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 Honneur, survie et amitié

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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Honneur, survie et amitié   Dim 20 Mar 2016 - 16:00

Cela faisait environ une semaine et demie que les deux comparses se dirigeaient au nord de la cité de Varak, l'ancienne demeure de Musashi. Ce dernier avait emporté comme seuls bagages, son sac de transport qui s'apparentait plus à un tissus blanc et sale, roulé entre son épaule gauche et sa hanche droite. Il y avait inséré quelques items, comme son vieux livre, qui avait servi à écrire ses notes sur le monde extérieur, afin de pouvoir mieux rendre compte à son seigneur. Bien que celui-ci fut décédé, Musashi avait senti le besoin de continuer son périple, mais cette fois, avec un autre homme. Il avait aussi pris ses deux sabres, le court et le long, qu'il avait fouré sur sa hanche gauche. Le guerrier hokusois devait être prêt à toute éventualité.Le nouveau voyageur avait enfilé ses vieilles guêtres de combat, très abîmées mais qui tiendrait le coup avec un peu de chance. Finalement, il avait apporté sa cape de toile pour se garder des intempéries. Elle était en toile grise, munie d'une capuche et de trous pour les bras. Son esthétique ne jurait pas avec celle de ses vêtements, pour peu qu'ils étaient encore visible sous la crasse qui les couvrait.

«Nous allons dormir ici» dit Eramos.

Le soleil était sous l'horizon, à l'ouest, bien que ses rayons perçaient encore le ciel.

«D'accord» répondit Musashi

Ils n'avaient pas apportés de vivres ni de matériel pour dormir. heureusement, le guerrier n'était pas douillet et il possédait quelques techniques de trappeur qui leur serait utile dans le cas qui les occupait. Cependant, l'Hokusien ne connaissait rien à la chasse et n'était pas équipé pour celle-ci. C'était souvent Eramos qui s'occupait de celle-ci. L'endroit qu'ils avaient sélectionnés pour dormir était dans un jeune boisé, suffisamment petit pour qu'on puisse en voir l'autre extrémité si l'on se tenait à son orée. Peut-être trouveraient-ils quelques animaux à manger.

«Je vais préparer un feu» dit Musashi

«Non attend, le boisé est trop petit, tu ferais fuir les animaux. Prend la gauche du boisé, je prendrai la droite. Tu rabattras les animaux vers moi et je nous tuerai un repas.

Le plan semblait infaillible. Musashi prit donc la direction indiquée, et il se sépara d'Eramos. Bien assez tôt, l'escrimeur trouva un coyote. Assez frêle, mais collines n’abritaient pas beaucoup de proies pour ce carnivore. Il le poussa donc toujours en la direction d'Eramos. Même si ce dernier était absolument indétectable, Musashi en connaissait la position globale, à l'échelle du bois. Le coyote fuyait toujours le guerrier quand un bruit à mi-chemin entre le bois et le métal se fit entendre. La seconde d'après, le coyote avait un carreau planté dans l'épaule gauche. Le bretteur se jeta sur lui, un couteau à la main et l'égorgea.

♦♦♦♦♦

Un peu plus tard, Musashi et Eramos étaient assis sur une souche de chaque côté du feu. Le bois récupéré avait servit afin de faire un feu et un abri pour passer la nuit à venir. Ils avaient accoudés les branches à un grand pin qui les couvriraient de la pluie si il devait y en avoir. Entre deux bouchées de coyote rôti, qui était nettement meilleur que le poisson trop cuit que l'Hokusois avait dut ingurgiter pendant des années et des années, le ronin se risqua à poser une question qui le titillait depuis quelques jours. Il dit: «Vous m'avez emporté avec vous, mais je ne sais pas pourquoi vous allez à Hydrasil, mon cher Eramos, pouvez vous m'éclaircir à ce sujtet?»
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Dim 20 Mar 2016 - 19:00

Le vieil homme avait un objectif bien précis en tête pour avoir emmené un sans-nation avec lui, mais ce n'était pas l'heure pour l'instant c'était son instinct qui le guidait. S'il y avait quelque qu'il avait appris en voyageant - surtout lorsqu'il était chassé - c'est que le moment présent était question de survie. Trop s'avancer dans un futur lointain pouvait nous être fatal. Or, Eramos restait vigilant, guettant chaque bruit, prenant soin de masquer leurs pas et en les dirigeant prudemment à travers Ildirith.

