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 Aparté

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MessageSujet: Aparté   Mar 3 Jan 2017 - 21:49

Après ce combat sanglant, qui allait probablement entrer dans la légende, je passais le reste de l’après-midi à faire le compte des dégâts et des morts. Heureusement, la Sirène était encore opérationnelle, mais elle avait souffert de cette attaque imprévue, tout comme mes hommes. Beaucoup furent gravement blessés, et plusieurs avaient trépassé. À chaque fois que ce genre d’évènement arrivait, j’avais le cœur ravagé par le chagrin et le remords, mais étant capitaine, je ne laissais rien paraître. La tête droite, j’ordonnais qu’on mette les défunts en mer et après une courte cérémonie, la Sirène continua sa route. Le soir vint et lasse, je me réfugiais dans ma chambre pour me reposer ou plutôt pour ruminer…je pensais à Flynn.  Jalouse et triste, je le revis en train de cajoler cette rouquine et je sentis mon cœur se serrer.  Après une telle bataille, mieux valait ne pas y penser et pourtant…je revoyais encore et encore son regard gris sur elle et son sourire...son si beau sourire. Je soupirais profondément tout en pensant que j’étais folle et que de tels sentiments allaient me rendre malade. Bon sang, pourquoi être à  tel point jalouse? Ne lui faisais-je pas confiance? Après tout, il n’avait pas couché avec elle! Si? Non, non, non…non.  M’exaspérant moi-même, je me secouais ma crinière et je me dirigeais vers mon cellier. Du rhum me ferait le plus grand bien! Eh oui, j’en avais gardé en réserve pour une telle situation. Vu que c’était l’une des seules boissons qui me soûlaient, pourquoi m’en privée?  Non, mais c’est vrai? J’avais perdu des amis, mon navire était en décrépitude et mon amant faisait les yeux doux à cette…cette vulgaire et débauchée créature qui  était juste bonne qu’à s’écarter les jambes avec n’importe qui et n’importe quoi. Comment Flynn pouvait-il s’intéresser à une telle femme? Était-il au moins intéressé ou faisait-il simplement jouer? À cette pensée, j’eus un rire amer…il était digne de sa réputation. Jouer avec le cœur des femmes. C’était tout lui!

Les larmes aux yeux, je me pris à caler ma bouteille tout en fixant Brise qui me fixait. Sentant mon désarroi, ma minette eut un doux ronronnement et elle s’approcha de moi. Sa fourrure vint caresser mon visage et cette caresse me suffit pour me faire flancher. J’éclatais en sanglot tout en la serrant très fort contre moi. Elle se laissa faire et lasse de mon chagrin, elle s’arracha à mon étreinte. « Oui, tu as raison…je dois cesser de pleurer. Les larmes n’arrangent rien…» marmonnais-je tout en essuyant mes joues humides. «Je dois lui parler et mettre les choses au clair avec lui.» Ça ne me tentait guère, surtout que j’étais épuisée, mais je n’allais pas pouvoir dormir si je restais là à boire et à ruminer un chagrin d’amour non fondé. Prenant mon courage à deux mains,  je me levais et je sortis de ma cabine pour grimper au sommet du mât. Soupirant, j’y grimpais lentement, mais sûrement, sans perdre pied. Malgré mon étourdissement, je réussis à rejoindre Gawaël qui s’apprêtait à terminer le quart de l’après-midi. Dès le combat terminé, le Tiefflin  avait repris son poste pour veiller à ce qu’aucun autre navire ne nous attaque. Me voyant arrivé, il eut un petit sursaut de surprise et d’un sourire, il demanda :

- Que me vaut cette magnifique visite, capitaine? Refoulant ma peine, je lui souris à mon tour en répondant :
- J’avais besoin de prendre un peu de hauteur, surtout après cette bataille…tant d’hommes de perdus.
- On est victorieux, c’est ça qui compte, capitaine. Vous n’avez rien à vous reprocher. Ces hommes connaissaient les risques du métier et ils rêvaient tous de mourir pour vous!

Ces paroles se voulaient réconfortantes, mais elles ne me firent aucun bien. Au contraire, je me sentais encore plus responsable de leurs morts. Après tout, ce n’était pas eux qui avaient pris la décision d’aller accomplir une mission suicide pour ces conjurateurs. Si j’avais fait route vers le Bayou, plusieurs de mes hommes seraient encore en vie. Mon cœur se serra à cette pensée et je détournais le regard vers le soleil couchant. « Va te reposer, Gawi. Tu l’as bien mérité» murmurais-je d’une voix rauque sans le regarder. Quand je le surnommais «Gawi» c’était le signe que je fusse soit très heureuse ou très malheureuse.  Présentement,  il choisissait   la deuxième option, mais malheureusement, il ne pouvait rien faire d’autre que d’obéir et de me laisser seule. En silence, il descendit de son perchoir et une fois au sol, il se dirigea vers la cale. Chemin faisant, il rencontra Flynn et s’assurant que personne n’écoutait, il s’approcha de lui en confiant : « Bosco, la Capitaine est au mât de misaine et je crois bien qu’elle a besoin de se faire consoler.» Sans autre mot, il s’éclipsa tout en donnant une tape amicale dans le dos du jeune second…enfin «jeune», le mot n’est pas exact, car celui-ci avait plus d’une centaine d’années. Néanmoins, tous étaient convaincus que Flynn avait environ trente ans ou un peu plus…mais cela n’avait guère d’importance. Pour l’instant, ce qui comptait vraiment, c’était de remonter le moral de leur belle capitaine. Or, celle-ci était perdue dans ses pensées, bouteille en main. Comme une boucle vicieuse, je revis cette journée éprouvante et funeste. D’abord, je revoyais Flynn cajolé Lylim (heureusement, celle-ci s’était montrée discrète), l’attaque de Barbe Jais, le sanglant combat, les morts et la peur moi-même de mourir… le rhum n’aida en rien à soulager ma profonde tristesse, je me mis à sangloter. Ayant besoin de réconfort, je rapprochais mes genoux contre moi et je déposais mon front. Or, à travers mes sanglots silencieux, j'entendis Caleb monter. Dans cet état, je n’avais plus envie ni de lui parler ni de l’écouter. J’avais juste envie de crier : « Va rejoindre ta catin et fou moi la paix!», mais rien ne sortit. Je ne savais même pas si j’avais raison de l’accuser. Entre deux sanglots, je pris une profonde respiration et enfin, je relevais mon regard aigue-marine vers lui;  il était si brillant et si limpide que l’éladrin aurait pu s’y plonger. « J’ai perdu mes hommes…ils sont morts à cause de moi» chuchotais-je la gorge serrée par l’émotion. Je les ai perdus et maintenant j’ai peur de te perdre, toi. Je le scrutais intensément du regard et après un silence, je continuais désemparée: «Lylim…tu l'as désir, n'est-ce pas? Tu semblais t'amuser avec elle...Oh, pourquoi joues-tu avec mon cœur, Caleb?»






