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 Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.

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Fleya
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MessageSujet: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Sam 18 Mar 2017 - 19:21

La douleur se réveillait en Lylim au rythme d'une fleur qui éclorait. Lentement.... délicatement.... mais indubitablement. Au fur et à mesure que la succube s'enfonçait dans le bateau pour rejoindre une cale sombre qu'elle espérait esseulée, elle sentait ces implacables pétales s'ouvrir et s'étendre. Son cœur s'accéléra sous une tension naissante. Se montrer brave lors d'un combat était une chose. Faire face à d'anciens et pourtant persistants traumatismes en était une autre. Elle pénétrait dans la salle d'ombre, où seuls le bruit des vagues et le grincement du bois venaient rompre un silence presque pesant. Comme l'accompagnant dans son exil, cette fleur de souffrance à présent déployée, dégageait son parfum entêtant et enivrant de douleur, aux arômes du passé. Cette sensation qui pulsait en elle lui arracha un frisson. Elle vint se calfeutrer au fin fond de la pièce, derrière des caisses d'équipements, d'outils et de vivres. Elle se laissa tomber sur un gros sac plus moelleux que les planches dures des caisses. Les racines de cette plante infernale se répandaient et envahissaient à présent chaque parcelle de son être, comme désireuse de conquérir jusqu'à la moindre parcelle du royaume de son corps. Ou plutôt.... De reconquérir ?

Sa respiration était à présent plus intense, plus profonde, comme si elle faisait un effort. Ce soir, elle ne pouvait pas ignorer, elle ne pouvait pas fuir.... Les souvenirs de son passé. Il était réapparu, sorti tout droit de nul part, des abysses de ses cauchemars. Et il était disparu comme un mauvais songe qui s'estompait au réveil, comme le fantôme du passé qu'il était. Avachie sur ce sac, dans une position entre l'assise et l'allongée, la tête posée contre ce dossier de fortune, les pupilles fendues de la succube se perdaient dans l'horizon. Dans le vague des réminiscences de sa jeunesse. Les sons revinrent les premiers. Des cris.... Des mots de rage et de haine. L'intolérance, le jugement, les condamnations. Ils appelaient à eux les émotions qui allaient de paire. L'angoisse, la peur, l'incompréhension, la trahison.... L'espoir détruit. La tristesse d'un amour que l'on comprend que trop tard à sens unique. Les images arrivèrent enfin, violentes, saccadées, dures, impitoyables.  Des visages défigurés par la colère. Des scènes de violence, de déchaînements de coups, de larmes perdues. Des coups.... Encore des coups.... Toujours plus de coups. Avec tout ce qui pouvait en dégager. Le mépris et le dégoût qu'il affichait. L'odeur de son sang qu'elle perdait. Le goût de son propre sang dans sa bouche. Ils étaient trop nombreux.... Elle était encore trop jeune, inexpérimentée et surtout.... blessée dans ses sentiments. Lorsqu'il apparut qu'elle n'était plus en mesure ni de crier, ni de bouger, et peut-être même d'être suffisamment consciente pour ressentir pleinement la douleur, il s'était empressé d'agir.

Il ne voulait pas qu'elle sombre dans l'inconscience avant qu'il en ait fini avec elle. Un éclat d'argent dans cette sombre et sordide nuit. Le reflet de la lune sur la lame d'Edward. Ce fer si froid, glacial, qui vint pénétrer, trancher ses chairs de part en part, à plusieurs reprises, avant de finalement lui traverser entièrement le torse. Un dernier regard dans celui de l'homme qui avait tout été pour elle. Dégoût, dédain, satisfaction de s'être défoulée sur elle. Pas une once de regret, de sentiment. Lui et ses hommes, ceux qui avaient été ses compagnons, lui tournaient le dos, tous persuadés qu'elle était morte, ou qu'elle le serait d'une seconde à l'autre. Pas un regard pour elle qui avait combattu à leur côté, qui avait risqué sa vie pour eux. Le début de l'agonie, en attendant un trépas qu'elle-même croyait certain.... A attendre ce qui résonnait de plus en plus comme une délivrance. Le froid commençait à l'envahir.... Mais il y avait eu un témoin. Un spectateur à qui personne n'avait fait attention, et qui avait eu le souffle coupé par la scène. Un pauvre hère qui allait la prendre en pitié. Et qui décida qu'elle ne méritait de finir ainsi, simplement parce qu'elle était une succube..... A la forme véritable plus effrayante que repoussante.

Son cœur battait la chamade, son visage s'étant habillé d'une expression grave et douloureuse, lorsque soudain.

« J’ai trouvé ça qui trainait dans un coin. Ça vous dit de m’aider à faire disparaître les preuves de mon forfait ? »

Ses perles fendues arrachées à leur torpeur roulèrent jusqu'à Zakaerii. Ce Suli félin qu'elle avait trouvé si discret et un peu étrange. Avec tous ces hommes sur le navire, elle n'avait pas eu le temps de l'étudier et de s'occuper de son cas. Et voilà qu'il venait à elle, en cet instant où son visage inspirait davantage la méfiance que le désir. Et pourtant.... Même en cet instant il n'était pas dénué de beauté. Mais celle-ci était une beauté froide, celle qui avait un goût prononcé de danger, et qui incitait à réfléchir à deux fois avant de se lancer. Il n'était pas là pour la bagatelle. Et cela tombait plutôt bien, car pour une fois, elle n'avait pas du tout envie qu'on la courtise pour cela. Alors qu'espérait-il d'elle, en venant partager ce rhum ? Lui proposait-on réellement un peu de chaleur ? En cet instant ? Elle posa son regard sur la bouteille, avant de répondre presque machinalement.

J'aurais préféré qu'on ne me voit pas ainsi.... Avec ce regard et ces dents.... Mais je suppose que ce n'est pas un Suli qui va s'effrayer ou s'offusquer pour quelques crocs et des yeux fendus.

Elle plongea un instant son regard dans celui de Zakaerii, pour voir sa réaction, se demandant s'il garderait autant son calme s'il la voyait dans sa véritable forme. Mais alors qu'elle allait tendre la main pour saisir la bouteille, la Capitaine arriva. Lylim se ravisa dans son élan, restant étrangement silencieuse tout le temps où la Capitaine s'adressait à Zakaerii. Son visage affichait une expression neutre et pourtant, lorsqu'on connaissait l'air joueuse que revêtait habituellement la succube, il semblait qu'ici elle était froide et fermée. Lorsqu'elle s'adressa à elle, Lylim vint plonger son regard dans celui de la capitaine. Celle-ci commença par la féliciter sur ses talents de combattante, ce qui la surprit un peu, bien que rien ne se remarqua sur son visage. Puis elle lui donna une série de directives, qui ne l'enchantaient absolument pas. Encore, que son vieux bélinois favori lui donne des directives, cela ne la choquait pas et ne la gênait pas. Mais cette capitaine là n'était pas sa chef à elle. Lylim ne pouvait dire que Cassiopée lui appartenait contrairement à Elorias qui, à ses yeux, était à elle. Et dans une logique qui était propre à la succube, elle n'appartenait donc pas à Cassiopée non plus. A partir de là, suivre un ordre extérieur était très compliqué pour elle. Elle ne lâcha pas un traître mot, se contentant de fixer la Capitaine avec un regard qui perdait rapidement toute humanité.

Elle ne se sentait déjà pas dans son assiette, mais la frustration et l'embarra de la situation présente s'ajoutant, ses instincts commencèrent à s'éveiller. Tuer.... Faire disparaître ce qui la rendait mal à l'aise.... Même pas par vengeance ou par rancœur, même pas par revendication quelconque. Juste le désir de retrouver une paix immédiate de manière facile.... La tentation.... Elle ne la connaissait que trop bien pour passer son temps à jouer avec. Elle serra la mâchoire. Elle ne devait pas céder, pas se laisser aller à une facilité qui la soulagerait peut-être sur l'instant, mais qui la condamnerait irrévocablement, les minutes qui suivraient. Elle se contenta d'observer la jolie rousse partir, son désir de tuer n'allant pas plus loin qu'à travers son regard. Cassiopée partie, la succube laissa échapper un soupir avant de prendre délicatement la bouteille de Rhum.


Je vais en avoir besoin.... Merci....

Tout en prenant de généreuses rasades en espérant que l'alcool atténuerait son désarroi, elle avait décidé d'envoyer paître Cassiopée, et de rester ici seule tout le temps qu'il lui plairait, ou du moins qu'il lui faudrait. C'était sans compter sur Elorias, qui était venu un peu plus tard, non seulement pour lui tanner le cuir pour qu'elle assiste à la cérémonie, mais en plus pour qu'elle aille rejoindre la capitaine comme on lui avait demandé. Elle avait grogné, envoyé paître Elorias, lui rappelant qu'elle n'était pas d'humeur. Mais le vieux bélinois était têtu. Il ne la braquait pas pour autant, s'évertuant à la convaincre que c'était là des choses nécessaires pour la cohésion du groupe vis-à-vis de la cérémonie, et que pour Cassiopée, il était persuadé que tout irait pour le mieux lors de leur entretien. Elle savait qu'il ne la lâcherait pas. Ainsi à la cérémonie, on avait pu voir deux yeux luisant dans le noir, qui guettait au loin ce qu'il se passait..... Avant de finalement rejoindre la capitaine dans sa cabine. Elle n'y allait bien évidemment pas de bon cœur, se promettant à elle-même que si sa consœur rouquine avait trouvé le moment opportun pour venir l'accabler d'un quelconque reproche ou "conseil" sur sa conduite passé ou à venir.... Elle ferait un effort pour ne rien casser, mais elle tournerait les talons certainement plus rapidement qu'elle était venue. Ses dents étaient revenus à la normal à l'exception de ses canines qui étaient encore bien pointues. Avec ses yeux elle faisait penser à une vampiresse. C'était donc sous cette apparence qu'elle pénétra dans les appartement de Cassiopée, dans un état d'esprit particulier.


----------------------------------------


La suite de la traversée s'était effectuée sans aucune encombre laissant le temps à l'équipage de faire le plus gros des réparations les plus urgentes. Le reste se ferait une fois arrivé à bon port. Les blessures guérissaient elles aussi, lentement mais surement. Lylim s'était montrée plus réservée qu'en début de voyage. Il fallait dire que son intervention avait marqué les esprits, et sa capacité à être effrayante en avait refroidi plus d'un. Néanmoins, la luxure conduisait à la témérité, et certains hommes avaient trouvé le moyen de trouver cette démonstration de puissance..... Excitante. Il avait tout de même fallu quelques jours pour que la succube retrouve le sourire, et se montre de nouveau sociable. Toutefois, elle ne semblait plus comme avant.... L'équipage se remettait gentiment alors que le port de RagePierre se dessinait au loin. La contrée naine s'offrait au groupe, qui n'était pas mécontent de pouvoir faire escale. Shotra était prêt à se mettre immédiatement en route, mais c'était sans compter sur Elorias. Alors que le bateau entrait dans le port, il s'adressa aux héros d'Ildir.


Mes amis, le chemin jusqu'ici n'a pas été sans embauche, mais croyez-en mon expérience.... La suite ne sera pas plus tranquille. Cependant, cette fois nous ne pourrons pas compter sur l'équipage entraîné de notre gente Capitaine. Nous devrons nous débrouiller par nous-même, face à des dangers pour l'heure inconnu. La traversée a été longue, aussi je préconise de prendre un jour ou deux de repos ici. Cela nous laissera le temps de faire le plein de vivre et de matériel. Ceux qui auront encore quelques blessures à refermer bénéficieront d'un répit supplémentaire. Quant à vous capitaine, vous pourrez superviser la fin des réparations de votre bâtiment, et laisser vos instructions sur la marche à suivre pendant votre absence. Pour la suite de notre voyage, laissez-moi vous montrer....

Le vieux bélinois s'empara d'une carte roulée des alentours, qu'il étala sur la table pour détailler le trajet à ses compagnons.

Nous sommes ici, à RagePierre. Notre prochaine destination est Paria. C'est l'endroit le plus susceptible de nous livrer des informations et des pistes sur où chercher Zaïthan. Pour se faire nous devrons contourner les chaînes montagneuses, en passant par le chemin situé entre elles. Coupé à travers serait plus court, je vous l'accorde mais croyez-moi, ces montagnes ont très mauvaises réputations. Entre la faune malveillante et l'environnement hostile et dangereux, ce serait prendre des risques inutiles. Nous avons eu suffisamment de pertes. L'autre chemin n'est pas sans danger, soyez en sûr. Mais la concentration de potentiels ennemis y est tout de même plus faibles, et l'environnement moins sauvage. Enfin, au moins jusqu'à la Forêt des Cendres.... Mais elle est incontournable pour arriver à Paria, et pas trop vaste. Notre voyage durera un peu plus d'une vingtaine de jours. Et je pense qu'il est impossible que nous ne fassions pas de mauvaises rencontres. Tenez vous prêts.... Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser. Nous prendrons la route quand tout le monde sera reposé, préparé, frais et disposé.

Observant la scène à travers les ombres présentes, Shotra rongeait son frein. Il les aurait bien annihiler ces foutues montagnes si cela ne tenait qu'à cela. Du temps..... Encore et toujours des pertes de temps. Il enrageait intérieurement. Son seul moyen de prendre son mal en patience était de savoir qu'il n'avait pas le choix. Les ildiriens étaient des créatures mortels, et donc plus fragiles que des fiélons. S'il les poussait trop à bout, il les userait trop rapidement, et il risquerait de mettre la guérison de Fleya en danger. La situation avait des relents de torture perfide et pernicieuse. Mais il ne pouvait pas faire autrement que de s'y plier. A chacun sa croix.... A chacun ses difficultés.


A wandering life...
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Dim 19 Mar 2017 - 19:49


- Vous vous êtes battu à nos côtés avec bravoure et courage. Jamais vous nous avez abandonné, jamais nous vous oublierons. Mes frères, vous resterez éternellement dans nos cœurs. Que Uria vous ouvre son royaume pour que vous puissiez naviguer sur sa mer céleste et infinie, où sirènes et naïades vous attendent pour vous aimez. Reposez en paix, mes frères et soyez heureux...à jamais.

J'avais parlé d'une voix forte et émouvante. D'un bruissement de robe, d'un noir profond, et ma tignasse rousse détachée, je m'avançais et je vins mettre sur  leurs paupières fermés des pièces pour le passeur. Me penchant, je leur donnais un tendre baiser sur leurs fronts froids, chose que je n'avais jamais fait de leur vivant. Je sentis alors une profonde tristesse m'envahir, je sentais leurs fantômes tout autour de moi. M'en voulaient-ils? Étaient-ils en paix? Un frisson me parcourut, je me redressais et je reculais de quelques pas. Je fis alors signe que l'on mette les larges radeaux de fortune à l'eau, cinq homme tendirent l'arc et les flèches furent prête à tirées, enflammées par Fior. La gorge serrée, je soufflais:

- Tirez!

Les corps s'enflammèrent, les vagues les amenèrent vers le soleil couchant, une brise caressa ma peau. Dire que j'avais tant de fois échapper à la mort, je trouvais injuste de les voir disparaître de ma vie. Pourquoi eux? Je soupirais, et je baissais la tête, tandis que mes hommes entamèrent une chanson grave et touchante. Je ravalais alors mes larmes et je pris mon violon dans mes mains. Depuis la mort de Nassim, je l'avais délaissé dans ma cabine et maintenant, je considérais que c'était le bon moment de recommencer à en jouer. Mes hommes adoraient ma musique, mes défunts aussi. D'une douce mélodie, j'accompagnais alors  leurs voix qui s'élevèrent vers les étoiles,leur chant brisa le silence de la mer, les vagues se firent douces.


Frères de sang, frères d'armes
Amis d'hier et de demain

Nous reviendrons, nous reviendrons
Nous reviendrons vers le large

Là où tout est paisible
Là où tout est éternel


Là où jamais la mort ne peut gagner
La liberté est à jamais nôtre

Frères de sang, frères d'armes
Amis d'hier et de demain

Nous reviendrons, nous reviendrons
Nous reviendrons vers le large...



***


Laissant mes hommes entre eux, j'étais revenue à ma cabine pour me changer et pour me préparer mentalement à rencontrer Lylim. Mon cœur était lourd de chagrin, j'avais juste envie de prendre du temps pour moi, et pour Flynn, et de pleurer, mais pas encore. Avant, je devais mettre les choses au clair avec elle. Lors de notre précédente conversation, j'avais remarqué son regard de fauve, meurtrier et son air fermé. La bataille l'avait éprouvé, comme nous tous d'ailleurs. J'étais loin de me douter que mes propos lui avaient déplu et c'est avec impatience que je l'attendis, assise sur ma chaise, le regard fixé vers ma porte. Diantre! Qu'est-ce qu'elle faisait?


Je n'avais pas toute la soirée! Je soupirais profondément, essayant de garder mon calme. Je ne devais surtout pas la provoquer ou lui reprocher quoi que se soit. J'avais remarqué son regard noir et  ses canines pointues. Elle n'était pas dans son assiette, et je la comprenais. C'était une femme sauvage et libre, qui avait probablement vécu des choses très difficiles. Sa réaction envers Barbe jais le prouvait. Elle ne s'en doutait pas, mais j'étais de la même nature qu'elle, mais en plus...contrôlée. Oui, Hokusai m'avait appris à me contrôler, car avant, j'étais une tigresse rebelle et agressive. Mon propre père avait dû me fouetter et me mettre à fond de cale pour me dresser. Contre ma volonté, je m'étais soumise, mais le feu n'avait jamais cesser de m'enflammer. Jamais.  Soudain, quelqu'un cogna à ma porte. Revenant à la réalité, je levais les yeux et je m'exclamais:


-Entrez! Je fus soulagée de voir Lylim sur le seuil. Certes, son œil était sombre et méfiant, mais au moins, elle était là.  La dévisageant, j'eus un doux sourire, le genre de sourire angélique de Nora, une aasimar, qui était mon amie et aussi la mère des enfants de Flynn. Une histoire compliquée...bref...

-Merci d'être venu. Dis-je en lui désignant ma chaise. Nôtre conversation ne sera pas longue, je vous le promets. Nous avons toutes deux besoin de repos; cette bataille a été éreintante. Je soupirais et je lui servis du vin. Je vous l'assure qu'il est délicieux. Fruité à souhait.