Ils s'arrêtèrent dans une petit clairière sur les collines bordant les montagnes frontalières de Varakir. Eramos savait qu'ils avaient deux jours d'avance sur les troupes d'Arrache-sables qu'il soupçonnait fortement comme pourchasseurs. Le seigneur des terres du désert ne laissait jamais un crime impuni et ayant la réputation qu'il avait le vieil homme n'était pas un homme qu'on avait tendance à ignorer. Par chance, la clairière était à la fois dissimulée et en hauteur, ce qui leur donnait le loisir de s'arrêter pour la nuit, la progression montagneuse pour une troupe étant beaucoup plus difficile que pour deux individus.

Si Musashi semblait bien tenir la pression qu'une telle course impliquait, Eramos restait observateur de son jeune compagnon. Après tout, il ne le connaissait que peu, mais il restait confiant. Il s'était après tout rendu utile lors de la chasse et patient lors des longues et régulières pauses qu'il imposait afin de vérifier s'il n'y avait pas de danger. Le guerrier ne remettait pas en cause son expertise en survie et pour cela il avait du respect.

Repus, ils s’essayèrent près du feu et Cœur d'aigle en profita pour fumer de sa pipe en bois d'ébène, une activité dont il l'habitude de faire en fin de journée.

Eramos ne put s'empêcher de rire doucement.

- Vous parlez comme si vous étiez un objet. Est-ce coutume chez vous ?

- Depuis une dizaine d'années, oui, Mais là n'est pas vraiment ma question. Je réitère: pourquoi allez-vous à Hydrasil?

- Je ne vous mentirez pas. Je ne sais pas si je peux vous faire confiance à cette heure pour vous en parler. Vous disiez être un sans cause, que vouliez-vous dire par là ?

- Pour faire une histoire courte, j'ai perdu mon emploi et je suis resté coincé près de Varak pendant maintes et maintes années.

- Je vois. Je vais à Hydrasil parce que c'est ma maison. Là-bas est ma mission. Peut-être pourrait-elle être la vôtre. Mais pour l'instant nous devrions aller nous reposer. Je vais prendre le premier tour de garde.

Les deux se séparèrent pour la nuit, Musashi rejoignant son abris de fortune pour s'y reposer et Eramos restant pour alimenter le feu.

°

Une semaine passa avant que le duo rejoignit la forêt bélinoise. L'odeur forestière des immenses arbres venait à donner un fort sentiment de nostalgie au vieil homme qui retrouvait son chez soi.

Ils arrivèrent bientôt à voir la route menant au prochain village où ils pourraient se donner la peine d'arrêter maintenant qu'ils avaient quitté Varakir. La prudence restait cependant mère de sûreté, il n'était pas impossible de rencontrer des mercenaires travaillant pour Dagathor qui soient toujours à leur recherche.

- Attend. J'ai entendu quelque chose.

Plus loin sur la route, ils virent une caravane conduite par un vieux nain qui discutait avec ce qui semblait être quatre agent de la Main rouge à la vue de leurs uniformes écarlates. Si l’exception de ce genre de véhicule par la faction était étrange, ce n'est pas ce qui retint l'attention d'Eramos qui trouvait quelque chose d'étrange à ces quatre individus vêtus de l'armure rouge. À la fois irrespectueux dans leurs manières et avec une nonchalance bien marquée, ils ressemblaient plus à des imposteurs qu'à de réels chasseurs de monstres.

- Ce sont des imposteurs. La Main rouge n'agirait pas ainsi. Que faisons-nous ?
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Dim 20 Mar 2016 - 19:49

Quand le duo eut fait un bout chemin dans la forêt bélinoise, Eramos aperçu au loin 4 personnages au manteau rouge écarlate. Musashi eut tôt fait de les voir lui aussi. L'homme gris dit au bretteur, tout bas: «Ce sont des imposteurs, La Main rouge n'agirait pas ainsi.Que faisons nous?»

«Que voulez, vous dire des imposteurs?»

«Je comprend que tu ne connaisses pas La Main rouge, mais je suis certain que tu peux reconnaître des bandits. Dis moi ce que tu vois.»

Musashi prit quelques instants, tapis dans les fourrés, pour observer le comportement du groupe aux habits assortis. En effet, ils utilisaient le vandalisme et la force du nombre pour intimider le petit homme. Il reprit, à l'attention d'Eramos: «Vous semblez effectivement avoir raison. Vous devriez rester ici, pour me couvrir, je couperai par la route pour aller tenter de régler ça pacifiquement.»

