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 Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)

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Lilandrile Al'Sharam
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MessageSujet: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mar 19 Mai 2015 - 5:49

La m'avait d'abord paru longue, très longue pour être honnête, cependant je n'avais pas hésité une seconde. Voilà pas mal de temps déjà que je ne cessais de voyager, par mont et par vaux je devais bien l'avouer. Mes parents n'étaient pas tout à fait d'accord et aurait aimé que je finisse par me poser, mes frères leur donnaient volontiers raison. Mais moi, j'avais toujours pris l'habitude de voyager, de voir d'autre contrée, de chercher des herbes qu'on ne pouvait pas trouver ailleurs et d'ailleurs l'herboriste en chef de notre clan le savait parfaitement. J'étais rentré depuis moins d'une semaine dans ma famille qu'on me demandait déjà de repartir pour chercher une plante qui aurait soit disant des vertus curatives puissantes. Tiens donc, voilà un défi bien intéressant à régler, surtout que je n'étais encore jamais allé dans le territoire des orcs et encore moins dans une plaine de feu ou visiblement il n'y avait pas énormément de verdure. Comment cette plante se représentait-elle ? Comment allais-je pouvoir la ramener sans l’abîmer. Tant de question alors que j'étais encore sur le bateau. Partant de Varak pour arrivé près du château écarlate et partir ensuite pour les Steppes ardentes. Le chemin allait être long, comme à mon habitude, mais je rencontrais de nombreuses choses en route.

J'allais avoir de nombreuses histoires à raconter à mes frères s'ils voulaient bien me parler de nouveau. Ils avaient été tellement vexés que je reparte alors que je ne venais que d'arriver que j'avais la très nette impression que quand je reviendrais ce serait compliqué de leur parler. Je pouvais les comprendre bien entendu, ils n'arrêtaient pas de m'attendre, encore et toujours. J'avais toujours eu envie de les emmener avec moi, cependant, j'avais bien trop peur qu'il leur arrive quelque chose. Comment pourrais-je vivre en sachant que j'avais contribuer à la peut-être perte d'un de mes frère sérieusement ? Non, je ne pouvais pas faire ça, je ne pouvais pas décemment les prendre avec moi et pourtant, je voulais tellement leur montrer ce monde qui était le notre désormais. Ils auraient bien le temps, plus tard de se mettre dans des situations pas possible. Je soupirais pour moi-même, mon cheval hennissant doucement alors que le vide incommensurable et la chaleur se faisait de plus en plus sentir. Je ne savait pas réellement comment survivre ici, mais j'avais appris plusieurs choses des voyageurs du clan. Nous n'étions que trop peu mais soit. J'avais pris de quoi me restaurer, et des gourdes d'eau que je rationnais tranquillement.

Je venais tout juste d'entrer dans les plaines de feu, l'endroit où était censé se trouver la dite plante, lorsque je décidais de faire une pause. Il fallait bien que je prenne des pauses de temps à autres et puis nous avions sérieusement besoin je fis cependant partir la bête pour qu'elle trouve un endroit plus approprié pour elle. Ici, elle ne pourrait pas survivre. Heureusement pour moi, nous étions à la limite avec un endroit un peu plus acceptable pour elle. J'espérais sincèrement qu'elle trouverait ce qu'elle cherchait. Ou alors peut-être serait-elle capturé de nouveau par un marchand de chevaux. Je ne lui souhaitais pas, certains était parfaitement affreux et je n'aurais souhaité ça pour personne, pas même mon pire ennemi. Je soupirais doucement, reprenant alors quelques forces en mangeant tranquillement des fruits secs et en buvant un peu d'eau. Une fois ceci fait, je repris tranquillement ma route, cherchant avec mes yeux de faucon ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une plante. Bien entendu dans ce genre de désert les plantes devaient avoir une forme particulière. Heureusement que j'avais pris mon carnet d'herboriste pour tout noté.

J'avançais donc tranquillement, regardant à droite et à gauche. Cherchant ce qui pouvait ressembler à une plante. Je récupérais d'ailleurs plusieurs échantillons de ce qui semblait être de plantes. Dessinant tranquillement comment je les avait trouvé, marquant ce que je pouvais remarquer sur leur climat et plus j'avançais, plus je découvrais de choses sur ces plantes toutes plus fascinantes les unes que les autres, mais en un sens, j'étais certaine de ne pas encore avoir trouver la plante que tout le monde cherchait. On m'avait dit qu'elle possédait une fleur rouge. Ce n'est qu'en observant de loin que je remarquais alors une plante qui pouvait y correspondre, elle était encore assez loin, si bien que je finis par avancer tout droit dans la direction que j'avais remarqué sans prendre en compte ce qui pouvait arriver sur mon chemin. Ce n'est qu'après quelques pas que je me rendis compte que je n'étais plus assez prudente et c'est à ce moment là bien entendu que je finis par tomber nez à nez avec un orc. Bon, très bien. Je ne connaissais cependant pas les orcs ça ne me permettait donc pas de savoir exactement quoi faire. Je fis donc ce que je pensais être bien.


« Veuillez m'excusez, je ne comptais pas vous déranger, je cherchais juste à marcher tout droit sans regarder devant moi ce qui n'était pas judicieux. »


Je le regardais, mon visage fermé. Je devais parfaitement détonné avec mes vêtements gris, mes cheveux et mes yeux gris. Et bien que l'individu devant moi soit plutôt grand, je devais aussi avouer que je n'avais franchement pas peur. En cas de besoin je n'aurais plus qu'à me battre et puis... bon d'accord, je n'avais foncièrement pas envie de me battre, mais bon au besoin, je pouvais toujours. J'espérais qu'il ne prendrait pas trop mal mon intrusion. J'aurais vraiment dû demander plus de précision sur les orcs avant de partir. Quelle idiote je faisais.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Jeu 21 Mai 2015 - 12:44

Le soleil lui brûlait le dos depuis plusieurs jours, ses yeux ne ressentaient plus la souffrance que procurait le sable ou la poussière. Il avançait en tête d'une dizaine d'orc en armure, une escouade d'éclaireurs des Dissidents qui surveillaient leur nouveau territoire. Garkach avait pris le commandement des éclaireurs cette fois-ci, songeant que la place d'un Chef de Clan n'était pas sur le trône seulement mais aussi sur le front. De plus, les orcs respectaient plus leur Leader si celui-ci combattait avec eux.

Alors qu'il avançait parmi les dunes et les roches, Garkach renifla l'air en plissant les yeux. Une étrange odeur lui venait aux narines, une odeur qu'il n'avait pas senti depuis des années....Qu'était-ce ? Il en trouva l'origine rapidement dans le creux de Dunes, une silhouette mince qui n'avait rien d'une Orque ou d'un Nain. Grondant, il dispersa ses soldats autour de l'étrangère tandis qu'il désirait lui faire face.

Descendant avec précaution dans les sables ardents, Garkach fronça ses sourcils tandis qu'il sentait en lui ses instincts barbares faire surface. Il avait soif de sang, de violence mais il calma se besoins en expirant longuement. Plus il s'approchait, plus sa curiosité grandit. Ce n'était pas une créature commune dans ces régions.

Grondant, déployant sa masse de muscle devant la frêle créature, Garkach serra le manche de son imposante hache en cas de besoins. Il l'observait de ses yeux sauvages alors que ses tatouages luisaient sous le soleil du désert puis fronça les sourcils lorsque la créature lui parla. On aurait dit une enfant mais pourtant il ne sentait aucune peur en elle. Son honneur l'empêchait de s'en prendre à une enfant mais l'était-elle ?

"-Tu te trouves sur mes terres, Etrangère. Qui es-tu ? Qu'est-ce que tu es ? Répond."

Garkach parlait sèchement, il n'avait que faire de la gentillesse dans ces terres où on luttait pour survivre tandis qu'il soufflait sur le visage de la Femme.
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 27 Mai 2015 - 4:12

Spoiler:
 

Je regardais la personne qui se présentait devant moi. Haut d'au moins deux mètres, il n'était finalement pas beaucoup plus grand que moi. Du haut de mon mètre quatre-vingt j'étais tout de même loin de ressembler à une gamine, pas comme Eliaë qui ne faisait qu'un mètre soixante. Un ptit bout de femme, mais un cœur puissant à toute épreuve. Un sourire intérieur se dessina dans mon esprit et puis je me remis dans le présent. Je ne savais pas comment le dire, mais je le trouvais déjà antipathique. Je n'avais pas d'à priori sur les différentes races, personnellement, je me fichais bien de qui vivait ici tant qu'il le faisait en harmonie avec la nature, sans la détériorer. Par contre sa façon de dire qu'ici il s'agissait de ses terres me fit légèrement grincer des dents. Les Éladrins savaient une chose : la terre n'appartenait qu'à elle-même et personne ne pouvait la domestiqué. Alors qu'il dise ici qu'il s'agisse de ses terres ne me plaisait pas réellement. Tout comme les autres Éladrins mon interaction avec la nature était somme toute fusionnelle. J'avais grandis en son sein, j'avais évolué grâce à elle, et évolué à travers elle. Je la comprenais tout autant que je la recherchais. S'était aussi pour cela que je vivais à Bélin et pas autre part. Je laissais cependant cela de côté, la sagesse des Éladrins, je ne l'avais pas encore atteinte mais je savais que faire ressortir ce genre de chose dés le début d'une conversation n'était pas franchement une bonne idée.

« Ravie moi aussi de vous rencontrer. »

Une petite pique, je ne pouvais pas m'en empêcher. Ce n'était pas bien méchant, mais sa façon de s'adresser aux autres était réellement déplacer. Surtout que même si j'étais entouré, ça ne voulait certainement pas dire que j'étais sans défense. Les lames dans mon dos n'étaient pas là pour faire jolie, de plus, j'étais bien plus âgé que n'importe lequel d'entre eux. Alors franchement ce n'était pas un orc qui allait me faire peur.

« Vous savez, si vous voulez éviter de braquer les gens contre vous, vous devriez éviter de donner des ordres à des étrangers sans les connaître. »


Ce n'était qu'une constatation, et je repris bien vite.


« Je suis une Éladrins, voilà ce que je suis. Forcément, je doute que vous connaissiez réellement mon peuple, peu d'entre nous voyage. »

Mon peuple avait choisis d'être sédentaire. Les années passaient et nos traditions se perduraient, mais peu d'entre nous ne se lançaient dans le voyage, préférant rester entre eux. Les autres avaient une grande tendance à ne pas nous comprendre, mais moi, j'avais toujours voulu m'en aller, toujours voulu voir autre chose et apprendre des autres. S'était ce qui faisait ma force et non pas ma faiblesse, je cherchais à comprendre le monde et malgré mon âge avancé contrairement à tous ceux que je rencontrais, par moment, j'avais l'impression de ne pas réellement les comprendre. Je soupirais intérieurement et reprit tranquillement.

« Lilandrile, c'est ainsi que l'on me nomme. »

Autant donné le prénom avec de se voir entendre quel est ton nom chose étrange. J'avais passé mes cheveux derrière les oreilles pour montrer mes oreilles pointues. Je n'étais pas certaine qu'il connaisse mon peuple, mais soit dit en passant, nous étions un peuple plutôt pacifiste. Je n'étais pas du genre à sortir mes armes à chaque fois aussi préférais-je parler, enfin parler n'était pas non plus trop mon truc, j'évitais généralement les autres, parce que mon attitude ne montrait rien de mon altruisme, parce que quand on me regardait on ne voyait qu'une jeune femme froide et aussi parce que quand je parlais, aucune émotion ne semblait transparaître dans ma voix.

« Et pour vous dire. Les terres, elles n'appartiennent à personne si ce n'est à elle-même. Vous ne pouvez pas revendiquer une terre comme vôtre même si vous vivez dessus. Si elle en a envie, la terre vous laisse, sinon, elle vous chaque par n'importe quel manière. »

La preuve en était avec notre peuple qui avait dû immigré sur Ildirith alors qu'Etragor était un endroit tellement chaleureux. Je soupirais intérieurement une autre fois et reprit tout aussi calmement et froidement que les autres fois.


« Je suis ici pour trouver une plante médicinal. D'après l'herboriste en chef de mon clan, elle permet de créer un cataplasme curatif très puissant. Je ne veux nullement vous embêter. Une fois cette plante trouvé, je m'en vais comme je suis venu, comme si je n'étais jamais venue. »

Je le regardais tranquillement sans me démonter, de toute façon qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Tenter de me planter sa hache dans la tête ? Depuis combien de temps se battait-il ? Moi ça faisait largement plus d'un demi-siècle, disons plutôt soixante dix ans. Contrairement à lui, je connaissais probablement des techniques de combat qui lui était étrangère, mais j'espérais quand même ne pas avoir à me battre, parce que ça me mettrait en retard et aussi parce que j'avais promis de rentrer rapidement à la maison et mes promesses, je les tenais toujours.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 27 Mai 2015 - 5:26

Je la détaillais avec attention alors qu'elle gardait le silence, je ne craignais rien d'elle malgré ses armes, non en cause mes Soldats autour de nous, ni les flèches qui la visaient actuellement ou encore le fait que je la sous-estime...A vrai dire, je ne sous-estimais jamais personnes. Mais je voyais en elle, malgré une froideur certaine, des traits arrogants qui m'énervaient de plus en plus. Lorsqu'elle me provoqua légèrement par une pique, je lâchais un grondement de colère alors que je serrais la hampe de ma hache de guerre, pour contenir ma haine.