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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Aparté   Lun 23 Jan 2017 - 12:43


On ne pouvait pas dire que les batailles en mer n’étaient pas fréquentes, au contraire, elles arrivaient plus souvent qu’on ne pouvait le penser, et, pourtant, rares étaient celles qui, à l’image de celle que nous venions de vivre, soient aussi violentes, brutales, amères. Il n’existait pas de batailles sans blessés, sans morts, tout au plus pouvait-on s’espérer heureux de ne faire partie ni des uns, ni des autres. Certains de mes camarades n’étaient plus parmi nous ce soir et leur absence se faisait ressentir, mais, malheureusement, tout ce que nous pouvions faire pour eux, c’était boire un verre en leur honneur et continuer notre aventure en leur gardant une place là où ils vivraient pour toujours : dans nos mémoires. J’avais eu la chance de n’avoir eu quelques vilaines estafilades durant la bataille. Quelques lames étaient venues caresser d’un peu trop près ma peau, mais rien que ne nécessitait une trop grande attention. Quelques bandages pour me donner un air « viril », si je devais en croire Gawaël, et il n’y avait déjà plus à s’en inquiéter. Nos passagers s’en étaient tous sortis, à ma connaissance, mais, pour être honnête, après avoir terrassé un dragon, je me doutais qu’un simple équipage de pirates, aussi légendaire fut-il, ne pouvait pas réellement être un danger pour eux. J’avais d’ailleurs été particulièrement étonné de voir Lylim se débrouiller plus qu’honorablement. Tant est si bien que je me demandais si elle ne cachait pas quelque chose derrière son si joli minois. Bah ! Toutes les belles filles n’étaient pas nécessairement sans défenses, n’est-ce pas ? Après tout, la plus belle de toutes venait bien de sortir elle aussi victorieuse d’une âpre bataille, même si les pertes à déplorer devaient lui peser sur la conscience, je n’en doutais pas une seconde. Elle connaissait ses hommes sur le bout des doigts, et chacun d’eux faisait partie de sa famille. Perdre quelqu’un n’était jamais une chose facile à appréhender et à vivre.

Après m’être assuré qu’elle allait bien, j’avais pris en main le navire pendant son… absence. Je l’avais vue se diriger vers sa cabine et je n’avais pas trouvé opportun d’aller la déranger. La cérémonie s’était passée tranquillement, silencieusement et la Sirène devait maintenant reprendre son cap. Après avoir donné quelques ordres, j’avais rejoint quelques matelots n’étant pas de quart, décidant de passer un peu de temps en se racontant des anecdotes sur les disparus du jour, partager quelques souvenirs afin de se rappeler d’eux. L’après-midi passa doucement, silencieusement, comme s’il était interdit de se réjouir après un événement comme celui-ci. J’aperçus Lylim déambuler sur le pont, prendre l’air, attirant quelques regards, dont le mien. Il y avait ce petit jeu entre nous, une sorte de défi, de savoir qui séduirait l’autre, qui pousserait l’autre à franchir le dernier pas. N’importe qui, me connaissant, pouvait croire que la jeune femme m’intéressait, que je lui tournais autour pour pouvoir la posséder un soir ou un autre. Mais c’était seulement un jeu. Je savais qu’elle me trouvait intéressant et sa façon de me courtiser était évidente, et, dans d’autres circonstances, j’aurais pu me laisser tenter. Malheureusement pour elle, elle arrivait un peu trop tard, mais je savais que ce n’était pas le genre de choses à l’arrêter. Alors, plutôt que de subir son petit manège en silence, j’avais décidé de riposter, de lui montrer qu’elle n’était pas la seule à posséder de telles armes et, qu’avec le temps, j’avais réussi à aiguiser les miennes. Si elle pensait me faire mourir de désir pour elle, elle pourrait bien finir par se brûler les ailes à son propre feu. Cette idée était d’ailleurs une des rares choses qui pouvait encore m’amuser un peu dans ce contexte.

