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 Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]

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Syrielle Oniria
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MessageSujet: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Mar 9 Fév 2016 - 12:38



Excursion ursidée au pays des merveilles glacées

Miunda 9 de Dan 17ième année de l'ère du Second Souffle, Vallée des mille glaçons



J’avais déménagé de Bourg-en-Glace à la capitale depuis près de dix longues années maintenant. Je me sentais bien dans cette ville majeure de Norpalie. L’anonymat ne me déplaisait pas même si je n’aurais pas craché sur un peu de notoriété. Disons que je n’avais pas choisi la meilleure ville d’Ildirith pour mes espoirs de reconnaissance et de popularité. Je m’étais faite une raison alors et je restais discrète quant à mes origines. Possédant un des physiques demi-êtres le plus simple de tout le pays de glace, cela m’aidait à ne pas trop me faire remarquer des détracteurs de ma race. Quiétude aurait été l’endroit idéal pour obtenir la reconnaissance que j’espérais mais je me refusais catégoriquement à remettre un pied dans cette place synonyme pour moi de tristesse et de drame. Je n’aurais pas supporté cette épreuve. Du moins j’étais encore loin d’être prête pour cela, bien que je savais qu’un jour ce serait inévitable…

Mon travail de rôdeuse occupait tout mon temps et j’aimais ce métier plus que tout. Le contact des créatures et de la flore que je côtoyais quotidiennement me faisait un bien fou et me permettait de garder un semblant d’équilibre entre ma douceur innée et la colère gangréneuse qui avait fait irruption dans ma vie depuis très longtemps. Ma vie était parfaite et j’arrivais désormais à tuer sans émotions aucune. Cependant, mon âme était de plus en plus souvent portée vers d’autres contrées alors inconnues et je me surprenais par moments à observer l’horizon de façon insistante et fiévreuse. L’appel de l’aventure et de rencontres nouvelles s’insinuait dans les chemins tortueux de mon esprit. Malgré ma vie épanouissante et équilibrée, j’aspirais à autre chose. Je voulais plus de contacts « humains », plus de connaissances, plus d’expérience de la vie. Bref, je savais de plus en plus que je ne resterais pas une simple rôdeuse en Norpalie toute ma vie. Rien n’était immuable dans la vie.

Mais en attendant ces événements qui bouleverseraient mon existence, je devais m’acquitter d’une mission des plus urgentes. Effectivement, j’avais entendu au grand marché lorsque je faisais ma ronde de magasinage ; oui tout le monde doit faire ses courses pour survivre même moi la meurtrière aux yeux d’Or ; j’avais ouïe dire de la bouche de marchands qu’un ours tigré avait été observé blessé et en l’occurrence extrêmement dangereux dans les parages de la vallée des milles glaçons située à  deux jours à cheval à l’Est de Fort-froid. C’était un travail pour une rôdeuse expérimentée et je me faisais une joie de revenir de cette mission la tête haute satisfaite de mes résultats.

Je partis donc au poste de Garde qui proposait cette mission contre une certaine somme. Peu importait le nombre de Gel’or, je voulais de l’adrénaline et encore plus d’expérience à mon actif. Je m’étais équipée de mon arc et mes deux dagues ainsi que de mon couteau de chasse sans oublier mes armes les plus redoutables : ma voix et mon regard. Tout cela recouvert de ma cape et capuchon en fourrure de teinte noire. J’emmenais également Grain blanc avec moi. Mon bel ami était heureux de pouvoir de nouveau parcourir les paysages de la Norpalie. J’aurais besoin de lui pour me porter à bon port. Ces naseaux frémissaient à mon contact et je lui caressais l’encolure pour lui dire bonjour. Ce fut ensemble que nous nous rendîmes au poste. Je laissais ma monture à l’entrée sans l’attacher. Je ne lui ferais jamais l’affront de l’entraver de quelque manière que ce soit. Oui je le montais sans bride et à cru sauf pour des excursions de plusieurs jours où je lui mettais une selle avec des sacoches pour mon matériel de survie et mes provisions. Il tolérait la chose, nous étions amis et il me laissait le monter quand j’avais besoin de son aide.

J’entrais dans le bâtiment de pierre, l’intérieur était éclairé de plusieurs torches situées assez haut sur les murs. Je m’avançais vers un endroit sur la pierre ou étaient accroché plusieurs parchemins de missions et trouva vite ce pour quoi j’étais venue. En parcourant les écrits je me rendis compte qu’il y avait très peu d’informations et me tourna vers un garde qui passait près de moi.

« Dites mon cher ? Pourquoi y a-t-il si peu d’informations pour cette tâche ? »

« Quelle tâche ma demoiselle ? »

Il s’approcha et son regard s’illumina de compréhension en lisant ce que je lui montrais.