C'était une étrangère, ses paroles le prouvaient mais cela ne me faisait rien, elle n'était rien de plus. J'écoutais silencieusement ses paroles tandis que je restais droit et fier, témoignant de la force d'un véritable Chef de Clan alors que le soleil me cuisait la peau. Finalement, elle me révéla ses origines qui m'étonnèrent. Une Eladrin dans ces terres avaient de quoi étonner après tout !

"-Je connais les tiens...Autrefois, j'ai rencontré un Eladrin durant un voyage."

Cet Eladrin était différent de cette femelle, me disais-je. Lorsque j'avais rencontré sa route, nous nous étions affronté avant qu'il ne m'attache finalement après une victoire rapide. J'étais jeune et j'avais encore à apprendre mais ce Rôdeur m'avait appris énormément.

"-Avant que je ne le tue."

Grondant tandis que je laissais exprimer ma haine, cette colère sourde qui nous rongeait de l'intérieur moi et les miens depuis des siècles de guerres, de survies et de massacres, je reposais mes yeux sur elle en les plissant en songeant à ses dernières paroles, une foutue utopiste qui me fit cracher un ricanement mauvais.
Crachant sur le sol, je levais le menton en retrouvant mon calme puis je plantais ma hache dans le sol de sable en dévoilant mes crocs dans une mimique dominatrice, chez les miens, qu'elle ne comprendrait sûrement jamais.

"-Ces terres se sont dressés face aux miens, je confirme tes paroles mais contrairement aux tiens, nous, nous les avons dompté. Elles sont notre à présent et nous massacrerons touts ceux qui voudraient nous la voler."

Là, les choses étaient claires. J'avais guidé les miens ici pour des conquêtes et je ne pouvais comprendre réellement la façon de parler de cette Femelle. Que cela soit des animaux, des éléments, des peuples, tout peut être dompter avec la force.

"-Tu t'adresses au Chef des Dissidents, Eladrin et si tu désires survivre, méfies-toi de tes paroles...Qu'elle est cette plante que tu désires saisir sur mes terres ?"

Hormis la pique et le fait de lui faire comprendre que c'était bel et bien mon domaine, la plante m'intéressait réellement par ma nature curieuse. J'aimais la connaissance et surtout dans les plantes de part mes origines, j'observais légèrement vers l'horizon tandis que je repèrais mes soldats, prêt à tirer si besoins était. Les Eladrins étaient dit sage, le serait-elle ?
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Lilandrile Al'Sharam
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Jeu 28 Mai 2015 - 13:21

Franchement, ce type ne comprenait rien à rien. Soit j'avais vécu trop longtemps, soit quelque chose lui était tombé sur la trombine. Il ne pouvait pas sérieusement pensé que les terres se domptaient par la force ? La nature acceptait qu'on l'habite, elle acceptait qu'on la domine en un sens, mais jamais, ô grand jamais elle ne se trouvait dompté. Elle n'était pas un objet ou un animal, si elle désirais autre chose pour elle, si elle en avait assez de cet oppression, elle se soulevait et engloutissait tout ceux qui avait le malheur de se trouver sur sa route. Mais je pouvais comprendre sa façon de voir les choses. Les Éladrins étaient des être de sagesse, il vivait depuis longtemps, avaient vu de nombreuses. Eux, ils étaient encore des enfants pour nous. Ils ne comprenaient rien du tout, ils ne comprenaient pas ce que nous, nous avions vus de nos yeux. Je ne pouvais leur en vouloir, même si je craignais pour eux. Si la terre décidait de les laisser tomber, elle les tuerait tous sans exception. Malgré ma froide apparence, malgré cet air hautain, en vérité je m'inquiétais de tous. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée, je remarquais bien que ce que je disais ne lui plaisait pas, je remarquais aussi que sa façon d'être me prouvait qu'il était voulait être dominant, mais s'il avait rencontré un Éladrin, ça ne voulait pas dire qu'il nous connaissait tous. Bien au contraire, c'était le problème avec nous autres peuple qui vivait depuis longtemps, passé un siècle, on découvrait enfin notre personnalité et elle était différente pour chacun d'entre nous.

« Vous devriez tout de même vous méfier, ce n'est pas parce que vous avez rencontré un Éladrin que vous nous connaissez tous. Le problème entre vous et nous, c'est que lorsque vous serez mort, nous vivrons encore. Le temps n'a qu'une emprise minime sur nous et c'est pour cela que chaque Éladrin est différent. Personne jamais ne se ressemble, mais c'est encore plus vrai pour un Éladrin, suivant ce qu'il a vécu, suivant la vie qu'il a mené, tout peut être différent. »

J'en savais quelque chose, voilà un siècle et dix années que je vivais et j'avais rencontré nombre de personne que ce soit de mon peuple ou d'autre peuple. Et chaque personne de mon peuple que j'avais rencontré était totalement différente de celle que j'étais. Je repris néanmoins.

« Personnellement je ne veux pas votre terre. Je préfère largement les terrains boisé dans lesquels je suis bien plus à mon aise. Après tout, je suis né dedans, une certaine affinité est née entre nous. »

Il ne pourrait certainement pas comprendre, seul un Éladrin le pourrait de toute façon, mais je ne lui en voulait pas du tout. Nous avions chacun notre culture. Nous avions chacun notre façon de vivre, nous étions différent et sur bien des points, cependant là ou nous semblions tous deux en accord s'était probablement sur notre curiosité, je pouvais sentir la sienne.

« Eh bien il s'agit d'une plante un peu particulière si j'en crois les descriptions et ne vous en faites pas pour mes paroles, malgré votre armée, je n'ai pas peur de vous. »

Je le regardais tranquillement et repris la parole tout aussi calmement.

« Cette plante est tellement différente des autres que même sa couleur l'est. Alors que les autres plantes ont une tige verte et des feuilles vertes, celle-ci possède des feuilles et une tige de couleur noir comme le charbon. Ses fleurs quand à elle sont réellement magnifique et d'un rouge sang assez impressionnant ce qui bien entendu crée un magnifique contraste avec le reste de la plante. Elle vit si j'en crois les sages de chez nous dans les fissures de la terre et de la roche ce qui fait que cette terre est parfaite pour la faire éclore. Elle n'a pas besoin d'énormément d'eau car elle garde très bien le peu qu'elle acquiert, mais une grande quantité de soleil lui est obligatoire si elle veut grandir. Elle fabrique elle-même ses propres nutriment grâce aux soleil d'ailleurs. Si vous permettez. »


Je laissais tomber mes explications pour fouiller dans ma sacoche et je relevais la tête une fois que je sortis un genre de cahier. La reliure semblait très ancienne et les pages à l'intérieur était du parchemin sublime et de très bonne facture. Je tournais doucement les pages et montraient alors une illustration de la plante à l'orc en face de moi au moment ou je pris ma vision du faucon. Mes pupilles grises changèrent alors devinrent les yeux de l'oiseau, mon ouïe s’accrut dans le même temps. Et je finis par regarder l'homme en face de moi tout en vision du faucon.

« Je pense que vous feriez mieux de déployer vos hommes d'une autre façon. Vous avez de la visite et contrairement à moi, ils ne semblent pas particulièrement pacifiste. »

Effectivement, au loin arrivait une petite troupe de personnes je ne pouvais pas encore correctement les distinguer, mais elles n'avaient rien de pacifique. Je me demandais bien si s'était de la famille.

« De la famille à vous ? Ou pas du tout ? »

Je le regardais tranquillement. Pas de peur, pas d’excitation dû au peut-être combat approchant, rien, mise à part de la curiosité et de la froideur. Désolé, mais j'étais ainsi, depuis bien trop longtemps. Je connaissais les voyages et je savais qu'ils n'avaient rien de reposant, mais j'avais espéré que celui là me permettrait d'éviter de me battre. Visiblement, à chaque rencontre j'avais un combat qui m'attendait. J'attendais donc de savoir s'il s'agissait d'ami à lui ou pas du tout.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Jeu 28 Mai 2015 - 14:54

Les races qui vivent des siècles, ne connaissent rien à la vie me disais-je. Elle parlait des années que les siens vivaient, se croyaient-elles supérieures en cela ? Je pouvais écouter sa vie rapidement et d'un geste, nous étions sur un même piédestal car nous étions de chairs touts deux. Puis....Certains de mes orcs m'avaient lancé des piques plus provocantes que les siennes mais ça ne me laissait cependant pas indifférent. La plante dont elle parlait, ne m'était pas inconnu en ayant vue celle-ci dans les canyons plus loin où nous étions mais je ne savais pas qu'elles étaient si particulière que cela.

Mais à quoi servait-elle réellement ? C'est ce que je désirais savoir, point qu'elle soit jolie ou non. Je doutais sincèrement qu'elle soit ici, loin de ces "bois" pour simplement y cueillir une jolie fleure, non sûrement pas. Je grondais lorsqu'elle tandis son livre, l'observant rapidement du coin de l'oeil en restant sur mes gardes, n'ayant aucunes confiances pour les étrangers puis je plissais les yeux à ses paroles.

Quelque chose résonna dans les dunes alentours, comme un rocher tombant d'une parois rocheuse et je dévoilais mes crocs férocement à ce signal. Je levais ma hache en l'air en grondant, ne quittant pas l'étrangère des yeux alors que mes soldats sortirent de leurs caches pour me rejoindre.

'"-Ce ne sont pas mes Orcs, Lilandrile mais des rebelles que nous massacrons ici même pour les Griffes-rouges."

Son nom m'était difficile à prononcer par ses sonorités douces alors que nous autres, Orcs comme Nains, employons des mots plus graves et tranchants. Haussant les épaules en lui tournant le dos comme si elle m'importait peu, j'observais mes Soldats qui approchaient en dévisageant l'étrangère. Eux, n'avaient jamais vue un Eladrin et même si ils n'avaient aucunes haines envers ce peuple, ils restaient méfiants.

"-Soldats, qu'est-ce qui nous vient ?
-C'est la tribu de Corne-Sanglante, mon Chef. Ils ont refusé de se plier devant nous lorsque vous avez fait passé votre message auprès des Nomades, nous avons reconnu leur étendard.
-Bien...En formation, Orcs ! Laissez en quelques uns survivre...Tuez les autres.
-Oui, Chef !"

Mes soldats me saluèrent comme nos coutumes l’exigeaient alors qu'ils grondaient en souriant férocement à l'approche de la bataille, l'appel du sang nous touchait tous alors que nous savions que dans quelques instants, nous pourrons déchaîner librement notre violence primaire. J'observais en coins les armures que nous avions forgé pour les Dissidents, robustes et laissant d'amples mouvements possibles, la plaque luisait. Pour ma part, j'avais cédé à de la maille mais l'essentielle n'était que du cuirs et des lanières.

Je n'avais pas besoins de protection.

Me tournant vers Lilandrile, j'observais l'étrangère pour savoir si elle chercherait à en profiter pour fuir, nous attaquer ou combattre à nos côtés. Qu'importe son choix, je n'avais aucune crainte mais cela m'aiderait à savoir si je la tuais avant les Nomades ou non. C'est alors que je plissais les yeux en entendant les cris des Nomades qui approchaient.

Ils arrivaient en haut des dunes en courant, dans des pagnes en pailles alors qu'ils tenaient dans leurs mains des lances en bois ou des masses de pierres. Ils étaient primitifs, comme touts les Orcs hormis les Dissidents mais nous l'avions été nous aussi, me disais-je. Je reportais mon regard sur l'étrangère en grondant et dévoilant mes crocs :

"-Choisis ton camps maintenant et prépares toi à mourir avec celui-ci, Eladrin."

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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Ven 29 Mai 2015 - 6:35

Sa voix rauque et les accents gutturaux de sa langue agressèrent alors mon ouïe accrue. Moi qui avait pensé qu'il s'agirait de simple voyageur, de gens qui comme moi désirait seulement visiter la région. Mais non, qui essayais-je de convaincre de cette façon ? J'avais remarqué dés le premier coup d’œil qu'ils étaient armés comme s'il faisait la guerre rien qu'en marchant et puis je savais parfaitement que ces étendues nues se tenaient de trop nombreux combats, combat qui sérieusement manquait parfois de panache. Je laissais donc tomber mon ouïe, regardant l'échange entre les deux orcs. Pourquoi fallait-il toujours que tout soit régit pas la violence ? Parfois parler suffisait amplement, alors pourquoi trop de personne cherchait plutôt à utiliser les poings que les mots ? Je ne pouvais le nier, la bataille, je l'avais dans le sang, contrairement aux autres Éladrins, je voyageais bien trop pour laisser la sagesse me dictait constamment mes actes, la pacification de mon peuple ne coulait pas dans mon sang, d'ailleurs mon père était un combattant aguerrit, normale que le combat coule dans mes veines, cependant je préférais nettement parler avant, voir si un terrain d'entente était possible, mais bon de ce que je voyais, les orcs étaient semblable à leur réputation, il n'hésitait jamais à prendre les armes et la force pour eux valait la parole pour nous.

