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 Un ami bien mordant

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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: Un ami bien mordant   Sam 11 Juil 2015 - 8:12

Je n'aimais pas cette machine et je n'aimais pas qu'on décidait pour moi de la meilleure façon de descendre une montagne. Je n'aimais pas plus qu'on me sépare de Roca et de Broc, cependant, je n'avais visiblement pas le choix. Je me tournais cependant vers ma bête, la regardant doucement. Je me baissais vers elle et pris sa tête dans mes bras, posant la mienne sur la sienne.

« Tout ira bien d'accord. On se reverra bientôt ne t'en fais pas. Et je te promet que plus jamais on ne nous séparera. »

Je regardais Khalän et le nain d'un air grave. La fois d'après, je n'accepterais certainement pas de laisser Roca, quitte à y laisser la vie, je préférais largement rester avec eux. S'était certes totalement enfantin comme réaction, mais je n'aimais pas forcément qu'on me force à choisir, j'avais le droit de faire mes propres choix, surtout que le chemin qui allait suivre serait probablement un des plus dangereux que nous allions devoir traverser. Le désert de sable. Je n'aimais pas franchement me dire qu'il fallait que je passe par-là, parce que pour être honnête, en ces instants, j'avais bien plus envie de retourner dans les bras de mon père nouvelle connu que d'aller dans le sable de ce désert immense. Je soupirais un instant, lâchant la bête qui geignit doucement en baissant les oreilles. Rien que de la voir ainsi me donnait envie de la protéger, plus que tout autre chose. Je ne souhaitais de mal à personne, mais j'avais réellement du mal à me séparer d'elle, alors qu'elle était encore si jeune. Ce n'était qu'un bébé pour l'instant. Serrant les dents, je pris quand même la décision de prendre place sur cet engin de malheur.

Je laissais donc le nain nous pousser et finir dans le vide. Je détestais cette sensation, voler n'avait jamais l'un de mes rêves et je devais bien avouer que j'avais envie d'utiliser ma télékinésie pour me permettre de descendre plus rapidement, mais je me souvenais de la fois ou j'avais essayé de l'utiliser de cette façon et je devais avouer que ça ne m'avait pas trop réussis. Certes, le paysage était jolie, mais franchement... je ne voulais pas recommencer l'expérience. Surtout pas. Il était hors de question qu'on me jette de nouveau d'une fichue montagne. Nous descendîmes donc assez rapidement et finalement lorsque l’atterrissage s'amorça, je me demandais si le nain n'avait pas oublié de nous précisé comment faire, car ce ne fut pas un atterrissage tout en douceur non. Nous heurtâmes le sol d'une manière assez brutale, tant et si bien que je fus expluser du dos de Khalän et que je dus me rouler en boule pour atterrir sans me casser quoi que ce soit. Uniquement des bleus et pour être honnête, c'était déjà bien trop. Je me tournais alors vers le jeune homme.


« C'est la dernière fois qu'on m'oblige à faire ça je te préviens. Jamais plus je ne laisserais Roca et Broc et jamais plus je ne monterais sur ce genre d'engin expérimental. C'est bien clair ? »

Je n'étais pas fâché, enfin un peu quand même, mais il n'y avait pas de colère dans ma voix, juste une constatation. Je refusais une fois de plus de voler sur ce truc, tout simplement parce que ça ne me plaisait pas du tout et être en vol, s'était trop flippant pour mes nerfs. Je refusais catégoriquement. Je poussais un grand soulagement lorsque je remarquais que finalement nous étions arrivé dans le désert. Pas que cela m'enchante, certes, mais au moins nous avancions tranquillement dans notre quête. Mais l'absence de Norak se faisait tout de même sentir et je m'en voulais encore de ne pas avoir pu tuer le griffon avant qu'il ne touche le nain. Je détestais cette part de moi qui regrettait et je détestais encore plus cette part de moi qui me disait que j'avais fait tout ce que je pouvais faire. Mon regard se tourna alors vers l'étendue de sable, si profonde, si longue. J'avais l'impression d'avoir tout perdu en voyant le vide devant nous, mais ce n'était qu'une impression. Une fois que j'aurais retrouver Roca et Brok, tout irait bien, je le sentais. S'était comme si tout serait bien plus simple. Je me tournais alors vers Khalän.

« On ferait bien de se dépêcher pour traverser cette étendue désertique. La chaleur risque de devenir insupportable, mais la nuit est bien pire, car le froid est encore plus mordant. »

Et je savais cela par expérience pour avoir expérimenter les deux et même ma condition de Norpalienne ne pourrait pas m'éviter de devoir me couvrir. Je partis récupérer ma sacoche que j'avais laisser tombé en descendant et me positionnait pour partir, attendant que Khalän me rejoigne.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Un sort désolant   Mer 15 Juil 2015 - 18:26

Transcendance alchimique

Le vol fut silencieux et, sans nul doute, émotionnellement parlant contradictoire.
Khalän admirait les étendues montagneuses de ses yeux émerveillés avant de rencontrer la chaude et terrible terre du désert, tandis que sa compagne de cœur ne semblait pas se plaire à cela. Et durant ce survol impressionnant, entre ciel et terre, le jeune homme se sentit un peu plus mal à chaque instant, comprenant le désarroi de Kanayëlle, elle qui était si liée à Roca et Brock. Et il le comprit un peu tard, mais que pouvait-il y faire, le moine du monastère Etoilé ne leur avait pas vraiment laissé le choix.
Pourtant, il aurait pu lui refuser...

Et l'Icarion s'immisça à travers le vent, survola les pics brumeux puis, comme s'il avait une conscience, descendit peu à peu jusqu'au sable chaud et fin du désert de sable. Et l'atterrissage fut quelque peu désastreux et, bien que l'engin semblait se stabiliser, il finit par chuter de quelques mètres et termina par une violente chute qui éjecta la jeune et belle norpalienne, et lorsque Khalän le sentit, il s'y précipita, un peu déséquilibré.

Ainsi, le jeune homme voulut se précipiter pour la couvrir de réconfort mais fut accueilli par de froides paroles emplies d'une colère contrôlée qu'il comprit aisément. Et aux mots de la jeune femme, parlant de l'abandon de Brock et de Roca, voulut lui répondre mais se tut finalement. Lui aussi était un peu en colère, comment aurait-il pu savoir que le moine allait les lâcher ainsi. Et était-ce si grave que ça ?

- Oui, c'est bien clair. lui répondit-il en s'efforçant de ne pas prendre sa propre défense.

Et elle continua alors, bien que moins énervée que Khalän le croyait.
Il fallait, selon elle, qu'ils se dépêchent afin d'éviter la nuit glaciale à venir.

