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 Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
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Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Mar 7 Juil 2015 - 22:08

Dignitaire, 
je suis allé sur le lieu du meurtre, je n'ai trouvé aucun  indice, excepté un. Avant le drame, une  femme a été témoin qu'un homme a accompagné la victime dans sa demeure et il en est ressortit seul. Il semblait nerveux et alerte selon les dires du témoin. Celle-ci me l'a décrite  comme étant assez grand, mince, peau mâte, cheveux noirs et le regard mielleux. À ne pas se tromper, c'était un  marin Varakirois. Néanmoins,  ses vêtements correspondaient à ceux d'un haut gradé, tout porte à croire qu'il s'agissait du second ayant fait arrêter l'accuser par les autorités.

Ci-joint voici le témoignage par écrit de la femme, elle ne voulait pas se présenter en personne, par peur des représailles. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n'ai pu retracé le capitaine Juu'lar Aestyrm et Sharim Faranir , son second, ils sont introuvables. Dois-je poursuivre l'enquête?
Votre obligé,
Vlad
Silvia sourit de satisfaction, c'était un mince indice, mais il avait son importance et surtout, Flynn avait réellement dit la vérité. Était-elle naïve? Non, la dignitaire suivait plutôt son intuition et elle ne s'était jamais trompée. Or, la porte s'ouvrit et Eleonor entra, pâle et le regard luisant...De tristesse? La jeune femme semblait hors d'elle-même. Qu'est-ce qui s'était passé? Fronçant les sourcils, Silvia demandant:

-Tout va bien avec le prisonnier?
-Oh, oui, Dignitaire, tout va bien...Pourquoi? Relança l'Aasimar le coeur battant et le visage cramoisie. N'étant pas dupe,  sa supérieur leva un sourcil et répliqua:

-Tu semble dans tous tes états, voilà pourquoi.
-Oh..heu, vous avez remarquée?
-Nora, je te connais depuis ton tendre enfance, tu es comme un livre ouvert. Alors, oui, j'ai remarqué. Qu'as-tu?
-Ce n'est pas si grave, je me suis disputée avec Gilliam. Son  mariage a lieu demain, ça le rend irritable.
-Je vois, c'est compréhensible. Dit simplement la dignitaire en acquiesçant. Donc, aucun rapport avec Flynn? S'assura une dernière fois la Norpalien en scrutant intensément l'Aasimar. Celle-ci soutint son regard bleu et répondit:

-Aucun, Dignitaire, je vous l'assure.

Elle disait vraie, Flynn n'avait aucun rapport concernant sa fureur présente. Au contraire, dès sa sortie de la cellule, Nora ne s'était jamais aussi détendue et heureuse. Par Phélemée...Elle venait de vivre sa première relation sexuelle, et Nora avait atteint un sommet de plaisir inégalé. Est-ce que chaque fois serait aussi délicieuse? Hey là, Gilliam, son trop protecteur ami, avait tout gâché. En allant vers le bureau de Silvia, Gilliam avait remarqué une différence chez Nora, une différence douteuse. Le pirate dénudé avait éveillé un soupçon en lui et il avait remarqué le regard comblé et brillant d'Eleonor. Cette expression, il la connaissait que trop bien, Laura l'affichait aussi après leurs débats passionnés et tumultueux.Était-ce possible que...Soudain, Gilliam remarqua sa nuque et ses bouclettes d'or sortant de son bonnet...Ils étaient humides.  Or, il faisait un froid de canard dans le château. Plusieurs images se succédèrent dans son cerveau, créant des liens vers l'inévitable: le pirate nue et détendu dans le baril, le regard paniqué quand elle s'est retournée, l'odeur suave....Il comprit. Sans crier gare et submerger par la jalousie, il l'avait plaqué sur le mur et avant qu'elle puisse s'insurger, sa main s'était dirigée sous sa jupe. Ce qu'il fit dépassa une indécence si ignoble que pendant un moment, Nora fut sans voix. Son exploration dura une fraction de seconde, puis ses doigts revinrent à la surface,légèrement rouge, du sang. Devant cette preuve avérée, le visage de la jeune femme passa de la colère à la peur...

-Tu as couché avec lui. Souffla le garde en fixant ses doigts, Nora les fixa aussi. Déglutissant, elle acquiesça lentement, puis murmura:
-Oui, et j'étais entièrement consentante. 
-Tu sais que c'est un délit, je pourrais t'enfermer pour ça. Répliqua durement Gilliam en la dévisageant d'un air furibond. En fait, je vais le faire, car tu es une traître à notre Ordre. Les putes de meurtrier ne sont pas les bienvenues ici.

Blessée au vif par cette remarque, Nora s'apprêta à le gifler, mais il l'arrêta et lui tordit douloureusement le poignet. Cela lui fit très mal, mais elle ne laissa rien paraître et serra les dents.  En silence, ils se confrontèrent, elle avait juste envie de lui cracher au visage, mais l'Aasimar se retint, et opta pour la menace:

-Dénonce-moi et tout le monde sera que tu as engrossé Laura avant votre mariage. Les gens seront que tu es en fait, un vulgaire coureur de jupons!
-Je ne suis pas un coureur de jupons, je n'ai connu qu'une seule femme,celle que je m’apprête à épouser! Grinça-t-il en s'approchant dangereusement d'elle, la colère enlaidissait ses traits. 
-Alors, si tu n'es pas un coureur de jupons, je ne suis pas une pute. Tu en as eu la preuve, il est mon premier. Répondit-elle en essayant de retrouver son calme. Elle sentit les mains de Gilliam agripper ses épaules et la secouer comme un prunier. Entre deux secousses brutales, elle entendit la voix du garde demandé avec fureur:
-Pourquoi lui, Nora? Un pirate! Un meurtrier! Tu valais mieux que ça.
-Qui es-tu pour le juger? Que connais-tu de lui? Ab-so-lu-ment-rien. Sache que bien qu'il soit un pirate, il a faillit mourir plusieurs fois pour me sauver, il a de solides principes et je n'en dirais pas autant de toi.
-Comment ça?
-Tu es le premier à fuir devant le danger ou des situations imprévues! Lui, il les affronte avec courage et en plus, il est un excellent amant. Ça ne doit pas être ton cas, vu la frustration continuelle de Laura à ton égard.

Nora était allée trop loin dans ses paroles hargneuses, mais le garde l'avait cherché. Or, il leva  son bras pour la gifler, mais il se retint aussitôt, d'autres gardes arrivaient dans le couloir. Indifférent à leur salutation, il garda le silence et continuait à fixer intensément Nora. Leurs expressions rageuses changèrent progressivement en regret et en peine. Ils n'avaient jamais connus d'aussi violente dispute.

-Vouloir me frapper est indigne de toi, Gilliam. Murmura-t-elle doucement. Mon ami, je suis rendus une adulte, mes amants ne concernent que moi. 
-Pas ce genre d'amant, Nora. Répliqua le garde en s'approchant de la femme qu'il aimait depuis toujours. Il va causé ta perte, c'est un hors-la-loi, tu ne pourras fondé une famille avec lui. 
-Qui te dis que je veux fonder une famille avec lui?  Je l'aime, c'est vrai, profondément, mais je ne suis pas stupide, ni aveugle. Je sais qu'il va s'en allé bientôt.
-Effectivement, car la mort n'épargne personne.  Dit Gilliam d'un ton neutre et détaché. S'il ne meurt pas pendu, je veillerais  à ce qu'il meurt d'une autre façon.
-Tu n'as pas le droit, c'est contraire à notre code! Répliqua-t-elle indignée,mais apeuré par la folie qui gagnait le cœur de son meilleur ami. 
-Il t'a déshonoré, ce n'est que justice de le châtier. Notre ordre prône la justice, je ne suis pas dans l'erreur. 
-Justice ou jalousie? Ne confond pas les deux.

Cette réplique vint toucher son orgueil, mais  il ne répondit pas, décidant plutôt de garder sa colère pour le pirate. Détournant son regard d'elle et en silence, il l'avait raccompagné jusqu'à la porte de la dignitaire. Après un moment d'hésitation, il fini par avoué amèrement:
-J'aurais voulu être à sa place, être le premier pour toi. 
-Je sais.
-Ça n'est plus possible, n'est-ce pas? Demanda-t-il en plongeant son regard dans le sien. À cet instant, Nora y vit tellement d'amour et de peine qu'elle ne put soutenir ses yeux plus longtemps. Baissant la tête, la jeune femme répondit  par un hochement négatif de la tête. 
-Alors, je vais lui faire payer d'avoir voler mon rêve le plus cher. 
Devant cette sinistre résolution, Eleonor leva vivement ses yeux vers lui,mais il avait déjà tourner les talons pour se diriger, elle l'espérait, vers son poste habituel et non vers le donjon où se trouvait le prisonnier.

-Nora, as-tu entendu ce que j'ai dit? Demanda Silvia d'un ton insistant, et légèrement exaspéré. Revenant radicalement à la réalité, Eleonor s'excusa du regard. Depuis son entrée dans le bureau, elle avait perdu le fil des dires de la dignitaire. 
-Pardon, vous disiez?
-Je disais que j'ai reçu une missive de bonne augure concernant à Flynn.
-Ah oui? Un indice en sa faveur? S'exclama la jeune femme en se joignant les mains, son regard remplit d'espoir. D'un sourire, Silvia acquiesça, tout en l'observant. Décidément, Nora aimait ce pirate, il n'y avait pas de doute possible. Voyant qu'elle attendait impatiemment sa réponse, la dignitaire répondit: 
-Effectivement. Il semble qu'un autre homme aurait entré dans la demeure de la victime, avant que celle-ci se fasse assassiner. 
-Donc, Flynn ne serait pas le seul suspect?
-Tout à fait.

À cette confirmation, l'Aasimar soupira de soulagement, non pas qu'elle ne croyait pas en Flynn, mais cela venait soutenir son témoignage, il était innocent, Nora en était convaincu, et Silvia aussi. Selon son espion, c'était bien Faramir le coupable, mais pourquoi vouloir le piéger?
-Mon Justiciar n'a pas pu retracer sa trace, mais je connais quelqu'un qui pourrait les retrouver. Ce n'est qu'une question de temps avant que la vérité soit révélée.
-Avons-nous le temps? Demanda la jeune femme inquiète, le procès aura lieu très bientôt. Cet indice serait-il suffisant? Silvia n'eut pas le temps de répondre, qu'un garde entra suivit de deux inconnus. À leurs peaux basanées et à leurs turbans sur la tête, ils venaient de Varakir. Cette visite imprévue ne disait rien vaille à la dignitaire, qui leur rendit un sourire polie. Les deux hommes la saluèrent d'une manière officielle,puis l'un d'eux avança et se présenta:

-Diginitaire Everjoris, nous sommes honorés de vous rencontrez. Je me nomme Djian Rakour, et voici mon compagnon d'arme, Fernime Rajadime. Nous sommes des émissaires de Varakir. 
-Émissaires, je suis également honorée de votre présence. S'il vous plait, asseyez-vous. Du vin? Répliqua Silvia de son flegmatisme naturel, tout en présenta les deux chaises devant elle. À l'arrivée des Varakirois, Nora s'était mit en retrait discrètement, le cœur en chamade et le regard alerte. Ces deux émissaires étaient venus probablement pour une seule et unique raison: Flynn. Ceux-ci ne se firent pas prier et s'assirent avec aise, tout en acceptant le vin que la belle Norpalienne leur tendit. Goûtant à la liqueur fruitée, Djian la remercia d'un sourire et sans détour, il expliqua la raison de sa visite:

-Nous avons entendu dire que Flynn le Voltigeur  était enfermé dans votre donjon. Est-ce vrai?
-C'est vrai. Pourquoi? Questionna Silvia en buvant une gorgée de son vin, tout en soutenant le regard brun et froid de l'émissaire. Elle se tendit en entendant sa réponse venant compromettre tous ses plans bienfaiteurs à l'égard du pirate:
-Ayant commis son crime dans notre pays, nous avons ordre de le ramener pour le juger selon nos lois. Cependant, nous vous sommes reconnaissants de l'avoir capturer, voici un cadeau pour vous prouvez notre bonne foi.

Ceci-dit, Djian fit un signe à son compagnon. Celui-ci comprit, claqua des mains et deux immenses noirs entrèrent en transportant un énorme coffre en bois contenant une véritable fortune en Dun'or. Dès qu'ils l'ouvrirent, Silvia ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux et de vider son verre de vin d'une traite. Elle ne s'attendait pas un tel revirement de situation et malheureusement, ils étaient dans leur droit de réclamer le prisonnier. Présentement, la dignitaire des Redresseurs étaient impuissante et même si elle avait découvert un indice favorable à Flynn, ce n'était pas suffisant pour l'innocenter. La seule chose qui lui restait à faire c'était d'organiser un plan d'évasion et de contacter  Sirèna pour retrouver  Juu'lar Aestyrm et Sharim Faranir.  Fixant les centaines pièces d'acier, Silvia réfléchissait à toute allure, tandis que Nora avait blêmit et semblait sur le point de s'évanouir. Flynn était perdu...Faible, elle s'appuya légèrement sur le bord du mur et écouta d'une oreille distraite la suite de la conversation.

-C'est très généreux de votre part, émissaires, et j'accepte ce présent avec joie et reconnaissance. Cependant, je ne peux vous laissez partir pour l'instant, pour la simple et bonne raison que demain aura lieu un mariage. 
-Certes, nous avons vu les préparatifs! Dit le deuxième émissaire d'un ton jovial. Cela promets d'être un heureux événement et...
-Et raison de plus  pour que nous partons dès ce soir avec le prisonnier, question de ne pas vous importunez. Coupa court son compagnon à la jovialité festive de Fernime. D'un air courtois, Silvia s'exclama:
-Nous importuner? Au contraire, émissaires! Ce serait un honneur de vous comptez parmi nos invités. En outre, cela vous permettrais de vous reposez de ce long et fastidieux voyage.
-Elle a raison, mon ami, le repos est nécessaire.  Insista Fernime en se tourna vers son compagnon, qui lui lança un regard torve. Or, malgré son impatience à partir,car chaque seconde était une occasion pour que Flynn leur échappe entre les doigts, ils étaient épuisés. Le voyage avait été très long, même tortueux, et le froid de cette région les frigorifiait. D'un soupir, Djian acquiesça, tout en se levant, et dit:
-Bien, nous restons jusqu'aux noces et après, nous partirons. 


Eleonor, l'Ange d'Or
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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Mar 14 Juil 2015 - 10:27

Une fois qu’Eleonor fut sortie de la pièce, je m’étais laissé aller dans la baignoire, me reposant contre le montant en bois, insensible à la fraicheur de l’eau et de l’air. En réalité, je n’étais pas certain d’avoir envie de bouger, pour être honnête, profitant du souvenir sensorielle de ce qui venait de se passer. L’Aasimar avait beau avoir franchi la porte de ma cellule, elle était toujours présente dans cette baignoire, en quelque sorte. Les yeux clos, je respirais profondément, revivant, bien moins intensément, l’étreinte que nous venions d’avoir, elle et moi. Cela avait été grisant, très plaisant, bien entendu, mais au-delà du simple plaisir charnel, il y avait eu une passion sensuelle, une tendresse un peu naïve, probablement parce qu’il s’agissait de sa première fois et, qu’au fond, il s’agissait toujours là d’un moment tout à fait singulier. Il restait à espérer que le souvenir qu’elle pourrait en conserver serait particulièrement agréable pour elle, même si je me plaisais à penser que ce serait le cas. Marinant dans l’eau fraiche, je profitais du silence qui régnait dans ma cellule, les bras posés sur les rebords en bois, frissonnant légèrement. Une chose était certaine, j’aurais apprécié la chaleur du contact de la peau de l’ange, et sa présence aurait rendu cette cellule moins désagréable. Peut-être pourrait-elle rester cette nuit ? Bah, impossible. Les gardes finiraient forcément par s’en rendre compte et quelque chose me disait que cela ne serait pas lui rendre service. Les Redresseurs devaient surement voir d’un mauvais œil de s’acoquiner avec un pirate, qu’il soit un meurtrier avéré ou non. Déjà que si nos ébats devaient être découverts, la jeune femme en aurait probablement pour son grade. Au pire, je pourrais toujours faire penser que je l’avais forcée, contre son gré. Je n’étais pas à un méfait près et je lui devais au moins ça.