« Bon puisque ce ne sont pas amis, je suppose que je n'ai pas réellement le choix. »

Effectivement, je n'avais pas le choix. Peu importait comment les choses étaient, peu importait comment elles se présentaient, j'étais en train de parler avec les ennemis de ceux qui arrivait et si je choisissais de fuir, il tenterait probablement de me tuer. Et puis j'étais venue ici pour avoir cette plante, je n'allais probablement pas partir maintenant n'est-ce pas ? Et puis hors de question pour moi de me défiler, peu importait ce qui pouvait arriver, peu importait le futur, même si je devais mourir ici, je combattrais, parce que j'avais toujours combattu, parce que je n'hésitais jamais. Je posais alors ma besace derrière un rocher histoire de l'épargner et regardais la mise en place des troupes avec mes yeux de faucon. S'était d'ailleurs très impressionnant qu'il n'est rien dit à propos de mes yeux, ils étaient devenus après tout comme ceux d'un faucon, pupille noir et contour jaune, la seule note de couleur chez moi d'ailleurs. J'entendis alors sa dernière phrase et un vague sourire perça la carapace rigide de mon visage.

« Oh, vous vous trompez lourdement. »

Je le regardais tranquillement, dégainant mes Sharak'Ot, des épées aux lames légèrement courbé et dont les poignée était elle aussi légèrement courbé, des armes d' Éladrin sans aucun doute. Des armes forgés dans le clan Hilvanian et qui m'avait tapé dans l’œil dés le départ. Contrairement aux orcs, je ne portais aucune armure, jamais, j'avais appris à me battre sans, sans jamais me demandé ce qui pouvait arriver, sans jamais me demander ce qui se passerait si je prenais un coup, j'avais l'agilité et l'expérience du combat. Ils avaient la force certes, mais un coup fort ne remplaçait jamais les coups bien placé. Et puis je possédais de nombreux autres dons qui pourrait m'être utile, dont la vision du faucon, décelé les failles et connaître ses adversaires rapidement c'était un point essentiel.

« Je ne meurs jamais sauf si je l'ai choisis. »

Je ne comptais pas laisser qui que ce soit me tuer aujourd'hui, je mourrais quand je l'aurais décidé, ou quand le monde ne tournerait plus rond pour moi. De toute façon qui s'en fichait ? Mis à part ma famille, je n'avais personne et s'était tout aussi bien ainsi, je pourrais mourir en paix sans avoir peur de laisser qui que ce soit derrière moi. Je reposais donc mon regard sur le groupe qui arrivait vers nous, m'avançant tranquillement, je me tenais encore aux côtés du chef des dissidents -dont je ne connaissais soit dit en passant pas le nom- je détaillais nos assaillants pendant un temps et finalement reprit la parole.

« Visiblement ils ont toujours la même technique, le côté gauche est leur côté le plus faible, de plus, leur faiblesse se situe au niveau de leur jambe. Feinté et frappé. Enfin je ne vous dit pas quoi faire bien entendu, je l'énonce pour moi. »

Je ne quittais pas la vision du faucon et hochait la tête envers le chef et puis finalement je me jetais dans la bataille. Les orcs de par leur nature était plus lourd que nous Éladrin. Là où il ne faisait qu'un geste, j'en faisais au minimum trois de par ma vitesse et mon agilité. Je feinté donc lorsque j'arrivais près du premier orc qui se jeta sur moi, je me baissais rapidement alors que l'arme passait de dessus de moi et me relevait rapidement en sautant pour finalement me tenir derrière lui et planter l'une de mes lames dans son torse. Ça coupait nettement mieux que ce qu'on voulait bien croire. Je continuais ainsi ma danse macabre, usant de ma vitesse de ma rapidité et de mon agilité pour me défaire de mes adversaire, sans réellement me demander ce qu'il en était pour les autres.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Sam 30 Mai 2015 - 13:42

Les Cornes-Sanglantes connaissaient ces terres mieux que personnes, ils y étaient nés et y régnaient autrefois en temps que maître avant l'arrivée des Dissidents, ils ne portaient pas de véritables armures mais ils étaient vifs et surtout coordonné. Lorsqu'un ne suffisait pas, les autres complétaient ses attaques en envoyant leurs lances pour former une véritable prison de piques. Sans parler du poison qui imbibait les pointes, issu des scorpions des plaines de Feu, ses effets étaient immédiats, débutant par d'atroces brûlures, la paralysie et la mort dans une lente agonie.

De plus, le soleil était ardent dans cette région du désert et le fait de porter une armure pouvait rapidement devenir handicapent pour ceux qui n'étaient pas habitués à ce climat désertique, l'épuisement arrivant plus rapidement qu'en des terres moins arides. Le sable vous absorbaient les pieds et vous glissiez plus souvent que vous ne le désiriez...


***

J'observais mes Soldats se placer autour de nous avec discipline, formant un triangle dont j'étais la pointe. Septs portaient leurs boucliers à pointes à leur bras, leur hâche en main dans l'autre alors qu'ils formaient un mur d'acier, les trois autres bandaient leurs arcs en visant l'ennemis, prêt à faire feu. Quant à moi, je saisissais le bouclier d'un des archers pour le soulever sur mon bras gauche, tenant mon arme d'une main en grondant. Aaaah...La guerre.

Mais je plissais les yeux en observant l'étrangère qui fonçaient dans les rangs de l'ennemis, qu'elle ne devait pas connaître à priori tandis qu'elle tombait dans leur piège le plus commun : Faire croire qu'ils étaient faibles, encercler l'ennemis et le piéger entre leurs lances dans toutes les directions. Je n'avais pas envie que cet Eladrin meurt maintenant, pas avant d'avoir des réponses et qui sait ? Peut-être y aurais-je à gagner mais son comportement m'agacer de plus en plus.

"-Dissidents ! Béliers !"

Mes pieds s'avancèrent doucement tandis que mes soldats répondaient dans des cris de guerres puis nous nous mirent à accélérer vers l'ennemis en grondant, levant nos boucliers dans un mur de pointe alors que j'observais une dernière fois l'Eladrin qui faisait un carnage mais qui n'en avait plus pour longtemps, les Orcs l'encerclant rapidement et se préparant au coup final. Les archers semblèrent avoir compris que l'étrangère était notre alliée, retardant le piège d'une salve de flèche en abattant deux orcs. Mais j'entrevis le second piège du coin de l'oeil.

Chargeant de plus en plus vite, mon coeur frappant de plus en plus fort dans mon torse alors que l'adrénaline et la soif de sang grimpait en flèche, je relâchais un rugissement de guerre qui résonna à ses lieux à la ronde, suivit de ceux de mes Soldats lorsque nous arrivions enfin au corps à corps. Mon bouclier fut violemment percuté par un orc qui s'y empala en couinant alors que je le retirais sur le côté pour faire passer l'Eladrin derrière le mur d'acier avant que nous ne l'empalions.

Puis notre avancé cessa lentement alors que les Cornes-Sanglantes reformaient leurs lignes et que nos boucliers étaient chargés d'un corps chacun. Souriant en coin, je levais alors ma hache en l'air en rugissant vers mes soldats : Le déploiement.

Moi et les miens balancèrent violemment nos boucliers sur le côté en ouvrant notre rempart alors que des flèches nous couvèrent, venant de l'arrière, puis je balançais de toute mes forces ma hache en avant, balayant le rang de nomades qui me faisait face. L'un d'eux termina les entrailles à l'air alors qu'un autre para de sa lance, l'idiot ! Je lâchais mon bouclier en tirant sa lance vers moi, l'Orc volant vers mon crâne qui le frappa violemment dans le visage, l’assommant alors qu'il roulait en bas de la dune, aux pieds des archers.

Gardant la lance, je la jetais avec force en avant, sifflant, elle se planta alors dans le ventre d'une jeune Orque qui se plia en deux en gémissant mais mes yeux fixaient alors un prochain assaillant, aux nombreux tatouages qui manqua d'un cheveux de m'empaler sur sa lance. Grondant devant cette attaque hors pairs, j'envoyais alors le tranchant de ma hache dans son abdomen avant qu'il n'ait le temps de reculer.

Je profitais de ce léger temps d'arrêt pour observer mes soldats qui luttaient farouchement après un déploiement réussit, profitant également de ça pour ramasser mon bouclier alors que les Nomades semblaient se disperser après cette charge brutale. Néanmoins, je restais plus que vigilant alors que mes yeux cherchaient l'Eladrin dans ce chaos.
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Lilandrile Al'Sharam
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Lun 1 Juin 2015 - 12:44

Ce combat allait être on ne peut plus divertissant, même si en un sens je déplorais les pertes que cela allait amener. Pourquoi tout se devait-il d'être régler par la force ? Finalement rien n'avait réellement changé depuis l'ère du Grand Cauchemar. En un sens, je regrettais fortement que la grande maladie nous ai chassé de nos terres. Trouver refuge ici n'avait pas forcément été la bonne chose pour mon peuple, ou peut-être que si, mais à voir la violence, nous qui chérissions la paix et la connaisse, je doutais fortement que cela plaise. Je pouvais comprendre ceux qui, comme nos anciens avaient décidés de ne pas se mêler des problèmes des autres peuples et qui ne cherchaient d'ailleurs pas plus à les connaître. La peur d'être corrompus, la peur d'être complètement détruit de par ces différentes culture qui pour certaine nous paraissait barbare et primitive n'était pas franchement évidente à dépasser. Pour ma part, j'étais on ne peu plus différente. J'avais grandis sur les terres d'Etragore bien entendu, je connaissais la valeur de notre savoir ainsi que la valeur des choses, mais ma vie m'avait poussé à changer. Contrairement aux autres, j'avais passé la mer bien rapidement pour apprendre la magie, j'avais connu les humains, les Aasimars, les Tiefflins et toutes ces races qui se côtoyaient en Ildirith, je les avais connu avec que la grande maladie ne pousse mon peuple à se réfugié sur le continent, laissant alors nos terres à l'abandon. Des années de souvenirs partit en fumée à cause d'une maladie dont personne en connaissaient réellement l'origine.

Cela avait alors pousser mon peuple à choisir, à devoir vivre en harmonie avec des peuples plus primitif et chétif, dont la mémoire n'était qu'un pauvre fragment que ce que la nôtre pouvait faire. J'avais parfois l'impression d'être comme nos vieux sages qui méprisaient les autres et se sentaient supérieur, mais ce n'était pas réellement ça. J'avais l'expérience de l'âge. Alors que leurs vies s'arrêtaient, la notre continuait inexorablement. Alors que leur passé s'effaçait, le notre était toujours bien présent et se rappelait à nous. Contrairement à eux, notre mémoire nous montrait que nous étions différent et sur beaucoup de point. Mystérieux, étrange, sans aucun doute condescendant, mais tellement différent. Que ce soit des Humains qui nous ressemblaient le plus pour des orcs ici plus primitif, pour nous, leur vie n'était rien qu'un point éphémère. Cela nous rendait-il meilleur ? Non, je ne le pensais pas. Cependant, là où chacun nous trouvait trop fragile, là où chacun pensait qu'un encerclement d'orc et qu'une technique somme toute primitive de combat allait nous exterminer, nous tuer, ce chacun avait tord. Car nous ne faisions pas que combattre contrairement à eux. J'analysais la situation à chaque moment, à chaque geste. Mes gestes étaient plus précis que les leurs ne le seront jamais.

Certes, ma force n'égalait pas la leur et j'en étais soit dit en passant heureuse. Si je m'étais montré aussi bourrin, je crois que mes ancêtres se serait retourné dans leur tombe. Mon regard analysait toujours la situation lorsque je remarquais finalement les orcs passer devant moi pour quoi ? Probablement me protéger. J'avais l'impression que personne ne connaissait réellement les Eladrins et si le chef se défendait d'en avoir tuer un, je doutais fortement que celui qu'il avait soit disant tué, soit un véritable Eladrin. Nous étions sur cette terre depuis peu, trop peu de temps pour qu'il ait réellement croisé l'un des miens, cependant je m'en fichais. Je n'étais pas venue pour me quereller et si mes paroles, froides, sèches et distantes ne m'avaient pas aidé à m'en faire un ami -ce qui soit dit en passant n'était pas réellement mon but non plus- j'étais par contre convaincue que ma façon de faire ne lui plaisait probablement pas. Je m'en fichais éperdument. Qu'espérait-il sérieusement ? Que je sois bien sage derrière son dos alors que je me battais depuis plus de soixante dix ans sans jamais faillir. J'avais été blessé, j'avais même faillit mourir je le concevais, mais cette bataille ne pourrait certainement pas me tuer.

Fierté mal placé ? Il y avait de cela, mais l'expérience venait en combattant. Je n'aurais jamais eu dans l'idée de défier ceux de mon peuple, plus vieux que moi et dont le travail était le combat, parce que je savais une chose. Peu importait la culture, les plus vieux ont l'expérience du combat, ils sont toujours plus doué que vous. Que vous le vouliez ou non. Ils apprennent constamment de nouvelles choses, augmentent leur savoir, mais aussi leur potentiel. Leur gestes se faisaient plus aiguisé et si nous n’atteignions pas la force d'un orc, niveau ingéniosité, nous les valions très largement. Je laissais tomber les pensées, ce n'était pas elles qui allaient pouvoir me faire gagner ce combat, non. Les pensées n'arrivaient qu'à faire une seule chose, vous distraire du mieux qu'elles le pouvaient. Je soupirais doucement et reprit ma danse macabre jusqu'à ce que finalement les rangs soient on ne peu plus élagué. Je regardais mes lames, rougies par le sang d'un peuple que je ne connaissais pas et que je ne voulais pas réellement connaître. Ce qu'il m'en avait montré ne m'aidait pas franchement à l'apprécier. Se croire supérieur à tout, se penser meilleur que tout et surtout penser que la force peut tout vaincre. Peut-être qu'ils devraient sortir un peu de ces contrées.