Avec le changement de quart qui n’allait pas tarder, je retournais à mon poste, pour superviser les hommes et m’assurer que tout se déroulerait au mieux. Alors que j’arrivais sur le pont, Gawaël m’interpela, et, légèrement à l’écart, me confia que Sirèna se trouvait sur le mât de misaine et qu’elle aurait besoin d’être consolée. Surpris, j’observais le Tiefflin pendant quelques secondes avant qu’il ne m’adresse un sourire et me donne une tape dans le dos avant de s’en aller. Levant les yeux, je regardais le mât et ne prit pas longtemps pour décider d’y grimper prestement. Quelques minutes plus tard, j’arrivais au sommet du mât, contemplant une Cassiopée bien terne, et, une fois n’était pas coutume, une bouteille de rhum pour compagnie. J’imaginais parfaitement ce qu’elle avait sur le cœur et je n’eus même pas l’envie de laisser glisser entre mes lèvres cette plaisanterie qui était pourtant venue toute seule. Silencieux, je restais debout à côté d’elle, principalement parce que je ne savais pas vraiment si elle voulait que je reste. Elle releva finalement son regard vers moi et j’eus l’impression de sentir mon cœur se serrer. Elle évoqua ses hommes, morts à cause d’elle, selon elle, et elle mentionna la peur de me perdre, moi. Surpris, je m’approchais, m’installant à ses côtés. Et alors que j’allais vouloir la rassurer, elle évoqua Lylim, mon désir pour elle… Je réalisais soudainement qu’effectivement, pour elle, ou pour n’importe qui, je devais donner l’impression de… Je n’avais pas eu l’occasion de lui en parler. Entre ses invités et le reste, nous avions eu peu de temps pour… nous. Je soupirais doucement et, sans un mot, je passais mes bras autour de ma Capitaine et je l’attirais contre moi. « S’il y a une chose dont tu peux être certaine, Cassiopée, c’est que mon cœur t’appartient. Jamais je ne jouerais avec toi ou avec tes sentiments. Je te respecte bien trop pour ça. En tant que Capitaine, et en tant que femme. » Je passais une main dans ses cheveux avant de faire glisser mes doigts sur sa joue humide, relevant sa tête pour croiser son regard. « Lylim joue avec les hommes et semble prendre un malin plaisir à essayer de les séduire. Je crois qu’elle se doute de quelque chose avec moi, qu’elle sait que je suis plus… inaccessible que les autres. Et j’ai senti qu’elle se donne un malin plaisir à essayer de me séduire. Plutôt que subir sans rien faire, j’ai préféré retourner son jeu contre elle, en faisant semblant de la séduire. Je voulais t’en parler, mais, avec tes invités et… le reste, je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’avoir un tête-à-tête avec toi depuis notre départ. » Je restais silencieux quelques instants avant de reprendre. « Je ne le nierais pas, c’est une belle femme, et s’il n’y avait pas ma sirène, je me serais probablement laissé tenter. Mais, elle est arrivée trop tard, je suis déjà conquis. »
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MessageSujet: Re: Aparté   Mer 25 Jan 2017 - 20:46


À ma confession, Caleb vint s’assoir à mes côtés et il m’attira contre lui. Malgré un air boudeur, je ne le repoussais pas, car j’avais besoin de lui et de son affection. D’un petit soupir, je fermais les yeux et je laissais ma tête tombée au creux de son cou, mes larmes mouillèrent légèrement sa peau grise et douce. Comme je me sentais bien en cet instant, dans ses bras, qui m’avaient tant manqué. En silence, j’écoutais ses paroles qui me réconfortèrent et me sécurisèrent.

-Mon cœur aussi t’appartient, Caleb.
Murmurais-je en ouvrant les yeux pour le regarder. Je souris doucement, tandis qu’il essuya mes larmes du bout des doigts. Soudain, en entendant le prénom de Lylim, je m’assombris, puis je devins très perplexe suite à son explication concernant leur «jeu» mutuel. Certes, je pouvais comprendre qu’il voulait lui faire subir une petite leçon, mais je n’en voyais pas l’intérêt ni même le résultat. Fronçant les sourcils, je soutenais son regard gris en avouant confuse: « je ne comprends pas à quoi cela va mener. Je comprends que tu veux lui rendre un avant-goût de ses méthodes douteuses, mais est-ce que ça va avoir une fin? Pour dire vrai, je ne suis pas rassurée…tu joues à un jeu dangereux, surtout si tu la trouves de ton goût. Je ne pense pas qu’elle va comprendre la leçon…elle semble trop aimer les défis.  Tu la pousses juste à tout faire pour te séduire. Or, elle risque peut-être de gagner…après tout, elle est très séduisante, à un tel point, que ce n'est pas normal. J'en suis sûr qu'elle cache quelque chose d'insolite...de dangereux. Elle est d'une séduction dangereuse.
- Je ne le nierais pas, c’est une belle femme, et s’il n’y avait pas ma sirène, je me serais probablement laissé tenter. Mais, elle est arrivée trop tard, je suis déjà conquis. » À dire, j’eus un petit sourire charmé. Conquis, hein?  Cela me procurait un bonheur sans nom d'entendre de tels propos. Je me sentais très privilégier et surtout, aimé. Toutefois…je n’aimais pas le jeu qu’il jouait avec elle et j’avais soudainement envie de lui faire comprendre ce que je ressentais. Déterminée à jouer moi aussi, je séchais mes larmes du revers de la main en disant :

