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 Coeur brisé ¨terminé¨

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MessageSujet: Coeur brisé ¨termin騠  Mer 28 Oct 2015 - 8:24

hrp:
 

Au loin, j'aperçus le Grand Port de Varakir, mon père s'y était amarré de nombreuses fois, mais je ne m'y étais jamais aventurée. Cela faisait maintenant deux mois que j'étais à bord du Phénix, où j'entrainais assidûment l'équipage d'Adrien au combat et à l'art martial. En outre, sous les ordres du Capitaine, je vérifiais méticuleusement les tâches des marins, je veillais à la discipline et à la bonne main œuvre du navire. Plus que le temps avançait et plus je me sentais à ma place sur ce navire. Après un intermède de neuf mois passé à Hokusai, où j'avais dû vivre une grossesse imprévue, et surtout secrète, j'étais revenue à bord du Phoenix.  L'équipage m'avait accepté facilement, ayant gagner leur respect dès la première semaine. Quant à mon enfant...je sentis mon cœur se broyé, mais je chassais toute culpabilité. Je ne voulais ni le revoir ni le connaître.  J'étais trop jeune pour être mère et je voyais en lui que les violeurs de la mutinerie.J'avais essayé de provoquer une fausse couche, mais rien n'avait marché. Il s'était accroché solidement, alors j'avais été obligé de le mettre au monde. À part moi, personne d'autre connaissait son existence. Je ne l'avais dit ni Nassim ni à Adrien. C'était mon secret, mon fardeau. Soupirant, je me consolais en pensant que le passé était derrière moi. J'avais repris le contrôle de mon existence. J'en étais grandement soulagée.


Maintenant, le sourire aux lèvres, j'étais accotée sur le bord, mon regard turquoise fixait le Port maritime, où de nombreux marchands vendaient leurs produits. J'étais si concentrée, que je n'entendis pas le sifflement sourd et sans même comprendre ce qui se passait, je me retrouvais plaquée au sol,Adrien me protégeant de son corps. Des éclats de bois revolèrent de toute part, un boulet avait été tiré, d'autres suivirent. Les pirates nous avaient pris par surprise, apparaissant vicieusement d'une crête à tribord, attendant un appât alléchant. Je croisais le regard du capitaine, toujours sur moi, il vint me caresser ma chevelure en demandant: Ça va? Tu n'es pas blessée? Je fis non de la tête, le dévisageant en silence, la chaleur de son corps me réconfortait comme jamais, mais malheureusement, ce fut de courte durée. Promptement, il se leva et m'aida à faire de même, puis il se dirigea aussitôt à la barre et riva le navire à babord. Me regardant, il hocha positivement de la tête et ordonna:

- Branle-bas de combat.

Acquiesçant, je me tournais vivement vers l'équipage en m'écriant:
-Branle-bas de combat! Aux armes, messieurs! Sortez les canons, préparez-vous à tirer!

Aussitôt dit, aussitôt fait, les marins s'armèrent, les canons furent sortis et dès qu'Adrien rugit: «Feu!» des étincelles flamboyèrent. Contrairement à l'attaquant, Le Phénix possédait plus de canons et sa coque était plus solide, mais les pirates avaient l'avantage de la surprise. Des cordages furent lancés,ils nous abordaient. Sortant mon épée, je me préparais à leur faire face, quand soudain des râlements sourds se firent entendre en arrière de moi, faisant me retourner. Trempés de la tête aux pieds, une dizaine de pirates avaient embarqué discrètement sur le navire et avait assassiné plusieurs de nos hommes, dont Roger, un des marins ayant appartenu à l'ancien équipage de mon père. D'un cri de colère, je hurlais en me précipitant sur eux:
-Attaquez!!!