C'est ce qu'il fit. Il arriva nonchalamment par la route et croisa les bandits qui se retournèrent aussitôt. Un resta proche du nain, et les trois autres avancèrent vers Musashi, qui avait une démarche décidée, mais non agressive. Il avait réellement l'air d'un voyageur. Le bretteur jeta un furtif regard vers l'emplacement ou Eramos aurait du se trouver, mais aucun moyen de l’apercevoir. Il dit, à l'intention des bandits: «Bonjour»

L'un d'entre eux répondit: «Nous faisons un barrage pour le compte de la Main Rouge.»

L'Hokusois répondit:«Et que vérifiez-vous exactement? Voici, je suis un étranger et je connais pas votre ordre. Qui est la main rouge?

Voyant que l'homme avait une apparence effectivement étrangère et saisissant l'occasion qui se présentait à lui,  il se permit de répondre à la question qui semblait pourtant évidente: «Nous sommes des vérificateurs de la corruption. Veuillez nous tendre votre bourse pour que nous puissions vérifier qu'elle ne contient pas de la fausse argent.»

Les autres bandits pouffèrent de rires. Celui qui était devant leur jeta un regard des plus sérieux.

Musashi, qui voyait clair dans leur jeu, sortit une bourse de son sac. Véritablement, elle ne contenait que quelques ornements pour son sabre, qui faisaient un joli tintement.

«Je ne voudrais surtout pas être un criminel!» fit Musashi, l'air étonné. Il continua, «Vérifiez vite le contenu de ma bourse que je puisse continuer mon chemin!»

Croyant que le bretteur étranger était le dernier des imbéciles, mais restant suspect quand à ses réactions, le bandit le plus armé s'approcha. À sa cuisse droite pendait une masse et il portait à son dos une dague qui aurait eu besoin d'un nouveau fourreau. Musashi feignait d'avoir de la difficulté à ouvrir sa bourse. «Désolé, je serre toujours ses nœuds pour éviter de me la faire vider»

Le bandit, à cours de patience ôta des mains la bourse du ronin. Il ouvrit la bourse et Musashi saisit l'occasion pour dégainer son sabre court, empoigner le torse de son adversaire pour se placer dans son dos et lui mettre la lame sous la gorge. C'était une prise d'otage. Il cria, à l'intention des autres: «SI L'UN SEUL D'ENTRE VOUS NE BOUGE NE SERAIT-CE QUE D'UN CHEVEUX, JE COUPE LA GORGE DE VOTRE AMI.»

Voyant que son plan avait fonctionné, il continua: «Voilà, jetez vos armes et dites moi vite où vous avez caché les pauvres gaillards qui portaient ces uniformes avant vous. Si votre réponse est correcte, j'épargnerai votre ami.» En disant cela, il ôtait ses armes à sa proie.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Dim 20 Mar 2016 - 20:29

L'approche diplomatique ? Voilà qui le surprenait quelque peu. Il aurait cru de la part du guerrier une recherche de combat, la facilité, mais au lieu de cela, Musashi se dirigeait maintenant vers la caravane d'un pas déterminé dans l'intention de régler le problème sans effusion de sang, mais jusqu'où cette patience se limiterait ?

Eramos quitta la route malgré les recommandations de son jeune compagnon. Il détourna lui aussi la scène, mais en parallèle de Musahi pour qu'il ne puisse pas le repérer. Il longea la lisière de l'étendu boisé et prit de le hauteur où il pourrait avoir un bon point de tir. Il faisait maintenant face à Musashi et les bandits.

La scène évolua rapidement. Après avoir fait quelque peu le pitre, l'hokusois se dessina à prendre au dépourvu l'un des bandits. Eramos ne réagit pas, attendant encore de pour voir comment cela évoluerait. La tension était palpable par le silence qui s'étendit pendant quelques longues secondes.

Les trois autres hommes en vinrent à lâcher leurs armes au bout d'un moment. Un des gaillards en rouge - un Suli à tête de loup - prit la parole.

- Et maintenant ?

Fronçant les sourcils, Musashi réitéra une nouvelle fois sa demande avec le ton un peu perdu qu'on lui connaissait.

- Et bien j'imaginais que vous quittiez la scène en me disant ce que vous avez fait des réels détenteurs de ces uniformes.

Le silence lui répondit.

- Mais vous n'en ferez rien, n'est-ce pas? lança-t-il quelque peu ennuyé.

Semblant réellement désolé, le Suli secoua la tête. Même l'homme pris en otage haussa les épaules, compatissant.

- Bon et bien j'imagine que je vais être obligé de...