Derrière eux se tenait les grandes montagnes des Monts Venteux qu'ils venaient de quitter. Devant eux, l'étendue du désert de sable, chaud et immense. Il leur fallait un jour de marche pour arriver au village de Sisäo et retrouver leurs fidèles compagnons de route. Mieux ne valait pas perdre de temps selon la jeune norpalienne. Et ainsi, ils abandonnèrent l'engin volant, l'Icarion, et se mirent à marcher tout droit.

La route semblait bien longue, non par la distance mais psychologiquement, car dénuée de parole et emplie de fureur intérieure. Kanayëlle s'en voulait d'avoir laissé ses amis et Khalän, l'ayant bien comprit, lui en voulait de rendre cette traversée du désert plus difficile encore. Mais était-ce dû à la chaleur suffocante, à l'hydratation se faisant sentir ou encore savoir qu'ils étaient liés tous deux par cette triste destinée ?

Et durant de longues, très longues heures, Khalän et Kanayëlle ne se parlèrent pas, et le jeune homme ruminait intérieurement sa frustration. Et qu'en était-il de Kanayëlle ? Peut-être lui en voulait-il à présent.. peut-être le détestait-il ?

Ainsi, le jeune homme défiguré stoppa la marche, se retourna et fit face à l'être qu'il aimé.

- Quand nous arriverons au village, je te laisserai continuer ta quête seule. Et moi, j'irai de mon côté, continuant la mienne.
Je ne peux pas t'embarquer dans mes souffrances.


Et ses lèvres tremblèrent mais pourtant le visage du jeune homme resta fort.

- Si nous sommes réellement destinés à vivre en tant qu'âmes accouplées, nous nous retrouverons inévitablement. Mais je ne veux t'entrainer plus longtemps avec moi, dans ma propre haine vengeresque. C'est égoïste et ça finira par nous détruire.

Et le jeune homme n'attendit pas la réponse de sa compagne, se retourna et continua leur chemin, et son visage se meurtri de tristesse à ce qu'il venait de dire. Il savait qu'il venait de faire une énorme erreur pour son cœur, qu'il avait été maladroit dans ses mots et certainement blessant, mais la voir continuer à le suivre ainsi lui faisait mal.

Et malheureusement pour eux, la nuit allait tomber car leurs pas avaient été lents et alourdis par la peine. De plus, le désert semblait décupler leur pessimisme, à croire qu'un sort les obligeait à dévoiler leurs sombres pensées. La nuit allait être très longue.



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MessageSujet: Re: Un ami bien mordant   Mar 21 Juil 2015 - 2:58

Ma peur m'avait fait parler plus durement que je ne l'aurais pensé et je le remarquais à présent. Ce n'était même pas le fait d'avoir abandonné Roca et Brok qui m'avait mis dans cet état, même si pour être honnête, je ne supportais pas de les savoir loin, sans savoir réellement s'ils allaient bien ou pas. Mais c'était surtout la peur. Je n'avais jamais parlé de quiconque à cela, cependant je n'aimais pas le vide. J'en avais peur, pas une peur panique non, en fait j'étais attiré par lui et ça me faisait toujours paniqué. Alors être dans les airs ainsi ne m'avait pas plus, mais réellement pas plus. Je n'avais pas pu voir le paysage magnifique, je n'avais pas pu profiter de l'expérience, tout simplement parce que j'étais bien plus terre qu'air. Je ne pouvais le nier, même la mer me filait la nausée. Pourtant je réussissais à me contrôler, enfin encore à peu près, cependant, une fois qu'on avait atterrit j'avais laisser parlé ma peur et en cela j'avais perdu ma concentration de guerrière. Cependant les paroles de Khalän m'avertir que je n'avais plutôt pas intérêt de parler de nouveau. Je m'en voulais, terriblement, je n'avais pas voulu lui râler dessus. D'une parce que ce n'était pas sa faute, de deux, parce qu'on avait pas réellement eu le choix. Mais à ce moment-là, lors de l’atterrissage, ma raison m'avait subitement déserté et parler avait été la seule chose que j'avais pu faire. Je le regrettais tant, mais comment lui dire ? Je n'en avais aucune idée.

Le silence était oppressant, alors que nos pas s'allongeait dans cette mer de grain doré. La chaleur était insupportable, mais le pire, s'était cette distance entre lui et moi. Je me tordais les mains, laissant la douleur de mon épaule me rappelé que j'avais été idiote. Maintenant que la peur était partit, je ressentais la souffrance, je n'avais pas bougé mon épaule depuis que nous avions atterris, et en fait, je savais pourquoi. Elle était démise. Mais supporter la douleur était bien plus simple que supporter ma bêtise, ou son regard, ou même son ressentiment. Comment lui faire comprendre que ça n'avait pas été contre lui ? Comment lui faire comprendre que ce n'était pas lui que j'en voulais, mais plutôt à moi. Je n'étais pas douée avec les sentiments, je ne l'avais jamais été. Je me contentais souvent de balancer à la figure ce que je pensais sur le moment, sans filtre, sans arrière-pensée, je ne faisais que parler, réagir d'instinct, comme lors des combats. J'étais Norpalienne et par moment, ça ne se voyait que trop bien. Lorsque j'étais sous le coup d'une émotion, je ne faisais que réagir, sans réfléchir et je comprenais maintenant ce que m'avais dit le druide qui m'avait élevé. Idiote fut le seul mot qui passa dans ma tête et j'allais prendre la parole lorsque je sentis le regard de Khalän sur moi.

Je le regardais tranquillement, m'arrêtant à une distance raisonnable. Ne montrant rien de la douleur de mon épaule, laissant le membre pendre comme s'il était normal. Je m'attendais à ce que nous nous réconcilions, à ce que tout reprenne comme avant. Mais ses mots me frappèrent aussi durement que s'il m'avait mis un coup de poing. S'était décidé, il ne voulait plus de moi à ses côtés. Il ne voulait plus que je sois là, que je partage son sort avec lui. Il n'avait plus envie de m'avoir à ses côtés et cette révélation me percuta de plein fouet. Si tout avait été théâtrale, si les sentiments pouvait frapper comme lors d'un combat, alors j'aurais valdinguer assez loin pour me briser l'épaule qui était démise. Comment avions-nous pu en arriver là ? Pourquoi de simple mot avaient finis par nous séparer de la sorte ? Comment un simple sentiment avait pu nous mettre hors de portée l'un de l'autre. Je ne le savais pas. Et pour être honnête, je n'arrivais pas à parler dans ces moments-là. Je sentais la fatigue des révélations revenir comme un boomerang. Le destin avait réellement une dent contre moi, contre nous. Non seulement, il nous obligeait à prendre nos distances, mais en plus, notre fin, ma fin était assurée quoi qu'il puisse se passer.