« Ah oui l’ours tigré ! Oui en fait un guide vous conduira à la vallée des mille glaçons, il vous donnera plus de détails sur le chemin. Disons que c’est une mission assez périlleuse et pour éviter que vous ne cherchiez longtemps toutes les deux, la personne vous montrera le dernier endroit ou on l’aura observé. »

« Toutes les deux ? Il y a quelqu’un d’autre sur cette mission ? Je ne suis pas la première ? »

Dis-je avec une certaine appréhension. Je n’avais pas l’habitude de travailler en duo et je restais sceptique sur l’aide que pouvais m’apporter cette compagne de fortune.

« Oui je pense que vous serai parfaites pour cette tâche. Votre compagne de mission se trouve à l’extérieur. Je ne pense pas que vous la louperai. Disons qu’elle a un physique particuliers. Le guide arrivera d’ici une demi-heure »

Je le remerciais de son éclaircissement et sortit donc avec un air interrogateur et curieux. Je n’avais remarqué personne en arrivant avec un physique extraordinaire. Ce pouvait-il que ce soit une aasimar comme moi ? Ma curiosité fut rapidement assouvie…



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Lilith Perce-Neige
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MessageSujet: Re: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Mar 9 Fév 2016 - 19:35

«  Tant de voyages et de rencontres, d’aventures et de tumulte, toute cette agitation pour finalement revenir dans cette capitale du froid, aussi figée dans le temps que la glace de ses contrées. Ce n’était pas pour me déplaire. »




J’aimais bien Fort-froid, oui tout compte fait je l’aimais bien et ce même si beaucoup auraient voulu que je pense le contraire et que je quitte séance tenante leur ville, joyau d’architecture et berceau des traditions ancestrales. Un démon à leurs yeux, des ignorants aux miens, nous étions faits pour nous entendre. Dans tous les cas je ne m’efforçais pas de me cacher ni de prendre plus de place que nécessaire, mais le vent venait de se lever alors que le soleil commençait lentement sa descente vers le soir, je rabattis donc ma sombre capuche; il devait être 15 heures.

À cause du ciel nuageux on pouvait percevoir un halo autour de l’astre solaire, je trouvais cela agréable à regarder, pour une fois que le soleil ne cherchait pas à nous faire détourner les yeux de sa parure dorée. Tout en patientant pour ce fameux guide, là adossée à une charrette tout près du poste de garde, je pris le temps d’étudier les passants. Ceux qui ne me voyaient pas filaient généralement droit vers leurs occupations bien emmitouflés dans leurs fourrures, trimbalant tantôt des provisions tantôt des enfants. Les temps de misères me semblèrent alors bien loin derrière, mais pourtant, pourtant, un peu partout le mal rongeait le cœur des Hommes.

- Votre visage est un peu bizarre madame, vous êtes malade ?

En parlant de gamins, un petit bonhomme blond –comme tous les Norpaliens d’ailleurs- se tenait à mes pieds et me dévisageait la bouche entre-ouverte attendant visiblement une réponse.

- Tu veux parler de la couleur de ma peau pas vrai ? demandai-je impassible mais curieuse.

Il se contenta d’hocher la tête. À voir sa réaction j’étais sans doute la première Tiefflin qu’il croisait de sa courte vie. Je retirai mon capuchon dévoilant mes cornes et ma longue tignasse blanche par la même occasion avant de lui sourire gentiment.

- Je suis en parfaite santé, ma peau est différente de la tienne parce que je suis…

- Une goule ? m’interrompit-il incrédule.

- Non petit je ne suis pas une goule, les goules ne font pas la conversation, rétorquai-je amusée. Je suis un demi-être, une Tiefflin.

Il me dévisageait et je soutenais son regard guettant sa réaction. Refermant la bouche et ravalant sa salive il reprit :

- Dites, je peux toucher vos grandes cornes ?

- Euh, oui pourquoi pas…

Et tandis que du haut de ses trois pommes il étirait ses petits bras, je posai un genou au sol inclinant la tête arborant un sourire en coin; la vie m’étonnait un peu plus chaque jour. Il les toucha finalement et sembla à la fois surpris et heureux. Il fit un pas en arrière et je relevai les yeux vers lui.

- Merci madame la Tié-feline. Elles sont belles et douces, et vous vous êtes gentille et drôle avec vos cheveux de vieille dame !

Je souris légèrement en ébouriffant ses jolies boucles d’or. Et alors que nous échangions un regard sincère des plus innocents, la glace de ses yeux dans la braise des miens, et que je ressentais une fois de plus que tous les êtres de ce monde étaient semblables et liés, une voix désemparée se fit entendre.

- Riordan ! Par les dieux recule vite !

Une femme, sans doute la mère, arrivait en courant pour se saisir de la minuscule main de l’enfant. Je me relevai la toisant sans malice ni colère, mais ce qu’elle pensait des gens tels que moi était ancrée en elle depuis longtemps et rien qu’à ses yeux je compris qu’il ne servait à rien de m’expliquer.