Musashi ne put terminer sa phrase, car il reçut un violent coup de tête de la part de son otage, ce qui lui cassa le nez. Surpris par l'attaque, il ne put empêcher l'homme de le désarmer d'un coup de poing sur le poignet. Les trois autres hommes se rapprochèrent de Musashi, prêt à en découdre.

Eramos commençait à trouver la scène intéressante. Sans arme, que valait donc Musashi au combat. Celui-ci croisa le regard du vieil homme, calmement assis sur monticule de terre. Son regard perçant l'analysant toujours.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Dim 20 Mar 2016 - 20:56

Le nez cassé et la vue trouble à cause des larmes qui montaient à ses yeux, Musashi fut déstabilisé le temps de recevoir quelques coups au torse. Les trois hommes approchaient, poings levés, pour donner une leçon à l'homme qui avait poussé sa témérité peut-être trop loin. Il recula très rapidement d'environ 5 mètres et dégaina son sabre. Les bandits arrêtèrent d'un seul coup et le bretteur regarda encore une fois Eramos, assis sur une colline, ne faisant rien. Il se dit pour lui même: «C'est l'heure de lui montrer de quoi je suis capable». Ce à quoi l'hokusois n'avait pensé, c'est que ses cours de mains nues étaient biens loin. Il jeta donc son sabre à sa droite, à une distance que le rendait inaccessible dans l'urgence. Un danger de trop peut-être. Le nain, pour sa part regardait la scène caché derrière sa caravane. Observant l'exclusion du sabre dans ce combat, les bandits approchèrent.

Musashi avait un rictus un peu rieur, malgré ses blessures, trop confiant de ses capacités. Quand les bandits l'encerclèrent, un moment passa. La tension était palpable, et Musashi tenait ses adversaires en joug et avait réussi, en se déplaçant, à ne laisser aucun de ses agresseur aller derrière. Il reculait, avec les mains dans une garde qui était propre au style oriental qu'il avait appris. Il tenait la main gauche devant lui, ouverte et la main droite près de son nombril, dans un équilibre irréprochable. Soudainement, il donna à son corps, un impulsion vers la droite et alla rapidement enfoncer son épaule dans la mâchoire de sa proie qu'il avait jugé la plus faible. Ce dernier alla valser tandis que Musashi se remettait, tant bien que de mal, en position pour affronter les trois autres. Cependant, l’assommé avait, à sa façon, nuit au combat encore à venir. Il avait effectivement laissé quelques dents dans l'épaule droite du guerrier. Sa droite ne lui servirait plus à grand chose pour ce qui s'en venait. Avant même que le ronin ait repris son équilibre, les uns et les autres frappèrent en sa direction avec le plus de vigueur possible. Musashi parvient à éviter quelques coups, mais en reçu un violemment à la mâchoire, qui se décrocha sous la puissance de l'impact. Le suli le saisi par la cape, avec ses griffes et l'envoya valser plus près de la caravane. Musashi, ne plana point. Il s'affala sur le sentier de terre sablonneuse, et, peu avant le retour des trois comparses restant, il se saisit d'un gourdin que les bandits avaient laissés sur le sol quelques minutes plus tôt. Il se releva d'un bond en poussant un cri de guerre qui figea ses agresseurs sur place. Sa gauche maintenant armée, il fracassa le crâne du suli dans le même mouvement harmonieux mais dangereux. Le pauvre était mort sur le coup. La moitié du gourdin ne tenait qu'avec difficulté avec l'autre bout de l'arme; inutile de décrire l'état de la boite crânienne de l'homme-loup.

Les deux autres, pris de peur, s'enfuirent dans les bois, un en direction d'Eramos, l'autre, à l'opposé.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Lun 11 Avr 2016 - 14:30

Cela avait été une bonne journée pour Jek et sa bande. L’humain dirigeait sa petite bande de malfrat depuis maintenant un an et les affaires commençaient à fleurir. Le bélinois était quelqu'un de généralement calme qui ne parlait pas beaucoup – c’était Vähl, le suli du groupe, qui faisait souvent la conversation pour lui – mais qui compensait ce manque social par sa volonté à se salit les mains quand il le fallait. Or, ses hommes le respectaient grandement pour cela, ce qui veut dire en langage de malfrats que ceux-ci étaient assez intimidés par la violence de Jek pour ne pas le contredire en face. Et puis, il trouvait du bon travail et payait bien. Cependant, Jek n’était pas idiot, il savait que si les contrats venaient à manquer, sa chute inévitable en tant que chef de bande viendrait plus rapidement.

