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 Vers la guerre

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Divinité(s) : Uria, la déesse des marées et des vents.
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MessageSujet: Vers la guerre   Dim 30 Aoû 2015 - 20:11

-Bordel de merde! Accrochez-vous!
 
Je l'avais vu de loin, immense et terrifiante. Tenant la barre,  je devais diriger mon navire pour l'amener par-dessus, si elle nous engloutissait, mes mâts se briseraient, ma coque ne pourrait supporter un tel poids. Je vins serrer le vent, et vira La Sirène directement vers la vague. Je ne pouvais l'éviter, aussi bien l'attaquer de front. C'était la dernière, après, la tempête se calmerait, le ciel commençait déjà à s'éclaircir, l'aube nous réchaufferait. Mon équipage  s’affairait à s'accrocher aux cordages et aux mâts, se tenant solidement, le visage crispé et haletant. Me concernant, c'était la partie que je préférais, mon cœur bondissait d'excitation, je tremblais comme jamais. Mouiller de la tête aux pieds, je m'accrochais fortement à la barre, Nassim était au gouvernail, il fit de même.  La vague arriva, et atterrit in extremis sous la coque, nous soulevant par-dessus, comme je l'avais espérer. Il y eut un soupir de soulagement collectif, et bien que plusieurs vagues continuèrent à se déverser dans le navire, nous teint bons. Progressivement, la tempête s'éloigna, la pluie cessa et le soleil réapparut, se levant dans un magnifique horizon orangé, la mer semblait briller de milles feux. D'un sourire victorieux, je me tournais vers mon équipage et je m'exclamais:
 

-Bravo, messieurs! Encore une fois, nous avons vaincus.
-Viva! Viva! Viva! S'exclamèrent mes hommes d'une même voix forte et puissante. Mon sourire s'élargit, heureuse autant qu'eux d'avoir triompher de cette tempête. Néanmoins,je remarquais leur épuisement, ils devaient se reposer. Les prochaines épreuves seraient exigeantes,ils devaient être prêt à les affronter. Il y eu un moment de silence, puis je continuais d'un sourire franc: Les jours qui suivront seront qu'entrainement, je tiens à ce que vous soyez au sommet de votre forme, ce qui veut dire repos pour toute la journée.
-Hourra! Hourra! Hourra! S'écrièrent l'assemblée avec entrain, et se dispersa. La majorité de mes hommes se réfugièrent à la cale pour dormir, mais quelques un montèrent en haut des mâts, conscient qu'à tout moment nous aurions besoin de changer les voiles. Par contre, j'ordonnerais des rotations, question qu'ils puissent eux-aussi dormir sans risquer une chute. Sur cette pensée, je laissais le gouvernail à Nassim et j'allais me changer, mes vêtements trempés risquaient de me faire tomber malade. Je passais proche de la porte d'Eleonor, mais j'entendis aucun bruit, elle devait dormir, la tempête a dû l'éprouver.Ne voulant pas la déranger, j'allais aussitôt à ma cabine et je me revêtis de mon armure de cuire, moulante à souhait, mais confortable. Par la suite, je pris une serviette pour sécher mes cheveux roux, lourds d'humidités.


C'est alors que j'entendis une épée fendre l'air, quelqu'un s'entrainait. Intriguée, je m'approchais de ma fenêtre et je vis Musashi s'entrainer avec son sabre, ses coups étaient parfaits et sa séquence fluide. M'appuyant sur le rebord, j'admirais ses katas, la façon qu'il se déplaçait dans l'espace, la grâce et la férocité  de ses gestes. Nul ne se battait comme lui sur mon navire, il était touchant et envoûtant. Soudain, Musashi s'arrêta et leva les yeux en l'air. Je fis de même et à ma grande surprise, je vis un oiseau de proie décrire des cercles dans les nuages flamboyants. Le guerrier de l'est déposa doucement son arme sur le sol et il entreprit de gravir le mât jusqu'à son sommet. Le voyant faire, je me mordis les lèvres, soudainement anxieuse de le voir tomber, mais heureusement, il réussit à atteindre son but, sans encombre. Sans autre hésitation, je sortis de ma cabine pour me rendre sur le pont et je ramassais son arme au passage. Agile, je décidais d'entreprendre l'ascension, sachant exactement où poser mon pied, je ne faisais qu'un avec les hauteurs, le vent me revigorait, je me sentais si libre. Très discrètement,  je vins aux côtés de Musashi, il ne remarqua pas mon arrivé, trop absorbé par le faucon perché sur son bras. C'était un spectacle des plus émouvants, je le contemplais en silence. La beauté du rapace était sans pareille, ses plumes luisaient au soleil. Était-ce la fatigue qui me rendait si sensible? Sûrement...Sans m'en rendre compte, des larmes coulèrent le long de mes joues, venant accentuer la brillance de mon regard turquoise. C'est alors que je croisais le regard sombre de Musashi, il semblait surpris de me voir là. Tenant toujours son sabre dans mes mains, je souris doucement en complimentant:


-C'est un magnifique oiseau. Est-ce le tien? La grâce de son envolée est semblable à ton entrainement, fluide et admirable. Soudainement intimidé par l'intensité de son regard, je me fis violence pour ne pas baisser les yeux et je lui tendis son sabre en disant: j'ai trouvé ceci par terre. Un guerrier ne devrait jamais se séparer de son arme, celle-ci est l’extension de son corps. L'un ne va pas sans l'autre. Ce conseil vient de mon ancien maître, Miyamoto, je ne peux que lui donner raison.


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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Mer 9 Sep 2015 - 10:41

Non, elle n'avait pas préciser la date de retour. Naturellement, Eleonor s'était fait avoir et maintenant, elle était piégée et enragée noire. Aller aux Plaines de feu? Faire la Guerre contre qui? Les Orcs ou les nains? Le cœur battant, elle espérait ardemment que ce fut contre les Orcs, ne voulant pas croiser Garkach. Avec prudence, l'Aasimar n'avait pas critiqué le choix fou de Sirèna ni mentionnée qu'elle avait rencontré le chef des dissidents des années plutôt.  Nerveuse, elle fit les cents pas dans sa chambre, se tordant les mains et jetant des coups d’œil à la fenêtre.  Peut-être pourrait-elle s'enfuir? Non pas par la mer, mais par les aires? Elle n'avait signé aucun contrat, elle avait droit de partir, mais était-ce raisonnable? Ils étaient à des kilomètres de la terre et la tempête avait commencé. Devait-elle se contraindre à rien faire...Soudain la vision de se voir entrain d'accoucher dans une hutte nauséabonde lui fit horreur. Elle devait partir, avec ou sans Musashi. Celui-ci avait obéi aussitôt à l'ordre de la Capitaine, il s'était réfugier à la cale, au grand désarroi de Nora, qui aurait voulu qu'il reste avec elle, mais non...Le bretteur semblait prendre un malin plaisir à suivre aveuglément les ordres de la magnifique houri aux cheveux roux. Dans un avenir proche, Eleonor sentait que leur amitié risquait d'être altéré par cette Capitaine, il allait sûrement rester sur ce navire et elle, l'Aasimar solitaire, continuerait sa route.

 D'un soupir triste, Nora s'allongea sur son lit en se frottant les tempes, repensant à sa dernier conversation avec Sirèna. Bon sang, il n'avait pas lieu d'argumenter avec elle, mais au moins, Nora avait senti qu'elle avait gagné sa confiance. La jeune femme espérait que Sirèna et Nassim garderaient ses informations pour eux, question de ne pas mettre dans le trouble sa Dignitaire, mais elle était loin d'en être certaine. Ce genre d'information pouvait mener au chantage, la Capitaine était-elle de cette trempe? Nerveuse, elle se tourna sur le côté, essayant de chasser toute peur de son esprit pour réfléchir lucidement. Que faire? S'enfuir n'était pas prudent, enfin, pas maintenant.  Pesant les pour et les contre, Nora décida que le mieux était d'attendre le bon moment, quand ils seront proche d'un Port, là, elle s'éclipserait. Par contre, pour éviter tous soupçons, l'Aasimar devait entretenir une relation de confiance avec Sirèna, feignant la résignation, et même plus tard, la reconnaissance d'être à son bord. Respirant profondément, elle mit automatiquement sa main sur ventre et sourit. Au moins, elle ne serait pas seule dans ce périple, son enfant était là.

-Je te promets qu'on va s'en sortir.
Murmura-t-elle en caressant son ventre. Un jour, nous irons à Quiétude et nous y serons en sécurité et heureux, comme ton père le souhaitait.

Oui, c'était cela que Flynn voulait pour elle, la sécurité et le bonheur. Comment aurait-il réagit sachant où elle se trouvait présentement? Enceinte par-dessus le marché! Elle ne put s'empêcher de sourire d'un air désolé, imaginant l'Éladrin indigné par une telle situation. Elle gloussa nerveusement, se disant que si l'enfant tenait de son père, un navire serait un lieu parfait pour exercer son agilité. Quelle pensé absurde et irresponsable, elle la chassa aussitôt de son esprit, puis tenta de faire le vide. Enfin, après une longue demi-heure d'agitation dans ses couvertures, Nora réussit à s'endormir profondément, le navire la berça de plus en plus fort.
***

- Blouuaerghhhh vomit-elle dans le seau proche de son lit. Bon sang, cette foutu tempête ne finirait donc jamais? Elle s'accrocha au sommier de toutes ses forces,  le visage crispée et les dents serrés,Azur recroquevillé dans ses bras. Encore une fois, le lit se déplaça jusqu'au bout de la pièce, elle par-dessus, Nora ne put s'empêcher de crier, complètement paniquer. Bon sang, ils allaient mourir! Elle n'imaginait pas du tout une tempête ainsi, aussi féroce et terrifiante. L'eau rentrait par la fenêtre, inondant le plancher, Azur tremblait de peur et de froid, elle également. Fermant les yeux, elle se rappelait soudainement de la voix grave et passionné de Flynn:


« C’est lorsqu’elle se déchaine que la mer est la plus belle. Rebelle, indomptable, elle rappelle à tous ceux qui la chevauchent qu’elle n’est pas apprivoisée. Une mer d’huile est reposante, apaisante, belle aussi, en un sens, mais c’est dans le cœur de la tempête que l’on se sent le plus vivant. »

Sacrebleu, elle ne se sentait pas du tout vivante, mais terriblement malade. La seau se renversa avec le vomit, dilué par l'eau salée, une odeur infecte se répandit. Eleonor devint verte, elle vomit à nouveau, mais sur le plancher...Ce fut la plus angoissante et la plus écœurante expérience de son existence. Maintenant, tout  reposait entre les mains de Sirèna qui devait s'acharner à combattre ce Goliath maritime...En pleure, Nora pria Phélemée pour qu'elle les protège. Soudain, elle sentit le navire se faire lever à plusieurs mètres de hauteur, elle s'accrocha de toutes ses forces, le lit se déplaça brusquement vers la fenêtre. Le choc fut brutal, sa tête percuta la charpente, Nora s'évanouit, Azur contre elle.
***

Ce ne fut qu'en fin de matinée qu'elle reprit conscience. Sa tête lui faisait un mal de chien, tremblante, elle inspecta son arrière de crâne et sentit une bosse de la taille d'un œuf. Faible, étourdit et nauséeuse, elle s'allongea et ferma les yeux, ne pouvant supporter la lumière du jour. Certes, la tempête était terminée et elle était toujours vivante,  mais maintenant, elle avait une commotion cérébrale. Bravo! Eleonor espérait que la commotion fut légère et  que les symptômes ne s'éternisent pas, la seule chose à faire était de se reposer, rien de plus. C'est alors que l'Aasimar entendit des pas hésitants, proche de sa porte,mais l'inconnu repartit aussitôt. La malade aurait voulu l'appeler, mais elle en était incapable, Nora était trop épuisée, elle avait juste envie de dormir.Blême, elle s’affaissa et sommeilla, le souffle haletant et le cœur battant la chamade. À cet instant, Nora pria pour que quelqu'un vienne s'occuper d'elle. Où était Musashi?


Eleonor, l'Ange d'Or
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Lun 28 Sep 2015 - 10:09

hrp:
 


Déjà treize jours s'étaient écoulés depuis notre départ. Je n'avais pas reparlé à Musashi depuis notre conversation au sommet du mât,qui avait été  courte.   Or, dès que j'avais mentionné Miyamoto, mon ancien maître d'arme, il s'était tendu, je comprenais à son attitude qu'il ne l'avait pas apprécié. Comment le lui reprocher? Miyamoto fut un traditionaliste, un brin hautin et élitique,  tout le contraire de Musashi, simple et humble.  J'aurais voulu plus m'attarder sur le passé du bretteur, mais Nassim était venu nous interrompre, m'avertissant qu'Eleonor était au plus mal. Inquiète, je descendis promptement du mât, suivit de Musashi, et nous nous sommes diriger vers la chambre de l'Aasimar. Celle-ci était allongé sur son lit, de l'eau nauséabonde inondait le plancher, constitué de vomit et d'algues. Sensible aux odeurs, j'avais failli dégobillé mon petit déjeuner,mais heureusement, Nassim avait tout de suite prit les choses en main. Inébranlable, mon Quartier-Maître avait ordonné à deux matelots de nettoyer la pièce et par après, j'étais allée voir la malade. Lucide, mais faible, Eleonor m'informait qu'elle souffrait d'une commotion cérébrale. À cette information médicale, je fis une grimace de mécontentement. Diantre, j'avais maintenant une guérisseuse blessée, incapable de bougée. Fatalité! Consciente qu'elle allait devoir se reposer jusqu'à sa guérison, j'avais ordonné à Benjamin de jouer l'intermédiaire entre les instructions de Nora et les soins des patients en rémission. Ensuite, la vie avait reprit son court et le voyage avait continué sans encombre, Uria nous avait épargné d'une autre tempête ou d'attaque de pirates. C'était aussi bien!

Durant le reste du trajet, je passais mon temps à diriger l'entrainement de mes hommes, à veiller au bon fonctionnement du navire et à rendre visite à Eleonor, afin de m'assurer qu'elle allait mieux. Mes journées étaient routinières, mais je ne m'en plaignais pas, sachant que de dures épreuves et combats étaient à prévoir. Le matin, nous nous levions à l'aube et mon équipage pratiquait  des katas, en désarmant, en projetant au sol ou en attaquant l'adversaire. Je pratiquais avec eux, tout en les corrigeant rigoureusement afin d'améliorer leur technique, leur contrôle et leur rapidité. Quand un exécutait mal sa technique, je lui faisais recommencer   une cinquantaine de fois,  très lentement, pour rendre son attaque fluide et parfaite. Personne n'osait se plaindre de mes méthodes, ils les appliquaient avec patience et persévérance. Après cet entrainement rigoureux,qui durait deux heures, ils vaguaient à leurs tâches maritime. Ensuite, dès le zénith, l'entrainement recommençait, mais mon équipage se divisait pour pratiquer leur spécificité: l'attaque surprise à l'aide de la plongée sous-marine, le tire aux canons ou à l'arc et le combat au corps à corps.  La nuit tombée, j'ordonnais un repos bien mérité. D'un soupir collectif, mes hommes se rassemblaient pour manger et chanter, tandis que je me retirais dans ma cabine avec Nassim, pour  jouer en symbiose de notre instrument préféré: le violon. Ce fut ma mère qui m'y avait initié et dès lors je n'avais pas cessé d'en jouer, influençant Nassim à faire de même, la musique avait toujours été l'une de ses passions. Les notes  submergeaient l'atmosphère, gracieuses et harmonieuses, faisant vibrer l'âme et la mer. Je me délectais de ce moment, qui pouvait durer des heures, puis du silence qui suivit la dernière note. À chaque fois, j'avais l'impression d'entendre l'Univers, de faire un avec lui, tout en admirant ses astres et les étoiles filantes, qui de leur danse, terminaient la symphonie. Je soupirais de bien-être, me sentant heureuse et libre.

Or, après mes séances musicales, j'allais rendre visite à l'Aasimar pour converser. Sans lui avouer, sa présence féminine me faisait du bien, je me sentais moins seule dans ce monde masculin. Certes, au début, elle avait été taciturne et peu enclin à me parler, sa commotion cérébrale rendait difficile sa concentration, mais je soupçonnais une certaine rancœur à mon égard. Ce sentiment était humain et naturel, je ne pouvais lui en vouloir. J'étais consciente que j'avais joué avec les mots, que j'aurais pu respecter ma parole immédiatement, mais l'imprévu s'imposait. Petit à petit, j'essayais de la rendre à l'aise, tout en étant conviviale et courtoise, comme me l'avait appris Adrien.  En fait, c'était plutôt moi qui me sentait mal à l'aise, car ça faisait des années que je n'avais parlé à une femme et j'ignorais ses sujets préférés. Les robes? Les bijoux? Les hommes? L'amour? L'amour...Je déglutis, observant le beau profil angélique et lumineux de ma guérisseuse. J'étais si curieuse d'en savoir plus sur ce sujet, mais je n'osais l'aborder, car trop longtemps, je m'y étais fermée. Cependant, j'avais la chance d'avoir une femme comme interlocutrice, je devais en profiter. Prenant mon courage à deux mains, je demandais d'une voix  presque timide:

-Est-ce que Flynn a été ta seule aventure ou tu en as eu d'autres? Voyant son regard à la fois surpris et méfiant, je marmonnais: nous sommes entre filles, on peu bien s'en parler, non?
J'avais soudain l'impression de redevenir une adolescente naïve et curieuse, ce qui était loin d'être désagréable. Au début, Eleonor semblait réticente de m'en parler, mais comprenant que c'était par simple curiosité féminine, elle me partagea ses expériences. J'étais éberluée d'apprendre ce qu'elle avait vécu, elle qui ressemblait tant à un ange pure et chaste. Sa sensualité était un mystère. Gênée, je baissais les yeux et demanda d'un ton imperceptible: As-tu eu mal la première fois? Ça n'a pas été désagréable? Je savais déjà sa réponse, mais j'avais besoin de l'entendre, pour me faire rassurer, savoir que ce n'était pas toutes les femmes qui regrettaient cette expérience si intime. L'Aasimar sentait-elle ma nostalgie? À son regard compatissant et doux, même maternelle, j'étais convaincue que oui. Au moment qu'elle me répondit, Nassim entra à toute volée:

-Capitaine, les plaines de feu en vue!!!


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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Jeu 1 Oct 2015 - 20:24

Le louveteau réussit à ouvrir la porte avec sa patte blanche et à sortir de la chambre nauséabonde. Azur monta les escaliers, s'enfargea plusieurs fois, mais avec persévérance, il réussit à atteindre le pont supérieur. Plusieurs marins s'y trouvaient, et voyant qu'il ne lui portait aucune attention, il se mit à japper frénétiquement. Exaspéré, l'un des hommes faillit l'envoyer par-dessus bord, mais Nassim l'en empêcha et prit le chiot dans ses bras pour le rassurer. Sentant sa nervosité, il lui caressa la tête et chuchota d'une voix calme:

-Qu'est-ce qui se passe, petite canaille?

Comme s'il comprenait la question, le louveteau gémit et pointa son museau en direction de l'escalier.Fronçant les sourcils, le Quartier-maître comprit que quelque chose n'allait pas et il s'agissait sûrement de l'Aasimar. Bizarrement, personne ne l'avait vu de la matinée et après la tempête, il aurait été normal qu'elle pointe son jolie nez dehors.  Inquiet, il descendit avec le louveteau, dont le poile puait la bile. Arriver devant la porte, il cogna, aucune réponse ni protestation. Sans attendre,  il entra et fut effaré de voir dans quel état se trouvait la guérisseuse. Heureusement, Nassim avait connu pire et il avait le cœur solide. S'approchant, il  s'assura que la jeune femme était toujours vivante. Soulagé, il constata que c'était le cas, car sentant sa présence, elle ouvrit faiblement les yeux, puis les referma aussitôt. Sans autre hésitation, il alla prévenir la Capitaine. Celle-ci se trouvait au sommet du mât entrain de converser allègrement avec Musashi. Sans se soucier de les interrompre, il s'exclama:

-Capitaine! Eleonor est blessée ! Vous feriez mieux de descendre, ça urge.

