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 Mordrakan

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AuteurMessage
Philosophie : Dictature
Divinité(s) : Qu'ils viennent me défier, s'ils l'osent.
Faction ou Clan : Aucune alliance

Attributs
Races: Norpalien
Réputation:
0/0  (0/0)
Adage: « Le nihiliste n'est pas celui qui ne croit à rien, mais celui qui ne croit pas à ce qui est. » - Camus
MessageSujet: Mordrakan   Ven 1 Avr 2016 - 14:39

Mordrakan

“Ce sont toujours les gens animés des meilleures intentions qui deviennent des monstres.”


Genre: Masculin
Surnoms: Le Réformateur, Le Sans-Dieu, le général écarlate, Le Vicaire du Malin

Âge: 46 ans
Race: Humain

Terre d'origine: Vertmoulin, Norpalie
Philosophie: Dictature

Faction: L’Armée des Insoumis
Profession: Général

Magie  
Je suis un Vicaire de Sipriar. Je maîtrise le pouvoir divin de l’Originel, notre créateur.


Aptitude(s) particulière(s)
• Force démoniaque : Possédant une puissance extraordinaire, Mordrakan serait capable de faire quitter les pieds de la terre d’un homme d’une seule main. Cette capacité ferait qu’il soit capable de manier sa hache de guerre avec une vitesse ahurissante.
• Autorité exemplaire : Charismatique et capable d’une forte impression, le Sans-Dieu commande ses armées d’une main de fer.
• Tacticien : Capable de prévoir deux coups d’avance sur autrui, il est un ennemi dangereux à avoir.


Apparence

Il est un mastodonte. Comme tous les norpaliens, me direz-vous ? C'est pourtant loin de la vérité. Dépassant d'au moins une tête la plupart de ses congénères  devant peser pas loin d'une demi-tonne avec sa terrible armure (je sais, j'exagère, mais c'est pour vous dire!) l'humanité que porte Mordrakan a souvent été remise en question. Un démon, voilà de quoi ce que la plupart de ses détracteurs le traitait, mais ces insultes, le tacticien les accueille avec plaisir. La peur est le feu de sa réputation et il compte bien la garder bien alimentée. Après tout, cette vision populaire du Réformateur est compréhensible. Qui aurait l'audace de remettre en question ses ascendances démoniaques apercevant son teint blafard et ses cheveux platines ou en croisant son regard gris comme l'acier capable de vous faire souffrir seulement qu'en vous toisant ? Et que dire de son immense hache, Faucheuse, sinon qu'elle est clairement possédée par le Malin ? Cette chose doit bien peser une tonne à elle-seule, mais cela n'empêche pas le Général de la manier avec l'aise d'un enfant maniant un cure-dent. D'aucun pourront dire qu'il se ralentira avec l'âge qui commence à apparaître sur son visage, mais je leur rétorquerai qu'ils devraient s'enfermer dans l'Outre-Monde pour proférer de telles inerties, car même le temps ne pourrait diminuer sa détermination et sa ferveur à se débarrasser de la vermine le traitant de vieillard.


Personnalité


Il y a deux côtés en le roi des Insoumis qui douvent être décrites ici. Pareille aux dieux, Mordrakan peut se montrer à la fois destructeur, sans pitié et clément, miséricordieux. Celui qui combat l'injustice céleste sait bien entendu que pour être un dirigeant que l'on craindra, il faudra parfois faire peur à son peuple et cela se voit par une discipline sans frontière, ainsi qu'une véhémence à appliquer ses propres lois sans tenir compte de la pitié ou de remords. Ses buts sont plus grands que la simple compassion pour les mortels, créatures perverties par le Sporadique lui-même. Cependant, je connais cet homme derrière le masque du tyran. C'est un homme d'honneur capable de donner sa parole et de la tenir. Il suit son propre code qui lui interdit la souffrance sans but. Si on est l'allié de Mordrakan, il est fort à parier qu'on se fait bien traiter. D'ailleurs, je crois qu'il a particulièrement de la fierté pour les jeunes gens capables de s'occuper seuls d'eux-même pour devenir meilleurs. Il appelle cela la vraie force.