La chance l’avait d’ailleurs sourit sur ce point. Une rumeur se voulant qu’un marchand ambulant nain bien connu de la région se promène d’ailleurs avec un bon inventaire. Cela ne prit que peu de temps à l’humain pour trouver la caravane. Ils usèrent du même stratagème qu’en habitude, c’est-à-dire de prétendre faire parti de la Main Rouge pour arrêter le marchand et ainsi le défaire de ses richesses le plus rapidement et le plus proprement possible. La journée s’annonçait bonne.

Bonne jusqu’à ce qu’un idiot gâche tout.

Il l’avait vu en premier, marchant au milieu de la route calmement, sans crainte apparente, comme si le chemin lui appartenait. Il interpella l’un de ses hommes en lui faisant signe d’aller sa rencontre. Celui-ci lui demanda de délier sa bourse en prétendant faire partie de la Main Rouge, Jek sourit devant la scène cocasse, l’homme solitaire s’avérait être un réel idiot.

Jusqu'à ce qu’il prenne en otage l’un de ses gars. Jek soupira en faisant signe de baisser les armes. Le summum de l’idiotie s’avérait vraiment être incarné en ce justicier improvisé. Étrangement, il lâcha lui aussi arme, prêt à en découdre à poings nus. L’un de ses gars lui cassa le nez et le combat commença.

- Tuez- moi cet idiot, les gars. On a autre chose à faire aujourd'hui, dit-il d’un ton nonchalant pour ensuite poursuivre tranquillement sa conversation.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir l’homme non seulement vivant, mais ayant éliminé deux de ses hommes à lui seul, ce qui ne lui était encore jamais arrivé en tant que chef de bande. La peur prit le dessus sur sa capacité à diriger et il prit ses jambes à son cou. Contournant la caravane, il grimpa sur les monticules de terre pour rejoindre la forêt et ainsi semer ce démon au gourdin.

Arrivé au sommet des monticules, il prit une pause, essoufflé et heureux de voir que le guerrier ne l’avait pas suivit. Il essuya la sueur sur son front en soupirant de soulagement.

- J’ai bien failli y laisser quelques os, dit-il pour lui-même.

C’est alors qu’une sombre silhouette se révéla à lui. On aurait dit un spectre des morts s’avançant sans bruit et sans résistance vers lui. Jek recula le plus qu’il pu, ses pieds frôlant le vide derrière lui. Une voix grave et sombre retentit alors de l’ombre, empoignant son cœur d’une terreur incontrôlable.

- Je ne compterais pas trop là-dessus si j’étais toi.

Il reçu un coup de pied sur le torse qui lui coupa le souffle en plus de lui faire quitter le sol. Dans un cri de stupeur étouffé, il tomba sur la caravane dont le toit s’écroula et perdit connaissance, la peur comme unique compagne.

[…]

Eramos sauta sur la caravane à demi fracassée par sa victime qu’il gifla afin qu’il reprenne conscience pour ensuite le prendre par le collet.

- Dis-moi pour qui tu travailles.

- Comme si j’allais parler à un salopard comme toi.

Eramos fracassa la tête déjà endolorie du bandit sur la caravane qui hurla de douleur.

- Ne croit pas que je n’aurai pas un malin plaisir à t’éclater la tête comme un œuf si je trouve qu’elle trop vide.

- Nous sommes des indépendants ! C’est ma bande, je te jure !

- Je te crois. Et ces uniformes, ce sont des vraies, c’est très difficile à voler sans tuer ses porteurs. Sur qui les as-tu pris ? Répond!, cria-t-il de façon menaçante en montrant son poing une nouvelle fois.

- On les a pris sur une patrouille hier ! Tout près d’ici à un lieu à l’est. Ne me frappe plus je t’en prie !

- Ça je ne peux pas te le promettre.

Cœur d’aigle assomma le chef des bandits d’un coup de coude en pleine tempe. Il descendit ensuite de la caravane et descendit le bandit qu’il déposa sans ménagement au sol avant de lui attacher les mains avec de la corde de soie, plus fine que la corde de chanvre, mais aussi plus solide.

Le vieux nain le regardait d’un œil avisé, les bras croisé.

- Vous êtes Cœur d’aigle n’est-ce pas ?

- Oui.

- Je croyais que vous étiez un assassin, pas un justicier. De plus, je ne savais pas que vous travailliez en équipe.

- Il vaut mieux que vous ne changiez pas d’idée sur moi, ça aide pour l’image.

- Entendu, dit-il en souriant.

Eramos se dirigea ensuite vers Musashi, assez amoché. Sa mâchoire semblait décrochée et son visage ensanglanté montrait que son nez était cassé. De plus son bras était en piteuse état, mais il était vivant et avait vaincu. Il lui sourit légèrement avant de lui prendre le visage.