- Mais maman !! se défendit le petit.

Rien n’y fit, ils disparurent derrière le poste de garde emportant avec eux mon sourire du moment. Pendant quelques secondes je fus un peu déçue, mais sans plus, c’était loin d’être la première fois, et puis je n’allais pas changer tout le monde par ma simple volonté, alors autant me faire une raison.

Croisant les bras je regardai de nouveau vers le bâtiment de pierres par hasard –il n’y a aucun hasard en ce monde-, c’est alors que j’aperçus une jeune femme qui attira mon attention plus que de coutume. Ses longs cheveux couleur de miel scintillaient littéralement contrastant violemment avec la noirceur de ses habits. La fourrure de ceux-ci était balayée par le vent et ses yeux se refermèrent légèrement scrutant les alentours à la recherche de quelqu’un ou de quelque chose. Sa peau pâle et son visage délicat, tout comme sa surprenante tignasse, me poussèrent à croire qu’elle était une Aasimar, de plus les demi-êtres savaient davantage se reconnaître entre eux.

Soudain, son regard se posa sur moi et elle m’observa de la tête aux pieds, deux fois, avant de planter son regard dans le mien. Son hésitation dévoila son ressenti et bien qu’elle le dissimulait habilement, je sus qu’elle était aussi surprise que moi. Seulement tout se passait à l’intérieur, son visage lui, même si ses traits furent doux, ne laissait passer aucun indice quant à ce qu’elle pouvait bien avoir en tête. Elle jeta un bref coup d’œil autour d’elle puis entreprit de se diriger vers moi. Apparemment c'était moi qu’elle cherchait.
Une fois qu'elle fut parvenue à ma hauteur, simple façon de parler, elle me fit penser à ce petit garçon, sauf qu’elle avait le plein contrôle de sa bouche. Je la dépassais d’une tête, sans compter mes cornes, et sur le coup j’eus peur que mon envergure ne l’empêche de me dire ce pourquoi elle était là. Lorsque mes yeux croisèrent les siens, je compris que j’avais à faire à une guerrière. Charmante mais loin d’être sans ressources, c’est bien ce qu’elle était. Je perçus des lames à sa ceinture en plus de l’arc qu’elle portait sur le dos, cela confirma mes dires. Arquant un sourcil, curieuse, je laissai de nouveau mes bras aller de chaque côté de mon corps histoire de ne pas avoir l’air impolie et renfrognée.

- Que puis-je pour vous? demandai-je simplement.

Puis le vent tomba sans demander son reste plongeant la rue dans le silence.


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Syrielle Oniria
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MessageSujet: Re: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Mer 10 Fév 2016 - 15:44



Excursion ursidée au pays des merveilles glacées

Miunda 9 de Dan 17ième année de l'ère du Second Souffle, Vallée des mille glaçons



Mes yeux scintillants se posèrent finalement sur la personne que je cherchais. Cela était curieux mais je n’avais jamais eu à faire avec cette race que je reconnu tout de même entre mille. Il est vrai que depuis que j’étais enfant, je n’avais pas beaucoup côtoyé de personnes de mon peuple et encore moins des demi-démons. C’était pour moi des créatures mystérieuses et curieuses de par leur aspect physique. Les Aasimars n’avaient rien à envier aux Tiefflins point de vue apparence mais comme j’étais un spécimen plutôt discret de ma race et que j’avais été élevé parmi les humains, l’extravagance physique était pour moi quelque chose de nouveau. Je ne jugeais personne et encore moins sur sa physionomie. Seulement, j’étais d’une curiosité à toute épreuve et je ne pouvais m’empêcher de regarder cette femme dans le moindre détail. Mes yeux dorés plein de surprise étaient attirés comme un aimant et sur le moment je ne pensais pas une seule seconde que mon inspection oculaire aurait pu être un manque de respect. Loin de moi l’idée de la dérangée mais mon intérêt était le plus fort dans l’instant. Elle n’était pas laide en soi et, bien que les miens fussent plutôt singuliers, je me surpris à me dire qu’elle avait des cheveux magnifiques et cela contrastait délicieusement avec sa peau obscure et ses yeux pourpres.

