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 L'aube d'une nouvelle aventure

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Fleya
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MessageSujet: L'aube d'une nouvelle aventure   Dim 2 Oct 2016 - 7:48

Depuis la bataille, Shotra n'avait pas lâché Fleya d'une semelle. Lorsqu'il n'était pas à son chevet quand elle était alitée dans une couche, elle était dans ses bras. Le fiélon la tenait comme si elle était faite de porcelaine et de paille, semblant vouloir l'englober pour la sceller du monde extérieur, la protéger plus que de raison.... Il désespérait de ne voir aucune amélioration, et ne savait plus quoi faire. Lylim et Elorias échangèrent des regards inquiets, aucun d'entre eux n'osaient trop interpeller le fiélon d'ombre en cet instant. Déjà qu'en temps normal, il n'était pas vraiment le plus bavard, mais alors maintenant qu'il était à fleur de peau, c'était encore pire. Loth, le tourmenteur "offert" par Apocryth, tournait et virait comme un lion en cage. Cette situation le stressait, il ne pouvait rien y faire, et sa maîtresse originelle risquait de perdre très vite patience. Il craignait qu'elle ne déverse sa colère sur lui, car en un sens, il avait failli à sa mission de la protéger. Et dire qu'il ne savait même pas ce qu'il lui était arrivé.... Seul Shotra le savait de fin de compte. L'évidence était là, et l'alternative sans appel. Il devait trouver le moyen de contenir sa puissance, ou d'augmenter celle de sa tigresse. Bien qu'il n'avait pas lâché un mot, comme à son habitude, le fiélon était rongé par un sentiment de culpabilité. Comment avait-il pu négliger un point si capital, si ce n'était primordial de l'équation ? Comment avait-il pu louper ça ? Lui, qui avait pourtant un esprit stratège, lui qui aimait jouer plusieurs coups à l'avance.... Il n'avait même pas penser aux conséquences si basiques de son élévation. Il s'en serait collé des baffes lui même s'il n'avait pas clairement mieux à faire. Fleya était loin d'être tiré d'affaire, et Sipriar seul savait combien de temps elle pourrait tenir. Il devait se dépêcher d'agir pour trouver le moyen de réparer ses erreurs, le tout sans éveiller davantage les doutes sur sa véritable nature. Si Loth apprenait qu'il était à présent un Seigneur Démon, et quel Seigneur Démon en particulier, Apocryth n'hésiterait pas un seul instant à torturer Fleya pour mieux sauver sa misérable peau. Elle n'hésiterait pas à la tuer.... Et il en était hors de question ! Il allait trouver comment la guérir, et surtout, il la sauverait des griffes de cette garce qui lui servait de rivale. Il se sentait dans l'impasse.... Prisonnier de son propre piège.

Elorias, comment va t-elle ?

Aucune amélioration hélas..... J'ai l'impression qu'elle se cesse de s'épuiser chaque fois un peu plus.

Rhaaaaaaa ! N'y a t-il donc rien à faire vieillard ?! C'est impossible ! Impensable ! Nous sommes parvenus à affronter un dragon, un dragon vous dis-je ! Et à en ressortir victorieux et vivant ! Mais nous serions incapable de la sauver ?!

Pas de plaie, pas de piqûre, rien qui ne laisse présager la moindre trace de poison, tous les baumes et les antidotes que je connaissais n'ont eu aucun effet, je ne sais plus quoi faire....

Attention on vient !


Oui on venait, une visite inattendue dans cette auberge où le groupe séjournait. Tous se mirent sur le qui-vive, chacun était un peu à cran à cause de leur problème. Mais le groupe se détendit en reconnaissant ceux qui étaient à présent les héros de la vallée d'Ildir. Ils furent assez surpris de les voir ici, se demandant ce qu'il désiraient. Erlas se souvint que le chef des troupes leur avait promis son aide, et de tous ceux qui le suivraient dans son projet. Il n'avait pas menti, et tenait aujourd'hui sa parole. Cela fit chaud au cœur du vieillard, un peu de baume réconfortant à mettre sur son inquiétude. Il rassura la succube et le tourmenteur.

Soyez sans crainte, ils viennent en amis pour nous aider.


Des amis pour nous aider ? C'est une première !

Justement Lylim, savoure bien cet instant.

Si ça peut nous permettre de la sortir de là, moi je prends !

..... Shotra ?

Face à l'arrivée d'autres personnes, l'ombre s'était repliée sur Fleya, presque instinctivement, faisant littéralement barrière de son imposant et immense corps d'ombres. Plus à cran que les autres, il avait du mal à lâcher Fleya, et continuait de scruter la troupe constituée. Elorias se décida enfin à essayer de lui parler, de le raisonner. Ils auraient besoin de lui pour sauver sa maîtresse.

Shotra, je sais que vous.... vous faites du souci pour elle. Nous nous en faisons tous. Mais nous aurons besoin de toutes nos forces possibles pour pouvoir l'aider. Griffe-Lune a besoin de vous Shotra.... Mais sur le terrain à nos côtés.


L'ombre abyssale poussa un grognement sourd et gutturale, qui résonnait comme un écho. Il tourna sa tête vers le visage inconscient de la féline. Jamais il ne s'était sentit aussi mal et inquiet. jamais il ne l'avait vu aussi affectée et souffrante.... Mais il savait que le vieux Bélinois avait raison. Il ne lui était d'aucun secours en restant ici. Il tourna de nouveau sa tête vers le reste du groupe, comme si c'était le reste du monde. Et enfin il brisa son mutisme.

Que faire.... Où chercher.... Qui peut la sauver ?

Ses yeux blancs vaporeux s'étaient posés sur chacun des membres présents s'arrêtant sur Elorias lors de sa dernière question. Les deux autres fiélons se tournèrent alors vers le vieillard qui s'empressa de répondre.

Ne me regardez pas ainsi, je ne vais pas sortir la solution de ma manche ! .... J'ai.... J'ai peut-être une idée mais....

Allons vieux grisou ! Ça n'est pas le moment de faire le difficile, au point où nous en sommes, tout est bon à prendre !

La succube s'impatientait, et avait de secouer le Bélinois comme un prunier pour qu'il s'active.

Je pensais à.... Essayer de retrouver Zaïthan.....

Zaïthan le Nécromant ?

....Lui ?

Elorias acquiesça avant de se tourner vers ceux qui venaient de le rejoindre.

Je pense que je vous dois quelques petites explications.... Le monde des conjurateurs est un cercle très fermé et aussi secret. La nature de nos dons effraie les populations qui souvent nous pourchassent, nous contraignant à l'anonymat. Mais entre nous les rumeurs et les réputations circulent vite. Zaïthan.... Est parmi les conjurateurs les plus puissants existants. Son savoir et sa sagesse sont inimaginables.

Mais tout de même Elorias.... Un nécromant ? Griffe-Lune n'en est pas à ce point.... Non ?

Je ne veux pas qu'il la ramène des morts, je doute que même lui puisse être capable de ça. Je.... Je pense plutôt le consulter, pour qu'il l'examine et nous donne son avis. Zaïthan connait mieux que quiconque le domaine de la conjuration. C'est un érudit en la matière. Si ce n'est pas physique, je pense que cela est lié de près ou de loin à la magie.

Alors qu'est-ce qu'on attend ?!

Ce n'est pas si simple Loth, Zaïthan est certes quelqu'un de puissant, mais aussi de très prudent. Il ne sera pas facile de pouvoir l'approcher.... Nous allons tous y risquer notre vie...

Shotra était prêt à y aller seul s'il le fallait, mais ce n'était pas cela qui allait effrayer toute la clique qui s'était regroupée. Elorias resta songeur un instant avant de finalement se tourner vers les héros.

Puisque vous allez risquer votre vie pour elle, je tiens à ce que vous sachiez quelque chose.... Dont vous ne devrez jamais parler à personne. Il est trop tôt pour que le monde sache ce genre de choses.

Elorias !

Non Lylim, je ne veux pas qu'ils s'engagent dans quelque chose de potentiellement mortel sans être parfaitement au courant de ce dans quoi ils s'engagent !

Loth grogna en croisant les bras, laissant le Bélinois faire son discours.

Griffe-Lune est.... Quelqu'un de particulier au sein de notre communauté. Pour que vous compreniez, un conjurateur est lié à son fiélon par un contrat. Nous fixons ensemble les conditions, et seulement à partir de ce moment là le fiélon accepte de nous servir le temps d'accomplir son contrat. Mais récemment un courant est apparu. Des conjurateurs estiment qu'il nous faut asservir les fiélons en les forçant à nous obéir en échange de leur vie.

Loth grogna de nouveau tandis que le visage de Lylim se ferma. Erlas se tourna vers Fleya, avant de poursuivre.

Griffe-Lune.... A assisté à la naissance de cette idéologie. Et elle s'est immédiatement opposée à cette pratique. Elle défend l'idée des contrats justes, et l'idée de partenariat avec nos fiélons. Elle souhaite qu'ils puissent s'intégrer librement dans notre monde, sans être réduit en esclavage. Elle est reconnue comme étant l'Hérault de l'Outre-Monde. Et en prenant ce parti, elle s'est mise considérablement en danger, au sein de notre propre communauté. Ceux adeptes de la domination ne sont évidemment pas les plus tolérants, et souhaitent profondément la faire taire..... Définitivement. En aidant Griffe-Lune aujourd'hui, vous contribuez à aider le maintien de l'équilibre dans les rapports entre conjurateurs et fiélons. Mais vous vous faites aussi les ennemis des esclavagistes et des dominateurs.... Je pourrais tout à fait comprendre que vous ne souhaitiez pas être embarqués dans ce genre d'histoire. Que vous puissiez vouloir rester neutres, et éviter d'être pris pour cible à l'avenir. Aussi, il est encore temps pour vous de reculer. Ceux qui le souhaitent peuvent partir dès à présent. Je ne les jugerais pas..... Pour les autres, je vous souhaite la bienvenue, et je vous remercie sincèrement et profondément de votre aide. En mon nom, et en celui de Griffe-Lune. Puisque nous allons surement faire route ensemble, laissez-moi vous présentez les partenaires qui partagent notre route. Je me nomme Elorias, vieux Bélinois conjurateur. Voici Lylim, Loth et Shotra. Quels sont vos noms, aventuriers ?

Explications:
 

Le petit guide des couleurs !:
 

Elorias:
 

Loth forme basique:
 

Loth forme réelle:
 

Lylim forme humaine:
 

Shotra:
 


A wandering life...
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Zakaerii
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Lun 3 Oct 2016 - 8:05


Depuis leur dernière rencontre, plutôt mouvementée, d’ailleurs, Zakaerii avait voyagé et profité de son séjour à Varak en compagnie d’Eliaë, puis il avait suivi les divers signes de Revoran et s’était laissé guider de destinations en destinations. Il n’avait pas été rare qu’il donne un coup de pattes – littéralement – à différentes personnes qui, gentiment, lui offrait le gite ou le couvert pour la nuit, mais, bien entendu, il n’était pas rare qu’on le regarde étrangement. Il avait promis à Eliaë de repasser à Varak, chez son père adoptif, ou de revenir la voir à Hydrasil lorsqu’il y repasserait, malheureusement, ses pérégrinations ne l’emmenèrent jamais dans ces directions. Jusqu’à maintenant. De retour dans la capitale du Royaume de Bélin, le Felidae comptait bien tenir sa promesse, mais, tout d’abord, il lui fallait trouver une auberge et prendre un peu de repos après une journée passée à parcourir les derniers kilomètres qui le séparaient de sa destination. Un bon repas ne serait pas superflu non plus compte-tenu du fait qu’il s’était nourri de viande séchée et de pain pendant près d’une semaine désormais. Enfin, peu importait réellement. Quelque chose de chaud suffirait amplement. Une fois en ville, le Felidaë prit, presque, la première auberge venue et s’y installa avec ses quelques affaires. Après avoir payé pour une chambre, le Dévôt de Revoran se laissa tomber sur une chaise à une table un peu isolée et attendit le repas promis par l’aubergiste. Apparemment, le ragoût était délicieux et le voyageur devait s’attendre à lui en dire des nouvelles. Zakaerii attendait donc ce moment avec une certaine impatience.

Le tenancier revint plusieurs minutes plus tard avec une choppe de lait de chèvre et une grosse gamelle de ragoût.  « J’imagine qu’un grand gaillard comme vous ça mange pas comme une fillette ! » La remarque fit sourire le Suli qui hocha doucement la tête. A l’odeur du fumet qui se dégageait devant lui, il savait d’avance qu’il allait se régaler. « Vous êtes forts avenant, je vous en remercie. » Comme il n’avait pas grand-monde dans l’auberge à cet instant, le patron en profita pour rester un peu avec son nouveau client. « Il faut savoir s’adapter au client. Puis ce n’était pas comme si je me ruinais, les Sulis, ça ne court pas les rues, même si vous n’êtes pas mon seul client actuellement. »  Zakaerii ne releva pas nécessairement la remarque du tavernier, enfournant une première cuillère de ragoût entre ses babines. Eh bien, ce repas promettait d’être goûtu ! « Vous pourrez passer mes compliments au cuisinier, voilà longtemps que je rêvais d’un aussi bon repas. » Fier de ce compliment, l’aubergiste se fit un peu plus bavard et permit au Felidaë de se faire une petite idée des derniers évènements des environs pour ne pas être trop perdu. Les évènements de la Vallée d’Ildir avaient bien entendu fini par attendre les oreilles du Suli, même s’il n’y avait pas assisté directement. Il s’était d’ailleurs étonné de ne pas y avoir été guidé par Revoran. Mais le dieu avait peut-être d’autres plans à servir. Il était difficile de connaître les réelles motivations d’une puissance supérieure, capable de savoir tout ce qui se passait sur la surface du monde en un clignement de paupière. Continuant de manger son ragoût, en compagnie du tavernier, Zakaerii se contenta de profiter de ce repos bien mérité.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mer 5 Oct 2016 - 16:44


Hydrasil était toute autre à la nuit tombée. Le vice, l’ivresse et la luxure surgissaient dans la pénombre des tavernes et des ruelles. Des marins chantaient à la lune, des ivrognes vomissaient dans les caniveaux et les prostituées jouissaient faussement. J’en eus des frissons de dégoût. Je n’aimais guère cette atmosphère sombre, un brin érotique. Je préférais de loin l’immensité de la mer et le confort de mon navire, mais  j’avais maintenant un devoir envers l’Ordre des Chevaliers Draconniques, je ne pouvais me défiler. Laissant mon navire entre de bonnes mains, et mon équipage à un repos bien mérité, j’avais chevauché jusqu’à la grande capitale. Je n’avais pas rencontré de menaces en chemin, j’en étais presque déçu.  Les batailles me manquaient, même celle contre ce satané dragon! À ce souvenir, j’esquivais un sourire étonnamment nostalgique.  J’avais grand-hâte de revoir mes compagnons; ces héros dont je faisais désormais partie. D’un soupir, je continuais à avancer, l’œil alerte et la main sur mon poignard.

 Tournant un coin de rue, je ralentis ma monture en entendant un groupe de Sulis discuté. Je reconnus une voix en particulier, celle de Khaalâm. L'apercevant, mon sourire s’élargit et sans promptement, je débarquais de ma selle  en m’exclamant : « Mais que vois-je? Un héro qui  se prélasse?»  Surpris, les regards se tournèrent vers moi. Sans hésiter, j’abaissais mon capuchon, révélant mon visage aux traits sensuels et harmonieux, encadré de ma longue tignasse rousse et un peu en broussaille…bah, peu importe. N’étais-je pas entouré de Sulis, poilu et éreinté par leur voyage? Effectivement, trois sulis accompagnaient le commandant. Mes yeux turquoise les scrutaient pendant un instant avec curiosité. Il y avait un immense et féroce Ursadae, rien à voir avec Shavok, un Canidae efflanqué et borgne au pelage gris-roux et enfin, une félidae qui ressemblait à une panthère avec ses tâches brunes. Tous portaient la cape de l'ordre des Chevaliers Draconniques, mais contrairement à moi, elle était de couleur cuivre. Qu'est-ce que cela pouvait signifié? Gardant ma question pour moi, je rivais mon attention vers Khaalâm en disant chaleureusement : « Je suis heureuse de vous revoir, commandant. Comment allez-vous? Pour ma part, une bonne bière serait la bienvenue. Le voyage a été long et rempli d'embûches. Je vous raconterais ça plus tard.» Disant cela, je soupirais de fatigue, et soutenant son regard, j'affirmais mesquine: : « Vous ne perdez pas de temps, commandant.  À peine remis d’une bataille contre un dragon, vous nous décerner d’une nouvelle mission. Je vois que comme moi, vous n’êtes pas du genre à prendre des vacances.» J’eus un rictus, puis je demandais plus sérieusement : «Alors, elle n’est toujours pas guérie?» Je parlais bien entendu de la tigresse qui avait grandement contribué à vaincre Apoloexas. Visiblement, la pauvre ne s’était pas encore remise de son mal et pour dire vrai, j’ignorais comment nous allons pouvoir l’aider. Songeuse, je suivis mes compagnons qui décidèrent de rentrer dans la taverne.

L’endroit était tamisé, plus sombre qu'éclairé et plus insolite qu’hospitalier. Peu de gens  y séjournaient, mis à part un groupe étrange dans le fond de la pièce et un felidaes borgne au pelage gris qui semblait déguster un ragoût fort alléchant. Diantre, ce chat me donnait faim.  Soupirant, je refoulais mon envie de manger pour me concentrer sur l’objectif de notre rencontre : aider notre autre féline. Mon regard turquoise se posa sur elle, je fus consternée de la voir plus morte que vive. Ses compagnons autour d’elle semblaient tout aussi inquiets, même très désemparés. Silencieusement, je me pris à les dévisager avec intérêt.  Il y avait une femme rousse, sublime, mais sombre, un grand loup élancé, un vieillard au regard sage, mais soucieux et un fiélon. Je lui jetais un regard plus surpris qu’apeuré. Eh bien…que voilà une rencontre d’exception. Je fus touchée de voir à quel point il semblait désespéré par l’état de sa protégée. C’est alors que le vieillard rassura ses compagnons que nous étions là pour les aider et non pour leur nuire.  Une courte discussion suivit, où j’appris que le démon se nommait Shotra et la féline Griffe-lune. Après un moment de silence, le fiélon sortit de son mutisme et se demanda, comme nous tous d’ailleurs, comment pourrions-nous la sauver? Après une certaine tension, le vieillard confia un nom : Zaïthan  Le Nécromant. Qu’est-ce que c’était encore? Devant nos regards interrogatifs, Elorias expliqua qu’il s’agissait d’un conjurateur des plus puissants de leur cercle, mais il serait très difficile de l’approcher, au risque de mourir. Je faillis répondre que risquer ma vie était mon pain quotidien, mais je gardais le silence, jugeant plus important de l’écouter que de parler. Alors, il nous expliqua le rôle de la tigresse dans toute cette histoire. Dans leur cercle, elle était considérée comme l’Hérault de l’outre monde et elle s’opposait fortement à l'asservissement des fiélons, ce que je comprenais tout à fait. Bon, je n’appréciais pas particulièrement ces êtres de l’Outre-Monde, mais  j’estimais que l’esclavage était quelque chose d’ignoble, peu importe la race asservie. L’écoutant attentivement, je compris alors l’importance de la mission, ainsi que les risques accourus, mais je n’avais pas l’intention de quitter cette pièce. J’aimais le danger, ainsi que le mystère, le vieil homme m’offrait les deux. Pour ce qui était des ennemis en question, et bien, j’avais grand-hâte de les abattre. Les esclavagistes, tout comme les pirates, à l’exception de Flynn, étaient une cible de choix. J’adore les traquer et les piéger, pour ensuite les tuer sans pitié. À cette pensée, j’eus un petit sourire féroce, tandis qu’Elorias termina son long monologue, sans oublier de présenter ses compagnons.  M’accotant sur une colonne en bois, je laissais mes amis se présenter, puis ce fut à mon tour. Soutenant le regard d’Elorias, je répondis avec prestance:

- Je suis la Capitaine Cassiopée Valdriana, corsaire indépendante et traqueuse d’esclavagistes à l’occasion. Heureuse de pouvoir vous aider, conjurateurs. Disant cela, je tournais mon regard vers Shotra. Je le dévisageais pendant un instant et sans ciller, je promis d’un ton grave : «Je vous promets de faire tout en mon pouvoir pour la sauver. En attendant, je possède un navire. Je pourrais vous conduire jusqu’à ce nécromant. Au fait, où habite-t-il et comment peut-on l'approcher sans risquer nos viesJ’avais posé ces questions à Elorias, sur lequel mon regard perçant s'était à nouveau posé. J’attendis sa réponse avec une certaine excitation, sentiment que je cachais derrière un air stoïque. Cette aventure, presque mortelle, promettait d’être palpitante.


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Shavok Tanuk
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 1 Nov 2016 - 10:22

Shavok en avait finit avec ses aventures. Il était temps qu’il prenne une retraite plus que méritait au Coquatrix Ventrue, une auberge de quartier. Il avait bût quelques pintes et il était quelque peu éméché. Dans quelques jours, il devrait préparer son expédition avec Zenji pour la Jungle Noire. Il avait soi disant le mal du pays. Il était sûr qu’il avait oublié quelque chose d’important.

Chaque taverne d’Hydrasil le connaissait bien et il était donc emmitouflé dans un long manteau pour ne pas être reconnue. Il entendit alors des voix familières. Bon sang, c’était ça l’information importante qu’il avait totalement oublié ! L’Ordre Chevaleresque quelque chose s’était donné rendez-vous ici ! Son subconscient lui avait joué des tours ! Il avait pourtant vu un messager qui lui avait confié que Khaalâm l’attendait ici. Comment faire pour ce sortir de ce mauvais pas ? Il n’avait pas envie de leur parler potentiellement.

Il n’avait qu’à quitter la taverne de manière subtile. Bien sûr, il n’avait qu’à se lever et se diriger vers la sortie. C’était un moyen efficace. Il décida de bouger à la manière d’un Zenji chevronné. Il se courba un peu et s’en alla. Sauf qu’il avait oublié autre chose, c’était de payer l’addition.

-Au voleur ! Il se tire sans payer. Reviens là, héros national !

C’est à ce moment-là que Shavok marcha dans les plis de son manteau qui était bien trop long pour lui et s’écroula. Quand il se retourna, il ne put que constater la fourrure épaisse d’un Khaalâm qui le regardait et la chevelure fauve d’une Cassiopée déconcertée. Sa bourse tomba parterre et s’étala. Le tavernier nain du nom de Rodrik Gueule de Fer ramassa quelques piécettes.

-Eh bien voilà c’était pas si compliqué.