Après de longues minutes à mariner en silence, je décidais finalement de me relever et de sortir de l’eau désormais froide. L’air frais de la cellule n’était pas réellement agréable aussi sautais-je rapidement sur la serviette pour commencer à me sécher. Alors que je me frottais, assez énergiquement pour me réchauffer un peu, j’entendis des voix de l’autre côté de la porte et cette dernière s’ouvrit quelques instants plus tard, me laissant à peine le temps de passer ma serviette autour de ma taille comme abri de fortune pour ma pudeur. Non pas que j’avais honte d’être nu, mais seules certaines demoiselles avaient l’exclusivité de certaines visions. Mon visiteur n’était autre que celui qui était venu chercher Eleonor quelques dizaines de minutes plus tôt, mais, étonnement, il ne semblait pas vraiment être ici pour une visite de courtoisie. « Désolé, je ne suis pas très présentable… Si j’avais su que j’aurais encore de la visite, je n’aurais pas trainassé dans mon bain. » J’avais dit cela avec une pointe d’humour, finissant de resserrer la serviette autour de ma taille, afin qu’elle puisse tenir sans que je n’ai à le faire moi-même. Je n’eus pas le temps de faire davantage que mon invité se jetait sur moi, m’agrippant par les épaules avant de me projeter contre le mur, me laissant à peine le temps de le retenir un minimum, évitant ainsi de suffoquer complètement face à la pression de son bras qui, néanmoins, essayant d’appuyer dangereusement sur ma gorge. « Désolé, je n’embrasse pas le premier soir. » Une pirouette, même si, d’un certain côté, j’aurais peut-être dû me contenter de ne rien dire. Mais comment aurais-je pu deviner, hein ? Il me jeta un regard mauvais et renforça la pression, m’obligeant à abandonner un peu de terrain, à contrecœur. Le mur de pierre était décidément trop froid.

« Pourtant, abuser les femmes, ça te connait, non ? » J’haussais les sourcils, de surprise, mais aussi parce que son haleine empestait l’alcool. Néanmoins, j’avais une petite idée de ce dont il parlait. « Pour être honnête, ce n’est pas vraiment notre premier soir avec Nora… » Bon, d’accord, ce n’était surement pas ce qu’il voulait entendre. J’encaissais dans un souffle le coup de poing qu’il me donna dans le ventre. Après tout, il était mérité. « Je vais te faire regretter d’avoir osé la posséder. Tu n’es qu’un meurtrier, personne ne te regrettera. » Ca, par contre, ça ne sentait pas bon du tout. Il me fallait quelque chose, une pirouette pour me sortir de là, parce qu’il ne donnait pas l’air de vouloir lâcher l’affaire facilement. Le problème était que je ne savais rien de lui, si ce n’est qu’il me reprochait apparemment d’avoir pris la virginité de l’Aasimar. L’aimait-il ? Était-ce le fameux Samuel dont elle m’avait parlé une fois ? Ce ne serait pas la première fois qu’il me fallait faire face à quelqu’un d’un peu trop jaloux… Malheureusement, je ne voyais pas comment me défaire de celui-là. Il n’était pas vraiment plus fort que moi, mais avec eu pour lui l’avantage de la surprise et il m’était difficile de reprendre l’avantage. Une voix s’éleva alors depuis la porte. « Gilliam, tout va bien là-dedans ? » L’intéressé répondit rapidement, éludant la question et s’assurant d’être ainsi tranquille. Gilliam, donc. N’était-ce pas celui qui était sensé se marier prochainement ? Cela ne me laissait pas beaucoup d’options, de toute façon. « Gilliam, hein ? Nora m’a parlé de toi. » Je pus lire une certaine surprise dans son visage, rapidement effacée par de la colère et un autre coup de poing m’intimant de ne plus parler d’elle comme ça.

Je repris mon souffle à nouveau. « Tu te maries bientôt, n’est-ce pas ? Tu ne devrais pas t’occuper de ta future femme plutôt que de malmener un prisonnier ? Quelque chose me dit que tu dois enfreindre une ou deux petites règles de votre code, non ? » En réalité, je n’avais aucune idée des commandements qui pouvaient régir la vie d’un Redresseur, mais cela valait le coup d’essayer. « Si tu fous en l’air ta vie pour un mec comme moi, je me demande bien ce qu’il adviendra d’elle… » Enfoncer le clou, et profondément. J’avais pu sentir que j’avais mis dans le mille avec ma première pique et je comptais bien l’exploiter à fond, car quelque chose me disait que je jouais ma survie là-dessus. L’intéressé me regarda en silence quelques instants avant de me relâcher, mais n’hésita pas à me filer un autre coup de poing, pour la forme. « T’as raison. T’es qu’un minable, elle le comprendra bien vite. Tu as eu raison d’en profiter, de toute façon, tu finiras pendu bien assez tôt et Nora se trouvera quelqu’un de mieux que toi. » Alors que je passais une main sur ma mâchoire, plus par réflexe qu’autre chose, je ne pus me résoudre à le laisser sortir sans un mot de la fin. Et alors qu’il se retournait pour se dirigeait vers la porte, je le défiais à nouveau. « Laisse-moi deviner, quelqu’un comme toi peut-être ? » Bien entendu, cela ne lui plut pas énormément, mais alors qu’il allait essayer de me frappait à nouveau, je contrais cette fois-ci son bras et le gratifiait d’un crochet du droit. Il en perdit l’équilibre et s’effondra au sol, visiblement avec son compte. L’alcool n’avait pas du l’aider.

Je frappais à la porte pour appeler les gardes qui me regardèrent les yeux ronds en découvrant leur collègue au sol. « Je crois qu’il n’a pas tenu l’alcool qu’il a bu… » Ils ne cherchèrent pas plus loin, même si j’étais conscient qu’ils ne me croyaient pas vraiment et emportèrent Gilliam avant de refermer la porte derrière eux. Une fois au calme, je repris mon souffle, m’assurait de n’avoir rien de cassé – après avoir été réparé par l’Aasimar, cela aurait été un comble ! – puis décidai de m’habiller, puisqu’il faisait suffisamment froid dans cette pièce. Je m’installais alors sur mon lit, les bras croisés derrière le dos. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à elle, de repenser à sa peau, ses courbes, ses lèvres. C’était un souvenir enivrant dont j’aurais beaucoup de mal à me passer dans les jours à venir, j’en étais conscient. J’aurais probablement donné beaucoup pour pouvoir caresser à nouveau son visage, mais, malheureusement, elle ne se montra pas ce soir-là. Avait-elle eu vent de ce qui s’était passé avec Gilliam ? M’en voulait-elle ? S’en voulait-elle ? Tellement de questions… Je trouvais difficilement le sommeil cette nuit-là, mais, fort heureusement, les rêves qui le peuplèrent furent particulièrement agréables…
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Mar 21 Juil 2015 - 11:51

Que de monde, de nourritures et de dentelles! Eleonor avait passé la journée à aller d'une place à l'autre pour aider aux préparatifs du mariage, même si elle n'avait pas le cœur à cela, surtout après ce que lui avait fait Gilliam. Elle aurait voulu s'enfermer dans sa chambre toute la journée, mais la Dignitaire avait insister pour que l'Aasimar se montre en public le plus possible, question que personne ne la soupçonne. Terminant d'accrocher une guirlande de fleurs, Nora se remémora sa dernière conversation avec Silvia, quand les émissaires étaient sortis Le silence fut lourd dans la pièce. La Norpalienne avait réfléchi un bon moment pour trouver une solution à ce fâcheux imprévu, tandis que Nora s'était contrôlée pour ne pas s'évanouir. Paniquée, celle-ci s'était approchée de sa dignitaire et avait murmuré précipitamment:

-Nous  devons faire quelque chose! Sinon, il va mourir!
-Je sais, calme-toi, Nora. Je réfléchis. Avait répondu Silvia le regard sombre et calculateur. Le plan d'évasion devait se faire durant le mariage, c'était le seul moment propice à la fuite de Flynn. Il fallait que l'on croit que ça venait de lui, et non de l'Aasimar et de la dignitaire. Comment? Un plan complexe n'était pas de mise, il fallait que cela soit simple, le plus proche de la réalité. Des gardes ivres, une porte mal fermée et un corridor vide qui mène à une sortie de secours isolée....La trappe par où Nora passait quand elle était enfant. Flynn se débrouillerait pour le reste, tous les regards allaient être tournés vers les nouveaux mariés, et Silvia espérait que les émissaires de Varakir seraient soûls. Elle s'en occuperait personnellement. Vivement, la dignitaire prit une feuille de papier et expliqua son plan par écrit à Eleonor. Personne ne devait entendre ce qui allait se tramer. Intriguée, la jeune femme s'approcha et lu. Les directives étaient claires et simples, mais elle allait devoir suivre chaque étape à la minute près,et la première consistait de garder ses distances avec Flynn. Ne plus revoir son pirate, surtout après ce qu'ils venaient de vivre, la déchirait, mais c'était un sacrifice nécessaire. La dignitaire lui avait ordonné de relire le bout de papier jusqu'à ce  que Nora s'en souvienne par cœur, puis elle l'avait jeté au feu. Parfois la justice consistait à commettre un acte illégale, comme faire évadé un prisonnier innocent et en cela, aucune des deux n'éprouvaient de la culpabilité, bien au contraire. L'important c'était de ne pas se faire prendre et ça consistait à brouiller les pistes  et à y placer un coupable, c'est-à-dire Flynn. Après tout, un méfait de plus, qu'est-ce que ça changeait dans sa situation? Au moins, il allait vivre.

-As-tu fini avec tes guirlandes? Demanda une humaine aux cheveux d'or et aux joues roses. Sortant de ses pensées, Eleonor baissa les yeux vers elle et acquiesça en souriant. Sur son papier, Silvia avait noté trois personnes clés: le garde surveillant la porte du prisonnier, Flynn lui-même et cette charmante de demoiselle se prénommant Anaïs.  Eleonor descendit de son échafaud et donna le reste des décorations à l'adolescente, tout en s'exclamant:

-Ça va être un merveilleux mariage.
-Oh oui! Les mariés sont si chanceux. Plus tard, je voudrais avoir un mariage comme ça.  Répondit la blondine en jetant un coup d’œil admiratif à la salle de cérémonie.Cependant, Eleonor remarqua une tristesse dans sa voix.
-Peut-être vas-tu rencontrer l'homme de tes rêves ce soir?  Suggéra l'Aasimar d'un ton taquin. Anaïs s’esclaffa puis acquiesça, le regard brillant d'espoir.
-On dit que les mariages sont propices pour de telles rencontres. Pour ma part, j'ai déjà des vus sur quelqu'un.
-Ah, oui? Qui donc? Demanda Eleonor feignant la curiosité. La blondine rugit jusqu'aux oreilles et murmura un prénom à l'oreille de Nora. Parfait, c'était bien lui, la Dignitaire était au courant de tout dans ce château, même les amours de jeunesse.
-Oh, je le connais! C'est un charmant garçon, un très bon parti. Sauf qu'il a toujours des rhumatisme et il doit gigoter sans arrêt la nuit. Pensa Nora sans se départir de son sourire courtois.
-Oui, mais je suis triste, car il est de garde, tandis que tout le monde va fêter. Se confia Anaïs déçu. Compatissante, Nora s'approcha d'elle et mit une main sur son épaule en disant:
-Pauvre toi, fêter sans l'homme que tu aime, c'est très décevant. Il doit y avoir une solution, non? Attend que je réfléchisse...Ah, je sais! J'ai entendu dire qu'il aimait le bon vin.
-Effectivement, il adore ça, tellement que j'en suis presque jalouse.  Les deux jeunes femmes éclatèrent de rire, tandis qu'Anaïs rajoutait narquoise: Où trouver ce bon vin? Eleonor eut un sourire mystérieux et chuchota:
-Je connais un vigneron qui me doit un service. Je pourrais lui demander de me donner une bouteille, si tu veux?
-Oh, tu ferais ça pour moi???
S'exclama l'humaine les yeux agrandis de bonheur, puis soudain, son sourire s’affaissa et un doute vint ombragé son regard bleu.  Qu'allait-elle faire d'une bouteille de vin? Il était interdit aux gardes de boire durant leur service et son gros ours n'aimait pas se faire déranger. Elle exprima son doute à Nora, qui haussa les épaules et rassura d'une voix douce:

-Aujourd'hui, c'est jour de fête, la dignitaire sera plus tolérante et un verre de vin n'a rien de criminel, bien au contraire, c'est bon pour la santé. Ton homme sera aux anges !Il ne pourra rien te refuser.
- Tu as raison, ça vaut la peine d'essayer! S'emballa la belle blonde,en imaginant une soirée érotique à souhait. Quand pourras-tu me refiler ce vin?
-À la fin du banquet. Je serais à la table des mariés, viens m'y rejoindre.
-Promis et merci encore, je vais t'en devoir une!


Anaïs vint l'étreindre dans ses bras, puis rayonnante, elle se dirigea vers les cuisines. Eleonor la regardait s'éloigner en pensant qu'elles étaient déjà quittes, car sans le savoir, la jolie adolescente allait sauver la vie de Flynn, ça n'avait pas de prix. Promptement, elle enfila son manteau de martre et alla au village de Lisière. Là, habitait ce fameux vigneron à qui elle avait effectivement rendu un grand service: celui d'avoir sauver sa femme d'une forte fièvre. Très content de la revoir, elle lui expliqua la raison de sa venue et sans hésité, le vieil homme lui offrit un de ses meilleurs vins.  Déjà une heure s'était écoulée, la cérémonie allait commencée et Nora n'était pas prête. En urgence, elle retourna au château et entra dans sa chambre pour se vêtir de sa robe de bal. Une véritable splendeur en broderie et en dentelles blanches. Le corset définissait sa fine silhouette et moulait parfaitement ses seins. Le bas de sa jupe était en soie légère, recouvert d'une fine  dentelle,  et tombait gracieusement. Elle n'avait jamais été aussi élégante, il ne lui restait qu'à se coiffer.  Qu'est-ce qui serait idéale pour une telle célébration?  Un chignon tressé? Tout à fait. Sans hésitée, elle tressa sa tignasse d'or, l'entortilla pour créer une élégant chignon, puis y rajoutait des ornements de perle,de fleurs blanches ainsi que deux épingles à cheveux ordinaires. Jetant un coup d’œil dans son miroir, elle s'admira pendant un instant.


Parée, l'Aasimar s'apprêta à  rejoindre les inviter quand elle se figea. Comment avait-elle pu oublié?! Promptement, elle se dirigea vers son secrétaire et y sortit un flacon contenant une poudre rouge fait de cannelle, de piment et de ginseng. De plus, la guérisseuse y avait rajouté une grande quantité de mélatonine.  Le tout favoriserait une frivolité sexuelle, puis à peine leur ébat commencé, le couple s'endormirait d'un sommeil de plomb. Nora versa l'entièreté du flacon dans la bouteille de vin et le mélangea commis faut. Pour finir, elle alla vers son armoire et sortit  un sac de provisions, une bourse et une dague. Les dissimulant sous ses vêtements, Eleonor était prête à rejoindre les convives.

-Vive les mariés! Vive les mariés!

Gilliam et Laura s'embrassèrent pudiquement, l'assemblée les acclamait chaleureusement. Seule Nora ne partageait pas cette joie, elle voyait bien que les  époux n'étaient pas du tout à leur aise, leurs sourires  n'exprimaient aucun bonheur. Elle scrutait Gilliam, il semblait épuisé, distant  et son bleu au menton ne disait rien qui vaille. Qu'avait-il encore fait? La pensée que cette ecchymose était relié à Flynn effleura son esprit, mais elle la chassa aussitôt et afficha une expression sereine. Son meilleur ami venait de se marier, Nora vint le féliciter:


-Félicitation à vous deux. Je vous souhaite beaucoup de bonheur.
-Merci.Répondit simplement Gilliam d'un sourire crispé, tandis que Laura lui sourit poliment et détourna vivement son regard vers son père. Se sentant peu appréciée des nouveaux mariés, Eleonor s'éloigna vers le banquet, où Silvia et les émissaires se trouvaient. L'un d'eux admira Nora du regard et la complimenta. La jeune femme le remercia d'un sourire angélique et prit place à leur côté. Ils se mirent à parler de sujets peu intéressants, l'Aasimar les écoutait d'une oreille, son ventre était noué et son cœur battait la chamade. Le plan d'évasion prenait forme, bientôt Flynn allait sortir de sa vie, peut-être à jamais. Déglutissant, elle voulut se servir un verre de vin,  mais la dignitaire lui écrasa discrètement le pied et fit un non subtile de la tête. Morose, Nora comprit le message: pas d'alcool ce soir, tu dois restée alerte. Elle se contenta de jus de baies. Les mariés les rejoignirent et les convives s'assirent aux tables assignées. Le banquet commençait, la nourriture abondait. Silvia conversait le plus souvent avec les émissaires, remplissant leurs verres dès qu'ils étaient à moitié vide.Tant qu'aux mariés, ils mangèrent en silence, acquiesçant aux dires de leurs proches parents, se souriant parfois, pour la forme.


