez très bien me laisser simplement mourir, auquel cas j’aurais mal placé ma confiance en vous. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de personnes accordent difficilement leur confiance, parce qu’ils ont déjà été trahis ou qu’ils ont peur d’être trahis. » Il comprenait véritablement la différence d’approche qu’il pouvait y avoir entre elle et lui, et c’était peut-être la raison pour laquelle il ne lui en voulait pas trop. Et puis, comme elle l’avait souligné, il n’y avait pas eu mort d’homme.

« J’imagine que mettre les gens en situation doit vous donner une bonne idée de leur comportement réel, mais pouvez-vous être certaine qu’ils agiront ainsi à chaque fois ? » Il la laissa réfléchir quelques secondes et poursuivit. « Vous savez maintenant comment je réagirais si vous deviez attraper froid à cause de moi, mais si vous deviez tomber malade toute seule ? Viendrais-je vous tenir compagnie ? Si vous deviez attraper quelque chose de contagieux ? Viendrais-je toujours vous tenir compagnie ? En y réfléchissant bien, il y a beaucoup trop de situations différentes pour toutes les simuler. Vous devez bien finir par faire confiance à cette personne pour réagir comme elle l’a fait par le passé, en supposant qu’elle réagisse toujours de la même façon. » L’expérience primait surement sur la confiance, mais, malheureusement, on ne pouvait jamais s’assurer réellement d’un résultat obtenu de façon empirique. Il venait forcément un moment où l’on devait remettre son sort entre les mains de l’autre, quoiqu’on puisse savoir sur elle, ou lui. Cependant, le Félidaê se permit de rajouter, gentiment. « Même si, dans mon cas, il y a fort à parier que vous puissiez toujours compter sur moi comme garde-malade. » Il avait dit cela avec un léger sourire avant de la laisser réfléchir sur ces paroles et pour décider si elle lui devait ou non des excuses. Cependant, Lylim ne le laissa pas s’en aller aussi facilement, essayant de lui faire comprendre qu’elle n’était pas habituée à cela et que, dans son monde, les Fiélons ne pardonnaient pas, ils punissaient purement et simplement. C’était bien ce qu’avait pensé Zakaerii et il pouvait comprendre pourquoi la jeune femme semblait perplexe face à toute cette situation. En toute honnêteté, il n’avait pas besoin d’excuses, ou plutôt, il n’en avait plus besoin. Il l’observa silencieusement quelques secondes, et, lui prenant la main pour l’entrainer derrière lui, il l’invita à le suivre. [color=skyblue] « Venez avec moi, Lylim. »{/color] Alors qu’ils remontaient sur le pont, il ne prononça pas un mot de plus, relâchant sa main alors qu’ils arrivaient à la vue de tous, puis il se dirigea vers le gaillard arrière, pour l’instant désert. Après une profonde inspiration pour profiter de l’air marin, il se retourna vers la Succube. « Nous allons faire un petit jeu. Mettez-vous ici. » Il posa ses pattes sur ses épaules et lui indiqua doucement où se mettre. Il fit ensuite deux pas en arrière et se retourna, dos à elle. « Le jeu est très simple, vous verrez. » Il esquissa un sourire et se tourna complètement. Il attendit alors quelques secondes et se laissa glisser en arrière, vers elle. Bien entendu, il espérait qu’elle le rattraperait, mais, pour cela, il ne pouvait que lui faire confiance.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 14:00

Lylim resta interdite sur sa réponse taquine. Au vu du contexte, elle ne savait pas s'il l'embêtait ou s'il essayait de trouver un moyen poli de lui annoncer le pire. Elle préféra tabler sur l'idée qu'il la taquinait. Zakaerii tenta d'illustrer les choses avec un exemple plus concret, mais pour le coup la succube avait peut-être pris le cas pratique un peu trop au pied de la lettre, puisqu'elle répondit avec aplomb.

C'est très simple, je ne vous ai rien demandé de particulier. Je dis pas que je n'aurais pas pu en profiter, mais j'ai choisi de ne pas le faire. Cela n'aurait plus été pareil.... Là vous avez une preuve mais quand vous n'en avez pas que faites-vous ?

Ce fut à ce moment là que vint le principe de confiance. Lylim écoutait attentivement ce que son gros matou lui expliquait, en silence. Mais même si elle ne disait rien, elle fut surprise de son explication. Cela lui semblait si risquer d'agir de la sorte.

Vous n'avez pas peur de devoir procéder de la sorte ? Après en ce qui me concerne, si je peux faire quelques petits jeux comme celui d'hier, pour ce qui est important ou grave il n'y a généralement pas de souci à avoir avec moi. Je suis quand même très fiable pour une fiélonne, et il est certain que je ne vous laisserai pas derrière moi dans le besoin.

Lylim n'était pas non plus altruiste de nature. Mais lorsqu'elle tenait ou s'intéressait à quelqu'un, elle savait se montrer extrêmement protectrice et prévenante. Au fond d'elle, elle savait qu'à comparer, elle préfèrerait aller aider Zakaerii que Loth. Non seulement parce qu'elle avait clairement une affection et une préférence pour sa panthère des neiges. Mais aussi parce que ça ferait pester ce lourdaud de Loth ! Mais si elle pouvait s'imaginer beaucoup de scenarios, son compagnon lui fit remarquer qu'il y avait des limites à tout. Et il n'avait pas tord dans le fait où elle ne pouvait pas non plus tester toutes les variantes de chaque situation possible. De même qu'une personne étant amenée à évoluer, ce qui était valable à l'instant T ne l'était plus forcément par la suite. Mais cela lui donnait toujours une base, un petit quelque chose auquel se raccrocher, de quoi se sécuriser un minimum. Néanmoins, l'explication de Zakaerii semblait avoir fait mouche dans le sens où, même si cela lui semblait risqué comme manière de faire, elle comprenait néanmoins la logique. Elle afficha un sourire à la fois heureuse et rassurée de savoir que visiblement, cette confiance n'avait pas été altérée.

Ça fait plaisir à entendre. Mais si jamais je venais à être malade sans que vous en soyez responsable, et encore plus si c'est contagieux, promis je ne viendrai pas vous embêter !


Elle avait enchainé sur l'échange de connaissance notamment sur le pardon. Lui expliquant son manque d'intuitivité en la matière, elle attendait une réponse simple, un simple oui ou non. Mais elle se fait attendre cette réponse. Et finalement, celle escomptée n'arriva pas. Au lieu de cela, voilà qu'il embarquait la belle vers.... Elle ne savait quoi. L'angoisse la saisit l'espace d'un instant. Avait-il changé d'avis ? Avait-il décidé de finalement la châtier là où il se sentirait à l'aise de le faire ? Elle chassa bien vite ces idées noires de sa tête, se disant qu'elle n'avait pas affaire à fiélon, mais à Zakaerii. Et puis on ne prenait pas gentiment par la main quelqu'un qu'on allait punir. Elle afficha un petit sourire en remarquant qu'il lui avait lâché la main alors qu'ils arrivaient dans un lieu un peu plus fréquenté. Sa pudeur et sa timidité étaient résolument mignonne à ses yeux, et elle ne doutait pas que ses conquêtes devaient être bien choyées. Ce n'était pas lui qui laisserait le cœur d'une femme en ruine.... Ce qui l'amena à conclure qu'il devait surement avoir une gente demoiselle dans sa vie. Ce qui expliquerait bien des choses à son sujet.

Elle n'eut guère le temps de spéculer davantage qu'ils étaient finalement arrivés à bon port. La succube observait l'Once curieuse, elle ne voyait pas du tout où il voulait en venir. Il la plaça à un endroit qui lui semblait clef. Elle regarda aux alentours, et outre l'absence de spectateur, elle ne décelait rien de particulier.... Quand soudain elle vit son gros matou tomber en arrière. Sans se poser de question, elle se positionna derrière lui pour contrer sa chuter, et l'encercla de ses bras pour le soutenir, croyant qu'il faisait un malaise. Elle était prête à le porter comme lui-même avait pu le faire la veille, mais avant de s'emballer, elle alla d'abord s'enquérir de son état.

