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 Honneur et Survie

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Honneur et Survie   Jeu 11 Juin 2015 - 15:26

« Les lois sont écrites dans un but précis. Elles sont un canal terrestre aux idéaux d’une société. Lorsqu’on les suit aveuglément en oubliant ou en ignorant leur utilité première, on se sert d’elle pour arriver à nos fins. »

- Attrapez-le !

Le jeune Garçil se savait suivit par les hommes armées du seigneur Dagathor, mais il n’avait pas peur. C’était un garçon courageux, capable de surmonter ses craintes lorsque le moment le demandait. Et les Dieux savaient qu’il avait besoin de se concentrer sur sa tâche plus que jamais.

- Tu ne t’échapperas pas sale vanupied! Quand on va t’attraper, on va te couper les mains.

Il connaissait même l’homme qui menait la garnison à sa poursuite. C’était l’un des lieutenants du palais et sa couardise égalait sa cruauté. Il était donc aisé de comprendre que s’en prendre à un enfant d’une dizaine d’année était pour lui tout naturel.

Sentant ses prédateurs le rattraper et sachant qu’il allait manquer bientôt d’option, le jeune Garçil prit son courage à deux mains et bifurqua dans une petite ruelle malfamée de Varak, celle que les locaux surnommaient simplement La Passe. Les trois gardes voyant que le jeune voleur venait de disparaître dans les ombres, ils s’arrêtèrent net devant la ruelle. Aucun d’eux ne voulait risquer leur vie pour un simple mendiant, quoi qu’il ait dérobé.

- Devons-nous rebrousser chemin, lieutenant, demanda d’une voix hésitante l’un des gardes.

Mais la colère aveuglait le supérieur qui se voyait humilié par le jeune garçon, bien que c’est son propre égo démesuré qu’il faille blâmer.

- Non. Passez devant et ouvrez l’œil.

Ils hésitaient toujours, mais comment leur en vouloir ? Les deux larbins du seigneur du désert se savaient détestés par leur supérieur, il détestait tout le monde sauf lui-même. De plus, La Passe était l’un des seules planques ouvertement criminelles de Varak et si la garde n’y avait pas encore mis le pied, c’était pour une bonne raison : on ne revenait pas vivant de La Passe.

- C’est un ordre!

Les gardes s’exécutèrent et le stupide lieutenant les suivit. Ils étaient tous trois mal à l’aise et cela se voyait à leur allure crispée et leur poigne tremblotante. Si des coupe-gorge les espionnaient, ils riraient à coup sûr.

Mais celui qui les regardait ne riait pas, d’ailleurs, il ne le faisait que rarement et ce surtout lorsqu’il avait devant lui, des tueurs capable d’arracher la vie à quiconque, même des enfants si on leur demandait.

Les gardes traquèrent Garçil jusque dans un cul-de-sac où l’enfant s’était réfugié sous une tente improvisée faite de vieux tissus. Il entendait les gardes avancer vers son abri et s’arrêter à quelques pas. Puis, c’est la voix familière du gros lieutenant qui parvint à ses oreilles. Ô comment il détestait cette voix.

- Sort de là, vermine, t’es pris comme un rat.

Garçil hocha la tête, prêt à accepter son sort. Il se tourna vers ses frères et sœurs, cachés eux aussi sous la tente. Il leur tendit la miche de pain qu’il avait volé au marché en les serrant dans ses bras pour ensuite mettre un doit devant sa bouche pour leur imposer le silence. Les gardes ne devaient pas connaitre leur existence.

Il sortit pour aller à la rencontre des trois idiots qui semblaient toujours sur les nerfs. Le lieutenant pour sa part souriait à pleines dents. Il était satisfait. Levant son cimeterre d’une façon lente, il savoura sa victoire devant l’air de défi du jeune garçon.

- Rejoins tes parents dans l’Outre-Monde sale petit… ARRRRRRRGH!

Une pièce de métal venait de se planter dans on pied, c’était un carreau d’arbalète noir comme la nuit. Le jeune Garçil profita de se moment d’inattention pour balancer un violent coup de pied entre les jambes du lieutenant qui s’accroupit, ayant trop mal pour rester debout, mais incapable de s’étaler au sol à cause du projectile dans son pied.

C’est alors qu’une masse grisâtre s’abattit avec force sur les deux gardes restant. Un bruit de lames s’entrechoquant se fit entre, puis des gémissements étouffés. Bientôt, les deux idiots étaient par terre, sonnés. La silhouette encapuchonné rengaina sa rapière avant reprendre en main son arbalète. Elle était à double sortie et il restait un carreau prêt à être utilisé. Il se mit devant le lieutenant qui le regardait avec crainte et terreur.

- Qui t’es ? Pourquoi tu défends les criminels ? Je suis un agent de la loi, tu lui dois obéissance !

Eramos pointa son arbalète vers le lieutenant du la garde et le tira en pleine poitrine. Il s’effondra sans un bruit.

Se retournant vers le jeune garçon, il s’agenouilla après avoir rengainé son arbalète.

- Nous devons partir. D’autres gardes doivent déjà être sur nos trousses. Dis à tes frères et sœurs que nous devons partir.

Garçil hocha la tête, puis entra dans la tente. Il n’avait jamais rencontré cet individu, et pourtant tous connaissaient son nom dans La Passe.
Il était Cœur d’aigle, le tueur de rois.

- Je les entends, ils arrivent, vite.

Mais il était trop tard. Il n’y avait plus d’issu et ils étaient encerclé. Eramos rechargea son arbalète de deux carreaux et visa la garnison.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Lun 15 Juin 2015 - 11:53

Cette journée là, Musashi avait eu une pêche miraculeuse; une bonne douzaine de poissons qu'il ne s'était même pas donné la peine de vider. Quand il arriva au marché pour les vendre, en soirée, certains étaient encore en vie. Trois ou quatre marchands s'étaient rués sur le pêcheur pour lui acheter ses prises. L'homme les vendit, bien entendu, au plus offrant. Sa réputation dans ce marché était exactement celle qu'il désirait: L'homme qui désirait vendre vite pour aller boire sa paye le plus vite possible. N'importe quel autre concept de vente lui aurait été impossible à exécuter. Musashi ne connaissait pas la valeur de l'argent. Il ne pouvait ni ne voulait tenir un présentoir sur la place marchande. Il prit donc son argent; la somme était ridicule pour ce qu'il avait apporté, mais Musashi ne le savait pas et ne voulait le savoir, il voulait son alcool.