Ce ne fut pas long qu'ils descendirent rejoindre le Quartier-maître. Ils retournèrent à la chambre de l'Aasimar, ainsi que deux matelots chargés de nettoyer. Sirèna vira au vert à l'odeur, elle resta en retrait, tandis que Nassim supervisa l'opération «nettoyage». Une fois la tâche terminée, les matelots sortirent et Nassim en profita pour changer les vêtements d'Eleonor. La chaleur du tissus lui redonna des couleurs,mais sa peau restait  froide. D'un geste paternel, il la couvrit d'une couverture de laine  et mit un deuxième oreiller en-dessous de sa tête. C'est alors qu'il sentit la bosse, cela venait expliquer son état amorphe.À cet instant, Eleonor ouvrit les yeux et croisa le regard bleu qui la sondait en murmurant

-Merci...Boscos.

Nassim lui sourit doucement, en soufflant: «De rien, petite.». Soudain, il entendit un craquement sur le seuil et vit Sirèna qui les observait. Sentant qu'elle voulait qu'il les laisse seule, Nassim prit l'initiative de s'éclipser. Lentement, Nora tourna son regard vers la Capitaine qui s'était approchée. Sans attendre, l'Aasimar informa d'une voix faible:

-J'ai une commotion cérébrale et je dois rester couchée. Voyant la grimace contrariée de Sirèna, elle crut bon d'ajouter: Je ne sais pas quand ça va guérir, mais je ne pense pas que ça va être très long...Enfin, je l'espère.

 
Sans plus attendre, Sirèna ordonna à Benjamin, l'unique mousse du navire, d'exécuter les ordres médicales de l'Aasimar pour soigner les autres blessées. Heureusement, les blessures graves avaient été soigné avant la tempête, il ne restait qu'à préparer des infusions et à appliquer des pommades. Pour ce qui était de la jeune femme, elle fut  contrainte de rester allongée durant le reste du voyage, le temps semblait interminable. Son seul divertissement était les entraînements  disciplinés et rigoureux des Élites des mers. Ils se mouvèrent dans l'espace à l'unisson, comme s'il faisait un seul corps, leurs armes  d'argent étaient aussi scintillantes que la brillance de l'eau. C'était émouvant et magnifique à regarder, ils étaient des guerriers aguerris et polyvalents. Sirèna s’entraînait parmi eux, tout en les corrigeant pour qu'ils s'améliorent continuellement. Eleonor n'avait jamais vu un entraînement semblable, même pas chez les Redresseurs. Leur art martial était digne d'être reconnu et redouté. C'était fascinant.

Outre son observation du dehors, le soir tombé, elle aimait écouter la musique provenant de la cabine du capitaine.  C'était de toute beauté. Peu de temps après, avant que le sommeil ne la gagne, Sirèna apparaissait pour lui rendre visite. Au début, leur conversation était brève, car Nora ne tenait pas à parler, elle avait trop mal à la tête, et secrètement son cœur était rancunier, la Capitaine n'avait pas tenu sa parole dans l'immédiat et consciemment  ou non, Sirèna avait éloigné Musashi de Nora, car depuis la tempête, il se montrait absent. Par conséquent, plus que le temps passait et plus qu'Eleonor se sentait seule et isolée, sa commotion n'aidait en rien. Contre toute attente, elle commençait  à apprécier les visites de Sirèna, surtout sa présence et ses discussions distrayantes. Comme à son habitude, la corsaire avait cogné à sa porte et elle était entrée pour venir s'assoir à ses côtés. L'Aasimar sentait que l'humaine essayait de rendre l'atmosphère conviviale, même amicale, mais Sirèna ne se sentait visiblement pas à l'aise, une gêne planait derrière son air courtois.  Était-ce parce que Nora fut une femme? L'humaine vivait dans un monde d'hommes, elle ne devait pas être habituée à une présence féminine. La voix de Sirèna la fit sortir de ses réflexions en questionnant:

-Est-ce que Flynn a été ta seule aventure ou tu en as eu d'autres? Pendant un instant, Nora fixa son interlocutrice d'un air surpris, puis méfiant. La dernière fois qu'elle lui avait posé des questions sur l'un de ses amants, plus précisément Flynn, c'était pour savoir où il était, sûrement dans le but d'obtenir une prime. Pourquoi voulait-elle connaitre sa vie amoureuse? Percevant son air perplexe, Sirèna expliqua d'un ton timide et peu assuré: nous sommes entre filles, on peu bien s'en parler, non? Ça alors! La fameuse et indomptable Capitaine voulait-elle vraiment avoir une vraie conversation entre filles? À son ton intimidé, Eleonor comprit que c'était réellement par curiosité féminine, rien de plus. D'un sourire amusé, l'Aasimar se dit: «Pourquoi pas? Je risque de la scandaliser...Ça va être amusant.». D'un air narquois, elle se mit à raconter ses aventures amoureuses. Elle décrivit son aventure dans la baignoire avec le pirate, ainsi que celle à l'auberge de Lisière, durant une tempête,où ils avaient fait l'amour jusqu'à l'aube. 

-Par la suite, il y a eu Samael. Continua-t-elle d'un ton mesquin, même si une lueur sombre venait assombrir son regard. Elle ne lui avait pas encore pardonné d'être parti. Comme Flynn, il m'a sauvé la vie plusieurs fois, j'en suis tombée amoureuse et une nuit, eh bien, nous l'avons fait sur le plancher. Ça a frôlé l'indécence, même l'interdit, mais ce fut agréable. Sirèna l'avait écouté avec attention, elle semblait éberluée par tout ce que Nora lui avait raconté. Quoi? L'Aasimar ressemblait peut-être à un ange, mais niveau sensualité, elle était loin d'en être un. Après un instant de silence, la Capitaine demanda d'un murmure presque imperceptible:

-As-tu eu mal la première fois? Ça n'a pas été désagréable?
-Non, ça été très doux et tendre. Flynn fut un amant inoubliable, bien meilleur que Samael. C'était vrai, car dans son approche et son manque d'expérience, l'Archange avait été sauvage et possessif.   À cette pensée, la jeune femme scruta intensément Sirèna, une énergie nostalgique planait dans l'air. Nora ressentit de la compassion pour l'humaine, car elle savait que celle-ci n'avait pas eu la même chance qu'elle. Qu'avait vécu cette magnifique et triste rouquine? Cette question lui brûlait les lèvres, mais malheureusement, elle ne put la lui demander, car Nassim l’interrompit par son entrée. Les plaines de feu?  Vivement, l'Aasimar se tourna vers la fenêtre en apercevant,  à travers la nuit, des terres sombres et inhospitalières. Comment allaient-ils pouvoir y survivre? Apeurée, Nora comprit quel camps avait choisi Sirèna: Les Orcs.


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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 3 Oct 2015 - 8:07



Depuis plusieurs jours, nous avions placé notre campement dans les falaises des Plaines de Feu qui longeait la côte, les Dissidents avaient œuvré jours et nuits dans le seul but de construire une forteresse digne des miens. Des caravanes ne cessaient de faire des aller-retours de la Jungle à ici en ramenant des centaines d'arbres arrachés alors qu'un camps de guerre voyait le jour parmi ces falaises. Les forges avaient été creusé dans la roche, fumantes et sans cesse en marche tandis que des mines de fers avaient aussi été crée dans les falaises alentours. Deux remparts de bois et de pierres fermaient les seuls entrées de la vallée où se tenait le village, des portes épaisses les gardant clos en cas de besoins.

Des crânes de nos nombreuses victimes ornaient les chemins qui menaient jusqu'au village mais le plus déroutant était sans aucun doute les centaines d'ossements qui cachaient le bois des portes du rempart, les milliers d'orbites osseux vous épiant aussi bien que les Sentinelles sur les murs d'enceintes. Les Dissidents étaient sur le pied de guerre, ne cessant de travailler dans les forges, les mines ou de s’entraîner aux nombreuses formations que j'avais appris de mes voyages chez les Humains, il y avait si longtemps.

"-Navire en vue, Chef.
-Ah ! Enfin..."

Je me relevais de mon siège de chef, aux ossements de mes plus grandes proies tandis que je suivais la sentinelle dans le campement, saluant mes frères et sœurs d'armes qui semblaient aussi impatient que moi de reprendre la guerre. Le sang me manquait mais j'avais encore la marque de la dernière bataille alors que mon bras gauche était bandé et se balançait à mon flanc, sans vie semblait-il. Malgré les soins reçus, cela prendrait du temps d'après mon Chaman, si les Dieux m'accordaient la chance des soins.

Après plusieurs minutes de marche dans la vallée jusqu'à atteindre le haut de ses falaises arides, nous passions près de l'enclos de dressage des Rhinocéros Orcs, des mastodontes de puissances qui étaient devenu la principale force de cavalerie des Dissidents grâce aux nomades qui nous avaient rejoint et qui étaient les seuls à savoir faire un tel prodige. Déjà, quelques uns des Dresseurs avaient perdu la vie mais c'était un risque à prendre.

Puis enfin, nous arrivions sur les bords de l'Océan, en contraste avec la terre aride du désert mais si vaste. Je vis rapidement le navire qui s'approchait de la terre, aux voiles épaisses et à la puissante coque. Un jour, les miens aussi auraient une flotte mais pour l'heure...

"-Descendons sur la plage, nous allons les acceuillir.
-A vos ordres, Chef."

Ainsi, je descendais vers la plage en bas d'une crique dans les falaises, mes pieds s'enfonçant dans le sable fin tandis que ma puissante hache luisait dans mon dos aux lumières des torches. Quelques filets de pèches séchaient ici mais hormis moi et une dizaine d'Orcs en armure, nul n'était présent. Je plissais les yeux vers les vagues, vers la première barque que je voyais.
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 3 Oct 2015 - 15:27





Sans attendre, je sortis en ordonnant à l'Aasimar de rester dans sa chambre. Je savais que les Orcs aimaient la bonne chaire, et j'ignorais si les Aasimars faisaient parti de leurs plats favoris, mais je ne voulais pas les tenter outre mesure. Nassim me suivit, nous dirigeant sur le pont où mon équipage s'était réunis à tribord. Tous observaient un regroupement d'Orcs sur la plage, les Dissidents étaient au rendez-vous. Ed se tourna vivement vers moi et demanda:

-Devenons-nous leur tirer dessus, Capitaine?
-Diantre non! Ce sont nos alliés.
-Des...Des Orcs, Capitaine? Nos alliés? Marmonna Ed d'un ton surpris, où perçait l'effarement. C'est vrai...Ils ignoraient pourquoi nous étions ici, j'avais crus bon de leur cacher cette information jusqu'à notre arrivé.  D'un air confiant, je répliquais pour rassurer mes hommes hagards:

- Aye, messieurs, les meilleurs qui soient. Maintenant, trois canots à la  mer!
-Est-ce pru...
-Exécution, Ed! Rugis-je brusquement. Le beau marin déglutis et obéis aussitôt à mon ordre. Je sentais leur réticence, même leur doute vis-à-vis mon choix, mais je savais que l'Orc n'ordonnerait pas notre trépas, il avait besoin de nous...Pour l'instant. Un jour, sûrement, notre alliance prendrait fin, mais je serais prête à ce revirement. Présentement, je ne devais pas le faire attendre. Les canots furent mit à l'eau, je pris quinze guerriers avec moi,dont Ed et mes deux Tiefflins, Nassim resterait sur La Sirène, si quelque chose m'arrivait sur cette plage, mon équipage aurait besoin d'un nouveau capitaine. J'étais prête à toutes éventualités, prête à me battre s'il le fallait, jusqu'à la mort. Cependant, je priais intérieurement Uria pour que tout se passe bien, sans tension.

Or, pour cette rencontre officielle et hors du commun, je m'étais vêtue de mon corsait mauve,ornée de dentelles, entouré d'une ceinture de cuire;un manteau bleu foncé recouvrait le tout. Mes cheveux flamboyants étaient attachés et tombaient en boucles, un grand chapeau noir les surplombait. Finalement,  mes pantalons en cuir d'ébène moulaient à merveille mes jambes galbées,se confondant au noir profond de mes bottes «à la mousquetaire». En soi, j'étais d'une élégance sans pareille, dans le but d'épater mes hôtes.  Fior, l'un de mes Tiefflins, respirait fort à mes côtés, il essayait de contrôler sa nervosité,et Ed gardait un silence taciturne, tout comme le reste de mes hommes qui nous suivaient. Notre canot avançait rapidement, je me tenais debout, en parfait équilibre, scrutant la dizaine d'Orcs nous attendant.  Enfin, nous accostions sur la plage, je fus la première à débarquer. Marchant vers les guerriers, je chuchotais vivement à mes marins:

-Surtout, ne-dites-rien et restez calme.

Ceci dit, je me tournais vers celui que je supposais être Garkach l'Exilé. Malgré son apparence intimidante, je gardais un air calme et flegmatique. D'un pas gracieux, je m'avançais vers lui et courtoisement, je m'inclinais d'un salut typiquement masculin en enlevant mon chapeau. Me redressant, j'eus un sourire polie et soutenant son regard, je me présentais:

- Je te salut, Chef des dissidents. Je suis celle que tu attendais: Sirèna, Capitaine des Élites des mers. Sache que nous avons traversé l'immensité de l'océan pour rejoindre ton armée puissante et redoutée. Mon regard turquoise fut plus perçant, je ne me laissais pas intimider par le visage carré,aux traits haineux, mais fiers, qui me scrutait. Il était très grand, et bien que je fus grande pour une humaine, il devait mesurait près de deux mètres...Diantre, il dépassait Nassim! Tatoué du front jusqu'aux yeux, sa peau était grisâtre et ses muscles puissants rappelaient la musculature d'un félin. Même si des crocs sortaient de ses lèvres charnus, je le trouvais étrangement...beau. Beau surtout dans sa prestance fière et masculine. C'est alors que je remarquais sa puissante hache dans son dos, brillante à la lumière des torches.Dans leurs fourreaux respectifs, j'avais aussi apporté  mon sabre Varakirois et mon épée Norpalienne. Sur ces terres hostiles, où la mort régnait plus que la vie, c'était nécessaire d'être armée. Avec respect, je plongeais mes yeux turquoises dans les siens, et je demandais :

-Maintenant, qu'attends-tu de moi et de mes guerriers, Chef des dissidents? Je t'écoute.




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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 3 Oct 2015 - 21:13




Elle les regardait quitté le navire, quinze en tout, dont Sirèna. Au moins, le reste de l'équipage était resté à bord avec Nassim, sûrement par prudence, les Orcs pouvaient être imprévisible. Honnêtement, elle s'inquiétait pour la Capitaine, cela serait un véritable gâchis de se faire tuer par ceux-ci, mais l'humaine devait savoir ce qu'elle faisait, Sirèna n'était pas à  sa première aventure en milieu hostile. Le cœur battant, son regard émeraude se porta vers la plage, un regroupement d'Orcs avait apparut, sûrement pour les accueillir. L'Aasimar déglutit avec peine, scrutant l'horizon d'ombres mouvantes, Garkach était parmi eux, elle le sentait. Que ferait-il s'il la voyait? Bon sang...Il risquait de la tuer et de l'embrocher sur le feu. Trop anxieuse pour rester en place, elle se leva fébrilement et fit quelques pas vers la porte. Étourdie, elle s'appuyait contre le mur, sa commotion cérébrale n'était pas encore guérit. Sacrebleu!  Non seulement il n'y avait pas de Port proche, mais ces terres arides étaient invivables, et en plus, elle n'était même pas en mesure de s'échapper. Désespérée, elle se mit à pleurer de rage.

-Phélemée que vais-je faire? Aide-moi...

 Sentant sa peur, le louveteau cessa de jouer avec son os et alla lui lécher les doigts. À son air adorable, Eleonor ne put s'empêcher de sourire, Azur lui redonnait toujours de l'espoir. Ils allaient s'en sortir, elle devait juste confronter ses anciens démons du passé, faire la paix avec Garkach si possible.   Lui en voulait-il toujours? Allait-il la tuer? Tant de questions terrifiantes.Soudain, elle repensait à son enfant qui grandissait dans son ventre, son regard s'illumina d'espoir.  L'Orc avait un code d'honneur,  par le passé,il ne l'avait pas tuer, car Eleonor avait été un enfant. Il allait à nouveau l'épargner, car elle était enceinte. Sur ce point, elle fut rassurée. Autrefois, Nora avait pris le blâme sur elle, il aurait pu se faire pendre. En fait, il lui en devait une!

-Tu dois te calmer,  pour le bébé...Le stress, ce n'est pas bon pour lui, ni pour toi. Tu vas trouver une solution, il y a toujours des solutions. Sirèna va te protéger, tout ira bien.Marmonna-t-elle en se frottant les tempes et prit une profonde respiration. Plus calme, elle s'allongea sur son lit et progressivement, elle réussit à s'endormir. Or, quelques heures plus tard, quelqu'un entra précipitamment, venant la réveiller en sursaut.  C'était Nassim, qui le sourire aux lèvres, vint la prendre dans ses bras pour la transporter à l'extérieur. Surprise,  elle protesta:

-Mais...J'ai reçu l'ordre de rester dans ma chambre!
-Aye, mais les ordres ont changé, petite.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Garkach
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 4 Oct 2015 - 12:35

J'observais la barque s'approchait de la rive, son étrange équipage semblait contre-nature avec ces terres où les leurs étaient si rares. Bien que je restais immobile en patientant, moi et les miens ressentions une tension forte quand les pirates posèrent pied à terre, cet douce odeur qu'était la peur transpirait de chacun d'eux...Sauf la femelle qui s'avança vers moi tandis que mes soldats roulaient des épaules en grondant mais sans mon ordre, ils ne prirent en rien leurs armes. Je baissais mes yeux sur la femme en la détaillant à la lumière des torches que nous portions, elle avait l'air si fragile que j'aurais sûrement pu la briser à la force de ma seul main encore en état mais je me demandais surtout comment elle pouvait se sentir à l'aise dans une telle tenue.
Elle avait mi ses formes en valeurs, nul doute qu'elle avait fort raison de le faire en vue de la réaction des mâles qui m'accompagnaient, la regardant, ils se calmaient pour profiter de la vue. Plus encore lorsqu'elle s'inclina devant moi d'une étrange façon. Je ne connaissais que peu les coutumes de l'autre côté de l'océan mais je sentais qu'elle exprimait du respect à mon égard que je lui rendis en inclinant le visage sèchement.

- Je te salut, Chef des dissidents. Je suis celle que tu attendais: Sirèna, Capitaine des Élites des mers. Sache que nous avons traversé l'immensité de l'océan pour rejoindre ton armée puissante et redoutée.

Elle savait parler, plus diplomate que je ne pouvais l'être mais je ne m'intéressais guère aux mots, seul les actes comptaient pour ceux de ma race. Je posais mes yeux sur ses armes en les observant quelques instants, curieux de voir avec quoi une créature si maigre pouvait se battre. Elles semblaient de qualités, une arme plus légère, plus fluide qui semblait être un sabre et une épée digne de ce nom également. Plus je l'observais, plus je commençais à situer ses origines sur l'autre terre. Alors que je relevais mes yeux vers celle-ci, je fus surpris par son assurance quand elle osa me regarder directement dans les yeux, ce que jamais un de mes soldats n'auraient fait.

-Maintenant, qu'attends-tu de moi et de mes guerriers, Chef des dissidents? Je t'écoute.

Le silence s'installa sur la plage tandis les Orcs la dévisageaient en grondant puis ils s'avancèrent sans crier garde vers les matelots en arrière, tirant leurs armes en dévoilant des rictus mauvais aux voyageurs. Je ne réagissais pas, ne quittant pas ses yeux alors que les marins reculaient avec méfiance, ne sachant réellement comment réagir. Puis je lâchais un grondement qui n'aurait sûrement rien de différent aux oreilles des étrangers mais dont l'intonation voulait en dire long aux miens. Ils s'arrêtèrent d'un même geste en reprenant leurs statures immobiles, l'arme en main à présent.
Je n'avais aucun désire de les massacrer mais je voulais que les choses soient clairs dès le début entre nos deux camps. Je m’asseyais alors dans le sable sans retenue, croisant mes jambes devant moi en appuyant mon bras sur ma cuisse puis j'éclatais d'un rire roque, sauvage.