J'eus un sourire rassurant, et m'accotant dans le fond de ma chaise, je croisais les jambes et je la dévisageais en silence, tout en réfléchissant à ce que j'allais dire. Par quoi commencer?  D'abord, je devais lui parler de Flynn, après essayer d'en apprendre plus sur elle...je voulais comprendre ce qui c'est passé.Pour cela, je devais la mettre en confiance, lui montrer que je n'étais pas juste une capitaine autoritaire.  Soutenant son beau regard, je pesais mes mots et j'expliquais:


-Vous savez, j'ai aimé profondément quatre hommes dans ma vie. Mon père, assassiné lors d'une mutinerie quand j'avais quinze ans. Mon meilleur ami, Nassim, qui est mort il y a plusieurs mois et il fut mon premier  amant et enfin, Dylan, mon fils et Flynn, mon second, qui sont désormais les deux hommes de ma vie.  Ils comptent plus pour moi que ma propre vie.
Disant cela, je bus une gorgée de vin et déposant mon verre sur mon secrétaire, je m'avançais un peu pour capter le regard de la rouquine et je demandais doucement: Avez-vous déjà aimé un être, Lylim? L'aimer si profondément, si passionnément, que vous avez l'impression de faire un avec lui? Que peu importe où la vie vous mènera, il restera à jamais dans votre cœur?  C'est ainsi que j'aime Flynn. Je sais qu'il vous plaît, ce qui est tout à fait naturel.( Je ris un peu) Flynn est un séducteur dans l'âme, la nature a été généreuse avec lui et il le sait, mais il m'est fidèle, tout comme je lui suis fidèle. Je tiens à ce qu'il en reste ainsi.

Je fis un moment de silence, cernant sa réaction. Intérieurement, j'espérais qu'elle comprenne et qu'elle ne s'obstine pas. Je bus une autre gorgée de vin, et je continuais d'un ton respectueux: Je ne suis pas votre chef, Lylim, et je ne veux pas l'être. Non, je suis une jeune femme qui a seulement beaucoup de responsabilités sur les épaules et qui tient à ce que le voyage se déroule bien, et sans encombre. Alors, voici ce que je vous propose, libre à vous d'accepter ou de refuser. Je soupirais, je n'aimais guère ce que j'allais dire, mais en même temps, c'était le seul compromis possible:

-J'accepte que vous fassiez l'amour à qui vous voulez sur mon navire, sauf à mon fils  et bien entendu, à Flynn. C'est important, car j'ai besoin de toute ma concentration pour le reste de la traversée. Vous comprenez? Vous êtes une femme libre, Lylim, tout comme je le suis. Je ne veux pas refréner vos pulsions, mais je tiens que nous ayons un respect mutuel, tout simplement. Êtes-vous d'accord avec ce que je propose?


À sa réponse, je soupirais de soulagement. Pour ce qui était de mon intention d'en apprendre plus sur elle, je me retins. En fait, je ne voulais pas vraiment savoir, au risque d'avoir peur.  La différence faisait peur et bien que j'avais un esprit ouvert, ce que j'avais vu lors de la bataille m'avait effrayé. Peut-être parce que je ne comprenais pas...

-Lylim...je me mordis alors les lèvres, je brûlais de poser une question. Une seule et unique question, mais elle resta coincée dans ma gorge. Non, c'était trop tôt, et en plus, j'étais convaincue qu'elle n'allait rien me révéler. Décidant de ne pas percer à jour le mystère l'entourant, je souris et je dis courtoise: Je vous souhaite bonne nuit. Merci encore d'être venu.

***

Je me réveillais le sourire aux lèvres et le regard brillant. M'étirant comme une féline, je sortis du lit, sans oublier de jeter un regard amoureux à Flynn qui dormait d'un sommeil profond et avec raison. Notre nuit avait été plus que torride et par Uria, que cela nous avait fait un bien fou! Une semaine de chasteté avait été une véritable torture. Je le dévisageais d'un tendre sourire, et doucement, je vins lui voler un baiser.

-Je t'aime... Chuchotais-je d'un murmure imperceptible qui ne suffit pas à réveiller le bel éladrin. Silencieuse, je me levais pour m'habiller d'un simple habit noir et à pas de loup, je sortis, sans oublier de fermer ma porte derrière moi. Rendu sur le pont, je mangeais une bouchée de sardine séchée et de pain, et après avoir embrasser mon fils à demi réveillé sur la joue, j'allais au gouvernail. Plusieurs de mes hommes étaient réveillés, certains avaient un sourire béat sur les lèvres. Lylim avait visiblement reprit du service, ce qui me fit sourire. Tant mieux, ils en avaient besoin, tout comme elle.


- Gabiers, déferlez les voiles! Serrez les cordages. Daniel à la barre, garde le cap! Commandais-je d'un ton ferme. Je tournais alors mon regard vers l'horizon. Au loin,j'aperçus la haute tour de RagePierre, imposante et majestueuse, à l'image de la grandeur intérieur des nains. Enfin!

-Capitaine! RagePierre à l'horizon! S'écria Fior du haut du mât de misaine.
-Je sais...Oh Dawi Ankor! Af azgal galaz!  Mexclamais-je d'un large sourire. (Oh Royaume nain, tu es un trésor d'or!)


Un peu plus tard, une fois amarré au Port, nous nous étions réunis autour d'Elorias qui nous expliqua minutieusement la suite du trajet. En silence, je l'écoutais avec attention, sans l'interrompre et quand il s'adressa à moi, j'acquiesçais d'un hochement de tête. Ce qu'il expliquait promettait d'être dangereux et périlleux. J'allais devoir quitter mon navire et donner congé à mon équipage pour  plusieurs jours. Ils pourront en profiter pour rénover la Sirène, remplir l'entrepont de matériaux de rechange et de vivres. Ensuite, ils prendront un repos bien mérité. Ils n'aimaient guère les naines, mais c'était mieux que rien. Quant à Caleb et à Dylan...mon regard turquoise se riva vers eux, je souris. Ils risquaient de vouloir m'arracher la tête si je les laissais derrière. Mieux valait pour moi qu'ils m'accompagnent!


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Zakaerii
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Mer 22 Mar 2017 - 11:18


[HRP : Ma réponse sera un peu vague et élusive, mais il est difficile de parler d’évènements qui n’ont pas encore été fixés. Vous en saurez plus dans l’aparté entre Zakaerii et Lylim, je suppose.]

Zakaerii était loin d’être Suli à se laisser impressionner par une paire de crocs et un regard plus… inhabituel que d’ordinaire. Qui plus est, ces terres étaient parcourues par des individus de toutes sortes et depuis qu’il voyageait de ça, de là, ses expériences l’avaient quelque peu immunisé à la surprise. Sans chercher à s’imposer, il avait passé une bonne partie de la soirée avec la jeune femme, assistant, également, d’assez loin à la cérémonie donnée en l’honneur des défunts, attendant patiemment le retour de Lylim tandis que celle-ci avait pris le chemin de la cabine de la Capitaine. Il avait d’ailleurs profité de ce moment pour inspecter ses plaies. Quelques éraflures qui guériraient bien vite et n’avaient nécessité qu’un peu d’eau claire, pour récupérer la blancheur de son pelage d’origine. Le reste de la traversée avait retrouvé un certain calme, ce qui n’était pas plus mal d’ailleurs, et le Suli avait repris sa routine quotidienne, presque imperturbable, aidant parfois, lorsqu’il en avait l’occasion, c’est-à-dire lorsque l’un des marins le lui demandait, ce qui n’était pas forcément des plus courants.

Et, finalement, la traversée arriva à sa fin, tandis que le navire approchait des côtes du Royaume Nain et de sa capitale Ragepierre. Zakaerii ne s’était jamais aventuré de ce côté de la mer, non pas par crainte, mais simplement parce que ses pas ne l’avaient jamais mené jusqu’à cet endroit. Il était curieux de voir ce que ces nouvelles terres avaient à offrir, sans compter que leurs propres aventures promettaient d’être particulièrement… excitantes. Lorsque fut venue l’heure de débarquer, le Suli proposa son aide, comme au départ, pour porter Fleya. Il savait que Shotra n’avait pas confiance en beaucoup de personnes pour le faire, mais on ne pouvait décemment pas laisser une créature d’ombre se balader en plein jour. Non pas que le Felidaë ait quoi que ce soit à l’encontre du démon, bien au contraire, mais tout le monde ne partagerait probablement pas son avis. Qui plus est, l’idée de le savoir toujours prêt à intervenir, en embuscade, était peut-être plus utile. Ce fut donc avec la jeune femme dans les bras que Zakaerii descendit et attendit patiemment autour du petit groupe formé par l’hétéroclite compagnie. Non, la suite n’allait pas être de tout repos, mais cela ne l’avait jamais gêné. Et, en y repensant – il eut d’ailleurs un léger sourire pour lui-même à cette idée -, il fallait croire qu’il y avait toujours de l’aventure lorsqu’on voyageait avec Fleya.
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Sam 15 Avr 2017 - 4:01

Quartiers d'habitation du Commandeur de l'ordre, Commanderie de l'Ordre Draconnique


Le fumet de la sauce de champignons du frère cuisinier monte à mes narines et mon esprit vogue parmi les brumes du passé et sur les flots de l'océan a bord du Sirena. Et cet agneau fumant que mon chef s'obstine à accompagner des sauces que je ne peux pas vraiment apprécier, me remémore le plaisir qui fut le mien quand le traitement du bosco du Capitaine Valdriana, porta ses fruits. Je pu finir le voyage autrement que sur un lit de souffrances et participer à la peine des compagnons survivants des héroïques marins tombés au champ d'honneur des hommes de la Mer.

Je suis un suli de paix quoique puisse laisser penser mon parcours, la mort d'hommes de valeurs victimes de la vilenie me rend toujours furieux, là encore plus car ma faiblesse n'avait pas permis que je puisse épargner plus de vies que je l'ai fait. Je me promit de ne plus faillir et de sauver le plus de vies innocentes que je le pourrais sur notre chemin qui promettait d'être encore long et semé d'embûches. Il apparut bien vite que notre traversés atteignait son but : les royaumes nains ! Pour un suli qui n'avait connu que les forêts et les villes du royaume de Belin, je rattrapais mon retard avec profit, malgré les pertes douloureuses.


Nous fûmes conviés à un conseil de guerre où Elorias nous exposa la route et les objectifs de notre périple. Exposant, carte à l'appui les risques possibles selon la route empruntée. Il nous conseilla de prendre un jour ou deux de repos et de préparation. Pour ma part j'étais en terrain inconnu, et hormis ma fonction de Commandeur, je n'avais rien de mieux à proposer aussi je dis :

" Ma foi vieux sage, vous parler avec la voix de la sagesse et de l'expérience ! Je suis d'avis de suivre vos recommandations, Nous avons respectés les directives de Dame Sirena et n'aurait été cette tempête, bien inévitable, sans l'attaque des pirates nous serions tous en parfaite condition. Juste cependant, je suggèrerais que les membres de l'ordre portent leurs tenue officielle, nous pourrons plus facilement nous faire passer pour l'escorte de doctes érudits ou de marchands aventureux. Pour mon escorte et moi-même c'est une évidence nous n'avons pas d'autres habits mais j'ai remarqué que pour Shavock et le Capitaine, il n'en était pas de même.

Comme votre équipée seigneur Elorias, vous avez tous reçut des habits aux armes de l'ordre, comme aucun n'en porte, je dois croire que devenir disciples de l'ordres ne tente guère vos camarades ! Pourtant nous aurions fort avantage d'un érudit tel que vous, et vos autres amis, en gagnant une bonne réputation, aurait plus de facilité à se voir accueillit avec neutralité à défaut de frayeur. Lorsque nous serons a terre, je vous offre mes services pour gérer notre sécurité, mais c'est vous qui serez notre guide ! J'ai beaucoup parlé, mes gardes rapprochés et moi, allons faire nos bagages et partir en quête d'un hôtel à même d'accueillir notre troupe aussi remarquable ! Avez-vous d'autres précisions ?"


Je restais un moment pour écouter les autres puis sortis pour mes préparatifs de départ, suivit par mes quatre garde-du corps. La suite promettait des surprises que je vous conteraient une fois prochaine !





"Je suis un suli de paix mais gare à mon courroux !"
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Fleya
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Sam 15 Avr 2017 - 9:55

Chacun vécut la cérémonie à sa manière. Elorias était ému, le cœur serré. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ces vies si jeunes et si brutalement avortée, espérant qu'aucune ne laisserait derrière elle de familles éplorées. Shotra n'avait pas quitté Fleya, se demandant si dans son inconscience, elle sentait ce qu'il se passait à bord, si les événements la touchaient silencieusement. Le vieux Seigneurs de Guerre qu'il était connaissait bien la perte des hommes. Non seulement il était rodé et endurci, mais en plus ce n'était pas les siens. Ce qui facilitait beaucoup plus la tâche. Loth lui s'en moquait complètement, attendant simplement que les choses se passent. Enfin Lylim n'était pas forcément des plus à l'aise avec ce genre de pratique, mais la présence d'un certain Felidae avait permis de lui rendre la chose beaucoup plus facile à appréhender. Mais si pour la cérémonie elle n'avait eu qu'à faire acte de présence, pour la suite, elle allait devoir s'impliquer et faire attention où elle mettait les pieds. Zakaerii l'avait encouragée et motivée à faire face. Et elle n'était pas du genre à reculer une fois l'attrait du jeu posé. Elle pénétra donc dans les quartiers de Cassiopée, fermant la porte derrière elle.

Cassiopée lui désigna une chaise, mais elle ne se sentait pas suffisamment à l'aise pour s'assoir. Cassiopée lui offrit un verre de vin, et l'espace d'un instant Lylim se demanda si elle ne l'avait pas empoisonné. Elle s'empêcha de sourire à cette idée, se disant qu'elle était peut-être un peu dure avec cette ildirienne, qui vraisemblablement faisait des efforts. Prenant le verre de vin elle la remercia, avant de poser son regard sur le siège. Finalement, elle se fit violence pour s'assoir sur l'accoudoir, croisant les jambes. Elle plongea ses pupilles fendues dans celle de la jolie rousse, faisant même un effort pour ne pas paraître provocante. Mais même sans s'en rendre compte, elle la scrutait avec une intensité et un immobilisme qui avaient quelque chose d'inquiétant. Comme si elle était un fauve qui n'attendait que le moment opportun pour bondir. Et pourtant, elle écoutait les paroles de Cassiopée. Elle n'avait pas forcément eu beaucoup de chance, au moins dans ses débuts. Ainsi, Dylan était son fils ? Une chance qu'il n'eut pas été en mesure d'intéresser la succube, sans quoi elle aurait certainement déclenché sans le savoir les foudres de Cassiopée. Elle avait bien compris que s'il y avait une chose de plus sacré qu'un amant dans le cœur d'une femme, c'était sa progéniture.

A la question de Cassiopée sur l'amour, Lylim afficha un rictus, bien qu'en réalité elle était très amère. Elle se tût, laissant l'autre rousse finir son propos. Bien sûr qu'elle avait aimé.... malgré l'interdit, malgré le risque. Et cela aurait dû lui coûter la vie.... Lorsque la Capitaine dit que Flynn était un véritable séducteur, Lylim manqua de lâcher un "non, sans blague ?", tant la chose lui était évidente.... Et loin d'être déplaisante. Finalement, Cassiopée en vint à proposer un marché, et cette fois-ci, Lylim ne retint pas un petit sourire amusé.


Dylan est certes prometteur, mais beaucoup trop jeune pour m'intéresser. Plus tard, il fera certainement des ravages.... Mais ce serait dommage de le gâcher en le cueillant trop tôt. Quant à Flynn.... Je sais maintenant d'où il tire sa résistance à mes charmes. Et c'est bien parce qu'il résiste qu'il m'intéresse.

Elle laissa un court instant de suspend avant de reprendre.

Aussi impensable que cela puisse paraître, il m'est parfois plus agréable de jouer que de.... consommer. Je pense que Flynn l'a bien compris, et que chacun cherche à pousser l'autre à céder. Mais il est certainement aussi têtu que moi... Je pense que Dylan aura des petits enfants avant que l'un d'entre nous deux ne capitule. Mais c'est ce qui rend nos échanges si amusants. Si Flynn venait à céder.... je doute parvenir à conclure tant cela me décevrait. C'est dire.... Je pense pouvoir affirmer sans peine que nous ne partagerons pas de plaisir plus charnel que cela. Cela devrait vous soulager et vous rassurer. Le jeu continuera sûrement. Mais il n'aboutira pas.

Lylim se releva, Cassiopée étant rassurée, elle pensa que l'entretien était terminé.

Vous pourrez dormir tranquille vos nuits. Et si l'ennuie vous saisi, n'hésitez pas à me rendre visite. J'enchante aussi bien les femmes que les hommes.

Et voilà, elle n'avait pas pu s'empêcher. Il avait fallu qu'elle lance une provocation.... Ou une invitation ? Après tout, Cassiopée était une très belle femme.... Mais la succube doutais fortement la voir franchir le pas. Aussi elle tourna les talons, sourire goguenard aux lèvres, et alors qu'elle allait pour partir, elle entendit Cassiopée l'interpeller.... et se raviser. Llylim reprit sa route, répliquant alors.

Vous avez de la chance ildiriens, libre d'aimer comme vous le souhaitez. Pour nous autre, l'amour est un crime, qui jamais nous pardonnera....

Elle avait atteint la porte, et elle la franchit en laissant Cassiopée méditer sur ses propos quelques peu énigmatiques. Ils sonnaient comme une rengaine, une maxime ou plutôt.... une malédiction. Elorias avait attendu plus loin, un peu inquiet. Après avoir rendu un sourire gêné au salut de Zakaerii qui l'avait juste grillé en bonne et due forme, il avait rongé son frein.Il connaissait les humeurs de Lylim, et espérait que tout aille bien. Et il fut soulager de la voir ressortir, sans éclat de voix ni rage. Il préféra la laisser tranquille, il se doutait qu'elle devait lui en vouloir un peu.

-----------------------

Elorias écouta Khaalhâm lui parler, et lui donner quelques propositions, qui suscitèrent l'étonnement du vieux bélinois.

Hé bien pour tout vous dire Commandant, nous pensions que ces vêtements étaient des tenues pour les cérémonies officielles.... Dès lors il nous paraissait déplacé de les porter en dehors des grandes occasions. Mais si vous nous proposez de les porter dès maintenant, je suppose que nous ne fâcherons personne à les revêtir, et nous serons heureux de vous en faire l'honneur.

Dissimulé dans les ombres, Shotra poussa un vrombissement sourd et sonore pour manifester sa divergence d'opinion. Une fois encore il se faufila dans le dos de Zakaerii pour lui chuchoter son avis et espérer ainsi qu'il puisse lui prêter sa voix, en ces lieux où il ne pouvait se montrer. Ainsi, après un frisson qui lui secoua l'échine, le Felidae fut le seul a entendre.

Je préfère.... Que l'on passe inaperçu. Mais.... Si vous choisissez.... de porter les tenues... Il faudra les ôter... Dès qu'on approchera Paria. C'est le territoire.... Des oubliés et des rejetés. Ils n'apprécieront pas.... toute forme d'autorité. Et ces tenues.... et les exploits qu'elles représentent.... Sont une forme d'autorité. Les héros de la Vallée.... ne sont pas ceux de Paria.... seul y est respecté.... l'anonymat.