Histoire


Mon nom est Huëdar Desautels et je suis le maître-érudit du consulat des savoirs de Norpalie. Ma position me confère autorité sur tous les scribes royaux du pays et c’est à moi que le Général Écarlate a donné l’honorable tâche d’écrire son histoire pour que les citoyens des pays libres puissent le connaître. Il tien ainsi à vous informer que cette version purement subjective de son histoire n’a pas le but de vous convaincre de la véracité de ses propos quant au fait que les Dieux que vous priez sont révolus et faibles. Il vous croit assez sages et pleins de bonne foi pour que vous puissiez vous-même faire la part des choses.

Avant même sa naissance, son destin était déjà tout tracé. Né bâtard d’un père noble et d’une mère roturière, sa famille a dû s’enfuir dans le village d’enfance de sa mère Vertmoulin où elle le mit au monde, mais pas sans complication. En effet, elle mourut en couche, ne laissant au jeune norpalien qu’il était qu’un père en peine et dépourvu de ses droits de noblesse comme parent. C’est d’ailleurs celui-ci qui lui donna le nom maudit de Mordrakan qu’on peut traduire en ancien langage comme «le non-souhaité» ou «l’exclu».
La haine habitait son père qui le tenait personnellement responsable de ses malheurs. Il n’était donc pas rare que lorsqu'il se laissait aller à trop d’alcool il le batte et ce dès ses plus jeunes années. Et cette condition n’attirait pas la compassion des autres villageois, au contraire. Sa mère était une prêtresse d’Uria des plus respectée à Vertmoulin et sa mort laissa un vide que son enfant ne pouvait remplir. Ainsi, on le tolérait, sans jamais l’accueillir.

Pour survivre, son père dû se recycler fermier et Mordrakan mit rapidement la main à la pâte. Sans force et son endurance lui servait déjà, enfant, car il pouvait travailler de longues journées sans se plaindre. Il accompagne aussi régulièrement son père aux marchés de Rempart, la cité près de leur village pour vendre fruits et légumes venant de leur champ. Ces moments étaient ses préférés, car il pouvait penser à autre chose que le dur labeur de la ferme et il pouvait observer de ses yeux curieux la vie citadine.

À Rempart logeait une compagnie de mercenaires nommée Les Loups des Steppes se pavanaient comme les seigneurs de leur fiefs et de ses yeux d’enfant, le Général les enviait. Ils semblaient à toutes épreuves, capable de grandes choses, mais surtout libres de toutes emprises, de toutes responsabilités sinon celles qui leur convenait. Si les rejoindre paraissait enviable pour lui, cela restait un rêve lointain et inatteignable. Son père lui répétait d’ailleurs sans cesse qu’il était né pour un petit pain, que c’était son destin.

Mais ce qu’il aimait le plus à Rempart restait Jièva, une jeune fille de son âge avec laquelle il jouait souvent. En effet, sa mère fréquenta son père quelque temps sans que cela soit longtemps, mais Jièva et Modrakan gardèrent contact et ceux-ci se voyaient aussi régulièrement que possible. Elle lui apprenait à lire, étant la fille d’un scribe de la cour, puis se lisaient plus tard des poèmes rédigés par chacun. Ils aimaient également échapper aux regards de leurs parents pour parcourir Rempart sous la douce lumière lunaire. Ces années furent ses plus belles de son enfance.