La nuit commençait à tomber. Je passais en mode vision du faucon pour pouvoir chercher un abri pour la nuit. Je ne pouvais rien faire d'autre que ça. J'étais la seule à pouvoir le faire, au moins, mes pouvoirs ne me lâchais pas et s'était bien comme ça. Cependant.... je laissais tomber ses réflexions alors que mon regard accrocha un abri potentiel. Je passais devant sans rien dire, ramenant mon bras contre moi parce que le laisser se balancer n'était pas une bonne idée.


« Il y a une caverne vide là-bas. Elle nous protégera du froid glacial du désert. Nous y serons à l'abri durant la nuit. »

Je ne laissais rien paraître du trouble qui me retournait. Ne voulant pas ajouter quoi que ce soit sur ce sentiment qui me taraudait. Une vingtaine de minute plus tard, alors que la fraîcheur nous frappait de plein fouet, nous nous retrouvions dans la caverne. Il n'y faisait pas chaud, mais pas trop froid non plus. Non... il y faisait un temps agréable, après la chaleur cuisante qui nous était tombé dessus. Je posais ma sacoche, sortant alors des vivres. Heureusement que je ne partais jamais sans.

« Sers-toi si tu veux. »

Mes phrases étaient courtes parce que ma voix n'était pas assurée. La douleur dans mon bras était lancinante, mais ce n'était rien par rapport à la douleur que je ressentais dans mon cœur. J'avais une fois encore l'impression d'être abandonné à mon sort. Une fois de plus je perdais ce que je chérissais le plus et un instant, la colère, la souffrance pris le pas sur la douleur. Et puis finalement, la mort de mes parents me revint en mémoire, la lueur folle dans les yeux de mon frère, non... il n'était pas mon frère. Je n'avais rien, rien si ce n'était un vide constant. Je pensais avoir quelqu'un quand je m'étais rendu compte de mes sentiments pour Khalän, mais en vérité, même ça je ne l'avais pas. Je n'aurais jamais rien de toute ma vie, solitaire.... J'aurais du me contenter de suivre mon chemin comme je l'avais fait si souvent dans ma vie. J'aurais du laisser tomber, tout laisser tomber quand le bordel avait commencé. Norak serait peut-être toujours en vie, j'aurais du donner ma vie à ce moment, tout le monde aurait été tranquille. Les révélations n'aurait jamais été faite. Je partis m'installer plus loin, ne touchant pas à la nourriture alors que je n'avais rien mangé depuis presque une journée. Mon estomac était noué, je n'avais envie de rien si ce n'était d'être tranquille.

Un peu plus loin dans la caverne, je trouvais un rocher contre lequel m'appuyer, je l'avais contourner pour être caché de tout, du vent, du froid,de Khalän. Je rapprochais mon bras de mon corps pour le protéger. Je ne pouvais pas le remettre et même si la douleur était vive, ce n'était pas celle qui me faisait le plus de mal. Tous les sentiments, tous les ressentiments que j'avais ressentis se déversèrent dans mon cœur et alors que la nuit était noir, que le froid était mordant dehors, mes larmes coulèrent silencieusement. Pleurant alors tout ce que j'avais perdu, tout ce que je n'aurais pas et tout ce que j'avais cru avoir, mais qui n'était en fait qu'un écran de fumée. Tout me submergea et dans le silence, je laissais enfin s'exprimer, mes sentiments, je ne pouvais rien faire d'autre de toute façon.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Un douloureux baiser....   Dim 26 Juil 2015 - 17:39

La nuit était tombée sur le désert de sable et, tristement, les deux voyageurs incompris ne s'étaient plus adressés la parole. Khalän se savait coupable de ses mots lourds de conséquences et, aussi dépité qu'il était, s'en mordit les doigts de honte. Le jeune homme s'était épris d'un sentiment affligeant ses pensées, déroutant ses valeurs et brisant ses principes, se sentant bien plus mal à l'aise qu'il ne l'avait jamais été. Il venait de rejeter l'être qu'il aimait le plus au monde, destiné au plus douloureux des avenirs, et lié à jamais à son cœur. Et il se détestait pour cela, il se haïssait lui-même, violentant sa propre personne intérieurement.

- Espèce d'imbécile !

Et elle était derrière lui, à le suivre, et lui sentait la souffrance émaner d'elle, celle-là même qu'il lui avait infligé. Et après tout ce chemin, toutes ces péripéties, toutes ces souffrances et ces rencontres, toutes ces révélations... tout cet amour. Comment pouvait-il en être ainsi à présent ?

- Essaye un peu de la comprendre espèce d'incapable !

Et le jeune chasseur honteux se morfondit de ne pas avoir été plus à la hauteur, de ne pas avoir été aussi fort qu'il se devait de l'être. Et ses pas étaient lents, lourds, et ceux de la Norpalienne en étaient tout autant et ainsi, perdant leurs forces, corrompus par leurs sentiments déchirés, s'épuisèrent bien plus vite, et la nuit noire et glaciale s'abattit sur eux.

Et elle lui proposa une caverne un peu plus loin, et sans mot la suivit, et les deux voyageurs y arrivèrent, non sans mal, puis s'y installèrent du mieux qu'ils le purent. Mais ce malaise constant, omniscient, voltigeant autour de leur aura entremêlées, ne cessait de les narguer. Et le feu fut allumé, et les provisions de Kanayëlle furent partagées, mais ni l'un ni l'autre n'en profita. Et lorsque, finalement, le jeune homme se força à manger, lui qui n'avait pas très faim, rongé par les remords, sa compagne s'en alla sans un mot, sans un regard, sans avoir mangé de la journée. Et tout était devenu sombre et froid, bien plus encore qu'à l'extérieur de la grotte.

Elle avait parlé faiblement, d'un ton fébrile, et Khalän le comprit bien. Quelque chose avait été brisée.

- Va la rejoindre, idiot ! Tout est de ta faute !

Le jeune guerrier hésita quelques secondes, ne voulant pas plus la perturber, ne voulant aggraver la situation déjà désastreuse. Et finalement, lâcha le morceau de viande qu'il n'avait que peu consommé et se précipita à l'intérieur de la caverne, là où était partie se réfugier sa triste bien-aimée. Et il avait abandonné ses armes à côté du feu, et seul son cœur pouvait lui servir à combattre ses démons, le mal qu'il avait attiré vers Kanayëlle.

Il respirait fort, essoufflé qu'il était, et essayait d'écouter les moindres gouttes d'eau tomber, le moindre souffle de vie, et ce fut des gémissement sourds et malheureux qu'il entendit. Et discrètement rejoignit Kanayëlle qui pleurait, et son visage était meurtri par les larmes, et un bras en tenait un autre plus difficilement, et Khalän ne comprit pas tout de suite. Mais quand ce fut fait, il s'agenouilla non loin du rocher où était cachée la jeune femme, et ni les larmes ni les pleures ne vinrent à lui, mais le remord. Ce n'était pas la première fois qu'il manquait de prendre soin d'elle. Et il n'eut qu'amertume, et d'un profond regret s'enlisa dans les méandres de son esprit étriqué et se détesta.