Une fois dans sa taverne miteuse habituelle, il commandait, choppe après choppe, toujours plus d'alcool. Son corps venant des contrées à l'est n'avait pas besoin de beaucoup de ce dernier pour s'enivrer. C'était comme ça par chez lui. Rares étaient ceux qui avaient une forte résistance à l'alcool mais, pour ce qui était de Musashi, il ne coutait que moins cher à saouler.

Son visage était empourpré et étalé sur la table cependant qu'il commandait encore à boire. Il avala sa dernière choppe comme un homme et se leva. Véritablement, il ne s'était pas levé, il était sur ses jambes, mais restait accoudé sur tout ce qu'il trouvait. Il tituba jusqu'à la sortie du bar, envoya sa dernière pièce à une serveuse qu'il avait regardé toute la soirée et partit sans un sou; dans sa maisonnette sur la plage, il n'avait pas besoin d'argent.

Musashi fit son chemin dans les rues sombres de Varak. Ses sens lourdement affectés, il se perdit mais ne s'en rendit pas compte. Il errait dans les rues et ruelles de la ville varakiroise quand un bruit métallique lui frappant les tympans attira son attention. Une troupe de gardes s'avançaient en courant vers lui. Encore rationnel, l'homme se disait qu'il n'avait rien fait pour attirer, de quelconque façon, leur courroux. En titubant, il demanda aux gardes: «Sui-che bientôôô à la sooortie de lah ville?» Son haleine puait l'alcool. Il n'eut pas de réponse, mais quand le détachement de onze hommes passa à son côté, il se fit plaquer contre le mur et tomba dans une pile de déchets. L'horreur. En plus de puer l'alcool, il puait la pourriture, sans compter son odeur de pêcheur ermite. En proie à une rage soudaine qui le fit dessaouler quelque peu, il se leva, non sans difficulté, en s'appuyant sur le mur. Il rota un coup en vomissant quelque peu dans sa bouche, cacha sur le sol en entreprit de poursuivre les gardes. Un détachement de onze gardes en armure ne courrait pas vite, mais Musashi non plus. Courir avec les facultés affaiblies était une lourde tâche, mais il suivait les gardes, bien que nul n'eut l'air de le remarquer.

Une fois arrêtés devant lui, les gardes formaient deux lignes serrées qui couvraient toute la largeur d'une ruelle quelconque en lui présentant leur dos. En observant entre les têtes des gardes, le varakirois vit un autre garde, mort. L'homme qui se tenait là, debout devant eux, semblait avoir de graves problèmes. À onze contre un, Musashi trouvait la situation quelque peu déshonorante. L'homme qui se tenait droit devant les deux lignes infranchissables portait une capuche et semblait bien mystérieux. Son arbalète était pointée vers le visage du garde le plus à gauche de la phalange. Musashi sut dès cet instant que cet homme s'était déjà battu et connaissait l'art de la stratégie.

Voyant cela, Musashi empoigna son sabre et, en un seul mouvement, dégaina et frappa l'homme sur la ligne de derrière, à gauche de la phalange. Un bref contact visuel permit à l'homme de faire feu au visage de l'homme qui se tenait à la même position, mais sur la ligne de front.

Avec ces deux gardes sur onze abattus, la pagaille et la terreur était semée dans les rangs un peu moins serrés des gardes varakirois; Les cris fusaient de toutes les bouches. Musashi , pour sa part, avait longé le dos de ses adversaires, avec son sabre tenu à deux mains, à l'horizontale, appuyé sur son biceps gauche. Ce faisant, il en avait mis hors d'état de nuire 3 ou 4 de ces gardes. Pour le dernier de cet ligne, Musashi fit remonter sa poussée dans un coup maladroit qui vint vendre le dessous de la mâchoire d'un garde et ce qu'il y avait au dessus. Même rougeaud, le pêcheur savait se battre et ses facultés ne semblaient plus affaiblies...
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 16 Aoû 2015 - 17:02

« Tout homme attache de la valeur à la vie ; mais l'homme de valeur attache à l'honneur une valeur plus précieuse qu'à la vie. » - Shakespeare

La réputation d'Eramos en combat n’était plus à faire. S’il était considéré comme étant l’un des meilleurs escrimeurs humain, il était certainement celui qui maniait le mieux une arbalète de poing à double sortie. Il était connu – encore aujourd'hui, d’ailleurs, et à tord – comme l’assassin le plus efficace d'Hydrasil. Cela faisait de lui une légende vivante aussi effrayante qu’intéressante, car il est connu que la curiosité de sa race pouvait parfois être cruelle. Cependant, malgré tous ses atouts et sa réputation, Eramos avait surtout beaucoup de chance. Si celle-ci ne l’avait suivie, plusieurs fois il n’aurait pas survécu.

Aujourd'hui semblait être un jour comme celui-là. Avec plus d’une dizaine de gardes qui le tenait en joug, il ne pourrait qu’emporter plusieurs de ses ennemis dans sa tombe. Autrefois, il aurait pu s’enfuir de ce combat en profitant du chaos qu’auraient engendré ses deux carreaux d’arbalète planté avec perfection dans l’œil de deux malotrus, mais il ne pouvait le faire, car il savait que si les gardes venaient à attraper les enfants qu’il protégeait, ils se feraient juger comme criminels de la cité et passerait au mieux le reste de leur enfance dans la mythique prison de Varak, ce qui n’était enviable pour aucun être qu'Eramos ne connaisse.

Par miracle, la chance se montra sous la forme d’un homme d’arme qui semblait saoul, mais étrangement en contrôle. Eramos ne comprit pas pourquoi celui-ci dégaina pour attaquer les gardes, mais Eramos ne se posa pas trop de question lorsque l’homme lui créa une ouverture qu’il prit sans tarder. Profitant du moment de surprise, il prit dans sa ceinture une petite fiole qu’il lança vers le groupe de gardes restant. Une opaque fumée blanche se répandit alors sur ceux-ci qui se mirent à jurer et à maudire cette sorcellerie qui les aveuglait.

Rengainant son arbalète de poing, Eramos s’accrocha au relief du mur et se mit à grimper agilement jusqu’à un balcon surplombant la scène de combat d’où il l’observa attentivement. De son angle de vue, il pouvait voir la tente où se cachaient les enfants à sa droite et l’homme combattant les gardes dans la fumée. Qui était-il et pourquoi lui avait-il prêté main forte ? Peut-être venait-il de le condamner à mort en l’engouffrant lui aussi dans la brûme, mais son instinct lui disait que ce guerrier pouvait aussi bien combattre les yeux ouverts que fermés. Il ne restait plus qu’à le découvrir.