-C’est vrai, je t’ai conquis avec finesse. Heureusement pour toi, je n’ai pas d’autres hommes que je veux conquérir ou juste m’amuser à séduire…oh peut-être que si finalement. D’un air faussement songeur, je pris un moment de silence. Il y a un certain ours qui semble me trouver à son goût et il est visiblement tout aussi séducteur que Lylim, sinon plus… (bon j’exagérais un peu) je devrais peut-être aussi m’amuser à jouer à son jeu? Après tout, les hommes poilus m’ont toujours fait de l’effet (hum…pas vraiment, j’aimais mieux la peau douce de Flynn)…même si celui-ci est…un Suli et non un homme. Qu’en penses-tu? Ça lui donnerait une leçon à lui aussi?» À cette question,  je cernais Flynn avec le plus profond sérieux, même si mes lèvres tremblaient légèrement. Intérieurement, j’avais une envie folle de rire. Pourquoi? Parce que c’était très difficile de garder son sérieux concernant l’exemple en question. Un Shavok en train de séduire toutes les femmes du navire? Une rose à la main? Se trémoussant et faisant les yeux doux telle une Lylim en chaleur, mais version masculine? Sincèrement, c’était tordant, à un tel point que j’avais envie de pleurer de rire. Je plissais mes lèvres l’une contre l’autre, bien décidé à refouler mon hilarité intérieure…du moins, jusqu’à tant que Flynn donne son point de vue. Me croyait-il seulement? Probablement pas…ah pis merde! N’en pouvant, je me tordis de rire à en avoir mal au ventre.

- Oh…c’est…c’est…tordant! Shavok…et moi? Quelle farce…Ahahahahah!
 J’espérais seulement que notre nounours préféré ne m’avait pas entendu, au risque de lui faire de la peine. J’eus dû mal à retrouver mon sérieux, et encore plus à retrouver mon souffle. Agitée de soubresauts, je réussis à me calmer progressivement, et d’un long soupir, j’accotais ma tête contre le mât en fermant les yeux.  « Dieu que ça fait du bien!» pensais-je d’un petit sourire. Le rire était meilleur antidote contre une lourde déprime, ça et…une douce chaleur me prit dans le bas de mon ventre. Je savais très  bien ce que cela signifiait. J’ouvris un œil pour observer Flynn et je demandais crûment : «Est-ce que Lylim t’a déjà proposé de faire l’amour en haut d’un mât?» J’ouvris alors les deux yeux pour l’observer d’un sourire aguicheur. Sans attendre sa réponse, j’osais le chevaucher et je saisis ses lèvres charnues entre les miennes. Avec une grande sensualité, je pris plaisir à l’embrasser langoureusement, et m’éloignant un peu, je soufflais : «Tu sais bien que je n’aime que toi. Quant à Lylim… Diantre, assez parlé de cette enjôleuse facile et louche! On trouvera une solution pour réfréner ses ardeurs…au pire, je pourrais jouer moi aussi, question de la déstabiliser. Ça pourrait être amusant. Je ris un peu. Pour l’heure, j’ai quelque chose de plus important à faire.  Mon regard se fit intense, hypnotisant. Je l’embrassais à nouveau, avec plus de passion. Mes lèvres explorèrent sa bouche, puis ma quête se fit plus en profondeur avec ma langue, qui s’entrelaçait avec la sienne, telle une danse sensuelle. Le taquinant, je lui mordis la lèvre inférieure et je lâchais prise pour bécoter doucement sa mâchoire en descendant le long de sa gorge. Rendu à son jubilaire, je pris plaisir à lécher la longue veine du bout de la langue. Entre temps, ma main s’était glissée sous sa veste noire pour caresser doucement son torse, et ses abdominaux, rendus fort à cause du dur entraînement que j’imposais. Je reportais alors mon attention à ses lèvres, puis reprenant mon souffle, je soufflais suavement à son oreille effilée : « Une semaine d'abstinence m'est insupportable. Je te veux tout entier…préfères-tu le mât ou le lit?»

hrp:
 


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MessageSujet: Re: Aparté   Lun 13 Fév 2017 - 8:48


[HRP : Désolé pour le délai, j’ai déménagé, eu pas mal de boulot… Bref. Je devrais reprendre un rythme normal désormais !]

J’étais parfaitement conscient des doutes que pouvait exprimer Cassiopée au sujet de mon petit jeu avec Lylim. N’importe qui aurait pu en douter, surtout en connaissant mon passé de Don Juan avec les demoiselles, nobles et moins nobles. Mais là où il n’y avait toujours eu que du plaisir à court terme et très peu de sentiments, il y avait désormais une grande différence. Je savais que je m’étais attaché à Sirèna, et pas seulement au Capitane de La Sirène, mais à la femme elle-même. Que ce soit pendant mon séjour à Quiétude, ou lorsque j’avais cru la perdre en mer, le doute ne m’était plus possible. C’était d’ailleurs une sensation assez étrange pour moi qui n’avait vraiment jamais imaginer m’attacher, mais il fallait croire que la vie comptait bien me réserver encore quelques surprises. Et aussi puissants puissent être les charmes de l’autre belle rousse du navire, je me faisais suffisamment confiance pour ne pas y succomber et à moins d’une puissance magie, à supposer qu’une magie de ce genre existe bel et bien, je ne voyais pas comment j’aurais pu finir dans les bras de Lylim volontairement. Mais Cassiopée avait le droit d’être sceptique et peu emballée par cette idée, malheureusement, c’était plus facile pour moi de ne pas céder en lui rendant la monnaie de sa pièce qu’en restant passivement assis à la laisser faire. « Lylim ne se satisfera jamais d’un refus. Je connais ce genre de femmes, au contraire, ça ne ferait que la motiver davantage. Et si elle apprend pour nous deux, elle essayera encore plus. Quant au fait de jouer avec elle… Imagine que quelqu’un te mette un délicieux gâteau sous le nez, pour te pousser à le manger alors que tu ne devrais pas. Je trouve plus facile de résister en essayant de le pousser à le manger, plutôt que de rester à ne rien faire d’autres que regarder le gâteau. On finit par penser davantage à comment prendre l’avantage qu’au gâteau lui-même. »