- Mais qu'est-ce que tu as fait sombre idiot ?


Et s'infligeant à lui même un jugement qu'il pensait bien en-dessous de ce qu'il méritait vraiment, se ressaisit. Le jeune homme se releva, contourna le rocher et apparut devant la jeune aventurière en pleure, et celui-ci s'agenouilla à elle, le visage attristé mais compréhensif. Et Khalän l'embrassa férocement, la plaquant brutalement contre le rocher et, d'un violent coup de bras, remit l'épaule de la jeune femme en place sans qu'elle ne puisse rien y faire. Et la douleur fut atroce, mais la guerrière, au lieu de mordre un bâtonnet pour s'y débattre, dut s'accrocher à son baiser forcé.

Et le jeune homme l'immobilisa, agrippant ses deux bras, sans interrompre l'intime échange.
Et attendant que la douleur ne passe, s'abreuva des larmes douces et sucrées de Kanayëlle, de ses lèvres chaudes et tremblantes.


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MessageSujet: Re: Un ami bien mordant   Ven 31 Juil 2015 - 9:09

Je venais de me rendre compte que la vie n'apportait pas ce que l'on attendait d'elle. Non, c'était bien plus pitoyable que cela, elle n'apportait que ce qui servait sa cause. J'étais fatiguée de tout ça, fatiguée de ne pas pouvoir être moi. Ma peur de la nuit avait laissé place à bien d'autre peur, trop puissante, trop étrange, trop distante. Des peurs dont je n'étais pas habituée et qui me rongeaient. Je laissais cependant couler les larme, parce que quoi qu'il se passait, je ne pouvais les en empêcher. Je n'aimais pas pleurer, ce n'était pas mon genre, je ne le voulais pas, les guerriers ne pleuraient pas. Cependant je n'étais pas une guerrière comme une autre et moi j'aimais, enfin …. je secouais doucement la tête, un mouvement qui m'arracha un grincement de dent. Je sentais la pression s'atténuer, mon épaule commençait à refroidir et le fait qu'elle soit déboîté n'arrangeait rien, sérieusement. Cependant je ne pouvais pas la soigner toute seule, donc autant rester comme ça. Pour l'instant tout au moins. Parce que rester trop longtemps ainsi allait forcément avoir des conséquences sur mon articulation et si je ne récupérais pas mon bras, ça allait s'avérer compliqué pour la suite de mon aventure. Mon aventure.... cette expression résonna étrangement dans ma tête, j'avais l'impression d'avoir perdu plus que tout ce que j'avais perdu avant. D'autres larmes se mirent doucement à couler, j'étais d'ailleurs tellement perdu dans ces sombres pensées, que je n'avais pas remarqué son arrivé. Je levais alors la tête au moment où il apparut devant moi, sursautant.

« Que... »


Je n'eus pas réellement le temps de dire quoi que ce soit, que je le vis s'agenouiller. Je le regardais sans comprendre et puis finalement il m'embrassa. Un baiser aussi féroce que plein de sentiment, de ressentiment. Je me sentis alors plaquer sur le rocher et puis aussi subitement qu'il m'avait embrassé et plaquer contre ce rocher, aussi brutalement, il me remit l'épaule. Un gémissement de douleur se fraya un chemin vers mes lèvres et s'écrasa contre les siennes. D'autres larmes coulèrent, mais celles-ci étaient plus de douleur que de tristesse. Je sentis alors la douleur se répandre dans mon bras aussi sûrement qu'elle l'avait été quand je me l'étais démise. Je sentis son emprise, sur mes bras, sans réfléchir, je laissais de côté la douleur, dégageant alors mon bras valide pour le passer derrière sa tête et le garder près de moi. Répondant à son baiser, prolongeant ce moment. Même si au départ tout avait été brutal et féroce, je ressentais de la douceur maintenant, j'en profitais le plus possible. L'embrassant encore et encore, ne rompant jamais se contact, m'enivrant de son odeur, de sa présence. Je passais ma main dans ses cheveux pour en savourer la texture. Je voulais que ce moment dure pour toujours, je voulais tout laisser tomber, je voulais seulement être avec lui et uniquement avec lui. Ni plus, ni moins.

Mais je savais en quelque sorte que ce moment était presque terminé, parce que j'avais quelque chose à dire, parce que j'avais quelque chose à savoir. Parce que je devais m'excuser et parce qu'en un sens je ne voulais plus de cette distance. Je voulais seulement lui, le sentir près de moi, vivre tous les deux. Uniquement lui et moi, c'était tout ce que je voulais. Mais je ne pouvais pas, parce que quelqu'un avait décidé que je devais tout laisser tomber pour aider le monde. Je refusais cela, je le voulais lui, seulement lui et rien n'y personne ne se mettrait entre nous. Je ne laisserais personne m'enlever ma vie. Je rompis alors doucement le baiser, le repoussant juste assez loin pour que nos bouches ne se touchent plus, mais encore assez proche pour que nos souffles touchent nos lèvres respectives dans une douce caresse. Mon regard bleu-gris accrocha le sien vert.


« Merci pour l'épaule. »


Ce n'était pas exactement ce que j'avais envie de lui dire, cependant, s'était bien la seule chose qui m'était venu à l'esprit à ce moment-là. Je soupirais doucement, ne lâchant pas son regard, le regardant toujours avec toute la douceur dont je disposais.


« Je suis navré, de t'avoir hurlé dessus. Je n'aurais pas dû. Mais..... je n'ai pas envie que tu t'en ailles, j'ai pas envie que tu continus seul, je veux rester à tes côtés, pour toujours, pour une vie entière et peu importe ce qu'on décide pour nous, je ne l'accepterais pas. »

Pas sans me battre en tout cas. J'en avais assez de renoncer à tous, à mes rêves, à mes envies.

« Mais je comprendrais que tu ne veuilles plus de moi à tes côtés. »

Je déposais un doux baiser sur ses lèvres, laissant ma main se promener dans ses cheveux pour qu'il reste près de moi, pour ne jamais être trop loin, pour profiter de lui au maximum. Je voulais tellement être avec lui et juste ça.