Zakaerii ?! Vous vous sentez mal ? Vous voulez que j'aille appeler de l'aide ou que je vous amène à votre couche ?!

Le Felidae ne lui semblait pourtant pas souffrant, essayait-il de lui rendre la pareille pour sa tromperie de la veille ? Elle était à mille lieues de comprendre la nature de cet exercice. Néanmoins Zakaerii put à loisir éprouver la douceur de la peau de la dame, de même que son odeur enivrante.... Une fragrance à la fois fleurie et fruité, avec un relent d'épices. Cela dit, l'autre singularité qu'il ne pouvait pas louper était la force de ce sacré bout de femme ! Elle le soutenait sans la moindre peine, et semblait même prête à le soulever de terre pour le porter sans gêne. C'était comme si elle pouvait le tenir d'une main.... Visiblement ce joli corps dissimulait à merveille sa force physique. Constatant que son gros matou allait bien, la jeune femme vint conclure.

J'ai l'impression que j'ai loupé quelque chose d'important là.... Vous m'éclairez ? A moins que vous ne préfériez tester davantage le confort de bras. On ne m'en a dit que du bien. D'ailleurs vous avez le poils très doux je trouve.

Elle lui offrit son sourire malicieux qu'il commençait à bien lui connaître à présent. Madame ne s'était pas gênée pour jauger la qualité du pelage de l'Once. En grande professionnelle, elle savait qu'il était toujours plus agréable de se lover contre un partenaire doux qu'un rugueux. Elle aurait aimé que certains orcs en prennent de la graine.... Mais elle se ravisa. Connaissant le caractère impétueux et expéditif de certains, ils seraient fichus d'essayer de chasser des Sulis pour leur prendre leur fourrure et régler le problèmes ! Tant pis, elle limiterait ses relations avec les orcs. Surtout qu'elle avait infiniment mieux entre les bras actuellement !


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 16:33

Après avoir pris conscience de la différence de mentalité entre elle et lui, et du fait que se mettre en colère pour si peu n’était peut-être pas la meilleure idée – pour cette fois là – Zakaerii avait décidé d’essayer d’alléger quelque peu l’atmosphère, afin que la Succube puisse se détendre un peu et gagner un peu de l’assurance qu’elle avait pu perdre en se rendant compte qu’elle avait pu le froisser, sans réellement comprendre pourquoi. Il suffisait d’entendre sa façon d’argumenter qu’elle n’avait pas profité de la situation pour lui soutirer quoi que ce soit pour comprendre que, n’ayant rien fait de mal, tout ceci n’était qu’un pieux mensonge, loin d’être grave, ou du moins pas aussi grave qu’un mensonge avec lequel elle se serait amusée à le manipuler. Dans le fond, sa logique tenait la route, bien évidemment, mais en prenant le risque de mentir et de se faire découvrir, même si ce n’était pas pour quelque chose de fondamentalement mauvais, on prenait le risque d’altérer la confiance que les gens pouvaient avoir en vous. Et même si c’était là un concept qui lui échappait surement, elle n’aurait surement pas de mal à comprendre que c’était ainsi que les choses étaient faites de ce monde ci, et que si les Fiélons préféraient se mentir et s’entretuer, les Ildiriens étaient un peu moins sauvages sur ce coup-là. Toutefois, il comprenait le raisonnement de Lylim, et, effectivement, il pouvait être risqué de faire confiance à la mauvaise personne. Certains étaient morts pour avoir placé leurs espoirs en quelqu’un qui s’était finalement dérobé ou même retourné contre eux. Malheureusement, c’était la seule solution viable, car, malgré toute la meilleure volonté du monde, il était impossible de tester chaque individu dans chacune des situations qui pourraient se présenter. Apprendre à faire confiance était la chose la plus difficile et la plus douloureuse à apprendre, mais c’était celle qui, potentiellement, rapportait le plus, paradoxalement. « Il existe en ce monde autant de personnalités et de caractères que d’étoiles dans le ciel, il est impossible d’apprendre à connaître tout le monde. Nous n’avons simplement pas le choix. Après, chacun a le droit d’estimer le risque qu’il prend à faire confiance à une personne plutôt qu’à une autre, en fonction de ses propres critères. » Il pouvait comprendre que Lylim ne comprenne pas nécessairement l’intérêt de prendre ce risque, de ne pas « tester » en premier lieu, mais, justement, la question n’était pas là. Ils n’avaient simplement pas ce luxe de choisir. La seule chose qu’ils pouvaient faire, c’était de choisir de prendre ou non le risque, mais pas de se prémunir contre.

Même s’il ne l’avait pas dit, Zakaerii avait apprécié entendre que la Fiélonne ne le laisserait pas tomber en arrière, si l’occasion devait se présenter. Il en profita cependant pour rebondir sur sa promesse. « Vous voyez Lylim, je n’ai pas de moyens de m’assurer que vous ne mentez pas en disant que vous ne m’abandonnerez pas. – Ce que j’apprécie d’ailleurs. – Mais, je prends le parti de vous faire confiance et de croire que vous tiendrez parole. C’est un risque, certes, mais je ne vois pas comment je pourrais m’en assurer. » Il pouvait toujours essayer de faire semblant de se blesser, ou même de se blesser réellement, mais cela demanderait bien trop de préparations et aurait bien trop de conséquences pour quelque chose dont il était presque convaincu. « Malheureusement, si, par d’autres actions, vous me montrez que vous êtes prêtes à me mentir, il est possible que je puisse remettre plus facilement votre parole en doute, et cela pourrait réduire la confiance que j’ai en vous. » Il préféra cependant la rassurer immédiatement. « Maintenant, j’ai un peu compris votre façon de fonctionner et votre logique, et je comprends mieux pourquoi vous m’avez joué cette petite farce. Ce n’était pour vous qu’un moyen de vous amuser et de voir ma réaction, rien de plus. » Pendant un instant, il eut l’impression d’avoir fait d’un petit caillou une gigantesque montagne. Peut-être n’aurait-il pas dû s’emporter pour si peu, mais peut-être s’était-il imaginé autre chose. L’incompréhension entre mondes probablement. Au final, peut-être devrait-il s’estimer chanceux d’avoir été la victime de sa curiosité, cela voulait dire qu’elle lui portait suffisamment d’intérêt pour cela. Malgré tout, cette petite discussion aurait le mérite de mettre à plat certaines différences entre Fiélons et Ildiriens, apprenant à tous deux davantage de choses pour éviter de se méprendre sur leurs intentions et leurs actions respectives. « Non, en effet, vous ne viendrez pas m’embêter, car vous serez alitée et moi je serai à vos côtés, à vous forcer à avaler les remèdes d’Elorias. » Quoi qu’elle puisse en penser, il s’arrangerait toujours pour veiller sur elle – au moins le temps que leurs chemins se côtoyaient. Il réalisa rapidement que l’affection qu’il pouvait lui porter avait rapidement pris de l’ampleur. Mais il fallait croire que c’était ainsi que les choses se passaient quand deux personnes s’entendaient bien. Après tout, il avait déjà vécu cela par le passé, même s’il n’y avait jamais eu cette dimension « taquine », qui devait probablement être due au caractère de Lylim, principalement.