Par terre, Shavok se sentit mal à l’aise. Légèrement éméché il ne trouva rien d’autre à dire que :

-Capitaine Valdriana, votre beauté est à faire tomber à la renverse comme toujours. Khaalâm, comment ça va depuis le temps ? Cela fait une paye… Héhé…

Et puis, il essaya de se redresser mais retomba à la renverse, les clients en profitèrent pour en rirent un bon coup. Ah, là, là, ce Shavok toujours le mot pour rire. Après quelques efforts compliqué, il parvint à sa rattacher à un tabouret et par un effort complexe qui consistait à exercer son poids sur le tabouret, il parvint à se redresser.

- Ouah, si on m’avait dit un jour que je tomberais sur le groupe le plus fort d’Hydrasil à la Coquatrix Ventrue, je n’aurai jamais parié quoi que ce soit. Que puis-je pour vous, en cette bonne soirée ? J’espère que s’est pas encore une histoire de dragon parce que la dernière fois, j’ai fini la tête dans les nuages…

C’est alors que Shavok écouta attentivement les uns et les autres, enfin attentivement était un bien grand mot. Il n’avait pas le temps pour une quête prestigieuse, une autre l’attendait déjà. Mais bon, puis que c’était pour les copains, on pouvait toujours écouter un peu et voir si quelque chose d’intéressant se passa.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Lun 14 Nov 2016 - 17:00

Lieu : Vallée de la mort du dragon, endroit : Commanderie de l'ordre des Chevaliers draconniques, localisation : Appartements privés du Commandeur Khaalâm Domix, date indéterminée.


Mes chers frères et vous, héritiers de notre travail fort difficile de protecteurs des faibles et de combattants contre les forces du chaos et de l'entropie. Je vous ai laissé la dernière fois sur la cérémonie de décoration des héros de la vallée, les nouveaux héros devrais-je préciser. Mais j'avais aussi promis d'y revenir et de décrire ce qui a suivi tout cela. Il fait un temps qui me rappelle toujours cette terrible nuit : l'orage, le tonnerre et les éclairs, avouerais-je que chaque explosion de lumière, le plus simple grondement, même le bruit des gouttes de pluie sur les carreaux de ma fenêtres ! Vous avouerais-je donc qu'un frisson me parcours le corps à chaque fois ? Au risque de vous semblez bien fragile nerveusement ?

Eh bien je n'en conçoit nulle honte ! Vous qui lisez ces mots bien au chaud dans le scriptorium, ou entouré des nombreux ouvrages récoltés par nos chevaliers, voire, qui sait, dans la solitude de votre cellule de chevalier. Vous pensez sans doute que j'exagères, que ce sont des mots de vieux mentor pour effrayer les jeunes disciples ou édifier les récents initiés. Il n'en est rien, car cet ouvrage, ce témoignage, est mon récit personnel, et pour ne point ignorer qu'il survivra à mon passage sur cette terre, il reste que j'écris mes réflexions personnelles, je me doit de rester honnête avec moi-même, se voiler la face étant souvent source de malheurs évitables autrement !

Donc, le premier mois suivant les évènements tragiques, je fut responsable de la mise en place des réparations des dégâts, des compensations aux victimes et des mesures pour qu'une telle chose ne se reproduise plus ou, à tout le moins, que les répercussions en soit encore moins lourdes pour le royaume. Tout d'abord, il a fallut dresser la liste des pertes humaines et non-humaines, celle des dégâts matériels, évaluer le coût acceptable pour la Couronne pour les réparations des préjudices sous forme pécuniaire. La zone fut mise sous contrôle totale de la garde royale. Les mages et ouvriers chargés de nettoyer la zone, furent triés sur le volet. sous la surveillance de gardes d'élite. La plupart survivants des combats contre la bête.

Il nous fallut des semaines pour faire le décompte des morts et des blessés. La jeune félidae surnommée griffe-lune, était tombée dans un coma mystique, Shavok et le capitaine Valdriana suite à leur action d'éclat aérienne, se trouvaient gravement blessés. Et ce n'étaient qu'une faible partie des victimes de la lutte. J'ordonnais de placer ces blessés illustres à l'infirmerie royale, avec les meilleurs soigneurs. Puis je suis parti vers la ville avec les chariots de blessés et ceux des pompes funèbres. A partir de là j'ai été très occupé : entre les récriminations des familles de victimes, des services de la voiries, des fonctionnaire de la couronne toujours en quête de justificatifs de dépenses.

J'avais à gérer la reconstruction de la voie principale menant à la ville, était prévu de construire un mur de remblai rehausse de grilles afin de bloquer l'accès vers la vallée dans les deux sens, évitant aux voyageurs des rencontres avec les nouveaux habitants de la zone contaminée, et par là-même évitant à ces derniers les curieux inconscients des dangers. En parlant dangers, il fut bien vite évident que la zone était contaminée par les effets conjugués de la magie utilisée pour vaincre et par celle d'un dragon aussi ancien ! Et les effets délétères avaient une superficie très large, dépassant de beaucoup le terrain de foire provisoire qui n'était plus que débris parmi les gravas. C'est là que j'eu l'idée d'annexer une vaste zone au nom de la couronne et de construire une forteresse dont les occupants veilleraient sur la vallée "maudite".

Et donc pour des raisons et de secret et d'administration j'ai créé un ordre de chevalerie et instauré les plans d'une nouvelle commanderie pour les y loger. Cette astuce m'a permis de pouvoir réquisitionner tout les éléments provenant du dragon et/ou des décombres du champ de bataille. Et comme il fallait des chevaliers et récompenser des héros, je me transformais encore une fois en organisateur d'évènements publiques ! La nouvelle commanderie est, pour l'essentiel, quasi terminée : Il y a une tour principale, abritant les logements des chevaliers du cercle intérieur, du deuxième et du premier cercle. La salle des armes, les archives, la bibliothèque et au sommet les appartements du commandeur, les miens pour le temps présent.

L'enceinte extérieure est terminée, la grande grille d'entrée aussi, le chemin de ronde par endroit est encore fait de planches en attente des maçons et des tailleurs de pierres. La salle du réfectoire est terminée mais vide de tout mobilier. Le scriptorium est toujours ouvert aux quatre vents car en manque de fenêtres et de portes. Les écuries sont les meilleures qui soient du royaume. La salle de garde est effective et son personnel efficace, le reliquats des survivants de mon escadron suli, sur 300, seuls 90 en sont revenus et seulement 35 ont encore le courage et la volonté de continuer le combat.

Ces mâles et femelles ont voués leur bras et leur âme à la lutte contre le mal impie qui demeure dans l'ombre, et tous m'ont juré fidélité jusqu'à la mort. Contre ma volonté ils ont choisis de devenir la garde de sécurité de l'ordre et de ma personne. Ils ont reçut une fibule comme tous les chevaliers ordonnés, mais j'eu la surprise de les voir arriver le lendemain avec des vêtements teintés de rouge cuivré. En fait le sang mêlé de leur camarades et du dragon recueillit dans la boue extraite du champ de bataille. Ils se sont appelé eux-même "La Garde du sang", ils témoignent du sacrifice de leurs frères et affichent leur volonté de périr pour honorer la bravoure de ceux morts au champ d'honneur.

C'est ainsi que je me retrouve accompagné en permanence d'une garde rapprochée de sulis en tenue de chevalier noire et cuivre en lieu et place du noire et blanc du commun de l'ordre. La Garde comprend surtout des ursidaes et des canidaes, en fait les effectifs sulis sont 20 félidaes, 10 canidaes et 5 ursidaes, curieusement les félidaes ont demandés à créer une section spéciale de la garde, ils s'appellent "La trame de l'Ecu", les yeux et les oreilles de l'ordre, Zenji ferait un bon chevalier-directeur, pour l'heure ils n'avaient pas encore de commandement donc c'est vers moi qu'ils prenaient leur ordre de mission et faisaient leur rapport.

Il restait donc 5 felidaes, 10 canidaes et 5 ursidaes pour garder mon "auguste " personne, j'ai quand même assez d'autorité pour pouvoir nommer des chefs de sections et des zones de surveillance. bref, La Garde est commandée par une femelle Ursidae qui devrait plaire à Shavok, ourse à poigne mais toujours juste, elle a divisée le groupe en sections comprenant un Ursidae, deux Canidae et un félidae. Et comme il restait des troupes sans affectations ont m'a "offert" ma garde prétorienne personnelle, comprenant "double-lame", l'Ursidae, "le cyclopé", Canidae de son état, sa "compagne", Liara ! Et une félidae nommée "fatale".

Pour un libre penseur comme moi, c'est rageant d'être surveillé par des gens bien intentionnés ! Mais bon, c'est le revers de la médaille : j'ai voulu faire de mon titre de commandant une vitrine pour tromper l'ennemi, donner l'impression de passer mon temps en fêtes et autres célébrations quand en fait toute la sécurité du royaume repose sur mes épaules. Garesh est heureux, il est Capitaine de la garde royale de la ville et s'en tient seulement à cette zone, mais il ignore à quel point son poste est dangereux, car c'est lui qui passe pour le vrai représentant de la loi du royaume. Mais mon service de renseignement est sur le coup et ne le quitte pas d'une semelle.

Et donc voilà qu'environ quatre mois après la bataille de la vallée, un rapport m'attire l'œil : l'infirmerie royale me demande où envoyer les recommandations pour la patiente griffe-lune. J'appelle Liara, la louve brune arrive comme à son habitude sans le moindre bruit. " A vos ordres Commandeur !" et elle pose un genoux à terre en signe de déférence. Je ne peux m'empêcher de montrer mon agacement par un mouvement de fouet de mon appendice caudale.

" Relevez-vous, maîtresse-espionne ! Je détestes cette sorte de vénération que vous estimez devoir me porter ! J'ai besoin de vos services, la meute de la ville est toujours active je supposes ?"

" Toujours Commandeur ! Vous savez bien que la meute ne nous abandonne jamais où que l'on soit. Vous voulez savoir sans doute où trouver vos camarades chevaliers ?"

" Oui tout à fait ! Mais je m'inquiètes surtout pour la jeune Felidae, il semblerait que le grand médecin royal ait perdu la trace de sa patiente. A sa décharge il dit avoir eu fort à faire avec les compagnons de cette dernière ! Trouvez-moi ces inconscients et les autres chevaliers du premier cercle, puis faites votre rapport, j'aviserais ensuite de plus ample informé !"

C'est ainsi que j'appris que le groupe de Griffe-lune avait élu domicile dans une taverne des bas quartiers et que les autres chevaliers vaquaient à leur propre occupation. J'aurais pu tout faire voler de colère, mais mon mobilier étant innocent de mes contrariétés j'optais pour le raisonnement froid et détaché d'un chef d'ordre chevaleresque. Donc j'ai convoqué tout le monde pour prendre un verre dans ladite Taverne, surtout que le matin je reçut un appel à tenir promesse d'un certain Eloras.

Malgré tous mes efforts, je n'ai pu éviter ma garde rapprochée, moins Liara chargée d'une autre mission. Donc me voilà devant la taverne :

" Bon ! Ils ne vous connaissent pas et je ne craint rien dans cet endroit, alors vous montez la garde dehors, de toutes façons, un Ursidae comme toi ferait tâche et toi tu fais trop prédateur on voit bien que tu es d'origine lupine. Et toi "Fatale", fais comme d'habitude, sois invisible !"

C'est a ce moment que j'eu le plaisir de voir les cheveux flamboyants de ma corsaire favorite !

« Mais que vois-je? Un héros qui se prélasse?» , mes compagnons réagirent avec moins de calme et de détente, elle ôta sa capuche et moi-même je levais la main pour calmer le jeu.

« Je suis heureuse de vous revoir, commandant. Comment allez-vous? Pour ma part, une bonne bière serait la bienvenue. Le voyage a été long et rempli d'embûches. Je vous raconterais ça plus tard.»

" Si vous saviez comme j'aimerais avoir une seconde pour me prélasser ! Ravi de vous revoir aussi ! Je vais aussi bien que peut aller un haut personnage tel que moi avec ces derniers évènements. Je serais heureux de vous entendre conter vos exploits sur les mers !"

« Vous ne perdez pas de temps, commandant.  À peine remis d’une bataille contre un dragon, vous nous décerner d’une nouvelle mission. Je vois que comme moi, vous n’êtes pas du genre à prendre des vacances.»

" j'aimerais avoir ce loisir mais c'est encore les suites du combat contre le dragon qui nous réunissent ici, ça et les "amis" de Griffe-lune "

«Alors, elle n’est toujours pas guérie?»

" Non et si je ne fais rien c'est loin d'être une possibilité, mais entrez je vous prie, je vous suit ! "

Je fus agressé dès l'entrée par les odeurs et les cris des soiffards de tout poil, et parmi ces derniers je reconnu une voix familière, et bien vite j'identifiais mon bon gros Shavok, dans ses oeuvres tonitruantes, pourchassé par un nain vindicatif, il se prit les pattes dans son équilibre aviné et chuta cul par-dessus tête sous les rires des spectateurs. Nous reconnaissant, notre gros balourd nous salua simplement le Capitaine et moi. Je confesses que l'envie de rire fut difficile à combattre mais mon rôle de Commandeur, exige plus de retenue : je fais les gros yeux et dit :

"Eh bien Chevalier ? En voilà une attitude quand on salue son Commandeur et un de ses pairs ! Vous êtes censé donner l'exemple ! Apprenez l'acrobatie ou améliorez votre tolérance à l'alcool ! Et relevez-vous !"

Je tends la main pour l'aider à se relever et me diriges vers le coin sombre où se trouve toute la petite équipe entourant une Felidae au plus mal. Nous eûmes droit à tout un laïus pour nous expliquer ce qu'on attendait de nous, mais moi je trouvais cet endroit moins sûr que ce que pensaient ces démons qui entourait leur "maîtresse", bref je remarquais un Felidae qui semblait attentif sans l'être, et qui ne m'était pas étranger, sans doute un type important qui avait droit à sa fiche détaillée dans les archives de la garde royale.

"Vous là le chat borgne ! je réquisitionne vos services ! Vous allez prendre cette jeune femelle avec l'aide de la femme rousse ici présente ! Et vous autres pauvres fous inconscients ! Pourquoi avez-vous pu pensez que vous seriez anonyme ici ? Je vous emmène à l'infirmerie de la commanderie, là-bas pas de curieux, pas de jugement et les meilleurs soins possibles ! Sans compter une garde de sulis d'élite ! Et nous pourront faire un vrai travail de préparation pour chercher ce que vous croyez capable de guérir cette pauvre créature !"

Je sortit une bourse pour payer le nain et lui glisser à l'oreille qu'il n'avait rien vu ni rien entendu ! Et je fis signe aux autres de me suivre en me dirigeant dehors. Je ne doutais pas un instant qu'ils me suivraient tous; Malgré leurs inquiétudes, toutes ces créatures savaient que j'étais leur seul espoir de parvenir a leurs fins et si le seigneur-démon nouveau-né posait problème, je connaissait maintenant une créature désireuse de le tuer et je l'aurais au moins sous ma garde !




HRP:
 





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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Lun 21 Nov 2016 - 14:55

Le vieux Bélinois n’espérait pas tant de soutien et d’attention de la part de ce commandant et de ces chevaliers de tous horizons. Un conjurateur était plus souvent habitué à vivre avec sa mauvaise réputation et éviter les ennuis que recevoir de l’aide. C’était là une exception qui était plus que bienvenue, salvatrice même et qui permit à la petite troupe de reprendre un peu espoir, d’avoir des possibilités à envisager, à explorer. Ils n’étaient pas seuls. Le commandant ne semblait pas spécialement ravi de les retrouver ici, dans une taverne, enfouis dans les ombres et l’anonymat. Ce qui était intolérable pour certains était une routine pour d’autre, néanmoins le Canidae ne l’entendait pas de cette oreille et somma qu’on évacue séance tenante la féline vers une infirmerie digne de ce nom. La capitaine fut désignée à cette tâche, ainsi qu’un pauvre Felidae, qui n’avait pourtant rien demandé à personne, mais qui fut réquisitionné quand même. Tandis que l’on s’affairait à la tâche, la succube vint tempérer les ardeurs du commandant en répondant à sa question, avec un ton naturel et calme, doublé d’un aplomb assez déconcertant.

Ne montrez pas les crocs, Commandant. Nous sommes venus ici en quête de quiétude, mais ce ne sont pas vos semblables que nous fuyions, mais les nôtres. Soyez sûr qu’ils savent très bien infiltrer tous les milieux qui les intéressent pour parvenir à leur fin. Il y a de quoi être méfiant non ? Aujourd’hui encore, nous n’avons aucune garantie sur la sécurité que vous nous promettez entre vos murs.

Le temps a passé Lylim, si des conjurateurs avaient effectivement profités de la panique pour infiltrer les rangs du Commandant, notre absence a dû les convaincre d’aller chercher ailleurs. Et de toute manière, nous n’avons aucune garantie absolue en ces lieux non plus….

Nous sommes ici…. Depuis trop longtemps…. Nous devons changer notre position….. Ne pas laisser….. L’ennemi nous pister….

Voilà que maintenant on en a deux de commandants…..

Ce n’est pas le moment de se chamailler Loth ! Shotra, soyez nos ombres et nos yeux, comme à votre habitude. Je sais que vous ne nous ferez pas faux bond.

L’ombre abyssale poussa un grondement à la fois sourd et rauque. Il n’appréciait pas du tout l’idée qu’une inconnue laisse ses pattes sur sa protégée. Mais la présence inattendue d’un certain Felidae à pelage tacheté, avorta avec brio ses revendications. Il le détailla quelques secondes le temps de le situer dans ses souvenirs. Il le connaissait, il avait déjà eu à faire à lui par le passé et il savait qu’il n’était pas hostile à sa tigresse, et qu’il ne lui ferait pas de mal. Enfin pour peu que Zakaerii accepte l’injonction du Canidae. Cela dit, difficile de résister à un Commandant, accompagné de sa garde et de héros. Le pauvre n’avait pas vraiment le choix en réalité…. Ainsi la troupe quitta les lieux, curieux cortège qui s’était rendu promptement et sans attendre dans les locaux désirés par Khaalâm, l’infirmerie de sa mégastructure flambant neuve. On avait pris le soin de placer la Felidae dans une sorte de chambre à l’écart, non seulement pour sa quiétude mais aussi pour préserver les autres patients. Médecins et soigneurs s’étaient empressés de venir l’examiner, de l’étudier sous toutes ses coutures. Ces hommes de sciences et de cultes doutaient très clairement des compétences et de la qualité des examens et soins du vieux Elorias, et ne doutaient pas de pouvoir faire mieux, et même solutionner le problème. Dans un sens le vieux bélinois le souhaitait, mais quelque chose au fond de lui, lui faisait sentir que tout cela serait vain…. En prévision, et aussi parce que c’était la moindre des politesses, il répondit à la jeune capitaine.

Le problème est que personne ne sait où habite précisément Zaïthan…. Les rumeurs dise qu’il se terre par-delà les mers, dans les terres avoisinantes la cité de Paria. Surement quelque part entre les forêts et le cimetière. Nous devrons déjà nous rendre sur place, et ensuite aviser une fois arrivée. Nous aurons de quoi chercher je pense. Navré de ne pouvoir être plus précis….. L’univers des conjurateurs est toujours entouré de brumes et de mystères.

Si Lylim et Loth restaient sur leur garde, Shotra surveillant absolument tous les passages des alentours, dissimulé dans les ombres des personnes présentes, le vieux Bélinois était assez détendu. Elorias savaient qu’ici ils étaient à l’abri et qu’il n’y avait pas s’inquiéter d’éventuelles oreilles indiscrètes ici. Alors que l’équipe soignante des lieux se cassaient les dents sur le cas improbable et inexplicable que représentait Fleya, Elorias continua de mettre en place leur futur voyage.

Votre proposition de prêter votre navire pour cette expédition de sauvetage vous honore Capitaine, et nous ne pourrons jamais assez vous remercier. Quand pensez-vous que nous pourrions prendre la mer ? Je ne veux en aucun cas vous presser, mais j’avoue que plus vite nous nous mettrons en marche pour trouver une solution, mieux ce sera.

Shotra lui était clairement impatient. Il aurait préféré directement embarquer sa Felidae vers un conjurateur expert qui lui pourrait vraiment quelque chose pour elle, que de l’emmener ici. L’équipe soignante était peut-être au top, mais il n’était pas adepte de magie obscures, ils ne pouvaient pas savoir. Non pas qu’ils étaient bêtes ou aveugle, mais quand on n’avait pas les connaissances pour quelque chose, on ne pouvait pas les inventer. La plupart de leurs résultats étaient déjà négatifs, et ils commençaient eux aussi à désespérer. Peu importe la manière, magie ou science, peu importe la méthodologie, une personne qui avait dédié sa vie à soigner les autres était toujours très frustrée et désarmée face à un mal dont elle ne savait rien, face à un patient pour qui elle ne pouvait rien. Elorias réfléchit et ajouta à l’attention du groupe.

Nous devrions faire cap pour Le Château Écarlate. Pour cela nous pouvons faire le chemin habituel, qui est le plus long, environ une quinzaine de jours, ou bien passer à travers les brumes…. Ce qui nous ferait gagner bien six ou sept jours mais qui est également le plus dangereux. Nul ne sait ce que cachent ces brumes, et beaucoup n'ont jamais revu la terre ferme en les traversant..... Qu’en pensez-vous, Commandant, Capitaine ? Et vous autres, compagnons Sulis d’infortunes ?

Ils embarqueraient tous pour une mission périlleuse, ils avaient tous leur mot à dire. Il se doutait que les fiélons eux ne tenaient plus en place, et craignait que Shotra ne finisse par craquer nerveusement. Mais c'était là bien sous-estimer ce Seigneur Démon, qui bien qu'il fusse à fleur de peau, faisait néanmoins des efforts monstres pour garder la tête froide et rester en alerte. Il se devait d'être réactif et efficace s'il voulait parvenir à son but. Le regard du vieil homme se posa sur chacun des aventuriers présents, attentif à leur réponse. De l'autre côté, l'équipe soignante réfléchissait à comment annoncer à ces héros, et encore plus à leur Commandant, qu'ils étaient impuissants, et qu'à leur sens, on ne pouvait plus rien faire pour Fleya....