J'arrêtais donc le combat, regardant autour de moi. L’œil du faucon me permettait de percevoir ce que l’œil normal ne pourrait même pas imager voir. Mon ouïe me préviendrait de ce qui arriverait près de moi, mais plus rien ne pouvait venir vers moi, parce seul les corps jonchaient désormais le sol. Je pouvais d'ailleurs remarqué que quelques orcs s'étaient éparpillés et commençaient à reculer. Se préparaient-ils à s'éloigner du combat ? Je n'en savais rien, mais pour l'instant je ne cherchais pas franchement à le savoir. Car au delà de ce carnage, je priais silencieusement pour leurs âmes retournent à leur dieu et qu'il puisse en prendre soin. De brave guerrier, mort pour une cause perdue d'avance. Pourquoi les guerriers se devaient-ils de toujours mourir ainsi ? Je me demandais bien si ce n'était pas pour cela que je me battais, pour mourir. Mourir serait peut-être une porte de sortie honorable. Ma famille me pleurerait une fois pour toute et ce serait terminé, ils n'auraient plus à s'inquiéter constamment comme il le faisait maintenant. Mais il m'en voudrait très certainement.


« Tout cela pour une terre qui n'appartient de toute façon qu'à elle-même. »


J'avais murmuré cela pour moi. Inaudible pour les autres qui étaient bien trop loin. Je regardais droit devant moi le reste du groupe qui nous avait attaqué. Pourquoi ? Il n'y avait aucune raison réelle à cette attaque, alors pourquoi avait attaqué ? Je ne comprenais pas leur façon d'être et encore moins leur façon de faire, mais je m'en fichais pour l'instant. Je me dirigeais vers ma sacoche, cherchant alors le tissus pour nettoyer mes lames, sinon elles s'oxyderaient. Une fois nettoyer, je les rangeais dans leur fourreau, dans mon dos. La bataille était terminé de toute façon, les orcs reculaient encore et encore jusqu'à ce que finalement ils ne soient plus que des petites silhouettes pour moi et des points noirs imperceptible pour les orcs très probablement. Je gardais cependant la vision et mon ouïe histoire d'éviter les problèmes. Ce que je voulais maintenant, s'était juste prendre cette plante et m'en aller de cette région de dingue. Je n'étais de toute façon venue que pour cela.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 3 Juin 2015 - 3:32

J'observais les fuyards en grondant mais cela n'aurait servi à rien de les pourchasser, avant tout car je désirais qu'ils racontent leur défaite cuisante, qu'ils ne servaient à rien de nous épuiser pour deux, trois survivants mais plus encore car je commençais à ressentir des brûlures dans mon corps qui ne signifiait rien de bon. Les Cornes-Sanglantes étaient rusés, plus qu'on pouvait le penser et avant tout car ils étaient des assassins. Déjà, mes soldats grondaient de douleur alors qu'aucuns n'avaient d'entaille et même par sa nature différente, je ne doutais pas que l'Eladrin en ressente prochainement les effets.

Lorsque nous étions concentré sur les rangs ennemis, aucuns n'avaient remarqué le Chaman qui se fondaient dans le tas, ayant remuer ses lèvres alors qu'ils contrôlaient les vapeurs du poison pour nous les insuffler directement dans nos chairs et nos veines. Même sans une seule entaille, nous avions été touché....Comme je le souhaitais. Celui-ci avait prit la fuite, il viendrait à crier qu'il avait réussi son assassinat du Chef des Dissidents et je désirais qu'il le fasse.

Hors, durant mes années de voyages et de combats, j'avais énormément appris. L'expérience n'a rien à voir avec l'âge car celle-ci stagne alors que l'âge nous rend arrogant, supérieur. J'avais fait commis cette erreur de nombreuse fois et j'en avais payé le prix, comme mon Père avant moi. Je préférais connaître à présent mes ennemis -comme mes amis- avant de lutter contre eux. Hors...La Jungle Noire connaissait des maîtres dans les poisons qui n'avaient aucun égal.

La fratrie des Dards du Serpent étaient une ancienne famille d'Ours-Hurlant qui vivaient dans les profondeurs de la Jungle. Ils étaient craints par leurs connaissances sur l'assassinat. Ils avaient rejoint mon Clan dernièrement lors de notre passage dans la Jungle, heureux de mettre leur talent à la guerre. Hors le poison est également le fait de connaître des antidotes.

"-Soldats, l'antidote, buvez le sur le champs."

Je me retournais en observant mes Orcs qui grondaient en hochant la tête, décrochant leur gourde qu'il débouchait avant de boire à celle-ci en grimaçant alors qu'ils toussaient à la suite de ça. J'avançais vers l'Eladrin alors que la souffrance ne cessait de grimper dans mes membres, je sentais même les battements de mon coeur à tel point la douleur était omniprésente. Mes extrémités commençaient à s'engourdir alors que le poison des Cornes-Sanglantes agissaient de plus en plus...
Mais je n'en montrais rien malgré les regards surpris, curieux et respectueux de mes Soldats qui savaient que j'endurais la même souffrance qu'eux. Nous étions effectivement barbare mais nous étions des guerriers et nous aimions nous mettre à l'épreuve. Ouvrant ma gourde, j'en pris une gorgée mesuré en y laissant une autre que j'offrais à l'Eladrin en lui tendant celle-ci.

"-Prends, c'est le seul antidote que tu trouveras à des lieux à la ronde contre leur poison même si il n'est en rien agréable. Tu combats bien, un véritable faucon qui tombe sur un vol d'oisillon..."

Grondant, je me relevais après avoir déposer la gourde près de la Femme en avançant lourdement vers l'Orc à la peau pâle qui était étendu sur le sol. L'antidote me brûlait l'estomac et je sentais des reflux gastriques acides qui me montaient à la gorge. Désagréable, douloureux mais nous survivrons. Je me laissais alors tomber à genoux dans le sable, en faisant tomber un dans l'estomac du Nomade qui se réveilla soudainement en gémissant avant de grimacer lorsque je le saisis par la gorge violemment.

"-Tu oses te dresser face à moi ?! Tu oses te dresser devant les Dissidents ?! Parles ! Où se terrent les tiens, Corne-Sanglante ?
-Vou...Vous ne le serez jamais....Garkach.
-Oh...Je le serais, Corne-Sanglante mais cela ne sera que plus douloureux pour toi. Soldats ! Attrapez le moi, qu'on me le dépèce jusqu'à ce qu'il parle, n'hésitez pas à utiliser le sable ardent..."

Les Dissidents s'approchèrent en grondant sombrement, attrapant le prisonnier par les épaules et le tirant plus loin alors qu'il hurlait et se débattait sans résultat. J'observais la scène avec un mélange de plaisir et de respect. Si l'Orc ne parlait pas sous la torture, nous honorerons sa mémoire dignement pour sa volonté et sa force mais si il parlait trop rapidement, nous cracherons sur son corps. Tel était MON monde.
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Lilandrile Al'Sharam
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Dim 7 Juin 2015 - 10:45

Le combat était enfin terminé. En un sens, j'étais réellement contente, ce n'était pas que me battre me déplaisait, mais bon je préférais nettement discuter avant voir si un compromis était acceptable. Enfin d'après ce que j'avais pu voir ici, discuter n'était pas le fort des orcs. Je ne leur en voulais pas personnellement, chacun sa manière de vivre, mais je trouvais tout de même cela barbare et primitif. Surtout qu'ils n'étaient pas idiot et encore moins débile, chacun d'eux réfléchissaient et avaient des idées, je ne comprenais donc pas cette soif de sang et ce choix de se battre plutôt que d'étudier un possible arrangement. Enfin j'étais une Éladrine, ils ne me comprenaient pas plus que je ne les comprenais et visiblement ça ne s'arrangeait pas avec le temps. J'étais concentré sur mon étude du terrain et la vision de ce qui se passait encore lorsque je sentis que quelque chose dans mon métabolisme changeait. S'était étrange, mon corps commençait à fourmilier de partout, comme si des tonnes de fourmis venaient s'amuser sur ma peau, non, sous ma peau, mais lorsque mes muscles commencèrent à se serrer d'eux même imitant des spasmes, je sus que j'avais été empoisonné. Par quoi s'était une bonne question et je me souvins alors de cet idiot que j'avais pris pour le chef et qui braillait ses ordres. En fait, il s'agissait bien plus probablement de leur sorcier, ce que je trouvais étrange soit dit en passant c'était de ne pas avoir vu ce nuage de poison.

Quoi qu'il arrivait, il aurait dû être visible et donc n'aurait pas dû nous toucher sans que cela ne se voit. Un nouveau poison ? Je doutais que la magie puisse créer ce genre de nouveau poison, non, il avait fait de la main de l'homme et disséminé dans un nuage inodore et incolore pour qu'il puisse toucher ceux pour qui il était destiné sans que personne ne le remarque. Je tentais alors de réfléchir à ce que je pouvais avoir et qui pourrait me permettre de me désintoxiquer. J'avais dans ma besace un antidote universel qui marchait sur tout type de poison, on l'avait testé sur tous et il fonctionnait, cependant je ne savais pas s'il m'en restait, je n'avais pas eu le temps d'en refaire et ces derniers temps, j'avais été obligé de l'utiliser de trop nombreuses fois à mon goût. Je n'eus cependant pas le temps de chercher quoi que ce soit, ou alors de me poser la question que finalement je vis Garkach arrivé vers moi. Je lâchais donc mon ouïe pour éviter de l’agresser avec les sons gutturaux de la langue orc. Sa phrase me toucha quelque peu, il reconnaissait mes dons de combattantes ? Eh bien, il y avait peut-être une possibilité de s'entendre un minimum, qui savait ? Je pris donc la gourde tranquillement et prit la parole.

« Merci, vous et vos Orcs combattaient avec férocité et méthode c'est très impressionnant. »

Même si j'étais fière de mes racines Éladrine et du combat qui était enseigné chez eux, je devais avouer que les voir s'organiser était assez impressionnant. Pas que nous ne l'étions pas, mais personnellement j'étais une aventurière solitaire et donc aucun besoin de me retrouver à échafauder des plans de bataille, je devais toujours me démerder toute seule, s'était bien pour cela qu'on m'avait envoyé chercher cette plante. J'espérais sincèrement qu'elle en valait le coup. Je soupirais et sentis alors mes muscles se détendre une fois avoir bu de l'antidote. Je refermais hermétiquement la gourde et partis la tendre au chef, en le remerciant une nouvelle fois, cependant ils avaient visiblement un problème avec l'un des prisonniers. Je regardais les orcs, je regardais ensuite le prisonnier qui ne semblait pas comprendre pourquoi j'étais encore vivante et au milieu de cette tribu. Je devais avouer que je ne comprenais pas plus de chose que lui pour l'instant, mais je savais aussi que la violence ne résolvait pas tout.


« Hum si je peux faire une suggestion, je doute que cela soit utile de le dépecer. En vérité, il est comme vous, il a été entraîné à la dure et donc ne vous dira rien. Cependant je ne suis pas comme vous et j'ai des méhodes disons bien différentes qui ont porté leur fruit, si vous permettez. Je ne suis pas herboriste pour rien. »

Je regardais tout le monde et sans rien demander de plus, je fouillais dans ma besace et finit par sortir une fiole d'un liquide bleuté. Je regardais les orcs qui tenaient le prisonnier, il semblait bien plus apeuré par moi que par ce que les autres pouvaient lui faire, forcément, j'étais un élément différent de l'équation et personne ne connaissait réellement mes compétences, pas plus que ce que je pouvais faire, ni ce qu'il adviendrait avec moi. Je débouchais donc la fiole, m'approchait du prisonnier et lui ouvrit la bouche de force pour finir par lui verser la moitié de la fiole. J'attendis qu'il ai déglutit pour le lâcher et revenir vers le chef.

« Il suffit d'une moitié de fiole pour que cela dure deux heures. Pour le poison je me suis dis que ça pourrait vous être utile. Que je vous explique. C'est une décoction particulière qui permet de rendre le sujet qui le boit plus réceptif à la suggestion. Ce qui veut dire que si vous voulez qu'il parle, il parlera, si vous voulez qu'il vous conduise là où son chef est il le fera. Il vous entends, il vous comprends, mais il ne peut pas résister à vos ordres. Utile quand on sait que la force ne fonctionnera pas avec certaine personne. »

Je regardais tranquillement le chef, me demandant s'il n'allait pas prendre ça pour un truc de lavette, mais déjà je voyais les yeux du prisonnier se dilater. Son souffle se faisait plus régulier et bientôt, alors qu'il se débattait dans les mains des orcs qui le tenait, il ne fit plus aucun mouvement, attendant les instructions.