Et, Eramos avait son arbalète, de nouveau rechargée, pour s’en assurer.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Jeu 27 Aoû 2015 - 11:25

Un nuage de fumée blanche envahit la vision déjà trouble de Musashi. Il vit l'autre homme aller se percher plus haut et recharger son arbalète avant d'être complètement aveuglé par le nuage. Il ferma les yeux; Il avait pratiqué mille fois à se battre sans sa vision. Avant d'entrer dans une sorte de transe, le guerrier oriental inspira par la bouche, ce qui le fit avaler une bonne quantité de fumée chimique blanche. Il vomit bruyamment sur le sol. Son système fragilisé par son haut taux d'alcoolémie n'avait pu soutenir cette attaque. Ce bruit avait révélé à ses adversaires où il se trouvait et ceux-ci ne prirent pas de temps à s'orienter vers l'alcoolique. Six avaient abattus, deux étaient de l'autre côté du nuage de fumée et deux accouraient vers le bretteur. L'un d'eux glissa dans sa vomissure et fit trébucher son compagnon. Les yeux toujours fermés et de moins en moins saoul, l'homme bondit sur leur deux plastrons leur brisant quelques côtes au passages. Huit sur onze. Il était maintenant au milieux du nuage, et ne faisait plus de bruit. Il écoutait, sabre à la hauteur de l'œil ce qu'il l'entourait. Trois autres gardes pouvaient fondre sur lui à tout moment, mais il entendait deux de ceux là hurler à l'autre d'abattre l'homme à l'arbalète.

Tous les sens encore utilisables du guerrier étaient à leur plus attentif. Il pouvait presque sentir la fumée se frotter à sa peau. Là, complètement immobile, il attendait l'arrivée de son dernier adversaire qui ne prit pas trop de temps à arriver. Une dizaine de secondes, mais cela paraissait une éternité à l'homme concentré et aveugle. La fumée s'était légèrement dissipée et le soldat, lui aussi immobile et sur ses gardes avait aperçu le dos de Musashi et décida d'y planter sa lame. Survolté par la tension apportée par ce moment Musashi glissa à gauche, se plaqua sur un des murs de la ruelle et propulsa son dos sur le torse de son assaillant. Les deux tombèrent à la renverse et d'une sévère descente du coude, le varakirois vint aplatir le visage, maintenant ensanglanté, du garde. Ce dernier n'était pas mort, mais prendrait du temps à se relever, et même à reprendre conscience.

Maintenant en possession de ses moyens, une idée traversa la tête du pêcheur, celle de rentrer chez lui. Ces gardes avaient payés cet affront et cet étranger pouvait certainement se débrouiller avec les deux gardes qui restaient. Musashi se releva rapidement et pris la fuite vers l'entrée de la ruelle. Le nuage de fumée s'étant presque entièrement dissipé, les deux gardes criards partirent sur ses talons. Il présentait maintenant son dos à deux hommes armés en enragés et se rendait compte de son désavantage. Il courait encore croche à cause de l'alcool mais réussissait à prendre le dessus avant de foncer directement dans un paysan, lui aussi saoul, qui n'avait absolument rien à faire dans cette histoire. «Tu n'as rien vu» dit Musashi en le regardant fixement dans les yeux alors que les deux hommes étaient étendus sur le sol. Les gardes étaient là et Musashi n'aurait d'autre choix que de leur faire face. Il se releva d'un bond et se mit en garde haute, sabre à 45° au dessus de la tête, prêt à frapper. Les deux gardes s'arrêtèrent net et se mirent eux aussi en position. L'autre homme, pour sa part, rampa vers l'arrière et pris ses jambes à son cou quand il jugea sécuritaire sa distance avec le combat imminent.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Lun 31 Aoû 2015 - 18:35

« L'absurdité nous ôte tout sens des lois humaines, tout sens profond des valeurs, et nous éloigne notamment de la compassion, essentielle à la survie de l'homme. » Normand Mailer

Positionné en hauteur, Eramos savait qu’il avait l’avantage du terrain et ce, malgré le fait qu’il ne voit pas ses ennemis. D’aucun aurait pu croire qu’il était impossible de viser correctement sans avoir sa cible en vue. La maîtrise de l’arbalète était devenue une seconde nature pour l’ancien assassin, une extension gracieuse et mortelle – quand il n’avait pas d’autres choix – de son bras.

Cet autre être, ce guerrier abruti par l’alcool, possédait le même atout, mais avec sa fine lame. Entendant vomir, Eramos s’imagina les pires scénarios, mais ses craintes étaient absurdes, car rien n’aurait pu arriver à son sauveur. Les chocs provoquées par une lame s’amorcèrent dans un rythme cadencé, voir musical se firent entendre, cela ne pouvait venir que de lui. Le rythme démontrait une discipline et une force propre à un vrai guerrier.

L’admiration des talents martiaux de l’homme ne fit qu’augmenter pour Eramos au fur et à mesure que la fumée se dissipait et qu’il parvenait à voir la danse qu’effectuait le bretteur. Cela le captiva autant qu’il l’effraya, car à-travers ce réceptacle mortel, Cœur d’aigle arrivait à percevoir une culture combattive qu’il ne connaissait pas et à s’imaginer l’histoire qui pouvait en découler. Il y voyait l’honneur et le respect en la vie, malgré la précision létale de ses coups.

Bientôt, l’épéiste qui ne semblait plus trop saoul vainquit ses ennemis jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que deux êtres complètement désemparés. C’est là qu’il décida de quitter, surement en pensant qu’il avait fait assez de mort aujourd’hui. Cet arrêt intéressa Eramos qui remarqua cependant les deux gardes le prendre en poursuite. Sans tarder, l’homme d’âge mur sauta agilement au sol et se mit aux trousses des deux hommes en faisant signe à Garçil qui venait de quitter sa cachette de se réfugier ailleurs avec sa famille.

Tournant le mur, Eramos manqua de peu d’heurter un individu courant difficilement en sa direction. Le dépassant, celui-ci cria en s’éloignant :

- Je n’ai rien vu ! Je n’ai rien vu !