Son avis fut donné. Il restait libre à chacun de le suivre ou pas. Pour Loth et Lylim, ces vêtements étaient un peu étranges. Porter la reconnaissance d'un peuple qui d'ordinaire les haïssait.... Mais ils suivirent l'impulsion d'Elorias. Si a Paria la question de la légitimité des héros d'Ildir était soulevé, à RagePierre elle était clairement établie. Les gens étaient favorables à ces héros, et mêmes les commerçants se montraient amicaux, et offraient des ristournes. Des héros, c'étaient de la publicité de qualité supérieure ! Et pour peu qu'ils accomplissent un autre exploit en présence ou grâce à un de leur produit, c'était du bénéfice assuré. Le séjour se déroula donc très bien, et la troupe pu partir sous les meilleurs augures. Les premiers jours passèrent sans encombre, la troupe évoluant rapidement grâce à une météo favorable, et des conditions presque de rêves. Comme pour les autres jours Fleya reposait dans une petite charrette tirée par Loth qui pestait comme un putois.

Sérieusement, j'ai une tronche de quadrupède là ?! Vous croyez que j'ai que ça à faire de jouer les mules ?!

Tu en as déjà le caractère écoute ! Hi hi hi !

GRRRRR !

Lylim ne s'était pas gênée pour s'assoir à côté de Fleya, ce qui enrageait encore plus Loth. Elorias riait sous sa moustache, faisant de son mieux pour cacher son sourire. Lorsqu'il parvint à retrouver son calme, il répondit à Loth.

Soyez sûr Loth que Shotra n'aurait pas rechigné un seul instant à prendre votre place, mais malheureusement, il ne peut pas trahir sa couverture. Et vous êtes le seul parmi nous qui ne se fatiguera pas à tirer une charrette, peu importe la distance que nous parcourons. Nous reconnaissons la valeur de votre force, et nous la mettons à profit.

Je préfère m'illustrer dans les combats ! Pas à jouer les bêtes de traits ! C'est dégradant ! Et arrête de glousser sale dinde rouquine ou je te massacre !!!

Il n'en fallait pas plus pour faire encore plus rire Lylim, qui s'amusait comme une enfant. Loth aboyait et grognait, Elorias tentant vainement de le calmer. Shotra se mit à pousser à son tour un grognement plus sourd et puissant que Loth, ce qui eu le mérite de calmer et Loth et Lylim. La bagarre avait été désamorcé avec succès. Lylim, contrainte à se concentrer sur autre chose, posa son regard sur Fleya, et se mit à plisser les yeux. Elle commença alors à palper le bras de Fleya, à écarter son pelage.... Shotra se sentit nerveux. Cette andouille était entrain d'examiner la marque d'Apocryth ! Loth aussi ne se sentait pas à l'aise. Elle ne pouvait donc pas s'empêcher de semer le désordre celle-là ?! Lylim finit par interpeller les autres.

Qu'est-ce que c'est que....

Loth pilla net, et l'arrêt fut si brutal, que Lylim manqua de tomber. Ce qui eut le mérite de la faire taire au plus grand soulagement des deux autres fiélons.

Eh bien Loth qui a-t-il ?

J'ai.... cru entendre quelque chose.

Si Shotra était plutôt content de la stratégie de Loth, il déchanta aussi sec. Quelque chose n'allait pas.... Et s'il y avait réellement quelque chose.... Ces fourrés là ne lui inspiraient rien qui n'aillent et surtout.... La faune s'était tue. Il chuchota à Zakaerii et Elorias de se tenir prêts, ils étaient les deux le plus proche de lui en cet instant. Puis, toujours via les ombres, il se dépêcha de rejoindre Fleya.

ENCERCLEZ-LES !

Des hommes, plus d'une quinzaine, sortirent des fourrés et de derrière des cachettes. Lylim, Loth et Elorias resserrèrent les rangs autour de Fleya d'un mouvement synchrone. Il n'y avait pas que des ildiriens ici.... il y avait aussi des fiélons... d'un peu tous les genres.

Belle journée pour une ballade, n'est-ce pas, Héros....


Vous ne nous aviez pas facilité la tâche pour vous retrouver Elorias. Disparu à peine vos exploits réalisés, c'est très discourtois de votre part. Nous n'avons même pas pu vous féliciter.

Heureusement que vous avez affiché vos "couleurs" à RagePierre. Le bruit de la visite des Héros d'Ildir nous a été d'une grande aide.

Mais nous ne sommes pas retords, en gage de notre sympathie, nous vous proposons un marché. Livrez-nous l'Héraut de l'Outre-Monde, et nous ne ferons de mal à personne. Une vie pour sauver tout un groupe, c'est plutôt honnête non ?

Jamais je ne vous livrerai Griffe-Lune, et jamais les Héros d'Ildir ne livreront l'un des leurs ! Nous avons vaincu un dragon, croyez-vous vraiment que vous avez ne serait-ce que l'ombre d'une chance contre nous ?! Pauvres fous !

Vous avez "survécu" à un dragon....

Et vous n'étiez pas tous seul. Bon nombres de personnes se sont jointes.

Mais vous avez raison, vous n'êtes pas du genre à prendre à la légère.... Aussi, rien que pour vous, nous avons préparé notre "Champion".....

La terre se craquela et se déchira devant la troupe, faisant trembler les alentours. Des grognements gutturaux et inhumains, de la poussière avant que finalement ne sorte le fiélons invoqué. Il dépassait facilement tout le monde, Shavok inclu, et même Shotra sous sa forme d'ombre abyssale, n'était pas si massif. Un véritable monstre.

Hérésie:
 


Les conjurateurs piaillaient d'excitation et se sentaient déjà victorieux.

Griffe-Lune est inconsciente, les rumeurs étaient donc vrai. Cela nous arrange, elle n'est pas en mesure d'inspirer la rébellions à son serviteurs. Alors, Héros, toujours décidé à périr, ou l'envie de coopérer vous vient-elle ?


A wandering life...
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Mar 18 Avr 2017 - 9:08

-Non, je veux venir avec toi!
- Non, c’est trop dangereux, Dylan. Tu vas rester ici, avec Flynn, et tu garderas le navire durant mon ab…
-NON, JE VIENS AVEC TOI! S’était-il écrié dans une rage noire, qui fit briller son regard vert, devenu turquoise. Saleté de tête de mule! Je n’eus pas le temps de faire valoir mon autorité de capitaine qu’il sortit de ma cabine en claquant la porte. Eh merde! N’était-il pas trop jeune pour me faire une crise d’adolescent?! Il fallait dire que malgré ses douze ans, il avait l’air d’en avoir quatorze, mais tout de même…jurant, je tentais de calmer ma propre colère. J’étais consciente que depuis la tempête, il était très fragile et très inquiet, mais je ne pouvais continuer de le surprotéger. Un jour, j’allais mourir et il allait devoir continuer à vivre et  à être fort. Pour l’heure, il devait me faire confiance. D’un soupir, j’enfonçais un vieux tricorne sur ma tête, et revêtu d'un manteau noir, je sortis rapidement sur le pont pour rejoindre mon toqué d’enfant qui faisait une crise à Flynn et à Elorias. Celui-ci tentait tant bien que mal de le calmer, mais rien n’à faire, il était déterminé à m’accompagner.

-Écoutez-moi bien, vieux monsieur! Je n’abandonnerais pas ma mère, est-ce clair? J’ai affronté des hydres, des tempêtes, et des pirates! Je sais très bien me défendre et je vous serais utile pour cette aventure. Alors, je viens avec vous. Un point c’est tout. Compris?

Le voyant argumenter avec une poigne digne de moi, mon cœur se gonfla de fierté et je le dévisageais avec amour. En cet instant, il me ressemblait comme deux gouttes d’eau et il était craquant. Croisant le regard de Flynn, j’eus un sourire complice et à pas de loup, je m’approchais de Dylan, qui ne m’avait pas entendu arriver.

- D’accord, fils.
Dis-je d’un ton  ferme. Sursautant, Dylan s‘était retourné vers moi et n’en croyant pas ses oreilles, il marmonna :

- C’est vrai? Je peux venir, Capitaine?

- Oui, mais avant tu dois savoir dans quoi tu t’embarques. Disant cela, je m’étais agenouillée à sa hauteur, et soutenant  son beau regard, j’avais expliqué : nous allons marcher pendant des jours, et des jours, dans des montagnes escarpées. Oui, il y aura des dangers, mais étant chevaliers, les ennemis risqueront de fuir plus que de nous attaquer. Alors, tu sais, ça va être fort ennuyeux et vu que nous n’avons pas d’écuyer, tu vas devoir transporter tous nos sacs…
-Tous les sacs? souffla-t-il en écarquillant les yeux. Il ne va pas avoir une charrette?
-Oui, mais ça va être pour les passagers, pas pour les écuyers, donc ça va être extrêmement fatiguant. C’est comme tu veux, mais…
-Mais?
-Ça me rendrait service que tu restes et que tu veilles sur la Sirène. Répondis-je en caressant sa joue. Mon regard se fit sérieux, voire ferme. Je ne peux me concentrer si je te sais en danger, tu comprends? Fais ça pour moi, reste ici, avec Bosco. Je te promets de revenir. Je reviens toujours, n’est-ce pas?

Dylan avait baissé le regard et la gorge serrée, il avait acquiescé lentement la tête. Sentant les larmes venir, il s’était réfugié dans mes bras et je l’avais étreignis très fort contre moi, sous le regard de mon équipage et des passagers. Dans sa chevelure bouclée, j’avais murmuré rassurante :

-Je te promets de faire attention, mon trésor. Je t’aime.

-Je t’aime aussi, maman.

Sur ses derniers mots, nous nous sommes séparées et avant de partir, j’avais dit  au revoir à mes hommes, sans oublier d’embrasser Flynn. Conscients que notre séparation allait durer plusieurs jours, la veille, nous avions vécu une seconde nuit d’amour et de passion. Le cœur serré, j’avais lancé un dernier regard à mes deux amours et enfin, j’avais suivi la troupe de guerriers. Les jours qui suivirent furent paisibles et ensoleillés, mais je restais sur le qui-vive. La main sur mon épée, j’avais eu du mal à dormir et chaque bruit me faisait sursauter. Or, entendant la dispute des conjurateurs, je fronçais les sourcils et m’approchant du commandant, je murmurais :


-Leur dispute risque d’attirer l’attention, commandant. On croirait de vrais enfants en train de se chamailler.

Et ce n’était pas peu dire. Si la rouquine ne séduisait pas (la diablesse avait réussi à me faire rougir avec son invitation des plus sensuelles avant de quitter ma cabine) elle taquinait à la limite du supportable. Bref… avec une Lylim qui se moquait d’un Loth insulté d’être pris pour un bœuf, je pouvais comprendre la tension qui régnait dans l’air, mais en cet instant, mieux valait ne pas attirer l’attention. Tendue, je me sentais observer et cela m’alarmait.


-Commandant, ne sentez-vous pas quelque chose?
demandais-je, inquiète, mes sens en alerte et ma main  sur mon fourreau. Je crois que je ferais mieux de revêtir la cape de l’ordre.

Sans autre explication, je me tournais et je sortis de mon sac la cape en question pour la mettre sur mes épaules. Suivant le conseil de dévot de Revoran, j’avais opté pour une tenue discrète, mais je n’avais pas négligé d’apporter cette protection magique qui aurait pu mettre très utile durant le combat contre Barbe jais. Ne pas l’avoir avait failli me coûter la vie, alors je ne courais aucune chance et je la trainais partout avec moi. D’autant plus que les nuits étaient fraîches et je n’avais pas le corps de Flynn pour me réchauffer. Pensant à lui, ainsi qu’à mon fils, mon cœur se serra. Ils me manquaient et ce périple n’était pas de tout repos, bien au contraire. C’était éreintant, voire éprouvant, surtout pour les nerfs. Ce qui suivit concrétisa mes sombres pensées et ma méfiance. Loth arrêta soudain, le museau dressé et le poile hérissé. Moi aussi je l’avais senti. Tous l’avaient senti. Prudemment, je dégainais mon épée, me tenant prête à une éventuelle embuscade. Ces fourrées étaient parfaites pour un tel piège, alors valait mieux ne pas jouer les innocents.C'est alors qu'une quinzaine d’hommes, accompagnés de fiélons, sortirent de la verdure et  ils nous encerclèrent d'un même mouvement. J’ignorais qui étaient ces bougres, mais ils semblaient connaître Elorias et sa bande.


-Diantre! Ces conjurateurs ont-ils seulement que des ennemis?!
Maugréais-je à Khaalâm, le regard farouche, prête à attaquer s’ils approchaient de la charrette où se trouvaient Fleya.


Mon sang de Norpalienne se mit à bouillir dans mes veines, répondant à l’appel de la guerre. Certes, ils étaient nombreux, mais notre groupe hétéroclite en imposait. Par contre, je ne me reposais pas sur notre statut de héros pour nous croire invincibles. Ce titre était certes honorable, mais superficiel et facilement détrônable. Nous allons devoir nous montrer encore une fois créatifs dans notre stratégie, sinon, nous risquons de perdre. Serrant mon arme à en faire blanchir mes jointures, j’écoutais en silence  la  provocante conversation qui se déroulait entre  les conjurateurs et les attaquants; ceux-ci semblaient bien informés de nos exploits, mais ce n'était pas étonnant, les nouvelles se propageaient aussi vite que le vent. Quant aux conjurateurs, ils semblèrent très excités par l'apparition d'un monstre gigantesque sortit de terre. Pardieu! Il était…effrayant. Mon cœur manqua quelques battements et je devins blême. Par Uria…qu’est-ce que c’était encore? Un champion? Plutôt un mélange de taureau, d’homme et de métal, possédant des yeux sur chaque paume.  Quelle abomination! Progressivement, je repris mon sang-froid et réfléchissant à toute allure, j’optais pour l’attaque et non pour la fuite. Mieux valait s’imposer qu’être lâche et plier l’échine.  À leur provocation, mon sang fit un tour et la fureur me gagna. Telle une lionne, je rageais l’épée pointée vers l’hérésie :

-Je suis Sirèna, Capitaine de Légende, pourfendeuse d’hydres ! Je suis Cassiopée, celle qui a percé l’œil du dragon! Je suis la dévote qu’Uria elle-même a choisie pour vaincre et protégée du mal à venir! Et vous, oh hommes imbéciles, vous osez vous en prendre à moi? À nous?! Nous, les héros invaincus! Pauvres fous…ma voix se fit rauque, mon œil brilla d’une lueur si féroce que certains ressentirent le doute. Leur hideux champion grogna furieusement, mais je ne me laissais pas intimidée. Toi, abominable créature! Je te jure qu’aujourd’hui sera ton dernier jour! À  l’ATTAQUE!

Bon…j’avais l’air d’une furie incontrôlée, mais en fait, mon discours impérieux, voire princier, et mon cri de combat était pure stratégie. Prenant un élan, je glissais sur les genoux et je vins fendre les tibias de trois hommes, brisant ainsi leur formation. C’est ainsi que nous livrâmes une nouvelle fois bataille. J’étais presque convaincue que la victoire serait nôtre, mais nous ne devions en aucun cas nous diviser. Or..nos adversaires s'avérèrent très difficile à vaincre, en particulier les fiélons et surtout, leur champion. C'était la première fois que je me battais contre de telles créatures, et pour dire vrai, j'en arrachais.

-Shotra! M'écriais-je soudain après avoir blesser un homme, tandis que son fiélon s'apprêtait à me sauter dessus. Comment les vaincre? Ah! Je n'avais pas réussi à esquiver l'attaque du démon et à présent, il était sur moi.

Furieuse, je me débattais comme une forcenée pour me libérer de ses griffes acérées, qui vinrent m'écorcher vive. Malheureusement, il était plus fort, plus lourd et plus sauvage, alors promptement, dans un ultime effort de survie, je murmurais la formule pour activer l'insigne de l'ordre, et d'un coup, je devins invincible...du moins pour dix minutes, ce qui me suffisait amplement. Voyant que ses coups ne me faisaient plus rien, le fiélon me fixait d'un air niais, et cessa durant une fraction de seconde ses violentes attaques. J'en profitais alors pour le transpercer de bord en bord de mon épée, il rugit de douleur et s'effondra sur moi. Quant à moi, je me sentais vidée de toute énergie, mon corps était couvert de profondes entailles, le sang coulait et le sol l'aspirait. La bataille continuait à faire rage autour de moi, et j'avais ce sentiment que ça allait être mon dernier combat. Mon regard se brouilla...je ressentis soudain le froid, la peur, la mort...je perdis conscience.

***
Combien de temps étais-je restée allonger au sol? J'entendais encore les cris de lutte, des grognements sinistres. Lentement, j'ouvris les yeux et je constatais que le combat n'était pas encore terminé et le fiélon était toujours sur moi. Bon sang...Soudain, un lumière éclatante illumina le ciel, trois êtres ailés atterrirent avec puissance, faisant trembler le sol. Revêtu d'une armure dorée, ils étaient magnifiques. Grands, musclés, divins...leurs regards étaient d'un bleu d'azur, et leurs cheveux, d'un blond lumineux. L'un d'eux tourna son regard vers moi et il me fixait avec une intensité inhumaine. Je n'avais jamais vu un homme aussi beau de mon existence. En silence, il se pencha et me libéra du poids du démon et soutenant mon regard, il posa sa main sur mon ventre. Une douce chaleur m'envahit, et par miracle, mes plaies se refermèrent.

-Diantre...qui...qui êtes-vous?
-Je suis  Samael. Répondit-il simplement. Ce nom...Samael...Samael...cela me disait vaguement quelque chose. Il me tendit la main, que je pris et je me relevais tant bien que mal. Oubliant le combat autour de moi, je ne pus m'empêcher de le contempler avec ravissement.  Ses traits étaient nobles, mais autoritaires, et son regard bleu perçait toute noirceur par son éclat. Quant à ses ailes sombres, elles étaient gigantesques et splendides.Par Uria... il était si beau! Un vrai ange! Ou plutôt, un archange... ils existaient donc? Que faisaient-ils, ici, à intervenir? Comme s'il lisait dans mes pensées, mon improbable bienfaiteur pointa son épée vers le monstre et il s'écria:

-« Enfant de l'Outre-Monde, ton feu et ta haine ne me troublent point et, par le grand Litrish,  je t'ordonne de m'affronter!»

Sur cette puissante incantation, les trois se mirent en garde, tandis que je reculais ébahis par ce spectacle  surnaturel. Soudain, j'entendis un cri, je tournais mon regard vers mon propre commandant qui visiblement avait besoin d'aide. Reprenant sur moi, je courus et j'allais lui prêter mains fortes.




Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Zakaerii
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Ven 21 Avr 2017 - 10:54


Comme à son habitude, Zakaerii restait légèrement en retrait lors des discussions concernant le voyage. Après tout, il ne faisait pas réellement partie intégrante de ce groupe de héros et même s’il participait volontiers pour aider Fleya et ses compagnons, il considérait qu’il y avait suffisamment de gens bien informés pour prendre des décisions sans avoir à rajouter son avis sur la question. Aussi, comme le plus souvent, lorsqu’il n’y avait rien de particulièrement intelligent à dire, il se contentait de rester silencieux, sans cependant perdre une miette des discussions. Et lorsque vint sur le sujet la question des uniformes, le Suli ne put s’empêcher d’esquisser une petite moue de surprise. Tenaient-ils vraiment à ce point à être reconnus sur leur passage ? Bien entendu, cela pouvait être à leur avantage, mais, dans ce genre de situation, leur nombre était déjà un argument de poids, sans compter qu’ils ne passeraient déjà pas inaperçus et encore moins si la plupart d’entre eux portaient une tenue ostensiblement reconnaissable. En écho à ses propres pensées, le Félidaë entendit la voix de Shotra résonner derrière lui, lui arrachant un léger frisson. Conscient qu’il était probablement le seul à avoir entendu la créature d’ombre, Zakaerii s’avança légèrement. « Si vous me permettez un commentaire, je ne suis pas convaincu qu’il soit judicieux d’afficher aussi ouvertement vos couleurs. Notre voyage nous emmènera dans des contrées où je crains que vos tenues nous attirent davantage de l’inimitié que de la bienveillance, sans compter que cela pourrait faire parler de notre groupe, alors que nous espérions un peu de discrétion. L’avantage éventuel que nous pourrions en tirer se transformerait rapidement en désavantage. » Le Suli observa le commandant de l’Ordre et ses gardes. « Si les afficher en territoire nain pourrait nous valoir quelques passes droits utiles, je vous suggère, sans vouloir vous offenser, de trouver des vêtements plus passe-partout pour la suite de notre voyage. »

Pour le reste, il se contenta de donner son avis, ce n’était pas comme si, de toute façon, il allait pouvoir forcer d’autres personnes à porter des habits plutôt que d’autres et, concernant lui-même, la question ne se posait pas le moins du monde, vu qu’il n’était pas membre de cet ordre. Et puis, il était tellement habitué à son long manteau que porter quelque chose d’autre aurait été… bizarre, très certainement. Durant leur petit séjour à Ragepierre, pour reprendre quelques forces avant d’entamer leur voyage, ils furent plutôt bien reçus. Zakaerii resta, comme sur le navire, légèrement à l’écart, discutant volontiers avec ceux qui venaient le voir, mais sans jamais réellement chercher la compagnie des autres. Il n’était cependant pas très rare de le voir au chevet de Fleya, aux côtés de Shotra, ou alors non loin de Lylim. A croire que le Félidaë préférait la compagnie de ces créatures… que celle des autres Sulis. Ce n’était pas spécialement vrai, mais, contrairement aux autres, Zakaerii avait plus ou moins un lien avec Fleya, Shotra et, désormais Lylim, ce qui rendait les échanges avec ces trois-là plus… naturels. Ceci étant dit, cela ne l’empêchait pas de converser avec tous ceux qui avaient l’envie de l’approcher. Jusqu’à maintenant, le grand léopard des neiges n’avait mordu personne pour lui avoir adressé la parole… Une fois reposés, ils partirent, avec même le luxe d’une petite charrette où déposer l’inconsciente Fleya, même si, apparemment, le dénommé Loth se serait bien passé de jouer les animaux de traits. Ceci étant dit, ils auraient peut-être pu se fendre d’un achat pour un cheval ou d’un autre animal de trait plutôt que de compter sur la force de ce dernier. Néanmoins, Zakaerii devait admettre que voir Loth et Lylim se chamailler était un passe-temps des plus agréables pour un voyage qui allait probablement se révéler assez long.

Marchant tranquillement aux côtés de la charrette, Zakaerii profitait de l’espièglerie de Lylim, qui n’avait visiblement pas son pareil pour tourmenter son compagnon. « Hum… Maître Elorias… Peut-être pourrions-nous prendre des tours à tirer la charrette ? Je n’ai pas la force de Loth, mais à deux Sulis nous y arriverions sans peine et l’affaire semblerait peut-être un peu moins injuste ? » Après tout, c’était relativement raisonnable et peut-être que cela pourrait calmer un peu le jeu, même si c’était probablement plus Lylim que le fait de tirer la charrette qui mettait Loth en pétard. Malgré tout, la petite compagnie s’aventurait bon an, mal an, progressant dans une relative bonne humeur et sans grande difficulté. Le beau temps était d’ailleurs au rendez-vous, mais, comme toutes les belles histoires, tout ceci devait avoir une fin, même si, tant qu’à faire, quelque chose de moins brutal aurait pu être appréciée par le Suli. Loth s’arrêta subitement et avec l’arrêt de l’ensemble de la compagnie et des crissements de la charrette, Zakaerii constata immédiatement que quelque chose n’allait pas. Et à peine Shotra eu le temps de les avertir Elorias et lui, que de nombreux individus jaillirent des buissons. Une embuscade… Charmant. Visiblement les ennemis de Fleya les avaient retrouvés plus vite que prévu. Sur ses gardes, le Felidaë attendit la suite des évènements dans une position défensive à proximité de la charrette. Même supérieurs en nombre, ces… bandits ?, accompagnés de leurs fiellons, ne manqueraient pas d’être des adversaires redoutables, et c’était sans compter l’espèce de monstruosité qui se présenta devant eux. Voilà qui ne rendrait pas les choses aisées, ou qui, d’une certaine manière, les pimenterait un peu. Cassiopée se mit alors en avant, bien décidée à ne pas négocier, et elle se jeta littéralement dans la bataille sans crier gare. Peut-être aurait-il été judicieux de s’assurer que les assaillants n’allaient pas les cribler de flèches, d’abord ? Soupirant pour lui-même, Zakaerii n’attendit pas d’avoir les réponses et, abandonnant la charrette aux bons soins de Lylim, Elorias, et Shotra, il bondit avec vitesse et agilité vers les adversaires les plus éloignés, afin qu’ils n’aient potentiellement pas le loisir de se servir d’armes à distance, s’ils en avaient.
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Ven 12 Mai 2017 - 9:07

Shavok n'avait pas tout compris à ce qui se déroulait sous ses pattes. En fait, lui, depuis la bataille maritime s’était contenté de se reposer et de savourer le repos du combattant. Alors, certes, il y avait des rumeurs par ci, par là. D’aucun racontait que certains marins succombaient aux affres de l’amour. D’autre, que la capitaine, à savoir Cassiopée, n’avait jamais été aussi remontée où encore que le capitaine des gardes était un peu trop autoritaire. Bref, des rumeurs dont il n’en avait rien à cirer. Lui, ce qu’il voulait c’était se siffler ce petit tonneau de rhum trouver dans la cale.  Héhéhé, les idiots gardaient ça dans la cale en ayant un Ursidae à bord…. Tant pis pour eux, en tout cas il passa beaucoup de temps à cuver et à boire jusqu’au jour où il semblait  que quelque chose d’important se passait parce qu’on entendait Piou Piou et Boums  sur le chemin qu’ils avaient empruntés depuis qu’ils avaient quittés le navire et des « je suis Samaël » exprimé par un voix profonde et caverneuse, bref, du grabuge quoi.

Et, comme notre ursidaë était un téméraire qui n’avait toujours pas su se déclarer à Cassiopée alors que vu l’orgie et la beuverie qui se déroulait cela aurait dût être fait mais que voulez-vous tout le monde n’est pas Lylim, certains ont des intentions pures, non mais oh ! Enfin, ça s’était dans les faits bien sûr, en vrai on ne savait pas vraiment ce qu’il pouvait se tramer dans sa tête quoi que sans doute l’alcool ne devait pas aider ou peut être si finalement.  Oui, vous avez l’impression que je digresse ? Bon, revenons-en à « Je suis Samaël. »

Donc, l’équipe, comme d’habitude s’était mis dans l’embarras car des sortes d’hommes accompagnés par un putain de joyeux Titan bon sang, était là en train de menacer le groupe. Sauf que Shavok, lui il s’était tapé quand même une bonne marche à pied, un peu déçu que tout le monde l’ai oublié et il était crevé. Il n’était clairement pas là pour entendre un seigneur du mal déblatérait qu’il allait conquérir le monde et annihiler toute forme de vie sur Ildir. Comment ça ne s’était pas ça le discours ? De toute manière Shavok entendit par Cassiopée « Allons-y ce vil démon doit être exterminé! Pour les Ildiriens, CARNAGE !!!! » ou quelque chose de plus ou moins approximatif et il n’en fut pas longtemps pour que Shavok dégaine son épée et se mette à charger.

Et, shlak, un en moins, ils allaient voir de quel voix se chauffer un ursidaë. Il en coupa un au niveau du torse et se mit à gueuler.

- Cela fait maintenant quelques jours qu'on m’a pas vu, j’étais concentré à me préparer mais je vais te dire quelque chose, je suis Shavok, l’Ursidaë, espèce de baiseur de licorne, et vais te défoncer !!!!!!!! Bouyaaaaaa !

Il se rangea alors de côté de Cassiopée dans un tandem approximatif qui aurait fait jalouser les plus grands danseurs de tango de la planète du moins, il s’imaginait ça. Un coup d’épée à gauche, un coupée à droite et puis il rua sur le Titan.

-Ensemble, on a affronté des dragons, sac à merde,  tu me fais pas peur, viens si tu l’ose, je vais te montrer ce qui fait notre réputation…. Burp !!!

Toute cette agitation n’était pas très pour son estomac qui ne s’était encore remis de son abreuvement mais ça allait, il tenait bon et il était prêt à affronter tous les dangers avec ses amis à poils et de chair.
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Jeu 1 Juin 2017 - 22:34

* Quelque part dans le futur dans la tour de la commanderie de l'ordre draconnique, dans les appartements privés du Commandeur de l'ordre*


Mes chers enfants ! Il me semble que j'ai déjà fait la confession de mes défauts et de mes erreurs. Car je pense que si l'on n'apprend rien de ses fautes, alors on se condamne à les répéter. Mais si ces mémoires ont un but d'enseignement il est de bon ton que je couche aussi la vérité sur les héros qui ont forgés notre ordre. Car tout héros demeure un être vivant bien en chair et faillible, et les dieux savent combien nos failles sont plus nombreuses que nos qualités. Donc nous étions en route vers le repère de ceux qui détiendraient le moyen de guérir la jeune Griffe-lune.

Le simple bon sens tactique aurait dicté à tout militaire de jouer sur la dissimulation et la discrétion, surtout en terres étrangères. Mais là je n'agissais pas comme représentant de la couronne de Belin, ici j'étais le Commandeur de l'ordre des vaillants guerriers qui ont défait un dragon. Nos tuniques étaient là pour faire porter notre crédo. Ceux qui nécessitaient notre aide nous accueilleraient avec joie, ceux qui devraient nous craindre n'auraient qu'à rester terrés ou tenter leur chance face à nous. Mais un chevalier de l'ordre ne craint ni les vilains ni les risques d'une vie d'aventures. Il est la flamme qui éclaire la route des âmes perdues et qui attire à elle les nuisibles qui se brulent à sa chaleur protectrice.

Ainsi en fut-il en ces terres naines : notre présence attiraient les foules, favorisant le commerces et notre légende avait traversé les mers. Partout les foules étaient joyeuses, les visages souriants et les commerçants affables. Je fis l'acquisition d'un chariot de bonne taille pour transporter notre blessée et son équipe de surveillants, des chevaux furent loués pour ceux qui pratiquaient l'équitation et pour tirer le chariot un brave couple de bœufs fit très bien l'affaire. Même si l'un des "accompagnateurs" de la félidae au bois dormant, fut réquisitionné pour guider les bêtes (ce qui lui déplut au demeurant)

On fut bien vite hors de la ville et de la civilisation, et bientôt deux routes s'offrirent à notre voyage, suivant les conseils du vieux bélinois, nous progressions gentiment. Un moment mon escorte personnelle se sépara et sembla nous abandonner, il n'en était rien vous vous en doutez, et pour cause : voilà que soudain un groupe d'hommes des plus détestables, se posa en travers de notre route. C'était pour le moins impoli alors que j'étais en conversation avec Dame Cassiopée. A sa remarque je lançais un :

"C'est leur nature de se chamailler ainsi, surtout que nos bœufs sont largement reposés, ils peuvent reprendre leur poste !"

Quand elle me demanda si je ne sentais rien, je répondis un bout de phrase qui commença ainsi : "Si je n'avais rien sentit, mes "gardes personnels" sont ..."

Et donc une quinzaine de drôles de types encapuchonnés nous apostrophèrent, d'un air goguenard emprunt d'un ton insultant qui laissait croire qu'ils étaient de taille à nous effrayer par leur simple avantage numérique, pour ça ils faisaient erreur, car hormis mes quatre gardes, on comptait une capitaine pirate, un félidae adepte de Revoran, un Ursidae adepte de la bagarre et des grosses bêtises, votre serviteur et les diverses créatures accompagnant Griffe-lune. Bref avec nos armes draconniques pour les membres de l'ordre, nos tenues enchantées. Nous étions loin de devoir nous répandre en cris d'effroi.

Cependant, les sorciers maléfiques, car c'en étaient, fort de leur audace, nous vantaient notre bêtise et leur force d'investigation, suite à notre manque de discrétion justement. Pour nous complimenter sur notre valeur ils nous présentèrent leur champion : un fiellon de belle taille. Mais avant que j'ai pu ordonner quoi que ce soit où que nos camarades puissent répondre à leurs ennemis. Cassiopée fonça au combat, bientôt suivit de Shavok. Il ne me restait qu'une chose à faire : sortir mon épée de métal draconnique et faire signal à mes effectifs personnels pour décimer ces imbéciles à coup de flèches, de couteaux et de hache. Moi je m'élançais au secours de ceux qui en aurait besoin : on a plusieurs minutes pour faire des dégâts sans risques.








hrp:
 





"Je suis un suli de paix mais gare à mon courroux !"
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Fleya
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Ven 2 Juin 2017 - 5:48

Elorias avait affiché un large sourire à la proposition de Zakaerii.

Ne vous inquiétez pas mon ami. Loth est d'un tempérament contestataire mais je puis vous assurer une chose. Il n'éprouve aucune difficulté ni aucune peine à accomplir cette tâche. Un avantage qu'il a sur chacun de nous, c'est que cela est trop "faible" pour pouvoir le fatiguer ne serait-ce qu'un petit peu. C'est bien pour cela qu'il a été choisi. Vous pouvez toujours lui proposer votre aide, mais quelque chose me dit que sa fierté le lui interdira. Et oui, ces êtres sont parfois compliqués, ils se plaignent mais proposez votre aide et ils refuseront par orgueil.... n'est-ce pas Loth ?

Grmbl.... je m'en occupe de votre charrette, lâchez-moi....

Elorias avait fait mouche ce qui faisait encore plus pester Loth et pouffer Lylim. Mais ces deux là ne pourraient plus faire les pitres bien longtemps. Une scène de combat, assez improbable d'ailleurs, se dessina rapidement. D'un côté un groupe très hétéroclite, mais comptant en son sein une bonne paires de bourrins ! Les assaillants avaient tenté de marchander, mais l'affaire proposée n'avait été au goût de personne. Et si certains s'étaient contentés de déclinés l'offre tout en affirmant leur position et leur courage, d'autres avaient fait preuve d'une verve plus.... Poétique, à leur image du moins. Loth avait ricanné à la tirade de l'Ursidae, qui avait plutôt bien résumé ce qu'il était entrain de penser. il avait d'ailleurs rejoint le combat avec la même "délicatesse" que l'ours, et décida de rester non loin de ce dernier. Des fois qu'ils puissent se faire des passent d'ennemis.... Lylim s'était jetée à corps perdu dans la bataille dès que Cassiopée s'était mise à charger. Hors de question de laisser son alter ego rouquine les tuer tous avant qu'elle n'ait pu faire parler ses dagues ! Elorias restait en retrait, en guise de dernière ligne et au cas où on essaierait de les prendre à revers.

Shotra était sous Fleya, dans son ombre, et s'était mué en un véritable piège vivant à quiconque l'approcherait. Un ultime rempart d'ombre et de ténèbres qu'il ne valait mieux pas tester. De toute manière, la troupe de héros ne laissait pas leurs adversaires gagner du terrain. Plus discret mais pas des moindres, Zakaerii et Khaalâm avait commencé une joyeuse boucherie de leur côté. Le félin avait juste exterminé les arbalétriers et archers aux alentours, supprimant ainsi tous les moyens de pression extérieurs de la bataille. Khaalâm manœuvrait ses hommes pour dégrossir ces troupes, mais ce fut là que se révéla le problème. Les soldats de Khaalâm faisaient très bien leur travail. Mais plus on tuait de fiélons, et plus il semblait en venir. Les conjurateurs restaient souvent bien en retrait, laissant leurs sbires servir de chair à canon ou de bouclier vivant. Les conjurateurs esclavagistes jouissaient d'une quantité de serviteurs énorme, infiniment plus grande que celle d'un conjurateur de base. Ce qui leur offrait un certain confort dans les affrontements. Le combat faisait rage depuis de longues minutes à présents, mais il semblait ne pas en finir. L'endurance des héros et leur détermination étaient mises à rude épreuve. Comme si ça ne suffisait pas, les taureaux de bâts pris de panique s'enfuirent, les chevaux plus habitués, se précipitèrent juste hors des affrontements.

La fatigue commençait à venir, et Shotra le voyait. Il y en eu deux, deux fiélon qui s'était faufilé discrètement dans l'espoir de pouvoir atteindre Fleya en profitant de la cohue du combat. Ils s'approchaient.... Et au dernier moment, Shotra surgit des ombres, de toute sa stature, imposant, menaçant, et poussant un grondement sourd qui faisait concurrence à celui de l'Hérésie. Mais il ne sorti de sa cachette que quelques secondes à peine. Juste le temps d'attraper les deux intrus, et de les précipiter avec lui, dans son plan de ténèbres.... Des cris d'horreur et d'agonie en émergèrent. Et les multiples craquement sourd et perturbant d'os et des articulations broyés s’échappèrent également des ombres.... L'hérésie avait été attiré par  le bruit, mais le temps qu'elle se retourne, Shotra avait déjà disparu. Ce colosse digne des pires abominations avait de toute manière bien à faire. Non content d'être un cauchemar à lui tout seul, il manipulait plusieurs Vorpale à distance, via des pouvoirs télékinésiques. Les flèches semblaient tout juste bonnes à lui donner l'air encore plus terrifiant et l'approcher était très compliqué à cause de ces lames qu'il envoyait dans tous les sens.