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MessageSujet: Echange charnel   Ven 14 Aoû 2015 - 18:53

Et les larmes s'entremêlèrent aux lèvres jointent des deux aventuriers amoureux, et la jeune guerrière se délogea de moitié de son emprise, agrippant les cheveux du jeune chasseur pour ne pas interrompre leur baiser douloureux et passionné. Et ne s'attendant pas à cette initiative, la peau de Khalän se hérissa, et son corps entier frissonna contre le sien. Et la chaleur corporelle des deux êtres émanèrent une aura chaude et intense. Et ce moment fut pour le jeune homme aussi magnifique que triste, et jamais il ne voulut le briser et toujours espérait-il le vivre jusqu'à la fin de son existence.

Ses lèvres étaient douces et humides, quelque peu craquelées par le sable du désert, ses longs cheveux de feu sentaient le pin boisé et son regard bleu-gris couvrant une averse nuageuse luisaient, reflétant l'image ovale et cristalline du jeune guerrier la contemplant passionnément. Et son souffle était enivrant, le rendant ivre de sentiments pour elle. Et sans aucunement interrompre l'échange visuel, il l'écouta, regrettant tout ce qu'il lui avait dit cruellement dans le désert. Et il fut touché, et au-delà de ce qu'il avait vécu auparavant, au-delà de l'espace et du temps. Et si sincère était-elle qu'il souhaitait juste la garder pour elle, pour maintenant et à jamais, pour l'éternité et certainement bien plus. Et il sourit, et maladroit qu'il était ne dit mot.

Elle l'embrassa à nouveau, tout simplement. Et ils s'éprirent l'un de l'autre contre ce rocher, dans cette caverne, quelque part en plein désert. Et il était heureux, et rien, plus rien n'avait d'autre importance en cet instant précis. Et elle l'enlaça, caressant ses cheveux, et il caressa son cou délicat aussi lisse que de la soie. Il insista sur le baiser, la retenant contre ce rocher, et son autre main descendit jusqu'à sa taille et ainsi enserra plus intensément Kanayëlle.

Et ses lèvres se détachèrent pour échapper quelques murmures avant de reprendre possession de celles de sa belle norpalienne.

- Je regrette...

Et saccadant ainsi ses mots de baisers engagés, le jeune guerrier ne voulait plus s'en détacher.

- ... tous ces mots.

Il se voyait condamné au véritable amour, à l'engagement de la protéger et aux souffrances de la distance. Il se savait prisonnier de la fidélité, des rires et des pleures à venir. Il se soumettait, et se voulait de l'être entièrement pour elle. Sa condamnation était éternelle et belle. Son amour était irrémédiablement destructeur de malheur et engendrait un flot incessant de bonheur, et plus encore il l'embrassa, et plus intensément.

Et un fin filament liquide s'étendit entre leurs lèvres quand le jeune homme s'y détacha pour échapper d'autres mots sincères.

- Je ne t'abandonnerai jamais.

De tous les endroits malsains, glauques et macabres qu'il avait arpenté et qu'il arpentera, de tous les événements passés et ceux à venir, de toutes les pertes cruels et immorales vécues, de toutes les noirceurs de ce monde essayant de s'emparer de sa vie, rien n'entravera ses sentiments et où qu'ils soient, grâce à elle, le paysage sera toujours plus beau. Et jamais il ne la quittera.

Et dévoré d'envie et de passion, le jeune homme s'enlisa à leur étreinte, l'embrassant avec ardeur, la prenant à la taille pour siéger auprès d'elle, au plus prés qu'il le pouvait. Et s'amourachant de sa chaleur corporelle, devenant accro à sa peau, insista de plus belle à cet échange charnel.


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MessageSujet: Re: Un ami bien mordant   Ven 21 Aoû 2015 - 10:16

La situation était somme toute étrange, peut-être un poil trop pour un observateur extérieur, mais je m'en fichais royalement. Je me fichais de l'avis d'un observateur, je me fichais de ce que les autres pouvaient voir s'ils avaient été là, je voulais juste prolonger ce contact, plus longtemps, toujours plus longtemps. Ne jamais le lâcher de peur qu'il ne s'en aille, ne jamais s'éloigner de peur de le perdre. Ce sentiment était étrange et nouveau, mais je savais que s'était celui qui allait me permettre de rester lucide, qui allait me permettre de la garder pour moi, juste pour moi. Je savais aussi qu'il me permettrait de transcender tous le reste. Mais le mieux, ce furent ces mots. Ces mots qui me permettaient d'avoir de nouveau de l'espoir, ces mots qui me permettaient de croire encore à notre histoire, au fait que tout ne soit pas perdu, au fait que plus rien jamais ne serait pareil qu'à notre rencontre. J'aimais cet état de fait, je ne voulais rien d'autre que cela. Je n'avais jamais été très douée avec les sentiments, mais avec lui, tout semblait différent, compliqué certes, je ne pouvais le nier, de toute façon, en un sens j'avais tout à apprendre et je voulais apprendre avec lui et uniquement avec lui. Alors, lorsqu'il se rapprocha de moi, je me collais le plus possible, le laissant passer son bras autour de ma taille. Je me rapprochais de lui jusqu'à sentir sa peau sur la mienne, malgré les vêtements, malgré le froid du désert, la chaleur palpitait entre nous et ce baiser qui n'en finissait pas n'en était que plus profitable.

Je m'accrochais à lui, passant mon second bras redevenu valide dans son dos, maintenant toujours sa tête très de la mienne avec ma main. Ne jamais le lâcher, pour qu'il ne puisse plus s'enfuir. Ne jamais trop m'éloigner, je maintenant doucement mais sûrement le jeune homme contre moi, profitant de sa présence, de sa proximité, profitant de ce baiser de son odeur dont je m'enivrais. La douce caresse de ses cheveux sur ma main, ses lèvres douces et ce baiser si incroyablement savoureux alors même que je n'en avais jamais connu. Un premier baiser, parfait en tout point si on omettait la douleur de mon épaule, je me laissais aller dans ses bras, profitant de toutes ces sensations que je ne connaissais pas, l'embrassant encore et encore, jusqu'à ce que le souffle me manque. Je finis par mettre fin au baiser, me collant à lui toujours plus, posant mon nez dans son cou pour y respirer son odeur. Mon souffle caressait doucement son épaule, tel une faible brise qui soufflerait sur lui. Mon souffle était saccadé, j'avais d'ailleurs un peu de mal à le reprendre et finalement après quelque minutes supplémentaire, je pris la parole.