- Ça risque de faire m…

Avant de finir sa phrase, Eramos replaça la mâchoire du guerrier d’une impulsion sèche et précise.

- Les bandits ont tué des hommes de la Main Rouge pour avoir leurs uniformes, nous devrions aller trouver leurs cadavres pour leur donner une sépulture décente.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Lun 11 Avr 2016 - 16:11

«AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH»

Ce fut le cris que poussa Musashi un dixième de seconde après avoir reçu un re-calibrage de la mâchoire par Eramos. Sans en avoir trop conscience, l'homme continua: «Les bandits ont tué des hommes de la Main Rouge pour avoir leurs uniformes, nous devrions aller trouver leurs cadavres pour leur donner une sépulture décente.» L'hokusien caressait encore sa mâchoire alors qu'Eramos pressait le pas dans une direction qui lui semblait évidente. Il ramassa de sa seule main gauche son sabre et sa bourse et pressa le pas vers son collègue qui s'enfonçait rapidement dans un sentier semi-dégagé. Après environ trois quart d'heure de marche plutôt silencieuse pendant lesquelles le bretteur arrachait les dents encore plantées dans son épaule droite et tentait tant bien que de mal de soigner son apparence, il se rappela de ce que le nain avait dit à Eramos. Il demanda alors:

«Ce nain vous a appelé coeur d'aigle?»

L'homme gris hocha positivement de la tête, mais avant même de répondre à sa question, il montra du doigt l'endroit où se trouvaient les hommes dont le nain lui avait parlé. C'était une petite ère dégagée avec les quelques ruines d'une maison qui devait se trouver là il y a quelques décennies. Le toit n'était plus couvert du tout et la charpente qui soutenait le toit était partiellement effondrée. La partie qui subsistait encore était des murs de pierre eux aussi en décrépitude et recouverts de mousse. La porte, complètement moisie semblait ne faire qu'un avec le sol herbeux au devant de la chaumière. Les deux hommes entrèrent pour y trouver, sans grande surprise, 4 corps d'hommes majoritairement nus.Bien que la majorité avait la gorge tranchée, l'un d'entre eux avait le corps entièrement recouvert d'équimoses. Avec l'aide d'Eramos, l'escrimeur sortit les quatres cadavres et se mit à creuser un trou avec une pelle de bois qui, heureusement, avait été préservée de la pluie de ces dernières décennies.

La voix d'Eramos retentit dans l'oreille inattentive de Musashi: «Arrête toi un instant»

Musashi s'arrêta de creuser et lança un regard interrogé à Eramos

«Comment est-ce qu'on honore les morts à Hokusaï?»

Il laissa tomber sa pelle sur le sol et s'avança de quelques pas, pour mettre de la distance entre lui et les corps qui puaient encore plus que lui.

«Vous voulez dire qu'on va honorer les morts comme chez moi?»

Eramos resta silencieux un instant.

«En fait, j'avais dans l'idée de leur offrir quelques paroles pour Litrish, puis je me suis dis qu'il serait peut-être impoli pour toi que je le fasse. De plus, ma curiosité a pris de le dessus.»

En réponse, Musashi dit: «Bon, je propose que nous établissions le campement ici, car la nuit tombe, et je vous expliquerai ce que nous faisons à nos morts une fois la chose faite, qu'en dites vous?»

«Il est plus que temps de se reposer. Je vais aller chercher du bois pour le feu.»

Ils montèrent donc le campement. Alors qu'Eramos allait chercher du bois, Musashi coupait des branches feuillues afin qu'elles puissent servir de toit à la maisonnette délabrée qui tiendrait lieu d'abris pour la nuit. Un bon moyen de préserver sa chaleur. Un long moment après cette interlude, Musashi s'assit enfin auprès d'Eramos qui avait fait le feu à l'intérieur de la chaumière découverte. Il commença enfin: «Vous voulez savoir ce que les Hokusiens font avec leurs morts?»

Eramos, sortant sa pipe et commençant à la remplir de tabac, croisa le regard de son compagnon de route, intéressé. Il dit: «Précisément»

Voyant, non sans envie, qu'Eramos bourrait sa pipe Musashi caressa de sa main le sac qu'il avait sur la poitrine et sentit sa pipe à lui, au toucher. Complètement absorbé par cette sensation, il sortit finalement une longue pipe de métal et de bois avec une tête métallique très petite. C'était avec cela que les gens fumaient par chez lui. Il regarda le tabac d'Eramos et lui demanda enfin:«Puis-je? Il y a longtemps que je n'ai pas fumé.»