« Bien, c'est à vous de jouer. »


Parfois les méthodes les plus efficaces étaient aussi les plus sournoises, tout comme le poison. Je n'étais pas quelqu'un de foncièrement méchant, mais je savais une chose, la fin justifiait les moyens. Ils avaient tenté de me tuer en même temps que les autres, pourquoi ne pas leur rendre la pareil et peut-être qu'ensuite j'aurais l'occasion de chercher cette plante et de comprendre pourquoi elle semblait tant fasciner l'herboriste de mon clan. Je me tournais ensuite vers le chef.

« Si vous avez besoin, je suis un peu soigneuse aussi. Je peux soigner les petites plaies ouvertes et éviter que les grosses plaies ne s'infecte. Enfin bien entendu, vous n'êtes pas obligé d'accepter mon aide. »

J'avais dit d'une façon neutre, de toute façon aucune émotion ne filtrait chez moi, que ce soit sur mon visage ou alors dans ma voix. Je comprenais maintenant pourquoi personne ne voulait trop s'approcher de moi et pourquoi je me faisais constamment des ennemis. Je restais là tranquillement, me demandant bien ce que le chef allait décider de faire. Soit il me tomberait dessus pour lui avoir empêcher de questionner ce prisonnier, soit il accepterait mon aide. Cependant j'espérais qu'il choisisse la seconde, je n'avais pas fait ça pour l'entraver, mais bien pour l'aider.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Lun 8 Juin 2015 - 9:09

Lorsqu'elle s'avança vers notre Prisonnier, je fis signe aux Orcs de la laisser faire alors que j'écoutais ses paroles, méfiant néanmoins. Je notais avec amusement, le fait qu'elle demandait de faire une suggestion mais n'attendait en rien mon accord. Elle savait m'agacer -comme presque toutes aux créatures que les Orcs- mais elle avait un fort caractère et j'avais tendance à apprécier les fortes têtes. Sauf lorsqu'elle se mettait sur mon chemin....Je n'avais rien contre ses méthodes, en soit et je les trouvais ingénieuse et fourbe cependant nous avons d'anciennes traditions chez les miens et nous jugeons par la force avant la ruse. En temps normal, j'aurais sûrement refusé mais les Cornes-Sanglantes utilisaient des armes de lâches, tels des serpents, et je trouvais que ce n'était que justice.

Pendant deux heures, je pouvais apprendre ce que je désirais de mes ennemis, aller jusqu'à eux également mais ce n'était pas le meilleur choix. J'aurais besoins de plus de soldats si je désirais faire tomber ce Clan Nomade qui était un des plus puissants. Il nous faudrait un plan, un plan que j'avais déjà en tête depuis plusieurs jours. Avançant vers le Nomade de ma démarche lourde, je l'observais de mes yeux sauvages en détaillant ses traits. Ils étaient plus détendus, ses pupilles étaient dilatées signe que quelque chose influait dans son système nerveux. Plissant les yeux, j'écoutais les paroles de Lilandrile à nouveau avant de tendre une main vers elle, pour l’incitait à se taire.

"-Nous aurons à parler de ça plus tard, de tes méthodes, Lilandrile des Eladrins. Tu ne connais rien à mon peuple, n'est-ce pas ? Peut-être serait-il bon pour toi, les tiens et moi et les miens d'en apprendre plus sur l'un et l'autre. Nous avons énormément à apprendre chez les Dissidents...Et je sais que tu n'as fait cela que pour nous aider. Tes talents nous seront utiles, prochainement."

Je l'observais avant d'incliner légèrement la tête pour appuyer mes paroles avant de me tourner brutalement vers le Prisonnier en m'abaissant à sa hauteur et le fixant dans ses yeux. L'Eladrin parlait avec une voix sans sentiment, neutre, qui était différente de la façon de parler des Orcs en soit. Les miens exprimaient en continuité toute une panoplie de sentiment, colère, joie, fierté, souffrance. Que cela soit par la parole ou les gestes, d'ailleurs. Nous étions différents, nous venions de deux mondes totalement contraires en soit et je le comprenais. Mais pour l'heure, je devais remplir mon rôle de Conquérant.
Pendant presque deux heures, je posais de nombreuses questions à l'Orc sur son Clan, sa culture et ses habitudes avant d’enchaîner sur sa localisation, ses forces et faiblesses et divers autres informations qui pourraient m'être utile. J'aimais tout savoir sur mes ennemis avant de les combattre, par curiosité et pour ne point oublier leur existence lorsque je les exterminais. De plus, ces détails construisaient une société, construisaient sa façon d'agir, de combattre et de penser et lorsque nous combattions, nous devions connaître notre adversaire.
Le clan était en soit de petite taille, environs quarante combattants, et soixante non-combattant alors que les Cornes-Sanglantes se cachaient dans les crevasses de Ferl-Dhum, dans les Plaines de feu. Environs six heures de marche vers le Nord d'ici, nous pourrions y être avec les miens dans une journée....Me relevant, j'observais l'horizon en plissant mes yeux de fauves, grondant légèrement tandis que je sentais ma gorge sèche et ma peau brûler sous ce soleil infernal. J'attrapais alors ma hache que j'observais devant moi, les reflets sur le tranchant presque hypnotique....Lorsque je la portais, je me sentais invincible car elle était comme une part de mon corps, un allongement de mon bras. En soit, elle était l'incarnation de la rage, de la force et de la conviction qui me façonnaient.

Et violemment, elle trancha la tête de l'Orc lorsque je fendis celui-ci d'un ample geste circulaire, son sang m'éclaboussant le visage de sa chaleur douce et de son goût de fer. Grondant, je m'écartais du corps sans tête alors que mes Soldats se rassemblaient autour de moi, deux montant la garde en haut des dunes. M'approchant de l'Eladrin, je pris la parole en ouvrant mes bras en signe de paix.

"-En tant que Chef des Dissidents, Lilandrile des Eladrins, je t'invite à festoyer avec nous dans notre campement ce soir. Ensemble, nous marcherons sur ces nomades et nous vaincrons en imposant notre domination totale sur ces Plaines ! En échange de ton soutient, les miens te guideront vers les plantes que tu souhaites trouver et je jure sur mes ancêtres, que les tiens seront accueillis avec amitié et paix dans mes terres. Nous aurons alors l'occasion d'en apprendre plus sur nos deux peuples, d'échanger et ainsi peut-être nous comprendras-tu mieux, ainsi que moi et les tiens."

Inclinant la tête sobrement, je replaçais ma hache dans le harnais que j'avais dans mon dos et je commença à grimper en haut des dunes, mes lourdes bottes s'enfonçant dans le sable brûlant du Désert alors que je tendais l'oreille à la réponse de la Femme, mes Soldats me suivirent également en prenant une formation simple, en ligne derrière moi. L'Eladrin pouvait faire son choix à présent, venir ou partir. Je la laissais libre de ses actes.
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Lun 15 Juin 2015 - 2:50

Au départ, j'avais l'impression que ses paroles étaient un avertissement, qu'il allait me faire regretter d'avoir agis de la sorte. Non pas que j'ai peur -contrairement à la plupart de mes congénères, mes émotions n'étaient pas perceptible, pas parce que je n'en avais pas, mais lorsque la vie vous balance à la tête des tas et des tas d'atrocité, vous apprenez à vous protéger, d'une façon particulière et ma façon à moi avait été de cacher tout ce que je ressentais et je devais avouer que je n'étais pas peu fière de ce que j'arrivais à faire. Cela m'avait sauvé la mise de très nombreuses fois et d'un autre côté, ça me permettait de garder le contrôle sur les situation exigeant de moi bien plus que mes connaissance sur le monde ou en herboristerie- mais plutôt parce que je n'avais pas encore envie de me battre. Je ne faisais que cela depuis que j'étais née, que ce soit pour une famille qui m'avait totalement abandonnée et jeté, que ce soit pour un mère qui se faisait passer pour une sœur parce qu'elle ne voulait pas de moi ou alors pour des grand-parents qui se faisaient passer pour des parents et qui en avait finalement marre de tout, mais il n'y avait pas que la famille qui m'avait donné à réfléchir, qui m'avait donné à changer, à me battre. Percer dans un monde humain, voir vieillir les autres alors que vous ne bougez pas, percer la marée des préjugés et j'en passe, dans ce monde, si vous ne vous battez pas lorsque vous êtes différents, vous mourrez inexorablement.

Sauf que maintenant que j'avançais dans l'âge, je me rendais compte que j'en avais assez de me battre constamment. Que ce soit contre les préjugés, que ce soit contre ceux qui se pensaient bien meilleur que moi, que mon peuple ou que les autres et que ce soit contre ceux qui m'obligeait en un sens à mettre en pratique le dicton ''Tuer ou être tuer.''. Parce que la vérité se trouvait-là, sous mes yeux. Je voyageais depuis de nombreuses années, bien plus que la plupart des Éladrins de mon âge. Eux étaient resté planqué dans leur tribu, dans leurs familles, pendant qu'on m'avait sommé de dégagé le terrain et d'aller trouver ailleurs ce qu'on me refusait dans ma propre famille. Je me souvenais encore de ce que j'avais ressentis, je me souvenais encore de tout. La mémoire des Éladrins était contrairement à la mémoire des races qui ne vivaient même pas un siècle, un véritable livre ouvert. Là où pour eux il ne s'agissait que d'une journée, pour nous, il s'agissait d'une bonne semaine voir plus. J'aurais pu consigner tout ce que j'avais en tête, mais ce n'était pas utile, j'étais née avec une mémoire qui n'oubliait jamais rien, même les épisodes qu'il aurait été bon d'oublier. Un soupir s'échappa de mes lèvres. Sans que je m'en rende compte, une fois de plus je m'étais totalement perdue dans mes pensées alors qu'il avait entreprit d'interroger le prisonnier.

Apprendre l'un de l'autre, c'était une idée aussi étrange que plaisante. Étrange parce qu'en un sens qui aurait pensé qu'un Orc accepterait l'aide d'un autre que son clan ? Les humains aimaient à raconter des histoires sur les Orcs toutes plus sordides que les autres et en ayant vu un bon nombre, je devais fortement avouer que leur conception des gens de ce peuple était totalement erroné. D'accord ils étaient violent, d'accord ils prenaient tout par la force, mais contrairement à leur croyance, ils étaient très intelligent. J'en venais même à me demander si cette histoire d'intelligence n'était pas en rapport avec le fait qu'ils avaient tendance à grogner lors des batailles. Bah encore des idées préconçues. Visiblement tout comme les gens de mon peuple, le gens du peuple des Orcs n'étaient que très peu connu. Je soupirais doucement, le laissant s'occuper du prisonnier. J'étais loin d'avoir pitié de lui, car si je préférais parler que de frapper comme un bourrin, se battre avait aussi tendance à défouler et puis je n'étais pas idiote, s'ils avaient gagné, nous serions tous mort, moi aussi. À la guerre, il n'y avait pas de pitié, je le savais parfaitement. Je finis par hausser les épaules comme pour dégager ses pensées un peu trop encombrantes pour l'instant et je reviens vers le présent, lors j'entendis le bruit distinct d'une arme qui s'abattait sur quelque chose.

Je remarquais alors la tête du prisonnier séparé de son corps. Encore de la chaire pour les charognards, il en fallait pour tout le monde de toute façon. Je le vis alors s'avancer vers moi. Ouvrant les bras et prenant la parole. J'écoutais chaque mots et même si je tiquais quand je finis par entendre qu'il allait encore falloir se battre, je me dis en un sens que ce ne serait pas une si mauvaise expérience pour moi. Et puis il avait raison en un sens, s'il ne mettait pas fin à cette guerre entre les deux clans, ce serait risqué pour tout le monde. Alors pourquoi pas. Et puis le fait qu'il veuille bien par la suite m'accompagner vers les plantes étaient un plus indéniablement. En apprendre d'avantage sur nos deux peuples ne pourrait pas nous faire de mal non plus. Contrairement aux fables, je préférais me fier à ce que j'apprenais sur le terrain. Les histoires s'étaient bon pour les gamins, hors avec un peu plus d'un siècle d’existence, j'étais loin d'être une enfant, j'avais dépassé ce stade depuis un petit moment. Par contre le terme festoyer venait à me dire que je n'allais pas manger grand chose, surtout si pour eux festoyer signifiait qu'il y aurait de la viande. J'en mangeais bien entendu, de temps en temps, mais comme tous les Éladrins, j'étais quasiment végétarienne et ne mangeais de la viande qu'en de très rare occasion.