« Je t'aime Khalän. Je ne veux pas d'une vie sans toi. Peu importe ce qu'elle nous réserve, peu importe ce qu'il peut se passer, je ferais tout pour rester avec toi. »

Une promesse, celle que j'avais pensée, celle que je voulais, ce que je pensais au plus profond de moi.Je refusais de laisser le destin nous séparer seulement parce que cela avait été écrit par des sages un peu fou, je refusais que mon bonheur et mon avenir soit gouverné par quelqu'un d'autre que moi. J'allais d'ailleurs lui en donner du travail à celui qui allait vouloir régenter ma vie. Je m'accrochais toujours à lui, profitant de sa chaleur, me blottissant contre lui. Je finis par poser mes jambes autour de ses hanches pour me rapprocher de lui et profiter encore de sa présence, si proche, si réconfortante. J'embrassais doucement son cou, avec une douceur peu commune pour une guerrière telle que moi. Je refusais de le lâcher maintenant que j'étais là et l'appréhension qui m'avait prit lors du vol me reprit un instant. Seul ici ? Qu'allait-il se passer, pour nous, pour nos compagnons de route. Je serais bien resté éternellement ici, avec lui, dans ses bras. Oui, je serais parfaitement rester là. Je passais mes bras autour de son cou pour me maintenir contre lui.

« J'aimerais que le temps s'arrête, totalement, entièrement, que ce moment ne finisse jamais et que plus rien ne compte mis à part ça. »

Je finis par me détacher un peu de lui, plongeant mon regard gris-bleu dans le sien émeraude. Plus jamais de dispute, plus jamais de mots déplacés, je voulais seulement être avec lui, encore et toujours, juste lui et moi, pour le reste de notre vie. En pensant cela je ne cessais de le regarder, milles sentiments se déversaient de mon cœur à mon regard pour lui faire partager tout ce que je ressentais à ce moment-là.


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MessageSujet: Pour la vie...   Ven 21 Aoû 2015 - 19:16

Khalän était émerveillé par la beauté de Kanayëlle, elle brillait à ses yeux, et sa lumière resplendissait aux quatre coins de son esprit, annihilant les tristes souvenirs pour en bercer de nouveaux plus attrayants. Et ceux-ci alimentèrent le désir du jeune homme, il la voulait pour toujours. Il la voulait auprès d'elle pour lui voler un baiser à chaque instant, pour l'enlacer dans ses bras à chaque fois qu'il le désirerait, pour lui dire tout au long de sa vie les mots qui perçaient les cœurs. Il la voulait pour cette petit fille qu'ils avaient vu entrer dans leur vie en un lointain proche aussi trouble que convaincant. Aussi belle était-elle à l'intérieur qu'à l'extérieur, et Khalän la serra plus fort, et ses lèvres tremblèrent d'amour et de passion. Et jamais il n'avait ressenti plus intense sentiment que ceux-ci.

Le baiser avait duré, à tel point que les deux aventuriers étaient essoufflés, bien qu'aucun d'eux ne voulaient céder à l'échange. Les deux mains de la jeune femme enserrèrent le visage de Khalän, puis elle lâcha prise à ses lèvres pour y loger en son cou son doux visage. A cela, le jeune guerrier en sourit car ce délicat toucher, de la part de la belle norpalienne, fut des plus agréables. Et le souffle de sa bien-aimée, telle une rivière, ruissela le long de ses épaules. Et il aimait ça par dessus tout.

Les paroles de sa magnifique compagne alimentèrent son exaltation à la chérir davantage, mais c'est elle qui fit plus encore en s'agrippant à lui de ses jambes autour de ses hanches. Elle lui offrit de doux baisers à son cou et cette fois, le jeune homme ne put contenir un frisson d'excitation, et il aimait ça au plus haut point. Et passant les bras autour de son cou, elle lui dit ce que lui même avait en tête, et tous deux se savaient ensemble. Le regard de Kanayëlle fendit celui du jeune homme, et durant de bien courtes secondes, se regardèrent intensément, silencieusement, et seul leur souffle chaud brisait le silence. Et ni l'un ni l'autre ne connaitrait plus jamais la solitude.

- L'amour est le seul sentiment transcendant l'espace et le temps.
Je n'ai pas peur que défile ma vie, ni du lieu où je m'éteindrai. J'ai simplement peur de te perdre.


Et Khalän caressa son doux visage, et sa paume se coucha contre sa joue et ses doigts effleurèrent ses beaux yeux bleu-gris.

- Je m'accrocherai à toi, aie confiance en moi.

Le jeune chasseur l'embrassa, puis mordilla à quelques reprises les lèvres de la belle norpalienne. Et ses bras l'enserrèrent, la poussant davantage contre lui, et ses mains s'introduisirent sous les vêtements de Kanayëlle aussi délicatement qu'une feuille se posant sur le sol un jour d'automne. Ses deux mains tracèrent quelques arabesques en son dos nue, allant de haut en bas, puis s'agrippèrent à ses hanches pour les poser à son ventre, et il caressa ensuite le bas de sa poitrine. Elle était chaude, et sa peau se gonflait à chacune de ses respirations, et comme une seule et unique énergie, les deux jeunes gens firent vibrer les ondes de la caverne.

Et le moment était exceptionnel, et au fond de cette petite caverne, deux êtres se voulaient l'un de l'autre. Mais Khalän, un peu maladroit, n'alla pas plus loin que le bas de la poitrine gracieuse de sa compagne, caressant ses formes délicieuses, chérissant son corps comme un objet précieux et fragile. Et il se voulait d'aller plus loin, de goûter chaque parcelle d'elle, et son regard se logea en celui de la femme de sa vie, et en celui-ci, Kanayëlle put y lire tout l'amour qu'il avait pour elle, et plus encore les mains du jeune homme caressèrent son ventre et ses hanches nues, et il espérait qu'elle veuille aller plus loin et lui voulait se compléter à elle.

- Est-ce que tu as  peur ? murmura-t'il au creux des lèvres de Kanayëlle en les mordillant délicatement.


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MessageSujet: Re: Un ami bien mordant   Ven 28 Aoû 2015 - 6:05

« Jamais »

Ce fut le mot qui suivit ses paroles. Je refusais que la vie nous sépare alors que notre mort n'était pas encore venue. Je refusais de laisser au destin le choix de ce que je voulais faire. Il s'agissait de ma vie, de mes rêves, qui pouvait en décidé mis à part moi ? Personne. S'accrocher à moi ? Moi aussi je m'accrocherais à lui, plus que de raison, je ne laisserais rien nous avoir séparer tant que nous n'aurions pas profité de la vie qui nous avait été offerte. Je lui souriais doucement, l'embrassant avec douceur et frémissant au contact de ses dents sur mes lèvres. Je n'osais rien dire, mon cœur battait la chamade. Je sentis alors ses mains se glisser sous ma tunique, et puis sa peau entra en contact avec la mienne, je laissais les sensation griser mon corps, faire battre mon cœur, je sentis ses caresses douces et tendres, mon regard toujours rivés au sien. Mon souffle était déjà un peu court, mais chaque caresse l'écourtait un peu plus. Je sentis ensuite ses mains sur mon ventre et j'eus un sursaut, pas de dégoût non, en vérité, j'aimais ses caresses, elles étaient telles des petites décharges venant me montrer à quel point sous ses mains j'étais vivante, son, s'était de la peur, cette cicatrice, et puis je ne connaissais pas réellement ce genre de chose, alors forcément j'étais sur le qui vive de ce qui allait pouvoir arriver. Ce ne fut que lorsqu'il vient me demander en me murmurant si j'avais peur que je pris conscience d'une chose.