Nora trouvait que c'était une triste tableau, mais personne ne remarquait l'énergie nostalgique des épousés. Tous étaient joviales, heureux et un peu ivres, même les gardes. Enfin, le banquet prit fin et Eleonor aperçut la tête blonde d'Anaïs se faufiler vers elle. L'heure de l'évasion avait sonné. S'excusant poliment, l'Aasimar la rejoignit et lui remis la fameuse bouteille. Elles échangèrent un sourire complice et sans se faire repérer, la blondine monta au donjon pour rejoindre son amant. Nora soupira, espérant que rien d'imprévu allait arrivé. C'est alors qu'un humain l'invita à danser, l'orchestre jouait une belle symphonie, le bal commençait.  D'un sourire charmant, elle accepta d'embarquer dans la valse, passant de cavalier à cavalier. Après vingt-minutes, Eleonor  réclama un répit, protestant qu'elle avait mal aux pieds. Se tournant vers la table des mariés, Silvia lui fit un signe affirmatif de la tête. Les feux d'artifices allaient commencés,il était temps.


-Oh, mon doudou....Oui...Souffla Anaïs en étreignant son amant. Après avoir vidé leur coupe, ils avaient ressenti une envie folle de faire l'amour. Passionnément, le couple s'était embrassé et avait trouvé un petit coin tranquille derrière une tapisserie, proche de la cellule de Flynn. Le garde s'affairait à combler sa dulcinée. Progressivement, le plaisir montait autant que la fatigue et sans crier gare, ils s'écroulèrent par terre, entrelacés et profondément endormit. À cet instant, une Aasimar passa près d'eux et cogna brusquement  la tête du garde avec une patte de chaise. Le sang coula de la nuque, mais la blessure était superficielle, il s'en remettrait. Déposant  l’assommoir improvisé proche des tourtereaux, Eleonor prit les clés et alla ouvrir  la cellule de Flynn. Celui-ci était à la fenêtre et semblait admirer les feux d'artifices.

-Flynn! Chuchota vivement Nora pour qu'il se retourne. Viens, tu dois partir.


Voyant qu'il ne comprenait pas, Eleonor lui expliqua brièvement la visite des émissaires et le sort funeste qui l'attendait. Ils ne leur restaient pas beaucoup de temps, la patrouille de la section Nord recommenceraient sa ronde. Bien qu'elle était très tentée de l'étreindre, Eleonor se contenta de lui prendre la main pour le sortir de cette  prison. Rapidement, elle saisit les deux épingles à cheveux de sa tignasse  tressée, les écarta et les laissa tomber au sol, près de la porte.  Fermant celle-ci à moitié, l'Aasimar vint remettre le trousseau de clé à la ceinture du garde évanouit. Parfait, maintenant, Flynn devait se rendre à la trappe sans encombre. C'était l'étape cruciale et la plus dangereuse. Reprenant la main de son pirate, ils marchèrent rapidement,longeant les corridors et passant par des alcôves déserts.  C'est alors qu'Eleonor entendit deux gardes approchés, elle plaqua aussitôt Flynn contre le mur et l'embrassa avec passion. Ils  les sifflèrent au passage et un peu soûl, l'un d'eux s'exclama en riant:

-Oh là! Allez vous trouver un chambre, les amoureux!

À travers la brume de l'alcool et de la jovialité provoqué par les festivités, Flynn passa inaperçu. Eleonor continua à l'embrasser jusqu'à temps que les gardes tournent le coin et disparaissent d'un rire gras. Doucement, elle se dégagea et caressa amoureusement la joue du pirate en murmurant:


-Dans une autre situation, je me serais volontiers réfugiée dans une chambre avec toi,mais malheureusement...Elle ne termina pas sa phrase, sentant sa gorge se serrer. Oh non, ce n'était pas le moment de sangloter, la vie de l'Éladrin était en jeu. Suit-moi.   Reprenant sa main, ils coururent vers un corridor isolé, au fond, il y avait une échelle menant à une trappe.  Le cœur battant,  elle gravit l'échelle et ouvrit la sortie poussiéreuse et oubliée. Passant sa tête à l'extérieur, Nora retint son souffle, puis respira de soulagement. Aucun garde sur le toit, ils étaient tous en bas, entourant les convives. La Dignitaire avait veillé à tout. Baissant son regard vers Flynn, l'Aasimar lui fit signe de monter.  La neige recouvrait les tuiles, il fallait faire gaffe, car c'était glissant. Affectueusement, Eleonor entoura les épaules du pirate d'une cape de fourrure empruntée au garde endormit et l'embrassa une dernière fois. Lentement, elle décolla ses lèvres des siennes pour lui remettre le sac de provisions, ainsi que la bourse remplit de pièces d'aciers. Avec cela, il allait pouvoir se rééquiper et s'acheter une monture. Pour finir, Eleonor sortit de son corset sa dague et la glissa dans la ceinture du fugitif. C'était tout ce qu'elle pouvait faire, il était désormais entre les mains des Dieux.  Les larmes aux yeux, l'Aasimar murmura:

-Je ne t'oublierais jamais, mon bel amour. Je te souhaite de vivre et d'être heureux. Maintenant va et pars loin d'ici.


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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 3 Aoû 2015 - 5:33

Nora n’avait pas remontré le bout de son joli minois le jour suivant non plus. Mais, à voir l’effervescence dont je pouvais être témoin depuis la fenêtre de ma cellule, les préparatifs du mariage devaient battre leur plein et elle avait probablement bien mieux à faire que d’aller visiter un prisonnier. Peut-être avait-elle honte de ce qu’il s’était passé ? Elle n’avait pas eu l’air de le regretter, sur le coup, puisqu’elle m’avait même avoué qu’elle aurait volontiers remis le couvert une nouvelle fois. Cependant, une nuit entière était passée et peut-être avait-elle désormais des remords. J’espérais de tout cœur que ce ne soit pas le cas, mais, enfermé entre quatre murs, il était difficile de penser à autre chose. Il n’était pas dans mon genre de m’inquiéter pour les femmes dont j’avais pu partager la couche, mais il était rare que je sois pour elles leur premier amant. La première fois, malgré le fait qu’elle était souvent plus une source de douleur que de plaisir, restait relativement sacrée et importante dans la vie d’une jeune femme. Certaines préféraient la garder pour l’homme qu’elles estimaient être le bon, d’autres s’en fichaient. Si les actes pouvaient sembler sans conséquence sur le fait, ils ne l’étaient plus forcément à tête reposée et peut-être que la perspective de s’être éprise et donnée à un pirate ne l’enchantait plus vraiment. Raaaah ! Pourquoi fallait-il que je pense à cela encore et encore ? Quelque chose me disait que cette histoire de mariage finissait par me monter à la tête aussi, d’une certaine manière. Ou alors c’était simplement la perspective de passer bientôt en jugement et, probablement, de me voir me faire passer la corde au cou, beaucoup plus littéralement que ce pauvre Gilliam. En fin de compte, c’était peut-être lui le veinard entre nous deux.

La journée passa sans la moindre visite, seulement des bruits dans les couloirs, dehors. S’en était presque incroyablement désagréable. Mais, encore une fois, cela provenait probablement du fait que je n’étais même pas certain d’avoir une semaine à vivre à mon actif. J’avais passé la journée à alterner entre le lit, la fenêtre et les cent pas dans ma cellule. Je n’avais envie que d’une chose, revoir Nora, mais, apparemment, ce n’était pas réciproque. Enfin, peut-être aurais-je l’occasion de la voir pendant mon procès… Elle devait chercher à s’amuser, s’aérer l’esprit. Les mariages n’étaient pas une mauvaise chose, même s’ils étaient célébrés pour de mauvaises raisons. Néanmoins, ce n’était pas mon affaire. La nuit tomba finalement et avec elle, la cérémonie sembla s’achever, compte-tenu des cris qui fusèrent jusqu’à ma fenêtre. « Vive les mariés, oui… » Mon diner arriva lui aussi, même s’il était probablement beaucoup plus frugal que ce dont les convives pouvaient se régaler. Ah, mieux valait ne pas y penser, c’était la déprime assurée sinon. J’achevais mon plateau quand j’entendis un peu de bruit à l’extérieur de ma cellule. Apparemment, même mon garde avait de la visite… Je soupirais doucement avant de m’éloigner vers la fenêtre, jetant un œil en contrebas où la fête battait son plein. Combien de jolies jeunes filles acceptaient-elles une danse ? J’aurais volontiers invité l’Aasimar à danser également… Quelque chose d’enjoué ? Ou plutôt quelque chose de langoureux ? Je n’aurais su le dire. Après de longues minutes, la musique cessa et les convives semblèrent se rassembler. Avant de pouvoir me poser beaucoup de questions, quelques feux d’artifice vinrent illuminer le ciel. Eh bien, on ne faisait pas dans les petites fêtes par ici ! Mais tandis que j’admirais les éclats colorés qui parsemaient la voûte nocturne, la porte de ma cellule s’ouvrit derrière moi et une voix familière m’interpela.

« Nora ? » C’était tellement… surprenant. Que faisait-elle là ? Elle me raconta alors toute l’histoire, sans trop de détails bien entendu, mais, visiblement, elle semblait déterminée à me faire sortir de là. Je ne résistai donc pas lorsqu’elle me prit par la main pour me sortir de la cellule. Où étaient les gardes ? Mieux valait ne pas poser cette question, je n’étais pas sur de vouloir savoir ce par quoi elle était passé pour moi. Elle m’entraina à travers les couloirs, mais je ne pus m’empêcher de penser que cette robe lui allait pour le mieux. Soudainement, elle m’arrêta, me plaqua contre le mur et se lova contre moi pour m’embrasser. Sans chercher à comprendre, je passais mes bras autour de sa taille, l’embrassant en retour avant d’entendre les gardes passer près de nous, sans oublier de laisser glisser un petit commentaire grivois juste avant de s’en aller. J’esquissais un sourire à la remarque de la jeune femme, mais, alors que je voulais répondre, elle m’entraina à nouveau dans une course effrénée. Nous montâmes une échelle qui donnait visiblement sur le toit. Une fois là-haut, elle passa une cape de fourrure sur mes épaules et m’embrassa. Elle n’avait pas honte de ce qu’il s’était passé, elle n’avait juste pas eu le temps de venir me voir. Je me sentais un peu honteux et lui rendit son baiser avec passion. Lorsqu’elle s’écarta pour me tendre quelques provisions, je la regardais en silence, jusqu’à ce qu’elle ne glisse une dague à ma ceinture. Son regard était triste, mais nous devions nous séparer ici. Lâchant le sac de provisions, je l’attirais une nouvelle fois contre moi, passant une main dans ses cheveux, croisant son regard. « Merci pour tout ce que tu as fait pour moi, Nora. » Je déposais un chaste baiser sur ses lèvres. Pour un peu, je m’en voulais de la laisser là.

Je m’écartais légèrement, tenant toujours sa main dans la mienne. « Je te proposerai bien de t’enfuir avec moi, mais j’imagine que tu dois rester pour être lavée de tout soupçon. » Si elle partait avec moi, elle serait probablement accusée de trahison et finirait comme lui, Hors-la-loi, et cela, c’était tout bonnement hors de question. « Prends soin de toi Nora et tâche d’éviter ces brutes du Gantelet, je ne pourrais pas toujours veiller sur toi. » Je déposais un baiser sur son front avant de lâcher sa main et d’attraper mon sac. Je fis quelques pas sur le toit, pour repérer mon parcours de sortie. Puis je me retournais vers l’Aasimar. « Au revoir, Nora. » J’esquissais un léger sourire, peut-être un peu mélancolique et sautait en contrebas, me rattrapant, avec une glissade sur un autre toit, légèrement en pente. Il faudrait jouer de prudence pour arriver à sortir, mais, heureusement, passer les murs du Quartier Général ne serait pas difficile désormais. Après quelques minutes, j’observais les lueurs des derniers éclats de feu d’artifice depuis l’extérieur, le regard tourné vers le toit où Nora ne devait plus être depuis longtemps. Résigné, je fis demi-tour et me dirigeait vers la forêt. Il était beaucoup plus prudent d’éviter les routes pendant quelques jours…
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 3 Aoû 2015 - 11:14

Hrp:
 

Une semaine déjà s'était écoulée depuis le départ de Flynn. Nora se souvenait encore des yeux tristes du beau pirate et de son sourire mélancolique, de sa silhouette disparaissant derrière les murs avec une discrétion frôlant l’invisibilité et des derniers feux d'artifices illuminant le ciel, ainsi que les larmes de la jeune femme au cœur brisé.  Fermant les yeux, elle sourit en ce rappelant sa voix grave et rassurante: « Prends soin de toi Nora et tâche d’éviter ces brutes du Gantelet, je ne pourrais pas toujours veiller sur toi. ». Ce n'était pas une recommandation, mais plus, une inquiétude à son sort, un besoin de la sentir en sécurité et hors de danger. Il l'avait protégé comme elle l'avait protégé,ils étaient maintenant liés par un lien d'amour et de solidarité, jamais elle ne l'oublierait. À présent, ils avaient pris des chemins différents, était-ce pour le mieux? Aurait-elle dû s'enfuir avec lui et vagabonder à ces côtés, jusqu'à la fin de leurs jours? Non, ça n'aurait pas été raisonnable et avec le temps, leur relation se serait sûrement effritée. C'était mieux d'en garder de bons souvenirs et de continuer de vivre sans regret.

-Prête à y aller? Demanda une voix derrière elle, Nora se retourna et vit Sylvia. Eleonor acquiesçait d'un sourire.Leur dernière complicité les avait rapproché, c'était comme si la dignitaire lui avait pardonné  ses erreurs passées. D'un regard maternelle, la Norpalienne s'avança vers elle et l'étreignit cordialement. Fait attention à toi, Nora, dehors il y a maintes dangers.
-Ne vous en faites pas, je serais prudente. Je n'ai pas le choix.

Effectivement, elle n'avait pas le choix, car le Gantelet et la Guilde étaient toujours à ses trousses, sans compter les démons qui pouvaient l'attaquer sans crier gare, bien que c'était rare d'en croiser. Avec fébrilité, l'Aasimar se remémora  son premier combat, et cela n'avait été contre un homme, mais bien un ogre, suivit d'un vicieux et cruel persistant. Elle déglutit, espérant ne plus revivre cela. Embarquant sur sa nouvelle monture prénommée Vel, un étalon d'ébène aux pattes musclées et athlétiques, l'Aasimar dit avant de partir au galop:


-Prenez soin de vous également, j'espère que nous nous reverrons.

-Je l'espère aussi.

Sur ce, Eleonor tourna sa monture vers le sud, le cœur en peine, mais certaine de son choix. Quiétude était le meilleur endroit pour vivre, surtout étant ce qu'elle était, une Aasimar. Là-bas, elle serait bien accueillit. Si Eleonor avait pu, elle serait partit aussitôt la fuite de Flynn, mais cela aurait éveillé les soupçons. La jeune femme ne put s'empêcher de rire en repensant à la suite des évènements.Le plan avait fonctionné à merveille,même mieux qu'elles ne l'avaient espéré. À l'aube, la patrouille de la section Nord avait découvert le garde et sa dulcinée évanouis et le prisonnier évadé. L'alarme avait été sonné, des patrouilles avaient été envoyé aux alentours, mais aucune trace du pirate. Cette invasion fit jaser les gens, la majorité accusait l'agilité et la ruse du prisonnier. D'autres mirent la faute sur le serrurier ayant fabriqué les serrures du donjon ou l'incompétence des gardes, mais personne ne songeait à accuser la Dignitaire et Eleonor.  Selon l'enquête officielle, Flynn avait réussi à déverrouillé la serrure à l'aide d'épingles à cheveux, sûrement trouvé par terre, et il avait assommé le pauvre garde avec une patte de chaise. Puis à l'insu de tous, il s'était enfuit par le toit, ni vu ni connu.

-Au moment que j'aidais cette jeune femme égarée, ce rustre m'a attaqué par derrière et j'ai perdu conscience.
Avait témoigné Henri, le garde atteint de rhumatisme.
-Moi aussi,  je me suis évanouie de peur. Si Henri ne m'avait pas protégé de son corps, ce meurtrier m'aurait assurément violé et tué sans pitié. Avec rajouté Anaïs en larme, feignant l'état de choc. Croyant à leur témoignage, la Dignitaire et les hiérophantes les innocentèrent. L'affaire fut close, la routine revint au château.  Les émissaire de Varakir partirent bredouilles, jurant et maudissant les Redresseurs de n'avoir pas  mieux sécurisé la cellule du pirate.   Le cœur rageur, ils avaient reprit  le coffre offert à la dignitaire, protestant que cette prime n'était pas méritée. Silvia s'en fichait éperdument, mais d'un air courtois, elle leur avait souhaité  bon voyage et bonne chance. Sans lui répondre, ils avaient quitté le Quartier-Général des Redresseurs, pour jamais y revenir.