"-Tu ne perd pas de temps, Humaine...Cela me plait. J'attendais l'arrivé des tiens depuis plusieurs lunes, elle me tardait car elle signifie qu'enfin les Dissidents vont rentrer pleinement dans une guerre sanglante, pleins d'honneurs et de gloires pour les vrais guerriers."

Je lui faisais signe de s'asseoir en face de moi tandis que je posais la torche sur le sable entre nous, la lumière des flammes jouant sur mes traits brutes et créant des ombres mouvantes sur les lignes de mes muscles et mes tatouages. De plus, cela ne faisait que mettre plus en avant les centaines de cicatrices de guerres que je portais sur le corps, des griffures, des brûlures ou des coups. Mon histoire.

"-J'aimerais néanmoins en parler avec ceux qui te sont proches, que je vois de mes propres yeux ceux en qui ta confiance est dû. Ainsi, je jugerais si vous êtes aptes à vous battre à nos côtés ou pas."

Je terminais ma phrase sur un ton cassant, volontairement, car il était primordial que cette Sirèna sache que je pouvais aussi bien me passer d'eux que me battre avec eux. Ils pourraient m'aider à faire moins de victimes dans les deux camps mais je vaincrais, quoi qu'il en coûte. Les Orcs qui s'étaient avancer, revinrent vers nous doucement, leurs pieds s'enfonçant dans le sable frais de la nuit puis s’essayèrent derrière moi en gardant le silence, leurs yeux sauvages ne quittant jamais les étrangers, épiant leurs faits et gestes.
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 4 Oct 2015 - 19:50

Je restais immobile, les yeux rivés dans les siens, ignorant que ça pouvait paraître comme de la provocation. Soudain, les Orcs nous entourant sortirent leurs armes et se mirent à titiller mes hommes en riant d'une façon mauvaise et en avançant vers eux. Sentant un mouvement de recule derrière moi, j'ordonnais calmement à mes marins, toujours en soutenant le regard de Garkach:

- Sutki !
Cela signifiait: Repos. C'était un code utilisé durant nos entraînements, provenant de la langue des Orientaux d'Hokusaï. Aussitôt, mes hommes écartèrent leurs jambes et croisèrent leurs bras derrière leur dos, d'une immobilité parfaite et ils s'exclamèrent d'une même voix grave:
-Agême!

«Oui, maître!». Je tenais à garder la tradition. Pendant une fraction de seconde, les Orcs les fixèrent d'un œil surpris, puis ils grondèrent pour les faire céder, mais heureusement, mes hommes restèrent calme. Soudain, leur chef gronda à son tour, d'un son puissant et grave, ces guerriers s'immobilisèrent, comme avait fait les miens précédemment.  Nos combattants se faisaient maintenant face, retenus par un seul file: notre volonté. Le silence revint, les esprits échaudés se calmèrent. C'est alors que Garkach s'assit en indien sur le sable fin et éclata d'un rire sauvage, qui me fit intérieurement frisonner.
 
"-Tu ne perd pas de temps, Humaine...Cela me plait. J'attendais l'arrivé des tiens depuis plusieurs lunes, elle me tardait car elle signifie qu'enfin les Dissidents vont rentrer pleinement dans une guerre sanglante, pleins d'honneurs et de gloires pour les vrais guerriers."

Disant cela, il fit signe de m'asseoir.  En silence, je m'assis à mon tour, réfléchissant à ce qu'il venait de dire. Les vrais guerriers...Qui était les faux? Qui était l'ennemi? Il avait mit une torche entre nous deux, la lumière mettait en évidence les centaines de cicatrice parsemant son corps. Il avait du vécu, beaucoup de vécu, et beaucoup de souffrances. Chacune de ses cicatrices racontaient ces combats, sa victoire d'être en vie. Moi aussi, j'avais des cicatrices, autant extérieur qu'intérieur, mais l'Orc ne pouvait pas les voir, pas encore. Soudain, mon regard s'attardait sur son bras gauche, il était  blessé. Une lueur illumina mes yeux, j'allais pouvoir gagner sa confiance à l'aide de cette blessure. La voix de Garkach me fit revenir à la réalité:

"-J'aimerais néanmoins en parler avec ceux qui te sont proches, que je vois de mes propres yeux ceux en qui ta confiance est dû. Ainsi, je jugerais si vous êtes aptes à vous battre à nos côtés ou pas."
-Tu pourras leur parler. Dis-je après avoir peser mes mots. Je compris que mes paroles ne serviraient à rien,car  il voulait juger par lui-même si j'étais digne de confiance en rencontrant les gens en qui j'avais le plus confiance. Il allait me tester par l'action, non pas en parole, comme je l'ai fait avec mes propres hommes. Vois ces hommes, je les considère comme mes frères d'armes. Chacun, j'ai testé leur valeur, très durement, afin d'être sûr que je pouvais leur faire confiance. Je ne tolère pas d'avoir des traîtres et des menteurs sur mon navire. Chacun de ces guerriers m'ont prouvé leur loyauté et leur honnêteté.D'un sourire fier, je tournais mon regard vers mes marins toujours immobiles.  Cependant, certains d'entre eux sont plus proches de moi, il est vrai.  Ed, Fior et Gawael, avancés! Entendant leurs prénoms, l'humain et les deux Tiefflins avancèrent d'un même mouvement. Sans me lever, je racontais notre histoire au Chef des Dissidents:

-Ça fait plus de treize ans que ces trois marins voyagent à mes côtés. Il y a  des années, quand j'étais encore une adolescente, le navire de mon père a vécu une mutinerie et les mutins nous ont jeté par-dessus bord. Beaucoup périr, sauf sept. Moi, Edward, Fior et Gawael faisions partis des survivants, ainsi que Nassim, mon Quartier-maître. Étant blessée, ils auraient pu profiter de moi et me laisser mourir de faim, mais au contraire, ils m'ont secouru et nous avons partagé nos vivres, comprenant qu'être solidaire valait mieux qu'être seul. Depuis, j'ai une confiance absolu en eux. Je leur jetais un regard fier et serein, ils me répondirent d'un léger sourire, puis ils retrouvèrent leur neutralité en croisant les yeux de l'Orc. Je savais qu'ils n'étaient pas à leur aise, mais ils devaient tenir bon, gagner sa confiance. Un silence suivit, j'en profitais  pour ordonner  à deux  marins d'aller prévenir Nassim et le reste de l'équipage de venir nous rejoindre. L'un d'eux questionna:

-Et la guérisseuse?
-Aussi. Répondis-je simplement en dérivant mon attention vers Garkach. En attendant que le reste de mes proches viennent à ta rencontre, parle- moi de cette guerre sanglante. Raconte-moi comment cela à commencer et pourquoi.


***

  Le récit de l'Orc m'avait tellement fasciné, que je n'avais pas vu le temps passé. Or, déjà une heure s'était écoulé depuis que j'avais envoyé mes deux marins, une dizaine de canots apparaissaient dans la nuit, l'ensemble de mon équipage arrivait.Maintenant notre nombre surplombait celui des Orcs, on était en tout cinquante. Une petite armée, mais oh combien redoutable. Voyant leurs compatriotes en position «repos», ils firent de même, tandis que Nassim avança, en soutenant Eleonor par la taille. Mon regard rivé vers eux, je les présentais à Garkach:

-Voici le reste de mes proches, Nassim, mon Quartier-maître, que je considère comme mon frère de sang, et Eleonor Delorne, ma guérisseuse, qui a sauvé plusieurs de mes hommes par son don de guérison et ses compétences médicinales. D'un sourire, je tournais mon attention vers le Chef des Dissidents en continuant: Elle nous sera utile lors des combats et... Je m'interrompis, l'Orc ne semblait plus m'écouter, son regard fixait intensément l'Aasimar. Un silence lourd se fit, quelque chose n'allait pas, mais quoi?


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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 4 Oct 2015 - 20:38

Je détaillais les Hommes dont elle me faisait louange de mes yeux presque félins, leurs traits parlaient autant que les paroles de la Femme, ainsi que cette lueur dans leurs yeux que je ne connaissais que trop bien. Une loyauté sans faille, ils étaient prêts à mourir pour elle, j'en étais certain, une famille, un Clan. Même si les noms différés, l'esprit et ses valeurs restaient les mêmes parmi chaque peuple, chaque groupe et chaque race. J'écoutais bien évidemment ses paroles, j'appréciais les récits qui formaient les légendes des mortels et le siens me plaisait particulièrement : Mon père aussi avait été trahi.
Je ressentais aussi de la satisfaction, d'une part la loyauté de ses Hommes mais également l'ordre dans les rangs de ceux-ci. Malgré mes doutes, les peuples Humains et autres habitants des autres terres me plaisaient de plus en plus. Je me laissais même à imaginer une bataille sanglante par delà les mers, contre les leurs...Mais je rendormais rapidement ma soif de sang. Je ne me battais pas pour elle, je devais la transcender pour les miens.

"-Et la guérisseuse?
-Aussi. En attendant que le reste de mes proches viennent à ta rencontre, parle- moi de cette guerre sanglante. Raconte-moi comment cela à commencer et pourquoi."

Je grondais quand je vis son regard ce poser sur moi et l'instant d'avant sur mon bras gauche que je tirais légèrement en retrait comme un tigre blessé cachant son point faible. Les miens n'avaient jamais eu que de la pitié des autres ou de la haine, je ne désirais plus que cela se reproduise. Mais mes chamans ne pouvaient me guérir...Si leur Guérisseuse y parvenait, cela serait un atout de taille à l'avenir. Reposant mes yeux sur la Capitaine, je plongeais ma main dans le sable en prenant une poignée de celui-ci que j'observais songeusement avant de parler.

"-Les Orcs sont une race ancienne dont même l'histoire en a oublié les origines. A présent, nous sommes une race divisé en plusieurs clans qui ne cessent de faire la guerre entre eux sans songer au bien commun de notre vraie famille : Notre race."

Je relâchais le sable dont les grains se mirent à s'envoler sous la brise maritime qui soufflait dans la crique, mes Soldats remuèrent les épaules tandis qu'ils posaient leur yeux sur mon dos avec respect, semblant s’immerger dans le récit.

"-Les Ours-hurlants se font massacrer par les Nains dans une guerre millénaire entre les deux peuples...Les Griffes-rouges vendent les autres Orcs, prives les nomades de vivre et d'eau tandis que les Orcs des Marais ne cessent de comploter contre tous. Mais..."

Je reposais mes yeux sauvages sur Sirèna en les plissant lentement en pensant à ce qui me motivait réellement, un pressentiment depuis toujours en mon coeur qui ne cessait de se confirmer. Les goules qui s'attaquaient aux villages partout dans le monde, aux magies oubliés et sombres qui s’éveillaient dans les montagnes caché de tous...

"-Un ancien mal s'éveille lentement, depuis trop longtemps oubliés par les mortels. Une ombre s'élève au-dessus de nos terres, des mers et des montagnes...Les cauchemars d'un ancien Dieu déchu. Nous avons vue de nos yeux les premières légions de Goules, les éclaireurs des ténèbres. Je ne laisserais pas ma race périr face à elle ! Même si je dois pour ça déclencher une guerre sans pitié contre les autres clans.
Voila d'où commence notre guerre ainsi que mon Clan. A présent, nous marchons sur le sentier de la guerre vers le clan des Griffes-rouges qui gouvernent ce désert pour les faire plier et y bâtir la patrie des miens, le centre d'un futur empire.
"

Les Orcs derrière moi se mirent à lancer des cris brutaux, ils ne semblaient rien dire mais j'y sentais leur conviction, leur détermination et la férocité des nôtres mais je ne pouvais laisser le chaos prendre la relève. D'un geste de la main droite, le silence revînt dans mes rangs tandis que des barques arrivaient sur les berges.
Je posais mes yeux sur les nombreux marins qui en descendaient tandis que mes soldats restaient immobile dans le sable en les scrutant également. Guerrier prêt à mourir dans un bain de sang, cette scène ne nous fit en rien peur mais je craignais qu'elle n'inspire un acte stupide des miens mais d'un coup d'oeil, je vis qu'il n'en était rien. Depuis quand ces Orcs m'étaient devenus si obéissant ?


-Voici le reste de mes proches, Nassim, mon Quartier-maître, que je considère comme mon frère de sang, et Eleonor Delorne, ma guérisseuse, qui a sauvé plusieurs de mes hommes par son don de guérison et ses compétences médicinales."

Je posais alors mes yeux sur un fantôme du passé, d'un passé lointain où j'avais voyagé à travers les Royaumes Humains. Nul doute de qui était cette créature, je ne me souvenais que trop bien de notre rencontre et des conséquences de celle-ci...

-Elle nous sera utile lors des combats et..."

Je n'écoutais plus Sirèna à ce moment-ci alors que les anciens souvenirs refluaient, le comportement arrogant de ces Humains, de cette Dame et de l'enfant qu'elle était. A présent, elle était adulte, rien ne pouvait plus me retenir de tuer cette gamine. Mes Soldats sentirent eux aussi la soudaine tension mais ils ne réagirent pas les premiers.
Sans crier garde, je m'étais relevé d'un seul mouvement puis j'avançais vers l'Aasimar de mes pas lourds, j'avais grandi depuis notre rencontre mais le plus grand changement devait être ma musculature plus imposante ainsi que mes tatouages et cicatrices...Et les traits de mon visage qui avait changé avec le temps.

Un des hommes de l'équipage s'approcha soudainement de moi en me disant quelque chose mais cela n'avait aucune importance pour moi pendant que j'observais la Petite Souris qui semblait me craindre. Mais l'Homme était en travers de ma route et de la seule force de ma main droite, je le saisis par le col de sa chemise de pirate avant de le balancer dans le sable plus loin. Puis je m'arrêtais en baissant les yeux sur l'Aasimar, grondant dans une posture dominante, le torse bombé en avant.

"-Autrefois, tu n'avais aucune crainte, Aasimar. Où est donc ce courage que je lisais dans tes yeux juvéniles ?"

Je grondais en penchant mon visage vers le siens, lui soufflant sur le visage par mes narines tandis que mes défenses étaient si proche de sa frêle peau. Mais je remarquais un détail qui ne m'avait pas sauté aux yeux, elle avait pris du poids ou...? Puis je fronçais les sourcils car je n'aimais pas ce que j'allais faire mais mon code m'y forçait.

"-Je ne t'ai jamais remercié. Sans toi, mon Clan ne serait pas, ni lui, ni moi...Petite Souris."
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 10 Oct 2015 - 9:20



La mer était aussi sombre que le ciel, submergé d'étoiles.  Eleonor observait le néant, puis les ombres massives des montagnes rocheuses qui ressemblaient à d'anciens géants difformes. Elle ne pouvait se le cacher, elle était terrifiée. L'Aasimar ferma les yeux, écoutant le silence de la nuit et le crépitement des torches provenant de la plage. Le vent maritime souffla doucement sur son visage, amenant  une odeur de fauve, celle des Orcs. Elle frémit tout en resserrant son manteau autour de ses épaules. Qu'allait-elle faire et comment se conduire? Eleonor se souvint de sa rencontre avec Garkach, il y a dix ans. Bon sang, elle avait été une enfant si insouciante et si imprudente! Qu'est-ce qui lui avait prit de parler avec un Orc? Il aurait pu la tuer. L'Aasimar soupira d'un air lasse et triste. Était-ce la maternité qui la rendait plus consciente du danger ou son expérience en la matière? Sûrement les deux. C'est alors que la voix de Nassim se fit entendre, la sortant de sa nostalgie:

-Ça va, petite?

Elle tourna son regard émeraude vers lui, mais ne répondit pas à sa question. Non, ça n'allait pas du tout. Eleonor allait rencontré un Orc qui avait été enfermé dans le donjon des Redresseurs à cause d'elle. Ce qui la tourmentait c'était de savoir comment il allait réagir en la voyant. Allait-elle pouvoir se justifier ou au moins, annoncer qu'elle était enceinte avant qu'il se venge et qu'il la trucide? Son anxiété fut à son comble, des larmes vinrent aveuglés ses yeux.  Nora ne pouvait garder ça pour elle, il fallait le confier à quelqu'un et la seule personne qui était disposée à l'écouter c'était Nassim. Feignant l'évanouissement, les hommes s'y étaient habitués, elle s'affala sur le torse puissant et noir du Quartier-maître et murmura à son oreille:

-Je dois te confier quelque chose d'important et je veux que tu le répète mot pour mot à Sirèna quand tu auras l'occasion, car je ne suis pas certaine que je l'aurais. Il y a dix ans, j'ai rencontré l'Orc Garkach.
-Quoi?! Souffla Nassim éberlué par cette confidence.
-Chut, laisse-moi finir, s'il te plaît. À cette époque,  je lui ai parlé et je lui ai fait visité le Château des Redresseurs.Nassim lui lança un regard exaspéré, Eleonor rougit et marmonna: Je sais, je sais, c'était stupide, mais je n'étais qu'une enfant et il m'a manipulé habilement. Maintenant, je ne sais pas comment il va réagir. Va-t-il me tuer? Sûrement, c'est un Orc et il a soif de sang. Si je n'avais pas été un enfant, il m'aurait déjà tuer! Nassim, que vais-je faire?

Elle ne put s'empêcher de larmoyer sur les pectoraux musclés et rassurants du Quartier-Maître. Celui-ci ne put s'empêcher de grogner. Le son du larynx du géant noir attira l'attention des rameurs, mais à son regard sombre, ils n'osèrent pas poser de question et accélérèrent le rythme. Nassim jeta un coup d’œil vers la plage qui se rapprochait, puis riva son attention sur Nora toujours en larme. Il grogna de nouveau et murmura à son oreille:

-Petite, cesse de pleurer, sinon c'est moi qui va te tordre le cou, compris? L'Aasimar hoqueta et s'essuya vivement les larmes. Morose, le Quartier-maître chuchota:  Les Orcs ressentent la peur et la méprise plus que tout. Tu ne dois pas avoir peur, reste forte! Sache que moi et Sirèna nous sommes là, s'il touche à un seul de tes cheveux, on le trucide.D'accord? 
-D'accord. Répliqua Eleonor d'un air soulagé. C'est alors que leur canot toucha la terre, Nassim l'aida à se lever,  tandis qu'il fit signe au reste de l'équipage de rejoindre leurs confrères et de se mettre en position repos.  Soutenu par Bosco, Nora fit quelques pas et leva les yeux vers la conversation se déroulant plus loin. Sirèna était assise de dos et écoutait silencieusement l'Orc qui parlait. L'Aasimar ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux en le voyant...Garkach. Il était plus impressionnant que dans ses souvenirs, sa musculature s'était élargie, des cicatrices et des tatouages décoraient sa peau, et son visage était plus vieux, mais aussi plus dure. Cette vision la glaça, elle se mit à trembler. Par Phélemée, elle devait se ressaisir, être forte, mais le courage lui manquait.  Soudain, Nora entendit la voix mélodieuse de Sirèna:

-Voici le reste de mes proches, Nassim, mon Quartier-maître, que je considère comme mon frère de sang, et Eleonor Delorne, ma guérisseuse, qui a sauvé plusieurs de mes hommes par son don de guérison et ses compétences médicinales.
Entendant son nom, l'Aasimar leva aussitôt ses yeux vers Garkach et ne put le soutenir plus longtemps. Elle entendit le corps massif se lever et s'approcher. Faiblement, l'Aasimar recula d'un pas,elle devait fuir, pour son enfant, mais son corps ne voulait pas faire plus, elle était figée sur place. C'est alors que Nassim se planta entre l'Orc et Eleonor en avertissant:

- Cette femme fait partie de notre équipage, elle est sous notre protection.