En silence, l'homme gris lui tendit le sac de tabac et une allumette pour qu'il puisse remplir son étrange pipe.

Musashi prit l'offrande d'Eramos avec joie et bourra, à son tour, le bol de sa pipe avant de commencer à fumer. Il relança l'herbe à son comparse avant de commencer d'un air plus sérieux.

«En fait, je vais vous raconter un peu ma vie avant de vous raconter l'histoire de mon pays natal. La nuit est jeune, nous avons amplement le temps»

Il tira une latte avant de continuer.

«Vous m'avez demandé pourquoi j'étais venu en ces terres éloignées de chez moi. Je n'ai guère de souvenir de vous avoir répondu, mais je le ferai dès maintenant.» Il sortit de son sac un calepin de cuir et continua son monologue. «J'étais envoyé ici par un des seigneurs de mon pays afin de collecter des informations sur vos modes de vie. J'était une sorte d’ambassadeur incognito. Je subsistait grâce à de l'or et des lettres qui m'étaient envoyées par faucon, à ma demeure dans le Varakir. J'ai erré dans les rues, posé maintes et maintes questions aux prêtres locaux pour obtenir des informations sur votre religions. Bien assez tôt, j'ai pris conscience que nos deux sociétés partageaient les mêmes dieux, mais qu'il ne portaient que des noms similairement différents.»

Il expira sa dernière bouffée de fumée avant de continuer son monologue.

«C'est précisément ce qui nous mène au traitement des morts. J'ai compris qu'en ces terres, vous enterriez vos morts. Chez moi, comme vous le savez peut-être, la terre est plutôt rare. Elle ne l'est pas réellement, mais comme nous vivons sur un archipel, les canaux sont plus nombreux que les terres fertiles. Nous traitons donc nos morts différemment. Nous les immolons généralement dans une place publique. Oui, un bûcher pour nos morts. Nous pouvons donner différents traitements aux cendres des défunts. La classe ouvrière les relâche à l'eau pour que l'esprit du mort continue d'accompagner la famille. Pour la classe guerrière, on utilise généralement les cendres pour forger un sabre au descendant du défunt. Pour ce qui est de la royauté, les cendres sont conservées dans un temple spécial, dédié à cette pratique. Je me demande bien de ce qui en est advenu.»

Il vida les cendres de sa pipe sur le sol et regarda Eramos dans les yeux. Il lui dit:«J'espère que cela répond à votre question Coeur d'aigle. Cependant, je ne suis pas certain que ces hommes auraient voulus qu'on leur réserve un traitement post-mortem qui n'est pas inscrit dans leur livre culturel.»
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Eramos d'Irifuse
Cœur d'aigle
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Philosophie : Compassion
Divinité(s) : Litrish
Faction ou Clan : La confrérie des rapaces

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2090/5000  (2090/5000)
Adage: ''C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.''
MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Lun 11 Avr 2016 - 19:56

Eramos hocha la tête lourdement, tirant une longue inspiration de sa pipe qu’il laissa échapper dans un nuage de fumée vers les cieux. Il vida également sa pipe et la remis dans son sac de voyage.

- Il est bien difficile de connaître quel dieux ils vénéraient. Nous n’avons trouvé aucun symbole religieux sur eux et les rites peuvent changer dépendamment l’orientation divine qu’ils vénéraient.

Regardant danser les flammes, Eramos s’y laissa bercer quelques instants avant de reprendre un air vigilant et prudent, comme à son habitude.

- Je suis honoré que tu partages ton histoire avec moi. Je suis désolé de ne pas en faire autant pour moi, mais je peux au moins te dire pourquoi je m’en vais à Hydrasil. Mon vrai nom est Eramos, mais on me connait surtout dans le pays comme Cœur d’aigle, l’assassin. Cette réputation me vient de mon passé, mais je n’emprunte plus cette route depuis quelques années. J’ai choisi la rédemption à travers une mission.

Amusé, Eramos sourit à demi.

- C’est en fait tout le contraire de ton histoire. Aujourd'hui tu ères après une vie de devoir et moi je l’ai choisi pour m’éloigner de mon exil. N’est-ce pas curieux ? Litrish est indéniablement capable d’humour.

Redevenant sérieux, il poursuivit.