Je failli me mettre à rire en pensant aux paroles du garde qui m’affirmait que j’allais très vite reconnaître ma compagne de mission. Mais reprenant intérieurement mon sérieux, je pensais de nouveau professionnellement. Cette Tiefflin était-elle à la hauteur de la tâche ardue qui nous était assignée ? Il ne fallait pas se contenter d’abattre la créature dangereuse. Il fallait tout tenter pour la calmer et la soigner. Les paramètres changeaient selon que la bête était un mâle ou une femelle. Un mâle serait plus violent et beaucoup plus difficile à calmer. Une femelle ne serait pas plus aisée mais son physique moins imposant. Bref, je ne voulais pas non plus l’offenser et lui faire croire de prime abord qu’elle n’était pas faite pour cette mission. Avant de critiquer, je voulais la voir à l’action et ainsi juger de sa valeur. Elle paraissait plutôt calme et sage, on pouvait donc la rayer de la liste « meurtrière sanguinolente ». Et encore je pouvais me tromper mais je ne le pensais pas. Pour connaître réellement ses états de fait il fallait que je l’approche et que je lui parle. J’allais passer environ deux ou trois jours avec cette demi-être. Valait mieux briser la glace tout de suite.

Je m’approchais donc mais mon interlocutrice fut plus rapide que moi :

- Que puis-je pour vous?

Visiblement elle non plus n’était pas au courant qu’elle serait accompagnée. C’était plutôt amusant d’avoir une longueur d’avance. C’est ce moment précis que choisi le vent pour tomber d’un seul coup. Le silence régna en maître dans la rue et je n’eus pas le choix que de répondre à sa question sans avoir au préalable réfléchit à ce que j’allais pouvoir lui rétorquer. L’improvisation est ma meilleure amie ! Ce fut donc avec un demi-sourire que je lui adressai la parole :

« Bonjour Madame ! Je recherche une personne avec des mains en or qui pourrait soulager mon dos. Le garde m’a dit que vous étiez une maîtresse dans l’art de la massothérapie. En étant rôdeuse, je suis souvent penchée le nez dans les traces d’animaux sans parler du reste et mon bas du dos me fais souvent souffrir? Etes-vous à la hauteur de votre réputation ? »

C’est à ce moment-là que j’eu le malheur de croiser le regard de mon interlocutrice. Il était empli de surprise. Son air « Mais c’est qui cette folle ? » déclencha en moi une envie irrépressible d’éclater de rire. Ce que je ne tardai pas à faire. Je crois que personne encore ne m’avais fait rire de cette manière sans le vouloir. Comme quoi beaucoup de choses étranges pouvaient arriver en ce bas monde!

« Excusez-moi je suis idiote avouez-le. » dis-je avec un grand sourire cette fois et en lui tendant la main pour la saluer.

« Plus sérieusement je m’appelle Syrielle Oniria et je suis effectivement rôdeuse au service de la Norpalie. Je serai votre compagne durant cette mission. Enfin si vous voulez de moi parce que je ne suis qu’arrivée en seconde. Vous pourriez avoir envie de partir seule. Bien que je pense pouvoir vous être un peu utile. »

Je voulais la respecter du coup je me mettais volontairement en second. Cette Tiefflin avait vraiment l’air agréable, cela se voyait dans ces yeux incandescents. Malgré mon manque d’expérience sociale avec les demi-démons, j’estimais avoir engagé la conversation de manière civilisée. Je brûlais d’envie de lui demander ces qualifications mais j’avais peur de paraître trop prétentieuse ou trop curieuse. Je la laissais donc me répondre d’elle-même. Le guide qui nous avait été assigné n’allait sans doute pas trop tarder. J’étais également impatiente d’en apprendre d’avantage sur cette fameuse créature.



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MessageSujet: Re: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Sam 13 Fév 2016 - 20:01


« Ces choses surprenantes qui arrivent à point nommé »




En général lorsque je mettais le nez dehors je savais à quoi m’attendre de la part d’autrui, les regards qu’on me lancerait sans doute, les paroles racistes ou craintives qui me seraient destinées, bref je m’attendais à beaucoup de choses mais pas à ça. La massothérapie, sérieusement ? Sur le coup je dois dire que je fus très surprise, mais la scène était trop loufoque pour être vraie, c’est pourquoi j’arquai un sourcil attendant la suite sans réellement cacher mon étonnement alors que la nouvelle venue se marrait comme jamais. Enfin, j’imaginais.

« Excusez-moi je suis idiote avouez-le. »

Sur ce elle me tendit sa main en souriant un brin essoufflée par sa récente euphorie, main que je serrai avec douceur mais fermeté; reflet de ma personnalité. Elle reprit :

« Plus sérieusement je m’appelle Syrielle Oniria et je suis effectivement rôdeuse au service de la Norpalie. Je serai votre compagne durant cette mission. Enfin si vous voulez de moi parce que je ne suis qu’arrivée en seconde. Vous pourriez avoir envie de partir seule. Bien que je pense pouvoir vous être un peu utile. »

Mes traits s’adoucirent légèrement alors que se dessinait l’esquisse d’un sourire sur mes lèvres brumeuses. Je n’avais plus pour habitude de voyager accompagnée depuis que Philbert était parti de son côté une fois qu’il eut rejoint la Confrérie des rapaces. Pourtant je ne prétendais pas être la meilleure ni que je n’avais pas besoin de soutien et il m’arrivait souvent de faire équipe avec des aventuriers en tous genres ou encore les gardes des différentes villes où je passais lorsqu’Ildirith avait besoin de remettre un peu d’ordre en ses terres.
Cette jeune femme à la fois étonnante et curieuse ne me dérangeait pas le moins du monde; plus on est de fous, plus on rit. Je n’avais certes pas sa capacité à exprimer aussi haut et aussi fort mes sentiments, mais j’étais de bonne compagnie.