La comparaison n’était peut-être pas la plus adéquate, mais, pour moi, c’était cela. En un sens, la meilleure défense restait l’attaque, quel que soit le domaine. Qui plus est, la séduction faisait partie de mes armes et il aurait été idiot de ne pas m’en servir. D’autant que je connaissais mes propres limites. Mais, encore une fois, je pouvais comprendre les inquiétudes de Cassiopée, et j’essayais de la rassurer sur mes intentions, insistant sur le fait que je me savais lié à elle et que jamais, ô grand jamais, je n’avais l’idée de la trahir, quel que soit le plan. Alors, quand elle fit mention de Shavok, l’Ursidae qui été monté à bord et qui, visiblement, avait des vues sur elle, je me mis à l’observer bizarrement. Etait-elle sérieuse ? Non pas que l’idée de l’imaginer dans les bras d’un Suli ne soit étrange à mes yeux, enfin quoique… Mais surtout que j’imaginais mal cette femme jouer avec les sentiments de quelqu’un, juste pour le plaisir de se venger de moi. Aussi, si une majeure partie de moi-même pensait qu’elle ne faisait que bluffer, j’eus quand même un doute légitime, du moins jusqu’à ce qu’elle ne finisse par éclater de rire, espérant que le pauvre hère n’était pas en mesure de nous entendre. « Qui sait ? Si tu n’avais pas eu un si charmant Second, peut-être aurait-il pu te séduire. Il n’est pas dénué de charme. » J’eus un petit sourire amusé. « Par contre, si tu aimes les poils… Tu dois être déçu avec moi. » Et c’était peu dire pour un imberbe ! Je soupirais doucement avant de rajouter. « Fais-moi confiance pour Lylim. Uria m’en soit témoin, je te serai aussi fidèle que je le suis à la mer. » Et là, ce n’était pas peu dire.

Quand la furie rousse – comme je l’appelais parfois – se mit à califourchon sur moi en me demandant si Lylim m’avait déjà proposé de faire l’amour en haut d’un mât, je n’eus pas vraiment le temps de répondre que mes lèvres se retrouvaient scellées avec les siennes, pour mon plus grand plaisir. Je répondis à son baiser sans me faire prier, passant mes bras autour de sa taille. Cassiopée décida d’abandonner le sujet Lylim pour le moment et m’embrassa à nouveau, plus passionnément. Dans un petit sourire, je resserrais légèrement mon étreinte et lui rendit la pareille. Elle rompit l’étreinte de notre baiser en mordant ma lèvre inférieure et en passant sa langue contre mon cou. Posant mon regard dans le sien, j’eus l’impression de voir briller dans son regard une flamme que je connaissais bien. Aussi, quand elle me proposa de choisir entre le mât et le lit, je ne pus m’empêcher de sourire. « Gourmand que je suis, j’aurais pu dire les deux mais… C’est votre navire, Capitaine. Je suis votre obligé. » Les deux me convenaient, mais c’était à elle de voir si elle se sentait à l’aise à l’idée que l’on puisse nous surprendre, ou nous entendre.[/color]
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MessageSujet: Re: Aparté   Lun 13 Fév 2017 - 21:57

hrp:
 

Son comparaison sur le gâteau me rendit perplexe et un peu confuse. Donc…il comparait leur jeu de séduction à un gâteau? J’admets que je l’aurais comparé plutôt à une pâtisserie venimeuse et avariée, mais vu que Lylim ne me faisait aucun effet, ce comparatif n’avait pas lieu d’être. Je levais un sourcil tout en réfléchissant aux dires de Flynn.

- Alors…si je comprends bien, tu considères que c’est mieux de lui faire bouffer le gâteau pour qu’elle s’étouffe avec que de baver devant ? C’est ça? Je ris un peu et je me moquais ouvertement : Sacré comparaison! J’eus un rictus  amusé. Après un instant, je résumais : bref, tu utilises ses armes contre elle. Tu contre-attaque. Je me demande juste si elle va se lasser de ce combat torride et qu’elle va passer à autre chose. Avais-je finalement dit d’une moue mi irritée, mi inquiète. La conversation bifurqua alors vers Shavok…pauvre Shavok. Heureusement, mon fou rire vint détendre l’atmosphère et cela permis à Caleb de lâcher une de ses fameuses plaisanteries qui me fit encore rire. Moqueuse, je me répliquais :

- Un charmant second? Que de modestie! Je dirais plutôt un gredin trop gâté par la nature! Il faut croire que j’aime les voyous mystérieux et séducteurs.  Le désir illumina mon regard turquoise, je souris narquoise. Quant à notre cher nounours, disons que je le trouve mignon, mais sans plus. Je préfère finalement les imberbes de ton espèce!
Juste avant de l’embrasser d’un baiser qu’il me rendit avec mesure, je vins caresser sa peau douce et argenté.  Maintenant, je ne voulais plus parler de Lylim ni de Shavok. Je voulais seulement être avec lui et l’aimer.