La moitié de l'équipage me suivit, l'autre combattit ceux qui nous abordaient. Mon arme pointée, je confrontais un homme grand et costaud, ses coups étaient très puissants, mais plus souple et plus rapide que lui, je réussis à en éviter plusieurs, et au moment où  il m'attaqua vers l'avant, je me tassais en agrippant son poignet et j'utilisais son élan et son poids pour l'amener sol. Se retrouvant face contre terre, il n'eut pas le temps de réagir que  j'en profitais pour rentrer mon épée dans sa nuque, l'achevant sans pitié. Tremblante de rage, je le fixais comme en transe, c'était le premier homme que je tuais, mais je n'en fus aucunement ébranlée, au contraire, je ressentais une froide indifférence.  C'est alors que d'autres m'attaquèrent, je pouvais en combattre trois à la fois, les tuant un à un, grâce à mes attaques précises et des projections au sol, cela déstabilisa grandement l'ennemi, non habitué à cet art martial inconnu. Deux autres surgirent,l'un empoigna mes bras par derrière et l'autre me menaça de son poignard, il avait nettement l'intention de me trucidé. J'attendis qu'il s'approche de moi pour l'éloigner d'un coup pied dans le ventre, et je me penchais vers l'avant d'un brusque mouvement, ramenant l'homme qui m'emprisonnait contre mon dos, et  nous fîmes une roulade au sol,me retrouvant sur lui. Étourdis, il avait lâché sa prise, je me libérais aisément, et avant que son compagnon m'attaque à nouveau, je vins lui rentrer mon épée dans son flanc, transperçant précisément son cœur. Son regard devint vitreux, il mourut sur le coup. Un cri de rage fit me retourner, j'évitais in extremis de me faire écorcher vif.

-Tu as tué mon frère d'arme, salope! Rugis le pirate d'un regard meurtrier.
-Ton frère d'arme méritait de mourir, et tu vas allé le rejoindre, fumier! Répliquais-je sur le même ton,en position d'attaque. D'un regard sauvage, il rangea son coutelas et sortit son épée. D'un cri commun, nos armes s'entrecroisèrent, nos pas assurés se déplacèrent d'une façon circulaire, il essaya de m'embrocher, mais j'évitais l'attaque d'un saut par en arrière et je fis un pas imprévisible vers l'avant, venant l'embrocher. Ahurit, il écarquilla les yeux et tomba à genoux, tandis que je le complimentais ironiquement:

- Tu as été un excellence bretteur, bien meilleur que ton frère d'arme.
-Va...Te faire foutre! Et ceci fut ses dernières paroles avant de mourir. Je haussais les épaules, et dégageais mon épée de son corps, mon bras était engourdis d'avoir transpercer tant de chaire, mais la bataille était loin d'être finie. Je rivais mon attention vers l'assemblée qui s'entredéchirait, le sang inondait le pont, mais je fus soulagée de constater que le nombre des pirates avaient diminué radicalement, la victoire allait être nôtre. Le cœur battant, je vis Adrien combattre un homme vêtu de noir, portant un chapeau large emplumé de  plumes grises. Ce pirate...Je le reconnus, il avait été l'un des mutins qui m'avait violé et tué mon père. Où était les autres? Surtout, où était Sharim Faranir, le responsable de la mutinerie?  Blême, je  les cherchais à travers la foule, mais je n'en vis aucun. Tous ces visage ennemis m'étaient inconnus, sauf celui de Lucian. Celui-ci était entrain de gagner sur Adrien, sa technique de combat était redoutable et puissante, apprise de mon défunt père.


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MessageSujet: Re: Coeur brisé ¨termin騠  Jeu 29 Oct 2015 - 10:07

Lucian réussit à désarmer mon capitaine et d'un coup de pied au ventre, Adrien tomba à la renverse et se cogna fortement la tête, lui faisant perdre à moitié connaissance. D'un sourire mauvais, le pirate s'approcha de lui et déposa son épée contre la gorge de sa victime, le marchand ouvrit faiblement les yeux et murmura d'un sourire moqueur:
-Un jour, tu seras pendu  et je te promets que je serais là pour t'accueillir dans la mort.
-Je crois pas, matelot. Souffla le pirate d'un rictus. Ma place est en enfer, toi au paradis, on risque pas de se croiser.Adieu et merci bien pour ta marchandise!