- Heureuse d’apprendre que vous ne cherchez pas réellement une personne pour délier vos muscles, je suis sans doute plus habile pour rendre les gens tendus que pour les aider à relaxer. Enchantée Syrielle, je suis Lilith, Lilith Perce-Neige, ajoutai-je en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille pointue.

J’attendis alors une réponse qui ne vint pas. Ce fut assez drôle comme moment à vrai dire, ce temps de suspension tandis que ma nouvelle partenaire de mission  m’observait attentivement, m’étudiant de la tête aux pieds. Elle ne semblait pas se rendre compte qu’elle s’exécutait de la sorte, j’en vins à la conclusion qu’elle n’avait jamais croisé de Tiefflin et qu’elle était curieuse. Car là n’était point son intention que de me dévisager impoliment ou de me juger, elle me regardait comme on regarde une chose qui nous est nouvelle, voilà tout. Toutefois nous n’allions pas passer la journée plantées dans la rue alors je poursuivis sans faire de cas de cette attitude inhabituelle, elle ne me dérangeait pas vraiment.

« Ma foi, en tant que Rôdeuse vos talents sont les bienvenus dans cette mission. Je connais bien la Norpalie pour y avoir passé la majeure partie de ma vie, mais je dois avouer qu’il peut s’avérer bien dangereux de mater un ours tigré, surtout si l’on doit l’approcher suffisamment pour lui injecter de quoi l’endormir afin de vérifier l’état de ses blessures. Je ne vois aucun problème à travailler avec vous. »

À peine ai-je eu terminé ma phrase qu’un Norpalien aux épais habits de fourrure sortant du poste de garde vint à notre rencontre renfilant ses grosses mitaines poilues aux renforts de cuir.

- Bonjour mesdames ! Je me présente, Alastor pour vous mener à bon port ! Nous discuterons en chemin, allons rejoindre le traîneau sans plus attendre.

Syrielle et moi échangeâmes un regard avant de suivre le guide qui partait déjà d’un bon pas vers l’entrée de la capitale. Quelques instants plus tard il se retourna brusquement :

« Est-ce là tout ce que vous avez pour braver le froid ? Pas de soucis j’ai ce qu’il vous faut, suivez-moi ! »

- Nous attrapons notre matériel et nous vous rejoignons, lançai-je ne sachant trop si je parlais pour moi seule ou si Syrielle devait faire halte également.

Je songeai que je n’avais pas besoin de me couvrir davantage étant donné le caractère surnaturel de ma peau, mais j’enfilerai gentiment une écharpe pour le contenter. Toutefois je veux rester libre de mes mouvements alors pas de manteau ni ne gants. À en juger par ses vêtements, ma dernière connaissance en date aurait sans doute besoin d’un petit quelque chose en plus, mais cela ne me regardait en rien.
Je me dirigeai vers le poste de garde afin de prendre mes effets que trimbalait gentiment ma fidèle Orphéliss au blanc pelage.

« Allez ma grande, sois bien sage avec le palefrenier, il est un peu rustre mais c'est un homme de bien. Je reviens très vite mon amie. »

Sur ce elle secoua la tête de bas en haut et mordilla gentiment le rebord de ma cape; je souris. Je m'emparai d'un grand sac à dos rempli de rations sèches, d'un peu d'eau et de quoi démarrer un feu car bien que je fus un demi-démon, je ne possédais pas de magie en lien avec cet élément. Je délaissai ma vieille claymore qui ne me serait pas très utile contre un ours et la prendre avec moi dans la forêt ne ferait que me ralentir, j'allais me contenter d'une épée courte et de mes dagues.
Tandis que je caressais ma jument, je vis l'Aasimar un peu en retrait en train de converser avec un superbe étalon noir un peu en retrait près du bâtiment. Il n'avait pas de selle et ne semblait pas très heureux de se retrouver en plein cœur de la ville. Leur relation m'intriguait. Peu après l'animal quitta en direction de la sortie. Syrielle me sourit légèrement et puis nous partîmes à la suite de sa monture pour rejoindre notre guide.

J'étudiais quant à moi plus discrètement cette Syrielle alors que nous avancions à la suite de notre guide. Elle m'intriguait, mais chaque chose en son temps. Quelques minutes plus tard tandis que nous passions les grandes portes, des jappements clairs se firent de plus en plus entendre.