Cassiopée ne s'y trompa pas, et peinait sérieusement à en venir à bout. Elle finit par interpeller Shotra pour lui demander comment se débarrasser de cet immondice. Mais elle se retrouva aux prises avec un démon qui manqua de peu de la tuer. Elle parvint à s'en débarrasser in extremis mais sombra dans l'inconscience. L'ombre abyssale soupira. Les ildiriens n'étaient pas taillés pour ce genre de combat. Il fallait des entraînements un peu plus spéciaux que les entraînements martiaux habituels. Voyant la femme à terre, un des fiélon se précipita sur elle pour l'achever. Maugréant, Shotra éjecta le cadavre broyé et désarticulé d'une de ses victimes, pour le percuter de plein fouet, et le renvoyer dans les pattes d'un autre Héros. Ayant été à la tête d'armée, l'ancien Seigneur de Guerre savait repérer les éléments les plus avantageux de son équipe. Il fallait conserver ces avantages, et s'il fallait pour cela sauver la vie d'une humaine un peu trop jeune et impétueuse à son goût, il le ferait. Les armures des héros furent littéralement salvatrice sous le flot incessant d'ennemis et d'attaques, et l'ombre abyssale ne voyait pas cela d'un bon œil. Ses troupes allaient se fatiguer, et lui ne pouvait pas les remplacer. Il allait devoir intervenir, mais l'idée de laisser Fleya à découvert lui semblait impossible. Cependant, allait-il avoir le choix ?

Il fallait bien quelqu'un pour percer les lignes ennemis et abattre les conjurateurs. Sans eux l'invocation des fiélons cesserait. Tous le monde s'acharnait à contenir les ennemis ou à repousser l'Hérésie. Il n'y avait plus que lui pour se charger de ça. Mais voilà qu'un autre fiélon vint s'occuper du cas de Cassiopée. Décidément, ce n'était pas son jour. Il envoya le second cadavre sur l'assaillant, répétant la même technique que précédemment, tout en lâchant.


Ce n'est pas.... l'heure de mourir.... Lève toi.... Gamine....

Au sol elle ne lui servait pas à grand chose, et elle représentait une proie facile. D'ailleurs un troisième fiélon vint prendre la place du précédent commençant à faire voir rouge à Shotra, qui allait sortir de sa cachette à défaut de ses gonds. Ou pas. Une cavalerie ailée sortie tout droit de nul part surgit et sauva Cassiopée. Même si l'ombre n'aimait jamais trop les personnes qui sortaient de nul part, il n'allait pas bouder un renfort salutaire. D'ailleurs ce fut également la surprise du côté des assaillants, qui commençaient à se demander s'ils allaient avoir assez de démon pour tout le monde. N'aillant plus besoin de surveiller Cassiopée, qui était partie rejoindre Khaalâm, Shotra décida de prendre un peu les choses en main. "Ses troupes" n'étaient pas du tout organisées, et s'épuisaient en vain. Les nouveaux venus attirèrent l'attention sur eux par quelques provocations. Il n'en fallait pas plus pour attirer les fiélons sur eux, ces derniers affichaient des sourires machiavéliques et sadiques à l'idée de les affronter. Une bonne chose pour Shotra, car il pourrait à présent donner des directives. Usant des ombres pour se déplacer en un éclair, il se rendit auprès de chacune de ses pièces maîtresses pour les ordonner.

Il commença par le duo Khaalâm et Cassiopée, à qu'il il entreprit de donner la réponse que la rouquine avait sollicité plus tôt. Shotra usa de l'ombre de la belle et du loup pour se déplacer juste derrière eux. La présence froide et oppressante du fiélon était suffisante pour infliger un frisson à la capitaine et au commandant. La voix du démon se glissa dans leur cou, comme pour mieux les pénétrer et résonner en eux.

Il n'a pas de peau.... mais une cuirasse.... Des écailles de plates.... Pas de corps à corps.... Les yeux.... Dans ses mains.... Crèvez-les.... Il ne pourra plus user.... De ses pouvoirs.... Ses dents..... Sont blanches.... Mais émoussée.... Il vomit de l'acide.... prudence. Lorsqu'il sera affaibli.... Visez le cou... Sous le menton.... Enfoncez vos lames..... Au plus profond... Mais surtout.... ne les retirez plus.

Il se dirigea ensuite vers Loth et Shavok, pour leur infliger le même traitement.

Prêtez mains fortes.... Aux emplumés.... L'Hérésie.... va les viser.... Ils ne pourront pas.... Repousser les fiélons.... Et éviter.... Les vorpales.... Déviez les lames.... Et exterminer les fiélons.....

Loth avait tressailli, la présence de Shotra avait réussi à le surprendre mais aussi à l'effrayer un peu. Il ne l'aimait pas, et le trouvait flippant. En plus il se permettait de le commander, mais il fallait dire qu'ils n'avaient pas trop le choix vu les circonstances. Les ordres pour eux étaient plus simple à dire, mais certainement pas à mettre en oeuvre ! Ils allaient devoir être sur tous les fronts, à la fois offensif et défensif. Mais pour de bourrins notoires, il fallait au moins cela. Il ne resta plus que Lylim et Zakaerii. La succube avait étrangement veillée à ne pas trop s'éloigner du Felidae, ce qui faciliterait l'intervention de l'ombre abyssale. Toujours par la même méthode, il vint leur dire.

Tant qu'il y aura... des conjurateurs.... Le combat.... jamais ne cessera.... Ignorez les fiélons.... Percez les lignes ennemis.... Tuez la source.... Ne vous concentrez que sur elle.... Et nous pourrons.... en venir à bout....

Lylim avait frissonné de tout son être en sentant la présence de Shotra, mais elle ne protesta pas. Il avait raison, ce combat durait trop et il fallait agir. Elle jeta un regard à Zakaerii pour coordonner leur percer, et à son signal, elle foncerait d'un même élan pour en finir. Shotra ne resta guère plus longtemps. Il avait gardé un œil sur Fleya tout le temps où il avait pu livré ses directives et son savoir aux autres, mais il ne préférait pas tenter Sipriar. Il n'avait pas eu besoin de rendre visite à Elorias, car la position qu'il tenait était approprié à ses capacités, et elle n'était pas négligeable. Il fallait quelqu'un pour garder les arrières. Le fiélon était frustré de devoir rester là sans pouvoir agir mais il devait prendre sur lui. Chacun avait sa place, chacun son rôle. Il ne pouvait pas combattre, mais il pouvait ordonner les forces présentes, et observer le combat. Scruter les failles et les ouvertures.... La tendance commença à s'inverser.... La stratégie payait.... Il suffisait d'un dernier effort commun pour en venir à bout. Et par la suite, il aurait tout loisir de voir qui étaient ces poulets, et ce qu'ils voulaient.....


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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Lun 5 Juin 2017 - 9:21

Le renfort ailé m'avait un peu ébranlé, mais dans le feu de l'action, j'avais rapidement retrouver mon sang-froid et ma forme olympique. Khaalâm était entrain de lutter contre le fameux champion qui semblait intuable au corps à corps. Agrrrh...dommage qu'on avait pas de canons à porter de main pour le faire exploser. Après une lutte acharnée, je commençais à désespérer, surtout que le nombre des démons ne cessaient d'augmenter.


-Mais c'est quoi cette dégueulasserie??? M'écriais-je essoufflée. Soudain, un frisson glacé me parcourut l'échine, je me pétrifiais en entendant une voix rauque à mon oreille. C'était Shotra qui murmura des instructions pour vaincre la bête. J'acquiesçais en silence, et d'un regard attendu, je soufflais à Khaalâm:

- Commandant, faisons ce qu'il dit et finissons-en. Je vise la main gauche, vous la main droite. Prêt?

Avec soulagement, je sentis la présence de Shotra s'éclipser, ce démon était vraiment troublant. Loin de me douter qu'il m'avait protégé lors de mon inconscience, je me dis que j'allais avoir du mal à m’habituer à cette sombre et glaciale énergie. Or, l'important c'était de vaincre ce monstre et non pas de trouver une pilule magique pour s'accoutumer aux démons. Avec l'aide de mon commandant, je m'apprêtais à foncer sur le monstre, quand soudain, Samael me devança, vola dans les airs et d'un cri de rage, une lumière foudroyant aveugla les yeux...de main...du monstre. Celui-ci rugit de douleur.

-PERCER LES YEUX!!MAINTENANT! Ordonna l'archange en rivant un regard perçant vers Khaalâm et moi. Ah...euh...d'accord. Obéissant à cet ordre impérieux, nous fonçâmes et sans pitié, les yeux se firent percés. Une plainte profonde fit tremblée la terre, le monstre tomba à genoux et comme prédit par Shotra, de l'acide vint asperger le sol, protégeant ainsi sa gorge, nous forçant à nous éloigner.


-Merde! Il est inatteignable!  Maugréais-je à mon compagnon d'arme fatigué. Je levais alors les yeux vers le magnifique archange qui venait de commander aux deux autres de prêter mains fortes à Lylim et à Zakaerri. Tout comme Shotra, le Célestiel semblait savoir comment vaincre les fiélons, étant entraîner depuis sa création pour cela. Perdu dans ma contemplation, je faillis me faire engloutir par l'acide visqueux; le monstre venait de chargé. D'un cri d'effroi, je courus, mais  je n'étais pas assez vite, j'allais me faire engloutir et...


-AH! M'écriais-je avec surprise tandis que je me retrouvais transportée par des bras forts, à plusieurs mètres dans les aires. Je tournais un regard interloqué vers Samael qui fixait d'un air calculateur le combat. Visiblement, tenir une belle femme contre lui ne lui faisait ni chaud ni froid. Or, je me trompais, car l'Archange était loin d'être insensible à mon charme, mais la victoire était plus importante qu'un plaisir charnel.

-Nous devons transpercer sa gorge.

-Oui, c'était bien mon intention, mais comment?
- Pointer votre épée et soyez prête à l'achever.
-Que quoi?

Je n'eus pas le temps de comprendre qu'à toute vitesse nous piquions en flèche vers le monstre.  Les joues flasques, je réussis à pointer mon épée vers la bête qui était occupée à essayer de tuer Khaalâm grâce à son acide.

- MEURT Rugis l'archange, ce qui fit lever la tête du monstre. Celui-ci poussa un plainte fluette, mon épée vint le transpercer à la gorge, il s'écroula au sol. Promptement, Samael me déposa un peu plus loin, question que  mes pieds ne touchent pas l'acide du cadavre. Les yeux agrandis, je le dévisageais en silence, comme étonnée par cette improbable victoire. Un frisson de plaisir me parcourut l'échine quand je sentis sa main me caresser ma joue de miel.

-Ça va? Demanda-t-il proche de mon visage. J'acquiesçais lentement de la tête, mon regard turquoise plongé dans les saphirs qui me scrutaient. Bien. Allons tuer les conjurateurs.

Sans avoir le temps de me remettre, il me prit la main et parti à courir vers les concerner. Faute de ne plus avoir d'épée, j'avais dégainé mon sabre et lâchant la main de l'archange, je fendis les jambes d'un conjurateur, mon arme décapita ensuite sa tête. Maintenant, nous étions six contre eux, ou peu plus. Ce ne fut pas long que le vent tourna, et un à un, les assaillants tombèrent sous l'attaque des Héros, et des archanges. Progressivement, les démons suivirent le trépas.


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Zakaerii
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Ven 9 Juin 2017 - 12:01


Visiblement, Loth ne semblait pas principalement enchanté à l’idée qu’on vienne lui ôter le fardeau de la charrette. Comme l’avait fait remarquer Elorias, il était assez étrange de voir que les Fiélons avait un orgueil particulièrement handicapant au point de refuser de l’aide dans certaines situations. Ceci étant dit, le Suli n’insista pas davantage, se contentant de suivre le mouvement de la petite troupe qui progressait tranquillement. Cela aurait pu continuer s’ils n’avaient pas eu le malheur de croiser le chemin de Conjurateurs, visiblement décidés à mettre la main sur Griffe-Lune pour des raisons parfaitement inconnues du Félidaë. Qu’avait bien pu faire Fleya pour s’attirer les foudres de ceux-ci ? Il aurait pu peut-être s’informer auprès de Shotra, voire même de Lylim ou d’Elorias, mais encore fallait-ils que ces derniers soient au courant. Après tout, la Succube avait été surprise de se rendre compte que l’Once connaissait le véritable prénom de son homologue. Le Fiélon d’ombre était surement le mieux placé pour satisfaire à la curiosité de Zakaerii mais, ces derniers temps, il n’avait pas semblé particulièrement ouvert à la discussion et, de toute façon, le Suli avait été légèrement occupé – si l’on pouvait dire cela. Si l’idée de leur remettre la jeune Félidaë était simplement inenvisageable, il n’aurait peut-être pas été malavisé de considérer quelques options avant de se lancer à corps perdu dans la bataille, ce qui, malheureusement, ne fut pas possible dû à l’emportement relatif d’une Capitaine corsaire prompte à se jeter dans le feu de l’action. Conscient qu’il était alors inutile de chercher à discutailler davantage, l’Once s’était lui aussi mis à l’œuvre, cherchant à couvrir le groupe de potentiels combattants à distance qui auraient pu s’en donner à cœur joie compte-tenu de l’embuscade. Une bonne initiative, s’il en était une, car, après avoir bondi au-delà des premières lignes ennemis, Zakaerii avait repéré quelques archers, prêts à encocher quelques flèches.

Une fois dans les arrière-lignes, il s’occupa de ses adversaires avec agilité, les désarmant d’abord avant de les mettre hors d’état de nuire. Ils ne semblaient d’ailleurs, pour la plupart, pas s’attendre à ce que quelqu’un vienne à leur rencontre, du moins aussitôt, l’élément de surprise aidant le Suli à tailler les trois ou quatre malandrins qui menaçaient le groupe et qui, désormais, comptaient fleurette aux pissenlits. C’était d’ailleurs lorsqu’il s’occupait de l’un d’entre eux que Lylim le rejoignit. La présence de la Succube le prit un peu par surprise, mais il l’accueillit avec un léger sourire complice. Combattre avec elle, plutôt que contre elle, serait forcément plus agréable et, malgré tout, leurs styles de combat, relativement proches, pourraient être particulièrement complémentaires pour s’occuper de leurs adversaires. Ils furent d’ailleurs particulièrement efficaces, même si l’Once eut l’impression que la Succube profitait de cet affrontement pour s’autoriser quelques petites libertés avec le Félidaë. Toute en agilité, elle n’hésitait pas à passer dans son dos ou sur ses côtés, l’encourageant à danser avec elle pour contrer les éventuelles attaques de leurs ennemis qui ne manquaient pas d’essayer de les prendre de dos. Heureusement, chacun n’hésitait pas à couvrir les arrières de l’autre, faisant des deux combats une petite machine à incapaciter et tuer. Ils furent interrompus dans leurs affaires par l’apparition de Shotra qui ne manqua pas de les surprendre. Et même si le Suli était quelque peu habitué à la présence impressionnante du Fiélon, il devait admettre que cela n’avait rien d’agréable. Ce dernier leur donna quelques instructions, leur faisant remarquer que les Conjurateurs adverses ne manqueraient pas de continuer à leur envoyer des Fiélons s’ils ne s’en occupaient pas rapidement. Tâche qui, visiblement, leur incombait désormais. Ce qui allait parfaitement au Suli, qui repéra leurs futures cibles et jeta un regard à Lylim une fois qu’il eut terminé de mettre à terre – et d’achever, pour la Fiélonne – leur dernier adversaire.

Sur la même longueur d’onde, les deux combattants s’élancèrent vers leurs nouveaux adversaires désignés, Zakaerii ne se rendant pas spécialement compte que le groupe avait reçu de l’aide venue directement, et littéralement, du ciel. Faisant appel à son don issu de sa foi envers Revoran, le Suli profita de sa rapidité et de sa force accrue pour projeter la Fiélonne dans les airs, lui servant ainsi de tremplin, afin qu’elle puisse s’attaquer à l’un des conjurateurs au plus vite. Rejoignant la mêlée à peine quelques secondes plus tard, il prit à parti un autre conjurateur, qui, s’il ne devait pas être habitué à se battre en mêlée, ne manquait pourtant pas d’expérience et, surtout, d’équipement. Le bougre se battait avec une épée dont le Félidaë dut d’abord se débarrasser pour pouvoir atteindre son ennemi. Heureusement, ils semblaient manquer d’endurance, ce qui était logique, étant donné qu’ils devaient certainement reposer sur leurs Fiélons pour les protéger et encaisser les coups à leur place. Alors qu’il tournait la tête pour voir où Lylim en était, il l’aperçut, aux prises avec un Fiélon, protégeant son Conjurateur, alors que ce dernier allait la prendre à revers. Sans attendre un instant, il s’élança, puisant dans son énergie pour accélérer sa course le plus possible, et parvint à atteindre le trio juste à temps pour dévier la course de la lame du dos de la Succube. Pas suffisamment néanmoins pour ne pas sentir la morsure de l’acier glisser le long de son flanc. L’estafilade était sévère, mais rien qui ne l’handicapait au point de l’empêcher de se battre. D’un coup de poing tendu, il étala le conjurateur au sol, dans un grognement sourd. Il tourna ensuite la tête vers sa partenaire. « Je vois qu’il faut toujours quelqu’un pour surveiller tes arrières. » Il lui esquissa un léger sourire et la gratifia d’un clin d’œil avant de jeter un regard autour d’eux, prenant conscience des… Anges ? Visiblement, d’autres créatures venaient affronter les Conjurateurs. Soit, ce n’était pas le Suli qui allait s’en plaindre. Sans chercher à se reposer, il poursuivit ses efforts, sans quitter la Succube d’une semelle cette fois-ci, afin d’assurer ses arrières.
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Jeu 13 Juil 2017 - 9:53

Depuis que j'ai commencé la rédaction de mes souvenirs de jeune aventurier entouré de mes compagnons, je garde présent à l'esprit les leçons que cette expérience peut vous donner. Cette dernière que je racontes sur les malheurs de Griffe-lune, ne manque pas de conseils de vie à suivre si possible avec un sérieux sans failles ! Donc nous voici aux prises avec des conjurateurs et leurs fiellons en plein territoire nains ! Et contre toutes prudences et respect des hierarchies, le capitaine Valdriana s'élance au combat. Si on prend la peine de réfléchir durant un conflit c'est pour éviter ce qui arriva finalement : nos adversaires, les sorciers, nous accablèrent sous les esclaves démoniaques.