D'un rire jaune, il allait le transpercer, mais une épée vint bloquer son geste. Lucian fronça les sourcils et leva les yeux vers moi, nos regards se croisèrent, il devint livide et recula d'un pas comme s'il avait vu un fantôme.
-Non, c'est impossible, tu étais morte...Murmura-t-il en pointant son épée désormais vers moi. D'un sourire glaciale, je répondis:
-J''étais presque morte, mais j'ai survécu. Mon sourire fit place à un visage haineux et dure, un visage que Lucian connaissait que trop bien, il crut voir mon père, cela le fit pâlir davantage. D'un coup sec, je tassais son épée et vint la pointer directement sur sa gorge. Le faisant reculer lentement jusqu'au bord, je dis:

-J'ai survécu à vos assauts, j'ai survécu d'avoir vu mon père mourir sous mes yeux sans que je puisse le sauver, j'ai survécu à un naufrage et à une blessure qui aurait pu me laisser handicaper. Oui, Lucian, j'ai survécu à tout cela et je continuerais à survivre, vous n'avez pas réussi à me vaincre par votre cruauté et votre trahison. Comme hypnotisé par mes propos, il garda le silence, je continuais: Toutefois,j'obtiendrais ma vengeance et je le jure que je retrouverais ceux qui m'ont fait ça et je les tuerais, à commencer par toi. Prit désormais entre le bord du navire et moi,  il déglutit en voyant mon regard brillé par la détermination. Ce fut plus facile d'agresser une jeune femme sans défense et sans arme, mais ça l'était nettement moins à présent, il allait devoir se battre ou fuir. Il savait que j'étais douée au combat et il devinait que je l'étais devenue davantage, surtout quand la vengeance guidait mes actes. Pour me vaincre, il devait me faire perdre tout contrôle. Le pirate soutenu mon regard et il sourit en  narguant avec arrogance:
-Voyons si tu es aussi bonne à te battre qu'à écarter les jambes.

Cette pique me fit pâlir de rage, des images me bombardaient, son visage sur moi, sa barbe me grafignant la joue, sa possession sauvage et brusque. Tremblante de rage, je hurlais:

-Crève, salop!
Il avait prévu ma réaction, j'aurais dû rester calme, mais sous la colère, j'avais ouvert ma garde. Le pirate en profita pour écorcher mon ventre, du sang perlait. Sous la douleur, ma main se rétracta sur ma blessure, je me courbais en reculant de quelques pas, mon épée pointée vers lui. Vif, il donna un coup de pied sur mon arme, que je lâchais, et je reçus un coup de poing au visage. Étourdis, je m'étalais sur le sol, désormais vulnérable. Merde, qu'est-ce qui m'arrivait? Une main violente vint m'empoigner mes cheveux, je gémis, sa face était rendu à quelques centimètres du mien, son haleine putride me donnait envie de vomir. D'un sourire pervers, il avoua:

-Depuis que je t'ai prise, toute belle, je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer. Disant cela, il m'embrassa goulûment. Ce baiser était si visqueux qu'il me fit retrouvé mon sang froid. Et si je profitais de cette situation?


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MessageSujet: Re: Coeur brisé ¨termin騠  Jeu 29 Oct 2015 - 10:52

Sensuellement, je lui mordis la lèvre inférieur et répliquais:
- Alors goûte moi, encore...J'ai mentis, sache que j'ai adoré que tu me prenne. J'ai envie de recommencé, tu as été mon préféré des six... Pendant un instant, il cessa de m'embrasser et m'observa d'un air méfiant et surpris. Or, voyant mon regard langoureux et mon épaule dénudée, il grogna de plaisir et oubliant toute méfiance, il vint plaqué sa main droite sur mon intimité, je gémis en fermant les yeux, feignant  de partager un plaisir réciproque. Ses yeux de fouine brillèrent d'excitation,il se pencha et m'embrassa à nouveau, avec plus d'ardeur, comme s'il m'avait dompter.  L'imbécile...Me laissant faire, je répondis à son baiser tout en sortant discrètement mon coutelas que  je lui plantais d'un coup sec et précis dans l'estomac. Devenant livide, il geignis et se tassa sur le côté, le souffle court, fixant le poignard responsable de sa mort imminente. La douleur était si atroce qu'il n'avait même pas la force de reprendre son épée pour venger sa mort. Devant cette situation pathétique, il eut un rictus en murmurant:

-T'es la pire des sirènes, mon trésor, la pire qui soit! Me séduire pour mieux m'achever? Même ton père n'aurait pas fait ça.
-Mon père n'était pas une femme.
Répliquais-je froidement en me relevant et en prenant son épée.
-T'a ben raison... J'aurais dû me douter de ton petit stratagème, mais tu valais le coup.
-Pensais-tu vraiment que je te désirais? Toi qui m'a violé et a contribué à trahir mon père et à l'assassiner lâchement?
-J'ai toujours été imbécile devant la beauté des femmes, et vois-tu, j'en meurs aujourd'hui.
  Il rit  faiblement et confia d'un sourire triste: Ah...Cette mutinerie n'a pas voulu la peine, tu peux me croire.
Fronçant les sourcils, je demandais:
-Comment ça? Que s'est-il passé?
-Si je te le dis, me promets-tu de m'achever? La douleur est...pire que la mort.
-Je pourrais peut-être faire une exception pour toi. Dis, et je verrais.
-Promets, sinon je garde le silence et tu ne sauras jamais...ce qui est arrivé à Faranir et aux autres.
Je soupirais d'impatience, et j'opinais brusquement en promettant. D'un air soulagé, il raconta:
- Peu de temps après la mutinerie, on s'est fait attaqué par une flotte Bélinoise, seulement six ont survécu, trois se sont fait pendre, et le reste a réussi à s'enfuir de la prison: Sharim, moi et Raoul. Voyant mon air sombre, il eut un rictus et confirma: Aye, ceux qui t'ont violé et trahis ne sont pas tous morts. Au moins, il t'en reste  deux à pour...chasser. Main...maintenant, tiens ta pro...promesse et ahrgg...tue moi! La douleur vint crispée ses traits, il allait bientôt trépasser. Avec plaisir, je le regardais souffrir et prit mon temps pour insister:
-Où sont-ils?
-Je...je l'ignore...je...Arghh!! Pitié! Je venais de mettre mon pied sur le coutelas et je l'avais enfoncé de quelques centimètres. D'un sourire démoniaque, je dis:
-Vois-tu ce que ça fait de se faire pénétré contre son gré?
-Désolé! Je suis désolée...Pitié, arrête! Larmoya-t-il blême et tremblant de froid, la mort approchait. Mon sourire s'élargit, mes yeux brillèrent d'une lueur sadique:
- Les excuse ne me suffisent pas. Oh, pauvre trésor, ça fait mal, n'est-ce pas? Je me penchais légèrement vers lui, savourant la terreur dans son regard. Gardant mon sourire, j'insitais sans pitié: Où est Raoul et Sharim Faranir? Déglutissant, il répondit précipitamment:
- Nous nous sommes séparés après avoir partager le butin de ton père...J'ignore où ils se sont...Argghhh! J'appuyais plus fortement sur son ventre, hoquetant, il souffla:
-Raoul....port Varak...Sha...rim...à...Son regard devint vitreux, il expira. Mécontente, je rugis en criant:
-Où est Sharim, fils de pute?! La mort fut ma réponse. En colère, je lui donnais des coups de pieds, meurtrissant son visage et cassant ses côtes, comme il l'avait fait  en tuant mon père. Seule des bras forts arrêtèrent ma folie vengeresse, je me débattis telle une furie en cage, l'homme m'immobilisa contre lui et chuchota à mon oreille:
-Calme-toi, Cassiopée, c'est fini...Il est mort, c'est fini...Tu as vengé ton père et notre équipage.
C'était Nassim. Progressivement, je me calmais, et larmoyante, j'appuyais mon front contre son torse en soufflant:
-Non, pas encore...


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MessageSujet: Re: Coeur brisé ¨termin騠  Sam 19 Déc 2015 - 17:04

***
- Ah non...Non, ça ne va pas du tout! Adrien, pitié, tout, mais pas ça.
-Je trouve qu'elle te va à merveille. Murmura-t-il à mon oreille en me dévisageant dans le miroir avec ravissement. Je lui jetais un regard courroucé, tandis qu'il me sourit sensuellement. Je faillis céder, mais le prix me refroidit nettement:
-En plus, elle coûte une fortune! Capitaine, je refuse!
-Tu dois attirer les regards à ce bal, Cassiopée! Il prit un recule pour m'admirer dans ses atours de satin et souriant de satisfaction, il dit: Tu es magnifique. C'est décidé, je l'achète. Tailleur!
-Diantre, tu n'es qu'une tête de mule! Me retournais-je en le foudroyant du regard. Son regard gris se fit plus narquois que jamais, mais il ne répondit rien et il acheta la robe de satin, couleur turquoise, dont l'encolure en dentelles avantageait mes seins. La transaction faite, je remis mes habits de marin et je suivis d'un air taciturne mon Capitaine.  Croyant que nos emplettes étaient terminées, je me dirigeais vers le quai, mais Adrien en n'avait pas fini avec moi. C'est ainsi que je me fis trimballée de commerce en commerce, tandis que mon Capitaine se délectait de m'acheter des bijoux, du maquillage, des accessoires sciant avec la robe ainsi que des ornements à cheveux. Diantre! Il s'amusait plus que moi, je me sentais comme une poupée qu'on manipulait et qu'on tripotait. Épuisée, j'en eu assez et je me tournais vers lui en m'écriant:

-Non, mais merde! Capitaine, je n'en peux plus. Je veux rentrer au navire et qu'on me foute la paix!
-Surveille ton langage, Cassiopée! Tu ne pourras parler comme une ordurière à la cour. M'interrompis sévèrement Adrien. Je devins cramoisie de rage et je répliquais sèchement:
-Diantre! Bordel ! Putain de merde! Sacrement, je vais jurer comme je veux! Ces gens vont m'accepter comme je suis ou ils peuvent  se rentrer un bâton dans le cul et se l'enfoncer ben commis faut!

Le regard d'Adrien devint sombre, il s'accota sur le bord d'un mur et il attendit patiemment que je finisse mon monologue furibond. Essoufflée, je terminais enfin et j'osais le défier du regard, mais je perdis progressivement contenance devant ses yeux de tempête. Il était calme, son sang-froid me fit frissonner. Croisant ses bras sur son torse, il prit un moment pour me dévisager et il répliqua catégorique:

-À ce bal, je t'ordonne d'agir en grande dame, car sinon, tu vas être une source d'humiliation pour moi,et je tiens à ma réputation. Disant cela, il soutint mon regard tout en s'approchant très près de moi, dangereusement près. Saisissant impérieusement mon menton, il souffla sur mes lèvres: J'ai promis de te présenter au Seigneur Dagathor, je tiendrais ma promesse. Il s'attend à rencontrer une jeune femme à la fois élégante,magnifique, intelligente,et possédant aussi une prestance guerrière peu commune chez le genre féminin. Or, je ne veux pas que tu me déçois. Si tu ose agir comme un vulgaire marin, tu seras expédier à la rue, et je ne te reprendrais pas à mon bord. Mon cœur fit un bond en entendant cela, je savais que cette menace allait être mise à exécution. J'avais devant moi le capitaine et non l'homme tempérant qu'était habituellement Adrien. Je déglutis et perdant mon assurance, je murmurais: Comment pourrais-je être une telle femme, Capitaine?

Le regard dure d'Adrien se fit plus tendre, il comprit que ma fougue était une façade qui cachait la peur. J'avais peur, c'est vrai, j'allais m'aventurer dans un monde qui n'était pas le mien, fait d'artifices et de vicieuses fourberies. La cour était réputée pour ses complots et ses enjeux politiques, je ne connaissais rien à ça. J'étais une stratège militaire, une guerrière,mais pas une séductrice, enfin...C'est ce que je croyais à l'époque. D'un geste paternel et rassurant, mon capitaine me caressa la joue en disant:

- Tu peux devenir qui tu veux dans la vie, Cassiopée, il suffit d'y croire. Dans ce monde, vaut mieux être caméléon qu'être nous-même, car les situations sont imprévisibles. Je suis convaincus que tu deviendras une femme remarquable, tu l'es déjà, mais tu dois te peaufiner, te complexifier, et  connaître d'autres armes que l'épée et le sabre.
-Quelles autres armes? Le pistolet?
-Non, le charme. Répliquait-il d'un rictus. Il rit de plus bel devant mon air niais. Je vais t'apprendre, mais tu dois être bonne élève et cesser de t'entêter. Accepte-tu le défi? Avais-je le choix?