Ne s’attardant pas outre mesure de cette affaire, le mentor des Aigles vit le bretteur tenir en respect les deux gardes. Visant la nuque de l’un d’eux de son arbalète, il ordonna ses dires d’un ton aussi calme que froid, ce qui eut tôt fait de rendre prudent ses deux adversaires pourtant dos à lui.

- Baissez vos armes.

Une tension se voyait de la part des gardes qui ne lâchèrent pourtant pas leurs armes. Ils étaient des agents de la loi et ils avaient vécu de nombreux dénouements difficiles. Il était certain, cependant, que celui-ci en était un plutôt exceptionnel. Le plus jeune d’entre eux, un homme d’à peine dix-huit ans se retourna soudainement en pointant son cimeterre vers Eramos. La colère se mêlant à la peur se lisait sur son visage pourtant fier et déterminé.

- L’honneur m’empêche de répondre à tes exigences, assassin. Je suis un dignitaire de la loi en Varak et tu lui dois obéissance!

- L’honneur à fait coulé assez de sang pour aujourd’hui.

Le jeune homme ne semblait pas vouloir démordre de son idée, Eramos pensa qu’il avait une idée bienveillante derrière ce comportement et son respect pour lui en fut grandement augmenté. Son ton changea alors, maintenant plus compatissante, voire paternel.

- Tu es jeune, mon garçon et tu as une longue vie devant toi. Es-tu prêt à mourir pour ton honneur ? Pour un mot que tu ne comprends pas ?

- Ne transpose pas ton ignorance à moi, scélérat. Je ne suis pas toi et je ne le serai jamais. Je suis prêt à mourir pour mes convictions !

Eramos soupira profondément, visiblement affecté par la décision du jeune garde honorable.

- Soit, mais tu n’auras pas ce plaisir de ma part.

Il déclencha le mécanisme de son arbalète qui envoya deux carreaux qui allèrent se planter dans le corps des deux gardes qui ne semblaient pourtant pas blessés. Aucun cri ne s’échappa d’eux sinon celui de la surprise. Ils tombèrent endormis.

Enjambant les corps, Eramos s’approcha de l’homme au sabre, mais s’arrêta à une certaine distance pour ne pas alerter ses sens de guerriers.

- En m’aidant vous vous êtes fait ennemi de la loi en ces terres. Je ne sais pas si cet élan de compassion de votre part en valait la peine, cependant, une chose est certaine, vous êtes devenue tout comme moi un hors-la-loi et un hors-la-loi se doit de vivre comme un survivant, avec prudence et discernement.

Rengainant son arbalète, Eramos poursuivit d’un ton qui se voulait pressant.

- C’est pourquoi il nous faut s’entraider. Partez, je surveille vos arrières.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Lun 31 Aoû 2015 - 21:43

«Compassion» Cela faisait un temps que ce mot n'avait pas point à l'esprit du guerrier dégrisé. Il lui fallut donc un temps avant de réagir. Il songeait à son esprit d'antan, plus honorable que le sien maintenant, même selon ses standards d'ermite.

«Allons chez moi, étranger» dit-il en pressant le pas vers la porte principale. Il réalisait que cette situation était complètement absurde, mais cet étranger lui avait sauvé la vie, potentiellement. Cet homme d'âge mur ne laissait guère poindre son visage à l'orée de sa capuche grise. Il laissait cependant voir une barbiche grisonnante et une bouche qui semblait dire la vérité. Eusse été un piège, Musashi l'aurait pressenti. De toute façon, il n'y avait rien d'autre à faire que de se réfugier. Cela devait faire environ sept ans que l'oriental n'avait tué personne et il venait de le faire en toute illégalité. Son corps avait bougé avant son esprit embrouillé et il avait attaqué, il fallait maintenant en subir les conséquences. Les meurtres étaient les siens et rien n'effacerait cela; Il venait de retourner dans la spirale mortelle.

Après quelques pas de course le vieillard à l'habit de brume interrompit le pêcheur.

«Attendez, pas la porte principale. Si ils voient le sang sur vos habits, nous serons cuits.»

Le bretteur s'arrêta net et regarda vers son torse. L'habit ample et décoloré était effectivement tâché du liquide cramoisi qui donnait une odeur encore plus particulière à l'homme. Mais ils devaient s'en aller avant l'aube puisque tous deux savaient que c'est à ce moment que l'on retrouverait les corps. Les relais s'opéraient au crépuscule et  à l'aurore. Il ne restait pas énormément de temps avant ce dernier. L'obscurité se dissipait et l'astre céleste poindrait bientôt à l'horizon.

«Que suggérez vous? Nous ne pouvons rester ici» répondit Musashi à court de solutions

«Je connais un endroit qui pourrait nous faire sortir, mais peut-être que celui-ci pourrait vous déplaire, il suffit de savoir si votre survie a plus de valeur que votre honneur.» répondit-il d'un ton monotone mais grave.

«Je viens de tuer entre trois et cinq hommes et d'en blesser plusieurs autres. Mon honneur, comme vous dites, ne vaut pas grand chose. De toute façon ais-je vraiment le choix?

Sa barbe cendrée dévoila un sourire en coin. Probablement en réponse à ce que l'escrimeur venait de dire. Cette même bouche dit avec simplicité:«Suivez moi.» Le demi-séculaire prit donc les devants en s'engagea dans une course folle à travers les rues. L'oriental avait presque du mal à le suivre. Ce devait être un homme lourdement entrainé pour disposer d'une énergie pareil; Musashi discernait en lui une force tranquille. Ils tournèrent à gauche, puis encore à gauche, descendirent des escaliers, passèrent par dessus des bâtiments et se cachaient des gardes qui terminaient bientôt leur quart. Ils s'approchèrent bientôt d'un des murs extérieurs de la ville. Quand ils furent à un cul de sac, l'homme s'arrêta et se retourna. Musashi s'arrêta lui aussi, haletant et regarda autour de lui. Il ne voyait rien qui avait l'air d'une porte où de quoi que ce soit qui pourrait les sortir d'ici. Il s'écria sans plus tarder: «Et maintenant?»
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Sam 6 Fév 2016 - 21:44

Courir dans les rues et sur les toits avait toujours été une source de grande joie pour Eramos. Il se rappelait cet exercice comme étant son activité favorite lorsqu’il n’était encore qu’un jeune enfant trop turbulent pour rester cloitrer des ses appartements richement décoré des quartiers cossus de la métropole varakirienne. À douze ans, il connaissait déjà toutes les menaces et jurons proliférés par son instructeur qui se voyait contraint de le poursuivre et de bien souvent lui intimer de descendre des tours de gardes, monuments toits. Tout ce qui motivait Eramos à cet époque était de trouver un point plus haut que le précédant. Les temps avaient bien changés.