Le vent froid vint fouetter son visage, Nora revint à la réalité et soupira. Au moins, Flynn était sauf et qui sait ce que l'avenir leur réservait? Peut-être que le destin les réunirait à nouveau? Pour l'instant, elle devait se concentrer et restée alerte,car dans cette nature sauvage, Eleonor n'était plus en sécurité. Surtout que le froid glaciale n'aidait en rien, levant son regard d'éneraude au ciel, l'Aasimar aperçut de gros nuages gris et menaçant approchés, une tempête de neige s'annonçait.Sans hésité, elle bifurquait Vel vers un chemin escarpé et se dirigea au Village de Lisière. Là,la jeune femme trouverait un gîte pour la nuit et peut-être pour les jours à venir. Ici, au Nord, le blizzard pouvait duré une semaine, c'était dangereux de l'affronter, au risque de se perdre ou de mourir de froid.  Une heure s'écoula depuis son départ, et enfin, elle aperçut Lisière. Durant les tempêtes, les villageois ne s'aventuraient pas dans les rues, et c'était compréhensible, surtout par ce temps. Eleonor saluait quelques passants courageux et se réfugia dans une auberge réservée aux voyageurs. C'était un gîte petit et conviviale, fait de bois ronds et de pierres grises, avec un feu de foyer dans la salle principale et un deuxième étage possédant dix chambres. Il y avait que trois ou quatre personnes buvant du vin chaud, mais fatiguée, elle ne leur accordait aucune attention et se dirigea au comptoir de l'aubergiste. D'une sourire,elle abaissait mon capuchon, dévoilant sa tignasse d'or et son teint rosie par le froid, puis demanda:


-Bonjour Monsieur, avez-vous une chambre de libre?
-Bien sûr ma toute belle! Durant la saison morte, j'en ai plus qu'il n'en faut. Combien de temps voulez-vous rester?
-Jusqu'à temps  que la tempête finisse.
-C'est raisonnable de votre part. Cela fera cinq bel'or par nuit, ça inclut les repas.
-Très bien, tenez! Dit-elle en lui remettant les pièces. Je vais prendre mon repas dans ma chambre.
-À votre service, demoiselle. Répliqua l'homme d'un sourire courtois. Elle lui rendit son sourire et monta rapidement les marches d'escaliers. Nora avait hâte de se réfugiée dans un lit chaud et douillet. La chambre était mignonne et le lit à baldaquin,dans le milieu de la pièce, pouvait contenir deux personnes. Il était recouvert de drap blanc et d'une douillette de laine rouge. D'un sourire heureux,elle enlevait sa cape lourde par la neige et la déposait sur un fauteuil et alla s'allonger sur ce tentant matelas. Ah...Il était confortable à souhait. Pendant près de dix minutes,elle resta allongée ainsi, fixant le plafond, ses pensées se bousculaient dans sa tête, plusieurs images se succédèrent. Toutes, sans exception, évoquaient Flynn...


Il lui manquait tellement, s'en était insupportable. Elle en rêvait même la nuit, des rêves parfois chastes, parfois si érotiques, qu'elle en rougissait au réveil. Nora avait soif de sa présence, de son corps et de tout ce qu'il était. Malheureusement, l'Aasimar était consciente que cet espoir de le revoir  était vain et qu'elle se faisait du mal, beaucoup de mal. Le cœur gros, un sanglot vint serrer sa gorge, les larmes coulèrent le long de ses joues nacrées et lumineuses. La jeune femme était entrain de vivre sa première peine d'amour. L'absence du pirate lui déchirait le cœur, mais elle était incapable de lui en vouloir. Il avait été forcé de l'abandonner pour sa survie. C'était de le savoir vivant ou de le savoir mort, le choix n'était plus à faire. Ce qui la rendait déprimée, c'était surtout la prise de conscience que son amour pour lui fut un sentiment véritable et profond. Eleonor sanglotait de plus bel, serrant un oreiller contre sa poitrine. « Oh arrête de pleurer, Nora! Tu vas apprendre à vivre avec, ça ne sert à rien d'être triste, il ne va pas te revenir pour autant.» Tout c'était passé si vite, leur amour, l'évasion et leur séparation. Il n'y avait pas eu de transition, s'en était choquant.  Malgré toute sa bonne volonté, elle continuait à pleurer jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus. Prenant plusieurs respirations, l'Aasimar réussit à retrouver un semblant de calme, la fatigue la submergea. Se déshabillant entièrement, elle se blottit sous les couvertures et s'endormit aussitôt. D'un sourire, Nora rêva des caresses du pirate, de ses baisers et de la sensation de son corps la possédant jusqu'à l'extase...Tout semblait si réel, jusqu'à son odeur rappelant l'air marin.


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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Mer 12 Aoû 2015 - 12:40

Quelques jours de marche dans la forêt avaient apparemment été suffisants pour échapper aux recherches, mais je ne me faisais pas d’illusion sur le fait que je restais potentiellement fortement recherché dans les environs, les Redresseurs n’ayant probablement pas manqué de faire placarder dans toutes les villes et villages à proximité de belles images de moi avec mon nom et une belle petite récompense, sans l’ombre d’un doute. Mieux valait laisser les choses se tasser pour le moment, faire profil bas. J’avais alors décidé de rester encore un peu dans la forêt, marchant le long de la lisière, me permettant ainsi d’observer les éventuels mouvements dans la plaine sans crainte d’être vu. Malheureusement, les provisions que m’avait fournies Eleonor allaient finir par manquer et il me fallait impérativement trouver de quoi refaire quelques stocks, peut-être trouver un cheval, pour me déplacer plus vite et quitter la région rapidement. C’était néanmoins très risqué, aussi décidais-je de retarder l’échéance jusqu’au dernier moment. Conscient que mes réserves ne tiendraient pas un jour de plus, je décidais alors de me diriger vers le village le plus proche : Lisière. Il ne serait pas aisé de traverser la plaine sans se faire remarquer, mais, avec un peu de chance, les températures fraiches et la neige, m’éviteraient les mauvaises rencontres. Heureusement que l’Aasimar avait prévu de quoi me tenir chaud, sans quoi je serais déjà probablement mort de froid depuis plusieurs nuits, qu’aurais-je fait sans elle ? Certes, c’était aussi de sa faute si je m’étais retrouvé dans ce pétrin, mais elle n’avait jamais été forcée de m’en sortir. Mais, au-delà de ce simple état de fait, j’étais conscient du lien qui s’était tissé entre nous deux depuis le port de Bélin jusqu’au plus profond des cachots du Quartier-Général des Redresseurs. Nous avions partagés beaucoup, notamment ce jour où elle s’est unie à moi, et il était difficile de me défaire de ces sentiments-là.

Il m’était impossible de passer une journée sans penser à elle, et même assez rares de ne pas l’apercevoir dans mes rêves, qu’elle y soit le principal sujet, ou qu’elle ne fasse qu’une brève apparition, qu’elle y soit fortement dévêtue ou ne m’accorde qu’un léger sourire. J’éprouvais encore du désir pour elle, c’était une évidence, dire le contraire aurait été mentir, et pouvoir la posséder une nouvelle fois était un fantasme que j’aurais volontiers assouvi si cela avait été possible. J’aurais également apprécié l’emmener avec moi, voyager avec elle, à nouveau, mais hélas, c’était impossible et, au fond, je ne voulais pas lui offrir une vie de fugitive. Elle méritait bien mieux que ça. Elle était peut-être recherchée par le Gantelet – quoique probablement moi aussi désormais – mais c’était bien différent du fait d’être recherché par tout le monde, ou presque. Vivre avec moi, c’était courir le risque de se faire arrêter à la moindre personne que l’on rencontre, vivre, sans cesse, sur la défensive, sans autre recours que d’essayer de passer inaperçu, d’éviter au maximum les gens. Elle ne méritait pas cela. Personne, au fond, ne méritait une telle vie, mais je n’avais pas le choix et, avec le temps, je m’étais habitué à celle-ci, conscient que, de toute façon, les choses ne s’arrangeraient probablement pas avant longtemps. Je m’étais résigné à subir, pour le moment, même si je m’étais fait la promesse de retrouver mes anciens camarades et de leur faire payer, quitte à devenir un véritable meurtrier, méritant réellement la prime actuellement sur ma tête. La vengeance n’était pas un motif noble, mais c’était la seule chose qui me restait pour le moment. Ca et Nora… Mais cette dernière était désormais inaccessible. Je n’étais même pas convaincu de pouvoir la revoir un jour.

Me faufilant à proximité du village, je me glissais tranquillement, évitant le maximum les gens, essayant néanmoins de ne pas avoir l’air trop suspect dans mon approche et éviter ainsi d’attirer l’attention. Au détour d’une ruelle assez sombre – surtout avec le ciel qui devenait fortement menaçant – j’allais traverser une rue quand je reconnus une silhouette familière juchée sur un cheval. Il me fallut y regarder à deux fois pour m’en assurer, mais c’était bel et bien elle, Nora, qui se faufilait à dos de monture dans les rues du village, cherchant probablement un abri elle aussi, pour la nuit. Discrètement, je la suivis, conscient qu’il m’était impossible de l’interpeler au milieu de la petite foule. Elle s’arrêta devant une taverne, fit desceller sa monture dans la petite écurie attenante et rentra finalement dans le bâtiment. La nuit commençait à tomber, l’obscurité grandissait et le froid se faisait plus mordant. J’aurais donné beaucoup pour rentrer également dans l’auberge, mais c’était trop risqué. Cependant, une idée me vint et, un sourire aux lèvres, je m’approchais de l’écurie. Le bâtiment était assez petit et, surtout, peu élevé. Il ne fut pas difficile de me hisser sur le toit, m’offrant ainsi un point de vue sur les différentes fenêtres de l’auberge. J’attendis que la nuit englobe le village entièrement et me faufilait sur l’auberge elle-même, me laissant glisser de fenêtres en fenêtres, tentant de trouver celle de l’Aasimar. Il me fallut un peu de temps, mais je finis par la trouver. Elle s’était endormie, laissant une petite bougie bruler sur la table de chevet. Avec mes petits talents, je forçais la fenêtre en douceur, avant de me glisser dans la chambre et de refermer la fenêtre. Je déposais mes affaires au pied d’un fauteuil qui trônait dans la pièce, et m’approchait du lit, observant la jeune femme pendant de longues minutes. Je décidais finalement de la laisser là, me contentant de passer légèrement mes doigts dans ses cheveux, me remémorant la douceur de ceux-ci, avant de me laisser tomber dans le fauteuil et m’endormir à mon tour.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Dim 16 Aoû 2015 - 22:30

Le froid de la nuit, ainsi que cette odeur familière, la réveilla doucement. Lentement, Eleonor ouvrit les yeux et la première chose qu'elle vit dans la pénombre, fut un étranger profondément endormit dans son fauteuil. La bougie éteinte, elle ne pouvait distinguée ses traits. Apeurée, elle sortit précipitamment du lit et saisit son épée pour la pointer en direction de l'intrus. En colère, l'Aasimar s'écria:

-Qui êtes-vous?! Pourquoi êtes-vous dans ma chambre?!
La silhouette se réveilla en sursautant, mais dès que Nora entendit sa voix, elle écarquilla les yeux en le reconnaissant.L'épée toujours tendue, la jeune femme le dévisagea en silence, comme paralysée. C'était impossible...Elle devait rêvée et pourtant, le lourd pommeau dans sa main était bien réel, ainsi que la présence du pirate.
-Flynn? Souffla-t-elle au bout d'un moment, incertaine et confuse. Comment l'avait-il retrouvé? Elle plongea son regard d'émeraude dans le sien, seule lumière éclairant la noirceur. L'Aasimar eut un soudain frisson, elle avait froid, mais ça ne pouvait être autrement, car son corps était dénudé.  Bien qu'il l'avait déjà vu nue, elle rougit et mit sa robe de nuit, faite de dentelle légère, mais  malgré cela, elle était encore frigorifiée. Étrange, car les murs étaient épais et la fenêtres bien isolée, à moins que celle-ci fut mal fermée. Effectivement, c'était le cas, une fine ouverture trahissait la passage du pirate. Eleonor comprit et sourit.

-Tu es entré par la fenêtre, n'est-ce pas? J'aurais dû m'en douter...  Dit-elle d'un ton narquois, en allant fermer le carreau. La douceur de sa robe vint frôler la main de Flynn, un contact subtile, mais sensuel,  qui ne devait pas le laisser indifférent. À quand remontait leur dernière rencontre? Une semaine, peut-être un peu plus? Elle était si heureuse de le voir. Combien de fois avait-elle rêver de leurs retrouvailles? Imaginée ce moment? Il était revenu dans sa vie plus tôt que prévu, mais elle n'allait pas s'en plaindre. Soudain, Eleonor prit conscience du danger de la situation, et sa joie fit place à l'inquiétude. Le blizzard aveuglait l'horizon, aucun garde ne guettait, ils étaient tous cloîtrés au château, mais dès l'aube, ils continueraient leurs recherches et Lisière était la première sur leur liste. D'un soupir, Nora continua à fixer la tempête en murmurant:


-Je te croyais parti très loin d'ici et hors d'atteinte...Au lieu de ça, tu as trouvé refuge dans une auberge située à quelques kilomètres du Château des Redresseurs. Si ceux-ci te trouvent, ils vont te pendre, tu en es conscient? Je ne pourrais te sauver une seconde fois.

Disant cela, Nora se retourna vers lui, le dévisageant avec tristesse. Le silence se fit, la jeune femme ne savait comment exprimée ce qu'elle ressentait en ce moment. C'était un mélange de peur, de joie et d'amour refoulé. Et lui, que ressentait-il ? De la déception? De la tristesse?   C'est alors que quelqu'un cogna à sa porte, sa main se resserra fortement sur son pommeau.

-Mademoiselle, j'ai entendu un cri. Est-ce que tout va bien?
Demanda l'aubergiste inquiet. Elle soupira de soulagement  et jeta un regard rassurant à Flynn.
-Oui, merci! Ce n'était qu'un mauvais rêve. Répondit Eleonor à son hôte, sans ouvrir la porte. Celui-ci toussa et marmonna:
-Ah, tant mieux...Bon, ben bonne nuit, mademoiselle! S'il y a quoi que ce soit, faite moi signe. Je viens d'apprendre qu'un meurtrier rôde dans les parages.
-N'ayez crainte, il ne va pas passer par ma fenêtre pour me tuer, mais... peut-être pour me faire l'amour.Elle avait murmuré cette dernière parole en lançant un regard invitant à Flynn. 
-Quoi? Qu'avez-vous dit? Demanda le vieil homme en haussant le ton.
-J'ai dit bonne nuit et à demain matin!
-Oh certes...Certes! Bonne nuit!

Le plancher grinça, ils entendirent l'aubergiste s'éloigner et une porte se referma dans le couloir. Eleonor soupira et n'y tenant plus, elle alla se réfugier contre le torse du pirate. Fermant les yeux, elle chuchota:

-Flynn, tu m'as tellement manqué...J'ai cru ne jamais te revoir!