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MessageSujet: Re: Coeur brisé ¨termin騠  Sam 19 Déc 2015 - 17:05

J'inclinais la tête d'un air désappointé, puis fidèle à moi-même, j'osais une dernière  résistance en demandant:
-Pourquoi faire tout cela? Je ne te suffis pas comme Quartier-maître? Devant cette question, il eut un air triste et déposant sa main sur mon épaule, Adrien répondit:

- Je te dois la vie, Cassiopée. Si tu ne t'étais pas interposée entre ce pirate et moi, je serais mort. Sache que tu es le meilleur second que je n'ai jamais eu et si je le pouvais, je te garderais auprès de moi, mais...J'ai une dette envers toi, je ne peux être égoïste. Je sais que ta destiné n'est pas de rester second, mais d'être Capitaine, et pour ça, il te faut de l'argent et des contacts. Ce bal t'offrira les deux.
-Alors, tu veux te débarrasser de moi, c'est ça? M'exclamais-je les larmes aux yeux. Il eut un soupir impatient, me prit par les épaules et me secoua comme un prunier.
-Non, petite écervelée! Ne m'as-tu écouter? Je ferais tout pour te garder, mais à mes côtés, tu ne pourras jamais t'accomplir! Je veux que tu réalise tes rêves!
-Pour qui te prends-tu pour décider de mes rêves, de mes désirs? M'écriais-je en m'arrachant à sa poigne. Sache que mon rêve est de rester auprès de toi à tout jamais!

Cette phrase en disait long sur mes sentiments à son égard.  En soi, j'étais prête à renoncer à mon rêve de devenir Capitaine et à m'oublier pour lui. Même à oublier mes rêves de vengeance pour lui. Bref, je l'aimais, j'en étais éperdument amoureuse. Adrien semblait déstabilisé par ce que je venais d'exprimer, et ne voulant pas en entendre davantage, il revêtit son masque froid et détaché, puis il détourna son regard de moi en ordonnant:
-Je te laisse jusqu'à demain pour réfléchir. Maintenant, rentre au navire, je dois...J'ai quelque chose d'important à faire.

Fuyant mon regard chamboulé et sans autre explication, il me  planta là.  Pendant un long moment, je restais sur place, fébrile, désespérée  et chagrinée. Sortant de ma torpeur, je me dirigeais vers le navire, le regard vide et le cœur en charpie. La réaction d'Adrien m'avait terriblement déçu, j'étais convaincue qu'il ne m'aimait pas, mais je me trompais. En fait, Adrien m'aimait, aussi profondément que je l'aimais, mais à l'époque, je ne comprenais pas le sacrifice dont il faisait preuve. J'ignorais qu'il vivait une véritable torture intérieur, qu'il était partagé entre son devoir et son amour, devenu une passion obsédante, un sentiment intense qu'il n'avait jamais ressenti, pas même pour un homme. J'ignorais tout cela et ce n'est que des années plus tard, avec du recul et de la maturité, que je compris à quel point il m'aimait, mais il avait lutté aussi contre cet amour, question que mon départ lui fut plus supportable.

Or, la nuit suivant nôtre dispute, je l'entendis revenir à sa cabine. J'avais réfléchis et je tenais dure comme fer à rester Quartier-maître, le quitter m'était insupportable. Prenant mon courage à deux mains, je me dirigeais vers sa chambre, prête à lui avouer mon amour et mon désir de rester avec lui, quitte à devenir sa femme s'il le voulait, mais un gémissement sourd arrêta mon élan. La porte était entre-ouverte, le râle se faisait de plus en plus accéléré.  Le cœur battant, je m'approchais lentement pour regarder ce qui se passait. Deux êtres étaient nus et fusionnés, leurs magnifiques musculatures ressemblaient à celle du Dieu Revoran. Or, Adrien dominait son amant dans toute sa puissance masculine, ses coups de bassins étaient sauvages et viriles, même enragés. L'observant, je me mis à pleurer doucement, tremblante de jalousie et de tristesse. Devant cette scène érotique, je me sentis brisée en deux. Avait-il fait exprès pour que je le vois? Peu importe, il avait réussi à me faire changer d'idée. Écœurée, je ne voulais plus travailler sous ses ordres, je ne voulais plus rien savoir de lui.