Lorsqu’il l’emmena sur le gaillard arrière, Zakaerii avait une petite idée de ce qu’il voulait faire, sans réellement savoir si cela fonctionnerait, mais à défaut, cela risquait d’être un peu amusant. Alors qu’il restait relativement secret sur ses réelles intentions, il mit toutes les choses en place avant de finalement se laisser tomber en arrière, lentement mais surement. Comme il s’y était attendu, Lylim ne manqua pas de réagir – même si elle crut d’abord qu’il faisait un malaise, ce qui le fit sourire – et elle le rattrapa, le surprenant par ailleurs par la force qu’elle pouvait déployer. Décidément, s’ils devaient être amenés à se battre, il lui faudrait utiliser ses pouvoirs pour prendre l’avantage sur elle. Alors qu’elle s’inquiétait, il lui adressa un léger sourire tandis qu’il reposait désormais entre ses bras, ce qui n’avait rien de désagréable, loin de là. La jeune femme réalisa qu’elle aurait probablement dû se rendre compte de quelque chose, mais elle semblait l’avoir manquée. Le grand félin se releva, quittant avec douceur l’étreinte de la Succube. « Mon pelage est à votre image, Lylim. » Il lui fit un clin d’œil et se fit un peu plus sérieux. « Ce qui s’est passé Lylim est l’illustration même de la confiance. Je me suis laissé tomber, parce que j’étais convaincu que vous alliez me rattraper. Même si je dois admettre que je ne vous savez pas aussi forte, vous savez cacher votre jeu. » Il eut un petit sourire et poursuivit. « Ce genre de petit « jeu » permet généralement d’apprendre à faire confiance. Techniquement, maintenant, c’est à votre tour de vous laisser tomber, si vous me faites assez confiance pour ça, et à moi de vous rattraper. » Il ne put s’empêcher d’avoir un petit rictus taquin sur le museau en rajoutant. « A supposer que je vous rattrape, bien entendu. » Bien entendu, si la jeune femme se livrait au jeu, il ne manquerait pas de la rattraper, même s’il essayerait probablement de le faire le plus tard possible, ne serait-ce que pour lui mettre un soupçon de doute et s’amuser un peu à ses dépens. Juste un peu.
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 17:58

La succube poussa un petit soupir à la vérité que venait de dire Zakaerii. Il était vrai qu'elle ne pouvait cerner le monde entier, et que si elle voulait pouvoir créer des liens avec les autres, elle devrait prendre des risques, que cela lui plaise ou non. Si d'ordinaire elle aimait en prendre, quand il s'agissait de s'attacher sérieusement à quelqu'un cela devenait tout de suite plus délicat pour elle. Néanmoins l'habitude de souvent tout mettre en jeu l'aiderait à en faire de même ici. Elle serait juste plus précautionneuse que d'ordinaire. Le félin profita justement de la volonté apparente de Lylim de lui prêter main forte en cas de besoin pour illustrer ses propos, et la jeune femme appréhendait toujours plus le concept. Elle nuança tout de même.

Dans un sens, j'espère pour vous que je n'aurais pas à vous le prouver. Je vous préfère bien portant et en un seul morceau.

Toujours dans sa volonté de bien ancrer la situation, Zakaerii explicita une fois encore la manière dont fonctionnait sa confiance, et l'impacte du mensonge dessus. Il ne manqua pas d'établir qu'il avait également compris la manière d'être de Lylim, mais celle-ci affichait malgré tout une petite moue entre le contrarié et le déçu.

Ça veut dire que je ne peux plus mentir même si c'est juste pour jouer des tours comme celui d'hier ?

Ne pas lui mentir dans l'absolu, elle n'était pas contre. Mais ne jamais le faire en aucun cas, même pour des petites choses insignifiantes, c'était un peu sec pour elle. Car cela la priverait de toute une pléthore de jeux possibles. Et elle n'était jamais enthousiaste à l'idée de ne pas pouvoir s'amuser librement. Elle voulait bien essayer pour lui faire plaisir, et éviter de le blesser, mais elle n'était même pas sûr d'y arriver. Cela était devenu tellement naturel, parfois c'était même spontané lorsque la possibilité de jouer des tours s'offrait à elle. Il était parfois très compliqué de s'adapter aux coutumes de ce monde. D'ailleurs elle avait encore beaucoup de mal avec certain concept, comme la valeur de la vie, ou l'idée de ne pas pouvoir tuer systématiquement pour se venger. Elle devait oublier ce qui était devenu des réflexes, pour en apprendre d'autres, en total contradiction avec ses pulsions primitives. Parfois, c'était pesant, et il n'était pas rare qu'Elorias intervienne pour l'encourager dans ses efforts, ou l'empêcher de commettre un drame lorsqu'elle venait à craquer.

Elle se mit à rire de bon cœur lorsqu'il affirma qu'il serait coûte que coûte à ses côtés pour jouer les gardes-malades porteurs de tisanes à la menthe.

En fait, c'est juste pour le plaisir de me contraindre à boire ces tisanes que vous serez là, hein, avouez-le ! Tyran que vous êtes ! Et si je suis contagieuse, ne soyez pas inconscient et ne m'approchez pas, vous risqueriez d'attraper mes maladies, ce ne serait pas malin.

Malin il l'était cependant, son petit jeu de confiance l'avait prouvé. Si elle lui avait sourit lorsqu'il avait sous-entendu que sa peau était aussi doux que son pelage, elle enchaîna avec un sourire plus carnassier lorsqu'il la complimenta sur sa force. Et bien entendu, elle ne manqua pas l'occasion pour placer un commentaire de son cru.

J'ai la réputation d'être la terreur des sommiers. La où je passe, ils trépassent ! Tout juste bon à faire du petit bois pour les feus de cheminée. Vous savez maintenant pourquoi. Il ne faut pas croire, mais mes petits plaisirs sont une intarissable source d'exercices physiques, qui valent bien tous les entrainements militaires et martiaux. Il n'y a rien de tel pour entrainer résistance, endurance et force physique ! Comme vous avez pu le constater....

Elle riait intérieurement en se disant que si les milices et autres armées proposaient ce genre d'entrainement à leur bidasse, les armées ne manqueraient jamais de recrues, et elles seraient toujours motivées à se dépasser ! Mais elle parut déchanter lorsqu'il lui dit que c'était son tour. L'angoisse pouvait se lire sur son visage, et alors qu'il n'avait fait qu'une innocente plaisanterie sur le fait de la rattraper ou non, elle sembla littéralement se décomposer sur place. Pâle comme elle l'était, elle paraissait sur le point de s'effondrer, oui, mais pas de la manière dont Zakaerii l'entendait.... Titubant légèrement, Lylim se retrouva face à sa propre peur, dont elle savait pertinemment l'origine.... Et du trouble elle passa à la colère. Une colère contre elle-même. Il lui avait fait bien trop de mal pour qu'il puisse encore s'octroyer le privilège de la bloquer. Le visage fermé, elle se concentra respirant profondément, réunissant ses forces pour se contrôler et juguler cette peur stupide qui lui faisait honte. Elle n'était plus celle qu'autrefois elle avait été. Elle n'était plus faible. Elle n'avait plus à avoir peur. Elle devait se le prouver....

Elle déglutit. Les poings serrés, elle prit une profonde inspiration, et ferma les yeux. Un instant de doute.... L'espace de quelques fractions de secondes. Mais la détermination était là aussi. Quitte à finir par terre, elle irait jusqu'au bout. Elle devait faire confiance. Ou du moins apprendre à faire confiance. Zakaerii était en plus un candidat idéal. Le genre qui inspirait cette dite confiance. Le genre pour qui le risque valait le coût. Elle se laissa alors chuter avant que ne vienne les "et si...." qui promettaient de la paralyser définitivement. Elle ne risquait pourtant pas grand chose puisqu'elle ne tombait que de sa hauteur. Pourtant les quelques secondes où elles resta en suspend dans l'air lui donnèrent l'impression d'être happé dans un abysse sans fond. Si jamais cela ne durait que quelques micro secondes de plus, elle n'était pas sûre de rester consciente. Ses jambes lui semblaient déjà être en coton, et ses yeux prêts à se révulser d'un instant à l'autre. Ce jeu de confiance.... Quelle folie. Mais... N'était-ce pas une folie digne d'elle ?