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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 24 Aoû 2015 - 8:28


Il ne m’avait pas fallu beaucoup de temps avant de m’endormir. Le fauteuil n’était pas spécialement confortable mais c’était largement suffisant, après tout, ces derniers temps, il m’était difficile de faire la fine bouche, surtout que rien ne garantissait que je trouve un autre toit pour la nuit prochaine. Je crois qu’un sommeil profond s’était emparé de moi, sans rêves, sans rien, juste le vide, enfin… Jusqu’à ce qu’une voix – passablement forte – ne me réveille en sursaut. Rouvrant les yeux d’un coup, je ne compris pas tout de suite ce qui se passait, mais, par contre, je vis très nettement la lame qui pointait vers moi et me menaçait ouvertement. Encore dans le brouillard, j’essayais de remettre en place les éléments de la réalité qui m’entourait et, surtout, ce qui avait pu m’amener à me trouver aussi proche d’une lame – qui n’était pas la mienne. « Ohla ! Doucement ! Vous allez blesser quelqu’un avec ça ! » Ma voix était encore endormie. La personne qui me faisait face m’avait probablement entendue, mais, clairement, elle n’avait pas porté beaucoup plu loin. Ce qui allait s’avérer une bonne chose, en fin de compte. Et puis je croisai ce regard émeraude que je connaissais si bien désormais. Nora… Oui ! Les pièces du puzzle commençaient à se mettre en place et mon cerveau se remettait en marche après son réveil inopiné de sa sieste improvisée. « Quel accueil ! » Fidèle à moi-même, après tout, il y avait plus agréables façons de réveiller quelqu’un, n’est-ce pas ? J’esquissais un léger sourire, un œil toujours à l’affut du moindre mouvement de la lame qui, elle, était toujours assez proche de mon visage. Elle regarda finalement vers la fenêtre et sembla comprendre la situation. J’haussais les épaules à sa remarque. « J’aurais volontiers essayé la porte, mais je crois que j’aurais eu quelques problèmes… »

Il n’était pas clair que les occupants de la taverne m’auraient reconnu immédiatement, mais le risque n’en valait pas la chandelle, pas quand il m’était possible de prendre des chemins détournés, beaucoup plus discret. Alors qu’elle fermait la fenêtre – que j’avais apparemment mal fermée, diantre – je m’étirais dans le fauteuil, repoussant ma couverture sur l’un des accoudoirs. Un coup d’œil vers l’extérieur en disait long sur le fait que j’avais bien fait de ne pas passer la nuit dehors. L’auberge était bien plus accueillante qu’une nuit dans un blizzard, surtout lorsque la perspective de passer la nuit dans la même pièce que l’Aasimar se profilait. J’esquissais un sourire pour moi-même avant de redevenir sérieux lorsque cette dernière me rappela que je devrais être loin d'ici. [col’r=steelblue] « Hey ! Je fais ce que je peux. Ce n’est pas facile de voyager par ce temps. Sans compter que c’est de ta faute… Je t’ai… »[/color] Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’on frappa à la porte. Jetant un œil à la porte de bois, une voix masculine se fit entendre, interpelant Nora. L’aubergiste ? Il était vrai que la jeune femme ne s’était pas retenue. Je restais silencieux tandis qu’elle répondait au tenancier de l’auberge, désamorçant la situation. Je souris pour moi-même lorsque ce dernier fit mention d’un meurtrier qui rôdait dans la région, manquant de m’étouffer lorsque Nora murmura qu’elle risquait plus de passer entre ses bras que sous le fil de sa lame. Décidément… Je souriais de plus belle, soutenant son regard, amusé. L’aubergiste décida finalement d’aller se recoucher, et, alors que le silence revenait autour de nous – à peine rompu par le vent qui glissait sur la fenêtre – l’Aasimar vint s’installer sur mes genoux, se serrant contre moi.

Je l’accueillais avec le sourire, passant mes bras autour de sa taille. « Nous n’étions pas censés nous revoir, en effet. Mais, alors que je cherchais un abri dans ce village, je t’ai vue traverser la rue, sur ton cheval. Et comme je t’ai vue entrer dans cette auberge, c’était l’occasion de joindre l’utile… à l’agréable. » Je passais une main dans ses cheveux. « Comment se sont passées les choses à mon départ ? Tu n’as pas eu d’ennuis, j’espère ? » Je lui étais reconnaissant pour ce qu’elle avait fait pour moi. A bien y réfléchir, Nora était une jeune femme qui méritait probablement bien mieux qu’une amourette avec un pirate-meurtrier qu’elle ne reverrait – effectivement – probablement plus après ce soir. Je regrettais presque l’épisode de la baignoire, conscient que j’avais éveillé quelque chose qui nous ferait probablement plus de mal que de bien. Mais je n’en éprouvais aucune honte, peut-être parce que nous l’avions voulu, quoiqu’il arrive. Après tout, j’aurais pu finir au bout d’une corde quelques jours plus tard. Était-ce la raison pour laquelle j’avais cédé ? C’était idiot d’y repenser, de toute façon. « Je ne voulais pas te réveiller, mais j’avais plus de chances de passer une nuit tranquille dans ta chambre que dans celle d’un inconnu. » Je souriais avec malice. « Où comptes-tu te rendre pour la suite ? » Il était vrai que nous n’avions pas réellement eu le temps de discuter de cela avant qu’elle ne me tire de force hors du quartier-général des Redresseurs. Mais, après tout, même avant de m’avoir rencontré, elle avait probablement des plans qu’elle allait pouvoir enfin remettre à exécution.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 24 Aoû 2015 - 19:13

« Nous n’étions pas censés nous revoir, en effet. Mais, alors que je cherchais un abri dans ce village, je t’ai vue traverser la rue, sur ton cheval. Et comme je t’ai vue entrer dans cette auberge, c’était l’occasion de joindre l’utile… à l’agréable.  Comment se sont passées les choses à mon départ ? Tu n’as pas eu d’ennuis, j’espère ? ».


À l'aise, Eleonor savourait cette étreinte.  Pour elle, ce rapprochement tenait du miracle, encore hier, Nora ne croyait pas que ce fut possible. Phélemée lui avait réservé une belle surprise et ce soir, peu importe ce qui se passerait ensuite, l'Aasimar allait en profiter. Justement, comme s'il lisait dans ses pensées, le pirate caressa sa tignasse d'or, elle ferma les yeux à mi-clôt, savourant cette douce caresse. C'est alors que les deux questions de Flynn firent éclater de rire la jeune femme. Agiter de soubresauts, elle colla son front contre la poitrine du pirate, essayant tant bien que mal de retrouver son sérieux. Enfin, Eleonor se dégagea légèrement et réussit à expliquer d'un murmure essoufflé:

-Je...je viens de me remémorer la mine stupide des gardes quand ils ont alerté la populace de ton évasion. C'était si drôle! Les gens en ont parlé toute la semaine, émettant des hypothèses ridicules et essayant de deviner qui était le complice de ta fuite. Ils ont même accuser le serrurier des portes du Donjon. Grotesque! Reprenant son souffle, elle dit d'un ton plus sérieux: mais non, je n'ai eu aucun ennuis. La Dignitaire et moi sommes irréprochables, personne nous a soupçonner, à part peut-être Gilliam, mais il n'a rien dit. Il s'est contenté de ne plus m'adresser la parole, et c'est aussi bien!

Chassant le garde de son esprit, il ne valait pas la peine qu'elle pense à lui, Eleonor ramena son attention sur le pirate. Il était maintenant là, la tenant dans ses bras, en vie et visiblement heureux d'être auprès d'elle. La jeune femme sourit, et caressa de ses doigts sa chevelure anthracite,en avouant:

-J'ai eu peur tout à l'heure, je ne t'ai pas reconnu. Pardon de ma rudesse, je ne m'attendais pas à ce que tu sois là, dormant dans ce fauteuil. Pourquoi ne m'as-tu pas prévenu? Et pourquoi avoir choisi cette chambre au lieu d'une autre? Cette dernière question était par pure curiosité, même si l'aasimar savait la raison fondamentalement de Flynn en ce lieu: Elle. 


-Je ne voulais pas te réveiller, mais j’avais plus de chances de passer une nuit tranquille dans ta chambre que dans celle d’un inconnu.
- Et tu as bien fait de venir dormir ici, ta compagnie est très agréable, pourquoi m'en priverais-je? Répliqua-t-elle d'un sourire malicieux.  Loger dans une autre chambre n'aurait pas été raisonnable, et dehors, tu serais mort de froid. Une mort indigne de toi, même devrais-je dire, pathétique.

Répondant à son sourire, Flynn lui demanda où elle comptait se rendre par la suite. Question intéressante, et d'un regard brillant, Eleonor se leva et se dirigea promptement vers ses bagages. En cherchant dans son sac, elle répondit:

-J'ai décidé d'aller vivre à Quiétude. En as-tu déjà entendu parlé?


Bon sang, elle n'y voyait rien. Où était sa carte et son livre de référence? Trop empressée, Eleonor n'avait pas pris la peine d'allumer la petite bougie éteinte durant la nuit. C'est alors que ses mains agrippèrent un rouleau de parchemin et une reliure de cuire.

-Ah! Je les ai trouvé. S'exclama Eleonor victorieuse. Souriante, elle  s’assit sur le lit, et avant d'expliquer davantage, elle vint allumer la chandelle. La lumière chaude éclaira la pièce, illuminant le beau visage de l'Éladrin, ses yeux argentés rappelaient l'éclat de l'astre. Bien qu'il portait toujours les mêmes vêtements qu'à son départ, Eleonor le trouvait toujours aussi séduisant. Elle prit un moment pour le contempler,puis toujours souriante, la jeune femme murmura en tapotant le lit:

-Vient là, tu vas être plus confortable. Ceci dit, elle ouvrit la carte et pointa l'endroit où se trouvait Quiétude en expliquant avec attrait: C'est ici, en Norpalie, proche de la Frontière Varakiroise. Dans ce livre, il est décrit que c'est un village pour les Aasimars et les Tiefflins, ils vivent en paix là-bas. Après un instant, elle continua tristement: Vois-tu, nous sommes beaucoup persécutés dans ce monde, surtout par le Gantelet. Tu as été témoin de leur cruauté, et je sais, qu'ils continuerons à me pourchasser. Ils veuillent ma peau et je serais seulement en sécurité dans ce village isolé. Je vais pouvoir enfin vivre en paix, être heureuse, sans avoir peur de me faire tuer par un démon ou un inquisiteur. J'espère pouvoir y arriver. Disant cela, Nora se rappela le moment précis de sa prise  de décision concernant ce havre de paix. Tournant ses yeux émeraude vers le pirate, elle confia d'une voix douce: C'est lors de notre première rencontre que j'ai décidé de me rendre à Quiétude. En fait,ce fut juste avant que tu rentre dans cette chambre miteuse. T'en rappel-tu? C'est comme si c'était hier...Que d'aventures on a vécu ensemble depuis. C'est alors qu'elle souvint précisément de leur nuit d'amour, Eleonor en rougit légèrement, sentant le plaisir monter en elle. Le regard brillant de désir, elle se pencha vers lui et effleura ses lèvres contre les siennes en murmurant: Je ne regrette rien nous concernant. Je n'ai pas réussi à oublier, et je ne veux pas oublier. Et toi?

Hrp:
 


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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Jeu 3 Sep 2015 - 6:27


[HRP : Oui, les Eladrins ont des oreilles pointues. Smile]

Je devais l’avouer, ce n’était pas désagréable de retrouver la proximité de Nora. Notre rencontre avait été quelque peu… chaotique, ne serait-ce que par l’entremise du Gantelet, même s’il fallait admettre que la demoiselle aussi avait eu son petit caractère durant leur escapade. Finalement, nous n’avions passés que quelques jours ensembles, mais suffisamment proches – il fallait dire qu’être recherché avec ce petit effet-là -  pour changer irrémédiablement nos statuts d’inconnus. Sans compter l’ensemble de l’épisode du Quartier Général des Redresseurs où j’avais passé un sale quart d’heure jusqu’à finalement pouvoir m’en sortir malgré tout grâce à l’aide de l’Aasimar et de sa supérieure, mais, surtout, je le savais, grâce à la jeune femme et l’idée qu’elle se faisait de moi – à tort ou à raison – que je n’étais finalement pas un meurtrier, même si le monde entier pensait le contraire. Et puis il y avait eu cette fin de matinée, dans cette baignoire… Soyons honnête, je n’aurais pas pu aller jusqu’à dire que j’aimais sincèrement Nora, pas avec certitude, mais j’avais réellement envie d’elle. Non pas pour la posséder, mais simplement parce que j’en avais ressenti le désir, ce besoin d’assouvir cette passion, non pas pour obtenir un simple plaisir, que j’aurais pu obtenir avec n’importe quelle femme, mais bel et bien parce que j’avais envie d’elle et ce n’était pas un simple caprice d’homme en manque. Après tout, mes conquêtes habitaient rarement mes nuits, mais, avec cette ange, c’était un peu différent. J’aurais presque pu penser qu’elle m’avait ensorcelé, mais autant être honnête, elle n’avait certainement pas eu besoin d’avoir recours à de la magie pour ça. Je savourais sa présence entre mes bras avant qu’elle se mette à rigoler, d’un rire franc et entier, me demandant ce que j’avais pu dire de si drôle. Apparemment mon évasion avait fait courir de nombreux bruits et avait laissé quelques souvenirs impérissables dans l’esprit de la jeune femme. Content qu’elle n’ait pas eu à s’inquiéter des conséquences de ses actes, je souriais doucement. « Oui, j’ai quelques souvenirs du dénommé Gilliam, je pense qu’il n’a pas du apprécier d’apprendre que j’échapperai à la corde… » Je revoyais encore le visage de l’intéressé, très préoccupé par le fait que Nora ait pu passer un moment très intime en ma compagnie.

Enfin, c’était le passé désormais et même si j’avais des chances de croiser quelques Redresseurs sur le chemin, il y avait fort peu à parier que je me retrouve nez à nez avec celui-là avant un petit moment. Enfin, c’était peut-être surtout mieux pour lui car ce n’était pas parce qu’il était désormais marié que j’aurais un cas de conscience à l’empêcher de m’arrêter, même si je privilégiais généralement la fuite et l’esquive au combat direct. J’excusai néanmoins l’Aasimar pour sa rudesse à mon égard, conscient qu’elle avait eu la bonne réaction face à un inconnu présent dans sa chambre. Après tout, il n’y avait pas qu’un seul voleur capable de pénétrer dans les chambres d’auberge, même si, pour être honnête, j’en connaissais peu qui se seraient risqués à passer la nuit à l’intérieur d’une chambre cambriolée. Et puis, au moins n’avait-elle pas chercher à m’embrocher directement sans même poser une question, car, finalement, c’était peut-être cela la meilleure chose à faire, ou alors s’était s’exposer à une possible riposte. « Pathétique, hein ? Je ne sais pas comment je dois le prendre, ça. » J’esquissais un sourire amusé sachant pertinemment qu’elle ne pensait pas vraiment ce qu’elle disait et que ce n’était là que de viles taquineries, comme elle en avait prit l’habitude depuis le Château des Redresseurs. Je la laissais finalement quitter mon étreinte, visiblement en quête de quelque chose. Elle évoqua alors un nom : Quiétude, qui, malheureusement, ne me disait rien. « Je dois admettre que je ne connais pas cet endroit. » Elle réussit finalement à mettre la main sur ce qu’elle cherchait et m’invita à prendre place à ses côtés, au bord du lit. J’acquiesçais en silence, repoussait la couverture et m’installait à côté d’elle tandis qu’elle allumait une bougie. Elle désigna finalement un point sur la carte.

J’écoutais en silence ce qu’elle me confia sur ce village dont je ne savais rien. C’était étonnant d’apprendre qu’il existait une sorte d’asile pour les Tiefflins et les Aasimars. C’était même étonnant au fond. Le Gantelet n’avait-il donc pas connaissance de ce lieu ? N’était-ce pas pour lui l’occasion rêvée de faire une immense rafle ? Autant de créatures impies au même endroit… Peut-être ne pouvait-il pas se permettre de l’approcher aussi facilement. Le village bénéficiait peut-être de la protection Norpalienne. A vrai dire, je n’en savais rien, mais si la jeune femme était convaincue de pouvoir y vivre en paix, c’était probablement suffisant pour moi. « Je suis convaincu que tu y arriveras. » Le Gantelet était présent partout, mais si elle arrivait à destination du Royaume du Varakir, elle aurait l’opportunité d’éviter les grandes villes et de se déplacer beaucoup plus tranquillement que dans le Royaume de Bélin. « Oui, et je me rappelle très bien de la façon dont j’ai été accueilli après t’avoir sauvée la première fois ! » Je la taquinai, faisant référence à sa réaction lorsqu’elle s’était réveillée, après que je l’ai récupérée du haut des toits du port de Bélin. A l’époque, je l’avais trouvé un peu… ingrate et difficile, mais cela semblait tellement lointain désormais. Alors qu’elle s’approchait de moi, je ne la repoussai pas, loin de là, voulant néanmoins tempérer légèrement ses ardeurs, m’assurant qu’elle avait conscience de la situation. « Je n’ai pas l’habitude de regretter ce que je fais Nora et je ne regrette absolument pas ce qui s’est passé entre nous. Mais… Je reste un criminel aux yeux du monde. Comme tu l’as dit, nous n’étions même pas sensé nous revoir une seule fois. Je n’ai rien que je puisse te promettre et je ne veux pas que tu souffres de ce que je suis. »
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Sam 5 Sep 2015 - 22:18

« Je n’ai pas l’habitude de regretter ce que je fais Nora et je ne regrette absolument pas ce qui s’est passé entre nous. Mais… Je reste un criminel aux yeux du monde. Comme tu l’as dit, nous n’étions même pas sensé nous revoir une seule fois. Je n’ai rien que je puisse te promettre et je ne veux pas que tu souffres de ce que je suis. ».