-Fais-moi confiance pour Lylim. Uria m’en soit témoin, je te serai aussi fidèle que je le suis à la mer. Sa promesse de fidélité m’émue au plus haut point. Pendant une fraction de seconde, je le dévisageais en silence, le cœur en joie.
-Oh, mon amour…ça fait longtemps que je rêve de t’entendre dire une telle parole. Murmurais-je en lui caressant la joue. Je suis heureuse d’être celle que tu aimes autant que la mer. J’eus un petit sourire farouche. Elle commençait à être une rivale des plus féroces!  Je ris un peu, et suite à ma question indécente, j’avais embarqué sur lui audacieusement, tout en explorant ses lèvres et son cou de ma langue. À ma douce proposition, Flynn répondit d’un sourire :

- Gourmand que je suis, j’aurais pu dire les deux mais… C’est votre navire, Capitaine. Je suis votre obligé.
-Mon obligé? Je me mordis les lèvres de désir, ses bras s’étaient resserrés autour de ma taille. Je me dois alors te satisfaire… oh amant insatiable! Soutenant son regard de tempête, j’eus un sourire ravissant, tandis que ma main descendit furtivement à sa ceinture. Cette manœuvre était risquée, mais le pont était désert, la mer silencieuse et la nuit brillante d’étoiles. Pendant que je me penchais pour l’embrasser, plus doucement cette fois, mes doigts glissèrent insidieusement dans ses pantalons. Je commençais à le caresser, quand soudain, je me heurtais à un obstacle. À plusieurs obstacles.  De un, le mât n’était pas très confortable. De deux, on était absorbé par notre plaisir mutuel, et non par l’horizon. De trois, je ne portais pas de jupe, mais un pantalon très moulant et difficile à enlever. Ne voulant pas me retrouver fesses à l’air devant mes marins, qui pouvaient apparaître à l’improviste, je fus contraint d’être raisonnable. D’un soupir, j’arrêtais mon geste sensuel et décollant mes lèvres de siennes, je murmurais :

-Je vais te faire remplacer. Vient me rejoindre dans ma chambre. Ma porte te sera grande ouverte…
Aguicheuse, je lui volais un dernier baiser et je me levais sans autre mot pour m’éclipser dans la pénombre. Rendu sur le pont, je croisais un marin qui s’apprêta à pisser dans un seau.

- Diantre, Martin! Que fais-tu là?
 Vociférais-je l’œil sévère, même si au fond,  j’avais envie de rire. Dire que ce bougre aurait pu me surprendre en flagrant délit!  L’homme sursauta de surprise et ferma précipitamment son pantalon.
- Oh…euh…capitaine…je croyais que vous dormiez…marmonna-t-il rouge de honte. Les poings sur les hanches, je répondis sèchement :
- Eh non, comme tu peux voir, je suis très réveillée. Ce n’était pas peu dire. Va pisser aux latrines et remplace Bosco au mât! Exécution!
- Oh…euh…À vos ordres, capitaine! À l’instant où il partit pour se soulager, je pouffais de rire et je tournais mon attention vers le mât de misaine. Je croisais le regard gris de Caleb. Mon regard brilla de désir, je lui souris amoureusement, puis je me dirigeais vers ma cabine pour me préparer...ou plutôt pour me dévêtir. Notre romantique rencontre m’avait grandement excité. Rendu dans ma chambre, je mis Brise dehors (elle avait la fâcheuse tendance à  être où il ne fallait pas) et je m’appliquais à me rendre très désirable pour monsieur le pirate.   Relevant ma chemise, que je pris entre mes dents, je défis rapidement ma ceinture et j’enlevais mon pantalon, dévoilant ainsi  mon corps, entièrement nue et magnifique. Ce fut à cet instant que Flynn entra. Écarquillant légèrement les yeux, je me tournais vers lui, toujours la chemise entre mes dents. Je vis alors que son regard se fit ardent, tout comme le mien. Lâchant le tissu fin qui me couvrait à peine, je m’approchais très proche de lui et je l’embrassais avec passion. Ses bras entourèrent ma taille mince, je ressentis un délicieux frisson.


-Amène-moi jusqu’au lit…
soufflais-je ardente. Ce n’était pas un ordre, mais plus une supplication. À cet instant, je n’étais plus son capitaine, mais bien la femme qu’il aimait, Cassiopée.




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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Aparté   Mar 28 Fév 2017 - 11:00


Imaginer l’idée de Lylim s’étouffant avec une pâtisserie avait quelque chose d’amusant, même si, en toute honnêteté, je ne souhaitais pas nécessairement qu’il lui arrive quelque chose de fâcheux. Après tout, elle n’avait rien fait de mal. Elle semblait trouver du plaisir en s’amusant au détriment des hommes et ce n’était pas un crime, même si, à bord d’un navire, ce n’était pas la chose la plus adéquate à faire. Ceci étant dit, on ne pouvait que blâmer ces mêmes hommes de ne pas savoir résister davantage à la tentation. Ceci étant dit, le résumé de la comparaison n’était pas tout à fait inexact. « C’est un peu ça, oui. » Avais-je alors simplement répondu. Après tout, la meilleure défense restait souvent l’offensive et, dans le cas présent, cela demandait de jouer avec le feu. Mais je me faisais suffisamment confiance pour connaître mes propres limites. « Elle se lassera peut-être ou nous finirons bien par arriver à destination et elle débarquera. A moins que tu ne veuilles la garder à bord, ce dont je doute. » J’eus un petit sourire amusé. Non, il y aurait définitivement eu une rousse de trop à bord ce navire et, en toute honnêteté, si Lylim devait rester à bord, je n’aurais pas continué mon petit jeu bien longtemps. Heureusement, je pouvais compter sur Cassiopée pour me faire penser à autre chose qu’à cette mystérieuse et séductrice inconnue. « Assume ! Tu es bien venue me chercher parmi les pirates, je te rappelle. » Et, que cela lui plaise ou non, il y avait bien peu de chance pour que je puisse être autre chose qu’un pirate. Certes, je portais désormais le titre de corsaire, mais, pour moi, c’était davantage un prête-nom qu’autre chose. Mon âme restait sensiblement la même, au fond.