Tout cela contrastait drastiquement avec sa vie à Vertmoulin où son père le battait lorsqu'il avait trop bu – et il buvait sans cesse- et que les jeunes gens de son âge le raillait étant lui-même sans ami. L’humain, comprit-il pouvait être à la fois doux et simple comme Jièva ou malfaisant comme son père et ses contemporains.
Devenu adolescent, Mordrakan se vit donner plus de liberté. En effet, son père de plus en plus vieux et alcoolique ne travaillait qu’aux champs pour retourner chez lui après coup, ce qui laissait à son fils le loisir de faire ce qu’il entendait lorsqu'il faisait route à Rempart pour vendre ses marchandises. Il lui arrivait donc de passer plusieurs jours en ville, mais pas seulement pour voir Jièva. Il fit la rencontre d’un homme étrange au marché, très intéressé par ses oignons qu’il trouvait d’une étrange perfection. Cet homme se présenta sous le nom de Jaar’val; Mordrakan savait qu’il portait –tout comme lui- un nom provenant de l’Ancien Langage, mais sans savoir sa réelle signification.

Jaar’val était un vieil homme qui était toujours emmitouflé dans une épaisse toge noire qui ne laissait à découvert que ses mains crispées pourvues d’un anneau terne et noirci par les années. Il se prit sans doute d’affection pour le jeune homme qu’il invitait presque tous les jours pour boire le thé chez lui. Il habitait une vieille bicoque en lisière de la cité. Leurs conversations étaient toujours étranges, mais passionnantes pour le jeune homme intéressé qu’était alors Mordrakan. Jaar’val lui racontait d’étranges histoires sur l’Astral, Nà –notre créateur – et ses enfants. « Tu es celui qu’il a choisit pour accomplir son retour, disait-il souvent. Tes souffrances seront récompensés.»

Aux balbutiements de sa vie d’adulte, Mordrakan et Jièva commencèrent à se fréquenter à la façon des amoureux et non plus à ceux des simples amis. Il la trouvait magnifique et tellement intelligente. C’est alors qu’il prit son courage à deux mains et alla demander la main la main de sa fille à son père qui fut heureux de lui offrir sa bénédiction à la condition que son propre père soit aussi d’accord. Voilà qui posa problème, car le vieil homme borné qu’il était refusait de voir l’amour chez celui qu’il voyait comme responsable de la perte du sien.

Mordrakan était enragé. Après tant d’années à retenir sa colère contre celui qui gâchait sa vie, il n’avait apparemment pas terminé et l’empêchait même de commencer sa propre vie. Embrumé par la haine, il se mit à s’entraîner aux armes avec sa hache qui lui servait pour couper le bois. Il voulait intégrer les Loups des Steppes et partir avec Jièva pour ne plus jamais revenir à Rempart et surtout à Vertmoulin, son enfer. Ce n’était cependant pas ce qu’elle voulait et elle tenta de raisonner son ami, mais celui-ci n’écouta rien et se dit que s’il arrivait à intégrer les mercenaires et faire assez d’or pour partir, elle changerait d’avis. Mais la vie du nouveau scribe était à Rempart et sans même plus que Mordrakan ne s’en rende compte, ils s’étaient éloignés l’un de l’autre.

Lorsqu’il tenta de rejoindre les mercenaires, leur chef lui donna un test d’entrée. Il devait le combattre et le vaincre en combat singulier. Ce fut humiliant pour Mordrakan qui malgré sa grande force et son entrainement répété ne parvint pas à le vaincre.  Blessé, il se dirigea donc vers le seul endroit qui pouvait l’accueillir pour ce qu’il était : l’antre de Jaar’val.