À cette déclaration, Eleonor se recula légèrement pour mieux l'observer. Souffrir de ce qu'il était? Plutôt, souffrir qu'il ne pourrait  être jamais auprès d'elle. L'Aasimar se rétracta, peut-être avait-il raison après tout? Peut-être valait-il mieux s'en tenir là? Dormir, chacun leur bord, mais après ce qu'ils avaient vécu, elle trouvait ça réellement pathétique. Nora le voulait tant, mais elle était partagée entre sa rationalité et son besoin d'assouvir son désir. «Je n'ai rien que je puisse te promettre...» Pas même espoir? Pas même un sentiment profond? Comme elle était sotte, il était encore trop tôt pour parler d'amour, qui sûrement n'aboutirait à rien.  Soudain prise de sentiments contradictoires, la jeune femme ne put rester en place et se leva, en acquiesçant en silence.  Faisant quelques pas pour s'éloigner, elle essaya de retenir les larmes qui brouillèrent son regard, mais sans succès, l'une d'elle glissa furtivement sur sa joue lumineuse. Dos à Flynn, elle l'essuya vivement, tandis que sa poitrine était oppressée d'un sanglot retenu. Bon sang, pourquoi était-elle si troublée? En fait, il avait parlé trop, comme dans la grotte, venant briser la joie de leur retrouvaille. Selon elle, il l'avait connu une seule fois, et cela lui avait suffit, maintenant, il ne désirait pas plus. Eleonor était bouleversée par des peurs typiquement féminines. Fermant son beau regard vert, elle respira une seconde fois et réussit tant bien que mal à contrôler ses émotions. Sans se retourner, la jeune femme murmura :

-Pour moi, tu n'es pas un criminel, peu importe ce que le monde pense ou dise. Je ne considère pas que le métier fait l'homme, mais les principes. Trouvant la force de le regarder, elle continuait d'un sourire triste:  Tu as peut-être décidé de devenir un pirate, mais je ne t'ai jamais considéré comme tel...Tu as toujours été beaucoup plus, mais je pense que tu ignore encore ta valeur.

Eleonor le dévisagea ardemment, mais resta immobile, à quelques pieds de lui, ne sachant quoi faire. Encore une fois, l'Aasimar avait eu trop d'ardeurs, elle le regrettait à présent. Ne pouvant plus soutenir ses yeux de brume, Nora baissa les siens et réfléchit à comment agir pour le mieux, question de ne pas gâcher leurs derniers moments. Avec courage, Eleonor souffla d'une voix chevrotante:


- Merci de te soucier de moi, mais sache que je souffre  depuis ta fuite,pas à cause de ce que tu es, seulement à cause que ta présence m'a  manqué, beaucoup, mais...
Lentement, elle plongea son regard dans la tempête magnifique qui la sondait: mais je comprends que tu ne veuille pas de moi, pas ce soir...Tu as raison, nous n'étions pas sensé nous revoir, vaut mieux qu'on en reste là. Nora avait dit cette dernière phrase sans grande conviction,puisqu'elle désirait tout le contraire. Détournant son attention vers la fenêtre, elle suggéra fébrilement: L'aube va se lever dans quelques heures,ça serait plus raisonnable que tu te repose. Veux-tu que je te laisse seul? Tu es sûrement habitué à dormir en solitaire.


Tendue, elle attendit sa réponse. Il devait se demander pourquoi elle voulait le laisser seul, dans ses draps soyeux et chauds, surtout maintenant. Eh bien, pour la simple et bonne raison que ça serait une véritable torture  d'être allonger à ses côtés, sans se faire toucher. Qu'il le voulait ou non, Flynn avait allumé en elle, une flamme brûlante et sensuelle,difficile à éteindre.  Son moi raisonnable lui commandait de le quitter d'un adieu amicale et d'aller se réfugier dans la chambre adjacente. Par contre, son moi aventureux lui criait de l'enlacer contre elle et de l'embrasser passionnément, empêchant toutes protestations raisonnables et agaçantes. Comment faire pour qu'il la désir? Bon sang, elle était femme et en tant que tel, Nora pouvait se servir de son attraction féminine et de sa sensualité pour qu'il cède de son plein gré. Elle devait le séduire, le reconquérir d'une certaine façon.Déterminée, l'Aasimar se promit que cette nuit allait être inoubliable pour le pirate, elle ne voulait pas devenir une fille parmi tant d'autres. Il ne s'était pas amouraché d'elle? Soit, mais après son départ, il allait la désirer comme jamais. Sur cette décision, elle chassa son moi raisonnable et choisit son moi aventureux.




Le silence régnait toujours dans la pièce, Eleonor en profita pour jouer sa première carte: l'attisement à distance. Détournant ses yeux verts du bel Éladrin, elle vint ramener sa tignasse d'or sur le côté de son cou, en la peignant de ses doigts fins, révélant  sa ravissante nuque. De trois quart, l'Aasimar mettant en valeur sa lingerie en dentelle, moulante et légère, dont le dos luxuriant et lisse était dénudé. À la lumière de la petite bougie, elle ressemblait à un ange des plus tentateurs. Par après, la bretelle de sa robe glissa furtivement, dévoilant son épaule d'ivoire et l'embrasure de ses seins invitants. D'un air détaché, elle continuait à démêler sa chevelure, comme si rien n'était, puis, la jeune femme opta pour sa prochaine carte: amplifier le désir.   Se tournant vers la porte, d'un déhanchement langoureux, Eleonor murmura d'une voix suave:

-Bien...Je vais devoir y aller, à moins que...
Elle riva son regard dans le sien, le dévisageant d'un sourire languissant.  Veux-tu que je reste?


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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 7 Sep 2015 - 8:06

Lorsqu’elle se recula légèrement, j’avais comme une impression de déjà-vu. Je savais que mes propos pourraient la blesser, mais ce n’était pas volontaire. Je voulais simplement ne pas lui mentir, parce qu’elle méritait bien plus que des mensonges que je pouvais servir à n’importe quelle femme pour l’attirer dans un lit et passer une agréable nuit en sa compagnie. J’appréciais Nora, sincèrement, et, au fond de moi, je nourrissais probablement une certaine affection pour elle. Je ne pouvais pas lui dire, sans mentir, que je l’aimais sincèrement, pas comme elle aurait aimé l’entendre. Cela ne voulait pas dire que je ne l’aimais pas, mais, plutôt, que je n’avais pas vraiment eu le temps de réellement y réfléchir. J’avais eu envie d’elle, dans ma cellule, envie de lui offrir une première fois agréable et dont elle garderait un bon souvenir. J’avais eu envie d’être son premier amant, non pas par simple plaisir, mais parce qu’elle réveillait quelque chose en moi, quelque chose qui n’était pas qu’un simple désir charnel. Je ressentais des choses pour elle, des sentiments probablement, mais je ne savais pas encore où tout cela pourrait mener. Pire encore, je savais que nous n’avions pas le temps pour cela. Lorsqu’un nouveau jour se lèverait, il me faudrait partir, dans une autre direction qu’elle et qui pouvait savoir lorsque nous nous reverrions ? Il y avait l’espoir, oui, il y avait toujours un espoir de se revoir, mais je ne voulais pas qu’elle vive dans une attente qui ne viendrait peut-être jamais, je ne voulais pas qu’elle se cantonne à moi, alors, que, peut-être, elle pouvait très bien rencontrer un autre homme, tout aussi charmant, voire peut-être plus, avec une vie moins dangereuse, mais qui pourrait s’occuper d’elle, qui pourrait l’aimer et qu’elle pourrait aimer. Je ne voulais pas qu’elle puisse gâcher cette possibilité pour moi, parce qu’elle ne méritait pas d’être malheureuse.

Je la laissais se lever, sans chercher à la retenir, conscient qu’elle avait probablement mal prit ce que je venais de lui dire. Me maudissant intérieurement, je l’observais en silence tandis qu’elle me disait qu’elle ne m’avait jamais vu comme un pirate. Cela, je le savais. Il suffisait de voir cette façon dont elle me regardait, je n’étais pas un criminel dans ses yeux, encore moins un meurtrier, mais, même si cela me faisait plaisir, on ne pouvait pas oublier le monde dans lequel nous vivions. Je baissais les yeux quand elle s’inventa des histoires, allant jusqu’à me proposer de me laisser seul pour que je me repose. Je soupirais doucement. Elle avait mal interprétée mes paroles, ou plutôt les avait-elle sur interprétées. Alors que j’hésitais sur la façon de lui répondre, je la vis tirer ses cheveux sur le côté, passant ses doigts entre eux. Cherchait-elle à me séduire en se dévoilant de manière quelque peu aguichante ? Curieux, je la laissais faire, tandis qu’elle jouait avec la lumière et sa légère robe pour, visiblement, réveiller quelque chose en moi. Je ne la quittais pas des yeux, bien, qu’intérieurement, je souriais, amusé. Elle n’avait pas besoin de tout ça pour me garder près d’elle, mais en avait-elle seulement conscience ? Alors qu’elle se tourna vers la porte, me demandant une nouvelle fois si je préférais qu’elle reste, je me levais du lit, un léger sourire sur les lèvres et vint l’enlacer doucement par la taille, me plaçant derrière elle. « Nora… Bien sûr que je veux que tu restes. Je n’ai pas escaladé une auberge pour me retrouver dans cette chambre et t’en chasser. » Ma voix était douce, mon visage non loin du sien, tandis que je la tenais entre mes bras.

« Si cela doit être notre dernière nuit, je préfère mille fois la passer entre tes bras. » J’esquissais un sourire et déposais un baiser sur sa joue avant de défaire mon étreinte, la retourner délicatement vers moi et l’enlacer à nouveau, croisant son regard. « Je veux juste que tu sois heureuse Nora et je ne veux pas que tu t’enfermes dans les souvenirs que tu puisses avoir de moi. J’ai déjà vu ce que cela peut donner. Nous pourrons peut-être nous revoir, je l’espère, mais cet espoir ne doit pas dire que tu dois refuser un autre bonheur qui se présenterait à toi. S’il y a une chose qui pourrait me réconforter lors des longues nuits d’hiver, à part toi, c’est de te savoir heureuse et en sécurité, quelque part. » Je passais une main dans ses cheveux lentement, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Puis je me redressais, esquissant un petit sourire malicieux. « Tu sais que tu es particulièrement redoutable lorsque tu joues la séductrice ? » Je ne mentais pas, même si, au fond, elle n’avait pas besoin d’agir comme cela pour attirer mon regard. Cependant, imaginer un ange agir ainsi, c’était particulièrement amusant, mais particulièrement agréable. Après tout, peut-être était-ce parce que cela montrait que les anges n’étaient pas que des créatures divines et, qu’au fond, elles étaient comme toutes les autres, avec des envies, des désirs et qu’elles pouvaient rivaliser d’atouts pour déployer leur charme. Et il y avait ses ailes… Elles pouvaient certainement être handicapantes, dans certaines situations, mais elles lui allaient tellement bien… Je l’observais toujours, silencieusement, sans me départir de mon sourire, jouant distraitement avec la bretelle de sa robe qui avait « glissée » de son épaule.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 7 Sep 2015 - 20:29

L'Aasimar le vit se lever et s'approcher d'elle pour l'enlacer. Nora se laissa faire, en appuyant sa tête contre l'épaule rassurante de Flynn. Celui-ci  murmura de sa voix douce qu'il voulait qu'elle reste, qu'il n'avait pas gravit une auberge pour la voir s'éclipser et que si c'était leur dernière nuit, il préférait milles fois la passer entre ses bras. À ses dires, elle sourit de bonheur, et tendit sa joue qu'il embrassa doucement, puis il la retourna vers lui et l'étreignit. Continuant de sourire, elle plongea son regard dans le sien, un océan de tendresse l'inondait, et peut-être une étincelle d'amour. Son sourire s'élargit,puis s’affaissa légèrement quand il se confia:

-Je veux juste que tu sois heureuse Nora et je ne veux pas que tu t’enfermes dans les souvenirs que tu puisses avoir de moi. J’ai déjà vu ce que cela peut donner. Nous pourrons peut-être nous revoir, je l’espère, mais cet espoir ne doit pas dire que tu dois refuser un autre bonheur qui se présenterait à toi. S’il y a une chose qui pourrait me réconforter lors des longues nuits d’hiver, à part toi, c’est de te savoir heureuse et en sécurité.


Quand il  eut fini de parler, elle pencha sa tête sur le côté et le dévisagea avec attention. En fait, le souhait de Flynn était pourvu d'une grande générosité à son égard, celle que Nora passe avant son propre bonheur. Les yeux brillants de reconnaissance, la jeune femme  vint caresser la joue de l'Éladrin et saisit ses lèvres entre les siennes délicatement. Après ce baiser, elle recula légèrement de son visage, et chuchota:


-Merci, Flynn, d'avoir autant de considération à mon égard et de vouloir mon bonheur en premier. Je l'ignore si nous allons nous revoir, mais n’ait crainte, je ne suis pas le genre de femme à attendre un amant qui ne reviendra peut-être jamais. Certes, je suis romantique, mais pas mélodramatique. Tu resteras toujours dans mon cœur comme le premier, je ne pourrais pas t'oublier, mais...Elle soupirait avec résignation, puis pesant ses mots, elle continua: étant réaliste, je sais que nous allons vers deux chemins différents, et si la destinée veut qu'on se revoit...Eh bien, j'espère que j'aurais atteint le bonheur et la sécurité que tu espère pour moi, avec ou sans compagnon. Il sourit, et vint jouer avec sa bretelle, qui dévoilait toujours ses atouts, en la complimentant sur ses armes de séductrice. Elle gloussa en soufflant: j'ai eu un bon professeur et souriante, elle enlaça le cou de Flynn et d'un regard enjôleur, Nora demanda:


 -Qu'en dis-tu, que cette nuit, nous soyons notre bonheur mutuel? Vivons le moment présent et prenons les plaisirs de la vie comme ils sont, sans peur ni culpabilité.

Ceci dit, elle l'embrassa à son tour sur la joue, puis descendit  le long de sa mâchoire jusqu'à ses lèvres charnues. Au début, Nora effleura à peine ses lèvres, puis la jeune femme se fit plus insistante, et osa explorer plus en profondeur avec sa langue. Ce contact la réanima de plus belle,l'Aasimar sentit une chaleur familière dans le bas de son ventre.  La jeune femme continuait à le tenter d'un baiser langoureux , puis reprenant son souffle, elle dit narquoise:   Je me rappelle d'une certaine baignoire, mais étant une élève curieuse,avide d'apprendre, que dis-tu de me faire découvrir autre chose? As-tu une idée ou plutôt...un fantasme? Je suis à ton entière disposition.

Disant cela, elle enlaça sa taille svelte et plaqua lascivement ses seins contre son torse large, tout en le fixant d'un sourire feignant l'innocence, comme si sa demande était des plus naturelles. Attendant son avis sur la question, Eleonor prit plaisir à observer le regard chatoyant du pirate, d'un gris pâle, une couleur exceptionnelle en son genre, rappelant un ciel ombrageux et apaisant. Envoutée, elle vint caressée la nuque du séduisant Éladrin, puis ses cheveux en batailles, tout ramenant sa tête vers la sienne. Leurs lèvres s’entrelacèrent avec passion, comme si elles étaient affamées de s'être privées l'une de l'autre. Or, ce n'était pas juste de ses lèvres que Nora avait faim, mais de son corps en entier.  Brûlante de désir, elle souffla à son oreille pointue: Nous en avons tous deux besoins. Elle le pensait vraiment, car ils avaient vécu des épreuves éprouvantes, ce n'était que justice de se récompenser.


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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Jeu 10 Sep 2015 - 8:16


La caresse de la jeune femme sur ma joue m’arracha un très léger frisson. Il était toujours aussi agréable de sentir ses doigts fins glisser sur ma peau, sans parler du contact doux de ses lèvres sur les miennes. Nora avait probablement fait tourner bien des têtes par le passé, même si elle ne s’en était pas nécessairement rendu compte. Certains pouvaient probablement avoir quelques a priori raciaux, mais ses traits d’ange ne la rendaient, finalement, que plus désirable, empreinte d’une innocence, qui, à en juger par le petit numéro qu’elle venait de me jouer, n’était pas toujours sienne. Je fus heureux de voir qu’elle comprenait ce que j’essayais de lui faire comprendre, même s’il n’était pas difficile de voir qu’elle aurait probablement préféré s’imaginer une vie à mes côtés. Comment pouvait-elle en être aussi certaine alors que nous nous connaissions que depuis si peu de temps ? Était-ce le fait de vivre plusieurs centaines d’années qui me poussait à avoir une perspective différente ? C’était une possibilité, mais peut-être voulais-je simplement éviter de me lancer dans une aventure que je ne pourrais pas tenir ? L’Aasimar était charmante, aventureuse et possédait un charme et une personnalité qui auraient pu me convenir, mais seul le temps pourrait nous dire si quelque chose aurait été possible. Malheureusement, nous n’avions pas ce temps, pas sans la mettre en danger, ce qui était hors de question. Peut-être pourrions-nous nous revoir un jour, d’ici là, nous verrions bien, tous les deux, ce que le sort avait en réserve pour chacun de nous. Au moins elle avait en tête de rejoindre un endroit où elle pourrait vivre en paix, avec un peu de chance, je pourrais peut-être l’y rejoindre, un jour, ne serait-ce que pour essayer de la revoir et prendre de ses nouvelles. Mais peut-être valait-il mieux penser à autre chose pour ce soir.