Je réalisais vite que c'était vers eux que devait se porter nos efforts et cela eut été possible si on m'en avait laissé l'opportunité mais voilà, certain capitaine corsaire exige l'obéissance sur leur navire et n'en font qu'a leur tête quand c'est à elle d'attendre des ordres ! Bref, nous voilà côte à côte, encore face a ce fiellon géant qui bien qu'impressionnant, ne pouvait rivaliser avec nos équipements enchantés par la magie draconnique. Mais notre combat s'éternisait, nos corps se fatiguaient, mais les conjurateurs, hors d'atteinte, continuèrent d'invoquer des esclaves pour faire leur basses besognes. C'est alors que le démon des ombres nous donna des conseils de combat. Ma comparse et moi-même nous mîmes d'accord et il fut fait avec notre grand adversaire, tel que conseillé par le garde-malade de notre pauvre félidae.

Bien vite les ennemis fiellons se firent rares, mais quand les conjurateurs se rendirent compte du danger il était trop tard, bien vite, entourés de toutes parts, tous furent réduit à l'impuissance, sauf celui qui semblait être le chef, j'en avais donné l'ordre à ma garde personnelle qui m'amena cette engeance pieds et poings liés . Je m'approchais de lui l'air le plus terrible que je puisse avoir et croyez-moi je sais être très effrayant !

" Tu as le choix ordure ! Nous dire tout ce que tu sais ou mourir après de longues souffrances aux mains de ces esclaves que tu aimes tant contraindre ! Et réponds sans feinter, je suis plutôt mécontent, tu ne voudrais pas que je te tortures, !"

Je montrais à l'homme la taille des mes griffes et posais la mains sur son épaule en serrant : "Alors commençons ! Je t'écoutes, parles !"





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Fleya
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Sam 15 Juil 2017 - 12:33

Dans son royaume d'ombres et de secrets, Shotra observait ses pions s'organiser sur l'échiquier virtuel que son esprit visualisait. Chacune de ses directives suivies commençaient à donner des résultats visibles rapidement. Mais il y avait une manne sur laquelle il n'avait pas le moindre contrôle.... Ces foutus anges. Il prit donc soin de les observer minutieusement, espérant qu'ils allaient apporter un avantage supplémentaire, ou au pire éviter d'aggraver la situation. Mais lorsqu'il entendit ce qui semblait être le chef des anges, il lâcha un soupir rauque et profond. L'archange venait ni plus ni moins de répéter et exécuter ce que l'ombre abyssale avait elle-même dit de faire. En d'autres circonstances, il se serait moquer ouvertement de l'inutilité poignante de ces emplumés de service, qui avait autant de potentiel qu'ils étaient incapable de s'en servir correctement. Dans sa fierté de fiélon, il ne se priva pas de penser qu'il n'était pas étonnant que ces créatures ne parvenaient pas à venir à bout de ses congénères. Mais alors qu'ils critiquaient sans pitié bien qu'intérieurement le renfort angélique, même dans sa psychée il se mit à froncer les sourcils.

Pourquoi ces tête de piafs passait-ils ainsi en offensif ?! C'était de la folie, il devaient au contraire maintenir les positions en défensif pour éviter les dégâts et laisser aux autres le soin d'éliminer le danger ! A s'éparpiller ils allaient se faire massacrer ! Et les prédictions du Seigneur de Guerre ne manquèrent pas de se réaliser.... La lassitude dans l'âme, il observa l'archange dans les airs voir ses ailes se faire pourfendre de plusieurs lames lancées au hasard par le champion adverse. Shotra aurait pu totalement ignorer la bêtise de l'archange, si ce dernier n'avait pas cru bon d'emporter Cassiopée, et donc une de "ses soldats", avec lui dans les airs ! Dans l'esprit du fiélon, si cet abrutis s'écrasait, il risquait de la blesser pour rien ! Alors qu'elle aurait largement eu les capacités de se débrouiller sans lui ! L'ombre bouillait doucement, face à tant de bêtise et de fierté mal placé. Un coup d’œil vers les camarades de l'archange suffit pour constater qu'ils ne furent pas plus épargnés. La plupart avaient des lames profondément incrustées dans leur membre et leurs ailes. Les plus malchanceux en avait reçu dans le torse. S'ils n'avait pas de mort de ce côté là, ces emplumés auraient de la chance.

Enfin, l'important c'était que le champion était à présent mort, et que "ses gars" étaient relativement sains et sauf. D'ailleurs il lâcha du regard les anges meurtris pour aller voir le reste de "ses troupes". Loth et Shavok avaient repoussé le plus gros, mais Shotra devinait que Loth ne s'était pas spécialement foulé pour protéger les anges, bien que ces derniers bataillaient à leur côté. Il ne pouvait pas lui reprocher, déjà parce qu'ils n'étaient pas organisés correctement et surtout.... Parce qu'il ne les aimait tout simplement pas ! Loth observa les anges blessés en ricanant, les toisant du regard avant de s'en retourner vers la charrette, non sans lâcher un "amateur" provocateur. Cela dit vu l'état des anges, ils n'étaient peut-être pas disposés à relever l'affront. L'Ombre abyssale chercha Elorias du regard et le vit se diriger vers Lylim et Zakaerii. Visiblement le vieux sage avait parfaitement tenu son rôle et sa position l'avait éloigné des blessures. Mais qu'en était-il du duo Felidae-succube ?


-------------------

La succube avait pris un plaisir explicite à combattre aux côtés de son félin favoris. En confiance et à l'aise, elle s'était abandonnée de bon cœur à la bataille. En parfait accord avec son partenaire, celui-ci avait trouvé un autre moyen de la faire se rapprocher du septième ciel. Une fois au plus haut de sa progression, elle usa de la gravité pour descendre en piqué sur un des conjurateur, et utiliser sa tête en guise de piste d'atterrissage, talons en premiers bien entendu. Un conjurateur en moins, de la cervelle en plus ! Un coup d’œil rapide vers Zakaerii, et son gros fauve l'avait déjà rejoint pour ridiculiser littéralement un des conjurateurs, mettant en avant son manque cruel d'endurance. Son matou à l'aise, elle décida d'aller s'en prendre à un conjurateur en retrait, qui avait eu l'impertinente idée de garder un fiélon près de lui pour le protéger. La succube les chargea un sourire en coin. Elle ne connaissait que trop bien les ruses fourbes des conjurateurs, usant de leurs fiélons comme rempart pour mieux attaquer dans le dos leur adversaire. Une technique efficace, et qui allait visiblement se vérifier ici.

Elle avait bien vu et senti le conjurateur se glisser dans son dos pour la prendre à revers, alors qu'elle était aux prises avec un fiélon. Mais elle avait déjà son idée en tête. S'esquiver au dernier moment pour déstabiliser les deux et prendre à revers le conjurateur, sa véritable cible ! Il ne fallait pas rêver, ce genre de coup de poker avait un coût. Elle savait qu'elle allait immanquablement se faire blesser. Mais elle était prête à le faire. Consciente qu'elle allait essuyer un coup, elle avait toutefois la marge de manœuvre nécessaire pour s'arranger à ce qu'il ne soit pas mortel. Elle allait douiller.... Mais peu lui importait si elle pouvait triompher. Sauf que quelqu'un en avait très franchement décidé autrement. La morsure du fer tant attendu ne vint pas, et une présence familière se fit sentir dans son dos. Si elle eut tout juste le temps de comprendre, elle n'eut pas celui de réagir. Zakaerii était dans son dos et avait pris le coup à sa place.

NON !

Elle pouvait bien protester, sa voix trahissant son inquiétude, c'était fait ! Mue par sa rage et sa frustration, elle embrocha le fiélon au niveau de son sternum et remonta d'un coup sec jusque dans sa gorge, le laissant s'effondrer au sol dans un gargouillis de sang infâme. Zakaerii avait ni plus ni moins mit K.O. le conjurateur, voire peut-être plus. Mais personne ne pourrait le savoir, car portée par une colère vengeresse, la succube pivota sur elle-même dans une pirouette pour mieux jeter de toutes ses forces sa seconde dague dans le crâne du conjurateur. Celle-ci vint se figer en plein dans son œil, s'enfonçant jusqu'à la garde. Celui-là ne pourrait plus jamais se relever.... Zakaerii en profita pour faire de l'humour, mais étrangement, la succube pourtant prompt à la plaisanterie ne rit absolument pas. Elle se mit même à le gronder, tout en se hâtant d'aller examiner sa blessure.

Idiot ! Tu as été touché ! Tu aurais dû me laisser prendre ce coup, je savais que j'allais être touchée, j'étais prête à cela ! Regarde tu saignes !


Hé bien Lylim ? Calme-toi voyons, à mon avis ce n'est pas la première fois qu'il essuie un coup. Tu pourrais quand même le remercier non ?


Je le remercierais quand il arrêtera de saigner ! C'est pas normal qu'il saigne comme ça à cet endroit là !

Mmmh tu as raison, laisse moi examiner ça....

Autour d'eux les combats s'étaient arrêtés, et il ne restait qu'un conjurateur entre les pattes de Khaalâm. Ils pouvaient prendre leur temps. Le vieux sage fronça les sourcils.

Du poison ou je ne m'y connais plus....

Ho non c'est pas vrai !

Mais.... Calme toi Lylim, on va le soigner allons.... Tiens.

Farfouillant dans l'intérieur de son manteau, il sortit une fiole qu'il tendit à la succube.

Cela devrait lui permettre de ne pas succomber au poison, son corps l'éliminera de lui-même pour le reste. Je te laisser nettoyer sa blessure avec, je vais chercher de quoi le panser, mais doucement sur le produit il est cos...

Oups !

Lylim n'avait même pas laissé le vieux sage parler, dès qu'elle avait eu la fiole, elle s'était empressée de l'ouvrir pour noyer la plaie du pauvre Felidae avec. Le souci était que parmi composant du sérum, il y avait entre autre de l'extrait de Coléoptère bombardier et du vinaigre de cidre.... Très efficace comme antiseptique, mais qui avait une furieuse tendance autant à mousser qu'à piquer. Et le moins qu'on puisse dire, c'était que la plaie du félin moussait ! Elorias poussa un long soupir en secouant la tête, tandis que Lylim se pinçait les lèvres.

Bon, au moins on peut être certain qu'il ne pourra pas en mourir. Mais avec la dose que tu lui as mis il n'est pas à l'abri d'une bonne fièvre. Nous verrons bien. Mais évite de l'achever le temps que je revienne....

Toute confuse, la succube croisa le regard du félin, un peu sous le choc de sa propre bêtise, avant de bredouiller penaude.


Je.... Je suis désolée....


Elorias revint lui porter quelques linges et bandages, que Lylim lui prit des mains, lui indiquant d'aller porter secours aux anges. Le vieux bélinois ne dit rien mais il n'en pensait pas moins. Cela dit, les anges avaient certainement bien plus besoin d'aide que Zakaerii. Lylim se mit donc à panser le félin, avec toute la délicatesse possible cette fois. Trop occupé sur son matou, elle ne fit guère attention à l'arrivage de beaux mâles ailés plus loin.

Merci.... Mais vraiment tu n'aurais pas dû.... Vous autres Ildiriens vous êtes plus fragiles que la plupart des fiélons. Bon je ne dis pas qu'on ne ressent pas la douleur mais on y survit plus. Je préfère te savoir sain et sauf...

Shotra observa la scène de loin en secouant la tête. Il ne put s'empêcher de dire qu'il n'était pas aidé avec des fiélons aussi maladroits. Enfin au moins ces deux là n'avaient pas de blessures graves, des entailles un peu partout mais rien de plus méchant. Elorias commença à proposer son aide aux anges, et Loth qui était venu rejoindre Shotra commença à parler.... Dans le vide d'un point de vue extérieur.

Je suppose que toi non plus tu ne sais pas d'où ils sortent ni pourquoi ils sont là ?

Shotra répondit par un grondement sourd, que le faux lupin comprit parfaitement. Sans la moindre gêne, il alla à la rencontre de l'archange en chef, sourire goguenard en coin, et le questionna tout en le provoquant.

Eh bien ? Que font des petits poussins dans des affaires de fiélons ? C'est qu'à ce rythme là vous allez finir en poulet à la broche.... Qui êtes-vous et que venez vous faire ici ? Si vous vouliez vous faire massacrer, il suffisait de nous demander gentiment. On se serait fait une joie !

Pour les fiélons, l'altruisme était une légende urbaine, et toute aide était forcément intéressée. Loth voulait savoir. D'où sortait ces anges ? Pourquoi étaient-ils intervenus ? Quel était leur place dans toute cette histoire ? Mais Loth n'était pas le seul à poser des questions. Khaalâm était fâché, et quand un loup noir de cette taille grondait, et qu'on était un conjurateur désarmé, capturé et privé de fiélons.... Il y avait de quoi être terrifié. L'homme n'en menait pas large. Seul survivant de ses camarades, il tremblait sur place, même ligoté comme un saucisson. Lorsque le loup lui aboya de parler, il déglutit et bredouilla.

Mais.... Mais que voulez-vous savoir précisément ?

Apeuré comme il l'était, il était relativement prêt à parler. Mais dans son état sans question précise il n'était pas capable d'ordonner suffisamment ses pensées pour réfléchir à ce que les autres voulaient apprendre.


A wandering life...
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Sam 15 Juil 2017 - 19:17

Samael vint égorgé un des fiélons, l'un des derniers qui restaient. Ceci fait, il riva son attention vers ses frères d'armes, qui malgré leurs blessures, continuaient à se battre comme de redoutables guerriers. Ils étaient nés pour défendre la paix et la maintenir, ce n'était pas des égratignures qui les arrêteraient. Quant à la rousse Capitaine, elle se débrouillait pas trop mal, se battant comme une lionne, ce qui le fit sourire de satisfaction. Progressivement, le combat changea de camps et il ne resta que le chef des conjurateurs qui fut ligoté et  amener au pied d'un furieux et menaçant Suli, probablement le chef de la petite compagnie hétéroclite.  En silence, l'Archange délogea son arme du démon qu'il venait de tuer et se dirigea vers ses compatriotes. Des trois, il était le seul à ne pas être gravement blessé, ses ailes guériraient vites.

-Approcher, mes frères. Ordonna-t-il d'une voix grave. Les deux autres vinrent et d'un grognement sourd, ils retirèrent les lames  meurtrissant leur  chaire. Promptement, les mains s'empoignèrent, une douce lumière imprégna leurs corps et les plaies se refermèrent et ce, au moment où un vieil homme leur proposa des bandages. Samael était un ancien Séraphin et il avait garder un pouvoir de guérison plus puissant que la moyenne des Archanges. Ses compagnons le remercièrent d'un sourire, puis ils rivèrent leur attention vers les autres blessés. Ils furent surpris de voir le flanc d'un félin entrain de mousser...sa blessure était trop grave, seul un véritable séraphin aurait pu le guérir. Ils échangèrent un regard perplexe, puis ils furent éblouis par la beauté de Lylim. Or, Samael avait aussi le regard braqué sur elle,mais ses yeux d'azur la dévisageaient non pas à la dévorer, mais avec une froideur glaciale. Ce charme si familier, ce regard langoureux, cette sensualité irrésistible ....


Ayant failli se faire tuer par une succube dans le passée, Samael n'était plus dupe et il était presque convaincue qu'elle était l'une d'entre elles. Restant sur ses gardes, son regard bleu parcouru l'étrange groupe. Une humaine, des Sulis, des conjurateurs, et certainement des démons...L'un d'eux osa s'approcher et d'un ton moqueur, l'interrogea. Il y eu un silence. L'archange le dévisagea impassible et imposant. Ses grandes ailes noires se rétractèrent signe que le ton employé l'irritait, mais maître de lui, Samael ne laissait rien paraître. Il savait que c'était inutile d'embarquer dans ce jeu de provocations, propre aux gamins.

-Nous sommes pour l'instant vos alliés, mais je ne vous garantis pas que dans l'avenir, nous le resterons. Pour l'instant, nous avons obéis aux ordres de notre Ange Souverain,  patrouillant et chassant les fiélons se trouvant sur notre route. Je n'en ai jamais vu autant...le regard de l'Archange s'assombrit, soutenant celui de Loth. Par ailleurs, j'avais une dette envers quelqu'un...

Disant cela, ses yeux d'azur se rivèrent vers la rousse Capitaine qui  écoutait avec attention cette extraordinaire conversation.

-Heu...moi? Répliquais-je les yeux ronds. Samael acquiesça et sans autre regard pour Loth, il s'avança vers moi. L'archange me dépassa d'une tête, il était large et bien bâti...terriblement mâle...Par Uria, comment des êtres aussi beaux pouvaient exister?  Allons...cesse de rougir idiote, c'est ridicule!

-Oui, j'ai une dette envers vous, Cassiopée.

Il connaissait mon prénom? Enfin, de où me connaissait-il? Pourquoi il avait une dette envers moi? Comme s'il lisait dans mes pensées, il se pencha et murmura:

-Nora.
-Nora? Questionnais-je surprise qu'il connaisse l'Aasimar. Soudain, une étincelle d'intelligence éclaira mon cerveau fatigué, je  me souvins. Ohhhhh....vous êtes LE Samael...oui, oui...elle m'a parlé de vous!
-Comment va-t-elle? Demanda soudain l'Archange soucieux.
-Bien... très bien. Elle est en sécurité à Quiétude.

J'évitais de préciser qu'après leur brusque séparation, elle était tombée amoureuse d'un éladrin, pirate de surcroît, qui lui avait fait des jumeaux et qui avait fini avec moi.  Samael soupira de soulagement et il s'approcha plus de moi. Je faillis reculer d'un pas, mais je restais figée sur place, comme hypnotiser par ses yeux célestes.

-Je suis heureux d'apprendre cela et je vous suis infiniment reconnaissant de l'avoir conduit en lieu sûr. D'où ma dette envers vous.
-C'est la moindre des choses. Je n'ai fait que mon devoir. Répondis-je d'un petit sourire en haussant les épaules. J'évitais aussi de lui dire que j'avais amener Nora chez les Orcs, où elle avait failli mourir, et que j'avais utiliser du chantage pour qu'elle reste à mon bord. C'est alors que je sentis sa main me caresser la joue, je me tendis et j'écarquillais les yeux. Pourquoi  cette caresse?


-J'aurais un autre service à vous demander...pourriez-vous transmettre un message pour moi?
-Bien...bien sûr...lequel? Demandais-je d'un souffle, le cœur battant. L'Archange sourit, une lueur malicieuse éclaira son regard d'azur. Sans crier garde, il m'embrassa passionnément...j'en perdis mes mots. Habituellement, je l'aurais repoussé et gifler, mais le baiser était si agréable que je me surpris à rester docile. J'eus l'impression qu'une éternité passa quand enfin, les lèvres charnues se décollèrent des miennes et il me dévisagea d'un regard attendu. Soudain, je compris où ce baiser voulait en venir.