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Zakaerii
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 22 Nov 2016 - 6:03

Durant sa discussion avec l’aubergiste, plusieurs individus avaient fait leur apparition dans la grande salle. Rien de choquant, si ce n’était peut-être leurs accoutrements… spécifiques. Ils n’avaient pas véritablement l’air menaçants, mais il aurait été digne d’un idiot de penser qu’ils n’étaient pas en mesure de se battre. Le tavernier prit congé du Suli, le laissant à son ragoût fumant, chose qu’il fit, gardant un œil discret sur les nouveaux arrivants de son coin de la salle. Il n’y avait sans doute aucune raison de s’inquiéter, mais, ces derniers temps, le Felidaë avait toujours eu le chic d’être au mauvais endroit au mauvais moment. C’était le désavantage de suivre les indications, si l’on pouvait les appeler comme cela, d’un Dieu, surtout celui de la guerre : on finissait inlassablement dans des situations légèrement… mouvementées. Tandis que Zakaerii achevait son diner, il releva la tête, comme toute l’auberge, pour observer celui que l’aubergiste traitait de voleur et observa un Ursidaë s’étaler de toute sa longueur sur le sol. La scène était hautement comique, mais voyant que l’affaire ne s’était pas aggravée plus que cela, le Suli reprit la fin de son repas, remarquant que, visiblement, le présumé voleur avait des connaissances avec les nouveaux arrivants. Décidément, le monde était petit, visiblement. Tout ce petit groupe trouva finalement son chemin vers les chambres, visiblement occupé à ses propres affaires. De son côté, Zakaerii prit le temps d’avaler les dernières cuillérées de son assiette et récupéra la clef de sa chambre auprès du Nain qui l’accompagna pour lui indiquer sa chambre. Appréciant cette attention, le Suli suivit le tenancier de l’auberge sans d’autres perspectives que celle de passer, enfin, une bonne nuit de sommeil.

C’était probablement sans compter sur l’imprévu. Alors qu’il passait dans le couloir, en quête de sa chambre, une voix l’interpela, ou plutôt lui commanda de s’occuper d’une « jeune femelle ». Surpris, il se retourna vers l’entrée de la chambre devant laquelle ils passaient avec le tavernier, et observa les nouveaux arrivants, avec d’autres, qui semblaient presque à l’étroit dans la chambre. La personne qui lui avait adressé la parole, et qui continuait à parler, semblait jouir d’une certaine autorité, mais cela n’allait pas empêcher le Félidaë de décliner, s’il n’avait aperçu une forme qu’il connaissait… bien. Curieux, il s’approcha par l’ouverture et, tandis que l’on réglait quelques soucis de discrétion avec le Nain, Zakaerii put effectivement reconnaître Shotra, ce qui signifiait donc que Fleya ne devait pas être… Il la découvrit finalement, allongé dans le lit de la chambre, visiblement mal en point. Etait-ce la « femelle » qu’on lui demandait de déplacer ? Portant son attention sur le démon, le Suli croisa silencieusement son regard et, reconnaissant ses anciens compagnons de route, décida que, malgré les injonctions déplaisantes qu’il avait pu avoir, il pouvait au moins aider, surtout s’il s’agissait de Fleya. Attendant l’autorisation de l’ombre, il passa la couverture autour de la Felidaë et prit l’ensemble du paquet dans ses bras. Sans un mot, il suivit la petite troupe, restant suffisamment en retrait pour rester aux côtés de Shotra. « Je suis heureux de vous revoir. Mais… Pardonnez ma curiosité peut-être mal placée, pourrais-je savoir dans quoi je viens de m’embarquer ? » Il n’avait pas parlé bien fort, se contentant d’engager la discussion avec la seule personne qu’il connaissait dans cette troupe. Enfin la seule personne… consciente. Zakaerii était également curieux et inquiet au sujet de la jeune Felidaë, mais, connaissant l’ombre, il aurait été mal avisé de lui en parler aussi abruptement.

Après plusieurs dizaines de minutes, ils parvinrent finalement à une sorte de forteresse dont il n’avait pas le souvenir, lors de sa dernière visite d’Hydrasil. Ils furent finalement conduits dans un petit bâtiment de l’enceinte et on y laissa Fleya, à nouveau alitée, avec, à son chevet, une armée, ou presque, de savants. Relativement silencieux, Zakaerii se contenta alors de suivre le mouvement, bien qu’il n’aurait pas dit non à un peu de repos. Le reste de la troupe fut réuni dans une grande salle où un homme relativement âgé sembla reprendre les discussions là où elles avaient été laissées. Examinant la salle d’un regard, il avisa un pilier et s’y dirigea avant de s’y adosser tranquillement. Il n’était pas encore tout à fait convaincu que toute cette histoire le concernait véritablement, mais si Fleya avait besoin d’aide, il pouvait, sans aucun doute, fournir un coup de patte. Enfin, restait à lui demander de manière un peu moins… commandée. Silencieux, il observa donc la suite des évènements, essaya de démêler les quelques informations qui passaient. Décidément, le repos n’allait pas être pour tout de suite…
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mer 23 Nov 2016 - 15:03

- Lever l’ancre et déferler toutes les voiles! Cape à l’ouest! ordonnais-je à mon équipage, qui exécuta expressément mes ordres. Pendant ce temps, j’observais du coin de l’œil mon petit groupe clandestin. La majorité était accotée sur le bastingage et observait le Port de Bélin s’éloigner. C’était étrange de voir autant de créatures différentes sur la Sirène. Sulis,  conjurateurs… D’autant plus que j’avais aussi à mon bord un éladrin et deux Tiefflins, il ne manquait plus qu’un nain et un Aasimar.  Une fois leurs tâches terminées, j’avais commandé à mes hommes qu’ils se rassemblent sur le pont. Se plaçant en rang d’oignon, mes marins attendirent avec une curiosité non dissimulée que je leur présente les nouveaux venus. Plusieurs contemplèrent Lylim, qui était très belle, et même devrais-je dire, dangereusement séduisante. D’ailleurs, j’allais devoir garder un œil sur elle, je ne voulais pas  que cette femme fasse perdre la tête à mon équipage.

Tournant mon regard vers celui-ci, je m’exclamais : «Élites, je vous présente les héros de la Vallée d’ildir et leurs alliés. C’est un honneur pour moi de les accueillir sur la Sirène. Durant cette traversée, j’exige que vous leur démontriez un respect exemplaire, car ils sont nos invités.» Mon sourire s’affaissa, je pris un air ferme, même impérieux. Les respecter c’est me respecter. Or, vous connaissez les conséquences si vous manquez de respect envers votre capitaine, n’est-ce pas messieurs? Comprenant mon avertissement, ceux qui dévisageaient Lylim d’un regard frôlant la perversité cessèrent aussitôt. Comprenant que j’attendais une réponse, mes hommes répondirent docilement :

- À vos ordres, capitaine.
- Bien. Je tournais alors mon attention vers Khaalâm et ses compagnons. Commandant, je respecte votre autorité, mais sachez qu’ici je suis seul maître à bord après Uria. Par mesure de sécurité et de bons fonctionnements, je tiens à ce que vous et vos gens respectez mes ordres. Bien entendu, j’exige aussi du respect pour l’ensemble de mon équipage. En aucun cas, je ne tolérais de confrontations ou d’insubordination. Toutefois, si cela arrive, commandant, je vous laisse le soin d'appliquer des mesures disciplinaires si vos hommes contrevient à cette règle. Je ferais pareille pour les miens. Pour l’heure, je suis heureuse que vous soyez parmi nous. Roger et Jack vous ont préparé deux chambres à la cale pour vous loger. (Ces chambres de fortune se trouvaient à être d’anciens entrepôts pouvant contenir cinq personnes chacune. Mes marins avaient libéré l’endroit  afin d’y installer des hamacs et quelques vieux meubles servant d’espace de rangement. Éclairé par la lumière du jour, provenant de rondes écoutilles, ce campement maritime était certes modeste, mais propre et attrayant grâce à ses décorations rappelant la mer.) Je vous invite à les suivre pour  déposer vos effets personnels et vous reposez. Quant à vous, Élites, retournez à vos tâches. Serrer l’aussière, nettoyer la batterie et installer le pic à glace. Exécution!» Tous obéirent sans rechigner. Quant à moi, je maintins le cap vers le Château écarlate. C’est alors que je sentis une présence à mes côtés. C’était un mousse âgé de onze ans. Grand pour son âge, il avait des traits harmonieux, de grands yeux verts, tachetés de turquoise, et des cheveux bouclés aux reflets roux. Affectueuse, je passais un bras autour de ses épaules pour l’étreindre contre moi et je soufflais mesquine à son oreille :

- Je sens que ces héros vont faire ton bonheur. Toi qui es friand d’histoires pittoresques, tu vas être gâté.  
- Oui, mère. Très gâtez! Comptez sur moi pour leur rebattre les oreilles de mes propres histoires.
- Oh là! Je les plains! répliquais-je d’un rire moqueur en ébouriffant la tignasse de mon fils. Il s’appelait Dylan Benjamin Valdriana, surnommé gamin par l’équipage, et c’était l’être que j’aimais le plus au monde. C’était surtout pour lui que j’avais choisi, avec insistance, le chemin le plus long, mais le moins dangereux, qui menait à Paria. Les Brumes étaient vicieuses, imprévisibles et très dangereuses. Je ne voulais pas m’aventurer à nouveau dans ce piège, où les hydres m’attendaient, patiemment, pour se venger.

***
Douze heures plus tôt…

Était-ce un Shavok que je venais d’apercevoir? Est-ce moi ou il essayait de filer en douce?  Diable! C’était loin d’être un succès. Dès les hauts cris scandalisés de l’aubergiste, mon attention s’était aussitôt rivée vers lui. La suite ressemblait à une scène issue d’une pièce de théâtre grotesque et comique. Ayant tomber à la renverse, notre cher ours fit le pitre, mais ses compliments  nous arrachâmes un rire, ou du moins un sourire pour certains. Le commandement le réprimanda un tant soit peu, même si je me doutais que Khaalâm avait aussi envie de rire. Voyant que Shavok était étourdi par un trop-plein de bière, je vins le soutenir sur son tabouret en soufflant  : « Très cher, vous avez plus de talent pour parler aux dames que pour boire. Vous devriez effectivement suivre le conseil de notre cher commandant, et améliorez votre tolérance à l’alcool. Si vous le voulez, je pourrais en temps et lieu vous apprendre quelques astuces dignes de mon sang de Norpalienne.» Disant cela, je lui fis un clin d’œil en lui donnant une tape affectueuse dans le dos. La conversation alla de bon train, même Shavok réussit à placer un mot (ou plutôt une phrase cohérente malgré son état d’ivresse?). À son allusion au dragon, je répliquais d’un regard malicieux : « La tête dans les nuages, hein? Aurions-nous fait le même rêve par hasard?   Ce n’est guère étonnant, étant donné notre chute aérienne commune!»

Ma conversation avec Shavok fut alors interrompue par un Khaalâm outré par la conduite inconsciente et imprudente des conjurateurs. Devant son ton impérieux, ils n’eurent d’autres choix que d’obéir et de le suivre jusqu’à la forteresse. Je fus moi-même saisi par ce ton et j’obéis aussitôt pour transporter la malade, mais le regard terriblement sombre de Shotra m’arrêta net, ainsi que le son rauque et guttural qui sortit de sa bouche et qui semblait vouloir dire : «ne la touche pas sinon je te tue.» Comprenant, je reculais d’un pas et j’abaissais les mains, tandis qu’une grande…très grande silhouette se faufila à mes côtés. Sans un mot, l'inconnu, qui avait bel allure pour un suli, prit Fleya dans ses bras. Je  fus alors étonnée de voir que l’ombre abyssale accepta qu'il prenne sa protégée sans rouspéter. Est-ce qu'ils se connaissaient? Bah…était-ce si important? La priorité était d’amener Griffe-lune en sécurité, ainsi que le reste du groupe, dans la nouvelle commanderie, qui était vaste et bien organisée, à l’image de l’esprit calculateur et minutieux de Khaalâm. Rendu à destination, je laissais ma monture aux écuries et je rejoignis les chevaliers dans la salle principale, endroit plus propice pour discuter d’une telle quête.  J’eus à peine le temps de  prendre place que la conversation fut à nouveau entamée par nul autre qu’Elorias et celui-ci m’adressa directement la parole. En fait, il répondit, à retardement, à ma question de toute à l’heure :

- Le problème est que personne ne sait où habite précisément Zaïthan… Les rumeurs disent qu’il se terre par-delà les mers, dans les terres avoisinantes la cité de Paria. Surement quelque part entre les forêts et le cimetière. Nous devrons déjà nous rendre sur place, et ensuite aviser une fois arriver. Nous aurons de quoi chercher, je pense. Navré de ne pouvoir être plus précis… L’univers des conjurateurs est toujours entouré de brumes et de mystères.
- Pour l’instant, ces informations sont amplement suffisantes. Sachez que je connais la cité de Paria. J’y suis allée à maintes reprises, et j’ai un peu visité les régions aux alentours. De ce fait, nous allons  être en mesure de trouver Zaïthan. Au pire, je connais le Khazalid, je pourrais demander si les nains en ont entendu parler.  
- Votre proposition de prêter votre navire pour cette expédition de sauvetage vous honore Capitaine, et nous ne pourrons jamais assez-vous remercier. Quand pensez-vous que nous pourrions prendre la mer ? Je ne veux en aucun cas vous presser, mais j’avoue que plus vite nous nous mettrons en marche pour trouver une solution, mieux ce sera.
- Cela me fait plaisir, Elorias. Répondis-je de mon plus beau sourire.  Mon navire est amarré au Port de Bélin. Le temps qu’on si rendre, je pourrais lever l’ancre dès demain. Au moment où je m’apprêtais expliquer le trajet, le vieil  homme me devança. Il nous résuma les deux chemins les plus appropriés pour se rendre à destination. Au second choix, je sentis mon sang faire un tour. Je ne laissais pas le temps à personne de s'exprimer, pas même à Khaalâm. Sans crier garde, je me levais en m'opposant fortement:
- Non, pas les Brumes! Il y eut un silence, les chevaliers me dévisagèrent avec perplexité. Je…je sais ce qui s’y cache. Croyez-moi, vous ne voulez pas passer par là. Jamais. Voyant qu'ils tenaient à ce que je raconte ma mésaventure, je citais d'un soupire:

«Brumes insidieuses, brumes fatales,
Apparaissant comme des reines royales,
Meurtrières, sanguinaires et vicieuses,
Prenez garde, elles sont tueuses,
Vos os et vos muscles souffriront,
Quand apparaîtra ce terrible affront,
Piège matelots, piège sirènes!
Les hydres feront de vous leur arène,
Servantes des brumes, fuyez pauvres fous
Avant qu'elles soient votre gourou!
La dernière chance c'est la fuite,
Ou une mort fortuite.»


Je pris un moment de silence, prenant le temps de cerner les visages qui me dévisageaient et je continuais d’une voix grave, presque sinistre : «ce poème relate les Hydres, chevaliers. C’est contre cela que nous nous sommes battus, au péril de nos vies, mes hommes et moi. La brume s’est levée d’un coup et nous a encerclé. C’est alors qu’elles ont apparu, immense créature à plusieurs têtes. Nous n’avions plus aucune chance de fuir, alors nous avons sonner le branle-bas. Comme des lions,nous déchirions leur corps de coups de canons et nous coupions leurs têtes, mais d’autres en repoussaient…encore et encore…c’était infernal. Revivant ce funeste et terrible combat naval, je baissais un instant les yeux et après un court silence, je repris en regardant ceux qui m'écoutaient: «J'ai accepté comme passager un maître en explosifs à mon bord. C’était justement un nain du nom de Khaad. Shavok, tu l’as rencontré durant la célébration de la Vallée d’Ildir. T’en souviens-tu? Bref… Grâce à lui, nous avons fabriqué des explosifs,  et j’ai ordonné qu’on mette le tout  dans un filet qu’on a élevé en hauteur. Comme j’ai le goût du risque, j’ai embarqué dessus pour appâter les Hydres. Elles ont mordu à l’hameçon et allumant la mèche, j’ai échappé à leurs gueules in extrémistes et elles ont pour ainsi dire…explosé…du moins en partie. Gravement blessées, elles ont fui, mais je suis convaincue que si je les rencontre à nouveau, je n’aurais pas de seconde chance et vous non plus. Disant cela, je sentis soudain une aura oppressante, inexplicable et impatiente me submerger...à un tel point que j'en devins extrêmement irritée. Je levais alors mes yeux vers la raison de mon émotion négative: Shotra. J'eus pour lui un regard si féroce, si menaçant, que mes interlocuteurs en restèrent un moment saisi. D’une voix rauque, je grinçais entre mes dents : « Si tu veux à ce point sauvé Griffe-lune, il te faudra d’abord rester vivant durant cette traversée. Pas seulement toi, mais tes compagnons, ainsi que ces chevaliers et mon équipage Vous allez être tous sous ma responsabilité. Or, étant capitaine, je ne peux me permettre de prendre des risques irréfléchis. Vos vies reposeront sur mes décisions. Donc, je décide que nous allons emprunter le chemin le plus long. Si vous n’êtes pas d’accord, et bien, trouvez-vous un autre navire.


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Shavok Tanuk
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Jeu 1 Déc 2016 - 8:10

Shavok se remit tan bien que mal de cette petite escapade. Bien sûr cela fut motif de railleries et de moqueries mais bon on ne pouvait pas être un héros et en même temps ne pas subir les affres de la jalousie. C’était ça la vie de héros. Avec une Cassiopée toujours aussi belle avec ses cheveux longs. Il avait cru un moment donné qu’elle s’était coupé les cheveux mais c’était de la boisson. Un Khaalâm qui était désapprobateur vis-à-vis de lui pour autant Shavok estimait qu’il n’avait de compte à lui rendre. Le reste de la compagnie il ne l’ait connaissait pas. C’était brouillon mais il avait compris qu’ils étaient tous réunis pour soigner la petite félidae louche qui parlait avec le nain au banquet. Qu’est-ce qu’elle avait de spécial au juste ? C’est vrai elle invoquait des dragons mais bon lui il pouvait invoquer un pégase c’était tout aussi bien.

Quoi qu’il en soit, il fallait apparemment la guérir, c’était même une priorité car elle était aussi une héroïne et elle ne méritait pas ça donc du coup il fallait devenir une autre Blanche-Felidae et les sept nains. C’était donc une princesse en détresse et tout le monde accepta bon gré mal gré la mission suivante. Sauf, que bon parmi l’équipe il y en avait un qui était plus malin que les autres et il se demanda quand même mais où est-ce que je m’embarque, moi ? Après tout, je buvais juste un verre et paf je vais sur un bateau posé pour une Felidae que je ne connais pas. Mais oui, l’ami songea Shavok c’est tout le problème quand tu traînes avec une bande de blaireaux enfin de héros, il t’arrive le plus de crasse possible. Certes, c’est un peu contre ta volonté mais tu verras, une fois le concombre digéré ça passe tout seul.

Bref, tout le monde avait quartier libre après pendant douze heures. Il convenue de se rejoindre au port le plus proche pour fêter tout ça. Mais avant, Shavok décida qu’il était temps d’aller voir Zenji pour lui expliquer ce fichu problème. Il débarqua donc chez lui et lui expliqua tout une Felidae invocatrice de dragon se sentait pas bien et du coup il allait prendre le bateau avec les autres personnes de la bande du Banquet. Il allait tenter de découvrir un remède sinon quelqu’un allait claquer une durite. Mais pas de soucis lui répondit Shavok, il était en bonne compagnie et il en profiterait pour demander à la jolie rouquine s’il pouvait lui emprunter son bateau quelque temps avec elle à bord le temps de pouvoir se rendre dans la Jungle Noir.

Il en profita donc pour acheter de la nourriture, de la boisson, de la corde, des piquets, un marteau, une tente et un concombre. Tout le barda essentiel pour un long voyage. D’autant qu’il n’avait jamais pris la mer et c’était une première pour lui mais il était fin prêt songea t-il et si le fameux mal de mer l’attaquait il le trancherait en deux avec son épée.

Il arriva donc au port. Il lui semblait que tout le monde était déjà là. Il était encore arrivait en retard. La ponctualité de Shavok n’avait jamais été très pointilleuse. Quand il monta sur ce qu’il lui semblait être une cabane à l’envers qui flottait sur l’eau. Il entendit le discours de la Capitaine signaler que c’était son navire donc ses ordres. Il soupira, il aurait obéit aux moindre des ordres de la Capitaine Valdriana si seulement elle avait le don de na pas s’éclipser telle une Felidae face à l’eau.
L’autre et Felidae et Khaalâm était aussi présent. Il formait plutôt une bonne paire tous les deux. Il y avait d’ailleurs d’autres personnes qui s’émoustiller ne montrant fièrement leur broche qui les désignait comme des héros ou autre. Shvaok lui savait qu’être un héros c’était avant tout une question de force mental et de réflexe pas de parure social. Il se dirigea vers la Capitaine Valdriana car il avait quelques petites choses à lui dire.

- Je tenais à vous parler, Capitaine de deux trois petites choses qui me trotter dans la tête. Je tenais à vous signaler que malgré ce qui s’est passé hier soir, je serais plus que ravi que vous me fassiez une session privé dans votre cabine de la bonne manière de s’enivrer. Mais, passons, il faut que je vous parle d’une chose essentiel. Il y a quelques temps à la fin de la bataille vous nous aviez proposé de pouvoir faire un tour en bateau, il s’avère que Zenji a un petit problème familial qui lui demande d’aller dans un endroit reculé appelé la Jungle Noir de ce qu’il m’en a dit c’est en territoire ork. Vous connaissez ? Je ne voudrais pas abuser de votre courtoisie bien évidemment, Capitaine.

Il attendait donc la réponse de la capitaine tandis que le vent soufflait fort dans les voiles et que le bateau avait commencé à prendre le large. Il ne savait pas ce que faisait les autres et très vite il sentit habité par un sentiment étrange comme si cette aventure était l’aventure qui allait permettre à son être d’accomplir quelque chose. L’aventure était là quels dangers allaient-ils donc accomplir à nouveau ensemble ? Son estomac se mit à gargouiller sans doute que l’estomac approuvait ou alors il avait tout simplement faim.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Sam 17 Déc 2016 - 6:58

Commanderie de l'ordre - Quelque-part dans le futur - Quartiers du Commandeur.


Tout ce monde vint donc me suivre vers la commanderie. Certains plus mécontents que d'autres. Je suis un suli d'actions et de peu de mots, la plupart du temps ! Et mon éducation militaire ou ma vie de chevalier errant, ne m'ont pas appris à être souple ou diplomate. Mais bon, le temps pressait et j'avais besoin de mettre tous ces gens en lieux sûr : pour leur sécurité et celle des habitants de la ville. Je suis pour la réhabilitation des démons mais pas à n'importe quel prix !

Bref ! Chers initiés qui lisez ces lignes, je retrouvais enfin le calme d'esprit que la disparition de la jeune félidae avait fait disparaitre à son tour ! Dans l'infirmerie, endroit sec, calme, propre et protégé, Griffe-lune, trouva le personnel attentionné qu'elle méritait. Ces gens de savoir et de grandes connaissances, ne pouvaient que ce casser les dents sur son cas, comment pourraient-ils réussir alors que leur manque des informations importantes mais nécessitant un secret absolu !