Garkach ne prit pas garde à l'avertissement et comme s'il pesait une plume,il souleva Nassim de terre et le balança plus loin.Pétrifiée, Nora suivit le Quartier-maître du regard, son corps s'écroula lourdement au sol et il ne se releva pas. Ce n'était pas bon signe, mais qu'est-ce qui était encore plus étrange, c'est que les Élites des Mers n'avaient pas attaquer  les Orcs. Qu'attendaient-ils? Pourquoi Sirèna ne donnait pas l'ordre des tuer? Pourquoi personne ne faisait rien? Un grognement sinistre la fit se retourner vers le Chef des Dissidents qui s'exclama:

-Autrefois, tu n'avais aucune crainte, Aasimar. Où est donc ce courage que je lisais dans tes yeux juvéniles ?

À cette pique, toute peur se volatilisa en un instant. En fait, il avait blessé son orgueil, et surtout, elle en avait marre d'être terrifiée. Aussi bien mourir dignement. Prenant une profonde respiration, Eleonor réussit à soutenir ses yeux de félins et répliqua avec colère:

-Mon courage est toujours là, Chef des Dissidents. Je ne te crains pas, ni ton armée, je crains surtout pour l'enfant qui grandit dans mon ventre. Sa vie est plus importante que la mienne.


À sa réplique, il y eut un silence, l'Orc l'observa plus attentivement, particulièrement ses formes généreuses. Eleonor aussi avait changé,elle était devenue une femme,  belle et intelligente, mais surtout plus sage. Après un instant, il grogna en rapprochant son visage du sien et remercia:

-Je ne t'ai jamais remercié. Sans toi, mon Clan ne serait pas, ni lui, ni moi...Petite Souris.

À ce remerciement imprévu, Eleonor le dévisagea d'un air surpris. Était-elle entrain de rêver? Garkach la remerciait...Il n'était pas entrain de vouloir la tuer. Elle eut envie de pleurer de soulagement, mais se retint. Quoi lui répondre? Merci de me remercier?  Prenant un profonde respiration, elle murmura d'un sourire:

- Je n'ai fais que mon devoir, après tout, je t'ai mis dans le pétrin involontairement, il fallait que je me rachète. Toutefois, je suis heureuse que tu ais désormais un clan et surtout, que tu sois en vie et que tu te porte bien. Enfin...presque bien.Subtilement,elle jeta un coup d’œil à son bras blessé et informa d'une voix  imperceptible: Dès que j'aurais assez d'énergie, je pourrais facilement guérir cette blessure grâce à mon don de guérison. Pour l'heure, je dois me reposer, je...oh!

 Soudain, l'Aasimar fut prise d'un vertige, ses jambes faiblirent, les symptômes de sa commotion cérébrale et de sa grossesse avaient surgit d'un coup, la faisant sombrer dans le néant. La seule chose qu'elle vit avant de perdre conscience fut le turquoise d'un regard et la brillance de cheveux roux contre sa joue. Sirèna l'avait attrapé au vol, l'empêchant de s'effondrer sur le sable froid. Nora ne l'avait même pas entendu arrivé...


Eleonor, l'Ange d'Or
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 11 Oct 2015 - 12:03

-Un ancien mal s'éveille lentement, depuis trop longtemps oubliés par les mortels. Une ombre s'élève au-dessus de nos terres, des mers et des montagnes...Les cauchemars d'un ancien Dieu déchu. Nous avons vue de nos yeux les premières légions de Goules, les éclaireurs des ténèbres. Je ne laisserais pas ma race périr face à elle ! Même si je dois pour ça déclencher une guerre sans pitié contre les autres clans.Voila d'où commence notre guerre ainsi que mon Clan. A présent, nous marchons sur le sentier de la guerre vers le clan des Griffes-rouges qui gouvernent ce désert pour les faire plier et y bâtir la patrie des miens, le centre d'un futur empire.


Cet ancien mal qui s'éveillait, je le sentais aussi, tous le ressentais, quelque chose naissait de maléfique et de chaotique. J'avais entendu parler de ces goules qui avaient attaqué Fort-froid, elles avaient fait des ravages, ces évènements sanglants annonçaient rien de bon. En réfléchissant aux dires de Garkach, je compris que sa cause allait au-delà de lui même et de son peuple, mais cela concernait tous les peuples d'Ildirith. Sans le savoir, l'Orc allait peut-être me soulager d'un fardeau, me faire accomplir un exploit démocratique: Allier tous les peuples contre cette menace, faisant en sorte que je ne perdre ni ma réputation ni mes alliés,anciens ou nouveaux. Les Orcs étaient la nation la plus sauvage et indomptable, c'était la première qui devait être soumise à ce fait: nous ne pouvons se faire des ennemis, pas maintenant, le monde devait s'unir, mais pour ça, tous devions trouver un compromis et avoir un respect mutuel. Une guerre se préparait, mais pas celle qui concerne des intérêts personnels, mais bien communs. Cela concernait notre survie réciproque, l'avènement d'un monde meilleur.  Cette prise de conscience me redonna un second souffle, une cause qui allait au-delà de mon besoin d'argent ou de combat, une cause qui était noble.  Toutefois, je savais que ce n'était pas le moment d'exposer mes réflexions et mes convictions,plus tard j’orchestrais ce jeu d'échec.


Pour l'heure, le silence c'était établit, l'Orc fixait intensément Eleonor,comme s'il la connaissait, mais je jugeais la chose impossible. Comment Garkach pouvait la connaître? Bon sang, elle vivait à l'autre du monde, c'était improbable qu'ils se  soient rencontrés par le passé, à moins que l'Aasimar gardait secret un détail important. Soudain,je sentis une lourde tension, les Orcs se mirent à grogner, mais le Chef des Dissidents prit les devant et se leva et sans la moindre explication, il avança vivement vers ma guérisseuse qui recula d'un pas, visiblement effrayée. Fronçant les sourcils, je suivis silencieusement Garkach, prête à défendre l'Aasimar s'il le fallait. C'est alors que Nassim eut le réflexe de se mettre devant l'Orc pour l'empêcher d'agir violemment.

-Nassim, re...Je n'eus pas le temps de finir mon ordre, que l'Orc le souleva d'un seul bras et le projeta plus loin. Devant cet affront imprévisible, mes hommes dégainèrent automatiquement leurs épées. Sacrebleu! J'étais partagée entre éviter un bain de sang et défendre la vie de ma guérisseuse. Les Orcs grondèrent devant la menace des lames, la bataille allait éclatée.  Vivement je m'interposais entre mes hommes et les Orcs en rugissant sourdement:

-Rangez vos armes, messieurs, je ne vous ai pas donné l'ordre des sortir.
-Mais, Capitaine, il a attaqué Bosco! S'exclama Ed en colère, la tension était à son comble. Je devais prendre sur moi leur stress et leur colère, je devais me contrôler et leur montrer l'exemple. J'acquiesçais en silence, puis j'avançais très près d'Edward. Il en fut déstabilisé, de telle sorte que sa colère fit place à un désir inapproprié. Doucement, je lui caressais la joue, tout en m'exclamant pour que les autres entendent:

-Je sais, et j'en prends l'entière responsabilité. Ce n'est pas à vous de venger cet affront, mais à moi. Maintenant, rangez vos épées, sinon, trop de sang va couler.

Mes hommes s'échangèrent un regard perplexe, puis résigner, firent comme Ed, ils rangèrent leurs armes, malgré le grognement menaçant des Orcs. Heureusement, ceux-ci firent que grogner.

-Viens.
Soufflais-je à Ed qui me dévisageait intensément. Détournant mes yeux de son beau regard mauve, je me précipitais vivement vers Nassim toujours allonger. Dès que je posais ma main sur son flanc, il grogna de douleur en marmonnant:

-Je crois que j'ai une côte cassée, ce foutu Orc n'est pas aller de main morte. Je ne m'y attendais vraiment pas.
-Moi aussi. Répliquais-je d'un sourire moqueur, puis reprenant mon sérieux, je dis: Je vais devoir le confronter en duel.
-N'en fait rien,tu vas mourir. Répliqua aussitôt Nassim.
-Tu sous-estime mes aptitudes de combattante. Rétorquais-je d'un ton outré. Il me sourit, tout en portant ma main à ses lèvres en disant:
-Jamais, mais il ne faut pas sous-estimé l'ennemi. S'il ne te tue pas, ce sont ses guerriers qui le feront.  Je ne supporterais pas de te perdre.
-Moi non plus. Avoua Ed en se penchant vers nous. Je soupirais et j'opinais, ils avaient raison, tout cela allait mener à la mort. Promptement, je tournais mon regard vers l'Orc et l'Aasimar, il était rendu très proche de son visage, je craignais le pire.
-Edward, aide Bosco. Je dois arranger ce merdier. Bon sang, pourquoi s'en prendre à Eleonor?
-Parce qu'il la connait, Sirèna. Ils se sont rencontrés, il y a dix ans.  Répondis faiblement Nassim.

Rapidement, mon Quartier-maître me résuma leur histoire, je ne pus m'empêcher d'observer l'Aasimar d'un air exaspéré. J'allais devoir mettre les choses au clair avec elle: Tout ce qui concernait des informations reliées directement ou indirectement à mes affaires devaient mettre révélées.  En silence, je laissais Ed aider Nassim et je me dirigeais rapidement vers le duo, sortant subtilement mon poignard. S'il la touchait, je le tuerais, peu importe les conséquences de mon acte. Or, avec soulagement, je remarquais que leur conversation était pacifique, même empreint d'amitié et de reconnaissance. Rassurée, je remis mon poignard dans le fourreau en continuant d'avancer sans bruit. Soudain, je vis les jambes d'Eleonor faiblir, signe évident qu'elle allait encore s'évanouir. Devançant l'Orc, je la reçues dans mes bras avant que son corps s'effondre au sol. Doucement, je mis un bras en-dessous de ses genoux et la soulevais sans peine. J'étais plus grande et plus forte qu'elle, son poids n'était pas un fardeau. Sans un regard pour l'Orc, je l'amenais proche de la torche plantée dans le sable et la déposais délicatement, sans oublier de mettre mon manteau derrière sa tête. Un vent froid vient m'étreindre, mais étant fille de la Norpalie, je ne fis que légèrement frisonner. Je sentis une présence  à mes côtés, Garkach. Les yeux rivés sur Nora, je l'informais:

-Eleonor a une commotion cérébrale et elle est enceinte, c'est mon devoir de faire en sorte qu'elle se rétablisse et qu'elle soit en sécurité.Quand les combats se déclareront, nous dépendrons d'elle, c'est une excellente guérisseuse.
Je souris tendrement, puis je rivais mon attention sur Garkach. Mon regard devint glacial. Lentement, je me levais, soutenant les yeux sauvages qui me dévisageaient. Après un instant de silence, j'osais m'approcher près de son visage et je murmurais pour que lui seul entende:

-Tu as blessé mon Quartier-maître que je considère comme mon frère. Comment aurais-tu réagis si j'avais agis de la sorte envers un frère d'arme?
Je ne lui laissais pas le temps de répondre en répliquant: Tu m'aurais tuer. Devrais-je faire de même? Je m'avançais encore très près de lui, sans craindre son air haineux, j'avertis: Si tu ose t'en prendre une nouvelle fois à l'un de mes guerrier, je promets de rompre notre engagement et de t'affronter en duel. Sache que tu n'es pas mon chef, tu n'as aucun droit sur moi ni sur mon équipage. Il y eu un lourd silence, puis contre toute attente, je souris d'un air courtois et continuais: Toutefois, tu seras un allié de taille Si tu accepte mes conditions, je serais honorée de combattre à tes côtés. D'abord, j'exige que toi et ton peuple ne fasse aucun mal à mes hommes. Ensuite, je veux obtenir le plein pouvoir stratégique lors des combats navales, et finalement, je veux recevoir un gain digne de mes services. Qu'es-tu prêt à m'offrir?


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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 11 Oct 2015 - 12:43

Je n'avais pas eu le temps de réagir avant que leur Capitaine n'intervienne et ne prenne dans ses bras l'Aasimar qui s'évanouissait soudainement sans que je n'en comprenne la raison. Je grognais d'incompréhension tandis que je suivais silencieusement Sirèna qui expliqua à un de ses matelots ce qu'avait Eléonor, me révélant la raison de son poid soudain : Elle était enceinte. Allait-elle réellement prendre part à la guerre dans son état ? Je n'aimais pas savoir qu'une Femelle avec un enfant dans ses entrailles risquaient de périr dans le feu de l'action mais c'était son choix. Puis la rouquine se tourna vers moi en me fixant de ses yeux glaciales avant de s'approcher de moi en me parlant à voix basses.

"-Tu as blessé mon Quartier-maître que je considère comme mon frère. Comment aurais-tu réagis si j'avais agis de la sorte envers un frère d'arme? Tu m'aurais tuer. Devrais-je faire de même? Si tu ose t'en prendre une nouvelle fois à l'un de mes guerrier, je promets de rompre notre engagement et de t'affronter en duel. Sache que tu n'es pas mon chef, tu n'as aucun droit sur moi ni sur mon équipage."

Je l'écoutais attentivement en portant mon regard vers l'Homme que j'avais envoyé dans le sable en grognant devant leur fragilité puis je reposais mes yeux en les plissant vers la Femme. Un duel ? Je n'en avais pas livré depuis longtemps car aucun sur ces terres n'osaient me combattre face à face. Même dans mon état. Je dévoilais un rictus bestiale dans ses dernières paroles sans la couper néanmoins.


"- Toutefois, tu seras un allié de taille Si tu accepte mes conditions, je serais honorée de combattre à tes côtés. D'abord, j'exige que toi et ton peuple ne fasse aucun mal à mes hommes. Ensuite, je veux obtenir le plein pouvoir stratégique lors des combats navales, et finalement, je veux recevoir un gain digne de mes services. Qu'es-tu prêt à m'offrir?

"-Mon Clan ne fera aucun mal à tes Hommes tant qu'ils ne se mettront pas sur notre chemin, tu en as ma parole, Sirèna. Quand à la récompense, je te ferais don de la moitié de l'or que nous pillerons chez l'ennemi, ainsi que des privilèges dans nos futurs interactions. "

Je roulais des épaules en m'écartant finalement de la Capitaine pour marcher sur la plage d'un pas nonchalant en observant les vagues se brisaient sur la plage en songeant à une partie de mon plan d'attaque qui nécéssitait un commandant digne de ce nom. Ainsi, je me retournais vers elle à nouveau puis en montrant l'eau d'un mouvement de ma tête :

"-Quand à la stratégie navale, tu en auras l'entière commandement. Que dirais-tu si nous rajoutions néanmoins de nouveaux navires à ta flotte, Capitaine ? Les Dissidents ne savent pas naviguer dignement mais nous savons bâtir rapidement, j'attendais quelqu'un de digne pour diriger une flotte Orc et tu me sembles parfaite."

Je lâchais un grondement puis mes Orcs se relevèrent dans un même mouvement tandis que je m'approchais d'eux d'un pas serein en laissant la Femme réfléchir à ma proposition. La nuit avançait de plus en plus, les esprits s'endormaient...

"-Demain, viens à moi dans mon fort. Un guide t'y mènera pour que j'entende ta réponse, Sirèna. Si elle est affirmatif, nous festoierons dignement pour célébrer cela. Ah..."

Alors que nous nous préparions à partir avec mes soldats, je me retournais en fronçant les sourcils vers elle, serrant un poing tandis que ma voix laissait exprimer ma rage primaire qui grondait sans fin dans mon coeur.

"-Ne me menace plus jamais de la sorte ou je te tuerais dans ce duel que tu désires tant."

Je lâchais un grognement puis nous quittâmes la Crique avec mes soldats en escaladant le sentier qui menait en haut des falaises, laissant les Pirates en bas pour y faire un campement ou n'importe. Mais cette nuit là, je restais plusieurs minutes en haut des falaises, caché par les ombres de la nuit, en les observant.
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 11 Oct 2015 - 15:21

-Mon Clan ne fera aucun mal à tes Hommes tant qu'ils ne se mettront pas sur notre chemin, tu en as ma parole, Sirèna. Quand à la récompense, je te ferais don de la moitié de l'or que nous pillerons chez l'ennemi, ainsi que des privilèges dans nos futurs interactions.
- Cette offre est alléchante, Garkach. Dis-je simplement en souriant. Ce n'était pas mon genre de céder immédiatement, bien que sa proposition dépassait mes attentes. Pour ce qui était de mes hommes, particulièrement de Nassim, j'allais exigé qu'aucun s'interpose entre les Orcs, peu importe ce qu'il arriverait, ils allaient devoir attendre mon ordre. Garkach s'écarta de moi et se dirigea vers l'immensité de l'eau. Pendant un instant, il garda le silence, l'air méditatif, puis il se retourna vers moi en disant:
-Quand à la stratégie navale, tu en auras l'entière commandement. Que dirais-tu si nous rajoutions néanmoins de nouveaux navires à ta flotte, Capitaine ? Les Dissidents ne savent pas naviguer dignement mais nous savons bâtir rapidement, j'attendais quelqu'un de digne pour diriger une flotte Orc et tu me sembles parfaite.

Ma propre flotte? Vraiment? Même si je revêtais une expression détachée et flegmatique, mon cœur battait d'excitation. J'allais commander une Armada! Par Uria, c'était trop beau pour être vrai. Toutefois, ça serait une Armada d'Orcs. Un doute m'assombrit légèrement. Allaient-ils m'écouter au doigt et à l’œil? J'allais devoir les plier comme je l'avais fait avec mes hommes, mais surtout les entrainer pour qu'ils deviennent eux-aussi des Élites des mers. Ça n'allait pas être une mince affaire et j'allais devoir être très dure et très intransigeante, bien plus qu'avec mon équipage. Tout un défi qui, je devais être honnête, m'exaltais ardemment. Moi aussi j'étais sauvage, même si, j'avais l'air plus civilisé, l'apparence était souvent trompeur. M'avançant vers l'Orc, je répondis calmement:

- J'ai besoin d'une nuit pour réfléchir, Garkach. Demain, je te donnerais ma réponse.
C'était dans ma nature d'être indépendante et j'aimais faire patienter, bien qu' intérieurement, j'acceptais l'alliance sans hésitation. L'Orc poussa un grognement sonore, ses guerriers se levèrent à l'unisson. Ils allaient partirent, je sentis un soulagement collectif de la part de mon équipage, dont les épaules se détendirent d'un même mouvement. Je ne pus m'empêcher de sourire, pensant que mes hommes allaient trouver cette aventure étrange et palpitante, je percevais déjà  une lueur d'excitation dans leurs yeux. Ils aimaient la guerre, ils allaient être servis. Pendant que les soldats de Garkach se préparèrent à rejoindre leur clan, leur chef se tourna vers moi en m'informant:

-Demain, viens à moi dans mon fort. Un guide t'y mènera pour que j'entende ta réponse, Sirèna. Si elle est affirmatif, nous festoierons dignement pour célébrer cela. Ah...Je sentis une rage sourd faire vibrer sa voix: Ne me menace plus jamais de la sorte ou je te tuerais dans ce duel que tu désires tant.
D'un sourire narquois, je pris plaisir à soutenir son regard flamboyant, comprenant sa fierté et sa demande. D'un ton serein, je répondis en hochant de la tête:


-Alors, j'attendrais ton guide et c'est avec impatience que je te ferais pars de ma réponse. Puis m'avançant jusqu'à lui, j'osais dire: Si un jour, je dois me battre contre toi, sache que ça serait un honneur de mourir de ta main, si je meurs.Ne sous-estime jamais l'adversaire,Garkach, même si celui-ci parait plus frêle que toi.Puis, de mon plus beau sourire, je terminais cette conversation par une promesse: Cependant, je te promets de ne plus te menacer, je l'ai fais par nécessité. Maintenant, nous savons tous deux à quoi s'en tenir, n'est-ce pas? Pour l'heure, je te souhaite bonne nuit. À demain, Chef des Dissidents et que les Dieux te gardent.

Sur ce, je me retournais vers mon équipage pour ordonner de préparer un campement. Les Orcs disparurent dans la nuit, escaladant le sentier des falaises, je les suivis du regard, satisfaite de cette première rencontre. Tout allait mieux que prévu, à part la côte blessée de Nassim, mais il s'en remettrait. Sur ce, j'ordonnais:

-Préparer cinq feu le long de la plage et séparez-vous en groupe de dix. N'oubliez pas de garder vos armes proche de vous.