« Très bien, dans ce cas, festoyons et ensuite finissons-en avec cette tribu qui vous pose des soucis. Je serais heureuses de mettre mes compétences à votre service pour la durée de mon séjour. »

Une façon poli de dire que j'allais bien entendu écrasé la tête de ces crétins et plus sérieusement de leur Chaman qui avait comme qui dirait manqué de discernement en s'attaquant de cette façon aussi peu glorieuses et surtout traîtresse à nous. Je laissais donc le groupe passer derrière son chef et me mit en route. Ce que j'aimais chez nous autres Éladrins, c'était cette légèreté qui nous donnait l'impression de flotter au dessus des obstacles, si bien que contrairement aux Orcs dont les bottes s'enfonçaient dans le sable et qui creusaient de gros trous, je me contentais d'en creusé des peu profonds, comme si je volais au dessus du sable. Cela m'arrache un sourire, imperceptible bien entendus. Je finis donc par suivre les Orcs tranquillement sans rien dire de plus.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Lun 15 Juin 2015 - 20:22

Alors que le Soleil se couchait enfin sur les étendues désertiques des Plaines de Feu, nous approchions enfin des crevasses où les miens avaient connu leur première victoire sur les nomades. C'était un endroit caché, étroit mais facilement défendable et surtout, il était à l'abris du soleil durant toute la journée. J'observais les silhouettes de nos machines de guerres qui restaient en dehors du Canyon ainsi que de nombreuses tentes où mes soldats dormaient et s’entraînaient. Notre Clan ne pouvait loger entièrement dans les Canyons, nous étions trop nombreux et s'était sans compter les Nomades qui nous avaient rejoint dernièrement.
Soudainement, de l'agitation naquît derrière les rochers qui cachait l'Ouest du Canyon et des mugissements étranges résonnèrent ainsi que le son du fouet. Ils étaient donc arriver, parfait. Nous continuions d'avancer vers l'entrée du Village alors que mes lieutenants approchaient de moi, me saluant avec respect alors que les Orcs s'écartaient par crainte et respect sur mon chemin.

"-Nos renforts sont arrivés ce matin même, mon Chef. Nous avons gagné une centaine d'orc dans nos rangs et de nouvelles armes également. Nos forgerons s'occupent actuellement de les équiper convenablement et Balgröm organise déjà les entraînements.
-Parfait. Je souhaite qu'ils soient tous prêt à rentrer dans nos rangs dans trois semaines.
-Il sera fait selon vos ordres, Chef.
-Dîtes à nos troupes de se préparer également pour la guerre, cent des nôtres suffiront mais je désire les meilleurs. Compris ? Egalement, nous aurons besoins de deux chamans.
-A vos ordres !"

Les Lieutenants s'écartèrent de moi mais je vis qu'ils observaient l'étrangère qui nous suivaient silencieusement. Ils n'avaient jamais vue d'Eladrin encore pour la plupart et mes Orcs ne savaient réellement quoi penser de cette Femme. En soit, ils n'avaient aucune animosité particulière -contraire aux nains- vis à vis des Eladrins mais les Orcs étaient méfiant envers touts les étrangers. Les tambours de guerres étaient frappés durant notre traverser, les orcs observaient les arrivants et poussaient des acclamations envers eux et moi même dans une ambiance tribale.
Je conduisais notre invité vers le centre du Village, creusé dans le canyon aux pierres rouges que les Nomades avaient possédé avant mon arrivée jusqu'à un cercle de pierre et de terre où trônait un feu de joie. En face de nous se tenait un trône de roches et de pieux sur lequel dormait un puissant tigre qui leva son museau en me fixant dans les yeux avant de glisser du trône en s'allongeant derrière celui-ci, observant ensuite l'Eladrin lourdement, sans animosité. Je ne savais ce qu'il pensait mais lui et ses frères étaient plus intelligents que nous ne pouvons le penser. Les Tigres géants avaient bien des mystères et même si nous nous protégions mutuellement, je ne les comprenais pas toujours. Alors que je vînt à m'asseoir sur mon trône, je levais la main en l'air. Les tambours et cris cessèrent sur le champs.

"-Dissident ! En cette nuit, je vous le dis à tous ! Les Cornes-Sanglantes qui pensaient pouvoir me tenir tête, refusant de plier devant nous, a échoué dans un vulgaire assassinat ! Mieux encore ! Nous savons à présent où vivent ces orcs !"

J'observais quelques instants de silence en observant les visages des miens, déchiffrant leurs pensés alors qu'ils m'écoutaient avec attention.

"-Demain soir, nous marcherons jusqu'à eux et nous les écraserons. Aucun survivant ! Seul mes cents meilleurs guerriers auront le mérite de marcher à mes côtés ! GLOIRE AUX DISSIDENTS !"

Et les hurlements de centaines d'orcs résonnèrent violemment dans la nuit noire des Plaines de Feu, aux rythmes des tambours de guerres alors qu'on n'apportait au centre du village des plateaux de viandes et fruits du désert. Ce cercle n'était utilisé que par l'Eladrin, moi même et mes principaux Lieutenants dont les Tigres Noirs qui montaient la garde. Ils portaient tous des armures de plaques sombres, aux heaumes noirs en forme de gueule de tigre, cachant leur visage. Ils ne bougeaient presque pas.
Je saisissais un morceau de viande que je portais à mes lèvres en mordant dans celui-ci alors qu'un autre Tigre Géant s'approcha du cercle pour venir saisir dans sa gueule une cuisse entière d'un puissant animal du désert, le dévorant en grondant. Finalement, je posais mes yeux sur l'Eladrin en revenant à elle.

"-Autrefois, les miens vivaient en paix. Nous n'étions que des chasseurs et des guides pour ceux désirant traverser ces contrées sauvages et dangereuses. Les Nains profitèrent de notre pacifisme pour soudainement nous envahir, nous qui les aidions depuis des siècles, et massacrer nos femmes et nos enfants."

Je mordais à nouveau dans mon morceau de viande alors que mes Lieutenants cessèrent de discuter ente eux pour m'observer lourdement, témoignant de la profonde blessure de cette trahison dans le coeur des miens.

"-Les Orcs étaient pris comme de vulgaires animaux et nous avons alors juré d'être pire encore que les plus sauvages animaux. Nous avons pris les armes et repousser les armées naines dans le Nord, devenant ses pires ennemis. Ainsi sont nés les Orcs d'aujourd'hui, un peuple de guerrier féroce et indomptable. Nous trouvons de l'honneur dans les faits d'armes, de forces et de guerres dans cette terre violente et impitoyable. Ici, rien ne survit sans se battre. Les scorpions vous empoisonnent, les Lions, Tigres, Jaguars, pythons et autres chercheront à vous dévorer alors que même les climats sont vos ennemis ici."

Je terminais d'une bouchée mon morceau de viande, en brisant l'os pour en aspirer la moelle alors que j'observais les flammes au centre du Cercle, dans mes songes durant quelques instants alors que je réfléchissais à mes propres paroles. Mes tatouages brillaient sous les flammes, qui dessinaient de leurs ombres mes muscles.

"-Je ne sais d'où tu viens, Lilandrile. Mais dans nos terres, la guerre et la violence sont omniprésentes et c'est pour cela que mon peuple les domine. Nous sommes des maîtres dans ces arts, dans cette vie et les Dissidents réuniront bientôt les Clans principaux sous une même bannière."
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 24 Juin 2015 - 4:09

L'arrivée au camp fut moins théatrale que ce à quoi je m'attendais. Non, pour être honnête, je n'attendais rien de particulier si ce n'était de l'animosité à mon égard. Après tout, même si je n'étais pas petite, je ne possédais pas leur capacité à culminer à deux mètres de haut. Seulement, alors que j'entrais dans le camp, suivant tranquillement le groupe, je ne vis que de la curiosité dans les regards, pas d'animosité particulière. Était-ce parce que j'étais une femme ? Parce que je suivais leur chef ? Ou alors tout simplement autre chose ? Je ne savais pas réellement quoi penser, mais mon regard sur porta sur tout ceux près de moi. D'accord, physiquement, nous étions totalement différent. D'accord, mentalement, nous l'étions tout autant. Le fait que je puisse vivre des centaines d'années contrairement à eux devait y être pour beaucoup. Après tout, là ou certain vivant depuis une trentaine d'année, j'avais déjà vécu quatre-vingt ans de plus. Ce qu'il croyait voir du monde, n'était qu'une toute petite parcelle et quand on vivait des centaines années tel que moi, on ne voyait plus le monde de la même façon. Cependant, je remarquais quelque chose qui était semblable à tous les Éladrins et probablement à tout les peuples. L'envie de protéger sa famille, son clan, ceux avec qui on vivait tous les jours.

Car s'était cela qui m'avait poussé à apprendre le combat. C'était aussi cela qui m'avait poussé à voyager, bien plus que d'être loin de cette famille dont je me sentais totalement étrangère. J'avais envie de tout connaître pour leur permettre de mieux se protéger. Paradoxal, quand on pensait que je n'arrivais pas à rester en présence de ma famille plus de quelques jours. Malgré le fait que j'avais envie de les connaître, envie de les comprendre, le fait qu'il puisse un jour m'envoyer au loin pour se débarrasser de moi n'aidait pas. Traumatisme de l'enfance, c'était aussi pour cela que je détestais cette mémoire, vieille de plus d'un quart de siècle et qui me rappelait sans cesse ce qu'avait été mon enfance. Là où les hommes ne se souvenaient que de quelques bribes de leur passé, nous portions sur nos épaules, les connaissances de l'âge, mais aussi la mémoire de toute ces nombreuses années. Je me souvenais encore de nos rangs décimés par la grande maladie, celle qui nous avait poussé à nous exiler de nos terres. Pouvaient-ils tous en dire autant ? J'en doutais fortement, mais en un sens, je les comprenais. Je n'étais pas comme tous les autres Éladrins, froide, distante, je cherchais plus à me protéger qu'à être condescendante.

Cependant je me souvenais encore des paroles, vide de sens et creuse du sage du clan Solgrem. À croire que je n'étais réellement pas une Éladrine dans l'âme. De toute façon, s'était probablement la vérité, car grâce à ma foutue génitrice, j'avais vécu plus longuement avec les humains qu'aucun d'eux ne l'avaient fait. J'avais grandis de cette manière, d'une manière qu'il ne pouvait comprendre eux. Un soupir imperceptible s'échappa doucement de mes lèvres et je laissais tomber mes réflexions pour finalement poser mon regard sur les Orcs m'entourant. C'est ce moment que choisis leur chef pour prendre la parole, sa voix aux accents gutturaux résonnant dans mes oreilles plus habitués aux accents chantant de mon peuple. Son discours était sans nulle doute celui d'un guerrier, fort et sûr de lui. La guerre qui les opposait aux autres pour un territoire me dépassait franchement, je ne pouvais pas le dire autrement. Pour moi, la terre n'appartenait qu'à elle-même et personne ne pouvait la revendiquer comme sienne. Si elle décidait de se rebeller, ils n'avaient plus qu'à fuir en courant et même là, je doutais fortement qu'ils puissent fuir. Cependant, je commençais à comprendre ce qu'il voulait dire en quelque sorte, bien que je ne sache pas exactement les tenants et les aboutissants de cette histoire.

Je grimaçais un peu en entendant les hurlements de son clan. Je crois que si je pouvais m'habituer à leur présence et à leur façon de faire qui consistait un peu dans un ''écrasé et conquérir'', je ne pourrais jamais, non jamais m'habituer au son de leur voix. J'avais pris l'habitude d'entendre des sons chantant ou alors le calme complet. Je me laissais cependant porter par les autres et finit par me retrouver à la table du chef. Ce qui en soit était un honneur, je le savais parfaitement. Je me laissais porter par la fin qui résonnait en moi et saisit quelques fruits de nature étranges. Je n'étais pas végétarienne, pas entièrement, mais je préférais largement les fruits, les légumes et autres à la viande. Je n'avais pas eux pour habitude d'en manger beaucoup, quand on me donnait à manger lorsque j'étais petite. Je croquais dans un fruit, faisait fi des animaux que je voyais et lorsque Garkach se mit à parler, je compris enfin en quelque sorte ce qui les poussait à faire la guerre. Cette trahison, je ne la comprenais que trop. Seulement, ma vie était réellement tout autre.

« Je comprends maintenant pourquoi vous êtes si enclin à faire la guerre, et croyez-moi, ce n'est pas une critique. »

Je tentais un vague sourire qui devait ressembler à une grimace probablement. Cela faisait des années que je n'avais pas souris, parce que je n'en avais pas eu besoin. J'étais constamment sur les routes et si ma froideur avait fait fuir de nombreuses personnes, d'autres avaient été assez courageux pour l'affronter et se rendre compte de qui j'étais réellement, sans trop en savoir non plus sur moi.

« Personnellement, je viens d'un pays lointain Etragore que nous avons du fuir il y a des années de cela, car une maladie totalement inconnu à commencé à ravager nos clans. Nous n'y sommes pas retourné depuis et j'aimerais bien savoir ce qu'il en est de ces terres finalement, celles de mes ancêtres. »

Je le regardais mordant doucement dans un fruit et finalement reprit le fil de ma pensée.

« Là où vous vous battez pour conquérir, nous avons toujours estimé que la terre avait sa propre vie et qu'elle décidait pour nous. Pas de conquête, seulement son bon vouloir pour que nous puissions vivre ou non. S'est ainsi qu'on m'a élevé mais pas seulement en vérité. »

Je le regardais plus intensément.


« Je suis plus vieille que j'en ai l'air, parce que mon peuple est ainsi, il possède une longévité hors du commun. Là où votre mémoire s'efface, la notre perdure. Là ou votre vie s'achève, la notre dure. J'ai déjà passé le centenaire et je crois que j'en passerais encore d'autre lorsque vous ne serez plus. Cependant, si nous sommes basé sur la non-violence, nous ne sommes pas idiot au point de croire que tout ne peux se régler par la parole, mais nous préférons tenter quand même avant de sortir les armes. »

Je mordais une nouvelle fois dans un fruit, sentant la fraîcheur de son jus me couler dans la gorge.