Je guidais le reste de la troupe vers les étages de la tour, la salle de guerre de mes quartiers, pour être précis. Là les informations sur le but de notre quête, continuèrent à nous être donnés. Le voyage s'annonçait long et périlleux, mais j'avais donné ma parole, je ne pouvais me dédire ! Il arriva que fut évoqué un voyage en Mer, le Capitaine Valdriana proposa son navire puis à l'annonce des chemins possibles elle s'agita et exigea de par son rang sur son navire, de décider de la voie à suivre, sinon il faudra faire sans elle. Elle me manqua un peu de respect mais j'attribuais cela à l'émotion que semblaient éveiller de terribles souvenirs !

" Dame chevalier ! Retrouvez votre sérénité ! C'est votre navire, vos règles et règlements, nous ferons selon votre idée ! La mer m'est inconnue et je n'ai visité que des navires à quai, alors je ne vous contredirais pas, si votre route est la plus sûre, elle me va ! "

Je me dirigeais vers le civil que j'avais réquisitionné contre sa volonté :

" Quant à vous, brave suli ! Recevez toutes mes excuses pour la façon dont on vous a traité ! Pour me faire pardonner je vous propose un lit dans une des chambres libres de la tour, aux étages inférieurs. Pareil pour vous autres ! Choisissez votre chambre de résidence comme chevalier du premier cercle, deuxième étage de la tour, si je me rappelles bien les plans !"

Le reste de la soirée et des préparatifs sera sans doute racontée par un autre, moi je commences à fatiguer et je vais donc au plus pressé. Donc, bientôt, on embarque et nous voilà dans le fer navire de la célèbre Sirena. Je pu la voir a l'ouvrage, ferme et directe, tout en autorité mais sans abus : L'ordre juste pour l'action juste ! Nous étions bien nombreux, moi et mes trois gardes : pas question que mes hommes me laissent partir seuls pour un périple aussi risqué ! Double-lames faisait vraiment à l'étroit sur le pont, Fatale et Le cyclopé adoptèrent bien vite une démarche chaloupée;

La Canidae Liara, elle, nous rejoignit plus tard, presqu'à la limite de devoir bondir pardessus le bastingage et au-dessus de l'eau. tout le monde qui montrait un peu de sens aventureux, était présents ! Plus la clique hétérogène des suivants de Griffe-lune !

«Élites, je vous présente les héros de la Vallée d’ildir et leurs alliés. C’est un honneur pour moi de les accueillir sur la Sirène. Durant cette traversée, j’exige que vous leur démontriez un respect exemplaire, car ils sont nos invités.»

Par ces mots le capitaine Siréna, nous présenta, et ses hommes et ses règles de vie à son bord ! Elle enchaina sur une mise en garde :

Les respecter c’est me respecter. Or, vous connaissez les conséquences si vous manquez de respect envers votre capitaine, n’est-ce pas messieurs?

Son équipage répondit avec une rapidité et un engagement qui ravissait mon coeur de soldat. - Bien.  Elle tourna son attention vers ma petite personne. Commandant, je respecte votre autorité, mais sachez qu’ici je suis seul maître à bord après Uria. Par mesure de sécurité et de bons fonctionnements, je tiens à ce que vous et vos gens respectez mes ordres. Bien entendu, j’exige aussi du respect pour l’ensemble de mon équipage. En aucun cas, je ne tolérais de confrontations ou d’insubordination. Toutefois, si cela arrive, commandant, je vous laisse le soin d'appliquer des mesures disciplinaires si vos hommes contrevient à cette règle. Je ferais pareille pour les miens. Pour l’heure, je suis heureuse que vous soyez parmi nous. Roger et Jack vous ont préparé deux chambres à la cale pour vous loger.

" N'ayez aucun soucis Capitaine ! A votre bord, comme je vous l'ai dit, vous commandez ! Je suis votre servant durant toute la traversée et ceux qui me considèrent comme leur commandeur, ferons tel que je le dis ! Mais je ne peux parler que pour ma garde personnelle, les autres sont libres de leurs actes !"

Je fis une révérence de gentilhomme et suivit le marin vers nos quartiers, suivi de près par mes silencieux compagnons. Heureusement que nous portons tous la tenue de l'ordre, au moins nous passerons pour un groupe de mercenaires. Pour les autres, bien que je leur ai proposé des tenues issues de la buanderie. Je ne suis pas aussi catégorique. J'espères que le voyage sera agréable !





"Je suis un suli de paix mais gare à mon courroux !"
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Fleya
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Dim 25 Déc 2016 - 20:27

Le monde pouvait parfois être si petit.... Ce n'était pas les Sulis qui manquaient, mais de toutes les créatures à fourrure qu'il avait pu croisé, Zakaerii était de nouveau tombé sur Fleya ! Qui pour ne pas changé, était visiblement ans de sales draps. Comme si elle avait eu le souci de maintenir sa réputation de catastrophe ambulante.... Embarqué un peu malgré lui dans de nouvelles aventures avec la tigresse, le pauvre Felidae fit contre mauvaise fortune bon cœur, et prit la décision de venir en aide à sa comparse, une fois de plus. Après tout, il aurait très bien pu tourner les talons, et envoyer paître le Canidae. Mais pas cette fois.... Que lui réservait Revoran cette fois-ci ? Avec elle, on avait pas souvent le temps de s'ennuyer. Shotra l'aurait presque regarder d'un air bienveillant, s'il en aurait connu l'expression. Dans une marque de ce qui pourrait s'apparenter à une esquisse de confiance, il la laissa s'enquérir de la féline. En toute légitimité, il demanda à Shotra un peu plus de détails sur la situation. L'ombre abyssale se fondit dans les ombres présentes sur Zakaerii, dans les plis de ses vêtements, de ses équipements. Le Felidae pouvait sentir une présence glaciale dans son dos, qui lui chuchotait les réponses à ses questions.....

Fleya.... est frappé d'un mal étrange.... D'un mal inconnu..... Depuis que nous avons affronté un dragon. Elle.... Elle ne s'est pas réveillée depuis.... Et elle ne cesse de s'affaiblir.... Aucun des soins connus ne fonctionnent..... Nous.... nous devons trouver une autre voie pour la soigner.... Et le temps presse....

Zakaerii s'était déjà montré d'une grande aide, et surtout d'un sang froid exemplaire au sens de Shotra. Il était à ses yeux l'un des éléments les plus sûr et valeureux.... Puisqu'il avait déjà eu affaire à Fleya avant même Elorias. Il savait Elorias tout aussi dévoué à la cause de Fleya et ne se questionnait pas pour lui. Pour les autres.... Il n'avait pas le choix que de leur faire confiance. Seul l'avenir lui dira s'il avait eu raison. Il essayait de se calmer comme il pouvait, essentiellement en rationalisant au maximum. Il avait pourtant affronté des situations tellement plus graves et stressantes, on lui reconnaissait son sang froid et sa capacité à rester lucide. Il était devenu Seigneur de Guerre parmi les siens, une des personnalités les plus puissantes et emblématiques de l'Outre-Monde, une des fiertés du royaume de Sipriar ! Et pour une une petite féline de rien du tout, il sentait ses humeurs bouillir et fulminait silencieusement en lui.... Ce n'était pas digne de lui ! Il devait se reprendre, garder la tête froide pour gérer au mieux la situation, pour rester efficace ! Il le savait, mais c'était subitement si dur.... Alors que la situation le frustrait, et qu'ils étaient tous arrivés à bon port dans l'infirmerie, les aventuriers continuèrent leurs échanges.

Elorias avait proposé de passer par les Brumes pour gagner du temps. Une solution qui de prime abord enchanta Shotra, mais qui n'exprima pas sa satisfaction. Il avait un doute.... Il n'aurait pas hésité un seul instant à traverser ses brumes s'il avait été seul. Mais ici il ne l'était pas.... Il y avait les autres et il devait impérativement faire avec. Mais il ne savait pas jusqu'où il pouvait pousser les hommes et les femmes qui constituait son groupe. Ils n'étaient pas ses soldats, ils étaient des renforts inattendus et un avantage considérable. Il devait absolument les employer avec sagesses pour exploiter au mieux leurs compétences inconnus. Les soumettre à un danger inconnu dont il ne savait pas la puissance n'était pas judicieux. Dans la situation présente, il savait que la précipitation était une erreur. Mais il manquait également de temps.... Il n'avait pas le choix, il devait les laisser décider du chemin qu'ils allaient prendre. Lui ne savait pas leur capacité, mais il se doutait que les aventuriers sauraient s'ils en étaient capables ou pas. Et il n'eut pas à se poser la question longtemps !

Immédiatement, Cassiopée rejeta en bloc la proposition des brumes, tout en donnant son explication. Une hydre.... Tout ce temps de perdu à cause d'une hydre.... C'était trop bête ! Trop rageant.... Sans s'en rendre compte, Shotra laisser évacuer cette frustration insoutenable via son aura qui en devint oppressante. Au point que la Capitaine elle-même ne se sente touchée par cette dernière et y réagit de manière irritée. C'était la dernière chose dont il avait envie, subir les excès d'autorités d'une ildirienne. Il lui avait demandé quelque chose à celle-là ? Dans son état de nerf actuel, il était à deux doigt de lui dévisser la tête ! Elorias et Lylim en étaient conscient et il se tenaient d'ailleurs prêt à une intervention catastrophe pour empêcher un drame ! Mais il ne pouvait pas. Il avait besoin d'elle, et de son navire pour sauver Fleya. Il n'allait pas pour autant courber l'échine devant cette bonne femme. Il se retrouva jute devant elle, la surplombant de toute sa hauteur, et son regard vaporeux s'ancra droit dans le regard de la jolie rousse, trop assurée à son goût. Il lâcha alors.


Vous êtes trop jeune.... de plusieurs millénaires.... pour pouvoir prétendre.... à interpréter les intentions d'un Tourmenteur.... Gardez votre autorité.... Pour les ildiriens. Pour les brumes... Il est trop dangereux.... de les traverser.... Avec Griffe-Lune inconsciente.... Et une équipe non préparée. L'affaire est réglée.... Allons au port.... Et naviguez.

Elorias et Lylim avait retenu leur souffle pendant toute la réponse de Shotra Loth attendant de voir à quel moment son confrère d'ombres allait arracher les yeux de la rouquine.... Mais rien ne vint. Loth était déçu, mais Elorias et Lylim retrouvèrent leur souffle en voyant Shotra s'en retourner dans les ombres. Le vieux bélinois se demandait s'il son vieux coeur n'allait pas lâcher avec toutes ses frayeurs. Néanmoins, après cela il était persuadé que Shotra avait pleinement acquis l'importance des autres dans leur mission, et qu'il ne leur ferait rien de plus grave qu'un.... Sermon de démons ? En y réfléchissant bien c'était assez improbable comme scène, mais plus il y réfléchissait, plus il se disait qu'avec l'équipe qui venait de se constituer, cela allait devenir fréquent. Avait-on jamais vu une Capitaine défier de la sorte un Tourmenteur sans craindre de perdre des membres ou la vie ?! Mais il ne pouvait pas condamner cette témérité, cet espèce de mélange de courage et d'inconscience pure qu'il y avait au fond de chacun d'eux. Car c'était justement grâce à elle qu'ils allaient se lancer dans une quête complètement folle et dangereuse aujourd'hui.... Le vieux bélinois s'approcha de Cassiopée et essaya de détendre la situation.

Ne tenez pas rigueur de son comportement Capitaine. Shotra.... semble n'avoir jamais eu que Griffe-Lune comme conjuratrice. Du moins c'est l'impression qu'il me donne. Et Griffe-Lune a une manière bien particulière de faire avec ses fiélons, Shotra ne doit pas être habitué à obéir, ou à faire avec d'autres partenaires. Sans compter l'état dans lequel les souffrances de Griffe-Lune l'ont mis. Je suis sûr qu'il fait de son mieux, à sa manière mais de son mieux.

Shotra avait les oreilles qui sifflaient à entendre le vieux bélinois parler de lui comme s'il avait été en tort alors que pour lui, c'était elle qui l'était. D'où s'était-elle permise de lui attribuer des pensées ?! Ces ildiriens vraiment.... Mais il n'allait pas se lancer dans ces bêtises là. Ils avaient plus urgent à faire. Le Canidae allait dans le sens de la capitaine et toute cette curieuse clique se retrouva rapidement à bord. Il y en avait une qui était particulièrement ravie.... C'était Lylim. Un navire.... Remplit de marins à bords ! Elles les imaginaient déjà, beaux et musclés, leurs corps sculptés par le dur travail, fouettés par les vents et la mer.... Elle en frissonnait déjà de plaisir, un sourire radieux s'était logé sur ses lèvres tandis qu'ils étaient montés à bord. Il y avait de tout, du jeune, du moins jeune, des hommes très à son goût, d'autres un peu moins.... Elle se savait belle.... Elle savait qu'elle plaisait, et que ces hommes allaient la désirer. Alors que les regards se posaient déjà sur elle, elle se para de son plus beau sourire enjôleur, et de son regard envoûtant. Une démarche assuré, mais douce, pour laisser son corps onduler sous l'impulsion de ses pas, se faisant sirène terrestre. Elle ne pouvait pas les dévorer, mais cela ne l'empêchait pas de prendre du bon temps. Un équipage pour elle toute seule ! Ou presque.... Cassiopée rappela à l'ordre ses hommes, qui furent bien obligé de décrocher leur regard de cette muse montée à bord.

La rouquine fit une petite moue attristée. Elle n'imaginait pas une seule seconde la capitaine s'adonner à un quelconque plaisir avec ses hommes, alors pourquoi l'empêchait-elle d'en profiter ? C'était cruel ! Surtout qu'elle doutait que ce soit au cours de leur mission qu'elle aurait l'occasion de pouvoir prendre un peu de bon temps. Où était cette soi-disant solidarité féminine ?! Elorias cacha un rire discret derrière sa main en voyant la frustration de sa succube, rejoint par Loth qui lui ne se cachait pas. Mais Lylim n'avait pas dit son dernier mot. Quitte à le faire dans le dos de la Capitaine, elle comptait bien goûter à la vigueur et l'endurance de ses hommes. Après tout, autant laisser un bon souvenir à ces marins. Elle s'en alla sans un mot, alors que chacun vaquait à ses occupations. Il lui fallait repérer tous les endroits offrant une potentielle cachette pour commettre ses forfaits de luxure ! De même que repérer les plus beaux spécimens pour une première nuit. Elle trouva rapidement de quoi la satisfaire, et même quelques endroits incongrue pour s'adonner à la bagatelle. Presque romantique dans l'âme, elle avait bien envie de goûter au plaisir charnelle dans les hauteurs du navire, pour peu qu'elle trouve un partenaire assez téméraire pour... Mais au pire, elle saurait le motiver.

Au jeu de la séduction, Lylim était une impératrice en son royaume. Elle connaissait les regards, les sourires, elle savait les postures.... Jusqu'au parfum entêtant qu'elle dégageait alors. Parfois elle ne faisait que passer derrière les marins, ou entre deux.... Parfois elle laissait le bout de ses doigts effleurer discrètement la peau d'un de ces étalons, et savourer le plaisir de le faire frissonner de ce simple contact. Les marins n'étaient pas à plaindre non plus, car pour les heureux élus, c'était une véritable professionnelle qui allait s'occuper d'eux, aussi expérimentée que passionnée, elle maîtrisait à la perfection tout les tenants et aboutissants de son art, et ne laissait qu'une jouissance surnaturelle en guise d'option. C'était d'ailleurs pour elle un point d'honneur. Mais il était bien connu que le fruit le plus tentant était celui le plus défendu. Celui qui était inaccessible. Déjà réservé.... Elle ne le savait pas encore? mais elle n'avait presque pas le choix. Avait-on idée d'avoir un si joli minois et une paire d'yeux pareille ? Mais elle n'allait pas tarder à découvrir que celui-là ne se laisserait pas séduire aussi facilement. Ce qui lui plaisait encore plus. Plus on lui résistait, plus cela l'amusait ! Si elle ne comprenait pas encore pourquoi cette réticence, elle allait bientôt découvrir la raison.... Mais est-ce que cela suffirait à l'arrêter ?

Pendant ce temps, Loth se faisait discret, passant un coup de main à contre cœur lorsqu'on le lui demandait, Elorias n'étant jamais très loin pour lui rappeler qu'il était de bon ton de s'investir. Au point que le faux loup se décida à améliorer ses compétences en camouflage et sa capacité à se cacher pour esquiver les corvées. Shotra lui restait dissimulé. Il n'aimait pas se montrer de base, et Elorias l'avait encourager à rester dans les ombres. Le vieux bélinois préférait cette alternative plutôt que de risquer d'autres confrontations entre lui et Cassiopée. L'ombre abyssale s'était presque enfermé avec Fleya, veillant inlassablement sur elle, en silence.... Outre les moments passés à chercher Loth, et à rappeler à Lylim qu'ils n'étaient pas là pour s'amuser, Elorias essayait de se rendre utile comme il pouvait. Bienveillant, il allait s'enquérir des états de chacun, leur demandant si tout allait bien, s'il pouvait faire quelque chose pour eux. S'occuper lui permettait de prendre son mal en patience et éviter de s'inquiéter inutilement. La première semaine se passait à merveille en terme de conditions de navigation. Le temps était beau, la mer relativement calme, et les vents puissants mais favorable. Elorias en vint à espérer que les dieux soient avec eux pour une fois.... Mais à croire que ses espoirs sonnèrent comme un affront. Le huitième jours, ce fut une tempête qui réveilla le vieux bélinois. La mer n'était pas encore déchaîné mais elle commençait à s'agiter, le ciel était noir d'orage, et la pluie était battante. Cela n'aurait pu être qu'un simple intempérie.... Mais la menace pointait non loin.... Et ses voiles sinistres perçait déjà le début de pénombre.





Elorias écarquilla les yeux. Des pirates.... Un bateau pirate leur fonçait droit dessus, paré à passer à l'abordage ! Bon sang, c'était une catastrophe ! ils n'avaient pas besoin de ça ! Mais qu'à cela ne tienne ! Ces pirates ne savaient pas à qui ils avaient affaire ! Et si jamais ils parvenaient à monter à bord, c'étaient une escouade de héros vétérans d'une guerre de dragons qui allaient les accueillir ! Lylim soupira, agacée d'être déranger, tandis que Loth lui était ravi, et ne se fit guère prier pour sortir de sa cachette. Du combat, de l'action, enfin ! Ce bateau là n'était pas un poids plume, il y allait avoir du monde, donc suffisamment pour qu'il puisse se défouler, sans devoir piquer une proie à quelqu'un d'autre. Shotra lui s'était placé en dernier rempart. Si part malheur, il y avait un pirate qui s'approchait du périmètre de Fleya, il le massacrerait dans une sauvagerie ineffable.... Chacun à son poste.... L'affrontement était imminent !


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Zakaerii
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Ven 30 Déc 2016 - 10:00

Zakaerii aurait probablement pu choisir d’arpenter une autre voie, ignorer l’ordre – car s’en était un – qu’on lui avait donné et s’occuper de ses affaires, mais, depuis qu’il avait rencontré Fleya, le Suli était presque convaincu que cette dernière faisait justement partie de « ses » affaires. Qui plus est, Revoran lui-même avait montré un intérêt certain pour la jeune femme et si, de toutes les auberges d’Hydrasil, il avait fallu que le dévot se retrouve dans celle où elle se cachait, il ne fallait pas y voir une simple coïncidence. Ceci étant dit, il aurait préféré retrouver la Suli dans des conditions plus… sereines. Mais il fallait croire qu’ils n’étaient pas destinés à se rencontrer dans un contexte plus paisible. Au fond, à près tout, cela pouvait presque être amusant. Cela aurait pu l’être, si la situation n’avait pas été aussi… tendue. La traversée de la ville avait été plus que silencieuse et, pour être honnête, les confessions de Shotra n’avaient pas rassuré Zakaerii qui avait porté son regard sur la jeune femme inconsciente. Il avait entendu parler de la grande bataille contre le dragon, avait eu quelques bribes d’informations sur les fameux héros qui avaient sauvé la vallée ce jour-là, mais il ne s’était pas vraiment douté qu’elle en faisait partie, même si, au fond, cela ne l’étonnait guère. S’il y avait un endroit sur terre où il ne fallait pas être, le Suli était convaincu qu’elle seule pouvait s’y trouver, avec les ennuis qui allaient de pair. Alors que Shotra se matérialisait à nouveau à ses côtés, le Félidaë se contenta d’hocher la tête. « Je vois... » Il n’avait aucune idée de cette « autre voie » dont faisait mention la créature d’ombre, mais nul doute que ce beau monde devait avoir un plan, ou quelque chose qui s’en approchait.

Le reste de la soirée ne fut pas des plus explicites, mais, visiblement, le groupe s’était mis d’accord pour prendre la mer, tout en évitant soigneusement une zone, apparemment infestée d’Hydres. Ces créatures n’étaient pas inconnues au Suli, mais il n’avait pas eu le « privilège » d’en voir de ses propres yeux. Néanmoins, il n’avait aucune raison de douter de la femme aux cheveux de feu – Cassiopée, s’il se souvenait correctement. Zakaerii accepta sans formalités les excuses qu’on lui proposa, se contentant de ne pas faire de vagues, et il apprécia le confort de la chambre qu’on lui proposa, même s’il préféra passer davantage de temps avec Shotra, au chevet de Fleya, afin d’en apprendre davantage sur cette situation. La question n’était pas tant de savoir s’il allait continuer de s’investir, car sa décision était déjà prise, mais plutôt d’en savoir un peu plus sur ce qui tourmentait Fleya, sur ses causes, et sur les pistes précédemment envisagées par ses compagnons. Le Felidaë connaissait suffisamment l’ombre pour savoir qu’il n’y avait pas plus protecteur envers la Suli et il pouvait imaginer sans mal son désarroi de ne rien pouvoir faire pour elle. Qui plus est, c’était aussi l’occasion de connaître tous les participants sans avoir à le leur demander directement. A bord de La Sirène une fois les préparatifs terminé, Zakaerii fit rapidement le tour du navire, saluant quelques marins de ça, de là. Après avoir déjà voyagé sur la mer des Larmes, il n’avait aucune appréhension particulière, même pour les obstacles qui viendraient se mettre sur leur route. Après le départ, il resta principalement en compagnie de Shotra, près de Fleya, et allait parfois se dégourdir les pattes sur le pont, profitant de l’air frais du matin. Pas très bavard, il répondait néanmoins aux questions qu’on lui posait. Il n’était d’ailleurs pas rare de le retrouver en train de méditer sur le gaillard avant à l’aube. Il profita de la traverser pour tenter d’invoquer l’attention de Revoran sur Fleya, mais, comme il s’y attendait, cela fut vain. Cela ne coûtait rien d’essayer. Il proposa également à l’Ombre de le remplacer auprès de la jeune femme, s’il voulait faire autre chose, se changer les idées, mais le Suli avait conscience que cette proposition ne serait probablement pas acceptée.