Celui-ci l’écouta demander aux dieux pourquoi ils le faisaient tant souffrir ce que le vieil homme lui répondait : « Parce qu’ils ne t’aiment pas, ils savent que tu es la pierre angulaire de leur défaite.» C’est alors qu’il passait sa main au-dessus de ses blessures et qu’une étrange lueur illumina ses plaies pour ensuite les faire disparaitre. C’était la première fois que le Général était soumis consciemment à la magie de l’Unique, notre père à tous. « Mais moi je t’aime et Nà t’aime aussi. Tu es son enfant.» Il lui dit aussi qu’il pouvait l’aider à accéder aux rangs des mercenaires, mais encore mieux, les diriger. Intéressé, Mordrakan demanda au vieil homme comment ils pouvaient les diriger s’ils n’étaient pas assez puissants pour même combattre une minute avec leur actuel chef.
C’est alors que Jaar’val alla chercher l’objet aux grands pouvoirs qu’il nommait Faucheuse. Une grande hache aussi grande qu’un homme qui arborait des visages torturés, gravés à même l’acier mât de cette arme de légende. Il la tendit à Mordrakan en lui disant qu’elle était sienne s’il venait à lui rendre service le moment venu. Bien entendu, aveuglé par son ambition, il accepta. Mais l’arme avait sa propre volonté et ses besoins correspondaient aux désir caché du jeune homme coléreux.

Au lieu de se rendre aux mercenaires, Mordrakan retourna à Vertmoulin, l’arme en main et se mit à tuer tout ce qui bougeait : hommes, femmes et enfants, car pas même les soit-disant innocentes âmes n’étaient à l’abri de la corruption des dieux, ceux qu’il haïssait maintenant autant que son père. C’était les dieux qui l’avaient battu, c’était les dieux qui l’avaient séparé de Jièva et c’était les dieux qui lui avaient enlevé sa mère. Mais c’était lui qui découpait maintenant ses marionnettes. Faucheuse trancha et écrasa tout être passant devant lui et le vieil homme lui servant de père se réfugia dans sa maison en implorant ses dieux. «Cette maison aussi bénie soit-elle ne te protégera pas des flammes purificatrice de l’Unique!» Ce sont les mots exacts qu’il prononça en mettant le feu à son ancienne maison. Ils étaient sortis de sa bouche sans qu’il ne fasse l’effort d’y penser, comme si on parlait à-travers lui.

C’est pendant qu’on entendait les cris d’agonie de son père qu’une voix familière se fit entendre pour Mordrakan qui se retourna. Jaar'val se trouvait maintenant devant lui et il ne se demanda pas comment il avait pu le suivre. Il lui demanda : «Es-tu prêt à me rendre mon service, mon garçon ?» Sans attendre, le Général plia genou devant son mentor. « Acceptes-tu, dit-il, de servir notre Maître, Nà, ceux que les infidèles appellent impunément Sipriar ?» Sans hésitation, il prononça ces mots, entouré des flammes, du sang et de la souffrance de ses détracteurs. «Jusqu'à ma mort.»

La mémoire du Général s’égare ensuite pour ne laisser un vide qu’il ne peut quantifier. Tout ce qu’il sait c’est qu’à son réveil, les flammes de ce qui étaient Vertmoulin étaient depuis longtemps éteintes et qu’il ne restait que des cendres tout au moins fumantes d’elle. Il portait également l’armure terrifiante qu’il porte encore aujourd'hui. Sa vengeance achevée, il se dirigea ensuite vers Rempart où il trouva les Loups des Steppes desquels il terrassa leur chef sans grand mal. Il saura plus tard que le fait d’alimenter Faucheuse d’âmes touchées par les Faux-Dieux augmentera sa puissance plus que simplement humaine. Encore maintenant il dirige les Loups des Steppes qui sont devenu ses lieutenants dans son armée, celle des Insoumis, véritable bras armé de Nà contre les faibles et injustes.

Mon récit se termine ici, ainsi que ma vie. C’était là mon destin d’écrire ses lignes pour ensuite rejoindre l’Unique. Je suis honoré que ce soit le Général qui procède au début de mon voyage, car je connais maintenant ses motivations profondes de Bien et de Justice qu’il exerce en annihilant ceux qui défende la souveraineté des Faux. Que Nà m’accueille dans sa prison et qu’il me relâche dans son monde immensément plus puissant que je le suis.




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