C’était pourquoi j’avais décidé de jouer sur une note un peu plus agréable, en faisant référence à la bretelle de sa légère tunique de nuit qu’elle avait fait glisser le long de son épaule pour dévoiler un peu plus de sa peau pour mes beaux yeux. Je souriais doucement alors qu’elle se contentait d’une pirouette, arguant qu’elle avait eu un bon professeur en la matière. Je fronçais légèrement les sourcils, tandis qu’elle passait ses mains autour de mon cou. « Je ne crois pas t’avoir enseigné ce genre de choses, Nora. Me cacherais-tu des choses ? » J’avais dit cela avec un large sourire qui témoignait du ton amusé qui transparaissait dans ma voix. Je la taquinais, comme toujours, cela avait toujours été ma façon d’être. Alors qu’elle me proposait de ne penser à aucune conséquence en cette fin de nuit, je n’eus même pas le temps de répondre, qu’elle m’embrassa, d’abord sur la joue, avant de faire glisser ses lèvres sur ma peau et finalement rejoindre mes lèvres en un baiser passionné auquel je ne me fis pas prier pour répondre avec un certain plaisir. J’enlaçais alors la jeune femme un peu plus contre moi, renforçant le contact entre nos deux corps. Sa remarque me fit sourire. « A mon entière disposition ? » Je l’observais, alors qu’elle me renvoyait son sourire innocent, qui, il suffisait de croiser son regard, n’était qu’une façade. La demoiselle avait de la suite dans les idées, mais, au fond, ce n’était pas pour me déplaire. Elle passa ses doigts sur ma nuque, puis dans mes cheveux, avant de m’embrasser à nouveau, visiblement déterminée à profiter de cette dernière nuit. Son murmure était une invitation inutile, j’étais déjà conscient que je n’avais attendu que cela depuis notre première fois.

Sans crier gare, je m’agenouillais légèrement, ajustais ma prise sur l’Aasimar, puis me redressait, la soulevant du sol pour la tenir dans mes bras, comme j’avais pu la porter lors de notre première rencontre. « Je suis un homme aux plaisirs simples, mais peut-être en as-tu, toi, des fantasmes ? » Je souriais doucement, avant de me tourner vers le lit où je me dirigeais pour la déposer au milieu des draps. Je passais alors au-dessus d’elle, mon regard dans le sien, la pénombre de la pièce à peine rompue par la faible lueur de la bougie qui reposait sur la table de chevet. Les mains plaquées sur le lit, je la surplombais entièrement, ne lui laissant pas vraiment de possibilité de fuir, bien que, dans son regard, il était évident qu’elle n’allait pas tenter de s’échapper, loin de là. « Alors, Nora ? Que voudrais-tu faire pour cette dernière et longue nuit d’hiver ? » Le vent soufflait puissamment à l’extérieur, mais je ne l’entendais déjà presque plus. Sans attendre la réponse de la jeune femme, je m’étais penché en avant, saisissant ses lèvres en un léger baiser avant de glisser le long de son cou et de l’une de ses épaules, faisant glisser l’autre bretelle d’un doigt léger. Le désir était là, il n’avait pas besoin d’être feint, mais, par contre, rien n’empêchait de l’attiser, encore et encore, pour qu’il ne soit que plus agréable de finalement y céder. Je savais que j’aurais apprécié que cette nuit n’ait pas de fin, mais, malheureusement, il n’était pas en mon pouvoir d’arrêter le temps. La seule chose qui m’était offerte, était de profiter des heures qu’il me restait, d’en profiter au maximum, pour n’avoir aucun regret, comme toujours.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Dim 13 Sep 2015 - 11:00

Sincèrement, Eleonor avait espéré qui la soulève dans ses bras, ce qu'il fit sans crier gare. Par la suite, de son air mesquin, Flynn répondit  qu'il était un homme aux plaisirs simples, puis il lui demanda si elle avait des fantasmes. Nora ne put s'empêcher de glousser légèrement et l'aguichant, en caressant l'embrasure de son torse que sa chemise dévoilait, elle murmura:
-Eh bien, faire l'amour dans un lit me plairait. En tant qu'homme aux plaisirs simples, je pense que cela devrait te convenir, n'est-ce pas?

En guise de réponse, Flynn lui sourit doucement, elle fit de même et bécota son cou, tandis qu'il la transportait vers le lit en question. Délicatement, il la déposa au milieu des draps, Nora ressentis un frisson de plaisir quand elle croisa son regard dévorant, tandis qu'il la surplombais. Il lui posa une question, mais elle ne l'entendis à peine, trop envoûter par les yeux de son amant qui la désirait ardemment. Enfin, elle comprit le sens de la question, mais Nora n'eut pas le temps de répondre, qu'il avait déjà saisit ses lèvres pour l'embrasser avec douceur, et dirigea son baiser le long de son cou jusqu'à son épaule. L'Aasimar soupira de bonheur, se laissant faire, consciente que Flynn voulait la savourer, et non la dévorer, ce qui lui convenait très bien. Non pas que ses ardeurs avaient diminué, bien au contraire, mais ils avaient tout leur temps. Flynn continua sa savoureuse exploration, tandis que Nora vint l'aider,progressivement, à dévoiler le haut de son corps.



La lumière de la bougie vint éclairer ses seins d'une manière ravissante, rendant la rondeur désirable à souhait. D'un sourire, Nora s'appuya sur ses coudes, rendant par le fait même sa poitrine très attirante, tout en continuant d'embrasser l'Éladrin. Elle s'approcha plus près de lui, entourant de ses jambes les hanche solides, et vint lentement enlever sa chemise. Ils se retrouvèrent peau contre peau, elle l'enlaça de ses bras, embrassant ses lèvres, puis descendant le long de son cou, puis son torse et son ventre. Elle aussi n'était pas pressée de se délecter. De sa paume, elle frôla son intimité tendue, toujours cachée par le tissus l'emprisonnant, puis le regard fiévreux, la jeune femme ramena ses lèvres contre les siennes, emprisonnant son souffle, nuançant le baiser. Eleonor se colla davantage contre lui et du bout des doigts, elle vint attoucher le dos de Flynn, dessinant ses muscles solides et forts, et descendit graduellement  vers son pantalon. Taquine, elle mordilla son lobe d'oreille effilée et chuchota:

-Je vais avoir besoin de ton aide pour l'enlever.

Continuant à l'embrasser, démontrant aucun empressement à le déshabiller, elle l'aida à ôter l'obstacle de leur plaisir mutuel. Complètement nu, elle prit un recul pour le contempler du regard, et murmura avec émerveillement:

-Tu es magnifique. Croisant ses yeux gris, elle sourit amoureusement et avoua: Je t'ai désiré dès la première fois que je t'ai vu. C'était vrai, Nora l'avait trouvé si beau, mais à présent, elle le trouvait divin. Ramenant son regard dans le sien, elle prit ses mains et les plaça sur ses hanches pour faire glisser sa robe, dévoilant son corps sans pudeur. Maintenant à genoux, en face de lui, Eleonor  l'embrassa plus ardemment, tout en glissant sa main le long de son torse jusqu'à son intimité pour s'y attarder plus longtemps. Se souvenant de ses préférences,Nora s'y appliqua soigneusement, aimant soutenir son regard gris,éclairé par un plaisir lancinant. Naturellement, elle l'invita à faire de même, guidant la main de Flynn à suivre ses formes généreuses et désirables jusqu'à la source de son plaisir. Gémissante, la jeune femme appuya son front contre l'épaule de son amant, tout en continuant à le caresser intimement. Après un long moment, quand leur désir s'enflamma  et que leur souffle s'accéléra, Eleonor attira Flynn sur elle, en s'allongeant de nouveau dans les draps. Leurs corps s’entrelacèrent, l'Aasimar laissa libre court aux gestes sensuels et sûrs du pirate, et à l'ultime moment, où  ils finirent par s'unirent entièrement, la jeune femmes se cambra, augmentant la profondeur de l'acte. Les yeux mi-clos, elle haleta:

-Oh oui...




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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Mer 23 Sep 2015 - 11:03

Les ailes de la jeune femme étaient légèrement repliées mais recouvraient une bonne partie du lit, laissant ainsi mon imagination entrevoir une beauté aux traits sibyllins étendue sur un tapis de plumes. Nora n’avait pas grand-chose à jalouser aux plus belles créatures de cette terre, et que ce soit par sa chevelure dorée, ses yeux d’émeraude ou la douceur du satin de sa peau, elle n’aurait sans doute pas beaucoup de mal à charmer la moindre personne pour qui elle pourrait éprouver de l’intérêt. J’en étais un peu jaloux, je devais l’admettre, et savoir qu’un autre homme pourrait peut-être se prendre à ses filets, faire glisser ses mains sur ses généreuses courbes, effleurer sa peau du bout des doigts pour lui arracher ces légers soupirs qui glissaient entre ses lèvres à peine entrouvertes… Mais c’était ainsi que les choses se passeraient surement. Toutefois, ce n’était pas le moment de penser à ces choses-là. Il s’agissait peut-être de notre dernière nuit ensemble et, autant pour elle que pour moi, il était peut-être essentiel de la rendre inoubliable, un souvenir impérissable auquel nous repenserions, elle comme moi, avec un sourire mutin. J’avais esquissé un léger sourire à l’évocation de son fantasme, qui, admettons-le, n’en n’était pas vraiment un. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas le réaliser, n’est-ce pas ? Je l’admirais encore une fois, avant de l’embrasser encore, parfaitement insatiable, la sensation de ses lèvres me manquant à la seconde où je les quittais. Mes lèvres parcoururent son cou, son épaule et descendirent vers la naissance de poitrine tandis qu’elle m’offrait celle-ci, en faisant glisser sa légère tunique du bout des doigts, me facilitant ainsi la tâche. Je me redressais légèrement, alors qu’elle fit de même, la flamme et l’ombre jouant sur ses formes pour en révéler des charmes tout à fait agréables à mon regard.

Elle ne me laissa cependant pas le temps de l’admirer plus encore, s’approchant de moi, avant d’entourer ses jambes autour de mes hanches, ayant peut-être peur que je m’enfuis. Je souris à cette idée stupide et la laissait me débarrasser de ma tunique avant de l’enlacer à nouveau, nos peaux se retrouvant une nouvelle fois en contact pour un plaisir savoureux. Tranquille, je la laissais profiter de moi comme elle le souhaitait, conscient qu’elle avait bien le droit de mener la danse également, voulant qu’elle le fasse, aussi. Je retenais un léger gémissement quand elle alla plus avant dans son exploration, flattant ma masculinité, puis réprimait un sourire alors qu’elle acheva de parcourir les lignes de mon dos, me mordillant l’oreille, avant de me demander un peu d’aide pour abattre les dernières barrières de tissus qui me protégeaient. Je ne me fis pas prier, défaisant les derniers liens avant de laisser tomber les dernières protection avant de me retrouver nu devant elle. Je croisai son regard, qui en disait long sur ce qu’elle pensait de ce qu’elle voyait. J’esquissais un autre sourire, malicieux, en m’approchant d’elle, alors qu’elle me complimentait. « Tu n’étais pas en état ce jour-là. » Le ton était amusé, taquin. Mais, je me souvenais parfaitement de la première fois dont elle parlait et, dans d’autres circonstances, oui, peut-être auraient-ils pu se laisser tenter à cet instant. « Mais je te retourne le compliment Nora. » Oui, elle était magnifique elle aussi, peut-être plus que moi, tellement plus que moi. Au fond, les femmes étaient tellement plus belles que les hommes. Sur ces mots, je laissais le silence reprendre ses droits tandis que, sous l’impulsion de la jeune femme, j’achevai de la défaire de son léger carcan vestimentaire.

Debout, face au lit, alors qu’elle était agenouillée sur le bord de ce dernier, je lui rendis son baiser, la laissant profiter de mon corps mis à nu, totalement vulnérable face à ses assauts, sans essayer une seule seconde de lui résister. J’étais sien ce soir, autant qu’elle était mienne, et puis, je l’admettais volontiers, il était agréable de voir une femme prendre quelques initiatives. Sans me faire prier plus que de nécessaire, j’entrepris de redécouvrir le corps de l’Aasimar, laissant mes mains vagabonder sur elle sans retenue, éveillant sa féminité avec agilité et douceur, alors qu’elle rivalisait de dextérité pour faire rugir un brasier de plaisir au creux de mes reins. Alors qu’elle basculait finalement sur le lit, couchée sur le dos, elle m’entraina à sa suite, me retrouvant, à nouveau, au-dessus d’elle, nos regards plongés l’un dans l’autre, la lueur de la bougie vacillant sur nos corps, donnant du mouvement à nos corps immobiles. Je laissais alors nos corps se rapprocher, se mélanger avant, dans un long et tendre baiser, de ne faire plus qu’un. Son corps ne tarda à pas à réagir et je la sentis se cambrer sous moi, amplifiant nos sensations respectives et tandis que je la serrais un peu plus contre moi, son murmure me fit sourire avant que je ne dépose mes lèvres dans son cou, pour parcourir à nouveau sa peau dans ses moindres recoins. Sur les murs, nos ombres se déplaçaient lentement, oscillant, donnant à cette scène, une impression de danse, sensuelle, lascive. Uni à Nora, je laissais le plaisir m’envahir, sans oublier de lui en donner en retour, d’abord avec douceur et lenteur, une sensualité toute délicate. Après avoir couvert sa poitrine de baisers, je recherchais le contact de ses lèvres et tandis que je l’embrassais avec fougue, mes mains vinrent placer l’une de ses jambes autour de ma taille, avant que, d’un mouvement assez rapide, je ne me fasse basculer sur le dos, l’entrainant avec moi et la faisant prendre position au-dessus de moi.

Nos ombres ainsi renversées s’arrêtèrent quelques instants, s’observèrent, se jugèrent peut-être, puis reprirent la même danse, plus sensuelle encore. Un léger sourire sur les lèvres, mes mains glissaient désormais sur les hanches de la jeune femme avant de remonter flirter avec ses courbes désormais entièrement offertes à mon bon plaisir. Ses boucles d’or cascadaient sur ses épaules et il me plaisait d’y perdre quelques doigts avant de les faire glisser sur ses lèvres. Sans chercher à imposer quoi que ce soit, je me contentais de suivre les mouvements de l’Aasimar, cherchant à éveiller son corps à d’autres sensations, à la submerger par des vagues successives de plaisir, toujours plus agréables. Si la baignoire avait été un souvenir mémorable qu’elle garderait probablement longtemps – puisqu’il s’agissait de sa première fois – je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. Après tout, même si je ne m’en vantais pas, de nombreuses femmes ne tarissaient pas d’éloges à mon sujet sur ce plan-là, même si, dans cette histoire, Nora était presque une privilégiée car elle me possédait pour la seconde fois. Toutefois, je n’y pensais pas vraiment, me contentant de m’unir à l’ange, faisant mien son corps entier, m’appropriant ses désirs, ses plaisirs, tentant de l’élever aux plus hautes strates du plaisir, afin que cette soirée compte, et qu’elle ne s’achève sur aucun regret. Un souvenir inoubliable, autant dans son esprit que dans le mien. Une nuit de chaleur et de plaisir au milieu de la tempête qu’était le monde.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Jeu 24 Sep 2015 - 14:46

Son regard de brume rivé dans le sien, Flynn sourit et explora tous les recoins de sa peau satinée, partant du cou jusqu'à sa poitrine. Savourant toutes les sensations délectables qu'il lui prodiguait, Eleonor gémit, se laissant entraîner dans cette danse lascive et sensuelle. Au début, le pirate lui fit l'amour en douceur, délicatement, comme s'il caressait une fleur, les hanches de l'Aasimar embarquèrent dans le mouvement, tout en continuant à caresser le dos de son amant. Elle sourit, les yeux mi-clos, sa jouissance était un puits sans fin.   D'un geste, il vint placée sa jambe autour de sa hanche et accéléra le rythme. Naturellement, son souffle suivit la cadence, elle serra le  dos de Flynn, se rapprochant de lui. D'un gémissement, Nora embrassa passionnément les lèvres offertes, s'accrochant à son souffle. Leurs langues s'entrelacèrent, elle explora avec délice sa bouche, et sans crier gare, il la fit basculer sur lui.