Au début, j'avais pensé retourner au navire, mais l'aube approchait, cet aller-retour allait être inutile. Demain, la moitié de mes hommes retourneraient sur La Sirène et l'autre moitié m'accompagnerait au Fort des Orcs. Sur cette décision, j'allais voir si Eleonor se portait mieux. Elle dormait, c'était aussi bien, demain serait une longue journée. D'un soupir, je promis de veiller mieux sur elle, Nora faisait partie de notre famille, je n'accepterais pas qui lui arrive malheur. Pourquoi avais-je développé autant d'affection pour elle? La dévisageant, je compris. Sa douceur me rappelait ma défunte mère, voilà pourquoi. Je soupirais de tristesse. Tout cela était si loin, je ne devais pas y penser, l'avenir était devant.


Je m'allongeais à ses côtés, la chaleur d'un feu venait réchauffer ma peau, son crépitement me détendait. Je tournais mon regard vers la torche plantée par Garkach, toujours allumée et rassurante. L'Orc m'avait trouvé parfaite pour le poste qu'il m'assignait. Comment savait-il? Qu'avait-il perçu en moi? Je souris, étrangement sereine, ne doutant plus de ma décision. J'allais vivre une aventure extraordinaire, j'allais faire parti de l'histoire. Mon regard turquoise se prit à admirer le firmament, des étoiles filantes m'éblouirent. Le ciel était magnifique, contrairement à l'environnement sec et hostile qui nous entourait. Aucun bruit, sauf le vent et l'écume de la mer venant se fracasser contre le rivage. Notre campement était assez loin, la marrée ne viendrait pas nous importuner. Soudain, mon équipage se mit à chanter, leurs voix mélodieuses s'élevèrent jusqu'au ciel, louangeant notre  liberté. Je me joignis à eux, jusqu'à ce que le sommeil me gagne, jusqu'à ce que le rêve vienne m'étreindre, tel un amant dolent.

***


Le lendemain matin, le guide de Garkach arriva comme prévu. J'avais eu le temps de retourner au navire pour me vêtir plus convenablement. Je ne pouvais me permettre d'avoir l'air d'une dandy dans cet atmosphère rude et sauvage. Mes cheveux étaient détachés, comme une crinière de feu, et j'avais mis mon armure en cuire brune, moulante mais confortable, surplombée de mon épaulière d'argent incrustée d'or, recouvrant le tout d'une fourrure de renard. Mes haut-de-chausses étaient en daims et mes bottes en cuire, des genouillère d'acier protégeaient mes genoux. Prête, j'ordonnais à  vingt-cinq hommes de m'accompagner au Fort, laissant le reste de mon équipage sur le navire, y compris Nassim et Eleonor.

Suivant notre guide, nous gravissions silencieusement le sentier jusqu'aux hauts des falaises.  Bien que pensive, je restais alerte à ce qui nous entourait, à tout moment, nous pouvions nous faire attaquer. J'avais apporté mes armes, ainsi que les plans de mon navire, celui-ci était à la fine pointe de la technologie maritime. J'étais persuadée que Garkach serait satisfait d'avoir une telle flotte à sa disposition. Essoufflée, je pris un moment pour m'arrêter et observer l'horizon. Au-delà du désert et des falaises rouges, j'aperçus un chemin ornée de crânes, mais ce n'était pas le plus déroutant. Au bout, se trouvait d'énormes murailles en bois, recouvert de centaines d'ossements. Je ressentis un frisson, c'était très morbide et sinistre, si Garkach voulait effrayée les visiteurs, c'était réussi. Toutefois, ce côté sauvage et primitif me plaisait, ça changeait des bâtiments de pierres. Des Sentinelles sur les murs d'enceintes nous virent et nous laissèrent entrer, là où une assemblée d'Orcs nous attendait.Devant cette masse de guerriers, mes hommes se tendirent à nouveau, mais ils commençaient à s'habituer à leurs grognements. Tant qu'à moi, j'admirais l'ingéniosité et la débrouillardise de ce peuple. Adrien avait eu raison de dire que les Orcs dépassaient les hommes au niveau survie, c'était incroyable ce qu'ils étaient capables de bâtir.


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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 11 Oct 2015 - 19:43

Le soleil brillait haut dans le ciel, toujours aussi ardent malgré l'approche de la saison froide mais il ne suffisait à calmer l'agitation des Dissidents. La Forteresse était en effervescence, une si vive qu'elle devait paraître étrange aux nouveaux arrivants, les bouchers hurlaient leurs prix sur la chair fraîche, les Orcs criaient des ordres tandis que le son des nombreuses forgés résonnaient dans l'air, ainsi que de nombreux autres outils. Le guide les escorta à travers la voie principale, une large étendue de terre sèche entre les toiles qui formaient les habitations.
Ils avançaient entre les forges orcs qui marchaient à plein régime pour fondre des pièces métaliques pour les machines, des armes ou des amures tandis que les Forgerons observaient curieusement les pirates comme les patrouilles qu'ils croisèrent ainsi que les clients des tavernes. Les orcs du Clan étaient d'origines différentes également, ainsi marchaient des orcs à la peau pâle au côté de ceux à la peau d'ébène, sans qu'ils n'agissent différement les uns envers les autres, ils portaient tous des armures d'aciers qui faisaient penser à une version plus féroce des chevaliers de Bélins que l'Aasimar connaissaient tant.

Puis ils arrivèrent dans le centre de cette monstrueuse citadelle devant une haute hûte aux nombreux étendards à tête de tigres, le symbole du Clan. Deux gardes à la statue plus grande et musclé que leur Chef gardaient l'entrée en tenant de solides haches à deux mains, leurs visages cachés par les heaumes en tête de tigre tandis qu'ils portaient une armure complète de plaque sombres. Mais ils s'écartèrent quand le Guide leur expliqua la raison de leur présence.

"-Cinq peuvent rentrer mais les autres devront attendre dehors, sous le soleil, Krazak.
-A vos ordres, Garde. Capitaine Sirèna, je vous prie de prendre en compte le règlement et de ne choisir que cinq de vos compagnons. Ensuite, suivez-moi
.
"

Le Guide gronda doucement en inclinant la tête avant de laisser la Capitaine choisir ceux qui la suivront. Finalement, ils entrèrent à l'intérieur de l'imposante hûte pour faire face à un cercle de terre sèche recouvert de plusieurs fourrures dans une ambiance sombre et mystique tandis qu'ils pouvaient posier leurs yeux sur trois puissants Tigres à la taille de géant qui dormaient aux pieds d'un trône où siégeait le Chef.

***


Je posais mes yeux avec nonchalance sur les personnes qui entrèrent dans ma tente, les détaillant quelques instants tandis que mes compagnons ne réagissaient guère, seul le plus âgé dégna relever son museau vers la Capitaine qui avait changé de vêtements, ceux-ci lui allaient bien mieux tandis que j'observais les courbes de son corps.
Un grondement, je posais mes yeux sur le guide en inclinant la tête vers celui-ci qui de sa peau blanche, montrait qu'il n'avait pas la même origine que moi en l'invitant à quitter les lieux en silence. Evidemment, il n'hésita pas une seule seconde à obéir à l'ordre que je lui avais donné sans un mot.

"-Mes salutations à toi et aux tiens, Sirèna. J'espère que tu as su trouver ta réponse durant la nuit, les chants de tes Hommes sont parvenus à nos oreilles et nous aimerions qu'ils nous accompagnent durant nos célébrations."

Je me penchais vers celle-ci en joignant mes mains entre mes genoux tandis que mes muscles luisaient sous l'éclat des torches, la hache que je portais depuis toujours appuyer à ma droite contre le trône fait d'os et d'aciers sur lequel j'étais assis.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Jeu 15 Oct 2015 - 19:33

Elle s'était réveillée le lendemain matin, dans un lit moelleux et non sur le sable. Regardant autour d'elle, l'Aasimar fut soulagée de constater qu'ils étaient retourner sur le navire. Sirèna avait-elle changé d'avis?  S'appuyant sur ses coudes, elle regarda par la fenêtre et vit que le soleil était haut dans le ciel, éclairant de sa lumière la vaste étendue de falaises rouges, ainsi qu'une vingtaine de personnes réunis sur la plage, la Capitaine était parmi eux. Eh non, ils ne semblaient pas prêt de partir. D'une moue mécontente, Eleonor se laissa choir sur son oreiller et fixa le plafond. Qu'allait-elle faire? Elle ignorait l'accord que Sirèna avait passé avec Garkach, s'il y en avait un, mais son intuition lui disait que la guerre aurait bien lieu et l'équipage aurait besoin d'elle. Elle n'avait d'autre choix que d'assumer son sort, la Norpalie lui était destinée plus tard, il était temps d'arrêter de maugréer. Peu importe ce qui allait ce passer, elle ferait de son mieux, c'est tout ce qu'elle pouvait faire. Lasse, elle riva à nouveau son regard émeraude vers l'extérieur en se demandant pourquoi la moitié de l'équipage commençait à gravir les falaises, guidé par un Orc. Au même instant, quelqu'un cogna timidement à la porte et entra. C'était Benjamin, son jeune assistant en herbe, qui lui amenait son petit déjeuner. Dégustant un porridge crémeux, elle demanda:

-Où va Sirèna et le reste de l'équipage?
-Au Fort des Orcs, dans le but de conclure une entente. J'espère que la Capitaine va accepté, ça va être excitant de combattre auprès des Orcs. Ça sera une guerre épique comme je l'aime! 
Eleonor faillit s'étouffer en entendant ça. Espèce de petit inconscient! Rouge de colère, elle ordonna sèchement:
-Cesse de dire des sottises, gamin. Ah, hors de ma vue,tu m'exaspère!

Le mousse la fixa d'un air surpris,  puis haussa les épaules, se disant que cette soudaine colère devait être dû à la grossesse. Perplexe, il pensa: «Les femmes enceintes sont difficiles à comprendre, leurs sauts d'humeurs les rendent irascibles.». Promptement, il quitta  la pièce,tandis que la guérisseuse ferma les yeux en se massant les tempes.  Cet enfant! Parfois, elle avait juste envie de le gifler. La moitié de ses propos étaient d'une immaturité exaspérante, et l'autre moitié donnait mal à la tête. Ne pouvait-il pas réfléchir avant de parler? Faire preuve d'intelligence? Excitant de combattre auprès les Orcs? Ça ne va pas la tête? D'une moue morose, elle termina son repas et décida de se lever. C'est alors que Nora se rendit compte qu'elle se sentait en forme, aucune migraine ou vertige ne l'envahissait. Cette amélioration de sa santé lui fit retrouver sa bonne humeur, le reste de journée se déroula comme un charme.

D'abord, elle alla visiter ses patients, deux sur quatre étaient toujours en convalescence, mais d'ici quelques jours,ils pourraient se lever, leurs plaies étaient presque guéries. Quelques matelots vinrent la voir pour des blessures mineures, mais rien de grave. Sur un navire, même immobile, tout pouvait arrivé, y compris les chutes, les maladies ou les blessures causées par une lame ou autre matériel tranchant. C'est alors que Nora se rappela de Nassim et de l'agression qu'il avait vécu. Comment avait-elle pu l'oublier? Pourquoi n'était-il pas parmi ses patients? Fronçant les sourcils, elle sortit sur le pont et le vit à la barre, la mâchoire crispée et le torse déséquilibré. Croisant son regard, il reprocha:

-Tu ne devrais pas être debout, petite. 
-Toi aussi, Bosco. Tu semble mal en point.
Le Quartier-maître haussa les épaules et garda le silence sur son état. Il était de ceux qui enduraient la douleur jusqu'à temps que celle-ci  guérisse par elle-même. Il détestait se faire tripoter ou soigner comme un gamin. Voyant le regard scrutateur de l'Aasimar, il ordonna sèchement:

-Retourne à ton lit, je ne veux pas te voir traîner sur le pont. 
-Je le ferais, mais après avoir inspecter ta côte. Riposta-elle catégorique. À ta posture, je crois qu'elle est cassée. Comment fais-tu pour rester debout?
À cette remarque, Nassim ne put s'empêcher de sourire en répliquant:
-Je suis un colosse, la douleur ça me connait. 
-Peut-être, mais si tu veux guérir rapidement, tu dois te reposer et prendre des antalgiques.
-Des quoi? Demanda-t-il d'un air méfiant. Eleonor eut un rictus et expliqua avec des mots simples:
- Des plantes qui soulagent la douleur. Il fit un air nonchalant et s'apprêta à refuser tout traitement,mais Nora insista: Si tu ne te repose pas, ta côte va guérir croche et tu garderas cette posture le reste de ta vie. Je peux t'assurer que ça va être très handicapant lors des combats. Bon, elle exagérait, mais avec un tel bornée, il fallait prendre les grands moyens. Par contre, si tu prends le temps de guérir, ta côte reprendra sa forme initiale, tout en se ressoudant. À toi de choisir, Bosco.

Devant ces informations médicales, Nassim fut contraint de lui donner raison. Le choix était évident, mais il n'avait pas envie d'y adhérer. Néanmoins, la douleur était insupportable à chaque fois qu'il respirait et ça ne lui tentait pas d'avoir une posture handicapante pour le reste de sa vie. Ravalant sa fierté, il grogna et approuva d'un hochement de tête sec. Communiquant le reste des directives à l'équipage, le Quartier-maître prit congé pour la journée, suivit de près par Eleonor, qui lui administra une tisane à la coriandre et lui appliqua un cataplasme d'argile à chaque heure. Maintenant, il restait qu'à attendre Sirèna et le reste des hommes. Or, le soir, quand tous se reposaient sur la navire, des chants rustiques se firent entendre au loin. L'Aasimar tendit l'oreille et écouta en silence ses sons étranges et beaux. Était-ce en l'honneur d'une célébration? L'alliance avait-elle été officialisé?




Eleonor, l'Ange d'Or
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 17 Oct 2015 - 16:54

En tant que Corsaire, j'en avais vu des régions rustiques, mais ce qui se déroulait devant mes yeux était tout à fait surprenant. Si différent les un des autres, une multitude d'Orcs circulaient autours de nous, tous réunis sur une seule bannière, celle des Dissidents.  Appartenant anciennement aux Pieds-visqueux, aux Ours-hurlants ou  aux Griffes-rouges, ces Orcs étaient devenus des frères d'armes, portant la même armure, si semblable à l'armure des Redresseurs, mais en plus féroce et en plus sombre. Maintenant, je comprenais mieux le rôle qu'avait joué Eleonor dans toute cette histoire. Sans elle, Garkach n'aurait pas fondé cet Ordre organisé, ce clan redoutable, que les nains et les hommes avaient tord de sous-estimé.  Il y avait beaucoup de grognements et de bruits, mon regard se posa sur un énorme morceau de viande qu'un boucher était entrain de découper. Avec humour, je murmurais  à Edward:

-Ça ferait un bon tartare.
-Ouin, à condition que ça soit frais. Marmonna le marin en bombant le torse et en se collant  à moi d'une façon typiquement protectrice et un tantinet possessif. Je fronçais les sourcils, n'aimant pas cette proximité d'homme protégeant sa femelle, bien que je n'étais pas sienne, mais il ne pouvait s'empêcher de jouer le mâle alpha. Exacerbée par cette attitude stupide, je lui envoyais un brusque coup de coude dans les côtes; qui eut comme résultat de le faire grogner de douleur, mais au moins, il comprit le message et se décolla promptement. Pour ma part, j'étais indifférente aux regards pesant sur moi, me disant en tant qu'humaine, je devais plus attirer la curiosité que le désir, mais bon...Une femelle restait une femelle et j'ignorais les goûts des Orcs les concernant. Sur cette interrogation, je croisais quelques femelles Orcs que je trouvais horribles et masculines à souhaits. Elles me jetèrent un regard méprisant et farouche, mais cela me fit ni chaud ni froid. Mon impassibilité était la meilleure arme qui soit contre les attaques vicieuses des femmes, ou dans ce cas, des femelles. Je n'étais pas là pour voler leurs mâles,mais bien pour combattre.

Nous continuons d'avancer en silence, le regard allant de part et d'autre, l'oreille à l’affut. Le brouhaha des tavernes était assourdissant, ainsi que le bruit des marteaux provenant des immenses forges; une fumée infernale s'en échappait, donnant l'impression qu'on descendait aux enfers. Notre guide nous dirigeait vers l'allée principale, mon regard turquoise aperçut au loin une grande hutte entourée d’étendards ornées de tête de tigre, le symbole des Dissidents. Le Tigre... Je souris, pensant que mon kata préféré était celui du tigre, un animal si sauvage et si noble à la fois. Un grognement me fit revenir à la réalité, mon attention se riva sur les soldats gardant l'entrée. Parbleu, ils étaient....ils étaient gigantesques. Nassim aurait  l'air d'un nain comparé à eux.

-Cinq peuvent rentrer mais les autres devront attendre dehors, sous le soleil, Krazak.
-A vos ordres, Garde. Capitaine Sirèna, je vous prie de prendre en compte le règlement et de ne choisir que cinq de vos compagnons. Ensuite, suivez-moi.
- Ah euh...Oui, cinq compagnons, bien sûr. Marmonnais-je en me tournant automatiquement vers les vingt-cinq hommes derrière moi. Je voyais bien à leur regard que ça ne leur tentait pas de rester sous ce soleil de plomb, mais nous n'avions guère le choix, et de plus, ils devaient prouvés leur endurance. Me raclant la gorge, j'ordonnais:

- Fior, Gawael, Ed...et euh...  Pas lui,  eux non plus, peut-être ces deux là?  Finalement, je choisis mes deux meilleurs bretteurs:  Musashi et Josuah.




Les cinq hommes se placèrent derrière moi, tandis que le reste se plaça en position repos, fixant l'ombre de la Hutte avec envie. Sans plus attendre, nous rentrons dans la tente en silence, l'atmosphère qui y régnait était rustique, mystique et un brin sensuel. Le sol était recouvert de fourrures attirantes, j'avais envie de m'y allonger, mais ce désir n'était pas approprié dans ses conditions. Dans le fond de cette pénombre, un trône siégeait, entourer de trois immenses tigres somnolents, rien à voir avec mon chat. L'un d'eux leva son museau vers moi et me dévisagea d'un air aussi nonchalant que son maître, une lueur tendre brilla dans ses yeux jaunes, il semblait m'apprécier. Détournant mon regard du félin, je rivais mon attention sur Garkach et le surpris entrain d'admirer mon corps. Ma nouvelle tenue devait lui plaire, mais étrangement, je fus intimidée par ces yeux dévorants, aucun de mes hommes osaient m'observer de cette façon. J'en conclus que je ne lui étais pas indifférente, cela pouvait jouer en ma faveur. 

-Mes salutations à toi et aux tiens, Sirèna. J'espère que tu as su trouver ta réponse durant la nuit, les chants de tes Hommes sont parvenus à nos oreilles et nous aimerions qu'ils nous accompagnent durant nos célébrations.

Courtoise, je lui souris en hochant positivement de la tête et  je m'approchais de quelques pas, mais un doux grognement interrompit mon déplacement. Calme, je posais mes yeux sur les trois tigres qui avaient levé la tête dans ma direction. C'était sûrement un avertissement, je m'arrêtais donc et répondis:

-Après mûre réflexion, j'accepte  ton offre, en autant que mes conditions soient respectées. J'ai ici un contrat  qui expose clairement nos attentes réciproques. Je l'ai dûment signer et j'attends que tu le signe aussi, question d'officialiser notre alliance.