Et puis la discussion s’arrêta, laissant Lylim et Shavok où ils étaient, et, très soudainement, il n’y eut plus qu’elle et moi. A califourchon, au-dessus de moi, ma Capitaine me surprit en s’ingéniant à glisser ses doigts en des terrains indécents. Visiblement, elle semblait avoir choisi son endroit et, tandis que je répondais à son baiser, je passais mes bras autour de sa taille pour la garder près de moi. J’entrevis quelques légères difficultés à s’adonner à ce genre d’activité au sommet d’un mât, mais rien d’insurmontable, en tout cas, pas pour le Voltigeur. Mais, soudainement, elle s’arrêta, prenant visiblement pleinement conscience de la situation, et tandis qu’elle s’écartait un peu de moi, me laissant particulièrement… tendu, elle me murmurait qu’elle allait me faire remplacer et qu’elle m’attendrait dans sa cabine. L’invitation était plus que bienvenue, surtout après une telle démonstration, mais Cassiopée avait raison, l’intimité de sa chambre ne serait pas superflue : mieux valaient que certaines choses restent discrètes. Alors, sans un mot, juste un sourire, je la laissais s’éclipser. Essayant de me recomposer un minimum l’esprit, je l’observais descendre sur le pont avant d’alpaguer un pauvre matelot qui avait visiblement entreprit de se soulager. Elle l’envoya aux latrines avant de le faire monter me remplacer. Au moins, l’attente ne serait pas longue. Elle croisa alors mon regard avant de partir vers sa cabine, me laissant avec mon désir et des images plein la tête. Dans un soupir, j’attendis que Martin ne finisse de se soulager et daigne enfin se montrer. J’échangeais avec lui deux ou trois banalités, juste pour noyer le poisson et qu’il ne m’imagine pas trop pressé, puis je descendis du mât en souplesse avant de me diriger, sans détour, vers cette fameuse cabine, veillant à ne pas trop presser le pas, au cas où quelqu’un devait m’apercevoir.

Comme le couloir donnant sur la cabine de Cassiopée était désert, je me permis d’ouvrir la porte, qui me demeurait « grande ouverte », si je devais la croire, sans frapper. Et je dus admettre que bien m’en fit. Lorsque je l’aperçus ainsi, à moitié dévêtue, et de dos, je ne pus m’empêcher de l’admirer encore davantage. C’était une très belle jeune femme et il n’y avait pas besoin de la voir nue pour s’en convaincre, mais je me rendis compte à quel point j’appréciais pouvoir poser mes yeux sur les courbes de ses hanches. Refermant la porte derrière moi sans la quitter du regard, elle se retourna, lâchant la chemise qu’elle tenait entre ses dents, laissant le tissu retomber et recouvrir son corps, en partie. Elle s’approcha pour m’embrasser tandis que je la prenais entre mes bras. Dire que je la désirais était un doux euphémisme et, lorsqu’elle me supplia, d’un murmure, de l’emmener jusqu’au lit, je ne me fis pas prier. Sans cesser de l’embrasser, je la soulevais du sol, l’invitant à passer ses jambes autour de ma taille. Puis, lentement, sans perdre une miette de ses lèvres, j’entrepris de me diriger jusqu’au lit où, avec délicatesse, je l’y déposai avant de me glisser au-dessus d’elle. Pour certain, sa chemise aurait été de trop, mais, là, dans l’instant, je la trouvais simplement parfaite. Alors, sans chercher à l’en débarrasser, je l’embrassais à nouveau, glissant une main derrière son dos et une autre sur sa hanche. La nuit serait encore longue et je comptais bien profiter de chaque seconde de celle-ci…
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MessageSujet: Re: Aparté   Jeu 2 Mar 2017 - 12:24

Caleb savait m’embrasser comme nul autre. Dès que ses lèvres se posèrent sur les miennes, et que nos langues, telle une danse suave et langoureuse, s’entremêlèrent, je sentis un désir ardent enflammer le bas de mon ventre. Je soupirais d’aise quand il obéit à ma supplication et me prit dans ses bras, mes jambes athlétiques et douces autour de ses hanches. Ne délaissant pas mes lèvres, il continua à m’embrasser jusqu’au lit, où il me déposa avec une infime délicatesse. Ma crinière rousse recouvrit le drap, comme un feu concrétisant notre passion mutuelle. Cela faisait une semaine qu’il n’avait pas partagé ma couche  et pour dire vrai, son amour et sa sensualité m’avaient manqué…terriblement manqué. Étant sous lui, je décollais un peu mes lèvres pour le dévisager amoureusement, mon regard turquoise brillant par l’ardent désir que j’éprouvais pour lui.

-Je ne me lasserais jamais de toi, mon amour de pirate…
soufflais-je d’un doux sourire en caressant son visage, les yeux plongés dans le sien. Mon sourire s’élargit, j’approchais mon beau visage du sien pour l’embrasser sensuellement,  puis mon baiser se dirigea vers sa mâchoire et le long de son cou. Mes mains caressèrent son dos, recouvert de sa veste en cuir,  tandis que ma propre chemise caressa son torse. J’ignorais pourquoi il ne m’avait pas dévêtu, mais il avait son idée en tête et étant plus expérimenté que moi dans l’art de l’amour, je décidais de me laisser surprendre. Il avait toujours le don de me surprendre. Mes lèvres avaient continué leur douce exploration, l’une de mes mains vint ouvrir sa veste, pour se faufiler sur son ventre musclé, descendant lentement, mais sûrement, jusqu’à ses pantalons.