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Lun 15 Mai 2017 - 19:24

Zakaerii espérait également ne pas avoir besoin de tester à l’avance les propos de la Succube, car, lui aussi, s’appréciait tel qu’il était actuellement, en un seul morceau. Ceci étant dit, il n’était pas impossible que, dans les jours à venir, le Suli n’écope pas de l’une ou l’autre blessure. Il avait été particulièrement chanceux dans le combat contre les pirates dans lequel il n’avait écopé que de quelques égratignures, peu profondes, mais malgré son agilité et sa rapidité, il lui était déjà arrivé d’être blessé et cela arriverait probablement à nouveau. Personne n’était réellement infaillible, et surtout pas lui. Même aidé par les pouvoirs de Revoran, il restait un mortel, avec ses forces, ses faiblesses et ses défauts. Quand Lylim lui demanda si elle ne pouvait plus mentir du tout, même pour de petits tours comme celui d’hier, le Félidaê se fendit d’un sourire compréhensif. « Disons que maintenant que je sais à quoi m’attendre, il serait probablement triste de vous en empêcher. Comment feriez-vous pour tourner en bourrique tous ceux qui vous passe à portée de main, sinon ? » Maintenant qu’il comprenait qu’elle cherchait principalement à satisfaire sa curiosité ou à s’amuser de réactions situationnelles de ses victimes, sans aller jusqu’à sciemment leur nuire, Zakaerii comprenait qu’elle le faisait sans arrière-pensée, ou du moins pas sans mauvaises arrière-pensées. D’une certaine façon, cela équivalait à rien de plus qu’une blague relativement élaborée, même si la limite était relativement ténue et qu’elle devrait probablement faire attention à ne pas trop en abuser. Enfin, cela aussi c’était peut-être trop lui demander. Au moins, le Suli aurait peut-être l’occasion de l’avoir un peu à l’œil s’il devait finir par la servir pendant une durée indéterminée. L’occasion pour lui de la comprendre encore davantage et de voir d’un peu plus près quelle pouvait être sa façon de penser et de raisonner. Ce qui ne serait probablement pas un luxe, même s’ils se retrouvaient déjà sur quelques points.

« Zut, me voilà démasqué. » Il prit une fausse mine boudeuse face à l’élan de perspicacité de la jeune femme. « Je n’y peux rien, vous réveillez mes pulsions de tyran. Il n’y que vous que je rêve de contraindre à boire les remèdes d’Elorias. Vous pensez que je dois prendre cela comme un signe ? » Il était bien entendu très loin d’être sérieux, mais, pourtant, dans sa façon d’être et de parler, on aurait presque pu en douter un instant, si ce n’était l’éclair malicieux qui brillait au fond de ses yeux. « Si je tombe malade en vous gardant, peut-être que vous me ferez une place dans votre hamac. Et au moins, comme ça, il sera encore plus facile de vous garder au lit. » Oui, il était parfaitement conscient du double-sens que ses mots provoquaient, mais il les assumait en toute innocence, prêt à essuyer n’importe quelle attaque, un tant soit peu lubrique, qui pourrait se glisser entre les lèvres de la Succube. Qu’elle se laisse aller à quelques répliques piquantes, il était prêt à les affronter, le museau fièrement dressé au vent. Après tout, s’il comptait passer du temps en sa compagnie, il allait devoir trouver une façon d’y être immunisé, sans quoi, il finirait par adopter un pelage cramoisi au bout de quelques semaines, voire de quelques jours. Et cela aurait été dommage, car il aimait bien son pelage blanc neige, tacheté de noir. D’ailleurs il n’eut pas trop de mal à affronter ses petites remarques sur sa force et ses commentaires concernant les exercices physiques qu’elle pratiquait régulièrement sur des matelas – ou des matelots, n’est-ce pas ? – qui ne résistaient pas à sa force physique. « Il va falloir trouver un moyen de trouver un matelas qui vous résiste alors. Je m’imagine mal le changer après chaque nuit. C’est que c’est coûteux à la longue ! » Et, le pire, dans tout cela, c’est qu’il était presque sérieux dans sa remarque. Après tout, si elle réduisait en charpie chaque matelas où elle avait le malheur de s’ébattre en galante compagnie, il pourrait être difficile de réussir à fournir un lit à chaque nouvelle soirée. Enfin… Ils s’égaraient un peu, là.

Alors qu’il lui expliquait la teneur de son jeu, Zakaerii était loin de se douter qu’il provoquerait une réaction des plus profondes chez Lylim. De plus, comme elle lui tournait le dos, il ne voyait pas l’angoisse qui pouvait se dessiner sur son visage. S’il l’avait vu, il aurait peut-être suspendu la tentative. Le Félidaë se demanda un instant s’il ne se passait pas quelque chose alors qu’elle semblait avoir du mal à s’abandonner au vide, mais la plupart des personnes qui s’y soumettaient avaient beaucoup de mal à se laisser tomber en arrière et avaient besoin d’un peu de temps. Il resta donc silencieux, prêt à la rattraper, jusqu’à ce qu’elle se décide à se laisser glisser. Il resta fidèle à son plan d’origine et ne la rattrapa qu’au dernier moment, la réceptionnant en douceur entre ses bras avant qu’elle ne touche le sol. « Alors ? Qu’est-ce que cela vous… » Il remarqua rapidement que quelque chose n’allait pas, et, pour cause, Lylim semblait inconsciente. S’était-elle évanouie ? Genou à terre, le Suli, la tira un peu plus contre lui, l’enlaçant d’un bras, avant de passer une patte sur sa poitrine qu’il sentit se soulever et se rabaisser régulièrement. Légèrement soulagé, il l’appela doucement par son prénom à plusieurs reprises, tapotant doucement ses joues pour essayer d’obtenir une réaction. Que s’était-il donc passé pour qu’elle réagisse à ce point à l’exercice ? Perplexe et sans réaction de la jeune femme, Zakaerii attira l’attention d’un matelot pour lui demander un verre d’hydromel. L’odeur de l’alcool aiderait peut-être sa jolie inconsciente à reprendre ses esprits. Lorsque le marin – qui semblait visiblement concerné par l’état de la belle – lui tendit le verre, Zakaerii l’agita doucement sous les narines de sa belle endormie. « Lylim, ce n’est pas l’heure de dormir. Revenez parmi nous, ou je vais devoir faire appel aux remèdes d’Elorias… » Il espérait qu’elle puisse entendre cette menace, parce qu’il était convaincu que s’il y avait quelque chose qui pouvait la faire réagir, c’était bien ça…
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 16 Mai 2017 - 4:05

Il fallait bien l'avouer, la réponse de Zakaerii l'avait visiblement beaucoup soulagé. Lylim voulait bien faire des efforts, mais mener une vie trop droite, trop plate aurait fini par nuire à son moral. Heureusement que l'Once lui avait laissé cette petite liberté, même si quelque chose lui disait qu'elle ne pourrait pas en abuser.... Elle dravait au moins espacer ses vilains coup d'une semaine entre chaque sans quoi ce serait lui qui risquerait de craquer. Mais pour l'heure, le félin était celui qui se montrait le plus taquin. Jouant son jeu de succube maltraité, il lui affirma être la seule à susciter ce genre de pulsion. Il alla jusqu'à lui demander s'il fallait y voir là un signe avant-coureur de son éventuel futur rôle. Il prenait le soin de semer le doute sur son sérieux vis-à-vis de cela. Comme s'il commençait à attendre cette expérience avec autant d'impatience qu'elle. Mais pour l'heure la comparaison était quand même un peu exagérée, chose que la jolie rousse ne manqua pas de développer.

Tout à fait ! On commence par maltraiter les pauvres demoiselles malades et en détresse, en ensuite on finit par voler les pommes d'un marchand ! Vous verrez, c'est le début de la félonie et du grand banditisme !

Il avait fini par prendre le plis des boutades et des joutes verbales à connotation délicieusement tendancieuses au goût de Lylim. Et là-dessus, elle ne pouvait que l'y encourager et prendre le soin, si ce n'était le devoir, de lui répondre comme elle se le devait.