Avec assurance, je lui tendis un rouleau de parchemin blanc comme neige, où j'avais retranscrit ce que nous avions exigé la veille. Voici ce qui était écrit:

Samelia 17 de Branfale 16 ième année de l'Ère du Second Souffle,

En ce jour, moi, Cassiopée Valdriana, dites Sirèna, accepte de m'allier  avec Garkach L'Exilée, Chef des Dissidents. Toutefois, les conditions suivantes devront être respectées:

1) Le Clan des Dissidents ne fera aucun mal aux Élites des mers et à leur Capitaine. Un respect mutuel sera exigé.
2) La capitaine aura le plein pouvoir de décision sur les stratégies navales.
3) La prime sera la moitié des gains  obtenus après chaque victoire,  ainsi que les privilèges accordés par Garkach l'Exilé.
Si l'une de ces conditions est enfreinte, je serais contraint de rentrer en Norpalie avec mon équipage, aucun Orc ne devra montrer d'opposition à cette décision. Toutefois, si ces conditions sont dûment respectées, je promets de diriger l'Armada des Dissidents et  de remporter la Victoire.

Honneur et prospérité,
Signatures des concernés
Cassiopée Valdriana.
                          

Pendant qu'il lisait, je pris plaisir à observer sa musculature de colosse.  Je n'ai connu aucun homme possédant un tel corps, la masculinité qui émanait de lui était superbe, je me sentais en sécurité, même s'il pouvait me broyé d'une seule main.  Soudain, je compris pourquoi je me sentais à l'aise, il me rappelait mon père, ou du moins, la force protectrice de celui-ci. Voyant qu'il avait terminé de lire, je souris et continuais:

- Voilà, il suffit de signer et je me battrais à tes côtés, ainsi que mon équipage. Pour ce qui est de ta demande concernant les célébrations, mes hommes chanterons, Nassim et moi pourrons même jouer du violon. Pour l'heure, je t'ai apporté les plans de mon navire, tu vas pouvoir t'en inspirer pour construire notre flotte.
  Mon sourire s'élargit, je m'avançais d'un pas pour lui remettre les plans,mais le plus vieux des tigres décida de se lever et de s'approcher. Surprise, je m'immobilisais, soutenant le regard du félin. L'immense museau vint renifler ma main puis sa tête vint caressée ma cuisse comme un chaton en manque d'affection. Lentement, je vins caressée l'arrière de ses oreilles,ce qui provoqua un ronronnement de plaisir. Il se colla davantage à moi, me faisant tomber à la renverse, et amoureusement,il vint lécher ma main, mon cœur en fut conquis.Je ne pus m'empêcher de rire en m'exclamant:  Il est magnifique! Quel est son nom?


Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Garkach
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 17 Oct 2015 - 20:14

"-Après mûre réflexion, j'accepte  ton offre, en autant que mes conditions soient respectées. J'ai ici un contrat  qui expose clairement nos attentes réciproques. Je l'ai dûment signer et j'attends que tu le signe aussi, question d'officialiser notre alliance. "

Décidement, les Nains et les Humains avaient la même vision de ces bouts de papier si fragile alors que les mots suffisaient amplement à mes yeux, les actions parleraient ensuite d'elle même. Mais je saisissais le parchemin qu'elle me tendait en lorgnant mes compagnons de longue date. Du moins...Compagnon, je restais toujours sur mes gardes sachant qu'ils pourraient me tuer à la moindre occasion. Les Tigres Géants étaient indomptables malgré le plaisir à nos yeux d'observer leur fourrure de jade mais je les savais aussi plus intelligent que la majorité des mortels. Grondant, je déroulais le parchemin en le lisant lentement en prenant conscience de chaque mot, chaque phrase tandis que je sentais le regard de la Capitaine sur moi.


"- Voilà, il suffit de signer et je me battrais à tes côtés, ainsi que mon équipage. Pour ce qui est de ta demande concernant les célébrations, mes hommes chanterons, Nassim et moi pourrons même jouer du violon. Pour l'heure, je t'ai apporté les plans de mon navire, tu vas pouvoir t'en inspirer pour construire notre flotte. "

Je n'avais rien à y redire, cela me semblait aussi correcte qu'avec l'alliance que je signais il y a plusieurs mois avec les nains de Paria à la surprise des miens qui haïssaient depuis des siècles ce peuple des montagnes. Finalement, je passais la paume de ma main en état sur le fils tranchant de ma hache jusqu'à me saigner.

"-En mon nom, les Dissidents acceptent les termes de notre alliance. Un de mes chamans réécrira ce parchemin pour que nous en gardions un en possession que tu pourras relire, quand aux plans, mes Ingénieurs les apprendront."

Je posais alors la paume saignante de ma main sur le parchemin sans montrer la moindre douleur à ce geste si significateur chez les miens. Le sang...Rien n'était sincère que cela. Quand nous nous abreuvions du sang de l'ennemi, c'était un respect envers les guerriers qui nous avaient défié. Une façon de penser que peu ne comprendrait jamais.
Puis je relevais les yeux quand Rarkar se releva vers la Capitaine qui s'approchait pour me donner les plans tandis que je plissais les yeux en me demandant si il allait la déchirer en lambeau mais je grondais de surprise quand cela fût tout autre. Je lançais un regard blasé vers celui-ci qui semblait faire en sorte d'agir contrairement à ma façon de penser. Mais si elle lui plaisait, je me fiais à lui. Sans ces trois-là, je n'aurais jamais trouvé ma voie.

"-Il est magnifique! Quel est son nom?
-Rarkar, il est l’aîné de leur flatterie. Ses frères se nomment Malark et Firkar...Hum...Ils sont ce que je peux appeler ma famille depuis mes plus jeunes années. Féroce, sanguinaire mais plus sage que je ne le suis...Ils m'ont guidé jusqu'à aujourd'hui et si ils t'avaient dévoré, j'aurais massacré les tiens...Mais il semble que l'aîné est confiance en toi."

Je dévoilais mes crocs dans un rictus d'amusement sinistre avant de soudainement me relever de toute ma masse en tendant le parchemin vers ma droite, une Orque avec un pagne aux nombreux pendentifs arriva pour le saisir puis s'approcha de la Capitaine pour récupérer les plans avant de les porter aux Chamans. Puis je m'avançais vers la Capitaine en lui tendant ma main encore blessé pour l'aider à se relever en me rendant compte qu'elle ne pesait rien. Je lançais ensuite un regard vers ses Hommes en les détaillant de ma mine sauvage avant de leur sourire férocement...Ils étaient des frères de guerres à présent, nul besoins de les inquiéter plus.

"-Ce soir, vous, étranger d'une autre terre et les miens, nous festoierons jusqu'au levé du soleil ! Nos chants résonneront jusqu'aux confins de ce désert dans toute la férocité, la fierté et le courage que nous libérerons dans cette guerre ! L'alcool, la viande et les chants ne nous manqueront jamais, je vous en donne ma parole. MALORK ! ORM ! Que les Dissidents soient prévenus !"

Les deux Gardes à l'entrées lancèrent d'une même voix un : A vos ordres, Chef. Puis ils avertirent les portes-paroles qui partirent prévenir l'ensemble du  Clan tandis que je posais mes yeux aux lueurs sauvages sur la Capitaine aux cheveux flamboyants qui était encore près de moi, l'aîné des Tigres géants allongé près d'elle en lâchant des grondements félins dans une attitude pour le moins zen.

"-Tu peux prévenir les tiens, Sirèna. Vous êtes nos invités d'honneur ce soir..."

Je grondais en retournant à mon trône pour m'y asseoir en faisant comprendre que l'audience était levé tandis que je sentais la fatigue reprendre, mon bras blessé ne se remettait pas aussi vite que je ne le voulais et de plus, la fièvre semblait me prendre. Mais je n'en montrais rien aux pirates tandis que je les observais quitter mon foyer.

***


Quand les Orcs apprirent la nouvelle, les forges s'endormirent pour se faire remplacer par les tambours de guerres qui fûrent frapper d'air festif, énergie mais ô combien tribale. Cette mélodie qui accélérait le rythme de votre coeur comme si vous retrouviez vos instincts les plus primaires alors que des chants orcs s'élevèrent doucement. Différent de ceux des pirates, ce n'était pas des paroles mais des sons ce qui n'enlevait rien au charme envoûteur des chants.
Les Orcs se mirent rapidement à préparer la place du Fort pour y mettre sur pied de nombreux plats succulents, des tonneaux d'alcools mais également un feu de joie colossal qui demanda toute la fin de journée pour être empilé. Lorsque la nuit arriva finalement, les orcs étaient tous réuni au centre de leur Ville, frappant les tambours sous les chants des guerriers, plusieurs dansant dans des mouvements sauvages, plus animal qu'Humain. Les pieds frappant le sol, élevant des nuages de poussière.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 18 Oct 2015 - 11:34

Ces chants faillirent l'endormir, mais un bruit subtile de rame retint son attention. Vivement, Eleonor regarda par la fenêtre et vit une barque contenant deux marins s'approcher de La Sirène. Plissant les yeux, elle crut reconnaître Ed et Joshua. Sans plus attendre, elle sortit de sa chambre et alla sur le pont où Nassim et les autres aidèrent leurs acolytes à embarquer. Ils les rassurèrent en disant que tout allait pour le mieux, les Dissidents étaient maintenant leurs alliés et que Garkach les invitait à venir fêter cette célébration. Entendant qu'il y aurait de l'alcool et de la viande savoureuse à manger, l'équipage s'exalta et se précipita vers les autres canots pour rejoindre Sirèna et le reste des marins. Ceux-ci étaient restés au Fort, ils les attendaient. Pendant que l'équipage mettait les canots à mer, Edward s'approcha de Nassim et dit:

-Bosco, la Capitaine veut qu'Eleonor vienne aussi et qu'elle apporte sa trousse médicale.
-Très bien. Répondit le Quartier-maître. Il se tourna vers Nora et la dévisagea pendant un instant.  L'Aasimar se portait beaucoup mieux depuis à matin, elle devrait tenir, mais par mesure de sécurité, il la ferait transporter par un marin. Sans autre formalité, il ordonna: Petite, va chercher ta trousse et quelques vêtements. Tu risque de passer un petit bout de temps au Fort. Cette perspective ne l'enchantait guère, mais n'ayant pas le choix, elle obéit à l'ordre et alla chercher ses effets personnelles. Au moins, son anxiété n'avait plus lieu d'être, Garkach n'allait pas la tuer. Sur ce, les hommes embarquèrent dans les canots et d'un même mouvement, ils ramèrent jusqu'à la plage. Les vagues étaient plus fortes, cela prit un certain temps avant d'accoster. Savourant l'air froid de la nuit, Nora écouta avec curiosité les propos d'Edward :

- Ce fort est  vraiment impressionnant, Bosco. Je ne pensais pas que les Orcs pouvaient être si bien organisés. Ils ont même des forges, des tavernes, des marchés.On dirait une mini Hydrasil, mais en plus sauvage.
- Je soupçonne  Garkach de s'être inspiré des nôtres durant son exile, ça lui a beaucoup appris. N'est-ce pas petite? Nassim s'était tourné vers Eleonor et la dévisageait à présent d'un air moqueur. Nora eut un sourire crispé et répliqua simplement: Tout à fait.Puis,feignant d'être indifférente à la conversation, elle riva son attention vers la plage, ce qui attisa un léger rire de la part du Quartier-maître, tandis que Edward devint soudainement morose en confiant:

-Je n'aime pas comment leur Chef  dévisage notre Capitaine. C'est comme s'il voulait la manger sur place, en même temps de la culbuter. Nassim leva un sourcil, et d'un sourire narquois, il répliqua:
-N'est-ce pas de cette façon que tu la lorgne? Je pense plutôt que tu es très jaloux qu'elle accorde plus d'attention à Garkach qu'à toi. À cette pique, Edward le fusilla du regard, ce qui provoqua un rire rauque de la part du Quartier-maître. Il avait visé dans le mille, ce coureur de jupons était jaloux. Tous savaient à quel point Edward désirait Sirèna, l'unique conquête qui osait lui résister. Ça serait une insulte suprême qu'elle s'offre à l'Orc au lieu de ce superbe Apollon. Cassiopée avec Garkach? Devant cette image perverse, le Quartier-maître grimaça de dégoût.Non, ce n'est pas ce genre d'amant qu'il imaginait pour elle. En fait, il lui en imaginait aucun. Jamais il ne l'avait aidé à vaincre sa peur d'aimer un homme, par pure égoïste, car il la voulait pour lui seul. Nassim l'aimait profondément et il ne supporterait pas qu'elle le remplace pour un amant quelconque. S'il n'avait pas été eunuque, il aurait persévéré à gagner sa couche, mais au moins, il avait conquis son cœur, certes d'une façon fraternelle, mais c'était de l'amour pareil. C'est alors qu'un bruit sourd le fit sortir de ses pensées, le canot avait atteint la plage. Aidant Eleonor à se lever, il ordonna à Ed de la transporter jusqu'en haut. Refusant d'être un fardeau, l'Aasimar riposta:

-Je suis tout à fait capable de marcher, merci bien!

 Levant fièrement la tête, elle se dirigea vers Krazak, le guide de Garkach, qui les attendait patiemment. Nassim soupira d'une façon exaspéré et fit signe à Ed de la transporter quand même malgré son refus. D'un sourire narquois, le marin la souleva dans ses bras tandis qu'elle poussa un petit cris outré. 

-Non, mais lâché moi! Pour qui vous prenez vous?!
S'injuria Nora en battant des pieds. La voyant faire, les marins éclatèrent de rire, tandis qu'Ed sourit sensuellement en répliquant:
- Je me prends pour celui qui va te faire  des choses inavouables et inoubliables,  si tu  ne te calme pas, mon ange.

Devant ces avances tout à fait érotiques, Eleonor devint cramoisie et se calma aussitôt. À date, aucun homme de l'équipage n'avait osé la courtiser, mais Edward semblait plus audacieux. Il était très attirant, son apparence lui rappelait la prestance de Flynn et les traits harmonieux de Samael. À vrai dire, cela la chamboula plus qu'autre chose. Ses yeux d'améthystes l’ensorcelaient, elle comprenait mieux pourquoi les femmes ne pouvaient lui résister, à l'exception de Sirèna, mais Eleonor soupçonnait que celle-ci  feignait l'indifférence. Décidant d'opter pour cette technique, l'Aasimar réussit à détourner son regard et à ne pas lui parler durant tout le trajet jusqu'au Fort. Cela attisa le désir du marin, qui s'amusait à lui lancer des phrases taquines à l'oreille, mais elle ne broncha pas, ce qui le fit sourire davantage. Un autre défi délectable pour le séducteur en manque de femmes. Il se promit qu'avant la fin de cette guerre, l'Aasimar allait céder à ses avances, elle devait céder, car coucher  avec des ogresses allaient le rendre fou.

 Enfin, après une demi-heure de marche, ils atteignirent le Fort, où des chants et des tambours submergeaient la nuit. Les gardes les laissèrent entrés d'un grognement conviviale, ils furent accueillis par une assemblée festive. Les marins furent agréablement surpris par l'atmosphère tribale et joyeuse, leur guide les amena au centre de la Ville où un immense feu de joie avait été allumé, des danseurs dansaient autour d'un pas sauvage et énergique. Des sons harmonieux s'élevaient de toute part, l'heure était à la fête et à l'alcool. Des femelles Orcs, vêtus de pannes et de bijoux, leur sourit  en leur proposant des apéritifs, qu'ils acceptèrent avec joie. Quelques  hommes leurs adressèrent un sourire charmeur, prévoyant goûter à la luxure, même si dans un autre contexte, ce genre de féminité aurait été repoussant, mais  ils allaient s'en satisfaire. Edward hésita à poser Nora par terre, il aimait sa proximité, mais à son air morose, il l'éloigna de ses bras forts, elle en fut soulagé. Du regard, Eleonor chercha Sirèna et la vit discuter au côté de Garkach, un buffet de carnivore s'étendait devant eux. Son ventre gronda,et  attirée par la nourriture, elle se dirigea vers son capitaine et leur hôte. L'apercevant, Sirèna interrompit ses propos et la dévisagea d'un air serein. Elle semblait contente de la voir en meilleure forme. La saluant, Eleonor sourit et complimenta:

-Mes compliments, Capitaine. Je suis heureuse que cette alliance soit officialisée et je suis convaincue qu'à vous deux, vous obtiendrez la victoire. Puis tournant son regard vers l'Orc, elle s'exclama: Cette célébration est magnifique et cette viande à l'air délicieuse, Chef des Dissidents. Merci pour cette générosité! Puis-je y goûter? Au moment où elle se servit un morceau d'agneau braisé, une soudaine énergie maladive l'étreignit, la faisant oublier toute envie de manger. Le regard de l'Aasimar scruta l'Orc intensément, une subtile odeur de pue chatouilla ses narines.Sa blessure devait être très infectée, et par la sueur perlant sur son front gris, il faisait assurément de la fièvre. Bref, il était plus malade qu'il le laissait paraître, mais étant une guérisseuse expérimentée, Eleonor n'était pas dupe. S'il ne recevait pas les soins appropriés, le Chef des Dissidents risquait de perdre son bras, c'était une question de temps. Oubliant toute convenance, elle se pencha vers Garkach et murmura  : Ce soir, je vais devoir te soigner, c'est impératif.


Eleonor, l'Ange d'Or
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Jeu 22 Oct 2015 - 10:48

Rarkar devait être le chef des deux autres, si celui-ci m'avait prit en grippe, ces frères m'auraient réduit en charpie avant que Garkach ne le fasse. Le tigre géant vint s'allonger à mes côtés, tout en continuant à ronronner. Je fus soulagée qu'il ne vienne pas sur moi, au risque de me broyer accidentellement. Un mouvement attira mon attention, l'Orc s'était levé et se dirigea vers moi. De sa main blessée, il m'aida sans effort à me remettre debout, son sang vint tâchée ma paume, acte symbolique pour officialiser à sa façon notre alliance. À mes côtés, il semblait encore plus gigantesque, pour plusieurs sa présence aurait inspiré la crainte, même la menace, mais me concernant, je le voyais comme un pilier sécurisant. Bien sûr, il était encore trop tôt pour savoir si ce sentiment avait lieu d'être, mais j'espérais le cernée avec justesse. Or, Garkach se retourna vers mes hommes et d'un sourire plutôt bestial, mais qui se voulait sûrement rassurant, il s'exclama:

-Ce soir, vous, étranger d'une autre terre et les miens, nous festoierons jusqu'au levé du soleil ! Nos chants résonneront jusqu'aux confins de ce désert dans toute la férocité, la fierté et le courage que nous libérerons dans cette guerre ! L'alcool, la viande et les chants ne nous manqueront jamais, je vous en donne ma parole. MALORK ! ORM ! Que les Dissidents soient prévenus !
Un subtile sourire vint éclairé le visage de mes cinq marins, entendre qu'il y aurait de l'alcool et de la nourriture les rendait plus heureux que n'importe quelle promesse de victoire.  Je souris à mon tour, les dévisageant avec soulagement, ils étaient maintenant en sécurité chez les Orcs, en autant qu'ils se conduisent bien. Un grognement attira mon attention, c'était Rarkar qui exigeait encore une dose d'affection. Je m'apprêtais à le caresser, quand mes yeux croisèrent ceux de Garkach, qui me dévisageait.Il devait trouvé que je formais un drôle de tableau en compagnie de son compagnon, mais peu importe. Je flattais une dernière fois la tête du tigre, tandis que l'Orc proposa:

-Tu peux prévenir les tiens, Sirèna. Vous êtes nos invités d'honneur ce soir...J'acquiesçais d'un sourire puis répondis:
-Edward et Josua iront les prévenir en soirée. Je me tournais vers ceux-ci, ils opinèrent d'un même hochement de tête, puis rivant mon attention vers Garkach, je dis: Si tu permets, nous aimerions  visiter ta cité. C'est une tradition sur notre navire. À chaque fois que nous débarquons dans une région étrangère, nous aimons prendre le temps de connaitre nos hôtes, leur culture. Or, mes hommes seraient ravis d'explorer tes tavernes, n'est-ce pas, messieurs?
-Aye, Capitaine! Répondirent-ils le sourire aux lèvres et l’œil pétillant d'excitation. J'eus un rictus, et je me retournais vers Garkach. Celui-ci avait grondé, je pris ça pour un oui, et voyant qu'il s'était assis sur son trône, je décidais de me retirer avec mes hommes, tout en lançant un «À ce soir, Chef des Dissidents!». C'est ainsi que nous passions le reste de la journée à visiter cette Cité à l'aspect sauvage, mais tout de même civilisé.  Avec intérêt, je visitais les forges, les habitats, qui étaient très simples, mais pratiques, je conversais avec plusieurs individus, femelles, mâles, chamanes et même des enfants, qui étaient fascinés par mon apparence, surtout mes cheveux roux. Tant qu'à moi, j'étais fascinée par l'importance du chant dans leur quotidien, ils préparaient les festivités en chantant, leurs voix s'élevaient de toute part, une énergie vibrante planait dans l'air.