-Où étais-je rendu?
Murmurais-je à son oreille effilée d’un sourire lubrique. Ah oui…je m’en rappelle.  Mes doigts fins détachèrent habilement sa ceinture et sans hésiter, je vins le caresser plus intimement, question de l’enflammer davantage. Je fis un doux va-et-vient du poignet, sans me presser, mes lèvres prirent avidement les siennes. Me lovant plus contre lui, mon autre main glissa le long de son dos, jusqu’à ses reins, où taquine, elle alla à son tour sous le pantalon pour masser  la courbe ferme et soyeuse de ses fesses.


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MessageSujet: Re: Aparté   Aujourd'hui à 12:23


Son petit manège, en haut du mât, avait éveillé en moi un brasier qu’il aurait été difficile d’éteindre, même avec de l’eau glacée. Qui plus est, savoir qu’elle m’attendrait dans sa cabine n’avait en rien soulagé cette envie naissante, et, bien au contraire, n’avait fait que jeter de l’huile sur le feu. Ce n’était pas la première fois que la perspective de passer la nuit entre les bras de Cassiopée m’était offerte, mais, avec l’arrivée à bord de plusieurs passagers inconnus, il était évident que nous avions moins de temps, l’un pour l’autre. Et, même avec ce petit jeu entre Lylim et moi, je me languissais de ma sirène. Mais, comme souvent en mer, le devoir passait avant le plaisir et je pouvais comprendre que notre Capitaine ait bien d’autres choses à faire que de se prélasser avec son Bosco. Mais, ce soir, il semblait enfin que nous allions pouvoir enfin prendre un peu de temps, rien que pour nous. Alors, quand elle s’approcha de moi pour m’embrasser, vous comprendrez aisément pourquoi je ne retins pas mes lèvres, ivres d’une passion refoulée pendant plusieurs jours. Car ce qu’elles avaient pris quelques dizaines de minutes plus tôt n’était qu’un amuse-bouche, fort délectable certes, mais simplement une mise en appétit pour la suite, pour le florilège d’émotions et de plaisirs qui allaient découler des prochaines heures. Car s’il m’était donné un moment à partager avec ma partenaire aux cheveux de feu, je ne comptais pas le gâcher, ni en gaspiller un seul instant. Déliassant son bureau pour l’espace plus privé de sa chambre, repoussant la porte d’une jambe pour nous offrir un peu plus d’intimité, je déposai ma prise sur son lit, la surplombant de tout mon long, admirant des yeux et du bout des doigts, ce qui m’était offert et ce que j’avais désiré depuis trop longtemps désormais.

A sa remarque, j’eus un petit sourire mutin. « Qu’Uria t’entende, ma Sirène. » Dans un coin de mon esprit, je savais que cela ne serait peut-être pas possible, que, malgré tous les efforts du monde, rien n’était jamais vraiment éternel, et que, rien que d’y penser, nos différences raciales auraient tôt fait de se mettre en travers de cette promesse, mais mon esprit les balaya presque immédiatement, conscient que cela n’avait pas d’importance et que seuls comptaient son regard, ses caresses, sa peau. L’avenir appartenaient aux rêveurs et, s’il m’arrivait de rêver, je ne voulais qu’une chose : savourer l’instant présent. Laissant parcourir mes mains sur sa peau, flirtant contre ses formes au travers même de sa chemise, dernier de ses vêtements, je la laissais prendre possession de moi, aventurant ses mains où bon lui semblait, m’électrisant à chacun de ses contacts, frémissant sous le passage de ses doigts dans le creux de mes reins. D’ardents souvenirs revinrent flatter ma mémoire, mais, encore une fois, je m’attachais davantage au présent, laissant ma Capitaine reprendre ses affaires où elles les avaient laissées, glissant sous mes vêtements sans vergogne ; ce qui me convenait parfaitement. Je soupirais doucement sous ses caresses, la laissant prendre des initiatives tandis que je l’attirais contre moi, glissant mes lèvres contre les siennes, m’appropriant ces dernières comme un voyageur assoiffé ne se rue sur de l’eau fraiche enfin à sa portée. Elle m’avait terriblement manquée et, plus encore peut-être le fait de pouvoir la voir tous les jours, sans pouvoir l’étreindre contre moi, sans pouvoir passer ma main dans sa chevelure, sans sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. Puis, doucement, je la reposais contre le lit, et glissais subtilement hors de portée de ses mains, laissant glisser mes lèvres sur la peau de son cou, puis sur celle de son ventre et de ses hanches. Mes mains accompagnèrent le voyage de mes lèvres sur ses hanches et, dans un regard mutin, je défais ma sirène du regard avant de continuer mes baisers, sur chaque parcelle de sa peau. Lentement, avec douceur, mes lèvres embrassaient chaque zone, chaque carré de peau qui passait à ma portée. Je l’avais tellement désirée, que, cette nuit, je comptais bien me repaître de son corps, petit à petit. Mon maître-mot était désormais patience et application. Pour cela, je jouais avec sa chemise, la faisant glisser sur sa peau, la frôlant de son tissu, avant de poser mes lèvres sur la zone ainsi dénudée, puis je la recouvrais à nouveau, encore et encore, jetant, de temps à autre, un regard passionné, mais néanmoins un peu amusé – de voir les réactions de ma partenaire – vers Cassiopée.
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