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Syrielle Oniria
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MessageSujet: Re: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Lun 22 Fév 2016 - 12:34



Excursion ursidée au pays des merveilles glacées

Miunda 9 de Dan 17ième année de l'ère du Second Souffle, Vallée des mille glaçons



Lilith Perce-Neige… Cette demi-être possédait un étrange prénom mais non moins plaisant. Il devait sans doute avoir une histoire intéressante et j’étais plutôt curieuse de l’entendre. De plus la Perce-Neige était une fleur vraiment très jolie malgré sa simplicité et le fait qu’elle ait toujours la tête en-bas. On n’avait rarement la chance de voir son cœur fin et délicat. Cette plante avait cette étonnante capacité à percer la couche glaciale qu’était le manteau de neige hivernal et je ne doutais pas un instant que cette caractéristique singulière n’y soit pour quelque chose dans ce patronyme étonnant. Je me mis de nouveau à observer cette curieuse créature. C’était plus fort que moi. J’aimais à pouvoir observer à loisir sans qu’on ne m’en empêche. La Tiefflin n’avait pas l’air d’être dérangée outre mesure donc je ne me privais pas.

Mon interlocutrice avait l’air content d’apprendre la nature de mon métier. Je serais effectivement utile à la mission et étant toutes les deux originaires de Norpalie nous avions l’avantage de connaître le pays à peu près comme notre poche. Nous avions plus de points en communs que nous le pensions. Lilith considérait dangereux le fait de gérer un ours tigré et de l’approcher d’assez prêt pour pouvoir l’endormir et ainsi le soigner. J’eu un bref sourire sur les lèvres. Ma compagne ne pouvait pas connaître ma capacité spéciale à calmer toutes formes d’anxiétés animales. Cependant la demoiselle aux cheveux immaculés avait tout à fait raison et pour être totalement certaine et sécurisée, j’avais emmené avec moi une fiole de tranquillisant et une seringue pour administrer la solution à l’ursidé s’il ne se calmait pas suffisamment à mon goût. J’étais parée à toutes éventualités et prêtes à faire face à n’importe quelle situation. Enfin, je l’espérais !

Finalement notre guide montra le bout de son nez. Il avait l’air d’être une personne fort pragmatique et peu loquace pour les choses de moindres importances. Nous allions nous rendre à la « Vallée des mille glaçons » en traîneau à chiens. Il ne perdit pas une seule seconde et trouvant le regard de ma nouvelle connaissance je me permis d’en conclure que notre cher Alastor voulait en finir au plus vite. Néanmoins il prit le temps de s’arrêter pour nous faire remarquer que nos tenues ne seraient pas adéquates au froid et qu’il nous prêterait ce qu’il fallait si nous en avions besoin. En effet, dans ma préparation j’avais omis de prendre un manteau plus chaud et des gants adaptés aux températures négatives. Notre moyen de locomotion déjà déterminé nous n’aurions donc pas besoin de l’aide de nos fidèles destriers pour cette aventure. Je me dirigeai donc vers ma monture qui m’attendait patiemment non loin. Je lui parlais doucement et le tenais donc informé du revirement de situation. Il allait avoir congé pour cette fois et Grain blanc se trouvait plutôt soulagé. Je pris donc le matériel que j’avais accroché sur ses flans : de quoi calmer la créature blessée, une carte et une boussole ; on n’était jamais assez prudent ; de la nourriture sèche, une gourde pleine d’eau, de quoi allumer un feu et enfin mes armes, mes dagues et mon arc ainsi que mon carquois rempli de flèches à empennages sombres. Ainsi équipée, je laissai partir mon compagnon équidé qui se hâta vers la sortie de la ville pour retourner aux occupations auxquelles il était occupé avant que je ne sollicite son aide.

Nous finîmes Lilith et moi par rejoindre notre guide qui nous mena aux attelages. Ils étaient au nombre de deux et tirés chacun par six chiens. Je restais un moment à observer ses magnifiques bêtes toutes en poils et en muscles. Ils avaient l’air vif et plein d’entrain. Ils étaient tout prêts à partir. Je m’approchais d’un des traîneaux et me mis à parler aux canidés et à leur flatter la tête. J’avais l’habitude des chiens et ces derniers étaient heureux de me voir semblait-il. Mise à part un. Il me regardait avec une certaine folie dans les yeux et grognait sans pour autant aboyer chaque fois que j’approchais. Je trouvais la chose curieuse en cherchant ce qui pouvait bien le déranger. Je n’avais point l’habitude d’un tel comité d’accueil. J’en fus légèrement décontenancé. Malgré tout je m’approchais de la bête. Il grogna d’avantage et je ne voyais presque plus ces oreilles tellement elles étaient aplaties en arrière. Je voyais sa dentition carnassière et ses yeux déments et il finit par lâcher un aboiement lorsque je me trouvais trop proche à son goût. Il était très nerveux et mon pouvoir était impuissant sur cette créature. Je me décidais donc à m’éloigner pour que le chien puisse se calmer et j’allais voir le guide pour éclaircir cette histoire.