--- --- --- ---

Les nouveaux venus à bord de La Sirène ne passèrent pas inaperçus. Entre la poignée de Sulis, conscients ou inconscients, et les autres… Ma foi, il y avait suffisamment de nouveauté pour surprendre n’importe qui, moi y compris. Bien entendu, mon attention fut particulièrement tournée vers l’une des demoiselles de ce nouveau groupe : Lylim, apparemment. Son petit manège ne m’a pas échappé non plus. Sans réellement savoir pourquoi, elle semblait apprécier l’idée d’attirer l’attention de l’ensemble de l’équipage et nombreux étaient ceux, qui, le soir venu, évoquaient les qualités – physiques – de leur passagère préférée. Je connaissais bien son petit-jeu, et, pour cause, j’étais habitué à faire de même avec les demoiselles. Bien entendu, il était plus difficile d’exercer mes talents à bord avec une population quasiment exclusivement masculine. Cependant, je pus rapidement noter qu’elle me portait une attention toute particulière. Les regards, en pensant, ou non, être invisible, ou alors en sachant pertinemment que je m’en rendrais compte, les gestes, les contacts – rares mais précis. Dans d’autres circonstances, j’aurais pu me laisser prendre à ses filets, mais, malheureusement pour elle, elle arrivait trop tard. Je n’étais pas resté à bord de La Sirène pour rien, et si ma fidélité de marin allait à sa Capitaine, la fidélité de mon cœur allait également à Cassiopée, même si elle ne le savait pas forcément. Néanmoins, plutôt que mettre les choses à plat, ou alors conscient que cela ne changerait probablement rien à son comportement, je pris sur moi, amusé par l’idée, de me laisser aller au jeu et à jouer avec elle, en lui rendant un avant-goût de ses propres méthodes. Elle pensait pouvoir séduire n’importe quel homme de ce navire ? Pensait-elle pouvoir ne pas se laisser séduire ? C’était probablement jouer avec le feu, mais j’avais conscience de mes limites et je savais qu’il y avait des lignes que je ne franchirais pas. Qui plus est, j’étais relativement confiant dans mes sentiments pour Cassiopée pour savoir que je ne risquais pas grand-chose. Oh, cette traversée risquait d’être particulièrement intéressante.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Dim 1 Jan 2017 - 21:05

Son être m’avait surplombé d’une façon menaçante et inattendue. Tendue, je m’étais reculée d’un pas, la main sur mon arme juste au cas où que cette dispute deviendrait un drame. Le tourmenteur m’avait alors fixé intensément, je pouvais lire son envie de m’éviscérer, mais je tins bon. Presque avec insolence, j’osais soutenir son regard vaporeux tandis qu’il émit cet avertissement :

- Vous êtes trop jeune.... de plusieurs millénaires.... pour pouvoir prétendre.... à interpréter les intentions d'un Tourmenteur.... Gardez votre autorité.... Pour les ildiriens. Pour les brumes... Il est trop dangereux.... de les traverser.... Avec Griffe-Lune inconsciente.... Et une équipe non préparée. L'affaire est réglée.... Allons au port.... Et naviguez.
Je pris le temps de le dévisager en silence,  et avant qu’il ne s’éloigne, je répliquais fermement:
- Au moins, nous sommes d’accord sur une chose, tourmenteur… c’est que malgré les millénaires qui nous séparent, les hydres sont à éviter et nous ne pouvons exposer votre Felidae à un si grand danger. Disant cela, j’avais souri et tel un doux affront, je conclus : Cela prouve que malgré ma jeunesse et mon humanité, ma prudence est égale à la vôtre...j’en suis honorée, mais pour l’heure, allons naviguez.

Sur cette réplique, je m’apprêtais à partir quand Elorias s’approcha afin de s’excuser du comportement du tourmenteur. Je l’avais écouté en silence et une fois son explication terminée, j’avais répondu simplement «Nous faisons tous de notre mieux, Elorias, mais je comprends.» Oui, je comprenais que cette situation était très délicate et que Shotra était fort inquiet pour sa protégée, mais je n’étais pas du genre à me faire rabaisser. C’était sûrement très risqué de confronter un tourmenteur, mais je n’hésiterais pas à recommencer si nécessaire. Sur cette pensée, je soupirais, mes yeux rivés vers le large. Avais-je bien fait d’accepter ces conjurateurs à mon bord? La réaction du fiélon ne me rassurait guère, ni les regards langoureux de Lylim envers mes hommes, mais maintenant, je ne pouvais plus reculer. À  mon gouvernail, je suivis du regard le groupe clandestin qui se familiarisait avec la Sirène. Mes pensées étaient sombres et soucieuses, mais heureusement, mon fils vint me faire sourire. Soudain, ses yeux s’agrandirent et il s’exclama impressionné : « Wow, un ours qui marche!» Effectivement, Shavok venait de s’approcher à son tour et il réclamait mon attention. Je rougis de honte devant le commentaire candide et maladroit du mousse. « Gamin! Ce n’est pas des choses à dire. Shavok n’est pas un ours, mais bien un Suli. Un héros de surcroît, alors excuse-toi immédiatement!»  Comprenant qu’il venait de dire une bavure, mon fils s’excusa d’une façon adorable : « Pardon, monsieur Shavok de vous avoir pris pour un ours. Comprenez que je n’ai jamais vu de Suli auparavant, mais je vous promets de ne plus vous comparer à cet animal.» Devant un ton aussi poli, je ne pus m’empêcher de ressentir une fierté typiquement maternelle. Je tournais alors un regard amusé vers Shavok en demandant: « Que dois-je faire de ce moussaillon impoli, Shavok? L’attacher en haut du mât ou le donner aux requins?» L’enfant prit un air apeuré tandis que j’éclatais de rire. Secouant sa tignasse, je soufflais tendrement : « Allons, je plaisante! Brique le pont. Ça va être suffisant.» Dylan se détendit et d’un petit sourire, il obéit promptement à mon ordre.  Après l’avoir suivi d’un regard attendri, je rivais mes yeux turquoise dans ceux de Shavok. D’un sourire, je dis :
- Désolé. Cet enfant n’a guère sa langue dans sa poche. Vous allez probablement l’apprendre à vos dépens. J’eus un rictus et reprenant mon air sérieux, je demandais : Alors, que me voulez-vous?Mon Ursadae m’expliqua alors qu’il avait une requête importante. Me rappelant de la promesse que je leur avais faite, à lui et à Zenji, il me demanda si je pouvais faire une halte dans la Jungle noire pour déposer le Felidae en question.

- Je connais la jungle noire, et ses orcs. Pour les avoir affrontés maintes fois, ceux-ci sont très dangereux, je ne pourrais prendre le risque de m’y attarder, surtout avec notre blessée à bord.Toutefois…je jetais un coup d’œil discret à Elorias, puis à Khaalâm. Ceux-ci n’allaient pas apprécier, mais étant une femme d’honneur, je ne pouvais refuser la requête de Shavok. Je tenais toujours mes promesses. Me penchant vers mon interlocuteur poilu, je murmurais : «Il y a un fleuve qui passe à travers la jungle noire et qui mène directement à Paria. Je pourrais y faire une courte halte afin de s’approvisionner. Ça serait l’occasion pour Zenji de filer en douce et de retrouver sa famille. Qu’en pensez-vous?» Il n’eut pas le temps de répondre qu’un bruit sourd et familier me fit baisser lentement les yeux vers son ventre large et imposant. «Je crois que votre ventre approuve ma suggestion.» J’eus un rictus narquois et d’un signe de tête, j’informais : « Allez donc à la cuisine. Yeng, mon cuistot, va vous préparer quelque chose à manger.»  Mon ours affamé ne se fit pas prier deux fois, et grâce aux indications de mes marins, il réussit à retrouver la cuisine, qui selon moi, allait devenir son repère favori.

***
La première semaine se déroula paisiblement. Par cette température idéale, mes hommes s’entrainaient deux fois par jour, une heure le matin et une heure l’après-midi. Entre les soirées en compagnie de Khalaâm, Shavok et Elorias, la supervision des tâches du navire et l’enseignement des formes d’art martial, des pratiques de lancer aux couteaux (diriger par mon second) des projections au sol, du maniement d’armes, des pratiques de batterie, de plonger et d’escalade, je n’eus pas de temps ni pour moi, ni pour Caleb et à peine pour mon fils. Or, plus que les jours défilaient et plus je m’aperçus d’un changement subtil, mais louche, au sein de mon équipage. Plusieurs de mes hommes semblaient trop détendus et ridiculement distraits. Je sus la cause de cette distraction stupide : Lylim. À mon insu, celle-ci avait séduit mes hommes, ou plutôt, les plus beaux d’entre eux, se livrant à des ébats que je n’osais imaginer. Étant constamment sollicitée, j’avais négligé de la surveiller, mais voilà que le mal était fait. Vu qu’aucun viol ou acte irrespectueux n’avait été commis, je ne pouvais la punir d’agir en amante dévergondée. Par contre, contrairement à elle, j’étais consciente des conséquences de ce comportement érotique. Je savais que bientôt j’allais devoir la remettre à sa place, ce n’était qu’une question de temps. Elle comprendrait alors l’insouciance de ses pulsions, et surtout, qu’un navire n’est pas un bordel. Irritée de l’attention que lui portaient mes hommes, je tentais de l’éviter et d’attendre le moment opportun. Or, un jour où le ciel était terriblement sombre et la pluie battante, je la vis s’approcher de Flynn et devant leur réciproque complicité, je compris que ce n’était pas la première fois qu'elle l'approchait. À ce moment-là, j’étais en pleine conversation avec Elorias.

- Elorias! Mon ami, comment allez-vous aujourd’hui? La mer commence à être agité, mais n’ayez crainte, s’il y a tempête, elle sera douce. J’eus un doux sourire pour le vieil homme avec lequel je m’attendais bien. Vous ai-je déjà remercié pour votre serviabilité? J'ai eu vent de celle-ci et sincèrement, je vous en suis très reconnaissante. Ce n’est pas donné à tout le monde de vouloir aider autrui et de se rendre utile. Comme à son habitude, il me répondit avec bienveillance, tandis  qu’un rire enchanteur vint détourner mon attention vers Lylim et…Caleb.

Celui-ci semblait la dévisager de la même façon qu’elle le dévisageait : avec une intensité séductrice et un brin d'amusement. Je le surpris alors à embrasser la joue de la rouquine, ce qui me fit pâlir. À l’ombre du gaillard avant, ils semblaient invisibles de tous, mais pas de moi. Cela semblait amuser Flynn, mais me concernant, ce n’était pas du tout amusant. Rageuse et triste, je baissais la tête en enfonçant mes ongles dans ma paume. Cette femme…cette maudite femme… Fermant les yeux, je pris une profonde respiration et levant un regard perçant vers eux, j’ordonnais durement : « Bosco! Cesse de flirter et au travail. Sinon à fond de cale! Et tu feras le quart de nuit.  Je déconseille à cette demoiselle de venir te rejoindre.» À cet avertissement, je braquais un regard terriblement froid sur l’enjôleuse. Toujours en soutenant le regard langoureux, je soufflais  à Elorias : « Je vous considère le commandeur de vos conjurateurs. Alors, écoutez bien ceci : si j’apprends que cette femme a encore séduit l’un de mes hommes et qu’à cause d’elle, il y a conflit entre mes hommes, vous la conduirais vous-même à fond de cale. Elle y restera jusqu’à la fin de la traversée.» Mon regard limpide se tournait alors vers le vieil homme. «Je ne me peux me permettre de division entre mes Élites, surtout en mer. Vous me comprenez?» Soudain, Gawael s'écria du haut de l’Artimon : «Navire à l’horizon, capitaine! Des pirates!» Retrouvant mon sang-froid, je pris ma longue-vue pour observer l’horizon. Je devins blême en voyant de qui il s’agissait. La Revanche des mers et son célèbre capitaine : Barbe Jais. Bordel de merde! Il ne manquait plus que ça.  Ravalant ma terreur, je pris sur moi d’être farouche et inébranlable « Branle-bas de combat! Sortez les canons! Aux armes!» Commandais-je en me précipitant vers le gouvernail pour l’abordage. Soudain, je sentis un mouvement en arrière de moi. Par instinct, et surtout à cause que je connaissais cette stratégie, inspiré justement de Barbe Jais, j’évitais de me faire transpercer.  À la nage, des pirates avaient grimpé à l’arrière du navire. Nous étions déjà abordés. Le combat commença…sanglant, expérimenté et sauvage.


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Shavok Tanuk
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Dim 15 Jan 2017 - 10:02

La grande Capitaine Cassiopée avait donc approuvé cet itinéraire. Il en était donc quelque rassuré. En revanche, cela serait compliqué de faire monter Zenji mais bon il trouverait un moyen quoi qu’il arrive. Le territoire des orks était dangereux, et bien que la Capitaine semblait ne pas les apprécier. Les deux sulis faire preuve de sagesse et de courage pour éviter de se faire repérer dans cette terre de barbare ou un peau de Suli représentait beaucoup.

Il ne lui restait donc qu’à apprécier le reste du voyage. Il se rendit d’ailleurs très vite compte qu’une rousse et ce n’était pas forcément sa rousse préférée faisait monter le miel dans le cerveau de plusieurs hommes. Elle était une sorte de courtisane ? N’était-ce pas néfaste qu’elle copule avec tout ce qui bougeait ? Chez les Sulis, on appelait ça un animal en rut ni plus ni moins, une personne qui ne se préoccupait que du plaisir libertin sans fondamentalement tenter de construire une vraie histoire. C’était très mal vu par leur société car c’était admettre qu’ils étaient des animaux, eux qui avaient mis tant de temps à se distinguer et prouver leur humanité.

Le voyage en navire aurait très bien put se dérouler quelques petits inconvénients. D’abord, il était quasiment impossible de s’isoler une seule seconde sur e navire. Il y avait toujours à chaque coin du navire quelqu’un de plus ou moins attentionnée qui vous attendait à moins qu’il ait tout simplement à faire par là. Ce n’était clairement pas la peine de voyager si on était paranoïaque.

Il y avait aussi autre chose qu’il fallait prévoir quand on naviguait sur un navire. Ce n’était vraiment pas grand-chose, un tout petit truc qui d’ailleurs ne tenait qu’en un mot : Pirate ! Des Pirates ???? Bon sang, Shavok ne s’était pas attendu à combattre en mer, il avait déjà combattu sur terre et récemment dans les airs mais maintenant c’était sur l’eau qu’il allait se battre. Une perspective assez intéressante, pour lui que de se dire qu’il allait enfin devoir sortir son épée et fendre l’océan avec.

Il avait d’ailleurs remarqué le grand navire menaçant qui s’approchait, il était magnifique mais il n’et guère le temps de le regarder très longtemps étant donné qu’à l’arrière des effarouchées démarrai déjà. Il se retourna juste à temps pour voir qu’un pirate à la mine patibulaire s’apprêtait à lui donneur un coup de sabre dans le dos et en finir définitivement avec notre ourson.

Ce n’était clairement pas au goût de Shavok que de finir de cette manière et il dégaina tant bien de mal tout en esquivant son épée. Malotru ! Coque à Moule ! Enfant de Lilith ! se dit Shavok en vociférant et en se jetant dans la bataille. L’attitude de son adversaire était si vil qu’il en bouillonner de colère.

D’ailleurs, il n’était pas seul à ses côtés et se joignant plus ou moins à la bataille il pouvait reconnaître des marins, des amis tous unis sous une seul bannière le navire de Casiopée car par personne voulait succomber et personne ne voulait donner ce petit navire de liberté et de plaisance. Ce n’était pas son navire mais les petits moments de joie qu’il avait ressentit durant son voyage valait le coup de se battre !

C’était insupportable  dans la tête de Shavok de devoir se rendre si facilement, non, il avait clairement envie de faire un massacre. Il était temps de régler la question définitivement, de battre les œufs de la bonne manière. Ils étaient peut être plus nombreux mais ils avaient la foi de survivre. C’est en tout cas ce qu’il se disait jusqu’à ce qu’un terrible adversaire s’immisça sur le plancher du navire. Quatre ou cinq marins volèrent à son approche. Il fonça droit sur Shavok qui eut bien du mal à esquiver ce mastodonte. Franchement, c’était quoi cet animal de foire et comment ils avaient réussit à l’avoir sur leur navire ? Bon sang, Shavok avait beau parer et contre–attaquer, il ne pourrait rien faire seul, il lui faudrait de l’assistance. Mais qui pouvait bien l’aider ? Tout le monde avait l’air d‘être occupé. Etait-ce la fin pour Shavok, l’ursidaë, voyageur de rêve et vainqueur de démons ? Une chose était sûr cet Orkà deux têtes et mesurant 4 mètres de haut n’aurait jamais dut exister…

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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mer 25 Jan 2017 - 7:28

-- Quelquepart dans la Commanderie de l'Ordre Draconnique --

Alors que je suis bien tranquillement assis dans le calme de mes quartiers, je me remémore ce voyage dont j'avais commencé à vous parler : une semaine édifiante pour moi, je dois l'avouer ! Le premier jour en mer, je n'eu pas de gros soucis, Double-lame, l'Ursidae de ma garde , faisait le guet devant ma porte de cabine. Les autres, les deux Canidae et la félidae, et bien, ils se mêlèrent à l'équipage, tout autant pour les surveiller que pour s'assurer d'aucun danger menaçant dehors.

C'est le soir de ce premier jour que je commençais a me sentir nauséeux, le manque d'habitude sans doute. Mais de jours en jours ce fut de pire en pire ! Je crois bien qu'on me parla de débordements de la succube, mais je n'en suis pas sûr ! Cassiopée vint me voir dans mon lit de douleurs, je ne devais pas être à mon avantage, plein de sueur et des vomissures a la commissures des babines ! Elorias vint me voir et me fit prendre des décoctions infectes qui me guérirent au bout de deux jours. Mais je restais faible encore quelques temps.

Puis à la fin de cette semaine une tempête se leva et je me retrouvais de nouveau indisposé. Oui mes chers disciples ! Votre commandeur est un être comme les autres, il n'échappe pas à ce que d'aucuns appelle les vicissitudes de la vie. Et si j'avoues sans honte ma faiblesse c'est pour vous donner une leçon : l'Ordre n'est pas fait de créatures magiques ignorantes des considérations humaines, il est composé d'hommes et de femmes de grand courage et d'un esprit fort qui savent qu'ils sont faible mais  ne laissent pas ces faiblesses les empêcher de montrer un cœur vaillant, fier et pur !

Double-lame poussa la porte de ma cabine en hâte : un bateau pirates venait de montrer ses voiles, Il voulait fermer la porte à double tour et rester près de moi pour me défendre, mais il n'en était pas question ! Il insista et je me fâchais :

" Je suis votre Commandant et votre Commandeur ! Chevalier ! Vous allez vous battre avec vos trois camarades ! Porter assistance au Capitaine Valdriana, votre pair en chevalerie ! Ce bateau est remplie d'hommes valeureux et de héros ! Je ne permettrais pas que mon commandement se fasse encore au prix de morts innocents ! Sortez ! Je vous suis de suite !"

Il salua et sortit, bientôt j'entendis des bruits de combats sur le pont arrière, je me levais avec difficulté, titubant un peu, je posais la main sur le remède d'Elorias, il en restais un grand fond, les directives étaient d'une cuillerée à soupe par jour et lors de chaque crise de nausées, mais là le temps pressait, je pris la fiole et avalait le tout d'un trait ! L'effet fut radical : soudain je me trouvais plein de force de nouveau. Je pris mes habits de Commandeur et me vêti puis ceignant mon épée dragon je sortis sur le pont.

Les combats faisait rage de tous côtés, je cherchais des yeux des visages amis, je vis ce brave Shavok au prise avec un ork gigantesque bi-céphale, il ne pourrais pas le vaincre seul, pensant que les chevaliers n'avaient pas pensés à leur insigne magique je posais ma main sur le mien et prononçais la formule propre au Commandeur : " Par le sang du dragon, uni à jamais par le sang l'Ordre vaincra toujours le mal !", par ces mots je venais d'activer tous les bouclier magique des membres de l'ordre qui portaient leur tenue officielle.

Je brandis mon épée et m'élançais au secours de mon ami Ursidae ! En souhaitant fort ne pas vomir au plus mauvais moment !





HRP:
 





"Je suis un suli de paix mais gare à mon courroux !"
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Ven 27 Jan 2017 - 17:25

Shotra écouta la capitaine lui répondre avec une certaine affliction. Cette ildirienne s’enorgueillissait de ne pas se jeter dans la gueule des Hydres, trouvant le moyen de prétendre ainsi avoir la même prudence que lui. Ce qui pour lui avait autant de crédibilité que de se déclarer l'homme le plus éclairé du monde, en affirmant qu'il ne fallait pas se jeter nu dans un volcan actif. Il allait lui rétorquer que si elle avait vraiment été aussi prudente que lui, elle n'aurait pas fait la bêtise de jouer les caractérielles avec lui. Mais il se ravisa. Déjà parce que c'était lui prêter trop d'importance. Ensuite parce qu'elle était beaucoup trop inexpérimentée pour reconnaître où était sa place par rapport à la sienne, mais aussi beaucoup trop de fierté. Donc elle n'aurait, à son sens, jamais pu entendre ce genre de vérité. Et enfin.... Quelque part tout au fond de lui, cette défiance, mais surtout ce cran teinté d'inconscience pure, lui plaisaient. Malheureusement pour l'heure, il était bien trop préoccupé pour le remarquer. Et surement serait-il aussi trop fier pour se l'avouer....

Le voyage se déroulait jusque là sans accro. Zakaerii s'était gentiment proposé à Shotra pour le remplacer, mais l'ombre avait refusé définitivement de bouger. Il prétextait que son contrat était spécial, qu'il ne pouvait la laisser comme il le souhaiterait. Un mensonge éhonté, mais la seule personne pouvant le contester était actuellement indisponible, sans même la possibilité de laisser un message. L'ombre n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'on puisse deviner son lien bien plus étroit et affectif qu'il avait pour la féline. Une sempiternelle précaution qui parfois était bien pesante. Mais c'était un mal nécessaire.

De son côté Elorias faisait de son mieux pour que le voyage soit le plus agréable possible pour tout le monde. Alors que le temps se faisait maussade, la capitaine vint à son encontre. Il se tenait prêt à lui rendre le moindre service qu'elle lui demanderait, mais à la place elle le remercia pour son implication. Le vieux bélinois lui adressa un sourire sincère, et lui répondit un peu gêné.