Dévalant les rues parfois sinueuses, parfois dansement peuplées, les deux guerriers arrivèrent à destination. On y voyait clairement le mur extérieur séparant Varak des contrées arides du territoire des fils d’Uria. Sentant l’hésitation du saoulons à ses côtés, le vieil homme lui fit signe de la tête vers une maison qui semblait des plus abandonnée près d’eux. À première vue, cette chaumière fait de pierre comme la plupart des humbles maisonnées semblait sur le point de s’écrouler tellement elle était délabrée.

- Maintenant, nous empruntons notre planche de salut.

Ouvrant la porte de bois, Eramos pénétra dans le bâtiment tout en demandant à Musashi de refermer derrière lui. L’intérieur était semblable à l’extérieur, sinon que les planchers étaient sales d’au moins trois centimètres de poussières. Il n’y avait qu’une trappe au milieu du sol de cette unique pièce dans lequel les deux individus se trouvaient. Le mentor de la Confrérie prit les devants et ouvrit la trappe prudemment. Une odeur rancie émana alors de la trappe. S’apprêtant à descendre complètement l’échelle qui menait vers ce qui semblait être les égouts, il remonta et apprécia la réaction de Musashi quant à l’odeur.

- Ne vous inquiétez pas, cet odeur ne pourrait que vous faire du bien à ce point.

La noirceur accueillit les deux êtres lorsque la trappe se referma derrière eux. Eramos fit en sorte d’allumer une torche accroché au mur pour ensuite l’attraper afin qu’elle éclaire leur chemin.

- Je ne savais pas que les égouts correspondaient aux domiciles.

- Ils ne le font pas. Ce chemin était emprunté par les contrebandiers pour entrer clandestinement dans la cité avant la prise du pouvoir par Dagathor. Aujourd’hui, bien peu le connaisse, et ceux qui le font ne l’utilise qu’une seule et unique fois; pour sortir.

« C’est également le repère des ombres. Ces marginaux, fous et criminels qui sillonnent le complexe des égouts pour se déplacer sans être vu en ville. Nous sommes dans leur domaine maintenant. C’est la jungle. »

Bientôt, les deux humains arrivèrent à une grille fermée, ce qui irrita le vieil homme. Comble de malheur, le levier pour l’ouvrir était inatteignable, car derrière la herse de fer les séparant de la liberté.

- Quelqu’un a du trouver la porte et l’a fermé. Nous devons rester prudents, nous ne sommes pas seuls.

Musashi et Eramos devaient trouver un moyen d’atteindre le levier derrière la herse avant qu’un groupe de pillards ne se montre le bout du nez, ce qui était tout sauf souhaitable.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 7 Fév 2016 - 16:21

Musashi et le quinquagénaire étaient entrés dans un bâtiment en décrépitude. L'intérieur était obscur mais l'homme à la barbe savait quoi faire. Il eut tôt fait d'ouvrir une trappe dans le plancher. Il se retourna vers celui qui avait finalement dégrisé pour lui lancer ces mots:

«Ne vous inquiétez pas, cette odeur ne pourrait que vous faire du bien à ce point.»

Conscient mais indifférent de son problème d'odeur, Musashi garda son expression bourrue. Ils entrèrent dans ce sombre abysse qui menait ailleurs, fort probablement à l'extérieur de la ville. C'est du moins ce que l'oriental espérait et il se refusa à poser la question. Après que l'homme en gris alluma une torche, les deux hommes prirent part à une discussion. Musashi finit par comprendre que ces égouts habritaient d'autres hommes qui ne semblaient pas vouloir les inviter à prendre un verre. C'étaient d'hostiles et sombres personnages à entendre son compagnon. La conversation s'arrêta aussi net que leur chemin quand ils se butèrent à un grillage fermé. Visiblement, le vieillard à la capuche était irrité. Il dit:

«Quelqu'un a du trouver la porte et l'a fermé. Nous devons rester prudents, nous ne sommes pas seuls.»

Musashi demanda alors au vieillard: «y a-t'il une autre issue?»

Son guide à travers ces égouts fit un signe de tête négatif et donc Musashi, quelque peu déconcerté allait suggérer l'attente mais c'est à ce moment qu'une voix se fit entendre. Elle était fausse et alternait entre l'aigu et le grave. Une voix comme on imagine celle d'une personne vile. Les hommes s'étaient tus pour en découvrir la provenance. La voix venaient définitivement de l'autre côté de la porte grillagée et, seulement en se regardant dans les yeux, les hommes décidèrent de se cacher de part et d'autre du grillage, le dos plaqué sur le mur de briques suintant la merde et l'humidité. Musashi ne s'en aperçut même pas. Le vieillard, qui avait éteint sa torche dans l'eau qui jonchait le sol, portait maintenant l'arbalète au poing et le pêcheur la main sur son sabre. Enfin, la grille s'ouvrit. Ils étaient deux, dans de grands vêtements amples et noirs. L'un parlait incessamment et l'autre ne parlait point. Ils passèrent tout deux devant les yeux des fuyards qui ne bougèrent ni ne respirèrent trop. Quand les deux hommes capés tournèrent le coin, le pêcheur et l'homme mystérieux décidèrent d'un regard de la stratégie à adopter et accoururent de l'autre côté de la grille et la fermèrent. Ces mouvement avaient attiré l'attention de ceux qui étaient passés par celle-ci quelques secondes auparavant. Ces derniers retournèrent immédiatement vers la grille, pour n'y apercevoir qu'une ombre qui tournait la manivelle qui actionnait la grille maintenant presque à terre. C'est tout ce que la lueur vacillante de leur torche leur permettait de voir.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 6 Mar 2016 - 19:06

- Hey! Bande de lavettes, vous savez pas à qui vous avez faire ! Revenez ici qu'on vous étripe. Bande de sales va-nu-pieds eunuque de mes...

En s'éloignant du duo pris derrière le grillage, Eramos ne put s'empêcher de chuchoter un commentaire à son comparse guerrier.

- Je n'ai jamais encore entendu quelqu'un avec un vocabulaire aussi colorée. Allons, pressons le pas, nous ne devrions... Arg !