« Depuis quand avez-vous ce chien là-bas, le beau brun dans le second rang à droite. Il me paraît plutôt nerveux. Est-ce normal ? »

Le guide suivit ma main qui désignait l’animal en question et son regard s’attarda sur lui.

« Fenrir ? Oh c’est un chien que j’ai depuis cinq ans. Il a toujours été un peu nerveux mais c’est un excellent athlète. A la base il n’était pas à moi. Je l’ai récupéré lorsque son maître c’est fait assassiné dans sa propre maison. C’était un ami à moi et il s’appelait Koumal Karmishian. C’était le marchand de pierres précieuses le plus connu de la Norpalie et même d’au-delà… »

A ce nom, mon visage resta impassible. Ce personnage célèbre il y a une demi décennie me disait certainement quelque chose. Ce gredin avait pris à l’époque la fâcheuse habitude de rouler bon nombre de personnes avec de fausses pierres certes très ressemblantes mais de valeur moindre qu’il ne laissait entendre à ces acheteurs. Eymeric lui-même c’était fait avoir malgré sa grande expérience. Il m’avait demandé une faveur en tant qu’ami et je n’avais pas hésité à faire taire à jamais cet énergumène qui avait osé rouler mon maître. Ma mémoire revenait peu à peu tandis que je reportais mon attention sur le spécimen brun qui s’était calmé et qui reniflait son compagnon de traineau. Je me rappelais qu’il y avait un aboyeur qui s’époumonait en dehors de l’habitation ce soir-là et je me mis à mieux comprendre le comportement de ce chien. Il devait se souvenir de moi et de mon odeur*Bah il y a deux traineaux, j’irai sur l’autre comme cela je ne perturberai pas la mission de cette bête inutilement. J’ai assassiné son maître, il faut bien que je me tienne à carreau le long du chemin*.

Je me dirigeai donc naturellement vers l’autre équipage après avoir obtenu un manteau digne de ce nom et une paire de gants à l’épreuve du froid mordant. Il allait falloir conduire l’équipage et avec des mains nues ce ne serait pas évident. Je me tournais vers Lilith avec un léger sourire plutôt timide cette fois. Ça ne me disait trop rien de voyager avec ce guide qui devait certes être très efficace et habile au maniement des chiens mais pas très avenant cependant. Je préférais de loin partager mon traineau avec ma nouvelle compagne d’aventure.

« Je ne vous force pas mais je serais enchantée de partager ce traineau avec vous. A moins que vous ne préfériez la compagnie d’Alastor. Je vous laisserai conduire pour commencer si vous voulez »

J’espérais qu’elle accepte car me retrouver seule sur mon moyen de locomotion ne me tentait guère non plus. J’avais hâte de débuter enfin cette expédition et j’attendais que notre guide se décide à lancer ses chiens.



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Lilith Perce-Neige
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Divinité(s) : Veilleur de Litrish
Faction ou Clan : La confrérie des rapaces

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Races: Tiefflin
Réputation:
190/5000  (190/5000)
Adage: Nos actions définissent qui nous sommes, pas nos origines. Prend garde, rien n'échappe au Gardien des plaines de l'Astral.
MessageSujet: Re: Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]   Dim 28 Fév 2016 - 19:38


« Les bêtes sentent ces choses-là. Peut-être aurais-je dû écouter mon instinct moi aussi. »



Là nous où allions, nul cheval ne pouvait nous y conduire sans devoir fournir un effort titanesque, la neige ralentissant et alourdissant ses pas. C’est pourquoi à la vue des attelages je ne m’étonnai guère. Qui plus est je n’allais pas me plaindre, j’adorais ce moyen de transport ! Je ne pus m’empêcher de penser à Litrish, le Gardien, le Guide, alors que je pris conscience du fait que la vie avait réuni deux demi-êtres, en tous points dissemblables de par leur nature, et qu’un objectif commun les liait, nous liait, désormais. Je n’étais pas réellement surprise, je connaissais la musique, mais je m’émerveillais tout de même devant la beauté de la vie et de son destin. Même si je savais que tout était écrit là quelque part, les aléas du chemin, j’avais parfois le sentiment que j’étais maîtresse, ne serait-ce que l’ombre d’un instant, de ma destinée.
Vous direz que je réfléchissais sans doute un peu trop, qu’il ne s’agissait là que d’une rencontre parmi tant d’autres et vous parviendrez peut-être même à croire que vous avez raison. Mais rien dans cette vie n’est laissé au hasard. Je ne savais pas encore pourquoi ma route avait croisé celle de Syrielle Oniria, mais un jour ou l’autre tout allait m’être dévoilé.