Quelle tristesse de devoir attendre de tomber malade en simultané pour que vous vous décidiez à venir partager mon hamac... Surtout que j'aurai un moyen imbattable pour me dissuader de vous quitter à ce moment là....

A ce stade, elle savait qu'il attendait ce genre de réplique. Qui était-elle pour lui refuser ? Elle n'était pas assez cruel pour cela. Le félin rebondit sur ses vanteries en matière de sommiers broyés, et visiblement, la dame n'était pas en reste lorsqu'il s'agissait de raconter quelques anecdotes autour de ses exploits.

Mais certains ce sont penchés sur la question. Figurez-vous qu'à un moment où j'ai séjourné sur les terres d'un seigneur de la Vallée, il se mit en tête de trouver le moyen de pallier ce problème. Et alors que je lui rendais une de nos innombrables visites nocturne, il m'a présenté tout fière sa dernière trouvaille ! Un sommier en fer forgé ! Ha ha ! Il l'avait fait faire exprès pour moi ! C'est le seul qui m'ait survécu jusqu'à aujourd'hui ! Heureusement pour lui il avait de quoi le remplir confortable car le fer est très froid, et ce n'est pas forcément des plus agréable.

Le forgeron qui avait fait ce sommier était surement bien loin de se douter des origines de sa commandes. Qui aurait pu prévoir que certaine évolution technologique aurait pu trouver leur essence dans les ébats un peu trop passionnés d'une succube ? Encore une grande vérité qui resterait surement inconnue du grand public. En parlant de public, il s'avéra que pour Lylim il était temps de lui faire sa révérence, et de tirer le rideau pour se diriger vers l'inconscience. Elle avait lutté contre sa peur, comme la forcenée qu'elle savait être. Elle l'avait prise à bras-le-corps pour lui faire face avec violence et même une certaine rage. Mais elle y avait peut-être justement mis trop de violence, car ici cette dernière était tournée vers sa peur certes. Mais aussi vers elle-même puisque ça peur émanait d'elle. La chute avait été trop longue pour qu'elle ne puisse tenir davantage, et lorsque Zakaerii la rattrapa, elle n'était déjà plus là.

Celui-ci remarqua justement que quelque chose n'allait pas. Peut-être parce que la tête de Lylim tombait en arrière, qu'elle avait le teint particulièrement pâle, les yeux clos et qu'en prime elle ne répondait pas. Ne se perdant pas davantage en observation inutiles, il s'affaira plustôt à vérifier qu'elle respirait toujours et à interpeller un marin pou qu'il leur vienne en aide. Il avait bien essayé d'interpeller Lylim, mais sans succès. Car dans sa psyché, elle était loin... Si loin.... Sombrant dans des songes qui étaient davantage une succession de brides de souvenirs. Des scènes terribles, et le souvenirs de douleurs implacables... Mais dans son chaos, il y avait un étranger. Un son lointain et sourd. Quelqu'un qui lui parlait. Elle ne comprenait pas les mots, trop étouffés. Mais le son de cette voix, et cette intonation lui étaient familières. Zakaerii essayait de la faire réagir avec une boutade que seuls eux-deux pouvaient comprendre. Mais la succube tardait à lui répondre. L'odeur forte d'alcool aux relents très sucré s'ajouta à l'équation. Le cumul du son de cette voix et de cette odeur brisèrent les illusions de sont passés, puisqu'elles n'étaient pas présentes à ce moment là. Elles appartenaient au présent, et elles rappelaient Lylim à ce présent.

Alors que son pauvre matou allait vraiment finir par s'inquiéter très sérieusement, Lylim rouvrit brusquement les yeux, qui laissèrent s'échapper une étrange lumière verte phosphorescente, qui s'évanouit aussi vite qu'elle était apparue, dans une fumerolle volatile qui se dispersa sous l'effet du vent. Sur le coup, la jolie rousse affichait un visage à la fois désorienté un peu effrayé. Elle regarda autour d'elle, le paysage neutre et même plutôt bienveillant la rassurant sur l'endroit où elle se trouvait. Et le visage familier et bienveillant de Zakaerii termina de la sécuriser. Dans ses bras et proche du sol, elle essayait de se resituer dans le contexte, et elle demanda à Zakaerii.


Que.... Qu'est-ce qui s'est passé ?

Vous feriez mieux de ne pas trop forcer aujourd'hui Mam'zelle Lylim. Vous ne semblez pas tout à fait remise.

Le pauvre marin s'était visiblement lui aussi très inquiété de la voir tarder à revenir à elle. Il était sur le point de courir chercher Elorias. A présent qu'elle était réveillée, il avait retrouvé son souffle. Même si le coup des yeux l'avait un petit peu effrayé, mais cela il ne l'avouerait certainement jamais. Encore légèrement hagarde, Lylim posa son regard dans celui de Zakaerii.

Je.... J'ai réussi ?


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 16 Mai 2017 - 6:43


Zakaerii commençait à mieux comprendre Lylim et s’il devait admettre que cela bousculait un peu sa façon de voir le monde, il ne lui disputerait pas que ce n’était peut-être pas plus mal ainsi. Elle avait eu le mérite d’apporter à son existence une touche d’inattendu qui, loin d’être superflue, rendait chaque journée d’ordinaire si routinière, en quelque chose de plus… aléatoire. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui joue des tours tous les jours, sans quoi il y avait fort à parier que le gros félin finirait par devenir chèvre, mais sans avoir à aller jusque-là – et il semblait intimement convaincu qu’elle trouverait d’elle-même un juste milieu – le simple fait de ne jamais arrêter de jouer sur les mots et les double sens apportait une petite touche d’imprévu à chacun des instants passé avec elle. Car il était bien entendu impossible de savoir quand une discussion, même très sérieuse, ne manquerait pas de déraper à cause d’un mauvais choix de mots. D’ailleurs, il s’attendait à ce que, dans les jours à venir, ils ne finissent par échanger des regards complices et des sourires silencieux si leurs compagnons devaient se laisser aller à quelques propos tendancieux. « Les oranges sont classifiées comme plus ou moins graves que les pommes en matière de vol à l’étalage ? Vous comprenez, j’ai une faiblesse pour les agrumes. » Le simple fait de s’imaginer comme un bandit de grand chemin lui semblait hautement improbable. Lylim l’avait prévenu qu’elle lui ferait faire des choses dont il n’avait potentiellement pas l’habitude et peut-être y aurait-il quelques dommages collatéraux, mais néanmoins il ne l’imaginait pas le pousser aux frontières de la loi. Elle n’avait d’ailleurs elle-même rien d’une criminelle, hormis peut-être son don de manipulation, mais qu’elle ne semblait pas trop utiliser à mauvais escient, ou, dans tous les cas, elle ne donnait pas l’air d’en profiter autant qu’aurait pu le faire un autre dans la même situation.

« Un moyen infaillible de me dissuader de quitter votre hamac, hein ? Vous comptez partager avec moi ce renseignement, ou devrais-je attendre que la situation se présente ? » A vrai dire, il préférait peut-être qu’elle reste muette sur ce coup-là, même si sa curiosité le poussait à lui demander. Après tout, il aimait beaucoup les surprises, et, d’un autre côté, il préférait éviter qu’elle ne rentre dans des détails un peu trop charnels à son goût. Ceci étant dit, il ne manqua pas de se permettre une dernière bravade à son encontre. « Que je sache, vous ne m’avez jamais demandé de partager votre hamac jusqu’à maintenant. » C’était une vérité, car elle ne l’avait jamais fait directement, se contentant de suggestions diverses et variées. Cependant, il savait qu’il était sur une pente très savonneuse en cet instant, conscient qu’elle pouvait simplement décider de le faire maintenant, le mettant potentiellement dans l’embarras. Ceci étant dit, il savait qu’il ne risquait pas grand-chose, en tout cas, rien de mortel, ou, plutôt de désagréablement mortel. La jeune femme ne s’était pas étendue sur le sujet, mais peut-être que certains de ses amants n’avaient pas survécu aux ébats, surtout si les matelas, eux, n’en sortaient que rarement en bon état, à en juger par l’anecdote qu’elle lui confia. « J’imagine qu’il est probablement resté relativement discret quant aux raisons de son choix de literie. Cependant, il aurait pu opter pour de l’herbe verte et fraiche. Moins élégant dans une demeure de noble, assurément, mais un tapis naturel doit pouvoir résister à vos ardeurs les plus violentes, non ? » Oui, Zakaerii se prenait complètement au jeu, mais également pour remonter un peu le moral de la Succube et essayer d’éviter de la faire culpabiliser un peu trop vis-à-vis de sa réaction. Et, pour l’instant, il ne connaissait pas de meilleur moyen pour cela que de l’affronter sur le terrain des mots aux sens doubles et détournés. Heureusement, cela semblait toujours fonctionner pour le moment.