Le moment d'inattention du vieil homme lui avait valu de se faire prendre au dépourvu par un homme caché dans l'ombre qui l'avait assommé d'une brique. Par terre et vulnérable, Eramos ne pouvait pas voir que devant eux, une grande salle menant à la surface était remplie de ce qui était le reste du groupe du duo qu'ils avaient enfermé plus tôt. Maintenant, sa vie reposait sur celle de quelqu'un d'autre et ce n'était encore jamais arrivé.

Seul Musashi pourrait y changer quelque chose.

Un rire mesquin retentit derrière celui-ci pendant qu'il se rendait compte de l'étendu du problème. Une demie-dizaine d'individus revêtus d'armures cousues à la main et portants gourdins, bouts de bois aiguisés et poignards se trouvait devant lui. L'un d'eux -celui avec le poignard, se détacha du groupe. C'était un Suli d'une rare malpropreté qui faisait tourner son arme dans les airs avec une aisance féline. Ses yeux jaunes perçaient le sombre l'horizon pour aveugler quiconque le toisait trop longtemps.

- Vous êtes sur le territoire des Jha'hasal. J'imagine que vous avez une très bonne raison d'enfermer deux de mes compatriotes et de déranger notre fragile quiétude ?

Pour un malfrat, le Suli parlait de façon plus que convenable et se déplaçait avec la grâce de la noblesse. Son regard intelligent et nocturne s'attarda un instant sur les deux inconnus avant qu'il ne reprenne la parole avec le même verbe qu'on lui connaissait.

- Vous n'êtes pas des vermines ordinaires. Votre ami m'a l'air aussi riche que vous semblez puissant. Cependant, je ne crois pas que vous puissiez à vous seul nous éliminer tous.

À ce moment, Musashi put entendre le grillage au loin derrière lui s'ouvrir. Il y avait maintenant trois hommes derrière lui et cinq devant, tous armés. Voilà qui était problématique.

- Mais j'aime à penser qu'à être certain d'une chose, on est certainement perdant. Une belle ironie ! Alors, pourquoi ne pas nous dire votre nom, étranger ? Afin que nous fassions connaissance ? Pour ma part, vous pouvez m'appeler Razel.

Il hocha la tête de façon distinguée vers le varakirois. Un sourire carnassier se dessina alors sur son visage meurtri par la vie d'égout.

- Je suis votre humble obligé, affirma-t-il avec ironie.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 6 Mar 2016 - 20:23

Avant même la fin du murmure du vieillard, Musashi fit un saut par derrière alors que ce dernier se faisait happer violemment la tête par un objet contondant. N'ayant pas été ciblé, l'escrimeur avait esquivé pour rien mais se retrouvait maintenant à côté d'un homme à peine conscient et d'un autre capé et armé. Celui-ci ne bénéficiant plus de l'effet de surprise Musashi le saisit par le collet et l'appuya au mur d'où il était sorti. Musashi n'eut pas le temps de frapper l'agresseur qu'il fut forcé de virer sa tête à gauche, sans relâcher sa poigne sur son adversaire. Son attention avait été attiré par le bruit d'un groupe d'autres êtres capés. L'un d'eux se distinguait par son apparence, il était d'une rare pilosité. C'était un Suli; Un habile mélange entre l'humain et l'animal. Celui-ci était un félin et le pêcheur n'en voyait que rarement, quand il allait vendre son poisson au marché de Varak.

L'artiste martial eut un vague souvenir d'enfance, un autre Suli, celui-ci un moine de Hokusai. Il était prêtre et maître d'un art martial à mains nues, comme c'était coutume de l'être par chez lui. L'homme d'Hokusai se rappelait d'avoir été initié aux arts martiaux à mains vides par le Suli. Ra'Zakharai, c'était son nom. Musashi allait devoir tricoter avec ses vagues connaissances pour discuter avec le Suli qui s'avançait maintenant vers lui en faisant tournoyer son poignard entre ses doigts.

Musashi envoya valser sa prise à la droite de la créature armurée qui s'approchait de lui. Ce dernier ne broncha point. Il s'adressa au Varakirois de cette façon: «Vous êtes sur le territoire des Jha'hasal. J'imagine que vous avez une très bonne raison d'enfermer deux de mes compatriotes et de déranger notre fragile quiétude ?»

Le bretteur mit sa main sur son arme et plaça ses pieds en position de garde. La sale s'illuminait faiblement alors que l'homme que Musashi avait relâché allumait des torches aux murs. Il répondit: «Pardonnez nous d'avoir dérangé votre quiétude monsieur, mais nous ne voulons aucun problème. Pointez moi la sortie et permettez moi de prendre mon ami et personne ne sera blessé»

Faisant mine de n'avoir rien entendu, la créature, (plutôt propre aux yeux de Musashi, pour quelqu'un vivant dans des égouts) continua: «Vous n'êtes pas des vermines ordinaires. Votre ami m'a l'air aussi riche que vous semblez puissant. Cependant, je ne crois pas que vous puissiez à vous seul nous éliminer tous.»

Il fit une courte pause qui permit au pêcheur d'entendre la porte derrière lui s'ouvrir pour entendre arriver trois autres personnes armées. L'autre continua: «Mais j'aime à penser qu'à être certain d'une chose, on est certainement perdant. Une belle ironie ! Alors, pourquoi ne pas nous dire votre nom, étranger ? Afin que nous fassions connaissance ? Pour ma part, vous pouvez m'appeler Razel. »

Razel souriait et Musashi souriait aussi. Il relèverait le défi. «Êtes-vous joueur?» demanda le bretteur à son opposant. Pendant ces mots, Musashi se retourna sur son compagnon à peine conscient et le tira pour l'adosser au mur. Quand il revint en position, il vit à nouveau le sourire de Razel. Il était joueur. Musashi remit sa main sur sa hampe et mit sa lame au clair. Le Suli s'élança à l'avant et avec une politesse tranchante: «Je suis votre humble obligé».

Ce serait un duel...

Razel porta son premier coup avec pour seule arme son poignard, et Musashi le para sans trop de peine, en gardant la pointe de sa lame au fourreau. Il pivota à la gauche de son adversaire en poussant sur sa lame pour qu'elle sorti du fourreau à la manière d'une catapulte; ce qu'elle fit. Dans son élan, elle vint perforer le dos du félin qui hurlait maintenant de douleur.