Depuis quelques mois déjà, mon rôle au sein de la Confrérie avait perdu en formalités et ainsi gagné en liberté. J’avais certes prêté serment, juré de protéger les Ildiriens –très souvent d’eux-mêmes d’ailleurs- et promis de m’élever contre les inégalités et les injustices, mais rien de tout cela n’avait le pouvoir de me retenir en Hydrasil. Des gens à sauver, des vies à changer, il y en avait partout, et c’était souvent lors de rencontres fortuites telles que celle-ci que l’opportunité de rééquilibrer la balance s’offrait à moi.
C’est le cœur calme et l’esprit curieux que j’entamai notre aventure en m’approchant des bêtes qui visiblement se réjouissaient en nous voyant. Ils se fichaient bien de savoir à quelle race nous appartenions, tant que nous nous montrions respectueuses ils le seraient aussi. C’est ce qui me plaisait chez les animaux. J’aimais bien les chiens mais je préférais de loin la compagnie et le côté pratique des chevaux.

À l’approche de l’Aasimar, les cabots semblèrent se calmer et s’avancèrent en quête de caresses lorsqu’elle passait à proximité, enfin, tous sauf un.  Je ne m’attardai pas outre mesure sur cette scène mais j’allai toutefois à la rencontre du chien en question une fois que Syrielle fut partie vers l’autre traîneau. J’observai l’animal qui m’observa à son tour lors d’un échange silencieux. Puis, avec prudence, je m’accroupis voyant que ses oreilles et son expression ne démontraient aucune crainte ou colère. Cependant, je préférai garder mes distances, par respect, et me dirigeai vers ma compagne de mission qui m’interpellait :

- C’est la perspective de conduire le traîneau qui m’a convaincu chère Syrielle. Je viens donc avec vous, ce bon Alastor pourra manœuvrer et nous guider à son aise.

Arrivée à sa hauteur je glissai mes yeux écarlates dans l’ambre de siens et ajoutai :

« Je peux te tutoyer, si ? J’aime bien notre attitude solennelle mais il y a un temps et un lieu pour chaque chose, dans les bois nous pouvons nous permettre de passer outre les politesses d’usage. »

Une fois la question réglée, nous échangeâmes un sourire moqueur et nous prîmes chacune la place qui nous revenait : ma compagne de mission bien au chaud dans le traîneau et moi et ma peau de feu aux commandes.

- En avant mesdames, nous avons une longue route et un ours à mater, enfin VOUS avez un ours à mater, alors ne perdons pas une seconde de plus, une tempête ne s’annonce pas toujours en ces lieux. Allez Gripouille, montre-nous le chemin ! Hip ! Hip ! hurla le guide alors que le cortège canin s’élançait vers les étendues sauvages.

Je m’agrippai solidement au cas où mon attelage ne se lance aux trousses de ses congénères,  mais en coureurs bien entraînés qu’ils étaient, les chiens attendaient mes ordres. J’imitai Alastor et aussitôt la meute débuta sa course effrénée vers le sud-est. Syrielle regardait tout autour examinant l’horizon qui s’étendait à perte de vue vers le sud et jusqu’aux pieds des montagnes à l’ouest car le temps le permettait encore.
Ce n’est seulement qu’après une heure et demi que nous fîmes une petite pause, enfin surtout les bêtes qui, haletantes, semblaient bien heureuses de leur sort. Retrouvant leur souffle les chiens prenaient de grosses bouchées de neige, cela nous fit sourire Syrielle et moi. Quelques minutes plus tard nous repartions déjà alors que le soleil déclinait doucement.
Vers 18h00 il nous restait encore quelques lieues à faire, mais le Norpalien décida que nous n’irions pas plus loin avant le lendemain sous prétexte que cela eut été ‘’bien trop dangereux’’. Nous nous fiâmes à son bon jugement car c’est pourquoi nous avions besoin de lui après tout, son avis en matière de localisation et de survie. Nous décidâmes donc de monter le camp. Je m’occupai du feu et remarquai que ce cher Alastor arborait un sourire en coin.

- Quelque chose vous amuse, Norpalien ? demandai-je un brin narquoise, je ne pouvais m’en empêcher.

- Je me disais simplement que vous portiez bien votre nom de famille, miss Perce-Neige, dit-il en s’éloignant pour chercher le reste de ses provisions tout prenant la peine de caresser ses braves bêtes exténuées.

Ne s’expliquant pas davantage, il me laissa me débrouiller avec le sens de ses paroles. Je remarquai Syrielle assise sur sa couche, elle semblait avoir une question sur le bout des lèvres, je soutins donc son regard une fois de plus, attendant gentiment qu’elle ne s’exprime; je savais détecter ces choses-là.  

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Excursion ursidée au pays des merveilles glacées! [Pv Lilith]

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