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MessageSujet: Re: Coeur brisé ¨termin騠  Sam 19 Déc 2015 - 19:21

Les instructions d'Adrien concernant le protocole et la courtoisie exigé de l'Aristocratie Varakoise furent rigoureuses et exigeantes, mais je m'y appliquais sans obstiner, avec une froideur nouvelle. Mon capitaine avait sûrement remarqué mon changement d'attitude, mais il ne me demanda pas pourquoi, pas besoin, il le savait. Depuis nôtre dispute, notre relation était devenue distante et professionnelle, et bien que cela me mortifiait, je savais que c'était mieux ainsi. Ma destiné n'était pas de devenir la femme du Capitaine Delacroix, ni son amante. Non, mon destin était toute autre, et plus que les jours avançaient et plus que j'étais résolue à ne plus tomber amoureuse et devenir maître de ma vie. Mon instruction se déroulait toute la journée, je devais apprendre à me déplacer et à danser avec grâce et élégance, à converser d'un langage impeccable, philosopher et avoir de l'esprit,  et enfin, je devais rester flegmatique et calme, peu importe l'injure ou la pique. Sans le savoir, cet enseignement allait être l'un des plus importants et utiles de mon existence et favoriserait par conséquent mes relations avec des gens de la haute. Adrien fut un excellent professeur, même si à cet instant, j'étais enragée contre lui et je voulais le trucider, mais en bonne élève, je ne laissais rien paraître et je fis preuve d'un contrôle exemplaire. J'avais délaissé mes attitudes de marin, pour des attitudes très féminines et nobles, rappelant la prestance de ma mère. C'était son héritage, je ne pouvais le renier.

Enfin, épuisée, mais satisfaite, le soir fatidique arriva. J'étais terriblement nerveuse, mais je réussis à garder mon calme. J'avais enfilé ma robe de satin, ainsi que des perles à mon cou et je me maquillais suffisamment pour faire ressortir le turquoise de mes yeux et le rose de mes lèvres. Me retournant, je m'admirais dans le miroir, j'étais magnifique, je ressemblais à une reine. C'est alors que quelqu'un cogna à la porte,  c'était Adrien. Il entra, une boîte à la main, et il resta figé devant la merveille qui s'offrait à ses yeux. D'un air béat, il me contempla de la tête au pied, me dévisageant  comme si j'étais la perfection incarnée. Son regard me fit mal, je me détournais vers le miroir, feignant l'indifférence. Ressentant ma froideur, Adrien soupira, il était lasse de ce jeu cruel, il voulait que je redevienne comme avant, chaleureuse, aimante, mais c'était trop tard, une femme nouvelle était née, froide, flegmatique et calculatrice. Je ne pouvais redevenir comme avant, je ne voulais pas. Ne lui adressant même pas un regard, j'entrepris de me peigner, mais sans succès. Ma chevelure était très épaisse, je n'arrivais pas à réaliser une coiffure élégante.  M'observant, Adrien ne put s'empêcher de sourire et il s'approcha insidieusement de moi en disant:

-Laisse, je sais m'y prendre avec les tignasses rebelles.

-Ah oui? Comme tu sais t'y prendre avec les hommes? Répliquais-je d'une moue méprisante. À cette pique, il pâlit de rage et me foudroya du regard. Essayant de se contenir, il répliqua froidement:
-Mon désir pour les hommes ne te concernent pas, Cassiopée.
-Tu as raison, maintenant laisse-moi, je sais me débrouiller toute seule. Répondis-je le cœur serrer par la hargne et le chagrin. Sans un regard, j'entrepris une nouvelle fois de me coiffer, tandis qu'il resta sur place avec perplexité. Il pensait que j'allais éclatée de colère, mais non, j'avais appris à me contrôler grâce à ses instructions, et mon indifférence lui faisait un mal de chien.  Il ne pouvait supporter que je ne dépende plus de lui, que je ne le désire plus. À vrai dire, Adrien avait voulu qu'il en soit ainsi, mais maintenant, il le regrettait. Lentement, il déposa la petite boîte sur mon secrétaire et hésitant, il s'approcha de moi et caressa doucement ma nuque. Je me raidis et voulu me dégager, mais il me retint par l'épaule, son regard pénétra le mien, j'en fus chamboulée, car je voyais qu'il souffrait véritablement, sans que je comprenne pourquoi. La mâchoire crispée, il souffla d'une voix chevrotante:

-Laisse-moi te coiffer.