« Oui et non. J'ai peur parce que je ne connais pas cet intimité. Cependant je n'ai pas peur, parce que c'est toi et que je veux être avec toi, plus proche encore. Je te veux juste toi. »

Je le regardais toujours, plongeant mon regard dans le sien et sans peur mais avec un peu d'appréhension, je détachais mes bras de son cou, je passais mes mains sur les bords de ma tunique et la soulevait doucement pour ensuite la poser sur le côté. Je regardais Khalän dans les yeux, je ne savais pas ce qu'il allait pensé. De ce corps musclé, mais surtout s'était cicatrice qui me gênait. Celle qui courait du milieu de mon torse au bas, celle que mon précieux frère m'avait laissé. Je ne savais pas ce qu'il allait en penser, cependant, je finis par laisser aller mon instinct. Je passais mes mains doucement le long de ses côte pour finalement les passer doucement sous sa tunique et lui enlever aussi doucement que possible, aussi lentement pour le faire patienter. Je finis par déposer la tunique sur le côté, le regardant doucement dans les yeux. Je posais mes mains doucement sur ses épaules et dans des gestes lents, contrôlés et doux, je caressais son dos, ses bras, son torse. Je profitais de ces instants, doux et tellement agréable. J'embrassais avec tendresse ses lèvres.

« Avec toi, je n'ai plus vraiment peur, même si je sais que ce qui nous attends ne sera pas simple, je veux juste être avec toi. »

Je me rapprochais doucement de lui, collant ma peau à la sienne et puis finalement je l'embrassais de nouveau. Avec plus de passion, avec plus d'envie. La fraîcheur de la nuit tenta de s'insinuer entre nous, mais il n'y avait que sa chaleur et celle que l'on dégageait ensemble qui me touchait. Tel un rêve, je profitais de ce moment, ce moment que nous avions amplement mérité depuis nos récentes galère. Je l'embrassais encore et encore, rêvant de ne plus jamais le lâcher. Je voulais seulement que ce moment ne se termine jamais, je voulais seulement, pour une fois profiter de l'être aimé, profiter de lui et oublier tout le reste. Oublier mon passé, oublier les révélations qui étaient arrivée il y avait peu de temps, oublier le monde et profiter de ce moment, de ces instants de pur bonheur qu'il y avait entre nous.


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MessageSujet: Union charnelle   Lun 7 Sep 2015 - 19:03

Et dans le désert, le vent se mit à souffler, et le froid à ombrager la chaleur, et la noire nuit à défigurer le firmament étoilée de sombres et épais nuages. Et le tonnerre gronda sa colère, et les éclairs si nombreux étaient éphémères. Et la pluie se déversa, battante et violente, et ne cessa ses pleures et ses cris, ses lamentations et ses jurons. Et tout semblait en désordre, et le climat était paradoxal au lieu, mais finalement, quoi de plus normal qu'une déferlante climatique venant des hautes montagnes du nord de Térovia.

Et dans la caverne, si calme et si paisible, apaisante et chatoyante, quelques cristaux émerveillèrent les lieux, reflétant le reflet défiguré de la faible lueur lunaire passant en quelques orifices rocheux. Et comme des milieux d'yeux épiant de leur douceur le jeune couple enlacé, uni et collé, s'émerveillèrent à la chaleur émanant de leur cœur.

Et la jeune et belle norpalienne avoua au valeureux guerrier qu'elle ne connaissait pas les rudiments de l'échange corporel qu'ils s'apprêtaient à faire ensemble. Et corps contre corps, ils s'enlacèrent, s'embrassèrent, après qu'elle ait retiré sa tunique, libérant sa poitrine, dévoilant ses formes, se mettant à nue à lui. Et elle était si magnifiquement dévêtue qu'il en tomba amoureux une énième fois, et elle lui ôta sa tunique, et à son tour, il offrit son torse nu à sa bien-aimée. Et en son regard perla l'amour comme il n'en avait jamais eu.

- Je ne te ferai jamais de mal. dit-il soigneusement en posant ses lèvres humides sur le ventre chaud de Kanayëlle.

Et les lèvres du guerrier caressèrent la cicatrice de la jeune femme, et celles-ci remontèrent délicatement par quelques baisers jusqu'à sa poitrine nue. Et Khalän porta la paume de ses mains à son ventre, frôlant avec délicatesse la longue et triste cicatrice, et remontant ainsi caressa la chaleureuse poitrine de la belle Kanayëlle. Et il l'humidifia de ses lèvres, humectant ses formes et ses courbes, prenant grand soin de goûter à sa peau dans les moindres recoins.

Et ensuite, il l'enlaça de plus belles, la collant contre lui, torse contre torse.
Et ses doigts passèrent à travers sa longue chevelure du feu, et ses dents mordillèrent ses oreilles irrésistibles, ses joues délicieuses, son petit nez adorable, et son regard dévora le sien et plus jamais il ne voulait s'en séparer. Et fusionnels qu'ils étaient, restèrent à s'accoler et, jamais s'en détacher, ils le voulaient.


Et à l'extérieur, un déluge bouleversait la terre et le ciel.
Le sable humide devint dur comme de la pierre sous le flot incessant des larmes de Térovia.
Les nuages se fissuraient l'un uns les autres sous quelques coups de tonnerre et d'aveuglantes apparitions foudroyantes. Et le vent se transforma en tempête, et des cailloux à proximité de la caverne cédèrent à son puissant souffle et roulèrent sans s'arrêter.

Et à l'intérieur, la chaleur de quelques ébats et de gémissements de plaisirs couva l'habitacle rocheux. Et les vêtements étaient éparpillés autour d'eux, et leur corps nus et humides se frôlèrent, puis se caressèrent et enfin fusionnèrent. Et toute la nuit, l'énergie de l'un alimenta l'énergie de l'autre, et ainsi de suite jusqu'à épuisement.


Ainsi, l'Yll'Athan et l'Arpenteur s'unirent.
Pour l'amour, l'humanité et son avenir.