« Cela fait déjà plus de soixante dix ans que je combat. Pour moi, pour ma famille, pour mon clan, pour mon peuple. Je voyage afin que nous en apprenions plus sur ces terres qui nous entourent. Car on a beau dire, nous sommes réellement des étrangers ici en Ildirith, des étrangers qui ne se montre pas, qui évite les contacts sauf si cela est nécessaire. Mon peuple possède une sagesse qui nous est dispensé durant toute notre jeunesse qui dure une trentaine d'année. »

Je le regardais, mon regard un peu moins froid, mais toujours si gris, si impénétrable.

« Je pense qu'effectivement nous avons tous à apprendre les uns des autres, le problèmes c'est que nous avons du mal à nous dire qu'il faut se lier d'amitié avec des personnes qui ont une si courte durée de vie et qu'il faudra s'obliger à voir vieillir et dépérir. Certains ont essayé, ils se sont lié à des Humains et lorsque leur mort à finis par arriver, ils étaient tellement ivre de chagrin qu'ils ont perdu l'esprit. Je pense que c'est ce qui nous manque à nous Éladrin. La connaissance du monde de ceux qui ne vivent pas plus de plusieurs centaine d'années. »

Je soufflais doucement. Oui, s'était ce qui nous manquait. Cette connaissance de la mort, cette connaissance de la courte vie des autres. Car si pour eux, nous paraissions distant, pour nous, ils paraissaient bien trop éphémère. Et si personne ne remarquait nos souffrances à passer les siècles alors que ceux que nous apprécions réellement vieillissaient à la vitesse de la lumière, ces souffrances étaient pourtant bien réelle. Je ne savais pas réellement s'il allait comprendre, mais je savais aussi qu'il était intelligent pour savoir de quoi je parlais. Alors qu'eux vivait une vie de quatre-vingt années qui leur paraissait longue, nous, ce genre de vie était ce qu'on appelait une vie éphémère.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 24 Juin 2015 - 5:54

J'écoutais avec attention ses paroles, observant ses yeux directement pour diverses raisons : Domination, respect, compréhension. Les yeux étaient la fenêtre de notre âme et ils en révélaient plus sur nous que n'importe. Quelque chose semblait la ronger, me disais-je, quelque chose cachait derrière cette frigidité. Mais ses paroles étaient tout aussi intéressante, je commençais à comprendre certaine de ses réflexions surtout sur le fait que la Terre ne peut être dominer ou encore notre vie éphémère.
Le lieux où vivait les siens avaient été victime d'un cataclysme sans précédent, à priori, et il semblait leur avoir causé un véritable traumatisme. Néanmoins, je ne croyais pas que la Terre est désiré cela volontairement, soit cela était une maladie comme ces fameuses pestes, quelque chose d'hasardeux qui dans nos croyances, sert à purger le monde des faibles et de ceux en trop ou peut-être était-ce un mal pire encore.

Je ne connais pas cette contrée, je ne pouvais en affirmer la cause mais cette nouvelle connaissance du Monde ne changeait pas ma vision de celui-ci. Je comprenais sa croyance en une Terre consciente mais rien n'en prouvait les faits. Je n'avais pas réellement de croyance pour ma part, je préfère le savoir plutôt que de suivre une vision hypothétique de ce monde. C'est ainsi que j'avais réussi à survivre et que j'avais fait évolué les miens.
Croisant les bras en fronçant les sourcils, réfléchissant à ses paroles alors qu'elle parlait toujours, je me plaçais à la place des siens pendant quelques secondes, m'imaginant voir mon Clan, mes Frères et Soeurs d'armes, vieillir en ce qui me paraissait quelques secondes sans que je ne périsse. L'étendant à touts les peuples, je comprenais qu'on ne puisse y trouver sa place dans un monde où nos voisins meurent et naissent à une vitesse folle à nos yeux.

"-Vous vivez dans un temps décalé avec le reste de ce Monde, de ses peuples. Vous ne pouvez réellement en suivre la course et la vision en vous mélangeant aux autres, ce qui vous forcent à rester à l'écart. Sans parler de la souffrance de vivre la perte d'amitiés éphémères."

Je soupirais en fermant les yeux quelques instants, mon visage resté sauvage, indomptable et sévère même lorsque je me détendais mais c'était le cas, je commençais à me relâcher pour l'heure.

"-Je ne peux dire comprendre réellement cela, je ne le peux évidemment pas avec ma vision et ma nature. A mes yeux, l'immortalité est une malédiction, vous verrez ce monde être détruit par des guerres, des maladies, des pertes mais vous n'aurez de libération que lorsque votre cœur sera arraché."

Je penchais la tête sur le côté en observant les flammes, me disant intérieurement que c'était un sort que j'enviais d'un côté. Gouverner les miens pendant des siècles m'aurait plu, j'aurais pu les conduire dans un avenir sans précédent pour eux, pour ce Monde. Mais ma vie n'était pas éternelle et j'en étais conscient. C'est ce qui me permettait de rester lucide dans ma place de pouvoir.

"-Lilandrile, tu dis que vous n'êtes point idiot et que la parole a ses limites. A mes yeux, nous devons toujours nous adapter à celui que nous avons en face de nous. En cette terre, les Orcs vivent depuis des millénaires avec des traditions guerrières, d'honneurs et de survie et la faune de nos terres, est une des plus dangereuses de ce Monde."

Je faisais une pause en me penchant pour attraper un gobelet en bois qu'on avait rempli d'un alcool fort mais frais, à base de Cactus me semblait-il en vue de l'odeur avant d'en boire quelques gorgées, m'adossant ensuite en reprenant la parole.

"-Si vous désirez survivre dans ce continent, vous devez vous battre pour votre vie. La nature, la Terre, nous l'a enseigné durant toutes nos vies, en emportant ceux qui croyaient différemment. Nous conquérons nos domaines mais ne te méprend pas sur notre respect envers la Terre, nous respectons nos lieux de vies plus que tout, nous savons qu'en les détruisant, nous perdons les biens qu'elle créait. Mais nous la domptons également, nous creusons des canaux pour que l'eau y glisse jusqu'aux champs, nous coupons nos bois pour y créer des chemins...Mais un cataclysme est de nature différente. Nous ne pouvons encore lutter contre des éruptions, des séismes, des maladies..."

Je pianotais sur mon genoux en portant mon gobelet à mes lèvres, le geste me faisant dévoiler mes crocs alors que le liquide coulait dans ma gorge. J'avais été témoin d'inondation meurtrière dans la Jungle, de vagues géantes qui avalaient des flottes entière dans l'océan ou encore à des flammes jaillissant d'une montagne pour envelopper toute une région. Mais ce n'était pas l'oeuvre d'une entités divine, j'en étais persuadé.

"-Mais nous n'avons pas le choix pour survivre que de nous battre car le langage de l'acier est celui parlé dans nos terres. Mais je ne veux plus voir les miens s'entre-tuer pour des futilités, je désire instaurer la paix aux miens mais la force y est nécessaire. Ma vie est éphémère, une étincelle dans la tienne mais je la sacrifierais pour que les miens aient un avenir stable et fort, unis et paisible."

Alors que j'observais les Orcs qui vivaient dans le canyon, dans notre campement, je prenais conscience de ma fierté et de mon amour envers les miens. Chacun avait une famille, nous pouvions faire preuve d'une amitié sans limite et de passions comme de brutalité et de violence sans égal. Nous étions des survivants, nous nous étions adaptés.

"-Mais cette paix doit passer par la guerre."

Je reposais mon regard sur l'Eladrin en fronçant les sourcils instinctivement alors que les sons de ce mot me faisait frisonner d’excitation.
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Lilandrile Al'Sharam
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 1 Juil 2015 - 7:20

Je parlais, froide et tranquille comme celle que j'étais et je compris qu'il m'écoutait. Cependant, alors que son regard se braquait dans le mien, je n'eus pas peur, je ne tremblais pas et ne ressentit pas le besoin de me montrer supérieur, parce que je ne l'étais pas. Nous étions tous différents et chacun de nous avait quelque chose à apporter aux autres. S'était ma façon de penser, s'était ma façon de voir et rien de ce que tout ce que les autres pourraient me dire ne me ferait changer d'avis. Et puis ce fut à lui de prendre la parole. Ses paroles auraient pu passer pour des phrases creuses qui ne voulaient rien dire, mais ce n'était pas le cas, en un certains sens, je sentais la sincérité derrière ses paroles. Souffrance, là était tout le mot, des Éladrins qui s'aventuraient en dehors du clan n'était pas légion et depuis mon enfance, j'avais passer le stade de ceux qui resteraient à ne rien faire dans leur clan. Ce n'était pas mon genre. Mais être Éladrins, ce n'était pas seulement vivre en dehors du temps, s'était aussi la mémoire. Car quand eux oubliaient, nous, nous nous souvenions. Cette époque où le déferlement des abominations avaient fait place aux chaos, si eux ne l'avait pas vécu, nous l'avions fait. Notre race voyait des choses que personnes d'autre ne pouvaient voir, mon peuple vivrait encore là où son clan disparaîtrait. S'était cela en un sens qui me poussait à rester seule, qui me poussait à rester froide, cela et la perte récente de ma seule amie humaine.

Parfois, dans ces conditions je détestais ma condition d'Éladrine, mais contrairement à ce qu'il pensait, nous n'étions pas immortel, nous avions juste une plus grande vie, une trop grande espérance de vie en quelque sorte. Mais il avait raison sur un point, la parole avait ses limites et si certains peuples se basaient bien plus sur l'art de la guerre que sur la sagesse de la communication, je ne pouvais que les approuver. Maintes fois, j'avais remarquer que beaucoup de monde sortaient les armes avant. Peut-être pour intimider, peut-être pour asseoir sa suprématie. J'avais d'ailleurs remarquer bien avant tout le monde que l'homme, l'humain cherchait toujours à asseoir une certaine autorité sur des territoires qui n'étaient pas à lui. Oui, j'avais vu de très très nombreuses choses, pas forcément toutes agréables et sa phrase suivante m'arracha un sourire. Survivre, je ne faisais que cela depuis que j'étais née. Je survivais bien plus que je ne vivais. J'avais décider depuis longtemps de laisser de côté tous mes sentiments, parce qu'ils n'étaient pas utiles pour survivre de toute façon. Oui, ils s'adaptaient, comme tout à chacun finalement. Ces régions arides ne devaient pas être bien pratique, je pouvais les comprendre et je comprenais maintenant en quelque sorte ce qu'il entendait par le fait de dompter la terre, de la faire sienne, pour vivre, ils ne pouvaient faire autrement. En gros, il ne s'agissait toujours que de survit.

La phrase qui suivit, me fit l'effet d'un coup de poing, car dans un sens, nous avions la même vision des choses. Je le regardais tranquillement, mon visage toujours aussi froid. J'avais renoncé depuis trop longtemps à montrer ce que je ressentais pour pouvoir le faire aisément, et malgré le fait que je le comprenais, je n'étais pas encore à même de lui faire confiance. La méfiance était dans mes gênes, depuis la plus grande des trahisons de ma vie. Depuis ce jour, personne n'avait traverser la carapace qui était mienne et s'était tout aussi bien ainsi. Je ne cessais de le regarder tranquillement, me demandant bien ce qui allait arriver lors du combat qui allait nous opposer aux autres et lorsque sa dernière phrase tonna dans mon ouïe sensible, je repris tranquillement la parole, de ma voix froide, mais étonnamment douce pour quelqu'un qui se battait avec autant d'acharnement.


« Même si votre vie est éphémère comparé à la mienne, elle n'en est pas moins importante. Je comprends mieux maintenant, votre rudesse, ces accents fort et violent dans vos voix, cette façon d'être. Je comprends que c'est celle qui vous permet de survivre. Je pense avoir bien fait de venir en ces terres, mais je comprends aussi une chose. Si ma vie pouvait sauver les miens, si elle pouvait ramener ceux de mon peuple qui sont mort dans cette grande maladie, je me sacrifierais volontiers. Parce que c'est ainsi. C'est parce que notre peuple compte pour nous et je comprends parfaitement votre besoin d'instaurer la paix. »

Oh que oui, je comprenais parfaitement.

« Car si la guerre bouillonne dans vos veines, je pense que derrière l'appel des armes, derrière l'envie et le besoin de se battre existe toujours un besoin de paix. Le besoin de construire quelque chose pour les futur tous plus nombreux les uns que les autres qui s'étendent devant nous. Nous avons toujours besoin d'un but et je pense qu'après la guerre, le but c'est toujours la paix. »

Enfin c'était ce que moi je pensais personnellement, je ne pouvais présager de ce qu'il voulait lui. Enfin, au vu de ses dires, c'est ce qu'il espérait tout de même. Que son peuple cesse cette guerre et qu'enfin la paix soit restauré. Je soufflais doucement et reprit tranquillement la parole.

« Alors, comment allons-nous procéder pour en finir avec cette guerre ? »

Pour l'aider, pour les aider, j'étais fin prête à reprendre les armes, parce qu'en vérité, si les Éladrins étaient du genre à ne pas réellement se battre, j'avais vécu parmi ceux de ce monde bien plus longtemps et malgré leur vie éphémère, j'étais toute prête à aider et tuer si le besoin s'en faisait sentir. Je n'étais pas une de ces sages qui restait tranquillement dans son clan, cherchant des excuses au lieu de d'avouer que parfois, prendre les armes faisaient un bien fou et nous rendait un peu plus humain que nous l'étions.