«Abattez-le!» cria-t'il aux autres qui regardaient avec stupeur la violente scène. Musashi qui s'attendait à cette manoeuvre fit un pas derrière, le sabre au clair. Il sortit de sa manche une bombe fumigène qu'il avait subtilisé à son compagnon alors qu'il le déplaçait. L'artiste martial jeta cette bombe au sol et se battit une fois de plus à l'aveuglette contre des hommes en plus grand nombre. Il était passé maître dans cet art et dut trancher cinq des sept personnes présentes dans cette sale. Il rengaina son sabre, préalablement essuyé sur sa manche, avant de prendre arbalétrier évanoui sur son dos. En poursuivant un des deux assaillants restants. Le terme fuyard serait plus approprié pour décrire ce dernier. Le varakirois savait qu'il les mènerait à la sortie, d'où ils n'étaient plus très loin à en juger par la dissipation relativement rapide du brouillard.

Il arriva à la sortie, bon deuxième derrière un Jha'hasal qui courrait plus par panique de ne rien voir que par peur de mourir. La sortie était haute comme un homme, circulaire et menait à une plaine plus basse qui donnait une vue merveilleuse sur la plage. Le soleil se levait, mais l'heure n'était pas à l'observation du paysage. Elle était plus à la fuite.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 6 Mar 2016 - 20:54

Moments brumeux, vision sporadique, coups de sabres, hurlements de surprise, sang, fumée, mort. Il tenta de se lever, mais s’écroula, incapable, vulnérable, inefficace, faible.

Mais la force était son allié, elle était incarnée par ce pêcheur, ce saoulons, ce guerrier oublié. Jamais Eramos n’avait vu quelqu’un se battre ainsi. C’était une intense danse à l’issue inéluctable.

Le néant l’assaillit de nouveau et une voix familière l’appela de ses rêves. C’était Maëlia, sa douce prononciation de son nom faisant écho dans son esprit.

Eramos de la noble famille d’Irifuse, tu n'as pas changé. Tu es toujours mon aigle.


C’est le mélange d’odeurs de poisson et de poussière qui réveilla Eramos. Ses réflexes lui firent rechercher son arbalète, mais elle n’était plus à son flanc, elle était perchée à une crochet, au même endroit que son armure et ses autres armes. Regardant autours de lui, il se surprit à découvrir un endroit inconnu. Il se trouvait dans une modeste cabane qui lui fit rappeler celle qu’il avait construit de ses propres mains il y avait bien des années.

Le vieil homme se leva de la paillasse où il était couché en massant son crâne endolori. La porte s’ouvrit à ce moment, laissant apparaitre le saoulons de la cité varakiroise. Celui-ci portait une assiette remplie de poisson qu’il tendit au vieil homme affamé. Celui-ci le remercia d’un hochement de tête.

- Je dois en fait vous remercier pour autre chose que la nourriture. Vous m’avez sauvé d’une mort lente et je ne peux que vous remercier humblement.

Prenant une bouchée de poisson, Eramos continua ensuite en lui disant :

-  Nous n’avons pas eu le temps de nous présenter. Je me nomme Eramos, enchanté de vous connaitre.

Après une autre bouchée, celui-ci réitéra.

- Dites-moi, lorsque vous m’avez vu dans cette ruelle, qu’es-ce qui vous a décidé à m’aider ? Vous auriez pu passer votre chemin sans vous retourner.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 6 Mar 2016 - 21:57

Musashi avait fait un feu dehors. Sur un vieille grille, il rôtissait du poisson salé. Il n'en avait fait que pour lui, car l'autre était encore comateux. Il mit sa portion sur un plat de bois et rentra dans vers sa modeste cabane. Laissant le feu s'éteindre de lui même dans le sable fin qui s'allongeait au devant de la maisonnette de pierre et de bois, l'homme d'Hokusai ouvrit la porte pour y retrouver son guide éveillé. Il regarda avec regret son assiette et la tendit au vieil homme. Il y avait fort à parier qu'il en avait plus besoin. Le quinquagénaire prit l'assiette avec un merci dans les yeux. Avant même de se présenter, il dit:«Je dois en fait vous remercier pour autre chose que la nourriture. Vous m’avez sauvé d’une mort lente et je ne peux que vous remercier humblement.»

Il se présenta ensuite, sans grande cérémonie, avec seulement un prénom en guise d'identité; Eramos qu'il s'appelait. C'est alors qu'il mordit dans le poisson offert par Musashi. Ce dernier avait l'air terriblement sec. Le bretteur saisit cette occasion de se présenter à son tour: «Je me nomme Musashi Jisai, fils de Kanemaki Jisai, ronin natif de Hokusai et humble pêcheur du Varakir.» Il avait mentionné tout cela en abaissant la moitié supérieure de son corps vers son interlocuteur, comme il était coutume de le faire par chez lui. En se redressant, il prit un ton moins solonel et dit: «Je suis aussi alcoolique à temps partiel» avant de rire nerveusement sans regarder Eramos directement dans les yeux.

Eramos demanda encore: «Dites-moi, lorsque vous m’avez vu dans cette ruelle, qu’es-ce qui vous a décidé à m’aider ? Vous auriez pu passer votre chemin sans vous retourner.»

Musashi s'arrêta pour y penser un peu. Il dit ensuite: «Je ne saurais vous répondre avec exactitude, mais d'une part, je trouvais qu'une situation de combat où un seul homme se trouve contre plus d'une dizaine d'autres était injuste et déshonorable de la part de vos adversaires, si légitimes soient-ils. Là d'où je viens, nous ne réglons pas nos crises en envoyant une garnison. D'une autre part, l'opportunité d'un combat n'est pas souvent offerte dans la monotonie du quotidien d'un vulgaire pêcheur. Peut-être que le bretteur qui somnolait en moi s'est vu réveillé par l'alcool et la situation de danger imminente.» Il continua «Maintenant que nous sommes en relative sécurité, dites moi, à quel point sommes-nous dans la merde?
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Lun 14 Mar 2016 - 14:43

Hokusaï, cet endroit lui disait quelque chose. Eramos arrêta même de manger une fraction de seconde pour y songer, mais ce n’est que lorsqu’il entendit la réponse de Musashi sur ses us et coutumes locales qu’il se rappela complètement d’où il avait entendu parler de cette partie reculée du Varakir. Honneur, respect, loyauté, ces valeurs n’étaient pas seulement individuelles comme d’où l’ancien assassin venait, mais culturel. Là-bas, l’on vivait selon des rites bien particuliers où la famille, la communauté et la hiérarchie avait une place et une importance capitale. L’homme gris avait la chance d’être aussi érudit, lisant sans cesse.