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MessageSujet: Re: Un ami bien mordant   Jeu 17 Sep 2015 - 5:11

Qui aurait pensé que ce serait dans un désert que tout changerait. Que ce serait dans un désert que je prendrais conscience de nombreuses choses, que ce serait dans un désert que tout aurait lieu. Si on me l'avait dit, je ne l'aurais certaine pas cru. Je n'étais pas fille à croire aux visions et autre, mais là n'était pas l'objet de la situation actuel. Je regardais l'homme que j'aimais dans les yeux, sans jamais ciller, sans jamais regarder autre part. J'avais peur de la façon qu'il prendrait cette cicatrice, signe de ma résolution à tuer mon frère. Car même si mes parents n'avaient jamais été mes vrais parents, ils m'avaient élevés et je leur devais au moins cette justice. Mais cette réflexion était elle aussi déplacé dans le genre de situation. Je ne cessais de fixer son regard, cherchant dans ses yeux un signe de dégoût, mais il n'y avait rien. Rien que de l'amour, profond et sincère et je sentis alors mon cœur accélérer un peu plus ses battements. Lorsqu'il me dit qu'il ne me ferait jamais de mal, je ne pus que le croire. Je sentais dans ses mots une résolution sincère, je sentais dans ses gestes un envie de tenir cette promesse. Je le laissais donc faire ce qu'il avait envie tressaillant un instant lorsque je sentis ses lèvres sur ma cicatrice. Je l'avais caché tellement longtemps que voir quelqu'un l'accepter me rendait nerveuse. Cependant, ce n'était pas la peur qui me faisait réagir pour l'instant. Je sentais ses mains sur moi, je sentais la chaleur s'accentuer dans mon ventre, mon cœur accéléra encore ses battements. Jusqu'où pourrait-il aller avant de s'arrête de battre ?

Je n'en savais rien, mais j'aimais ces sensations. Je l'aimais lui et je commençais à laisser mes mains bouger sur son corps, son dos, ses hanches, son torse. Je voulais tout connaître de lui, autant qu'il semblait vouloir me connaître. Je frissonnais sous son contact, j'avais envie de toujours plus, comme une sucrerie qui fondait bien trop vite alors que vous aviez envie de goûter son goût jusqu'au bout. Collé l'un à l'autre, le ciel et la terre n'existait plus. Il n'y avait plus que nous, uniquement nous. Je me noyais dans cette étreinte, dans son regard. Je me coulais dans ses gestes, devenait féline sous ses caresses. J'aimais ce contact et jamais, plus jamais je ne voudrais me défaire de cela. De ses bras, de ses caresses, de son contact. Je voulais connaître cette vie, alors oubliant tout le reste, oubliant les autres, oubliant le temps, je me laissais aller à son contact. Il pouvait bien neigé, pleuvoir, venter, je m'en fichais, j'étais dans ses bras et s'était le principale. Je passais le reste de la nuit dans ses bras, entre gémissements de plaisir et de désir, imbriqué l'un dans l'autre, je l'aimais le plus possible, avant que ne vienne la fin. Je l'aimais et s'était tout aussi bien ainsi. Et finalement le noir vint doucement prendre mon corps alangui.

Je me réveillait d'un sommeil sans rêve pour une fois, ou plutôt sans cauchemar. À côté de moi, Khalän dormait encore et un sourire se fixa sur mon visage qui n'en attendait pas moins. J'étais enfin devenue une femme comme dirait ma mère, mais ce que je pensais personnellement c'est que j'avais enfin trouvé la personne avec qui passer ma vie et que j'en étais totalement heureuse. Un courant d'air froid me frappa et je me dis qu'il était temps que je me rhabille. Mettant la main sur mes vêtements, je commençais à m'habiller lorsque mon estomac gronda doucement. Une bonne idée, il était temps de faire le petit déjeuner. Je partis donc une fois habillé en quête de nos réserve. Maintenant que mon bras allait bien mieux, je n'avais plus qu'à m'activer.


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MessageSujet: Guérisson   Jeu 17 Sep 2015 - 18:17

Le corps du jeune homme était maladroitement drapé de ses vêtements, et sur le roc froid se réveilla, ouvrant doucement les yeux. Il inspira profondément et, regardant le plafond rocailleux et pointu, contempla la lumière solaire fendre la roche à travers quelques interstices et former une floppée de vaisseaux lumineux avant d'expirer d'un sourire apaisé. Il portait encore l'odeur de la jeune femme qu'il aimait et voulut ne jamais qu'elle le quitte. Mais déjà Kanayëlle lui manquait et ainsi se releva calmement, reprenant ses affaires, puis se rhabilla.

Et s'en allant vers l'entrée aperçut un feu crépiter, et une jeune femme à la chevelure de braise s'affairait au petit déjeuner. Elle était assise prés des petites flammes, et Khalän la regarda quelques instants de ses yeux d'enfants et ne put s'empêcher de sourire. Et tout était si beau, peut-être trop...

Et le jeune homme fut  pris d'une sensation désagréable, car bientôt ils devront reprendre la route, refaire surface, regagner la civilisation. Et au plus profond de lui n'en avait pas besoin, ne le voulait pas, et aurait bien pu rester ici toute sa vie, avec elle. Et tous les jours sentir son odeur sur sa peau, ses lèvres contre les siennes et couvrir son corps du sien, s'enlaçant durant les durs hivers et dormir à la belle étoile les chaudes nuits d'été. Et quand bien même le désert ne changerait ses longues nuits glaciales et ses interminables journées étouffantes, se voulait d'y croire. Un peu utopique, un peu maladroit, mais érigeant un bel avenir.

Le jeune chasseur du Bélin vint s'asseoir aux côtés de la belle guerrière norpalienne, se collant à elle. Puis, il bascula son visage vers le sien pour y poser ses lèvres aux siennes.

- Tu es tellement jolie. prononça-t-il d'un léger sourire.

Et le garçon voulut l'aider mais ne savait par quoi commencer, alors resta bêtement à regarder les flammes, songeant à ce qu'il allait lui dire. Songeant à leurs blessures. Et quelques secondes passèrent avant qu'il ne s'expose à elle.

- Tu retrouveras l'homme qui t'a fait cette cicatrice, et moi je retrouverai ceux qui me les ont fait. Ensuite, tu retrouveras ton père, et moi je t'attendrai. Et nous trouverons un bel endroit tranquille, loin de tout ce que nous aurons connu, pour y vivre ensemble. Nous le ferons tous les deux. Si tu es toujours d'accord ? finit-il sincèrement avant de reprendre aussi vite avec humour.

Sinon, je m'en irai tout simplement et tu me retrouveras certainement sur le chemin à hurler ma tristesse et pleurer avec les loups !

Et c'était bien la première fois qu'il se remettait à blaguer depuis fort longtemps, et lui même s'en étonna. Et un large sourire illumina son visage, et comprit qu'elle l'avait guéri de sa solitude. Le jeune chasseur des profondes forêts du nord du Bélin récupéra ainsi une chose qu'il croyait avoir perdu pour toujours. Grâce à Kanayëlle, il reprenait vie.


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