Je suis vraiment très reconnaissant de tout ce que vous faites pour nous. Je n'ai plus les mêmes capacités que ma jeunesse m'a offerte, mais lorsque je peux faire quelque chose, je n'hésite pas. C'est le moins que je puisse faire pour vous tous.... Car j'ai bien conscience que.... mes compagnons n'auront pas le réflexe de vous remercier. Ne leur en voulez pas, ce n'est pas dans leurs habitudes de recevoir de l'aide de qui que ce soit. Alors forcément, les remerciements ne sont pas un réflexe chez eux....

Les fiélons avait leurs mœurs, mais tous n'étaient pas ingrat. Il avait pu le voir avec Lylim, qui se montrait reconnaissante par sa fidélité. Mais pas forcément pour son obéissance.... Car voilà que Cassiopée rappelait un de ses hommes à l'ordre, alors que Lylim fleurtait avec délice avec l'incriminé. Il fallait bien dire que la demoiselle tenait une forme olympique depuis qu'elle avait commencé ses ébats à bord. La passion la vivifiait, mais plus encore, la séduction l'enivrait. Et avec "Lui", elle ne se lassait pas. Il était devenu son favoris, son préféré, et ce pas seulement parce qu'il avait un corps qui résonnait en elle comme une invitation aux caresses. Le plus adorable chez lui était qu'il lui résistait juste ce qu'il fallait.... Il rentrait dans son jeu.... Et il ne fallait pas plus pour la subjuguer. Elle s'amuser autant avec lui qu'il le faisait avec elle. Il la frôlait d'une caresse ? Elle feignait de se faufiler derrière lui pour lui suggérer ses formes lors d'un contact fugace.... Elle lui offrait un sourire charmeur avec des airs faussement innocents ? Il venait lui déposait un baiser sur la joue.... Qu'elle aurait voulu changer en baiser dans le cou ! Elle en brûlait d'envie intérieurement, mais elle devait se contenir, ne pas céder à ses propres pulsions, et faire durer le plaisir. Elle se contenta alors de se mordiller discrètement le coin inférieur droit de la lèvre, sa jambe venant malgré tout glisser malencontreusement contre celle du dénommé Bosco....

Mais l'intervention de la capitaine mit fin à leur séance, et Lylim observa son favoris s'éloigner le cœur serré. Ils étaient pourtant si bien.... Une petite moue apparue sur son visage, si triste et désœuvré qu'on aurait pu en être désolé pour elle. Sauf si on s'appelait Cassiopée.... D'ailleurs, elle lui adressa un regard dubitatif quand cette dernière vint lui déconseiller d'aller le rejoindre cette nuit. La succube se demandait ce que cela pouvait bien lui faire. Surtout que jusque là elle n'avait jamais rien dit pour les autres alors pourquoi soudain.... Lylim se figea sur place, abattant sa main sur son front. Pourquoi n'y avait-elle jamais songé avant ? Finalement, elle ramena sa main devant ses lèvres pour cacher un sourire et un début de rire. Ce coquin de Bosco ! Il lui faisait des cachoteries ! Elle n'allait cela dit certainement pas lui en tenir rigueur. Déjà parce que Lylim n'était pas du genre jalouse. Ensuite parce que même si elle préférait les hommes, elle trouvait que Cassiopée était une très jolie femme. Aussi son favori avait à son sens, très bon goût. Ce qui la flattait d'autan plus. Et enfin.... C'était là l'occasion de faire râler davantage cette capitaine, qui se prenait un peu trop au sérieux à son goût. Son regard se changea alors en une expression malicieuse, pareille à celle des enfants qui avaient une bêtise en tête. Se faire plaisir en s'amusant toujours plus, que du bonheur !

Enfin pas pour tout le monde.... Cassiopée ne voyait absolument pas d'un bon œil toute cette histoire et prit Elorias à partie. Le pauvre homme soupira à s'en fendre l'âme, en secouant la tête.


Je comprends tout à fait, mais je ne peux hélas que vous promettre de faire de mon mieux pour la raisonner. Je lui avais demandé de pas déclencher de bagarre, mais Lylim est plutôt.... gourmande. Même si je ne suis pas fier de l'avouer, j'ai du mal à canaliser ses "penchants naturels". Cela dit, si cela peut vous rassurez, jusqu'ici il n'y a eu aucun conflit entre vos hommes.... Ne me demandez pas comment elle réussit ce miracle, c'est un de ses secrets.... Et pour tout vous dire je ne suis pas sûr de vouloir le savoir.... Mais quoiqu'il en soit je lui parlerai. Et si jamais elle refuse de m'écouter.... Je la forcerai à venir discuter avec vous. Croyez-moi, ça sera certainement beaucoup plus efficace que de l'enfermer dans une cale.

Le pauvre homme n'avait pas osé lui dire que même si Lylim ne pouvait pas aller aux faveurs de ses hommes, ce seraient les hommes qui iraient à elle.... Mais le bélinois n'était pas sans ressource pour autant. Confronter Lylim à ses responsabilité devant une capitaine fâchée serait beaucoup plus constructif et productif que de la priver de sortie. Mais alors qu'ils échangeaient, l'alerte retentit. Un bateau pirate fendait les eaux pour les attaquer. Tout le monde n'eut pas la même réaction. Si pour Elorias le fait d'entendre "Barbe Jais" le fit changer de couleur, pour Loth l'annonce sonna comme une résurrection. Enfin de l'action, enfin de la sauvagerie et du massacre en prévision, il avait le feu vert pour une infâme boucherie ! Shotra lui était nerveux, mais pas forcément mécontent de pouvoir se défouler aussi. Mais ce fut Lylim qui eu la réaction la plus virulente. Entendant un pirate hurler qu'il s'agissait de Barbe Jais, Lylim l'empoigna par le col et lui demanda avec une gravité surprenante.

Tu es sûr de ce que tu dis ?!

O-oui ! Mais pourquoi ?

Elle le relâcha sans lui répondre, et cria à Elorias.

Elorias !!! C'est lui !!!

Mais.... Lui qui ?!

C'est Edward !

Edward ? .... Ho non ! Pas ce Edward là !

Ho que si ! Il est pour moi !

Par tous les dieux c'est une catastrophe !!! Lylim ne commets pas d'impru....

Mais Lylim était déjà partie en tournant les talons, le visage renfrognée et l'air déterminé. Elorias secoua la tête en se préparant à son tour pour le combat et en priant tous ceux prêt à l'aider de bien vouloir de faire. Shotra bouillait sur place. Il sentait que ces pirates là n'étaient pas ordinaires, et la réaction des marins le confortait en ce sens. Ils semblaient très inquiets, comme s'ils étaient résignés. Il ne comprenait pas. Il avait vu ces hommes s'entrainer, et deux fois par jours. Ils n'étaient pas mauvais alors pourquoi doutaient-ils ? Voyant Lylim traverser le couloir adjacent à la chambre de Fleya à travers les ombres, il se matérialisa subitement devant elle alors qu'elle passait juste devant la porte. Il la fit sursauter, mais il n'était pas question pour lui de quitter Fleya. Il lui demanda sans perdre de temps.

Pourquoi.... ont-ils peur....

Ces pirates sont un peu plus nombreux que nous et surentrainés, mais le pire c'est leur capitaine. Cette brute d'Edward a une réputation épouvantable, peut-être le pire pirate jamais connu. Et encore, il ne l'ont pas connu comme amant. Pas qu'il soit mauvais au lit, mais alors mufle....

Shotra ne prêta aucune attention à ces remarques, son esprit se concentrant plutôt sur la situation. Il calcula rapidement l'effectif, leur potentiel.... Ils avaient leurs chances, mais il fallait que les troupes se ressaisissent. Il ne connaissait pas cet Edward, mais il comprenait très bien ce qu'il se passait. Une bataille était aussi d'ordre psychologique, et faire vaciller le moral des troupes pouvait tout à fait faire la différence entre une défaite et une victoire. Hors de question de perdre, surtout avec un équipage qui tenait largement la route. Il interrompit Lylim qui lui déblatérait son expérience avec leur ennemie pour lui donner des ordres.

Motive les !

Hein ? Quoi ?

Motive.... les hommes !

Mais enfin tu crois vraiment que c'est le moment que je leur fasse la danse du ventre ?!

Il faut.... les encenser.... leur rendre.... la hargne.... L'envie de gagner.....

Ok je vois, mais je fais ça comment moi ?

Utilise-toi... montre l'exemple.... use de tes charmes.... Montre que tu as confiance.... En toi... En eux... Fais tout ce que tu veux.... Mais agis !

T'es mignon toi tu crois que c'est.... Attend... Je crois que j'ai une idée !

En voyant Lylim partir un sourire en coin et presque impatiente, Shotra se demanda s'il avait bien fait de lui demander ça à elle. D'un point de vue rationnelle, il aurait plutôt choisi de dire cela à Cassiopée. Mais il la pensait trop fière pour écouter ses conseils, ou encore capable de se vexer de lui entendre lui donner des ordres. Et il ne pouvait pas perdre ni son temps ni sa patience en négociation et préservation d'égo. Il n'avait plus qu'à espérer que cette succube soit efficace. Elle n'avait à peine que quelques minutes devant elle. Et alors qu'elle prenait le chemin pour se rendre sur le pont, et donc sur le front, sous la surprise générale, la succube se mit à chanter d'une voix étonnamment puissante. Suffisamment forte pour traverser les intempéries et le brouhaha ambiant. Dégainant ses propres armes elle entonnait fière, assurée, presque impétueuse.

"Comme chaque marin éprit de liberté,
Levons bien la tête quoi qu'il puisse arriver,
La gloire nous attends, nous n’avons pas d'entrave.
Voguons le cœur fier et restons de vrais braves.
Des bateaux et des hommes, le désir de se battre,
Soyons bien prêts les gars,
Hissez-haut, les gars.
Suivons la victoire qui est là, qui est là !

Défendons notre fierté, chassons ces effrontés !
Soyons bien prêts les gars,
Hissez-haut les gars !
Luttons pour notre gloire qui est là, qui est là !"


Tout en faisant son chemin, elle continuait de chanter son refrain avec entêtement. Était-ce seulement son chant, où y avait-elle mit un petit plus magique ? Toujours était-il que l'effet souhaité fut au rendez-vous, et il fut à présent difficile de savoir qui des pirates ou des hommes de Cassiopée avaient le plus envie d'en découdre. Alors que les marins se jetaient dans la bataille, l'un d'entre eux scanda l'ordre de se battre de manière à faire honneur à leur Dame Capitaine. Ce qui ne manqua d'ajouter un peu d'huile sur leur feu déjà ardent. Les pirates furent légèrement décontenancés devant une pugnacité pareille, mais ils n'étaient pas décidé à s'en laisser compter, et voulaient eux aussi défendre chèrement leur honneur. Mais surtout éviter les foudres de leur effroyable capitaine en cas d'échec....

Et ils ne manquaient pas de ressources ces pirates ! Une abomination à deux têtes de type orc surgit de nul part, mettant en péril l'Ursidae du groupe. Mais ce n'était pas au goût du Commandant qui allait lui montrer de quel bois il se chauffait..... Malgré les nausées ! Sans compté la ruse du même Canidae qui avait activé les artefacts de protection, lui faisant ainsi un joli pieds de nez. Loth faisait un carnage remarquable, laissant toute sa cruauté et sa sauvagerie parler. Voyant le gros orc bicéphale au loin, et alors qu'il venait de plier littéralement un homme en deux, ne le relâchant qu'au craquement sourd de sa colonne vertébrale, il attrapa un tonneau et se mit à courir vers sa cible.... Pour finalement lancer le tonneau sur le pont, laissant ce dernier rouler jusqu'à l'orc bicéphale, et le renverser comme une vulgaire quille grâce à la force synergique. Il aurait voulu se charger de lui personnellement, gros et bizarre comme il était, il l'intéressait. Mais se fut une véritable marée de pirates qui vint le détourner avec amertume de sa cible. L'orc massif avait du mal à se remettre sur ses pieds sur ce pont mouillé, mais ça ne l'empêchait pas de distribuer des coups imposants à tout va. Les deux sulis n'en avaient pas fini.....

Elorias avait décidé de couvrir les arrières de Lylim, veillant également sur Cassiopée au passage. Mais elle se débrouillait beaucoup mieux que lui n'aurait pu le faire.... Lylim de son côté massacré aussi à tout va, mais dans une optique de travail à la chaîne. Les pions ne l'intéressaient pas. Elle se mit à crier.


EDWAAAAAAAARD !!! EDWARD FITCH ! MONTRE TOI, FILS DE TRUIE !!!

Elle avait visiblement des comptes personnelles à régler avec son ancien amant..... Et le rire rauque et sordide du capitaine Barbe Jais vint lui répondre de loin, entre deux coups de lame.

Lylim, abomination sur patte ! Comment as-tu pu survivre, infâme laideron ? Par ma barbe je m'en vais corriger cela ! Ho mais ! Tu as une sœur rouquine ? Je vais vous embrocher toutes les deux ! Je suis trop bon, par qui je commence ? Oh mais ne vous en faites pas, j'ai de quoi vous faire patienter..... Laisse moi te présenter la numéro 11 ! Ta remplaçante !

Barbe noire surgit alors accompagnée d'une pirate brune à l'air fanatique, aussi folle à lier que dangereuse. L'une des deux rousses allait devoir se charger de la nouvelle femme de Barbe noire.... et l'autre du capitaine. Le tout sur un fond d'apocalypse navale, où chacun luttait férocement. Zakaerii avait d'ailleurs le don de s'attirer la faveur des pirates qui se retrouvèrent obligés de l'attaquer à plusieurs. Tapis dans les ombres de la chambre où reposait Fleya, Shotra observait le spectacle par l'intermédiaire des ombres présentent sur le navire. Il était frustré de ne pas pouvoir participer, mais il n'était pas impossible qu'un pirate se risque à tomber entre ses griffes ombrageuses......


A wandering life...
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Zakaerii
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 31 Jan 2017 - 10:31

Le Félidaë se doutait que le compagnon d’ombre de la jeune Suli n’accepterait pas sa proposition, mais cela ne coûtait rien de se proposer après tout et s’il n’insista pas, Zakaerii était convaincu que le démon aurait pu apprécier un peu d’air frais, d’une certaine façon. Sans chercher à s’immiscer davantage, il s’était contenté de lui tenir silencieusement compagnie, quittant la pièce régulièrement, pour se dégourdir les pattes. Installé dans une routine toute personnelle, l’adepte de Revoran semblait s’adapter particulièrement bien aux impératifs marins et, aussi étonnante que pouvait être cette expression pour un individu tel que lui, semblait tel un poisson dans l’eau. Avenant, il n’hésitait pas à proposer son aide pour l’une ou l’autre tâche, sans faire de distinction sur leur mérite éventuel. Portant un intérêt curieux à l’entrainement auquel les hommes de la dénommée Cassiopée étaient soumis, il ne s’y intéressa néanmoins que de loin, préférant pratiquer ses propres échauffements, comme d’habitude, toujours à part, là où il ne gênerait personne. L’aube le voyait toujours sur le gaillard avant, plongé dans une apparente méditation, comme s’il passait la nuit sur le pont, à veiller en silence. Particulièrement silencieux, il répondait néanmoins avec diligence à ceux qui lui posaient des questions et restait particulièrement poli. Il avait remarqué avec un certain étonnement le petit manège de la dénommée Lylim, sans réellement savoir ce qu’elle pouvait trouver particulièrement intéressant à essayer de mener l’ensemble des hommes à bord par le bout du nez. Loin de ses petits jeux – bien qu’il aurait pu trouver cela vexant, d’une certaine façon – il préféra cependant ne pas trop y penser. Ses camarades Sulis à bord attirèrent l’une ou l’autre fois son regard, mais, vu qu’il ne les connaissait pas, il ne jugea pas particulièrement utile de faire le premier pas dans leur direction. Bien entendu, si l’un d’eux venait à sa rencontre, il l’aurait accueilli avec bienveillance. Et ainsi, Zakaerii se plongea dans la routine de La Sirène, de son équipage et de son voyage.

--- --- --- ---

Lylim était un sacré brin de fille. Et pourtant, j’avais eu mon lot de filles jusqu’à maintenant, mais, des comme elles, je pouvais probablement les compter sur les doigts d’une main. Il n’avait pas fallu longtemps avant qu’elle ne se prenne au jeu et, au fond de moi, j’étais convaincu qu’elle devait presque littéralement bouillir de ne pas avoir encore pu poser ses mains sur moi. Poser les mains sur elle était tentant, et j’aurais probablement laissé l’opportunité se produire une nuit si je n’avais pas eu Cassiopée en mon cœur. Ma Sirène, d’une certaine façon, s’était – bien malgré elle – forgé une place dans mon cœur d’où il n’était pas aisé de l’en détrôner. Il m’avait fallu du temps pour comprendre cela, et, pour être honnête, je ne m’en étais rendu compte que lorsque je pensais l’avoir perdue pour de bon. Mon séjour à Quiétude m’en avait donné un avant-goût suffisant pour que je le réalise, mais lors de cette tempête… lorsqu’elle avait disparue sous une énième vague, c’était à cet instant-là que je sus qu’elle avait emmené mon cœur avec elle. Alors séduire oui ; succomber, non. Lylim devrait se contenter de ce petit-jeu, car elle n’aurait rien de plus, en tout cas pas de moi. Veillant à mes propres occupations, je m’assurais que La Sirène soit constamment entretenue, fidèle aux ordres de ma Capitaine, veillant à ce que marins et invités – qui n’étaient d’ailleurs pas tous égaux devant la mer, de ce que j’avais pu en entendre dire – cohabitent tranquillement et dans l’intérêt de notre traversée. Heureusement, il n’y eut pas vraiment d’incidents à déplorer, tout au plus quelques cœurs brisés, mais rien qui ne puisse réellement malmener des hommes comme ceux que nous avions à bord. C’était sans compter sur une attaque pirate, et pas des moindres. Barbe Jais… J’avais eu la chance, pour ainsi dire, de le rencontrer une fois, dans une taverne. Nous avions échangé quelques mots, le personnage était dur, probablement vicieux et détestable, mais restait un pirate légendaire. Je me surpris à penser que j’aurais très bien pu me retrouver à bord de son navire. Néanmoins, l’heure n’était pas à la nostalgie. Vérifiant que j’avais mes dagues et mes couteaux avec moi, nous n’eûmes pas réellement l’occasion de nous préparer à une canonnade en règle. Les hommes de Barbe Jais étaient déjà à bord, tout comme Sirèna l’avait fait lorsqu’elle avait pu me faire prisonnier. Souriant face à cette douce ironie, je donnais quelques ordres et rejoignit la mêlée afin de s’assurer que cette avant-garde ne prenne pas longtemps le dessus sur nous.

--- --- --- ---

Zakaerii avait bien entendu répondu présent lors de l’arrivée de la menace. S’il fallait se battre, le Suli n’était pas le dernier à rejoindre la mêlée, bien au contraire. Néanmoins, compte-tenu des dispositions actuelles et de son point de vue sur la situation, il avait convenu de se contenter de défendre La Sirène et, autant que possible, l’accès à ses cales. Il ne doutait pas des capacités de Shotra à s’occuper de tous ceux qui passeraient entre les mailles du filet, mais tandis que la plupart de leurs compagnons décidaient de passer à l’offensive, certains devaient plutôt penser à l’état du navire et des occupants qui ne pouvaient pas le quitter. Aussi, tandis que la bataille faisait rage et que les cris des hommes et de l’acier rugissaient de part et d’autres des deux navires désormais bord à bord, le Félidaë se contentait de lutter contre les ennemis qui venaient à sa rencontre. Fidèle à lui-même, il ne portait aucune arme – et c’était peut-être la raison pour laquelle certains de ses ennemis semblaient si pressés de s’attaquer à lui – mais il n’en avait jamais eu besoin. Faisant appel à sa foi, appelant à lui le pouvoir de Revoran, le Suli, nimbé d’une légère aura rouge, en décousait avec ses adversaires du bout des poings, jouant de son agilité et de sa rapidité pour esquiver ou bloquer leurs assauts avant de leur renvoyer des coups de poings ou de pieds relativement bien sentis. Bien entendu, certains de ces malandrins réussirent à passer dans son dos et s’engouffrer dans la cale, mais, comme dit précédemment, Zakaerii était convaincu que Shotra leur réserverait un bon accueil dans les profondeurs du navire. Quant à lui, fidèle à lui-même, il affronta tous les ennemis qui se montrèrent devant lui, assistant aussi lorsqu’il le pouvait, quelques camarades matelots en mauvaise posture. S’il y avait bien une chose qu’il pouvait faire, c’était éviter qu’ils n’aient tous à souffrir de trop lourdes pertes aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mer 1 Fév 2017 - 20:43

Les armes s’entrechoquèrent, les cris se confondirent et le sang, tel une marée, inondait mon pont. Jamais de ma carrière, je n’avais combattus de tels ennemis. J’osais même penser, pendant une infime seconde, qu’ils étaient dignes des Élites des mers. Le souffle court et l’œil flamboyant, je venais d’achever mon troisième adversaire…il était temps! Sacrebleu, quels guerriers! Je n’aurais pas cru possible, mais je ressentis de l’admiration pour ses pirates (tout comme j’admirais l’agilité de Flynn qui combattait  deux adversaires.) L’apercevant,  je partis à la course et suivant son exemple, je vins fendre des bras et des jambes au passage. Arrivant jusqu’à lui, je lui prêtais mains fortes en m’écriant :

-Je m’en occupe, chéri! Prend garde à ta droite!

Grâce à mon épée,  je bloquais une attaque et d’un coup de pied violent, j’envoyais balader l’un des malotrus.  À peine à terre, il fit une habile culbute arrière et il se releva pour m’affronter. D’un même cri, nous combattîmes comme des lions, nos armes firent des étincelles, et nos coups, une profusion de sang. Dire que ce n’était même pas le capitaine! Qui était-il au juste? Dans la mêlée, je n’avais pas réussi à apercevoir Barbe jais. Mon adversaire continuait à lutter sans relâche, je devais en finir. Feignant alors la faiblesse, je mis genoux à terre et relâchant mon arme, je baissais la tête. D’un sourire féroce et victorieux, le pirate s’approcha de moi et il empoigna ma chevelure de feu. À cet instant, je fis une souple torsion et d’un mouvement vif, je poignardais sa cuisse. Il cria de douleur, ce fut son dernier son, car je vins l’achever en lui tranchant la gorge. Il s’écroula sur le sol, là où une dizaine de morts l’accueillit. Parmi eux, plusieurs de mes hommes gisaient. Mes compagnons…mon cœur se serra.