Voyant que Musashi le saluait, Eramos déposa le morceau de poisson à moitié carbonisé près de lui et hocha de la tête brièvement en signe de réponse. Éludant la dernière question de son hôte, Eramos lui lança un regard perçant, voire analytique.

- Vous êtes bien loin de chez vous, ronin.

Le vieil homme balaya la bicoque miteuse où il se trouvait pour ensuite arrêter son regard à l’extérieur, vers la plage où l’eau de la mer des Larmes flattait doucement le sable doré des terres varakiroises.

Voulant se lever, Eramos chancela quelque peu avant de rééquilibrer de lui-même. Sa tête avait été bien amochée. Il se dirigea vers l’extérieur suivit de l’œil attentif de Musashi peut-être aussi curieux que soucieux que ce vieil homme venant de recevoir un si gros coup sur le crâne ait l’orgueil de se lever sans aide. Respirant à pleins poumons l’air salin, il ferma un instant les yeux afin de profiter du moment.

- Votre venue a-t-il un but ou est-ce le besoin d’arrêter cette vie de devoir qui vous a poussé à venir vivre aussi simplement ?

Il avait posée cette question sans réelle intonation, comme s’il avait pensé tout haut. D'ailleurs, il n’attendit pas la réponse de Musashi avant de se retourner vers lui.

- J’ai bien peur qu’en appliquant vos préceptes pour me sauver, vous vous soyez condamné à l’exil. Dagathor, le seigneur de ces terres possède un zèle unique pour chasser ce qu’il voit comme criminel. Vous aurez compris pourquoi des pauvres âmes vivent dans les égouts de sa ville.

Dépassant le regard de l’oriental, Eramos perdit son regard vers le nord, vers ses terres d’adoption.
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Musashi Jisaï
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Lun 14 Mar 2016 - 16:12

Quand Eramos était sortit sur l'alcôve de l'humble maisonnette de Musashi, il avait mentionné la terre natale de ce dernier. Musashi n'avait rencontré personne qui avait pu en parler avec une telle justesse. Des bribes de la part voyageurs, tout au plus. Le bretteur enviait le vieillard, lui qui s'était vaillamment battu la veille pour protéger la veuve et l'orphelin. Il se battait pour quelque chose, pour quelqu'un. Quand Eramos avait posé sa question, Musashi, lui, avait gardé le silence. Il n'avait rien à répondre. À vrai dire, il ne voulait pas répondre. Le ronin, s'il pouvait encore porter ce titre, écouta encore l'homme gris parler, non sans mélancolie. Il comprit qu'il ne pourrait rester ici plus longtemps. Le seigneur Dagathor était celui qui apprendrait la mort de maints de ses soldats ce matin et s'il ne tolérait pas le crime, il ne tarderait pas à rappliquer. Le pêcheur avait eu de la chance la nuit dernière, mais il ne pouvait se battre contre une légion. Il était dans de beaux draps.

Pendant le lourd silence, qui n'affectait véritablement que Musashi à cause de ses non-moins-lourdes pensées, ce dernier observa le dos d'Eramos qui, pour sa part, faisait face à la mer. De ce point de vue, il lui faisait presque penser à son père. Sa barbe grisonnante, ses cheveux cendrés, mais c'était autre chose qui avait éveillé la mémoire de l'escrimeur. Il dégageait la même énergie que son père. Une force tranquille. Comme l'océan qui dort sans véritablement être assoupi. Sur cette pensée, Musashi observa encore un instant de silence et jetant un regard triste au dos d'Eramos.

-Qu'allez-vous faire maintenant?

La vraie question que Musashi voulait poser était «Qu'allons nous faire maintenant», mais son orgueil l'en empêchât. Il n'était pas à la charge du barbu, et ce dernier ne lui devait rien. Il était résigné à quitter pour aller mener la suite de son existence misérable, peut-être sur l'autre rive de la mer des Larmes. À vrai dire, cela ne lui importait plus vraiment. La conscience du bretteur était lourde, mais voilée comme par un brouillard. Ce brouillard c'était le sans-cause qu'il était devenu.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Honneur et Survie   Dim 20 Mar 2016 - 13:16

Bien entendu, Eramos ne pouvait pas voir sa terre d'adoption, encore trop loin, mais il ressentait ce goût du voyage qui le guidait depuis tant d'années. Cette énergie capable d'encourager le plus stagnant des hommes vers une quête de sens. Le vieil homme était devenu un expert de ce genre de voyages lorsqu'il était encore assassin pour la Guilde, et aujourd'hui avec la Confrérie, même si ses buts n'étaient plus les mêmes, il pouvait renouveler avec ce mode de vie dépassant les simples capacités géographiques et l'endurance à marcher durant des jours.

Cœur d'aigle croisa le regard de Musashi à sa question. Cet homme ferait-il un bon partenaire de voyage ? Après tout, ils deviendraient partenaire de survie et ce n'était pas rien. Eramos avait toujours été un solitaire, ne faisant confiance qu'en ses capacités, mais ce guerrier à la fois stoïque et à l'aise à montrer ses faiblesses le rendait étrangement à l'aise.

- Je me demandais si vous vouliez voyager avec moi jusqu'à Bélin. S'entraider pourrait être une bonne façon de sortir hors de Varakir en un seul morceau. Je vais jusqu'à Hydrasil, la cité d'argent. Je ne vous demande pas de voyager si loin, seulement l'aide d'une personne aussi capable que vous pourrait m'être utile dans ma quête.

- Visiblement je n'ai plus ma place ici. Rester engendrerait probablement ma mort. Or sans votre aide j'aurais pu y rester. Sachant cela je crois que de vous suivre est la meilleure solution que je puis envisager.

- Alors ne perdons pas de temps. Rassemblez vos affaires, je vous attend ici.

Alors, les deux hommes se préparèrent à ce voyage qu'il ne connaissait pas encore comme étant celui qui forgerait une amitié. Musashi prit quelques vivres et son équipement de voyage avant de mettre le feu à sa cabane. Les deux hommes regardèrent le bâtiment partir en fumée, ce qui rappela à Eramos son propre début de quête où il avait fait de même avec sa maison familiale. Le passé du ronin, par ce symbole, était maintenant derrière lui. Ils quittèrent ensuite pour les montagnes séparant Bélin de Varakir, la première étape de leur voyage.
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