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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Mer 1 Juil 2015 - 10:17

J'écoutais silencieusement ses paroles, les dévorant intérieurement en n'en laissant pas passer une bribe. Nous pensions et nous nous exprimions différemment mais j'avais la surprise -légère- de voir que nous pensions de façon similaire. C'est pour cette raison que je préférais parler avec les étrangers, apprendre à les connaître plutôt que de les rejeter. Même lorsque les Nains de Parias nous étaient tombés dessus, contrairement à ce que désiraient mes soldats, j'avais choisi de parler avec eux, d'en apprendre sur eux jusqu'à ce que nos deux camps comprennent que nous étions similaire.
Les races avaient de l'importance mais les Haines ne découlaient que de nos expériences, des faits et de nos histoires. Nous ne haïssions pas une autre race pour ses attraits physiques mais pour ce qu'elle faisait. Cela permettait de tisser des liens, de briser des barrières ou de mieux les vaincre.

Elle me comprenait également, elle avait rapidement compris les objectifs et ceux des Dissidents alors que de nombreux autres peuples n'en auraient pas saisi une miette. Elle était intelligente, j’espérais que les siens l'étaient tous mais ses paroles me faisaient douter de cela. Elle semblait elle même différente des siens.
Alors que je portais un gobelet à mes lèvres, je plissais les yeux à ses dernières paroles. Souhait-elle rejoindre ma guerre et nous épauler ou seulement la bataille qui se tiendrait demain dans la soirée ? Reposant le gobelet doucement, je grondais en reprenant la parole.

"-Notre histoire est compliquée, les causes de nos guerres sont multiples et s’emmêlent depuis des siècles. Mon rôle est d'en trouver le bout et de démêler ce chaos jusqu'à l'origine des guerres Orcs."

L'image était la plus logique possible, au début, trois Clans se sont fondés et ont lutté entre eux mais cela provoqua de nombreuses et nombreuses autres tensions rendant notre race chaotique. Il fallait que nous réglions toutes ces querelles une fois pour toute pour espérer imposer une paix.

"-Le Clan des Griffes-rouges a instauré une démocratie dans ce désert, chacun peut proposer et il sera écouté. De belles promesses mais pourtant, ils massacrent les nomades qui vivent ici depuis des millénaires, leur volant leur eau qui est leur seule chance de survie. Les Nomades sont devenus méfiants de tous et luttent en voyant un dictateur partout. Pour l'heure, je désire les rassembler ensemble, les unifier pour les aider à reprendre leur terre."

Je croisais mes bras, fronçant les sourcils en l'observant quelques instants, les Dissidents qui nous encerclaient écouter ou murmuraient entre eux, derrière le cercle, d'autres Orcs s'agitaient dans leur vie nocturne, allant boire ou prendre leurs tours de garde.

"-Certains néanmoins profitent de ce chaos, pour assouvir leur désir de violences et de meurtres. Pour instaurer l'unité, je dois en nettoyer l'impureté. Le Clan que nous aurons à vaincre, cause de nombreux ennuis et doit être vaincu pour de bon. Ensuite, nous marcherons sur le Clan des Griffes-rouges pour le vaincre et le placer sous notre bannière. Ne te méprend cependant pas.
Nous avons prévu une guerre éclaire, nous les ferons ployer d'un seul assaut. Nous ne les bannirons pas, ils marcheront à nos côtés et celui des Nomades, marchant en temps qu'Orc et non en temps que clans. Ils auront encore leurs croyances, leurs cultures mais lutteront pour leur race entière et non qu'eux.
"

Les flammes s'agitaient doucement, sous le souffle d'une brise nocturne alors que la Lune éclairait le sommet du canyon.

"-Une vision utopique, dit ainsi, mais elle commencera par la force. Sous le regard vigilant des Dissidents, ils seront forcés à agir ensemble ou périront. Puis, leurs enfants apprendront ensemble, combattront ensemble et marcheront ensemble sans que nous n'ayons à sévir. Nous leur apprendrons à le faire, comme nous apprenons à nos animaux à nous obéir.
Le temps effacera les violences passés, les histoires passés et ils ne formeront alors plus qu'un. Ce jour là, je ne serais plus mais mes héritiers auront un peuple unis.
"

Je me penchais à nouveau en avant, reniflant l'air légèrement alors que je reposais mes yeux sur Lilandrile, toujours aussi sauvage. Les miens étaient devenus aussi sauvages que des animaux pour survivre, nous étions plus proche d'eux que les autres races ne l'étaient.

"-Es-tu sûr de vouloir rejoindre cette guerre ?"
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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Sam 11 Juil 2015 - 7:36

Chaque histoire était compliqué. Celui qui venait à dire qu'une histoire était simple n'était en vérité qu'un idiot. Le problème c'est que même pour nous Éladrin, rien n'était simple. Nous avions beau avoir la sagesse, nous avions beau avoir la connaissance, il existait de nombreuses distension dans chacun des clans. Tout le monde pensait avoir le meilleur clan, les meilleures idées pour parvenir au fin de tous, et c'était pour cela qu'il y avait des guerres, parfois incessantes, parce que les gens trop têtus, ne pensaient pas à ce qu'il pouvait se passer pour le peuple, ils ne pensaient qu'au pouvoir et à tout ce que cela pouvait leur rapporter. J'avais eu envie, durant mon enfance de leur faire comprendre que ce qui comptait c'était les désirs du peuple, mais je n'étais plus tout à fait Éladrin, si j'en avais le physique et la longévité, cela faisait longtemps, bien longtemps que je n'en avais plus la mentalité. Je vivais depuis longtemps parmi les humains et même si je les regardais d'un air détaché, j'avais appris très rapidement à vivre comme eux. Comme si le temps avait de l'importance, comme si chaque décisions prises avaient un impact immédiat dans le futur, cependant, alors que je le voyais vieillir et mourir, je ne bougeais pas, je restais jeune et rien que cela me rendait nostalgique de mon peuple parfois.

Je soupirais imperceptiblement, écoutant alors les propos de l'Orc. Eh beh, si c'était cela leur idée de la démocratie, ils avaient un léger problème. Enfin d'un autre côté, je me demandais bien ce qu'il pouvait faire avec une démocratie, alors qu'il marchait sur le fait que la force arrivait à bout de tout. Une question taraudait alors mon esprit. Comment un chef était élu ? Comment arrivait-il en tant que chef ? Une bien bonne question. Cependant je ne dis rien, me contentant d'écouter. Sont but était noble, je ne pouvais le nier. Il cherchait à unifier les clans pour que la terre se retrouve celle de tout le monde, c'était une idée qui méritait d'être étudié, mais je comprenais que parfois il fallait faire du ménage. Car certains, aimait probablement bien trop la violence. Il ne cherchait qu'à satisfaire leur bas instinct et rien que pour cela, ils ne méritaient pas de rester dans un système qu'ils mettraient sans dessus dessous dés qu'ils en auraient l'occasion. Je ne pouvais qu'approuver ce qu'il cherchait à faire. Cependant il y avait des choses que je ne pouvais faire. Pas parce que je ne le voulais pas, mais parce que je ne le pouvais pas. Lorsqu'il me demanda si j'étais certaine de rejoindre cette guerre, un fin sourire anima mes lèvres. J'en aurais été enchanté, mais j'avais fait des promesses, que je ne pouvais plus brisé. Plus maintenant, parce que cela risquait de les briser aussi.


« Je comprends parfaitement ce que tu cherches à entreprendre et je ne peux qu'être d'accord en un sens. Mon peuple abhorre la violence, je te l'ai déjà dit. Mais je ne suis pas tout à fait comme mon peuple. Je pense que la violence peut parfois permettre de résoudre certains problèmes, surtout si ceux-ci s'avère permanent. Je te suivrais dans la bataille qui va suivre ce soir ou demain, mais je ne pourrais malheureusement pas participer à votre guerre. »

Je le regardais franchement, il était loin de me faire peur, j'avais affronter des tas de choses dans ma vie qu'il n'aurait probablement pas le temps d'affronter. La mort, je l'avais accepté il y avait longtemps, mais ce n'était pas pour cela que je ne pouvais pas participer à cette guerre, s'était pour autre chose. Quelque chose que j'avais repoussé, encore et encore et qu'il était temps que j'arrête.

« J'ai fais une promesse à ma famille. Je la fuis depuis bien trop longtemps et il est temps que je tienne les promesses que je leur ai faite, et que je retourne vers eux, une fois que j'aurais récupérer la plante. Je pense que tu peux comprendre mon point de vue, toi qui est le chef de tout un clan. Je ne peux plus me défiler, il est temps pour moi de rentrer à la maison et d'affronter ma famille, mes demi-frères m'en voudront si je dois encore une fois manquer à ma parole. »

Je restais un instant silencieuse. Ce n'était pas que cela me déplaisait. J'avais envie de rentrer pour les voir, pour les entendre me râler dessus. J'avais envie de vivre un peu avec eux, même si je savais qu'ayant pris le goût du voyage, je ne pouvais pas rester longtemps à la même place. Mais un sens, j'avais besoin de ce retour, j'avais besoin de retourner chez moi, j'avais besoin de revoir ma famille, j'avais besoin d'elle, comme eux avaient besoin de moi. Je venais de le comprendre en voyant comment les Orcs étaient. Je venais tout juste de me rendre compte de ce que j'avais et ce qui me manquait. Quelle ironie du sort quand même.

« Par contre, je peux apprendre à tes chamans ce que je connais. Que ce soit pour les potions ou les différentes herbes. Je peux leur faire une copie de mes notes qu'ils pourront alors gérer à leur sauce. Je suis passé par de nombreux coins et je connais de nombreuses choses. Peut-être que cela pourrait vous êtes utiles. Je peux aussi vous montrer la façon de combattre des Eladrins. C'est ce que je peux faire de mieux pour votre guerre. »

Je le regardais tranquillement, espérant qu'il comprendrait ma position. Je n'en doutais pas en vérité, mais parfois, entre ce qui était et ce qui devait être, il y avait une grande différence.

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MessageSujet: Re: Si peu accueillant et pourtant si tentant (Pv Garkach)   Jeu 16 Juil 2015 - 7:28

Je me massais le menton en l'écoutant calmement, l'observant toujours de mes yeux primaires. Je comprenais son point de vue, son désir et je ne pouvais aller contre elle. Les siens avaient besoins d'elle comme les miens de moi, nous étions similaire d'un certain côté mais deux êtres vivant dans deux mondes différents. Je soupirais en grondant, j'aurais aimé rencontrer un Orc qui m'était similaire mais je n'en avais encore jamais rencontrer.
Sa dernière proposition m’intéressa grandement néanmoins et j'en fus réellement surpris, je ne pensais pas qu'elle nous proposerait de partager son savoir. Les connaissances des autres peuples m'étaient toujours utile, à moi et aux miens. Nous pourrions les adapter à nos connaissances pour devenir plus redoutable encore que nous ne l'étions, de nouveaux savoirs, de nouvelles armes et surtout, nous comprendrions une race pouvant être également -un jour- notre ennemi.

Je faisais signe à mon Chaman -Chef des autres- d'approcher de moi alors que je lui murmurais à l'oreille, lui demandant ce qu'il pensait de cela. Il leva ses yeux gris vers l’étrangère en restant impassible, sa barbe grise tombant de son menton, cachant son corps faible et maigre puis il me murmura que c'était là une chance unique.
J'hôchais la tête en lui faisant signe de reculer de la main en grondant en reposant mes yeux sur Lilandrile en croisant mes bras sur mon torse, réfléchissant encore quelques instants à ses propositions.

"-Nous ne te retiendrons point, tu nous proposes plus d'aide que je ne t'en demandais. Nous honorerons nos promesses à ton encontre, tu ne seras pas oublier dans nos récits de guerres, Lilandrile. Mes Chamans receuilleront tes notes, lorsque tu en auras fait la copie, et partagera tes connaissances avec les nôtre. Et j'aimerais voir comment les tiens combattent."

Les bruits dans le campement se calmaient à présent, de nombreux Orcs allaient prendre repos dans leurs huttes en profitant du froid de la nuit pour reprendre des forces avant la journée ardente du Désert alors que les sentinelles surveillaient le campement du haut du canyon, les ombres de machines énormes visibles en haut.
Me relevant en grondant, mes muscles roulant sous ma peau et mes tatouages dans une mimique primitif, mes colliers se balancèrent à mon cou musclé alors que je tirais ma hache du sol en observant l'étrangère.

"-Pour l'heure, nous devons prendre repos. Nous marcherons vers l'ennemis dès demain dans la nuit pour profiter du climat plus frais de la nuit avancer plus vite."

Je me détournais en roulant des épaules, marchant vers la hutte centrale qui était la place de celle du Chef où m'attendait sûrement des femelles qui espéraient mes faveurs. Mais je n'avais pas l'esprit à cela, pas cette nuit.
Même si Lilandrile était une invitée, les Tigres-Noirs -la garde d'élite- l'encerclaient pour la surveiller et la guider vers un endroit où se reposer si elle le souhaitait. Ils ne la quitteraient pas, pas tant qu'elle serait notre invitée.

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