 Sereine, j'allais rejoindre mes hommes à l'une des tavernes, qui étaient en fait un hutte assez grande avec des tables, des chaises, un comptoir large, où un Orc servait de la bière directement du tonneau. La plupart était des mâles, ceux-ci ne se gênèrent pas pour me lorgner grivoisement, renforçant mon idée que les Orcs semblaient très attirés par les humaines. Du regard, je vis Ed entrain de mener une dualité d'alcool contre un Orc à la peau blanche, tous semblaient s'amuser. Comme moi, Edward était très résistant à l'alcool, il n'avait jamais perdu à ce genre de pari. D'un rire, je pris part aux encouragements. Ma présence redoubla sa volonté, mais malheureusement, au bout du trentième verre, il s'écroula au sol, les Orcs applaudirent, tandis que nous restions hébétés devant cette défaite. Perplexe, je vins l'aidée à se relever, mais trop étourdis, il s'écroula une nouvelle fois au sol en bafouillant:

-J'ai honte...désolé...cap...Beurgh!!!

Et il dégobilla toute la bière accumulée sur le plancher. Les Orcs grondèrent d'un rire sauvage. Gênée par cette pitoyable situation, j'ordonnais à deux marins de le sortir et de nettoyer la bile qu'il avait laissé sur son passage. L'Orc à la peau blanche s'assit confortablement sur sa chaise tout en me défiant du regard. D'un sourire pervers, il me dit:



-Toi! Tu es leur Capitaine?
-Aye, je le suis.
-Hmm...Souffla-t-il en ne se gênant pas d'admirer mes formes comme si j'étais un délicieux morceau de viande. Je rougis de colère et levant ma tête fièrement, je m'exclamais férocement:
-Non seulement je suis leur Capitaine, mais je te défis pour retrouver notre honneur!

Il y eu une surprise générale, les Orcs grognèrent d'un air exalté, tandis que le principale concerné sourit d'un air mauvais. Lentement, il acquiesça de la tête et répondis:

-Si je gagne, je veux t'avoir dans ma couche ce soir.
- Et si je gagne, je veux avoir ta bourse d'or à ta ceinture.

Mes hommes écarquillèrent les yeux, l'enjeu était gros. L'Orc fronça les sourcils et mis sa main instinctivement sur sa bourse,puis il se détendit  et éclata de rire en grognant:

-Ça vaut le coup, humaine. Allez, prend place!

Je sais, je sais, c'était ridicule, mais je tenais à remporter ce défi. Or, mes hommes ne m'avaient jamais vu boire, ils ignoraient ma grande résistance à l'alcool, héritage de mon sang Norpalien. En outre, l'Orc avait déjà  trente verres dans le corps, et moi aucun, c'était tout un avantage.  D'un air confiant, je m'assis en soutenant le regard de mon adversaire, le duel commença. Chacun notre tour, nous buvions frénétiquement,et rendu au trentième verre, je n'étais pas  étourdie, même si l'alcool fut très forte, bien plus que celle vendue à Hydrasil ou à Varakir, et même en Norpalie.  L'exaltation des Orcs commençaient à diminuer, celle de mon adversaire aussi, son maintient devenait instable, mais ne voulant pas se faire battre par une femelle, il s'obstina à persévérer. Au bout du quarantième verre, ce fut à mon tour d'être très étourdie, mais je tins bon, le regard dans le sien. À présent, toute la salle était silencieuse, on aurait pu entendre une mouche volée. Soudain, l'Orc vacilla et il tomba à la renverse, apportant la table avec lui. Les autres restèrent fortement étonnés, les Orcs grognèrent de déception, tandis que mes marins applaudirent ma victoire. Je restais un moment en suspend et se fut à mon tour de m'écrouler au sol, mais étant la deuxième à avoir vaciller, je fus officiellement la gagnante et l'on me remis la bourse de l'orc, qui était trop chaos pour protester. Trop soûle pour être heureuse de ma victoire, je passais le reste de l'après-midi allongée dans une hutte, me promettant de ne plus jamais défier un Orc avec de l'alcool.


***



Le soir arriva et heureusement, j'avais retrouvé ma prestance habituelle. D'un pas de félin, je me laissais guidée par le son des tambours et des chants, les Orcs me saluèrent au passage, me félicitant pour mon alliance avec leur clan et ma petite  victoire sur leur compagnon. Sans le vouloir, j'avais gagné leur respect, ce qui était considérable. Continuant mon chemin, j'aperçus un banquet remplit de viandes savoureuses: volaille, agneau, bœuf et sanglier. Plusieurs de mes hommes s'étaient déjà servis, un pichet de bière à la main, ils me saluèrent au passage d'un regard fier et admiratif. Je leur souris et riva mon attention sur le chef des Dissidents, celui-ci avait  réservé une place à ses côtés, la mienne. Soutenant son regard, je vins m'assoir en complimentant:

- Merci de nous recevoir, ce banquet est superbe, ainsi que vos chants. J'ai entendu dire que le chant est très important pour ton peuple. D'où viens cette tradition?


J'aimais comprendre l'origine des traditions et des cultures. En silence, mon regard turquoise tourné vers lui, j'écoutais avec attention ce qu'il me racontait. Après qu'il eut terminé, j'opinais et j'informais:

-Pour mon équipage, le chant est aussi important, mais pour nous, c'est une façon de relaxer et d'exprimer notre liberté. Nous...

Je m'interrompis soudain en apercevant Eleonor se dirigeant vers nous. L'Aasimar avait repris des couleurs, son étourdissement ne semblait plus être. Était-ce possible qu'elle soit enfin guérie? Levant un verre d'eau à sa santé, j'avais décidé de ne pas boire d'alcool ce soir, je m'exclamais:

-Bienvenu parmi nous, Eleonor. Je vois que tu as repris du mieux et j'en suis soulagée.  Elle sourit et répliqua:
-Mes compliments, Capitaine. Je suis heureuse que cette alliance soit officialisée et je suis convaincue qu'à vous deux, vous obtiendrez la victoire.
-J'ai donné ma parole pour l'obtenir et je tiens toujours promesse.
Répondis-je en souriant à Garkach, tandis que l'Aasimar remercia celui-ci en disant:Cette célébration est magnifique et cette viande à l'air délicieuse, Chef des Dissidents. Merci pour cette générosité! Puis-je y goûter?

Sans attendre la réponse de Garkach, elle se servit une assiette pleine. Étant enceinte, elle était facilement excusable. Je m'apprêtais à continuer ma conversation avec le chef des Dissidents, quand soudain, Eleonor se pencha vers lui et dit catégoriquement:

-Ce soir, je vais devoir te soigner, c'est impératif.

Je jetais un coup d’œil inquiet vers l'Orc et je me rendis compte qu'il n'avait pas l'air bien. Comment ne l'avais-je pas remarqué plus tôt? Je voulus approuver Eleonor, mais je me ravisais aussitôt, Garkach avait sa fierté, on ne devait pas l'humilié. D'un ton neutre, je murmurais  à la guérisseuse:

- Merci Eleonor pour ton dévouement, mais ce soir nous fêtons. Demain, si le Chef des Dissidents le veut, tu pourras le soigner.



Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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Garkach
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Ven 23 Oct 2015 - 21:16


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Pendant l'après-midi, je restais assis sur mon trône en fermant mes yeux pour chercher à reposer mon esprit comme mon corps. Dans des flux électriques, la souffrance de ma blessure m'assaillaient les nerfs en me poussant à lâcher des grognements qui faisaient lever les museaux de trois Tigres qui étaient allongés en bas de l'estrade, leurs yeux me dévisageant avec une intelligence unique mais en rien avec de la la compassion. Les heures passèrent sans que je ne m'en rende compte jusqu'à ce qu'un de mes Orcs entre dans la pièce.
J'ouvrais lentement mes yeux en les posant sur le Soldat qui frappa son torse en signe de respect avant de me faire le récapitulatif de la journée, des faits remarquables et des actions de chacun. Plusieurs bagarres semblaient avoir eu lieu sans grave conséquence puis il me rapporta la victoire de la Capitaine sur cet alcoolique de Griffe-Rouge, ce qui provoqua une nuance de respect et d'amusement en moi. Puis il me donna le nom des deux combattants...

"-...Le Clan se rassemble à présent, le Soleil disparaît à l'horizon, Chef.
-Soit, je rejoins les festivités dès à présent, Rianork. Vas."

D'un geste de la main, je le fis sortir de ma hutte avant de me masser mes yeux fatigués puis en grondant, je me relevais de mon trône tandis que les tambours étaient frappés dans tout le canyon nous servant de Fort. Saisissant le manche de ma hache, elle rejoignit sa place dans le harnais qui se balançait entre mes omoplates puis je me mis en marche vers le centre du Fort sous les regards des miens.
Les Dissidents se rassemblaient dans le centre de la place forte en chantant de leurs voix graves, frappant des pieds dans un rythme mystique tandis que nos Invités semblaient profiter du spectacle qu'offraient nos Femmes. Je doutais qu'elles soient aux goûts des Humains même si les miens appréciaient les muscles, les cicatrices plus qu'une taille de guêpe et un corps fragile.
J'arrivais finalement devant le banquet en m'asseyant à ma place centrale, celle du Chef tandis que Siréna s'approchait également pour rejoindre la place qui lui était dû à mes côtés. Mes yeux se posèrent sur elle mais nullement sur ses formes mais directement dans les siens tandis que j'inclinais la tête vers elle en grondant. Tandis que je faisais signe qu'on remplisse nos deux pintes d'une bière orc -Brune et forte- je prenais la mienne alors qu'elle parlait en première, sa voix plus mélodieuse que les nôtres attirant mon attention.

"- Merci de nous recevoir, ce banquet est superbe, ainsi que vos chants. J'ai entendu dire que le chant est très important pour ton peuple. D'où viens cette tradition?
-Nous n'écrivons pas, chez les miens, hormis certains Chamans qui s'y adonnent. Pour ne pas oublier nos histoires, nos récits et contes, nous les chantons pour qu'ils marquent nos esprits. C'est une forme de chant mais nous avons également ceux que tu entends pour l'heure...Ils n'ont pas réellement de parole mais nous avons une grande importance dans les intonations de nos voix, qui transcrivent nos sentiments." Une gorgée de la bière me rafraîchit ma gorge sèche à cause de la fièvre. "Ces chants réveillent nos instincts, nos pulsions...Quelles soient guerrières ou autres. Elle réveille notre véritable nature, elle nous rappelle que nous ne sommes que des vivants, que des animaux."

Grondant, je posais la pinte pour venir saisir une cuisse de zèbre que nous avions rapporté d'une chasse, elle était légèrement cuite mais restait plus que saignante. Ouvrant ma gueule, je refermais mes crocs et mes défences dans la chair tendre de l'animal en arrachant un morceau conséquent de celui-ci que je mâchais en savourant. Rien ne me plaisait plus que la chair saignante. Mes yeux se déposèrent sur Sirèna quand elle reprit la parole à ma suite.

"-Pour mon équipage, le chant est aussi important, mais pour nous, c'est une façon de relaxer et d'exprimer notre liberté. Nous..."

L'Aasimar approchait de nous, semblant en bonne santé alors que je ne l'avais vue, pour la dernière fois, que dans les bras des marins qui la portaient après qu'elle se soit évanouie. En mon cœur, je ressentais un certain apaisement en sachant qu'elle allait mieux, elle qui portait un enfant en elle. Pendant ce temps, les miens festoyaient comme jamais en lançant des cris vers le ciel nocturne, en frappant leur torse ou en se lançant des défis de force tandis que des apprentis Chamans passaient dans les rangs pour apporter des plateaux de viandes et d'alcools avec l'aide des enfants du Clan. Les flammes appuyant les traits sauvages, musclés et implacables des membres de cette race.

"-Bienvenu parmi nous, Eleonor. Je vois que tu as repris du mieux et j'en suis soulagée.
-Mes compliments, Capitaine. Je suis heureuse que cette alliance soit officialisée et je suis convaincue qu'à vous deux, vous obtiendrez la victoire.
-J'ai donné ma parole pour l'obtenir et je tiens toujours promesse.
-Cette célébration est magnifique et cette viande à l'air délicieuse, Chef des Dissidents. Merci pour cette générosité! Puis-je y goûter? "

Même si je n'avais rien dit, j'hôchais la tête à leurs compliments ainsi qu'aux promesses de la Capitaine tandis que je ne disais rien envers Eleonor quand à son geste : La viande n'était pas là pour faire belle. Relevant mon cuissot de viande vers mes lèvres pour mordre dedans, je croisais le regard de l'Aasimar qui semblait me dévisager brusquement alors qu'elle se penchait vers moi.

"-Ce soir, je vais devoir te soigner, c'est impératif."

Je ne réagissais ni à son geste, ni à ses paroles tandis que je mordais dans la chair de mon morceau de viande en mâchant, l'observant dans les yeux de mon regard sauvage en restant impassible à sa demande. Cela ne m'étonnait pas qu'elle se doute que je n'étais pas dans ma meilleure forme, je connaissais les siens.
Sirèna également semblait prendre conscience de mon état, ce qui me fît lâcher un grondement qui dû lui faire comprendre que je n'étais pas ouvert à la pitié à mon égard...Cependant, je n'allais en rien refuser l'offre de l'Aasimar, je devais me faire soigner si je voulais massacrer à nouveau.

- Merci Eleonor pour ton dévouement, mais ce soir nous fêtons. Demain, si le Chef des Dissidents le veut, tu pourras le soigner.
-Nous nous en occuperons demain. Je survivais une nuit de plus, ne t'en fais pas. Tu devrais prendre place avec nous, si tu le désires, Petite Souri. Je ne te mordrais pas...Si tu ne t'avises pas d'essayer de me soigner."

Je grondais en fronçant les sourcils avant de terminer d'arracher les derniers morceaux de viandes sur l'os que je tenais dans ma main valide puis je le reposais en attrapant la chope que je portais à mes lèvres. Profitant d'un silence, les sons des tambours commencèrent à se faire tandis que les miens se taisaient pour profiter du rythme. Des bols en bois passaient de mains en mains dans les rangs plus loin, les Orcs y prenaient d'étranges champignons qu'ils machaient avant de les partager avec les autres.

"-Ne bois-tu pas d'alcool en cause ta victoire de cet après-midi, Sirèna ?"

Je la regardais en coin en faisant comprendre que rien ne m'échappait dans mon Clan mais également que j'avais un part de respect pour elle qui avait réussi à fermer le clapet de l'Orc. L'ambiance de cette festivité me détendait de plus en plus, au point que je lâchais un léger sourire qui n'avait rien d'Humain mais...Sûrement plus sauvage surtout en cause les défenses et les crocs.

"-Comment vous êtes-vous rencontrés, vous deux ? Je ne pensais pas que cette Petite Souri deviendrait un jour membre d'un équipage Pirate surtout en voyant les siens. Je suis curieux d'en apprendre plus sur cela."

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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Sam 24 Oct 2015 - 9:11

-Merci Eleonor pour ton dévouement, mais ce soir nous fêtons. Demain, si le Chef des Dissidents le veut, tu pourras le soigner.
-Nous nous en occuperons demain. Je survivais une nuit de plus, ne t'en fais pas. Tu devrais prendre place avec nous, si tu le désires, Petite Souri. Je ne te mordrais pas...Si tu ne t'avises pas d'essayer de me soigner. Avait répondu Garkach en croquant de ses crocs sa cuisse de zèbre, un animal que j'avais confondu à tord avec du sanglier. À sa remarque, je ris légèrement et d'un mouvement de la tête je fis signe à l'Aasimar de s'assoir, ce qu'elle fit sans obstinée. Un silence, les sons des tambours résonnèrent, ainsi que celui des chants, je fermais les yeux, savourant cette musique envoûtante. Je soupirais d'aise, pensant qu'il serait approprié de faire une démonstration musicale pour remercier les Orcs de ce spectacle. Quelle chanson pourrions-nous chanter digne de cette célébration? Une qui représenterait la liberté, mais aussi les récits des Humains, l'histoire de ma race. J'ouvris les yeux, et sourit mystérieusement, j'avais trouvé. C'est alors que la voix de Garkach fit dériver mon attention vers lui:

-Ne bois-tu pas d'alcool en cause ta victoire de cet après-midi, Sirèna ?
À cette question, je le fixais un instant avec surprise, il me regardait d'un air amusé, me faisant comprendre que rien ne lui échappait, j'éclatais de rire en répliquant avec humour:
-Je vois que même ici, les murs ont des oreilles! Puis avec sérieux, j'informais:  La victoire ne se gagne jamais sans sacrifice.  Dans ce cas, c'est mon foie qui en a bavé, je préfère restée à jeun pour ce soir. En effet,j'avais un point sur le côté qui ne me lâchait pas, l'excès n'était jamais bon pour le corps. D'une moue douloureuse, je me tournais vers Eleonor pour lui demander:

-Aurais-tu une tisane pour apaiser mon mal ou une plante quelconque ?
L'Aasimar prit un moment pour réfléchir et acquiesça à ma demande tout en grignotant une cuisse de volaille. Confiante en ses soins, je lui souris de reconnaissance en soufflant un: Merci, bien! Une chance que je t'ai.  À son tour, l'Orc sourit légèrement,un sourire comparable à la mine enthousiaste d'un sanglier, et questionna avec curiosité:

-Comment vous êtes-vous rencontrés, vous deux ? Je ne pensais pas que cette Petite Souri deviendrait un jour membre d'un équipage Pirate surtout en voyant les siens. Je suis curieux d'en apprendre plus sur cela.
 D'un rictus, je jetais un coup d’œil narquois à Eleonor, et répondis:

-Oh, cette petite souris est plus corsaire que tu ne le pense, Garkach! La première fois que je l'ai rencontré, elle avait le Gantelet à ses trousses, telle une hors-la-loi. Nous avons dû livré bataille contre ces inquisiteurs pour la sortir de ce pétrin, la victoire fut nôtre, et depuis, elle est sous ma protection. Je ne m'en plains pas, c'est une excellente guérisseuse, la meilleure que je connaisse. Sache que sa grossesse fut toute une surprise, autant pour elle que pour moi, mais cet enfant sera  le bienvenu à mon bord. Je suis convaincue qu'il deviendra un excellent marin,surtout s'il tient de son père. N'est-ce pas Nora?


C'était la première fois que je l'appelais par ce surnom, mais la soirée était à la fête, je me permis cette familiarité. Or, mon plan d'avenir concernant elle et son enfant ne semblait pas lui plaire, ni mon allusion à Flynn Le voltigeur. J'étais sûrement allée trop loin au niveau des confidences, mais je haussais les épaules, me disant que l'Orc l'aurait apprit d'une façon ou d'une autre, car c'était toujours la première question que l'on posait à une femme enceinte monoparentale: Qui est le père? Au moins, elle ne s'était pas fait violer. À cette pensée, un souvenir lointain, profondément refoulé, me revint en mémoire...L'image de mon bébé que j'avais abandonné, un bâtard dont j'ignorais qui était le père, car trop m'avait violé cette nuit là. Je blêmis, et pour m'aider à oublier, je me servis un pichet de bière et le bu d'une traite sous le regard perplexe de Garkach et d'Eleonor. Ne voulant pas expliqué la raison de cette rechute vers l'alcool, je me levais sans crier gare en m’exclamant pour que tous m'entende:


-Chef des Dissidents, en ton honneur et en celui de ton clan, je voudrais chanter une chanson des miens, un chant qui prône notre liberté, mais aussi l'histoire de mon peuple. Cela s'intitule «Le rêve mystique.» Une lueur illumina mon regard, une fausse joie pour caché la tristesse qui me rongeait le cœur. Me tournant vers mes hommes, je dis: Messieurs, chanter avec moi, que notre voix, ainsi que nos percussions, se fasse entendre des Dieux! Disant cela, je me déplaçais vers le centre, proche du feu, mes hommes m'entourèrent, plusieurs empruntèrent des tambours, d'autre des cuillères de bois, Nassim prit son violon, la musique débuta et je me mis à chanter, ma voix était belle, harmonieuse et nostalgique. La symphonie racontait le rêve mystique des femmes et des hommes, l'amour entre des rois et des reines, des Célestiels s'amourachant d'humaines...Amour, haine, paix,guerre, intrigue, magie, vie et mort. Le récit de mon peuple. Les Orcs firent silence,envoûtés par ma voix et celle de mes marins, leurs voix graves contrastants avec la mienne. Ce fut de toute beauté.