J’eus envie de tout abandonner, mais je ne devais pas lâcher. J’étais leur capitaine et ils avaient besoin de moi. Profitant d’un peu de répit, j’analysais rapidement le déroulement de la bataille en montant sur le bastingage. Mes hommes tenaient bon, mais l’ennemi prenait le dessus, autant physiquement que mentalement. Les pirates étaient partout, sans compter des orcs! Diantre, il y en avait un gigantesque à deux têtes et il s’attaquait à Shavok!  Saleté! Comment faire pour ne pas déclarer forfait? Comment survivre à un tel assaut? Le courage tenait qu’à un fil… C’est alors qu’une voix ravissante, magique, ce fit entendre au-delà  de la bataille. Écarquillant les yeux, j’observais une Lylim, plus ravissante que jamais, chantant un air revigorant. Un peu plus et les épées restèrent en suspend pour l’entendre. Sans savoir comment, une force nouvelle nous submergeâmes, autant d’un bord que de l’autre, et le combat s’enflamma de plus bel.  Énergisée, je sautais dans la bataille, estropiant deux hommes au passage, poignardant un autre et projetant une quatrième. Une volonté nouvelle me gagna, je voulais gagner. Je voulais vaincre ce satané pirate légendaire!

-BARBE JAIS! M’écriais-je avec force, tandis que Lylim l’avait aussi alpagué. Je tournais alors un regard très étonné vers elle. Quoi? Cette rouquine le connaissait? Impossible et pourtant…
-Lylim, abomination sur patte ! Comment as-tu pu survivre, infâme laideron ? Par ma barbe je m'en vais corriger cela ! Ho mais ! Tu as une sœur rouquine ? Je vais vous embrocher toutes les deux ! Je suis trop bon, par qui je commence ? Oh mais ne vous en faites pas, j'ai de quoi vous faire patienter..... Laisse-moi te présenter la numéro 11 ! Ta remplaçante !
-Seulement la onzième? Oh là, je croyais qu’une légende tel que toi en aurait eu plus! Est-ce que tu te fais vieux? Répliquais-je d’un sourire moqueur. Pendant un instant, j’osais soutenir son regard sombre, à peine visible sous son grand chapeau et sa barbe noire, qui masquait la moitié de son visage. Oui, j’étais impressionnée par l’homme devant moi, mais avec prestance, je ne laissais rien paraître.  

-T’es qui toi pour le traiter de vieux, salope?!
Rugis la onzième conquête du pirate. JE VAIS TE CREVER LES YEUX ET LES MANGER!
-Une cannibale? C’est décevant…tu aurais pu trouver mieux! Piquais-je en continuant de sourire. Rouge de colère, la brunette poussa un cri aigue et fonça sur moi comme une forcenée. Aussi farouche que cette furie, je combattis de longues minutes  et au dernier moment, j’utilisais son attaque contre elle pour l’envoyer boulé par-dessus-bord. Revenant à la surface, la brunette essaya de remonter à bord en hurlant:

-Sale tricheuse de mon cul! Bat-toi comme une vr…ARGH!
Un requin venait de surgir de l’eau et sans pitié, sa mâchoire agrippa la jambe fine et l’attira par le fond. Tel fut la fin de la onzième femme de Barbe jais. Pas de chance! Pâle, j’aperçus alors une dizaine de ces prédateurs tourner autour des navires. Le sang les avait attirés. Diantre! Même la mer se mêlait de notre combat.  Considérant cela comme un bon présage de la part d’Uria, je me tournais vers Barbe-Jais et Lylim. Ceux-ci  faisaient qu’un avec leurs armes. Autant le pirate se battait avec une maîtrise hors du commun, autant Lylim était  agile et souple.

-Capitaine! Les hommes ne tiendront pas! S’écria Fior, l’un de mes tiefflins, qui se précipita vers moi. Fronçant les sourcils, je rivais mon attention vers mon équipage qui faiblissait à vue d’œil. Visiblement, le sort magique de la rouquine ne fonctionnait plus. Au moins, Shavok et Kalaâm étaient venu à bout de l’orc bicéphale (est-ce moi où celui-ci s’était noyé dans du vomis?) Peu importe… c’était à mon tour de redonner du courage à mes valeureux combattants. À l’instant où je tuais un pirate, je m’exclamais d’une voix convaincue et forte:

-Nous ne cédons pas, nous n’abandons pas! Ensemble, nous vaincrons, car nous sommes Élites! HOUA! HOUA! HOUA! Comprenant, Fior répéta mes paroles qui se propagèrent  comme une traînée de poudre.  Ce fut alors une seule voix qui s’éleva, forte et puissante, redonnant courage et force à mes hommes. C’était au tour des pirates de perdre pied, plusieurs se firent projetés dans la mer, où les requins attendaient leur festin. Je compris que le vent avait tourné, il ne restait qu’à moi d’être maître de la tempête. Mon sang de Norpalienne se mit à bouillir dans mes veines, je rivais mon attention vers Barbe-jais. Celui-ci venait de gifler violemment Lylim qui tomba durement au  sol.

-Nous y voilà, infâme laideron! Je vais te saigner comme j’aurais dû le faire y’a des années!
Rugis sordidement Barbe-jais en menaçant de son épée la séduisante rouquine. C’est alors qu’une épée froide et solide vint se poser sur  la gorge du Capitaine pirate. Surpris, il tourna son regard glauque et croisa le mien.

-Pourquoi ne t’attaques-tu pas au Capitaine? Demandais-je froidement, l’œil farouche.
-C’est toi le Capitaine?!  S’exclama Barbe jais fort étonné.
-Toute à fait. Je suis Sirèna. Répondis-je d’un large sourire. L’étonnement du pirate fit place à un air des plus sombres. Oubliant Lylim, il fit un pas en arrière et se mit en garde.
-Oh ouais, Sirèna…j’ai entendu parler de toi! À ce qu’on dit, t’a envoyé plusieurs de mes gars à la potence.
-Plusieurs, en effet.
-Hum…hum…je vois que t’es aussi belle que féroce. T’es digne de ta réputation! Il eut un sourire pervers et sadique. Je te vois bien être ma douzième femme. J’ai toujours adoré les rousses!
-Désolé, je suis déjà prise. Répliquais-je d’une moue dégoûté.
-Dans ce cas…je vais te tuer! Nos armes s’entrechoquèrent avec force. L’homme était aussi bon combattant que moi, sinon plus. N'ayant pas ma tenue officielle,qui m'aurait protégé d'un bouclier, je dus utiliser toutes mes compétences martiales que je connaissais. Or, ce fut l’un des plus acharnés et difficiles combats de mon existence. Allais-je le détrôné ou au contraire, trépassée?


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Shavok Tanuk
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 28 Fév 2017 - 9:47

Le combat avait démarré et les coups s’entrechoquaient. Les envahisseurs étaient maintenant bien présents sur le navire. Il fallait pour autant se battre. Shavok tenait son épée non pas maladroitement mais les coups de l’ork rendaient ses coups gauches et veules. Il allait avoir besoin d’assistance s’il comptait s’en sortir.

C’est alors que l’aide providentielle apparut alors en la personne de Khaalâm, le grand Loup. Avoir Khaalâm à ses côtés, c’était comme voler dans le firmament des étoiles, c’était une expérience exceptionnelle. Ces talents de combattants allaient à coup sûr leur permettre de s’en sortir.

Une taillade à gauche, une taillade à droite. Shavok se battait un vrai ursidäe. Il n’avait pas peur de mourir pourtant l bataille faisait rage mais les autres combattants avaient compris qu’ils bien trop dangereux de s’approcher de ce trio s’ils ne voulaient pas être pris dans le cyclone intempestif de ce magnifique combat.

Le truc c’est que l’orc avait deux têtes et pouvait donc observer ses deux adversaires en même temps. L’autre truc, c’est qu’il avait deux bras qui paraissaient obéir aléatoirement à l’une ou l’autre tête. Le but était donc d’essayer de leur faire perdre cette coordination qui leur permettait d’être partout sur le champ de bataille à la fois. En plus, Shavok n’était encore tout à fait habitué à se battre sur un terrain qui bougeait au grès des vagues. C’était assez perturbant de se dire que lorsque l’on se déplaçait d’un pas, le sol pouvait être plus près ou moins près de l’endroit où l’on était en train de marcher.

C’est donc à ce moment précis que Shavok remarqua une corde par terre comme il pouvait il y en avoir souvent sur les navires si l’ork était trop puissant pour le vaincre, il faudrait ruser. Shavok n’était pas Zenji et en matière de ruse, il n’était peut-être pas le plus doué. Mais, il pouvait compter sur sa force et sur celle de Khaalâm.

-Khaalâm, occupez-vous de lui !

Il faisait une totale confiance à Khaalâm, ils avaient vécut beaucoup trop d’aventures pour ne pas avoir confiance l’un envers l’autre. Il se rua vers la corde et s’empara d’un bout puis l’ours de se mit à courir en rond autour du mastodonte pour que la corde soit autour de ses pieds.
L’autre extrémité de la corde traînait non loin de Khaalâm, le but étant de tirer chacun un bout pour que l’ork tombe têtes la première et l’achever une fois qu’il était à terre.

-Khaalâm, la corde, tirez-dessus, maintenant!

Le plan semblait se dérouler à la perfection pour l’instant mais qu’allait donc faire Khaalâm ? Allait-il suivre le plan ou s’acharner sur cet ork invulnérable ?
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Jeu 2 Mar 2017 - 7:36

Quelque part dans le temps, dans les quartiers personnels du Commandeur de l'ordre draconnique

Bien mes enfants ! Le vieux soldat que je suis à toujours garantit de vous dire la vérité, aussi humiliante soit-elle ! Car pour pouvoir montrer l'exemple et punir les erreurs, il faut savoir avouer ses propres manquements. Donc, nous sommes sur le navire de Sirena, je suis malade pour la première fois de ma longue vie, et malgré avoir avalé une fiole entière du remède d'un guérisseur, le pont mouvant du bateau et les acrobaties inhérentes aux combats mirent mon estomac à rude épreuve !

Je m'élançais cependant vers mon ami a tête de gros nounours ! L'ork bicéphale fut surpris de mon intervention, quand son arme rencontra ma lame draconnique, il eut un hoquet de surprise, moi un hoquet de bile que je lui lançais au visage. Nous nous battions comme des beaux diables Shavok et moi, mais lui était au sol moi j'étais malade, bref, le combat s'éternisait et n'était pas à notre avantage, mais je ne frappais pas moins avec toute mon âme !

Shavok eu soudain une de ses inspirations qui ont fait sa réputation, et me laissa seul face au géant ! Protéger comme je l'étais, je ne me faisais pas de soucis, et puis un autre renvoi vint aveugler l'une des tête du monstre. Pendant qu'il se dégageait les yeux du vomi qui l'aveuglait, j'en profitais pour le frapper aux flanc. Shavok, lui avait ramassé un bout de corde, et s'escrimait à en enrouler un maximum autour des jambes du monstre, il me fit signe de la voix et du geste de me saisir de l'autre bout, ce que je fis bien que très hésitant a cause de la nausée, mais je ravalais ma bile et saisi le bout de filin, et tirais avec mon ami l'ours ! Par un heureux hasard, un tonneau venu d'on ne sait où vint nous prêter main forte et le monstre tomba sur le dos en s'assommant contre le pont du navire. De mon épée je décapitais par deux fois cette abomination.

Pour le reste des combats je ne sus que plus tard ce qui c'était passé, car je sentis soudain le bateau tourner comme un moulin à vent, et m'évanouis comme une masse, je crois que double-lames est venu me rattraper au vol mais je n'en suis pas sûr !  Je sais juste que je me suis réveillé au lit dans ma cabine, avec du monde autour de moi !



Spoiler:
 





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Fleya
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Lun 6 Mar 2017 - 12:37

Entre les loups, les fauves et un ours, les pirates ne savaient plus où donner de la tête. Non content de devoir se farcir un équipage déterminé et pugnace, ils devaient en plus s'occuper de ce qui s'apparentait à des monstrueuses bêtes sauvages. Non content d'avoir des armes, ils avaient en plus crocs et griffes acérés, et des capacités physiques décuplées.... Mais si ce n'était que cela ! Ces créatures fourbes inventaient même des techniques spéciales pour mettre en déroute leurs ennemis ! Ainsi, face à un ork bicéphale, qui devait pourtant être la pièce spéciale de leur équipage, leur "champion" en quelque sorte, ce fut un enchaînement d'événements improbables qui s'acharna sur lui. D'abord, on lui vomit littéralement au visage. Y avait-il seulement une créature sur ces terres pouvant se vanter de pareille stratégie ? Aussi incongrue soit-elle ? Sûrement pas.... Et pourtant, cet acte ne fut pas anodin. Car la bile avait cette petite particularité d'être constituée entre autre.... D'acide. Gastrique mais tout de même. Cet élément soulevé, ajoutons-le au fait que la zone touchée par cet acide comprend les quatre yeux de l'ork.... On obtient l'explication sur le hurlement de douleur de ladite créature en question, qui était bien loin de se douter qu'elle avait en face d'elle un simple loup malade....

Pas le temps de dire ouf qu'un tonneau vint changer l'ork en quille et que l'ours décida de jouer à une variante de la corde à sauter avec. L'ork bicéphale eut à peine le temps de se remettre de sa première chute que la second lui fut fatale.... Enfin plus la lame de Kaalhâm que la chute. Le glas de l'ork sonna aussi comme le coup de grâce du pauvre loup qui s'effondra sous les affres d'un mal de mer trop poussé, laissant à Shavok le soin de l'évacuer en sécurité. Si pour certains la victoire résonnait, pour d'autre c'était la frénésie. Zakaerii faisait une brillante démonstration que le culte de Devoran avait de très beaux jours devant lui, son dieu ne manquerait pas de trouver satisfaction dans sa prestation plus qu'efficace, et qui permit de sauver la vie à bon nombre de matelots de La Sirène. Le léopard des neiges évoluait dans son élément, et ne manquait pas de prouver son aisance dans le domaine. Loth, lui, faisait dans le zèle et la démonstration, de pouvoir certes, mais aussi de cruauté sans faille. Il exterminait autant qu'il terrorisait et traumatisait, ce qui était davantage des victimes à présent, que des envahisseurs. Et pour parvenir à effrayer des pirates de cette trempe, autant dire qu'il fallait frapper fort. Cette expression de sa nature démoniaque n'échappa pas au reste de l'équipage de La Sirène, qui se trouva très content d'avoir Loth avec eux et pas contre eux. Même si la suite leur apprendra qu'il pouvait y avoir plus terrifiant que lui...

Et ce, sans qu'aucun d'entre eux ne puisse assister à l'exécution qu'avait accomplie Shotra. Car il y eut trois pauvres fous qui parvinrent à atteindre les cales, dans l'idée de pouvoir piller de tout leur saoul. Ils avaient choisi la mauvaise cabine.... Ils furent surprit de voir une féline visiblement endormie malgré tout le chahut dehors. Mais ils n'eurent pas le temps de comprendre qu'un grondement sourd, rauque, à la fois gutturale et spectrale résonna dans la pièce. Ce fut comme si les ombres s'abattirent sur eux, les précipitant dans les ténèbres, les dévorant goulûment, les engloutissant avec délice et presque avidité. Il n'y avait que Zakaerii pour ne voir qu'un bras crispé de terreur et de douleur sortir de la cabine, s'accrochant de ses doigts au sol. Son propriétaire poussait des râles de désespoir tout en essayant de s'extirper de l'enfer. Mais il eut un ultime hurlement, et ce bras se fit comme happé, ou tiré avec violence et rapidité en arrière, dans la cabine, où il disparut.... Ne laissant derrière lui que le silence de la cabine de Fleya, des morceaux d'ongles arrachés sur le sol, et des traces de griffures, derniers vestiges d'une lutte pour la survie.

Sur le pont, l'ambiance n'était pas plus calme. Si Elorias faisait des merveilles dans l'art d'extirper les blessés hors du champ de bataille et de leur donner les premiers soins rudimentaires, ledit Bosco s'évertuait à produire l'effet inverse chez les troupes ennemies. Il incarnait la preuve vivante qu'une dague ne servait pas à écorcher les lapins, et que ce n'était pas parce qu'on était mignon qu'on ne savait pas se battre comme un lion. Mais à ce jeu là, il fallait bien avouer que c'était Cassiopée et Lilith qui se taillaient respectivement la part de lion. Si Fleya était en cale, les tigresses étaient sur le pont. Entre une capitaine qui n'appréciait pas du tout qu'on vienne blesser ou tuer ses hommes, et une succube assoiffée de revanche, Barbe Jais et la "numéro onze" avait de quoi faire. Lylim déploya ses talents d'épéiste, maniant ses lames courtes avec une dextérité et une rapidité qui ressortissait du cadre du surnaturel. Sa rapidité et sa précision étaient ses forces en termes de combat rapproché. Elle était beaucoup plus faible physiquement que Shotra ou Loth, mais elle demeurait tout de même plus forte qu'un homme lambda, même musclé. Détail qui ne manqua pas de revenir en mémoire à Barbe-Jais, alors que la constatation humiliante et frustrante s'imposait à lui.... Il avait toutes les peines du monde à résister aux assauts de la succube ! Lui.... faiblir face à.... Une femme !!! Bon pas vraiment une femme, car il connaissait sa nature, mais tout de même ! Il pestait et rageait !


Tu aurais dû mourir ce soir là, hideuse créature de cauchemar ! Retourner au royaume de Sipriar ! Quand je pense que tu as partagé ma couche ! Tu as osé me duper !

Qui se ressemble s'assemble, pourriture décadente ! Tu me trouves laide ? Ha ! Non mais tu t'es vu récemment ?! T'es moche à en faire sauter les plaques d'égouts ! Si tu n'avais pas ta renommée et ton or, ta pouliche aurait déjà fuit à mille lieux !

Ho ça j'en doute abomination purulente, car si j'ai manqué à te tuer, je t'ai tout de même trouvé une utilité ! Ou plutôt à ton sang.... Car grâce à lui, aucune femme ne me résiste ! Quelques gouttes et voilà des esclaves dévouées jusqu'à la mort ! J'ai de la compagnie garantie à vie, grâce à toi !

QUOI ?!

Lylim afficha à la fois une expression horrifiée et écœurée. Il avait prélevé et usé de son sang.... Pour fabriquer un poison de domination ? Il se servait indirectement d'elle pour se fournir à volonté en femme ? L'horreur de cette révélation en plus d'un coup de houle plus violent que les autres la déstabilisa quelques secondes à peine. Mais ce fut suffisant pour que Barbe-Jais en profite pour lui retourner une gifle, qui avec l'instabilité générale fit chuter Lylim.

Cassiopée n'avait fait qu'une bouchée de "numéro onze", qui par rapport à elle, semblait davantage douée à faire de l’esbroufe qu'à combattre sérieusement. Une forcenée, une hystérie déchaînée certes. Mais qui n'avait aucune technique face à la rouquine capitaine. La difficulté pour elle avait été d'éviter et contrer les coups suffisamment longtemps jusqu'à simplement pouvoir l'envoyer au bouillon, servir de repas aux requins. C'était souvent là le lot des bourrins. Son problème le plus urgent de résolu, la Capitaine vint prendre le relais de Lylim en relevant le moral et la détermination de ses hommes. Il ne fallait pas moins que la voix de leur capitaine pour réveiller le volcan en eux, et mettre sérieusement à mal l'effectif des pirates, qui voyaient déjà la défaite devenir inéluctable. Mais Cassiopée n'en avait pas fini. Ce capitaine là devait payer.

Lylim se sentait plonger dans une colère noire, sourde.... Celles qui étaient aussi assourdissantes qu'enivrantes, celles pour qui on cédait à la tentation, à l'abandon.... Ses pupilles se contractèrent pour se fendre d'une simple fente dorée comme les feux ardents de l'Outre-Monde, un feu cerclé d'un anneau cuivré et luisant. Il lui fallait se contrôler pour ne pas trahir davantage sa véritable forme. Ses mains se resserraient sur ses lames tandis que Barbe-Jais lui promettait de la saigner... Elle attendait justement qu'il le fasse, ou du moins qu'il essaye. Tout son corps était tendu, prêt à bondir pour esquiver, mais surtout pour mieux se déchaîner sur lui, et veiller à ce qu'il n'y ait pas une seule parcelle de son être qui ne soit pas en charpies. Mais Cassiopée intervint, et Lylim eut tout juste le temps de se retenir pour éviter qu'elle n'embroche la mauvaise personne.

Elle grogna dans sa barbe que son alter-ego ildirien vienne intervenir dans son combat. Mais en même temps elle pouvait comprendre qu'elle veuille également lui faire sa fête vu les dégâts qu'il allait lui occasionner. Et finalement, c'était même plutôt une aubaine. Car sa délicieuse colère la poussait toujours un peu plus à se transformer, et elle ne pouvait pas se permettre de montrer sa véritable forme au grand jour. Il n'y en avait qu'un à qui elle acceptait de se montrer sous son vrai jour. Il n'y en avait eu qu'un pour l'accepter telle qu'elle était.... Pour le reste du monde, cela devait rester secret. Elle soufflait respirait profondément, massacra les pirates qui avaient le malheur de s'approcher trop d'elle. Tout était bon pour faire redescendre cette pression avant qu'elle ne l'emporte.

Barbe-Noire n'était pas mécontent de pouvoir changer d'adversaire et en plus de pouvoir se venger de la responsable de la perte de plusieurs de ses hommes. Malheureusement, il n'était forcément plus simple d'avoir le dessus sur cette rouquine là non plus. Certes, elle avait une vitesse qui était encore dans l'ordre du "normal". Mais elle était tout aussi farouche et déterminée. Cela-dit, il n'en attendait pas moins et le contraire en aurait même été décevant. Même s'il était prêt à la tuer, il n'aurait pas été contre l'idée de lui faire ingurgiter un peu de son poison à base de sang de succube pour pouvoir la faire sienne. L'idée de la contraindre malgré son refus et sa pugnacité était encore plus plaisant qu'une pauvre et faible femme qui n'aurait de toute évidence pas fait le poids contre lui. L'enjeu était intéressant.... Mais la bataille s'éternisait ! Des coups donnés, d'autres rendus, parades, feintes et contre-coups.... Il se refusait à croire qu'une femme pouvait l'égaler, encore moins le battre ! Il se mit soudain à redoubler de force et d'efforts, forçant Cassiopée à reculer. Et alors qu'elle parait une attaque qu'il aurait voulu fatale, il la repoussa violemment d'un coup de pied dans le ventre, bien décidé à en finir.... Ou presque.