- Un jour, j’eus un contrat dans la cité d’argent qui est le nom qu’on donne d'Hydrasil.  Je n’avais plus vraiment d’intérêt pour l’or, mais c’est tout ce qui me rattachait à ce monde et c’est la seule chose que je savais faire à cette époque. Alors, je l’ai pris, cela impliquait de tuer un homme dans la Basse-ville, le quartier malfamé.

La voix d'Eramos changea. Elle se mut en un souffle, presqu'un chuchotement.

- J’arrivai alors chez lui, il faisait nuit. Le salon et la salle à manger étaient vides alors je décidai de monter à la chambre et je le trouvai, endormi avec sa femme et son jeune garçon dans le même lit. Je pointai mon arbalète à son visage à ce moment, il se réveilla, mais ne cria pas, ni ne réveilla sa famille. Son regard était calme. Il savait pourquoi j’étais là, comme s’il m’annonçait qu’il n’allait pas lutter. Il caressa doucement les cheveux de son fils et regarda un dernier instant sa femme avant de se lever de son lit et de me suivre.

- L’avez-vous abattu ?

Le regard de Cœur d’aigle, un regard aussi froid qu’une nuit norpalienne, croisa celui de l'hokusois un bref instant.

Je lui demandai où il voulait aller, et il me pointa la petite bibliothèque bien rempli qu’il avait au rez-de-chaussée. Il prit un livre de celle-ci et alla s’asseoir à ce que je devinai être son fauteuil de lecture.  Le père de famille me dit avant de plonger dans sa lecture, aussi serein que puisse être un homme acceptant sa mort, qu’il avait été heureux le plus longtemps possible, sachant que cette heure arriverait. Je libérai les cordes qui allèrent se ficher dans son cœur.

Un lourd silence s’installa sur la maison en ruine avant qu'Eramos ne le brise.

- Après ça, je n’ai plus jamais fait de contrats. J’ai décidé de mettre à profit mes talents pour une mission, celle d’éradiquer mes employeurs, majoritairement responsables des corruptions, des injustices et de l’amoralité d'Hydrasil. Je créai aussi une faction, la Confrérie des rapaces pour m’épauler. J’y retourne d’ailleurs et c’est pour cela que je vous ai demandé de m’accompagner. J’espérais vous redonner une mission pour une cause que je crois juste.
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Musashi Jisaï
Le Gourdin
Le Gourdin
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Âge : 36
Philosophie : Instinct
Divinité(s) : Ne s'y intéresse pas.
Faction ou Clan : Aucune alliance

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Races: Varakirois
Réputation:
260/5000  (260/5000)
Adage: La compassion est la pierre angulaire de l'existence
MessageSujet: Re: Honneur, survie et amitié   Lun 11 Avr 2016 - 20:40

Après cet échange de longs monologues, les deux hommes regardaient intensément la braise incandescente qui, encore assez chaude, protégeait les hommes de la fraîcheur nocturne. Musashi n'avait pas répondu à Coeur d'aigle, mais l'idée d'une cause le tourmenterait longtemps. Il se leva tranquillement et dit, plus pour lui même que pour l'homme gris: «Alors faisons comme chez moi. Brûlons les.» Après avoir nourrit le feu à nouveau, Eramos emboîta le pas et aida l'escrimeur à faire tomber un arbre. Ils firent cela à la leur de la lune un bon moment. bientôt un lit de bois et de feuilles morte gisait à l'extérieur de l'ancienne chaumière. Ils y installèrent les quatre cadavres et Musashi alla chercher un bâton qui leur servirait de torche d'allumage. Il planta ladite branche dans le feu et se rapprocha du bûcher. Torche à la main, il se souvint des funérailles de son grand père, à Hokusai.

«Laissez moi l'honneur.» dit il, plus pour lui même que pour Eramos.

Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait. C'était souvent le plus jeune de la famille qui mettait le feu au bûcher du défunt. En le sabre de Musashi, gisait son grand père. Le bretteur eut une pensée pour ce dernier en planta le bâton dans le bûcher. Ce dernier s'embrasa lentement avant de devenir un forte lueur qui éclairait toute la clairière. Il était coutume de s'agenouiller pendant la cérémonie, et de méditer. L'Hokusien renouait avec la tradition ancestrale, de manière naturelle. Il était là, assis sur ses talons, les yeux fermés devant l'intense brasier.

Environ une heure plus tard, le feux était presque entièrement éteint et les cendres des défunts guerriers valsaient dans le vent avec les feuilles. Musashi se leva, sans réellement prêter attention à Eramos et alla se coucher dans la chaumière avec comme seul confort, un esprit content, des braises chaudes et un toit de feuilles.
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Honneur, survie et amitié

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