-Oh...heu..vous...voulez que j'embrasse Nora? Marmonnais-je en revenant brusquement sur terre.
-Je vous en serrer gré.

Je devins écarlate, et oubliant ce qui m'entourait, je le fixais interdite. Mon sang fit un tour, je me dégageais alors de son étreinte et je me passais nerveusement ma main dans ma tignasse rousse. C'était une plaisanterie? Visiblement, non...Eh merde! Faisant fie des regards qui nous observaient, je me raclais la gorge en soufflant:

-Je ne crois pas que...enfin...que ça aille la même signification venant de moi...mais hum...je vais...bon heu...oui, d'accord.
-Merci Répondit l'archange d'un sourire. Samael faillit rajouter qu'il tenait à se faire pardonner, mais il ne voulait pas avoir l'air faible devant les conjurateurs qui ne lui disaient rien qui vaille.

-Je vous souhaite bonne chance dans votre quête. Disant cela, il eut un dernier sourire envers moi, puis il riva son attention vers ses frères d'arme qui avaient observer ce baiser d'un air surpris. Leur chef semblait très à l'aise avec la compagnie féminine, c'était le moins que l'on puisse dire.

- Partons


Sans autre mot, ni regard, leurs grandes ailes s'élargirent et ils s'envolèrent, nous laissant à notre sort. Mon regard turquoise les fixa jusqu'à temps qu'ils disparurent, puis je tournais mon attention vers mes compagnons...à mon grand dam, j'étais encore écarlate, confuse par ce revirement, et surtout par ce baiser qui ne m'était pas destiné. Bon sang?!!! Pourquoi avais-je accepté? Me secouant la tête, je croisais le regard de Lylim.  Nom de Dieu!

-Pas un mot à Flynn! Sifflais-je d'un regard se voulant menaçant, même si au fond, je savais qu'il allait être mis au courant dès notre arrivée. Saleté de merde! Essayant de revenir aux priorités, je me raclais la gorge et je portais mon attention vers le chef des conjurateurs qui s'était fait menacé par notre commandant. Celui-ci pouvait vraiment être effrayant quand il le voulait, et je blêmis quand je croisais son regard. Ouf...il n'était pas content, mais j'étais loin de me douter que j'avais gravement merdé et que j'allais me faire solidement réprimander.

hrp:
 
  


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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Jeu 27 Juil 2017 - 11:35


S’il avait su que Lylim avait prévu de se laisser blesser pour pouvoir s’occuper du Conjurateur ensuite, cela n’aurait probablement rien changé pour Zakaerii qui voyait une telle stratégie comme profondément idiote. En revanche, s’il avait su que les Fiélons étaient naturellement plus résistants que d’autres… Et encore, rien n’était sûr. Après tout, s’il s’était jeté sur la trajectoire de la lame, c’était principalement parce qu’il ne voulait pas que la Succube ne soit blessée. Dans ses plans, il évitait également de se faire toucher, mais il fallait croire que cette partie-là ne serait pas respectée. Ce qui fut le plus surprenant néanmoins ce fut la façon dont la rousse eut le mérite d’accueillir l’élan d’héroïsme du Suli à son égard, visiblement contrariée qu’il se soit immiscé dans ses plans, du moins, à en juger par le cri qu’elle avait poussé lorsqu’elle avait réalisé la situation. Et c’était sans compter ce couteau lancé non sans rage dans l’œil du Conjurateur qui, s’il avait déjà eu son compte, ne se relèverait pas de ce combat. La main sur sa blessure, le Félidaë faisait gentiment pression sur cette dernière le temps de s’assurer qu’il n’y avait plus d’autres menaces à considérer et, constatant que le combat s’achevait, visiblement sur une victoire de leurs forces, il parut soulagé et put se permettre de taquiner un peu Lylim, qui lui paraissait plutôt tendue en cette fin d’affrontement. Peut-être était-ce simplement sa façon d’être durant un combat ? Il lui semblait qu’après leur escarmouche contre les pirates de Barbe Jais, on pouvait difficilement dire qu’elle était de bonne humeur, mais, à ce moment-là, il avait mis cela sur ses retrouvailles inattendues avec le pirate et toutes les implications de celle-ci, vu que, visiblement ils avaient un passif à eux deux. Toutefois, il fallait croire que ce n’était pas pour cela.

Sans grands ménagements, elle lui ôta sa patte pour examiner la plaie qui lui lacérait le flanc tout en venant l’admonester sur sa façon de jouer les héros. Zakaerii allait d’ailleurs répliquer que la blessure n’était pas particulièrement vilaine et que quelques bandages feraient l’affaire, et que, surtout, ce n’était pas la première fois qu’il se blessait, et, surtout, ce n’était pas la dernière. Mais alors que la Succube avait presque littéralement le nez contre son pelage couvert de sang, Elorias ne manqua pas de voler au secours du Suli, faisant remarquer à sa Fiélonne que ce dernier n’était pas en sucre et, qu’au mieux, elle pouvait tout de même lui montrer un peu de gratitude pour l’avoir protégée. « N’importe qui aurait… » Il n’eut pas le loisir de terminer sa phrase que la jeune femme coupa court à toute tergiversation en faisant remarquer qu’il saignait anormalement pour une plaie comme celle-ci. Baissant les yeux vers la plaie, le Félidaë eut effectivement le don de constater, qu’effectivement, le flot pourpre qui s’échappait de sa blessure ne semblait pas vouloir se tarir malgré la pression qu’il avait pu appliquer jusqu’à maintenant. « La plaie est un peu large, mais rien qu’un bandage ne pourra remettre d’aplomb. » Il se voulait rassurant et optimiste, principalement parce qu’il le pensait véritablement, mais, visiblement, ni Lylim, ni Elorias n’étaient de cet avis. Le vieil homme observa à son tour la plaie et conclut assez rapidement à un empoisonnement. Effectivement, il n’était pas rare que la lame des magiciens – peu enclin aux combats rapprochés – soient enduites de décoctions leur donnant un avantage non négligeable pour peu qu’ils parvinssent au moins à érafler leur adversaire. A cette idée, la jeune femme sembla presque paniquer, rapidement rappelée à l’ordre par son Maître, qui, probablement, ne l’avait pas vu depuis si longtemps dans cet état.

Ce dernier lui tendit un flacon dont le liquide devait permettre d’amenuiser les effets du poison afin de nettoyer la plaie du Suli, mais, dans son empressement, elle n’attendit même pas la fin des recommandations du vieil homme et versa une bonne partie du flacon sur sa plaie. La douleur qui irradia de son flanc fit montrer le crocs au Félidaë, qui, il devait l’admettre, ne s’y était pas attendu. Ce dernier en profita pour se laisser choir au sol, avant que ses pattes ne se dérobent éventuellement sous lui, et jeta un regard à sa plaie, qui désormais, moussait dans un festival de petites bulles. Elorias soupira, abandonnant la Succube le temps de récupérer des bandages, alors que celle-ci s’agenouillait au niveau de Zakaerii pour lui demander pardon. « Ne t’en fais pas, j’ai connu bien pire. » La douleur n’était pas particulièrement agréable, mais il survivrait. Et puis mieux valait voir le bon côté des choses : comme l’avait dit le Conjurateur, sa plaie ne s’infecterait pas. Lorsque les bandages furent ramenés, la Succube commença à s’occuper de la plaie avec attention, tout en lui faisant remarquer qu’il ne devait pas prendre de coup pour elle, qu’ils étaient bien plus résistants en tant que Fiélons. « Je suis plus résistant que tu n’as l’air de le croire Lylim… Et peut-être que moi aussi je préfère te savoir saine et sauve, aussi résistante que tu puisses être. » Il avait parlé avec un léger sourire crispé sur les lèvres, la douleur ne s’estompant pas particulièrement rapidement. Et quelque chose lui disait qu’il en aurait pour un petit moment. « Je sais que tu aurais probablement agi de la même façon, alors, s’il te plait, pas de sermon. La lame était empoisonnée, c’est juste pas de chance. Sans quoi on en parlerait même plus. Et, avec le remède d’Elorias, c’est presque déjà de l’histoire ancienne. Alors, évite de trop t’en faire, d’accord ? » Il la laissa finir de lui bander le flanc et lorsque ce fut fait, il lui proposa de rejoindre les autres, visiblement en plein interrogatoire. En silence, le Suli vint se poser dos à la charrette, pour se trouver un appui bienvenu. Le vieil homme avait cependant raison, la fièvre commençait déjà à l’étreindre et le reste de la journée n’allait pas spécialement être agréable, mais, au moins, le combat était terminé, c’était déjà ça.
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Dim 30 Juil 2017 - 13:57

Appartement du Commandeur Domix, commanderie de l'Ordre des chevaliers draconniques



Donc, continuons le récit je l'espères riches d'enseignements, que j'avais commencé plus tôt. Les conjurateurs furent donc défaits, non sans quelques blessures qui eurent pu être évitées si certaines personnes avaient su attendre les ordres. Il est utile à cet instant que je précise que la hiérarchie, pour lourde qu'elle puisse paraitre au jeune novice fraichement retenu, n'a pas qu'un but répressif,  elle permet aussi aux officiers et aux chefs de guerre de mettre une stratégie au point, stratégie qui, lorsque les responsables sont de bons chefs, à pour objectif la victoire la plus totale avec le moins de pertes possible, dans ses rangs mais parfois, pour des gens d'honneur, aussi parmi les troupes ennemies. Dans ce cade, les têtes brûlées sont condamnables, car par leur imprévoyance, elles conduisent leurs camarades et leurs chefs à agir sur la précipitation , et donc entraine, plus souvent qu'à leur tour, la mort d'hommes et de femmes qui auraient été épargnés autrement.

Pour l'heure il reste un seul des conjurateurs encore en vie, il a perdu de sa superbe et fais moins le fier ficelé comme un rôti. Je le toise de toute ma haute taille, revêtu des atours du Commandeur de l'Ordre, et avec toute la colère que je peux mobiliser pour faire bien peur à mon prisonnier :

Spoiler:
 

" Alors tu crois que tu peux venir avec tes complices, nous jouer les guerriers sûrs de leurs forces, voire même insulter mon ordre de chevalerie, les braves qui se sont sacrifier pour tous les royaumes ! Et espérer t'en sortir sans souffrances ? Je suis contre la torture, mais ma garde est exempte de ce genre de scrupules, ce qu'ils font est toujours dans le but de ma protection. je peux leur dire jusqu'où aller trop loin voire les arrêter si je juge que ma sécurité n'est plus en danger. Mais entre ces deux options, ils font bien comme ils le souhaitent. Je te laisse un instant ! Réfléchis bien ! Je reviens avec mes questions."

Je m'éloignes et pars faire le tour des blessés, je me sens gagné par la colère, tout ce gâchis aurait pu être évité si seulement on avait pris le temps de réfléchir et d'analyser le champ de bataille. J'aime bien le Capitaine Valdriana mais il est impardonnable pour un tel officier de se laisser aller à des actes qu'elle-même condamnerait sur son navire. Je ne suis pas Commandant de la garde royale par goût du pouvoir, être Commandeur d'un ordre de chevalerie aux idéaux élevés et exigeants, n'entrait pas dans mon plan de carrière, je suis près à obéir à un simple paysan si je me trouve à avoir besoin de son expertise. Mais j'attends que mes subordonnés soient irréprochables et exemplaires. Donc une fois fait mon tour de contrôle et ordonner l'établissement du campement pour le reste de la journée et pour la nuit, voire plus si Zakaerii, est toujours trop souffrant.

Je trouves donc la rousse corsaire en train de faire ses adieux à ses amis ailés, je fermes les yeux et prends une grande inspiration : je déteste punir mes hommes, mais quand je dois le faire alors je suis inflexible, surtout que je suis fâché, en plus, de devoir faire une chose que je déteste et qu'on me force à faire faute d'exigence personnelle en discipline militaire.

" Chevalier Cassiopée ! Veuillez venir ici, je vous prie ! On a à parler vous et moi !"

Je m'éloignes vers ma tente (installée avec promptitude par "Double-lame" supervisé par "Fatale".Une fois à l'intérieue je pris place derrière la table de commadement et m'assied sur mon siège, laissant la Capitaine debout devant la table et moi. Puis avec calme mais fermeté sans trop élever la voix :

" C'est ça votre idée de l'obéissance a un supérieur ? Vous lacez comme ça dans la bagarre sans tenir compte de vos camarades ni des blessés ! Que feriez-vous si un de vos marins décidais de son propre chef d'affronter le capitaine d'un navire que vous vouliez comme allié ou partenaire commercial ? Avec un résultat de morts et de blessés inutiles ? J'attends la réponse de l'officier d'exception que je sais que vous êtes !"

La jeune femme semblait mortifiée, ce qui me fis encore plus de peine, mais une faute doit être sanctionnée, même si je n'aimes pas ces situations.

-Je...eh bien...je... Je croyais bien faire, Commandant. Je tenais à en tuer le plus possible, sachant qu'ils allaient nous attaquer...ne pas leur montrer qu'ils nous intimidaient, mais...vous avez raison, j'ai oublié ma place. je ne suis pas habituée d'être commandé, et si l'un de mes marins aurait agis ainsi...je l'aurais envoyé à fond de cale et fait fouetter, Commandant. Pardon, Commandant, je vous promets que cela ne se reproduira plus. La prochaine fois, j'attendrais vos ordres avant d'agir. J'ai manqué de réfléchis, et sans le vouloir, j'ai mis en danger les autres chevaliers... J'en suis désolée...

Bon, elle comprenait et son repentir me semblait sincère, c'est bien, je décidais de couper court sur cette affaire et d'appliquer une sentence juste :

" Bien ! Je vous sait femme intelligente et douée, je ne doute pas que la prochaine fois vous y réfléchirez à deux fois avant de vous jeter seule et vos compagnons à votre suite dans un combat hasardeux et improvisé. Je vous ai donné votre blâme, le sujet est clos ! Pour votre pénitence vous donnerez de votre temps ou de votre fortune pour les patients de l'infirmerie de la Commanderie !"

La réponse de la jeune femme était celle que j'attendait :

-À vos ordres, Commandant. Sachez que j'ai connu une guérisseuse qui m'a un peu appris à panser les plaies, et à fabriquer des cataplasmes. Je suis meilleure capitaine, mais je ferais de mon mieux pour les soigner. À présent, puis-je me retirer, Commandant?

Je me levais de mon siège et passais à côté de la belle rousse (pour une humaine s'entend !) :

"Oui ! Vous organiserez le tour de garde de cette nuit, par équipe de deux ! Vous serez du premier quart, bien entendu ! Et voyez ce que l'on peut récupérer comme indices et éléments intéressants sur les cadavres : nos mages pourraient apprendre des choses avec des restes ou des artefacts ayant appartenu à des démons ou d'autres mages ! Moi, j'ai un prisonnier à interroger, maintenant qu'il a bien mijoté Ah, une dernière chose, pour bien commander, il faut savoir bien obéir !"

Une fois la mise au point faite avec l'officier d'exception qu'est le capitaine du Sirena, je retrouvais le prisonnier bien préparé par mes protecteurs. Je m'approchais donc et commençait mon dur labeur :

" Maintenant que tu es dans de meilleures dispositions, voyons ces questions forts légitimes. Donc, qui est votre chef, qui donne les ordres ?"

L'homme sembla réfléchir un moment puis réponds craintif : N-nous n'avons pas réellement de chef pour l'instant.... Les décisions sont collégiales. Il y a bien des conjurateurs puissants ralliés à notre cause, mais personne ne sait s'ils ont une implication comme tête pensante parmi nous. En tout cas s'ils ont une influence, ils font ça secrètement.

" Pourquoi vouloir enlever la félidae ? Que lui voulez-vous ?"

Nous.... Nous avions pour tâche de récupérer Griffe-Lune pour la soumettre à notre cause de force. Beaucoup d'entre nous sont persuadés que cela ne marchera pas, têtue comme elle est. Donc on fait l'objectif réel c'était.... la tuer.... Il fallait montrer l'exemple. Asseoir notre position et avorter tous les espoirs fiélons naissants. Elle est dangereuse ! L'asservissement des fiélons est une manière concrète et sûre de garantir la sécurité de tous ! Croyez moi elle est bien trop naïve pour savoir ce qu'elle fait ! Ses revendications peuvent condamner ce monde !

Il est décidément très coopératif, bon toujours un peu insultant mais bon, c'est de bonne guerre.

" Et votre base d'opération est loin d'ici ? Vous deviez la conduire où ?"

Nous n'avons pas de base d'opération spécifique à notre cause. Nous nous réunissons dans les lieux habituels de conjurateur. Ou alors chez l'un chez l'autre. Il est vain de vouloir nous chercher. Car en réalité nous sommes déjà absolument partout. Dans vos villes, dans vos cités, dans vos Capitales.... Dans vos rangs.... Nous nous infiltrons depuis des générations et des générations dans toutes les civilisations. Nous sommes parfaitement intégrées aux populations et quasiment impossibles à déceler. Surtout que l'on ne peut pas distingué à l’œil nu à quel cause est rattachée un conjurateur.

Il ne m'apprenait rien de nouveau, mais que l'ennemi vous croit stupide et ignorant est toujours un avantage, car ce dernier devient arrogant et suffisant, il baisse ses niveaux de défense contre vous et finalement se fait battre par une seule stupidité, la sienne !

Je fis signe à double-lame de confier le prisonnier aux bons soins d'Eloras et de sa troupe, le préjudice était contre eux, à eux de rendre la justice qu'ils voulaient. Je regagnais ma tente, Liara et "Le cyclope", étaient partis chasser, ils ne tarderaient pas à rentrer et bientôt l'odeur de la viande rôtie se ferait sentir. Je me reposais un moment en consultant les cartes que j'avais achetés, j'avais fait savoir que jusqu'à minuit, j'étais disponible pour tout sujet que l'on voudrait me soumettre. J'aimerais mieux un seul combat épique pour une vie, pas tous les mois !

Mes chers enfants ! Cette version est incomplète, mon âge étant ce qu'il est ma mémoire s'efface sur ces évènements passés, donc lorsque j'écris ces lignes, il manque le dialogue entre moi et le chevalier-mentor Cassiopée. Je dois consulter mes notes, voire le chevalier elle-même ! Ne vous étonnez pas si le texte est ajouté dans l'ouvrage final même si cette partie sera conservée. je demande, non, l'Ordre demande l'honnêteté intellectuelle et morale, donc pas de mesures cosmétiques pour embellir ce texte et mes mémoires, je suis ce que je suis et mon enseignement est la seule preuve de mon existence qui perdurera, alors je dois être exemplaire. Il se fait tard, je sens mes os qui réclament le repos, je vous laisse, je reprends plus tard !