Quelque chose dans son ton ressemblait à une supplication, je fus un momentanément saisit, j'avais le pressentiment qu'un besoin mystérieux et inexplicable  se cachait derrière cette simple phrase qui pouvait paraître insignifiante. Sans perdre ma neutralité, j'acceptais d'un hochement de la tête et laissa ma chevelure à ses doigts habiles. En silence,mais d'un léger sourire, il entreprit de me coiffer. Il fit plusieurs torsades en haut de ma tête, tenu par des perles turquoises, tout en laissant tomber des mèches bouclées sur chaque côté de mon front. C'était une coiffure sophistiquée, mettant en évidence ma chevelure flamboyante. Les yeux brillants, je me contemplais avec ravissement. C'est alors que je croisais le regard d'Adrien, il était remplit à la fois de désir et de regret. Décidément, ce capitaine était un être difficile à comprendre. D'un sourire crispé, il dit:

-Bien, tu es prête, il ne manque qu'une chose. Il prit la petite boîte et l'ouvrit. Je ne pus m'empêcher de pousser un petit cri de surprise. Des boucles-d'oreilles fait de perles et de saphir, d'un turquoise profond. Elles étaient magnifiques.  Ce petit ajout était la pièce manquante, maintenant j'étais sublime. Fascinée par les pendentifs, je ne remarquais pas  le baiser qu'Adrien déposa sur ma nuque. Devant cette tendresse, je fermais automatiquement  les yeux , mon cœur battit la chamane. Seigneur, cet homme avait le don de me rendre folle de désir.Ses mains s'attardèrent à mes épaules, puis glissèrent vers ma poitrine... Je voulus l'en empêcher, le repousser, le rejeter, lui faire mal, mais ses caresses étaient si sensuelles et si agréables que  j'étais paralysée de plaisir et d'excitation. Soudain, je le revis dans les bras de son amant. Diantre, était-il aux hommes ou aux femmes? Cette ambiguïté me permis de  reprendre mes esprits et je devins glaciale. Sur un ton de grande dame, je protestais:

-Monsieur, assez de gourmandise, nous allons être en retard.
Ceci dit, je me dégageais et je me levais sans autre regard. Pendant un instant, il resta interloqué, puis il redevint sombre en répliquant exacerbé:

-Cesse ce jeu, Cassiopée. Ce n'est pas toi! Froidement, je me retournais et je répondis d'un sourire froid:
-J'écoute simplement vôtre conseil, capitaine. Vous avez raison, vaut mieux être caméléon qu'être soi-même. Cela me permet de ne pas souffrir, l'amour n'en vaut pas la peine. Maintenant, ne faisons pas attendre la cours.

-Cassiopée! S’exclama-t-il  interrompant ma sortie. Lentement, je me tournais vers lui, l’œil brillant de colère. Il voulut s'expliquer,  mais les mots lui manquaient.Briser le cœur d'une jeune femme sincère en amour, afin de la faire changer d'idée, était tout simplement trop cruel pour être explicable. Se sentant coupable, il baissa les yeux et souffla:« je suis désolé, je ne voulais pas te faire souffrir.» Devant cette excuse pitoyable, je relevais fièrement la tête et je répliquais sans pitié:

-Si, tu le voulais. Maintenant, assume les conséquences de tes actes, car je ne suis pas une marionnette que tu peux manipuler à ta guise, aimer et rejeter quand tu le souhaite.
Je pris un moment de silence, puis devant son regard dépité, j'avançais de quelques pas en continuant: Tu es un être confus, Adrien, mais contrairement à toi, je sais ce que je veux. Je veux ma liberté, sans toi. Devant cette parole, il se tendit, son regard était terriblement sombre, très triste, mais je fis un effort pour rester froide et indifférente. Je soutenais un instant ses yeux gris, si chavirant, je m'y serais noyée, mais malheureusement, le mal était fait et nous devions partir. Le bal se déroulait au Palais de Varak, à une vingtaine de lieux du Port, un carrosse avaient été loué pour l'occasion. Détournant mon regard, je tournais les talons et sortis, le laissant seul avec lui-même et sa confusion sentimentale. Dès que je fermais la porte, j'entendis un cri de rage et le bruit sourd d'une table se faisant renverser au sol. Peinée, j'eus envie de retourner sur mes pas et de me réfugier dans ses bras, mais je me retins et fis comme si je n'avais rien entendu. Après une quinzaine de minutes d'attente,Adrien me rejoint dans ses plus beaux atours, embarqua dans le carrosse et ordonna au cocher de partir. Ce fut les seuls mots qu'il prononça durant tout le trajet, qui me parut interminable.


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Coeur brisé ¨terminé¨

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