Alors qu'il avait envoyé Cassiopée au tapis un peu plus loin, les quelques seconde nécessaires à son redressement lui offrirent un tout autre constat. Un ô combien amer constat.... Ils avaient perdu. La plupart de ses hommes étaient morts. Les survivants battaient à présent en retraite, et fuyaient vers leur navire pour déguerpir avant qu'il ne soit trop tard. Barbe-Jais n'eut pas besoin de réfléchir. Il était trop expérimenté pour ne pas de suite comprendre qu'il fallait fuir. Le combat avec Cassiopée demanderait encore du temps, et il n'en avait plus. Ainsi, au lieu de se ruer sur Cassiopée, il sortit d'une poche interne une sorte de petite bombe, qu'il jeta au sol avant de tirer dessus avec son petit mousquet. L'explosion était parfaitement ridicule. Mais le but n'était pas de faire des dégâts. Une âpre et dense fumée se propagea sur le pont, tout juste le temps pour lui de s'enfuir, et de rejoindre en quelques bonds son navire et les restes de son équipage. Ce dernier avait déjà commencé les manœuvres de retrait du navire avant même qu'il ne monte à bord. Ainsi, lorsque la fumée se dissipa, le navire était éloigné de quelques mètres, suffisamment pour empêcher qu'on ne vienne l'aborder. Lorsque Lylim vit Barbe-Jais lui échapper, la frustration et le dégoût la submergèrent. Elle frappa du poing sur le bastingage, hurlant de rage.


NOOON !!!

Au loin, Barbe-Jais, bien décidé à provoquer une dernière fois la succube, l'interpella moqueur.

Désolé la mocheté, mais tu es vraiment trop horrible pour que je reste une seconde de plus sur le même pont que toi ! Je dois trouver une numéro douze, merci d'avance pour ta contribution !

Lylim sentit son souffle l'abandonner. Cette fois, s'en était trop. Elle ne pouvait pas l'accepter, elle ne pouvait pas le laisser s'en tirer à si bon compte. Ce fut comme si le temps s'était figé, l'atmosphère devenu irrespirable, et par delà la houle le vent, et le mauvais temps, la voix de Lylim perça de nouveau mais elle était méconnaissable. Cinglante, implacable, menaçante.... Dressée face à Barbe-Jais, sa voix devenue puissante frappa comme le tonnerre.

EDWARD FITCH, aussi appelé Barbe-Jais, puisses-tu quand tu mourras partager ce corps entre ce monde et celui des âmes perdus où je te condamne ! Tu y seras toujours solitaire ! Puisse cette malédiction s’accomplir ! Meurs d’ennui dans les ténèbres du monde des errants, d’où tu ne sortiras que si jamais dans ton âme, affreuse et noire, bien plus vile que les fiélons de Sipriar, HA HA HA HA ! Une petite étincelle de générosité humaine jaillisse !

Barbe-Jais s'était figé, incrédule et peu rassuré face à cette.... Tirade.... Qui avait des relents de mauvais œil. Un frisson lui parcourut malgré lui l'échine, et il se sentit bizarre. Les flots emportaient au loin son navire, et la brume épaisse finit par faire disparaître le visage de Lylim, maquillé de fureur et de noirceur. Elle avait malgré tout gardé un certain contrôle, car à ses yeux s'était seulement ajoutée une dentition différente. Des crocs à la place des canines, et des dents pointues pour le reste. Digne d'une prédatrice, mais pas disproportionnées au point de modifier son visage vu de l'extérieur. La succube demeurait droite comme un i, son regard courroucé perçant la brume comme si elle continuait de fixer Barbe-Jais droit dans les yeux alors qu'il avait disparu de l'horizon. Il n'y avait plus que sa chevelure qui ne fusse pas statique. La rousse était amère. Elle n'avait pas pu le tuer.... Mais elle se consolait. Même si elle n'était pas celle par qui il périrait, lorsque la mort viendra l'étreindre, son âme ne connaîtrait jamais le repos. Et d'ici là à ce que Barbe-Jais devienne bon, même de manière infime.... Il serait sien pour l'éternité....

Elorias secouait la tête dépité face au spectacle que Lylim avait donné. Il aurait bien abattu sa main sur son vieux front s'il n'était pas trop occupé avec les blessés. Loth lui baissa les oreilles circonspect face à tout cela. Il n'avait jamais eu la moindre estime pour elle. Il ne lui avait jamais accordé la moindre importance. Et pourtant, même s'il ne l'avouerait jamais, il ne pouvait pas nier qu'elle avait un petit quelque chose de particulièrement effrayant dans ses colères. Il grogna, et s'éloigna en pestant.


Pfeu.... les bonnes femmes et leurs histoires....

Il attrapa un cadavre, qu'il avait décidé de bouloter dans un coin, pendant que le reste de l'équipage allait à présent panser ses plaies. Il y avait eu des pertes.... Mais ils avaient gagné. Il fallait à présent soigner, nettoyer et reconstruire. Lylim quitta subitement le pont, les hommes s'écartant sur son passage, alors qu'elle partit rejoindre une cale où elle pourrait s'isoler. Elorias poussa un soupire, le cœur gros. Il connaissait son histoire. Il savait à quel point elle devait être affectée et retournée. Mais il ne pouvait pas aller la voir tout de suite. On avait besoin de lui et elle avait besoin de se calmer. Aurait-elle seulement envie d'aborder le sujet ? Il en doutait...


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Zakaerii
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 7 Mar 2017 - 5:34

Durant le combat, Zakaerii s’était évertué à protéger La Sirène, l’accès à ses cales et ses occupants. Son aisance au combat n’était plus à démontrer, du moins, pour ceux qui le connaissaient, et si certains pouvaient s’étonner de le voir sans armes au premier abord, ces mêmes personnes comprenaient surement désormais pourquoi il n’en avait aucunement besoin. Investi par sa foi en Revoran, cela faisait longtemps que le Felidaë ne s’était pas battu ainsi, sans réellement retenir ses coups, sans chercher à ménager ses adversaires. Il allait admettre que, d’ordinaire, il se frottait plus à quelques petites frappes qui ne méritaient pas vraiment d’être envoyée au trépas. Là, il s’agissait quand même d’une autre catégorie d’assaillants et il n’était pas recommander de faire dans la dentelle, sous peine de se retrouver en mauvaise posture. Puis, au fond, ils savaient ce pour quoi ils avaient signé en adoptant la vie de pirate, pas vrai ? Certains de ses adversaires étaient d’ailleurs particulièrement coriaces, au point même qu’ils furent quelques-uns à griffer le cuir de sa peau de leurs sabres d’abordage. Rien de véritablement méchant, à peine douloureux et qui cicatriserait rapidement, mais qui laissait perler quelques tâches pourpre dans son pelage blanc tacheté de noir. Alors que les rangs ennemis commençaient à s’éclaircir sur le pont de La Sirène, Zakaerii put entendre des cris provenir de la cale. Il ne fallut pas très longtemps au Suli pour comprendre ce qui pouvait se passer là en bas. Il éprouva peut-être une once de pitié pour ceux qui ne reverraient pas la lumière du jour, mais pas suffisamment longtemps pour s’attendrir sur leur sort. Juste assez peut-être pour se rappeler de ne jamais compter Fleya et Shotra parmi ses ennemis.

Quelques dizaines de minutes plus tard, l’affrontement prit fin brusquement, tandis que les assaillants battaient en retraite, abandonnant les quelques survivants de leur camp au bon vouloir du Capitaine Valdriana. Les choses s’étant calmées sur le pont depuis quelques temps déjà, Zakaerii s’était tourné vers les matelots de La Sirène afin de leur porter un minimum d’assistance ou attirer l’attention sur les plus blessés d’entre eux afin que leurs camarades se chargent d’eux. Comme tous, il assista à la tirade particulièrement haineuse de la dénommée Lylim et l’observa traverser le pont avant de s’en aller dans la cale, visiblement en quête de solitude. Voyant que la situation ne nécessitait désormais plus son intervention, le Felidaë se rendit à son tour dans la cale, quelques minutes après Lylim, le temps de trouver une bouteille d’un alcool suffisamment fort pour être utile. Le Suli navigua dans les coursives, s'arrêtant devant la cabine de Fleya pour constater ce qu'il avait entendu, et s'assurer de visu, même s'il le savait déjà, la Suli était saine et sauve, l'Ombre n'aurait jamais laissé faire quoique ce soit. Après un regard silencieux échangé avec ce dernier, et se fiant à son flair pour retrouver la jeune femme qui s’était isolée et ne souhaitait peut-être pas être dérangée, mais qui avait probablement besoin de tout sauf de rester seule, Zakaerii tendit la bouteille devant lui, posant son regard sur la personne en face de lui. « J’ai trouvé ça qui trainait dans un coin. Ça vous dit de m’aider à faire disparaître les preuves de mon forfait ? » Il y avait une pointe d’humour dans sa voix grave de Suli, rien de bondissant. C’était un prétexte, bien évidemment, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle parle d’elle, ou de quoique ce soit. En réalité, il voulait simplement qu’elle ne rumine pas toute seule dans son coin. Si elle voulait parler, il écouterait, assurément, mais il n’était pas venu pour cela. Il voulait juste lui changer un peu les idées, car il avait l’impression qu’elle en avait bien besoin.
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MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Mar 7 Mar 2017 - 13:20

Barbe-jais tenait bon, mais moi aussi. C'était à croire qu'il  affrontait son alter-ego féminin, mais en plus jolie. Beaucoup plus jolie. Non pas parce que je me vantais d'être belle, mais parce que c'était facile de trouver plus beau que ce vieux taré. Or, vieux ou pas, il était un excellent combattant et j'en arrachais. Après cinq longue minutes à parer, à esquiver et à attaquer, je commençais à être à bout de souffle. Je n'avais jamais combattu aussi longtemps un adversaire, et visiblement lui non plus, car son regard se fit rageur et terriblement impatient. Dire qu'un peu plus tôt, une lueur perverse et étrange avait fait briller ses yeux sombres. Quelle vicieuse pensée avait effleuré son esprit, hein? Pour dire vrai, je ne tenais pas à le savoir. Sachant que c'était une question de vie et de mort, toute mon attention était tournée sur ce combat décisif. D'un cri guerrier, je vins bloquer une attaque fatale, mais rapide comme une flèche, et étonnamment souple pour son âge, le Capitaine m'envoyait boulé d'un coup de pied au ventre. Ouf! C'était douloureux ça! Je m'écroulais au sol, un peu crispée, mais je ne me laissais pas abattre. Je m'aidais de mes pieds et de mes mains et je me relevais sur mes jambes, prête à en finir. C'est alors que j'aperçus une amère déception sur le visage de mon ennemi. Suivant son regard, je compris pourquoi. Pour la première fois, la terreur des mers, le pirate légendaire et infaillible, avait perdu. J'en étais presque navrée, ma la victoire fit battre mon cœur et d'un sourire vengeur, je courus pour l'achever, mais BOOM! Une bombe de fumée explosa et le Capitaine Barbe-jais s'enfuit comme un lâche, une  grâce qu'il n'avait jamais accordé à aucun de ses adversaire.

- Saleté de pirate! Maugréais-je en toussant, les yeux irrités par la bombe fumigène,mais qui était heureusement pas meurtrière. Ce genre de tour de passe-passe était connu à Hokusai, peut-être en avait-il déniché là? Pourquoi pas? Peu importe, j'avais d'autre chat à fouetter. Soudain, une voix terrible me glaça le sang. C'était Lylim et elle...avait des crocs? Que quoi? La dévisageant, je restais paralysée de terreur. Elle était méconnaissable et pour l'heure, je n'avais plus rien à lui envier. Elle dit des paroles qui effrayèrent la majorité de mon équipage, tous se figèrent pour écouter sa malédiction. J'eus presque pitié pour Barbe-jais, mais d'un autre côté, il le méritait au centuple. Tant de mes hommes étaient morts à cause de lui, sans compter toutes ses autres victimes de ses précédents combats navales. Le calme revint soudain, le navire de Barbe-jais, ou ce qui en restait, avait disparu à l'horizon. Pâle, je suivis du regard Lylim qui alla se réfugier à la cale, je vis un autre suli la suivre, l'un des seuls à qui je n'avais pas parlé.  Me remettant de ma torpeur, je secouais ma crinière rousse et je pris conscience de l'ampleur des dégâts et des pertes. Prêt du quart de mes hommes gisaient, seuls les meilleurs combattants avaient survécu à l'assaut. Les larmes aux yeux, je me mordis les lèvres jusqu'au sang pour ne pas pleurer. C'était un spectacle cauchemardesque...sans oublier mon pont inondé de sang, l'Artimon effondré, les voiles  déchirées et ma coque parsemée de trous. C'était désastreux! Bon sang...je passais ma main sur mon visage et reprenant contenance (plus tard je pleurerais, mais pas maintenant), je repris la situation en main. À travers le silence funeste, je secouais les esprits, mes ordres se firent entendre:

-  Dylan, Elorias, Loth, Fior, Sébastien et tous ceux qui savent soigner, à l'infirmerie avec les blessés! Bosco, prend plusieurs hommes avec toi et fait agenouiller  les pirates restants. Pour le reste, mettez les morts à l'arrière pont, réparer et nettoyer le navire!  Exécution! Nous n'avons pas de temps à perdre.
 


Heureusement, j'étais de nature prévoyante et avant le grand départ, j'avais fait entreposé des matériaux de rechange, tel que du bois et de la toile, au cas où qu'ils nous arriveraient une telle situation. Que cela soit une tempête, des hydres ou un combat, il n'était pas rare q'un navire reçoit de graves dégâts. Soupirant, j'observais tout mon monde s'activer, épuisé, secoué, mais vivant...ou presque. Triste et lasse, je tournais mon attention vers les innombrables morts. Ce soir, je ferais une cérémonie funéraire en leur honneur, comme je l'avais fait pour Nassim, mon ancien second et défunt amant. Pour l'heure, je devais punir les fouteurs de trouble, résidu restant de leur belliqueux et lâche capitaine.Je comprenais leur désespérance, car j'avais été aussi trahi et abandonné, mais malheureusement, je ne pouvais me montrer clémente, si bons combattants fussent-ils. Gardant mon air  dure et intransigeant, je m'exclamais à leur adresse: 

-Messieurs, votre attaque est digne de la condamnation. Vous êtes responsables de la mort de mes hommes et de la destruction de mon navire. Vous avez perdu, votre capitaine a  fuit et vous allez  mourir. Il n'y aura aucune clémence. Qu'Uria guide vos âmes vers la paix. Je fis un signe à mes hommes se trouvant derrière eux, leurs gorges furent tranchées et leurs corps jetés à l'eau sans cérémonie. Ainsi était  la dureté de la mer. Cela fait,  je me dirigeais promptement à la cale pour voir si Fleya allait bien. Je fus soulagée de voir qu'elle était indemne et toujours sous la protection de Shotra, fidèle au poste. Qu'est-ce que? J'écarquillais les yeux en voyant des morceaux de cadavres un peu partout sur le plancher. Bon sang! C'était quoi cette créature? Et Lylim? Me souvenant de ses dents pointues et acérées, je ressentis un frisson me parcourir l'échine. Ces démonistes ne m'avaient pas tout dit. Sentant la présence de Shotra, je l'informais calmement:

- Nous avons vaincu l'ennemi. Pour l'instant, elle est en sécurité et nous allons continuer notre route. J'enverrais un mousse nettoyer la chambre. Reposez-vous...vous le méritez. Disant cela, je tournais les talons quand soudain je ressentis une faiblesse. Je m'appuyais contre la charpente, et me tenant le flanc, je remarquais que j'étais blessée. Une longue et fine balafre  parcourait ma côte droite. Je fis une grimace douloureuse, mais ayant vécu pire, je sortis de la chambre, laissant seul l'ombre abyssale et sa protégée.  Me dirigeant vers l'infirmerie, pour me faire soigner et recevoir un rapport des blessés, j'attendis des voix derrière la porte de Lylim. Me disant que c'était le moment où jamais, je cognais à sa porte. L'on m'ouvrit, je vis que c'était le beau suli...

- Zakaerii si je me souvins bien? Demandais-je courtoise. Je remarquais alors ses blessures au bras, ainsi qu'une bouteille d'alcool.   Tiens, où avez-vous prit ça? Je pensais avoir été claire que le rhum était interdit sur mon navire. Je lui lançais un regard mi courroucé, mi moqueur, puis enfin, mon visage se détendit d'un magnifique sourire. Ah pis merde, j'en veux une gorgée! Sans attendre sa réponse, je pris la bouteille et en but une longue rafale.

- Diantre que ça fait du bien! M'exclamais-je en entrant dans la chambre de la rouquine. La dévisageant, je bus une autre gorgée et je lui remis la bouteille en disant:

-Vous vous êtes bien battu, Lylim. Barbe-jais ne fuira pas longtemps. Comptez sur moi pour le retrouver et l'achever. Pour l'heure, prenez du repos. Ce soir, il y aura une cérémonie pour mes défunts et après, je vous prie de venir me rejoindre à ma cabine. J'ai des choses importantes à discuter avec vous. Bien, à tout à l'heure. Oh, Zakaerii, je vous conseil d'aller à l'infirmerie pour soigner vos plaies. Une infection est vite arrivée.

N'en disant pas plus, je lui fis un clin d’œil affectueux et je sortis de ce pas pour aller voir mon cher commandant et les autres blessés. Ils étaient pour la majorité gravement amochés, mais mon médecin et ses aides soignants me rassurèrent qu'ils allèrent s'en sortir. Je donnais l'accolade à mon fils, qui était tout heureux de pouvoir aider, et moi de voir qu'il était vivant et bien portant, puis je vérifiais l'état de mon pauvre Khaalâm. Me penchant sur lui, ma tignasse rousse frôla sa mufle noire. S'il avait été conscient, il aurait sûrement fait un atchoum exemplaire. Perplexe et soucieuse de le voir dans cet état, je croisais le regard brun et adorable de Shavok. D'un beau sourire rassurant, je dis:

-N'ayez crainte, mon ami. Il va s'en sortir. Le mal de mer n'a jamais tué personne. On trouvera une solution.
-Capitaine, vous êtes blessée?! Constata soudain mon médecin légiste. Ah oui...j'avais oublié. J'acquiesçais et m'assoyant sur une chaise, je laissais l'asiatique lever ma chemise, dévoilant mon ventre ferme et basané et ce, devant Croc Brun. Cela ne me gênait guère,  mais j'espérais ne pas rendre mal à l'aise l'Ursidea, car après tout, c'était d'ordre médicale.


-  Quelques points de suture feront l'affaire. Vous avez vécu pire, Capitaine!
- Oui, effectivement... Soudain, je dévisageais mon médecin intensément, une idée jaillis dans mon esprit fatiguée. Je me souvins qu'à Hokusai, ils pratiquaient une étrange et ancienne médecine en rapport au points énergétiques du corps. Pour rétablir les déséquilibres corporelles, tel qu'un trop plein de bile, ils utilisaient de fines aiguilles. Je demandais aussitôt à mon médecin s'il en avait. D'un air déçu, il fit non de la tête. C'est alors que la voix cristalline de mon fils se fit entendre.

- Le cuistot en a!  S'exclama-t-il victorieux.
-Tu es sûr, mon trésor? Demandais-je  aussi surprise que mon médecin.
-Absolument!
- Alors, va le chercher et qu'il les apporte. On va en avoir besoin! Sans se faire prier, Dylan obéit promptement et alla prévenir le compatriote du docteur. Essoufflé, Yeng arriva à la course, une boîte remplit d'aiguilles argentées. D'un air satisfait et ingénue, mon médecin se tourna vers notre loup noir et il affirma confiant:

-Oui, ça fera parfaitement l'affaire! Profitons de son inconscience pour en piquer quelques une dans sa fourrure.
-Oui, dans fourrure. Le front, les joues et le museau! Précisa Yeng d'un air savant. Un peu plus tard, nous étions tous au chevet de Khaalâm, le regardant du haut de son lit. Son visage poilu était remplit d'aiguilles. À présent, notre cher et brave commandant ressemblait  à un fier porc-épique. J'eus du mal à ne pas pouffer de rire.
-Alors, comment allez-vous, Commandant? Demandais-je en retenant mon hilarité. Pauvre lui, il faisait peine à voir...


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Âge : 45
Philosophie : Idéalisme
Divinité(s) : Phélemée
Faction ou Clan : Les Redresseurs

Attributs
Races: Suli
Réputation:
230/5000  (230/5000)
Adage: On à tous droit à une seconde chance mais pas plus !
MessageSujet: Re: L'aube d'une nouvelle aventure   Sam 18 Mar 2017 - 15:10

Alors donc, chers enfants ! Je vous décrivais comment votre fier Commandeur, affrontant héroïquement un orque géant bicéphale pour sauver la vie du seigneur Shavok Tanuk, ce vaillant héros dont les exploits font votre joie, et malgré mon état de santé, l'Ursidae et moi avons vaincu pour que finalement le mal de mer me fasse tourner de l'oeil. Oui, jeunes disciples de l'Ordre ! Un héros reste un être de chair, soumis aux aleas de la vie mortelle qui est notre lot. Je ne me suis pas affalé sur le pont : mes gardes du corps étaient à l'affut, je me souviens d'avoir été porté jusqu'a mon lit. Puis plus rien de précis.

Je crois avoir entendu des bruits divers et varlés ! J'entendis aussi les conversations entre Cassiopée, mes gardes (surtout Liara, plus douée en diplomatie) et un drôle de personnage à l'accent étrange. Il fut question de médecine particulière, dont je ressentit bien vite les effets, sous la forme de picotements d'abord puis d'une sorte de vibration me parcourant le corps et chassant mon mal et me rendant la santé. A la question de Dame Valdriana, je réponds ceci : " Honteux et faible, mais beaucoup mieux que quand j'ai affronté cet horrible monstre !" . Il me fallut encore deux ou trois jours pour que mon alimentation me remette sur pieds. Mais une fois remis, je me fis informer des derniers évènements et me suis rendu d'abord à la cambuse, pour remercier le chef, et lui remettre une lettre qui lui accorde la récompense méritée de 2 pièces d'or par semaine pour venir enseigner son savoir à la future et à l'actuelle équipe de soigneurs de l'ordre.

Puis je demandais audience à la capitaine Sirena, là je lui renouvelais mes remerciements, tout en m'excusant de lui avoir apporté plus de soucis alors que son navire et son équipage avait eu fort à souffrir de l'abordage du bateau pirate. Je la mis au courant de la récompense que j'avais offert à son chef cuistot et que si je pouvais faire quoi que ce soit pour me rendre utile, ce serait un honneur pour moi et ma garde rapprochée ! Encore d'autres échanges de gratitude et d'autres échanges amicaux et sincères. Et bien vite mine de rien, nous arrivâmes en vue de notre objectif !








hrp:
 





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