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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Dim 25 Oct 2015 - 10:11

Il ne fallait pas sous-estimer une blessure, Eleonor avait vu des gens mourir de la fièvre,dû à l'infection d'une plaie, quand la veille ils se portaient bien. Certes, il allait peut-être survivre cette nuit, mais qui sait ce que sera demain? Malheureusement, elle ne pouvait pas le forcer ni s'obstiner, elle obéit à la demande de Garkach, mais osa dire avant de s'assoir:

- Alors, demain je te soignerais, mais il ne faudra pas attendre davantage.
Ceci dit, elle s'assit et commença à manger, tout en admirant les danses et les chants, cette célébration était mystique et saisissante. Étonnamment, Nora était contente d'en faire partie, elle n'aurait jamais cru vivre cela un jour, le destin était si imprévisible. La conversation continuait à ses côtés, Garkach fit allusion à une victoire qu'avait remporter Sirèna, cela concernait vraisemblablement un duel d'alcool. L'Aasimar avait vu sa capitaine boire une fois durant le voyage et c'était lors de leur première rencontre. Étant fille de la Norpalie, la Capitaine avait dû hériter de leur résistance infaillible à l'alcool, d'où sa victoire contre le Griffe-rouge.Heureusement, cet excès avait seulement meurtri son foie, mais ça aurait pu être très dangereux,car un comas éthylique menait à la mort. Plus tard, Eleonor se ferait un devoir de la réprimander, mais pour l'heure, elle se contenta de répondre à la demande de Sirèna.

-Aurais-tu une tisane pour apaiser mon mal ou une plante quelconque ?
-hmmm...
Eleonor prit un moment pour réfléchir et expliqua: Il me reste du chardon-marie  et des feuilles d’artichauts séchées. Je pourrais t'en faire une infusion, ce sont d'excellents draineurs de foie. À cette information, la Capitaine la remercia d'un sourire et souffla: Merci, bien. Une chance que je t'ai! Eleonor sourit légèrement, en pensant: « Profite s'en Sirèna, car tu ne m'auras pas toujours. Un jour, j'atteindrais Quiétude et tu ne pourras pas m'en empêcher.». Ce n'est pas vrai que l'Aasimar resterait sur son navire jusqu'à la fin de sa vie, cette situation était temporaire. Or, d'un sourire amusé, Garkach demanda:


-Comment vous êtes-vous rencontrés, vous deux ? Je ne pensais pas que cette Petite Souri deviendrait un jour membre d'un équipage Pirate surtout en voyant les siens. Je suis curieux d'en apprendre plus sur cela.

 D'une moue amère, Eleonor faillit répliquée qu'elle était coincée, contre son gré, avec ces corsaires dans ce territoire hostile. Que Sirèna l'avait prit de court en bifurquant vers les Plaines de feu, ne respectant pas, dans l'immédiat, sa promesse de l'amener en Norpalie. D'un air narquois,  l'humaine répondit :


-Oh, cette petite souris est plus corsaire que tu ne le pense, Garkach! La première fois que je l'ai rencontré, elle avait le Gantelet à ses trousses, telle une hors-la-loi. Nous avons dû livré bataille contre ces inquisiteurs pour la sortir de ce pétrin, la victoire fut nôtre, et depuis, elle est sous ma protection. Je ne m'en plains pas, c'est une excellente guérisseuse, la meilleure que je connaisse. Puis jetant un coup d’œil au ventre rond, elle continuais: Sache que sa grossesse fut toute une surprise, autant pour elle que pour moi, mais cet enfant sera  le bienvenu à mon bord. Je suis convaincue qu'il deviendra un excellent marin,surtout s'il tient de son père. N'est-ce pas Nora?

Pour qui se prenait-elle pour l'appeler Nora?  Comment osait-elle planifié ainsi son avenir sans même l'avoir consulter? Décidé du sort de son enfant? Alors, c'était donc ça! Non seulement elle voulait avoir la guérisseuse, mais en plus, elle projetait de dresser le rejeton, d'en faire un redoutable guerrier, lui dont le sang d'un Éladrin et d'une Aasimar coulerait dans ses veines, créant un être puissant, aux capacités exceptionnelles.  Sirèna était une visionnaire,  elle avait dû considéré cet enfant comme une opportunité. En outre, bien que l'humaine n'avait pas mentionné son nom, elle avait fait allusion à Flynn,et Eleonor considérait cette information comme personnelle. Mécontente, l'Aasimar leva fièrement la tête et répondit catégoriquement:


- Même s'il tient de son père, je persiste à vouloir l'élever à Quiétude. Certes, il risque de naître ici, mais une fois cette guerre terminée, toi qui tiens toujours tes promesses, j'insiste pour que tu nous amène en Norpalie, comme convenue.

Ne jugeant pas sa requête importante dans l'immédiat, Sirèna haussa légèrement les épaules avec indifférence. Il y eu un lourd silence entre les deux femmes, Nora détourna son regard et se referma sur elle-même, tandis que Sirèna avait soudainement blêmi, perdu dans ses souvenirs. Soudain, l'Aasimar fut submergée par une vague de tristesse provenant de la Capitaine, qui accepta impulsivement de la bière et la bu d'une traite, sans ménager son foie. La guérisseuse l'observa avec perplexité, se disant que l'âme de Sirèna devait être ronger par le passé,telle une plaie intérieur, infectée et assaillante, la tuant à petit feu. Le seul moyen de la guérir était qu'elle confronte ses anciens démons, qu'elle se confit sans censure, mais cela prendrait du temps et du temps, Eleonor n'en avait pas. Elle n'était pas son amie proche comme Nassim, elle n'allait pas rester à ses côtés pendant une décennie.  C'est alors que la voix fébrile de Sirèna la fit sortir de ses sombres pensées:


-Chef des Dissidents, en ton honneur et en celui de ton clan, je voudrais chanter une chanson des miens, un chant qui prône notre liberté, mais aussi l'histoire de mon peuple. Cela s'intitule «Le rêve mystique.» Messieurs, chanter avec moi, que notre voix, ainsi que nos percussions, se fasse entendre des Dieux! Cette attitude spontanée était une fuite, un souvenir cauchemardesque l'avait sûrement envahis, le chant était un moyen, tout comme la bière, d'oublier. Ses hommes se rassemblèrent, la voix de Sirèna s'éleva, les cuillères battirent doucement une cadence, puis les voix masculines l'accompagnèrent, le cœur de Nora en fut ému, elle ignorait que l'humaine chantait si bien. Toutefois, elle connaissait cette chanson pour l'avoir entendu au Château des Redresseurs, l'histoire des Aasimars y était aussi mentionné.  Tous firent silence, les Orcs étaient comme envoûtés par cette prestation unique, la première qu'ils entendirent de ce genre, si différente de leurs chants. Progressivement, la chanson se termina, d'un grognement satisfait, l'assemblée applaudit et d'un commun d'accords, les marins de Sirèna se mirent à chanter une chanson plus festive, tandis que les Orcs les accompagnèrent de leurs tambours et de leurs voix, créant une symphonie étrange, mais joyeuse. Silencieux, Garkach se trouvait toujours à ses côtés, le visage crispé et les yeux embués de fièvre. Compatissante, Eleonor eut envie de l'apaiser d'un geste tendre, mais consciente qu'il n'était pas un enfant, loin de là, elle demanda avec neutralité:

- Je sais que tu préfère que je te soigne demain, mais veux-tu  que j'aille te préparer une tisane aidant à soulager la douleur?Je te promets que tu profiteras mieux de cette fête.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Garkach
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Mer 4 Nov 2015 - 7:45

J'avais observé une légère tension entre les deux Humaines mais je n'y fis guère attention, cela ne me regardait en rien. A présent, leur rencontre n'avait plus de secret à mes yeux mais je me demandais lequel des deux récits étaient le plus juste. Lorsque la Capitaine des pirates demanda à chanter, je ne refusais en rien en faisant signe aux miens d'écouter avant de m'enfoncer dans le dossier de ma chaise en grondant, mes yeux sauvages se plissèrent vers les pirates qui commencèrent leur chant.
La voix de Siréna était douce, elle manquait de la force qui s'échappait de nos chants pourtant, sous les mouvements des flammes dansantes, le chant devînt de plus en plus envoûtant. Les Orcs qui furent sceptique au début, commencèrent à se détendre sous le chant des pirates comme si on chantait une berceuse à un animal sauvage pour le calmer. Même moi, je ne savais réellement ce qui se produisait dans mon coeur mais l'espace de quelques instants, ma soif de sang, ma haine et ma colère cessèrent pour faire place à un calme que je n'avais pas ressenti depuis...Depuis la mort de mes parents.

Lâchant un grondement à ce souvenir, ce chant qui réussit à calmer mes sentiments ardents me fît baisser ma garde et je commençais à sentir les effets de la fièvre plus fort encore sans cette barrière qu'était ma rage qui me permettait de marcher même affaiblie. Le chant cessa sous les applaudissements des miens qui ne remarquaient rien, puis ils commencèrent à frapper les tambours en chantant avec les pirates. Cependant, je ne voyais que des mouvements flous, les sons semblaient venir de loin tandis que la souffrance de mon bras m'incendiait le corps.

"- Je sais que tu préfère que je te soigne demain, mais veux-tu que j'aille te préparer une tisane aidant à soulager la douleur?Je te promets que tu profiteras mieux de cette fête."

La voix était plus clair, je réussissais à la saisir en posant mes yeux sur l'Aasimar qui était comme un fanal dans la nuit brouillé que je voyais à présent. La fièvre me prenait avec plus de force que je ne le pensais, je ne pouvais pas rester ainsi. J'hôchais la tête vers Eléonor puis je me relevais en grondant puis le monde tomba dans la nuit éternelle sans que je m'en rend compte, sans que je ne puisse rien faire.

***


Tandis que les Orcs chantaient, dansaient avec les pirates sous le rythme des tambours des Dissidents, le silence vînt lorsque le Chef du Clan s'effondra contre la table en la brisant sous son poids. Les Chamans s'approchèrent rapidement du Chef avec des mines inquiètes tandis que s'approchaient en rang la garde d'élite du Chef, en armure noire et aux heaumes forgés à l’effigie d'une tête de tigre.

hrp:
 
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MessageSujet: Re: Vers la guerre   Jeu 5 Nov 2015 - 21:35

hrp:
 

J'entendis un bruit d'effondrement derrière moi, je me figeais, tout comme les Orcs et mon équipage, nous nous retournions d'un même mouvement vers le banquet. Inquiète, je compris que c'était Garkach qui venait de perdre connaissance. Diantre, j'aurais dû écouter le conseil d'Eleonor! Celle-ci était penchée sur lui et s'assurait de ses signes vitaux, son air grave n'annonçait rien de bon. Promptement, ces guerriers l'encerclèrent, ainsi que ses chamanes, ils semblaient effarés et très anxieux, jamais ils n'avaient vu leur chef dans cet état de vulnérabilité. En ce moment, je savais ce qu'ils ressentaient, c'était un mélange de honte, d'inquiétude et d'impuissance. Toutefois, j'étais là, et qu'ils le voulaient ou non, j'étais un chef et je devais prendre les choses en main. Avant tout, le sortir de cette situation embarrassante. Me raclant la gorge, j'ordonnais à deux Orques costauds:

-Vous là, amenez vôtre chef dans sa hutte, le repos est nécessaire.  D'un grognement, les Orcs acquiescèrent et ils m'obéirent sans obstiner. Un le prit par les aisselles et l'autre par les pieds, d'un commun d'accord, ils le soulevèrent et l'amenèrent sans trop d'effort, bien que l'Orc pesait lourd, jusqu'à sa hutte.   Vivement, je me tournais vers Eleonor en disant:


 -Nora suit-les et fait ce qu'il faut. Elle commençait à être habituée à mes ordres concis, mais qui voulaient tout dire. En gros, guérit son bras et fait baisser sa fièvre. Tout comme les Orcs, elle obéit, l’œil inquiet. Merde, de merde, de merde! Si Garkach perdait la vie, mon contrat tombait à l'eau et son armée serait dissoute en un rien de temps. Qui sait ce qu'ils nous feraient?  Avant qu'elle s'éloigne trop de moi, je saisis Eleonor par le poignet et je murmurais à son oreille:
-Tu dois le sauver.

Elle opinait en silence et accompagna son patient et ses acolytes jusqu'à sa hutte. Quelques chamanes décidèrent de suivre la guérisseuse, peu assurés du sort de leur chef, tandis que les Dissidents se mirent à murmurer avec inquiétude, se demandant ce qu'ils devaient faire. L'heure n'était pas à l'inquiétude, mais à la fête. Cet incident avait refroidit l'assemblée, je devais rallumée leur cœur, leur redonner confiance. Levant mon verre, je m'exclamais d'un sourire rassurant:

-N'ayez crainte, Messieurs, vôtre chef est robuste, ce n'est pas un malaise qui aura raison de lui. Au contraire, il s'en sortira plus fort, victorieux. Trinquons au Chef des Dissidents!
-Au Chef des Dissidents! Répondirent aussitôt mes hommes, les Orcs imitèrent, amusés par ce toast. D'un même mouvement, les Orcs autant que les corsaires calèrent leur bière, ils eurent un soupir de satisfaction collectif. Profitant de ce moment, Edward leva son verre et s'exclamait d'un rire gras:

-Y'a rien mieux que l'alcool d'Orc...Plus fort que ça,tu meurs.

À cette blague maladroite, je me mordis les lèvres, inquiète de la réaction des Dissidents. Avec étonnement,ceux-ci s'esclaffèrent de rire. Grognant avec fierté, le griffe rouge que j'avais défié en duel  d'alcool rétorqua:

-Comparer à vôtre bière de fillette, la nôtre casse des culs...
-Et des tables! Répliquais aussitôt un autre Orc narquois. L’hilarité fut générale, bien que l'alcool n'avait rien à voir avec l'état de Garkach, l'assemblée aimait pensée le contraire, cela devait les rassurer. Retrouvant l'ambiance de fête, la musique et les chants retentirent, les blagues affluèrent, de plus en plus grivoises, des femelles orcs ramassèrent la nourriture  pour en offrir aux guerriers, qui leurs tâtèrent les fesses en guise de remerciement. Sentant que cela allait dégénéré en luxure et peut-être même en orgie, je me retirais discrètement,refusant d'un œil froid  les avances des mâles un peu trop audacieux à cause de l'alcool. Ma seule préoccupation était le rétablissement du Chef des Dissidents, tant mieux si les orcs avaient repris les festivités, c'était un soucis en moins. La hutte était au loin,  je m'y dirigeais, prenant conscience que l'avenir de Garkach était directement relié au mien, nous dépendions l'un de l'autre. C'est alors qu'une poigne de fer vint broyer mon poignet. Furibonde, je levais un regard menaçant à l'Orc qui m'empêchant d'avancer. Or, je me rendis compte que ce n'était pas un garde, mais bien le Griffe-rouge qui avait perdu contre moi au duel d'alcool, il m'avait suivit sans que je m'en rende compte. Grinçant des dents, j'ordonnais:

-Bas les pattes, Orc, ou il t'en cuira!

Pour seule réponse, il plaqua son autre main contre ma nuque et sans crier gare, il m'attira pour m'embrasser brusquement. À son haleine, je devinais qu'il était ivre, il ne devait pas avoir conscience de ce qu'il faisait ni du serment qu'il souillait. Avant que ses lèvres touchent les miennes, j'attirais son poids contre le mien, le faisant percuter d'une jambette au sol. Surpris, il lâcha son étreinte,je pus aussitôt me dégager et je partis à courir vers la hutte de Garkach, mais le Griffe-rouge m'empoigna promptement la cheville, me faisant m'écrouler de tout mon long. Effarouchée, je lui envoyais un coup de pied à la mâchoire, il grogna de douleur, sans desserrer pour autant sa prise. D'un geste puissant et déterminé, il m'amena sous lui et m'écrasa de tout son poids, m'empêchant de bouger. La lèvre en sang, il sourit en soufflant:

-Tu m'as humilié devant mon peuple, ma tigresse...C'est à ton tour d'être humilié.
Il vint me lécher les lèvres avec sa langue gluante, je refusais cette caresse sauvage en détournant la tête, mais d'un geste brusque, il me saisit mon menton et ramena mon regard dans le sien en grondant: Ne te détourne pas, je te l'interdis. Ce soir, tu es à moi, Garkach n'est pas là pour m'en empêcher!  Il se calma en admirant le turquoise de mes yeux. Tu es tellement belle...Ah...je te veux, ma tigresse, je te veux...
-Je t'interdis de me touchez, sale pervers!
M'écriais-je me débattant le mieux que je pouvais. Mon tri-moussage fit augmenté l'excitation de l'agresseur, je m'arrêtais net. Sacrebleu! J'aurais dû être plus prudente, maintenant que faire? J'avais laissé mes armes dans ma hutte, croyant à tord être en sécurité, mais Garkach n'était pas en état de me défendre, ni mes hommes, trop soûls pour remarqués quoique se soit. Or, je n'étais pas du genre à crier «à l'aide», mais cette fois, j'étais mal prise, ce n'était pas peu dire...C'est alors que je me souvins que j'avais garder mon coutelas dans ma botte, mais l'Orc était si lourd que je ne pouvais pas l'atteindre. Pourquoi je devais toujours en arriver à une telle situation? C'était pathétique. Les crocs de l'Orc m'irritait ma peau,mais  ce fut suffisant pour me sortir de ma torpeur. D'un brusque mouvement de bassin, je réussis à le dégager suffisamment pour saisir mon poignard, mais pas assez vite pour le sortir de ma botte. Comprenant mon geste, il m'assomma d'un violent coup de poing, je perdis connaissance, j'ignorais ce qu'il se passa ensuite,et pour être honnête, j'aimais mieux ne pas le savoir.

***

Le lendemain, je me réveillais dans ma hutte, quelqu'un m'avait transporter. J'étais courbaturée, j'avais mal à la mâchoire. C'est alors que je sentis une présence à mes côtés, celle de Nassim. Pâle, je demandais d'une voix chevrotante:

-Que s'est-il passé?
-Le Griffe-rouge a essayé de te violer,et je lui ai briser le cou. Expliqua Nassim brièvement, l’œil brillant de rage.
-Ah...Soufflais-je avec soulagement, puis soudain, je me tendis en questionnant faiblement: Qui est au courant?
-Personne. J'ai jeté son cadavre à la mer, ni vu ni connu. Les Orcs vont pensés qu'il s'est noyé. Déglutissant, J'acquiesçais en silence, des larmes se mirent à couler le long de mes joues. Tendrement, il les essuyait avec le revers de sa main en murmurant: je t'ai promis que jamais ça ne t'arriverait, Cassiopée.
-Oui, je sais...et tu as tenu parole, je t'en remercie, du fond du cœur.
Pendant un instant, il me dévisagea ardemment, puis ses lèvres effleurèrent les miennes. Surprise, je reculais , tout en croisant son beau regard bleu. Je vis tant d'amour dans ses yeux que je fus prise d'un délicieux vertige. Pourquoi pas? Pour la première fois de ma vie, j'acceptais qu'un homme m'embrasse de mon plein gré, et ce baiser fut d'une douceur incomparable à nulle autre. J'en avais tant besoin.




Sirèna  « La mer est mon unique patrie»
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