"Je suis un suli de paix mais gare à mon courroux !"
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Fleya
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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Mar 1 Aoû 2017 - 17:42

Loth ne sourcilla pas un seul instant face aux ailes de l'ange. Déjà parce qu'il était bien trop tête brûlée pour avoir peur des risques, et surtout parce que la provocation envers les Aasimars était un plaisir, si ce n'était un devoir racial. Si jamais ce dindon grandeur nature voulait lui chercher des histoires, il se faisait déjà toute une joie de le déplumer pour le faire rôtir à la broche comme un vulgaire poulet. Fleya n'étant pas là, personne ne pourrait l'en empêcher.... Mais son interlocuteur se contenta de lui répondre succinctement avant de l'ignorer. Dommage pour Loth. Pendant ce temps, à peine plus loin, une autre scène se jouait.

Certaine personne donnait une impression d'assurance troublante. En tant ordinaire Lylim dégageait cette assurance. Sûre de ses capacités et d'elle-même, elle semblait évoluer perpétuellement en terrain conquis. Et même dans ses colères, dans son regard elle paraissait avoir déjà acquis ses victoires. En réalité, la succube traitait le danger envers elle même d'une manière qui lui était propre. Elle était joueuse, et elle possédait même un petit goût pour le risque. Ce qui n'était pas étonnant lorsqu'on la connaissait. Mais lorsqu'il s'agissait de la vie des autres, et plus précisément de ceux à qui elle tenait, la donne changeait du tout au tout. La succube perdait de sa superbe et de son assurance, retrouvant les faiblesses du commun des mortels, la peur. Celle qui vous faisait perdre vos moyens, qui accompagnait la panique, et vous faisait faire des bêtises. Malheureusement pour Zakaerii, il fut la victime du chamboulement de la jolie rousse, que s'était un peu trop précipité dans dans ses soins. Le pauvre félin n'avait même pas eu l'occasion d'en placer une. Pire encore, il se retrouva maltraité dans l'application des soins, contraint de serrer les dents sous les sensations peu agréable de la désinfection. Constatant que trop tard son erreur Lylim s'était agenouillée à hauteur de son gros matou, et s'était excusée, visiblement penaude et déconfite. Tout en le pansant, le félin tenta de la rassurer, et indiqua que lui aussi avait le droit de vouloir la préserver. Elle afficha un petit sourire avant de lui répondre.


Je sais que tu es un guerrier, et que tu sais gérer les blessures mais.... C'est que.... Je n'aime pas te savoir mal. Tu sais, moi je sais pourquoi j'ai signé, en acceptant le contrat j'ai accepté d'être de la chair à canon. C'est moi qu'on envoie en première ligne pour essuyer les coups. C'est un rôle douloureux et dangereux, mais c'est le mien. Je suis remplaçable, pas toi.

Elle avait dit ça d'un ton si naturel et détaché qu'il avait rendu la scène encore plus malsaine. Des propos qui auraient fait siffler les oreilles d'Elorias s'il avait entendu cela, mais qui n'étaient pourtant pas complètement faux. Les fiélons étaient des boucliers vivants. Et lorsqu'ils étaient trop blessés ou qu'ils mourraient, on les remplaçait simplement. Comme une chemise déchirée.... Cela dit Zakaerii n'en avait pas fini et souligna quelques vérités supplémentaires qui firent soupirer la jolie rousse.

Je n'aime pas quand tu as raison, ça a quelque chose d'agaçant.... Mais bon, entendu, j'arrête de râler. Et j'arrêterai de m'inquiéter quand tu seras complètement rétabli, donc ça ne tient qu'à toi.

Une petite bravade pour l'inciter à guérir plus vite, comme s'il pouvait avoir la moindre influence sur cela. Une fois son grand fauve bandé, le duo de choc s'en retourna vers les autres.... Mais Lylim intercepta la scène d'un baiser des moins inattendus, surtout venant de la part de Cassiopée. Fichtre ! Elle avait loupé un sacré épisode là ! Quand elle repensait au flan qu'elle avait fait pour Flynn, c'était tout de même bizarre. Mais vu l'air surpris que la Capitaine affichait, Lylim compris que ce baiser là fut volé. Ce qui la fit ricaner. Elle attendait une paire de baffe.... Qui ne vint pas. Elle trouva cela encore plus curieux, mais elle manqua d'éclater de rire lorsque Cassiopée lui vociféra courroucée de ne pas en dire un mot à Flynn. Elle lui tendait une de ces perches pour se faire battre ! La proposition aurait pu être alléchante, juste pour le plaisir de voir la demoiselle rougir encore un peu sous l'embarras de devoir s'expliquer devant Flynn. Mais une succube comme elle pouvait elle rendre condamnable un baiser comme celui-ci ? Une question à laquelle il convenait de réfléchir mais plus tard.

Car voilà que le Commandant tomba sur Cassiopée pour lui "parler". A coup sûr il allait lui passer un savon, et ça, Lylim ne voulait pas le rater. Non pas qu'elle voulait se délecter du spectacle de Cassiopée en pleine situation critique, mais c'était davantage Khaalâm qui l'intéressait ici. Lylim avait appris que c'était souvent dans la colère qu'on découvrait la véritable nature des hommes. Et elle n'avait pas encore fait le tour de ce Lupin là.... Sans un bruit et en toute discrétion, elle se cacha à l'extérieur de la tente pour écouter l'échange, et surtout observer les moindre faits et gestes du grand loup noir. Du moins.... Observer les ombres bouger, car de l'extérieur, c'était la seule chose que la tente voulait bien laisser filtrer à cette heure de la journée. A l'affut, elle entendit le loup remontrer les brettelles de la Capitaine. Et il avait le mérite d'être efficace dans la formulation de ses reproches. La succube secoua doucement la tête. Elle n'aurait pas aimé être à la place de Cassiopée en cet instant. Celle-ci faisait amende honorable, avouant avec une certaine franchise avec quelle sévérité elle aurait recadré ses hommes dans un cas similaire. Elle se demanda si cela n'était pas trop sévère, avant de se rappeler que chez la plupart des fiélons, on punissait ce genre de faute par la mort.

Finalement, ils étaient peut-être bien plus bourrins et radicaux que les ildiriens sur certains points. En même temps le pardon chez eux étaient plutôt rare. On payait ses fautes et terminé. Lylim s'interrogeait. Khaalâm allait-il fouetter Cassiopée à peine un combat terminé ?! Mais visiblement non. Cette conclusion arracha un sourire à la succube. Khaalâm aboyait très fort, et mordait encore plus fort ses ennemis. Mais il ne mordait pas ses alliés. Mais elle n'eut pas le temps de réfléchir davantage que les deux terminaient leur petite aparté. La succube se hâta, et bondit hors de sa cachette pour courir à toute vitesse loin de là avant de se faire voir par l'un ou par l'autre. Elle n'avait pas envie que le grand loup noir vienne lui tirer les oreilles à elle aussi, une rousse de sermonnée par jour c'était suffisant ! Courant à en perdre haleine, elle freina dans un dérapage contrôlé pour se retrouver aux côtés de Zakaerii, comme si de rien n'était. Il n'y avait plus qu'à espérer que Khaalâm ne l'ai pas vue ! Mais de toute manière ce dernier avait autrement plus intéressant à faire pour l'instant, comme interroger un prisonnier.


Les fiélons et Elorias écoutèrent attentivement les réponses du prisonnier. Si la plupart étaient déçus par l'absence de révélation, il y en avait un que ces nouvelles là ravissait. Shotra avait ainsi appris que les troupes ennemies ne s'étaient pas encore réellement organisées. Tant qu'il n'y avait pas de hiérarchie distincte pour diriger et coordonner les actions, ils avaient un avantage considérable sur eux. Mais ils devraient faire vite pour se débarrasser d'eux.... car lorsqu'ils seraient organisés, tout sera bien plus compliqué. Khaalâm confia alors le sort du prisonnier à Elorias et aux fiélons. Le pauvre Bélinois observa son confrère bien embêté. Il ne savait pas quoi faire de ce gugusse là !

C-Commandant ! Excusez-moi d'abusez de votre gentillesse mais.... Hé bien.... Croyez-vous que nous pourrions envoyer ce dangereux individus dans une de vos prisons ? Voyez-vous, nous ne disposons pas de ce genre de structure hélas et....

Hors de question !

Plaît-il Loth ?

Il doit mourir !

Non ! Pitié !


Mais Loth je....

Il a voulu nous tuer, et il voulait tuer Griffe-Lune ! Ce mec est dangereux et il pourra recommencer !

Shotra poussa un grondement pour acquiescer les propos du Tourmenteur. Il n'était pas dans sa nature de se montrer clément avec ceux qui portaient atteinte à la vie de sa protégée.

Personnellement je ne pleurerai pas la fin d'un esclavagiste.....

Mais enfin voulez-vous bien vous calmer tous les trois ?! Laissez-moi au moi y réfléchir....

Pas la peine, son sort est scellé, car de toute manière je dois respecter mon contrat et Griffe-Lune le si....

Loth n'eut pas le temps de finir sa phrase que Shotra surgit brusquement des ombres pour le coller un coup de poing derrière le crâne qui manqua d'assommer le Tourmenteur.

Shotra ?!


IDIOT ! TIENS TA LANGUE !

En sortant de sa cachette, Shotra effraya le conjurateur qui poussa un cri d'effroi et de surprise. Loth avait manqué de balancer le contrat qui liait Fleya et Apocryth, ou plutôt la malédiction dont souffrait Fleya. Furieux Loth ravala son amertume. Il était en colère que Shotra ait osé le frapper, mais si la véritable Maîtresse de Loth avait été là, elle l'aurait tué sur le champ pour sa faute. Le Tourmenteur se contenta donc de profiter du début de chaos ambiant pour se jeter sur le conjurateur et enfoncer profondément ses crocs dans sa gorge.

LOTH NON !!!

Trop tard.... Loth déchiqueta sans ménagement la gorge du conjurateur qui mourut sans demander son reste. Shotra entra de nouveau dans les ombres, fulminant contre la stupidité de Loth. Cette demeurée de Seigneur Démone aurait pu dresser un peu mieux ses sbires ! Loth envoya l'âme du pauvre hère directement à sa véritable Maîtresse, payant le tribut infini que lui devait Fleya. Elorias ferma les yeux ramenant sa main sur sa bouche. Loth lâcha sa victime, un rictus satisfait aux lèvres.


Ce soir on mange de l'ildirien....

NON LOTH !

Bah quoi ? Faut pas gâcher !

Elorias poussa un grognement exaspéré et alla prendre l'air plus loin pour se calmer et réfléchir. La situation avait dégénéré et surtout, avait mis en avant un problème qui jusqu'ici lui avait échappé.... Ils n'étaient plus en sécurité....

De son côté, Lylim était partie retrouver Zakaerii qui commençait déjà à être sous les effets de la fièvre. Une petite moue mi-embêtée mi-triste sur le visage, elle l'incita à se coucher pour se reposer. En clair, le pauvre matou n'avait pas vraiment le choix.... Elle ne parvenait pas à masquer son inquiétude. La succube lui avait même proposé d'aller lui chercher de quoi manger s'il le désirait. Elle avait pris un petit linge qu'elle trempait dans une petite bassine d'eau froide, avant de le déposer sur le front du Felidae, afin de limiter sa fièvre. Lorsqu'elle ne changeait pas son linge, elle glissait sa main dans ses cheveux pour le caresser et le masser doucement. Elle lui chuchota doucement.

Guéri vite mon beau matou.....

Pendant que Loth essayait de convaincre le reste de la troupe des bienfaits du cannibalisme, Elorias avait fini par retrouver Khaalâm dans sa tente. Il devait absolument lui parler, le prévenir....

Hem.... Pardonnez-moi de faire ainsi irruption dans votre tente cher Commandant mais.... Voyez-vous il m'est apparu un fait troublant qui me chagrine profondément et.... Il faut que je vous en parle, car c'est très important.... Voilà, tout à l'heure, il y a eu ce débordement funeste avec le prisonnier, et cela m'a rappelé une chose qui m'avait échappé.... Croyez bien que je m'en veux, mais ça ne changera rien hélas.... Si je peux me porter garant de Lylim, enfin de manière générale, il me faut vous avouer que.... je n'ai aucun contrôle ni pouvoir sur les fiélons de Griffe-Lune. J'en ai eu le douloureux rappel tout à l'heure. Si d'un côté leur présence nous assure des renforts supplémentaires... Et me permettent aussi de savoir dans quel état est Griffe-Lune de manière indirecte, il faut nous attendre à perdre le contrôle sur eux Commandant. La seule qui puisse les commander c'est Griffe-Lune.... Bon jusqu'ici tout s'était plutôt bien passé, mais à l'avenir nous devrons faire preuve de prudence même si.... je dois vous avouer je ne sais pas comment nous pourrions contrôler la situation.....

Elorias ne pensait bien si bien dire, car pendant qu'il avouait ses craintes à Khaalâm, Loth avait décidé de demander quelques comptes à une rousse qui était Capitaine. Profitant de son tour de garde, il l'avait approché sans un bruit pour mieux la surprendre.

T'as des mauvaises fréquentation la capitaine.... Ces emplumés qui fanfaronnent vouloir nous chasser.... T'aurais quand même pas l'idée de nous la faire à l'envers une fois la chatte sauvée.....?

Chez les fiélons la traitrise n'était pas rare, et le faux loup avait envie de tester un peu Cassiopée à ce sujet.... Prêt à aviser selon les réponses de la jeune femme....


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MessageSujet: Re: Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.   Jeu 3 Aoû 2017 - 8:30

Ah, une dernière chose, pour bien commander, il faut savoir bien obéir !"

Devant cette réplique qui concluait cette discussion plutôt tendu, je serais les poings et j'acquiesçais d'une voix un peu cassée qui trahissait mes véritables émotions, même si en cet instant, j'affichais la docilité :

- Oui, commandant.

Sur ce, je sortis pour aller obéir à ses ordres, même si j'en avais pas envie. Je me sentais à fois la fâchée, triste, coupable et humiliée. Certes, la punition aurait pu être pire, mais je n'étais pas habituée de me faire rabrouer comme si j'étais une gamine irréfléchie. Savoir obéir! Bien sûr que je savais obéir, pardi! Je n'ai pas toujours été Capitaine, au contraire. J'avais connu le rôle ingrat du moussaillon, puis du gabier et enfin du second. Il est vrai que mon père n'aurait pas toléré cette sorte d'initiative sans son consentement, mais j'avais oublié...oublié c'était quoi que d'être commander. Je soupirais profondément, tout en essayant de calmer ce flot de sentiments indéfinissables qui me submergeais. J'avais juste envie de prendre une monture et de retourner à mon navire, où j'étais mon propre maître, où ma famille se trouvait.

La tentation était forte, mais je repris sur moi et je refoulais mes larmes. Je devais rester, ils avaient besoin de moi et malgré les reproches du Commandant, le combat aurait été inévitable. Certes, nous aurions pu être mieux organisé, mais est-ce qu'ils nous auraient laissé le temps de nous consulter? J'en doute. D'un profond soupir, je levais les yeux vers le carnage et j'aperçus une crinière rousse entrain de courir en direction de la charrette. Levant un sourcil, je me demandais pourquoi Lylim faisait du jogging, mais peu importe, cela la concernait et je n'avais pas le cœur de lui parler. Me rappelant de mes ordres, je tentais de ne pas ruminer et je me dirigeais aussi vers la charrette où se trouvait l'un des seuls blessés du groupe, tandis que Lylim s'éloigna pour aller rejoindre Elorias.

M'approchant de Zakaerii, mon regard turquoise le dévisagea  un instant et je constatais qu'il avait été sérieusement blessé au flanc. Je me mordis un peu les lèvres avec culpabilité puis je soupirais d'un air désolé.

-Ce n'est pas jolie jolie, hein matelot? Questionnais-je en baissant mon regard vers le côté blessé, mon regard croisa alors le regard bleu, fiévreux. Je me doutais que Lylim allait sûrement prendre soin de lui, mais je proposais tout de même:

-Si tu as besoin de quoi se soit, je suis là pour aider. J'ai reçu l'ordre de soigner les blessés.

Ceci dit, je lui fis un clin d'oeil encourageant et je m'éclipsais un peu plus loin pour vérifier l'état des autres combattants, donnant à manger si nécessaire, et j'appliquais un cataplasme  de fortune, fait de de plantain, d'ail sauvage et de miel, que j'avais emprunter dans les bagages de mon cher nounours de Shavok . En soi, je n'étais pas aussi habile que Nora pour refermer les plaies de points de suture, mais je me débrouillais pas trop mal pour panser. Heureusement pour moi, il y avait peu de blessés, alors ce ne fut pas long que je terminais mes soins et j'allais aussitôt enquêter sur les indices demandés par le Commandant.

Rendu proche des corps, je m'arrêtais net, un peu perplexe. En fait...je ne connaissais rien en artefacts démoniaques et si quelqu'un pouvait découvrir quelque chose d'intéressant, c'était bien les conjurateurs. Sur cette pensée, je m'apprêtais à tourner les talons quand une voix rauque me fit sursauté. Tiens en parlant du loup!  

T'as des mauvaises fréquentation la capitaine.... Ces emplumés qui fanfaronnent vouloir nous chasser.... T'aurais quand même pas l'idée de nous la faire à l'envers une fois la chatte sauvée.....? 

Son ton menaçant et son regard défiant me fit ressentir un frisson glaciale. Celui là ne m'inspirait pas confiance...en fait, il était un brin terrifiant et je notais que du sang tâchait son museau. Il était frais... je ne pus m'empêcher de reculer d'un pas et je faillis mettre ma main sur mon arme, mais je m'en abstint, par prudence. Cet étrange loup était dangereux, pour l'avoir vu combattre l'ennemi et il semblait imprévisible, autant dans ses émotions que dans ses actions. Mieux valait ne pas le provoquer et j'avais suffisamment combattu pour aujourd'hui. Par contre, je n'étais pas d'humeur à me faire sermonner, alors je répondis fermement:

-Mes fréquentations ne te concernent en rien, mais sache une chose, je ne risquerais pas ma vie pour trahir ensuite. Et toi?


J'avais posé cette question sur un ton de défi, mais prenant exemple sur Elorias, j'affichais une attitude calme et contrôlée. Je le dévisageais un instant puis détournant les yeux vers les cadavres, je dis:

- Quoi qu'il en soit, j'ai reçu l'ordre de trouver des artefacts sur ces morts. Malheureusement, je ne connais rien en cela, alors... Je levais mon regard limpide vers lui et avec sérieux, je demandais: veux-tu m'aider dans mes recherches ou préfère-tu continuer à jouer les suspicieux ?  


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Au royaume des nains, les raccourcis sont rois.

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