D’ailleurs, s’il avait dû être honnête, il avait d’ailleurs pensé que Lylim lui jouait un petit tour dont elle avait le secret en feignant l’inconscience pour qu’il soit aux petits soins avec elle. Cependant, il déchanta rapidement quand elle ne se réveilla pas après ses premières sollicitations. Si elle s’était effectivement laissé prendre au plaisir de lui tendre ce petit jeu, il y avait fort à parier qu’elle ne se serait pas amusée à l’inquiéter trop longtemps non plus. Heureusement les vapeurs de l’hydromel vinrent ramener la Succube à la réalité. Le Suli remarqua néanmoins l’étrange lueur verte qui voilà son regard quelques instants alors qu’elle se réveillait. Avec douceur, il s’assura qu’elle ne cherche pas à bouger brusquement. « Tout va bien Lylim, vous avez juste eu un petit malaise. » Le matelot, qui était resté pour observer la scène, fut vraisemblablement soulagé lui aussi, indiquant à la jeune femme qu’elle devait faire attention à elle, car elle ne semblait pas totalement remise. Cette dernière sembla finalement se remettre un peu à la réalité, avant de demander à Zakaerii si elle avait réussi. Tandis que le matelot s’écartait et retournait à ses affaires visiblemlent soulagé, le Félidaë esquissa un sourire à la jeune femme. « Il semblerait en effet, même si je ne m’attendais pas à ce que vous vous évanouissiez durant la chute. Vous ais-je trop fait douter en suggérant que je n’allais peut-être pas vous rattraper ? » Il ne chercha pas à la bousculer davantage, attendant qu’elle décide de se relever d’elle-même ou non. Il ne mentionna pas immédiatement ce qu’il avait pu apercevoir à son réveil mais il ne manquerait pas de le faire à un moment.[/color]
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Fleya
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 16 Mai 2017 - 9:17

Loin d'être la dernière dans la surenchère de bêtise, Lylim afficha un faux air grave avant de répondre.

Si vous vous en prenez aux oranges du marchand, alors là rien ne va plus ! On ne vous laissera même le bénéfice d'un procès. Vous serez immédiatement pendu sur la place publique. Et les herboristes viendront cueillir la mandragore à vos pieds... Hé hé hé.

Elle ne savait pas si le Felidae connaissait la méthode si particulière pour faire pousser des plans de mandragore, mais bien entendu elle ne manquerait pas de le renseigner sur la question. Toutefois, elle se demander comment lui illustrer la chose sans être obligée de parler crument.... Mais elle ne se faisait pas trop d'inquiétude à ce sujet, elle trouvera bien entendu le moyen de l'imager tout cela. Mais elle ne s'était pas imaginée un seul instant l'entendre dire ce qu'elle prit pour une invitation. Mais rapidement le doute l'envahit. C'était trop beau pour être vrai, et il voulait surement faire le malin comme elle s'amusait continuellement à le faire. La différence était qu'à ce petit jeu là, elle était prête à aller jusqu'au bout et donner de sa personne. En revanche, elle doutait qu'il y soit prêt.... Mais ce n'était pas pour autant qu'elle allait se priver de le prendre au mot. Elle lui répliqua alors.

Ho ? Vous êtes le genre d'homme qui attend qu'on vienne le chercher et qu'on l'invite explicitement ? Ce n'est pas du jamais vu non plus, mais j'ai surtout observé ce comportement chez mes conquêtes féminines. C'est rare qu' un homme se fasse désirer à ce point.... Mais ce qui est rare n'est-il pas en même temps précieux ? Ma foi ! Qui suis-je pour refuser de m'occuper d'un si charmant damoiseau, qui attend si sagement et patiemment que l'on vienne s'occuper de lui ?

Elle posa ses mains sur les épaules du félin, et commença à l'amener en arrière, comme si elle voulait le diriger vers sa cabine. Un sourire carnassier aux lèvres, elle lui souffla doucement, d'une voix enjôleuse.

Je vous invite donc à partager mon hamac, et bien plus encore....

Cette fois, Zakaerii s'était mis dans de beaux draps ! Il allait devoir trouver le moyen de se décommander et vite, ou il devrait assouvir les pulsions de la succube jusqu'à ce qu'elle décide de le libérer de ses étreintes passionnées. Ce qui pouvait prendre du temps..... Beaucoup de temps. Lylim riait sous sa cape. Car non contente de le mettre ainsi au pied du mur, elle crut bon de rajouter une pression supplémentaire, sa main commençant à se faire baladeuse, et glissant le long du dos soyeux et musclé du félin, frôlant dangereusement avec le creux de ses reins.... Rien de mieux pour briser la glace que de faire grimper la température ! Outre la position délicate dans laquelle il s'était mise, la jolie rousse commenta sa remarque.

Certes un tapis de verdure est tout à fait honorable aussi. Mais c'est essentiellement agréable en journée, que pendant les nuits un peu fraîches. Et en hiver c'est encore plus compliqué. Au moins son sommier est disponible en toute saison. Et ça lui évite de devoir sortir à chacune de mes visites. Le pauvre aurait fini par prendre froid ! Il faut ménager ses ouailles de temps en temps.

Elle s'abstint de préciser qu'il n'était pas rare que ses "ouailles" justement finissaient parfois à la casserole..... Au sens propre du terme. Lylim, toute agréable à vivre qu'elle pouvait-être, malgré sa friponnerie, n'en restait pas moins une fiélonne.... Une succube. Une créature démoniaque de l'Outre-Monde qui se nourrissait de le vie de certains de ses partenaires au moment même où ils atteignaient la jouissance. A ses yeux, elle leur offrait peut-être la plus belle des morts. Et elle n'avait aucun problème avec cela. Il fallait bien se nourrir. Mais tout le monde n'était pas de cet avis. Aussi, si elle n'y était pas obligé, elle préférait garder ce secret là pour elle. Néanmoins tous les secrets ne lui étaient pas profitables. Ceux de son passé l'avaient suffisamment affectée pour la toucher encore aujourd'hui. Et alors qu'elle se remettait, Zakaerii, via le bras qu'il avait place dans le dos de la belle, pu sentir les omoplates de cette dernière s'activer et remuer. Comme si elle essayait de bouger sans y parvenir. Il l'empêcha de s'agiter de manière trop brusque, lui évitant de se faire mal. Elle se calma en même temps qu'elle reprit ses esprits. Son gros matou lui affirma qu'elle avait réussi leur jeu mais il s'interrogea tout de même sur les raisons de son évanouissement.

Sur cette question elle ne savait pas trop quoi répondre. La vérité lui était juste impossible à révéler. Trop dure, trop honteuse, trop amère.... Néanmoins elle n'allait pas rester silencieuse dans ses bras indéfiniment. Quoique rester dans ses bras n'était pas le problème de l'équation. Elle finit par répondre.


Soit c'est cela.... Soit j'ai retenu mon souffle trop longtemps. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé....

Ce qui dans un sens n'était pas tout à fait faux non plus. Bien que très agréablement installée, elle se résigna à se relever, doucement, jaugeant si elle était en mesure de reprendre le cours habituel de ses activités ou si elle devait suivre le conseil de ce marin et lever le pied. Il lui semblait que cela allait, et sans perdre de sa contenance, elle prit le verre d'hydromel, et le vida, tout en se disant que cela ne lui ferait pas de mal. Une bonne chose de faite selon elle, mais elle se tourna vers Zakaerii pour avoir un retour.


Donc à présent, je suis supposément en mesure de dire que je vous fais confiance ? Ou était-ce là votre stratagème pour faire tomber les filles dans vos bras ?

Elle s'approcha du bastingage, et s'accouda sur le rebord, dos à la mer et face à son gros matou. L'air frais lui faisait du bien après sa petit chute et elle comptait bien en profiter.


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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 16 Mai 2017 - 12:19


Quelqu’un qui rejoignait la discussion en cours de route aurait probablement du mal à imaginer que, quelques instants plus tôt, les deux protagonistes de ce dialogue s’étaient un peu embrouillés – et encore le mot était un peu fort – au sujet d’un pieux mensonges de la Succube. Mais Zakaerii n’était pas véritablement rancunier, et, après avoir compris qu’il n’y avait jamais eu aucune intention de la part de Lylim de profiter de la situation autrement que de voir comment il réagirait dans une situation pareille, il ne pouvait décemment pas lui en vouloir plus que ça. « Pendu pour des oranges ? Diantre… Je me contenterais peut-être des pommes alors. » Cependant, le Suli n’avait aucune idée de ce qu’elle entendait par « cueillir la mandragore à ses pieds ». Il savait qu’il s’agissait d’une racine, du moins en règle générale, mais cela ressemblait davantage à une expression, et il avait un peu peur de connaître ce qui pouvait se cacher derrière tout ça. Ceci dit, sa curiosité fut finalement plus forte que son appréhension. « Par contre, je serais curieux de savoir comment les herboristes s’y prendraient pour faire pousser de la mandragore à mes pieds… » Il ne lui confia pas qu’il avait peur de le lui demander, peut-être pour éviter de lui donner la mauvaise idée de s’amuser à corser davantage ses explications – à supposer qu’elles puissent l’être, car, avec un peu de chance, il ne s’agissait là de rien de particulièrement douteux. Mais si Lylim s’était amusée à le mentionner, il en doutait énormément. Ceci dit, il était prêt à affronter la vérité, quelle qu’elle puisse être.

Sur la pente savonneuse sur laquelle il s’était lui-même glissé, il ne fut pas surpris de voir la Succube l’y pousser encore, sans aucun remord. Elle le joua presque trop en finesse, s’étonnant de le voir homme à attendre et désirer, ce qui était visiblement davantage le cas chez ses partenaires féminins. Cependant, elle ne sembla pas s’en outrer plus que cela, allant même jusqu’à vanter que cette rareté, dans son comportement, induisait une certaine rareté dont elle ne manquerait pas de profiter, si l’occasion lui était donnée. Et, joignant le geste à la parole, elle tenta doucement de le tirer en arrière, en direction de sa chambre, l’invitant, justement à partager son hamac et bien plus encore. Réfléchissant depuis quelques instants à une façon de se sortir de ce mauvais pas, Zakaerii resta sur ses positions, laissant quand même Lylim profiter de sa proximité pour passer une main dans son dos, dans une caresse plutôt agréable, mais qu’il valait mieux stopper rapidement, pour éviter que la situation ne dérape, car, la connaissant, elle ne s’arrêterait probablement pas en si bon chemin. Il posa ses pattes sur ses hanches et la repoussa très légèrement, juste assez pour maîtriser ses ardeurs et éviter qu’elle ne poursuive ses explorations plus en avant. « Soit, si nous arrivons à tenir à deux dans votre hamac, je passerais la nuit avec vous. » Oui, il avait une petite idée derrière la tête, mais il préféra sembler s’avouer vaincu – même s’il n’en montrait rien. Il avait affiché un petit sourire en répondant. Il savait que c’était potentiellement risqué, mais s’il avait accepté l’idée de dormir en compagnie de Lylim, il n’avait pas encore cédé sur les autres choses. Et, il avait réussi à gagner un peu de temps pour mettre son plan B à exécution, celui qui consisterait à s’assurer que ce fameux hamac ne supporterait pas leur présence à tous les deux…

A parler du tapis de verdure, ils eurent au moins l’occasion de de changer un peu de sujet, laissant à Zakaerii suffisamment de latitude pour faire baisser la pression que venait de lui infliger la jeune femme, probablement pour son plus grand plaisir à elle. Sans compter que dans l’idée de passer une nuit avec lui, elle devait littéralement être sur un petit nuage. « Tout le monde n’est pas nécessairement frileux au point de ne pas pouvoir se contenter d’un manteau neige comme literie. » Bien entendu, il faisait référence à sa propre nature de Félidaë, originaire de Norpalie, qui ne craignait pas trop le froid et pour qui, l’idée de dormir une nuit dans la neige ne faisait pas spécialement peur. Pour le reste, il ne savait bien entendu pas ce que Lylim faisait avec ses ouailles, n’était-ce que parce qu’il ne connaissait pas grand-chose sur les Succubes. Peut-être qu’il aurait eu une pointe d’appréhension s’il avait connu la vérité, mais quelque chose lui disait que, pour l’instant, il ne risquait probablement pas grand-chose. N’était-ce que parce qu’il faisait partie de leur groupe pour cette aventure et que la jeune femme ne risquerait pas l’ire de ses compagnons – et de Shotra – aussi bêtement. Enfin, peut-être valait-il mieux qu’il ne sache pas, pour le moment. Et alors qu’il la tenait dans ses bras et qu’elle se réveillait finalement de sa courte inconscience, Zakaerii cherchait une explication plausible à sa perte de conscience. L’exercice pouvait être délicat, il le savait, et certains ne se laissaient simplement jamais tomber en arrière, mais de là à perdre connaissance… Visiblement Lylim ne semblait pas pouvoir l’éclairer sur les raisons qui auraient pu en être à l’origine hormis la possibilité hypothétique qu’elle ait cessé de respirer. « Si j’avais su que vous soumettre à ce petit jeu vous mettriez dans un tel état, je me serai peut-être abstenu. » Il lui laissa le temps nécessaire pour se remettre et lorsqu’elle se redressa, il ne l’aida que très peu, avant de la lâcher complètement. Elle semblait aller mieux, et le fut probablement encore plus quand elle but, cul-sec, le verre d’hydromel qui avait servi à la ramener parmi eux. « A supposer que vous vous ne vous êtes pas évanouie avant de vous laisser tomber en arrière, c’est que vous m’avez fait suffisamment confiance pour me rattraper, en effet. » Il observa Lylim quelques instants avant de s’approcher d’elle et s’installer à ses côtés, s’appuyant à son tour au bastingage. « J’ai conscience que vous n’avez pas l’habitude de faire ce genre de choses. Mettre sa vie entre les mains d’une autre personne est toujours une affaire délicate. »  Il resta silencieux quelques instants, profitant du temps, relativement agréable, et de la brise qui courait sur le navire. « Si vous deviez apprendre que cette aventure devrait vous coûter la vie. Abandonneriez-vous le navire ou resteriez-vous jusqu’à la fin ? » La question était sortie de nulle part, mais elle était sérieuse. D’ailleurs le Suli se contentait de continuer à fixer l’horizon, comme si de rien n’était, mais, pourtant, il était curieux de connaître la réponse de Lylim. Même s’il était évident, que, quelle que soit sa réponse, il ne la jugerait pas.
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MessageSujet: Re: The Sea, the Succubus and the Suli   Mar 16 Mai 2017 - 14:32

La sanction pour le vol d'oranges semblait suffisamment grave pour le dissuader de s'aventurer sur ce chemin là. Il déclara en effet reporter son attention sur les pommes, chose à laquelle Lylim répliqua goguenarde.

Espérons alors pour vous que vous soyez chanceux. Certains y ont perdu une main. Peut-être vous en tireriez-vous en étant simplement fouetté sur la place publique ? Qu'il serait dommage d'abîmer un si joli corps....

Cela étant dit, elle attendit patiemment que la curiosité de son compagnon accomplisse son œuvre. Et elle n'eut pas à attendre trop longtemps, connaissant ce vilain penchant qu'ils partageaient, elle n'en fut pas surprise. Elle passa la langue furtivement sur ses lèvres, cherchant une manière élégante de lui raconter tout cela. Et finalement, elle lui raconta tout sourire.


La mandragore est quelque chose que l'on ne peut réellement semer. Si vous en plantez une graine, vous pourriez attendre jusqu'au trépas qu'elle pousse, elle ne germera pas. Pourtant, là où en on trouve quasiment à coup sûr, c'est aux pieds des pendus.... Pour pouvoir pousser, la mandragore a besoin d'un ingrédient secret.... Une autre semence.... Mais qui n'a rien de végétale elle. Le rapport avec nos malheureux pendus ? Figurez-vous qu'il a été observé que lorsqu'on pendait un homme, alors qu'il trépasse il connait.... une dernière et ultime jouissance. Et lorsque la conséquence de cette jouissance se retrouve au sol, au contact des graines de mandragore.... Elles fleurissent dans la nuit. La mandragore est aussi connue sous le nom de la fleur des pendus. C'est fou toutes les utilisations que l'on fait de cette plante, souvent bénéfique, et qui pourtant est issue de la mort d'un homme. La nature a un curieux sens de l'humour non ?

Lylim resta pensive. Cette plante était rare et précieuse, car elle demandait parfois deux sacrifices. Celui du pendu et celui de la créature qui qu'on envoyait arracher ou cueillir la plante.... Qui mourrait dans d'atroces souffrances, bien que rapidement. Est-ce que cela valait vraiment la peine ? En tout cas les herboristes et apothicaires se les arrachaient. Mais elle ne s’appesantit pas plus longtemps sur ces histoires là, car la sienne devenait beaucoup plus passionnante sur tous les plans. Comme elle s'y attendait, Zakaerii commença à la repousser doucement. Elle s'attendait à entendre une quelconque excuse pour mieux se sauver du "terrible" sort qu'elle lui réservait.... Mais pas du tout. Elle l'observa surprise lui annoncer qu'il était prêt à passer la nuit avec elle, pour peu qu'ils tenaient à deux dans un hamac. Si au début la fiélonne se sentait aux anges, quelque chose lui paraissait tout de même étrange. Pourquoi poser cette précision ? Zakaerii devait bien se doutait qu'ils tiendraient sans problèmes à deux. Était-il possible qu'il ait quelque chose derrière la tête ? La succube fit un gros effort pour arrêter immédiatement d'y réfléchir.

Déjà parce que si tout cela ne relevait que de son incroyable capacité à s'imaginer tout et n'importe quoi, elle perdait juste son temps et n'aurait qu'à savourer sa nuit avec lui. Mais s'il lui préparait une entourloupe.... Elle avait tout autant hâte de la découvrir ! Sa curiosité frappa de nouveau, et à présent, elle voulait tester et découvrir ce donnait un Zakaeri qui manigançait. Elle voulait avoir la surprise, pour peu qu'il y en ait réellement une. Elle se contenta alors de répondre, avec un sourire radieux.


En temps normal je dirais, pourquoi attendre pour bien faire. Mais ici je peux faire un effort pour patienter jusqu'à cette nuit. Je pense que vous ne la regretterez pas....

Elle avait un large sourire qui ne la quittait pas, et qu'elle aurait du mal à contenir jusqu'à ce soir. Mais pour l'instant, ils en étaient à parler de literie, plus ou moins naturel. Elle rit doucement à sa remarque avant de lui notifier.

Malheureusement tout le monde ne peut pas se targuer d'avoir une fourrure aussi dense et soyeuse que la vôtre. Nous autre nous devons nous contenter d'une peau, qui est d'une bien piètre qualité en terme d'isolation thermique.... Il n'y a bien que Fleya qui pourrait vous concurrencer, mais elle n'est malheureusement plus dans la partie.

Elle s'interrompit un instant semblant soudainement se rappeler quelque chose, et elle se mit à penser à voix haute.

Il faudra que je m'occupe de son cas d'ailleurs....

Se rendant compte de ses digressions, elle recentra la conversation sur autre chose qu'un projet personnel.

Hem ! Peut-être que si vous me prêtiez votre fourrure je pourrais en faire de même ? Ou encore mieux, je dors sur vous ! Comme ça je suis isolée du froid et en plus je profite de votre chaleur et de votre douceur !

Cette dernière proposition promettait au moins d'être moins désagréable pour son pauvre gros matou, qui se voyait à présent promu au rang de matelas d'appoint en cas de neige ou de nuit froide. Cela dit, il avait déjà servi de support à la jeune femme plus d'une fois dans la journée. Elle l'avait finalement quitté ses bras pour reprendre un peu de sa tenue, et écouter ses propos pour mieux y réagir.

J'avoue que je ne pensais pas cela aussi dur. C'est fou, vu comme ça, ça a pourtant l'air tout bête. Mais après tout, tous les jeux ne sont pas forcément faciles. Certains sont même risqués. J'ai déjà joué bien plus gros que cela.

Elle sembla songeuse lorsqu'il lui parla de confier sa vie à quelqu'un et des risques encourus. Elle poussa un petit soupir et lâcha.

Si pour des ildiriens c'est risqué, dites-vous qu'un fiélon aura neuf chances sur dix de ne pas y survivre....

Edward lui avait prouvé de manière douloureuse qu'elle avait plus à perdre qu'à gagner à ce petit jeu. Vint alors une question sortit d'absolument nul part, qui eut le mérite d'arracher Lylim de sa mélancolie. Surprise, elle poussa un soupir en répliquant.

Dans mon cas c'est un peu tricher vous savez, car si je fuyais ce navire, je romprais mon contrat et je serais très certainement tout autant condamnée. Mais si j'avais le choix.... Mmmh.... C'est très difficile comme question. Surtout pour nous autres, souvent notre propre vie ne nous appartient pas sur ces terres. Je pense que cela dépendrait des conséquences. Si je dois vivre le reste de mes jours avec des regrets ça ne serait pas plus enviable. Après la mot aussi est ennuyeuse, on ne peut plus rien faire !

Elle préfèrerait surement se couper la langue que de l'admettre, mais son vieux bourrichon d'Elorias lui manquerait s'il devait arriver malheur. Et puis ce duo de Fleya et Shotra avaient ce mystère fascinant qu'il aurait été dommage de laisser disparaître. Et elle ne parlait même pas du cas de Zakaerii, qui aurait été un véritable crève cœur.

Non, résolument, je préfère m'arranger et truander autant qu'il le faudrait pour que cela puisse avoir une issue acceptable, que d'attendre bêtement une mort qui me parait inacceptable. Faire en sorte qu'il y ait toujours une chance, même la plus moindre, même la plus infime.... Vous ne comptez tout de même pas mourir lors de notre aventure tout de même ?! Je vous l'interdit ! Vous allez me faire le plaisir de faire un effort et de survivre coûte que coûte !


Il n'y avait surement bien qu'elle pour placer des propos du genre de cette manière. Elle se tourna vers lui et le fixant un sourire en coin, elle lui dit.

Celui que nous cherchons est un conjurateur de renom.... Mais pas seulement. Parmi le monde des fiélons et des conjurateurs, il est aussi réputé pour être un grand nécromancien. Dois-je lui négocier la faveur de quelques sortilèges pour empêcher vôtre trépas ? Vous n'aimeriez pas être ma goule mais si je n'ai aucun autre choix pour vous garder sur ces terres....

Elle lui tira le bout de sa langue avec malice, attendant sa répartie.


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