Eleornor le dévisagea avec surprise, puis quelque chose attira son attention, leurs ombres. Comme une seconde entité, leurs silhouettes étaient fusionnées, un tableau de toute beauté, mystérieux et poétique. Le cœur battant, elle ne put s'empêcher de sourire avec ravissement et bifurqua son attention sur les mains douce qui exploraient avec avidité son corps. En califourchon, les courbes de Nora s'offraient entièrement à la vue et au touché de Flynn, qui ne s'en privait aucunement. Continuant à sourire, l'Aasimar ferma les yeux, savourant ses caresses sensuelles et douces, puis d'un mouvement de va-et-vient, elle créa sa propre danse. D'un sourire, l'Éladrin la laissa faire, Nora se sentait plus sûre que la dernière fois. Appuyant ses mains contre son torse, elle variait le rythme, passant de lent à rapide, à très rapide, et à très lent, soutenant le regard ardent de Flynn. Son plaisir aussi la fit frisonner, son souffle devenait de plus en plus accélérer, elle était submerger par l'extase. Je ne dois pas oublier son plaisir. Pensant-elle fiévreusement, en dévisagea le beau visage devant elle. D'un élan passionné, Nora tendit les bras pour rapprocher le corps de Flynn contre elle, cette position  approfondis leur fusion, venant toucher  un point mystérieux et délicat en elle,  quadruplant ses sensations. Haletante, elle saisit ses lèvres, possédant son souffle, étouffant ses gémissements.

 En parfait équilibre, Nora accéléra davantage le rythme, sentant la vague ultime venir. Plongeant son regard d'émeraude dans le sien, sa chevelure d'or rebondissait sur ses épaules, telle une cascade douce et fluide. Au dernier instant, Eleonor ralentit volontairement le rythme, voulant que Flynn atteigne en même temps qu'elle l'ultime extase, si rare entre deux êtres. Se mordant les lèvres et fermant les yeux, Nora se mit à ralentir encore, et encore, désirant éternisé le moment, voulant aussi que le pirate savoure au maximum ce qui allait les submerger. Après un long moment, où sa lenteur eut raison d'eux, l'Aasimar accéléra progressivement, remontant frénétiquement l'ascension; ils perdirent tout contrôle, s'accrochant l'un à l'autre. Leur fusion atteignit un pique vertigineux, l'orgasme les imprégnèrent, ils restèrent un moment en suspend, tendus et comblés, puis d'un même mouvement, ils se détendirent, entrelacés. Allongé sur le corps svelte de Flynn, Eleonor expira profondément, écoutant les battements du cœur qu'elle aimait. Il battait vite, à petits sursauts, et doucement, il reprit une cadence normale. C'est alors qu'une larme furtive coula sur sa joue, venant mouiller légèrement le torse de l'Éladrin. Surprise, l'Aasimar vint l'essuyer du bout des doigts et l'observa pendant un moment. Cette larme était dû non à la tristesse, mais au bonheur. Son corps avait atteint un si grand plaisir qu'il la faisait pleurer, c'était si contradictoire et si inusité. À travers ses larmes, Eleonor croisa le regard interrogateur de Flynn. L'embrassant avec tendresse,elle eut un sourire splendide et murmura en effleurant ses lèvres:


- Je pleure de bonheur, Flynn.Ce fut merveilleux. Je me sens si comblée, si heureuse. Elle l'embrassa une seconde fois, plus passionnément. Ses yeux brillants dévisagèrent amoureusement  l'Éladrin, puis elle souffla: Merci...Milles fois, merci. D'un doux sourire, l'Aasimar se blottit confortablement contre lui, écoutant la voix grave de son amant, le son résonnait contre sa joue. À cet instant, Eleonor oublia leur séparation imminente,les bras de Flynn était un havre de paix, la tempête du dehors, et les dangers du monde extérieur ne pouvaient l'atteindre, elle était en sécurité. C'était une sensation merveilleuse, inoubliable. D'un soupir de bien-être, le sommeil vint s'emparer jalousement d'elle, le noir se fit, la voix du pirate, telle une douce mélodie, se perdit dans un écho de silence. Automatiquement, les ailes de la jeune femme s'allongèrent pour recouvrir leurs corps, toujours fusionner, apportant chaleur et réconfort. À présent, le pirate possédait  un ange sommeillant, dont l'aura lumineuse rendait sa beauté étincelante.  Nora était tel un soleil illuminant les ténèbres les plus opaques, dont la lumière vivifiait ceux qui la touchaient.



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Caleb Daenelynn
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Jeu 29 Oct 2015 - 10:49

D’agréables sensations envahissaient mon corps et mon esprit. Que ce soit, par le sens de la vue ou du toucher, j’avais l’impression de découvrir et redécouvrir sans cesse le corps d’Eleonor, d’y trouver toujours un détail, que je n’avais pas remarqué auparavant. Sans compter qu’elle avait gagné en assurance, sans l’ombre d’un doute, et que si elle n’avait jamais connu d’autres hommes que moi jusqu’à maintenant, j’avais l’impression qu’elle maitrisait davantage son corps et ses sensations et que, finalement, ma première leçon avait été bien apprise par la jeune Aasimar. L’idée qu’un autre homme se trouverait peut-être un jour à ma place, au-dessous d’elle, dans un autre lit, passa à nouveau dans mon esprit, voilant légèrement mon regard un bref instant. Je n’aurais pu dire que j’étais réellement jaloux, car j’avais conscience que ce serait la même chose pour moi, et même que cela avait déjà été le cas. Pourtant, parmi mes conquêtes, Nora était peut-être un peu à part. Ce n’était pas une serveuse de taverne que j’avais séduite au détour d’une chopine, ni même une fille de noble en quête de sensations fortes… Non, elle m’était tombée dessus par hasard, et les évènements nous avaient poussés à nous côtoyer, peut-être plus de temps qu’il ne le fallait vraiment. Je lui avais probablement sauvé la vie, elle avait sauvé la mienne et m’avait rendu ma liberté, nous étions quittes, mais ces évènements nous avaient définitivement rapprochés et l’épisode de la baignoire, dans mon ancienne cellule avait été simplement… Naturel. Une simple conséquence logique, comme si les choses n’auraient pas pu se passer autrement. Et, ce soir, à la lueur tremblante de la bougie qui reposait sur la petite table de chevet, c’était la première fois que je désirais peut-être réellement la personne avec qui je partageais ma couche.

Oh, bien entendu, je ne me suis jamais forcé, mais, entre prendre du plaisir et le réel désir, il y a un pas que je n’avais jamais vraiment franchi jusque-là. Plus exactement, c’était peut-être la première fois que je ressentais quelque chose pour la personne qui se trouvait entre mes bras. De l’amour ? Je n’aurais su le dire et, pour être honnête, j’en doutais sincèrement. Je n’étais pas fait pour aimer, ma vie était un véritable champ de bataille et l’amour n’y avait probablement pas sa place. Mais, il y avait quelque chose entre Nora et moi. Je tenais à elle. Alors qu’elle m’attirait à elle, me forçant à me redresser, je l’enlaçais avec passion, avant d’enfouir mon visage dans son cou, sous ses boucles blondes, après lui avoir rendu son fougueux baiser. L’Aasimar allait devenir une femme épanouie, sans l’ombre d’un doute et je ne doutais pas qu’elle laisserait surement un sourire béat sur le visage de ses futurs amants, comme celui que j’aurais probablement en repensant à elle, dans les semaines et les mois à venir. Un peu perdu dans mes pensées, dévoré par le plaisir qu’elle faisait naître en moi, j’avais omis de faire attention à mes propres limites. Aussi, lorsque je sentis cette ultime vague, puissante, implacable, alors que j’accompagnais, à l’unisson, le plaisir de ma partenaire, je réalisais trop tard mon imprudence. Mais il était désormais trop tard pour y faire quoi que ce soit. Aussi, lorsque Nora s’allongea sur moi, nos corps encore unis, alors qu’elle ne semblait pas s’en émouvoir, je me contentais de penser qu’elle savait ce qu’elle faisait, laissant cette pensée dériver dans le néant, laissant la place à une satisfaction inégalable, celle d’un plaisir assouvi, d’une passion rassasiée. Une main placée dans le bas du dos de l’Ange, une autre perdue dans ses cheveux, je la gardais jalousement contre mon corps, sa chaleur et la mienne mêlée, dans un vestige de notre étreinte. J’aurais voulu que cela ne cesse jamais.

Un léger mouvement attira mon regard et, lorsque je la vis sécher une larme de ses joues, je ne pus m’empêcher de la regarder avec surprise. Elle m’avoua alors qu’elle était tout simplement heureuse et comblée, m’arrachant un léger sourire. Je l’attirais un peu plus contre moi, la laissant nous recouvrir de ses ailes. « De rien, Nora. De rien. » J’avais soufflé ces quelques mots du bout des lèvres, notre proximité ne nécessitant pas de parler plus fort. Mais, au fond de moi, je pensais déjà à la suite, je savais que l’aube viendrait vite, et qu’il faudrait que je quitte l’étreinte de l’Aasimar pour celle, plus glacée, de la solitude. Mais je ne voulais rien gâcher, pour elle. Elle avait l’air tellement paisible, tellement sereine. C’était beau de la voir ainsi. Rares étaient mes partenaires à ne pas être comblées par ma présence et mes performances, mais, pour Eleonor, c’était différent, je n’avais pas ce détachement que je pouvais avoir avec toutes les autres, et, d’une certaine manière, ses ressentis, ses sentiments, étaient importants pour moi. Son souffle était devenu plus régulier et j’étais conscient qu’elle dormait paisiblement contre moi, ses ailes formant un écrin à nos deux corps serrés l’un contre l’autre, sentant sa chaleur se diffuser en moi. Je soupirais doucement, observant le plafond sur lequel se reflétait la lueur de la bougie. J’hésitais un instant à partir, comme un voleur, pour éviter les adieux, mais je n’avais pas envie de la déranger, et, au plus profond de moi, j’avais également envie de profiter de chacune des minutes qu’il me restait à ses côtés. Passant une nouvelle fois mes doigts entre ses boucles, je fermais doucement les yeux. L’aube serait là bien assez tôt, inutile de s’en inquiéter pour le moment.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Lun 9 Nov 2015 - 10:16

Un léger mouvement à ses côtés lui fit ouvrir doucement les yeux. Endormit, Flynn avait tourner la tête vers elle, Nora sourit de bien-être. C'était un moment de pure bonheur que de se réveiller ainsi, auprès de Flynn. D'un soupir heureux, elle écouta le silence qui régnait dans la chambre, seul le chant des oiseaux se fit entendre, la tempête était terminée, laissant place à un ciel claire et ensoleillé. Aucun bruit agressif, aucune menace ne planait encore, ils leur restaient un peu de temps, chaque minute était précieuse. Pendant un instant, l'Aasimar prit plaisir à dévisager l'Éladrin endormit, ses traits détendus le rendaient aussi angélique qu'elle, bien qu'au fond,  il était un petit diablotin. Souriante, elle se rapprocha doucement contre lui et l'embrassa,mais ceci ne le réveilla pas, il dormait comme un loir. Visiblement, leur nuit d'amour l'avait assommé. Soudain, un bruit sourd la fit ramener à la réalité, son ventre réclamait à manger. Jetant un coup d’œil à Flynn, elle se dit que l'odeur d'un petit déjeuner serait plus efficace pour le réveiller qu'un baiser. Silencieusement, Eleonor sortit des draps, s'habilla chaudement, car il faisait froid dans la chambre et elle quitta la pièce en refermant la porte. 

La salle commune était silencieuse, quelques personnes déjeunaient, l'aubergiste était à son poste. D'un sourire, elle lui demanda:

-Bonjour, j'aimerais avoir un déjeuner coriace, j'ai grand faim.
-Grand faim, hein? Répondit-il d'un œil taquin. Au couinement de plaisir qu'il avait entendu la veille, la jeune femme avait certainement passé sa nuit avec quelqu'un, et c'était tant mieux. D'un sourire moqueur, il se pencha vers elle et proposa: Qu'en dites-vous de deux œufs sur miche de pain, accompagné de pommes de terre rôties au beurre et de tranches de jambon au miel?
-Ça serait parfait, merci.

Il opina d'un regard entendu et alla aussitôt préparé non pas une assiette, mais deux. Voyant cela, la jeune femme cligna des yeux et marmonna:
-Je...je suis toute seule.
-Et moi je suis le roi d'Ildirith, ma toute belle. Répliqua aussitôt l'aubergiste d'un clin d’œil narquois. Voyant l'air anxieux de la jeune femme, l'homme rassura: Allons, ce n'est pas la première fois qu'une dame reçoit un amant secret dans mon auberge. J'ai déjà été jeune, je peux comprendre. Je vous promets d'être muet comme une tombe.
-Que voulez-vous en échange? Questionna-t-elle méfiante. D'un rire penaud, il répondit aussitôt:
-Bah...un petit bel'or ne ferait pas de mal.


D'un regard morose, Eleonor lui remis la somme demandé et remonta dans sa chambre. À son grand soulagement, le pirate sommeillait toujours, il ne s'était pas encore éclipsé par la fenêtre. Déposant le déjeuner sur la table de chevet, elle vint s'assoir sur le bord du lit, tout en caressant le front de l'Éladrin. Amoureusement, Eleonor l'embrassa de nouveau, mais avec plus d'insistance. Paresseusement, il ouvrit lentement les yeux, tandis qu'elle sourit en murmurant sur ses lèvres charnues:

-J'ai apporté le déjeuner, tu dois avoir faim, non?
Elle vint tripoter son ventre ferme pour le taquiner, puis sa main descendit beaucoup plus bas, où Eleonor avait aperçu une bosse matinale. Ah moins que tu as faim d'autre chose? D'un rictus, elle se mit à le caresser doucement pour mieux le réveiller, cela le fit sourire légèrement, il ferma les yeux, semblant savourer cette attention particulière. Le sourire de Nora s'élargit, tandis qu'elle enleva sa tunique et alla se réfugier sous les draps, profitant du corps chaud de son amant.

-Il fait froid dehors! Ta chaleur est un vrai rempart contre l'hiver. Souffla-t-elle entre deux baisers, tout en continuant à lui faire plaisir. Malgré que son ventre réclamait à manger, le reste de son anatomie voulait Flynn en entier, elle ne pouvait se lasser du plaisir qu'il lui apportait, ils avaient encore du temps, tout était calme autour d'eux, et l'odeur du petit déjeuner les revigorait. À cet instant, le matin leur appartenait, ainsi que le temps, ils ne firent qu'un pour la troisième fois. Cette fois, Nora attira le pirate sur elle, se soumettant avec délice aux caresses et aux assauts sensuels de l'Éladrin, jusqu'à la fin, où encore une fois, ils atteignirent une extase réciproque. Essoufflée et penaude, elle étreignit son amant, écoutant sa respiration précipité et d'un sourire, elle murmura: je vais m'ennuyer de toi, Flynn,de tes caresses, et surtout du bonheur que tu m'apporte. Son regard émeraude s'assombrit de tristesse, elle croisa ses yeux gris, l'embrassa et chuchota: Après ce petit déjeuner, nous allons devoir nous séparer. Les gardes ne devront pas tarder à faire leur ronde.  Encore une fois, la réalité les rattrapait. Eleonor aurait voulu lui avoué qu'elle l'aimait, mais sa gorge était oppressée, cela rendrait leur départ  plus difficile. Terminant de manger, elle se vêtit sous le regard nostalgique du pirate. C'est alors que des voix militaires se firent entendre au dehors, les patrouilles des Redresseurs arrivaient dans les rues, entrant dans les maisons et dans les commerces. Eleonor se précipitait vers la fenêtre, une dizaine de gardes se dirigeaient vers l'auberge. Avec regret, elle se tourna vers Flynn et dit: Ils sont là, tu dois partir.


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MessageSujet: Re: Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...   Jeu 17 Déc 2015 - 10:24


La nuit fut calme et presque sans rêve pour le pirate que j’étais. Malgré la tempête à l’extérieur et le chauffage plus que rudimentaire de l’auberge, il faisait une douce chaleur très agréable sous les draps du lit, que j’avais tiré sur nos deux corps enlacés. Je ne me souvenais pas avoir rêvé de quoi que ce soit en particulier, profitant, pour une fois depuis ma libération inopinée des geôles du quartier-général des Redresseurs, d’une nuit particulièrement calme et revigorante. Même si j’avais l’habitude de courir les champs et les villes pour échapper à ma vie de hors-la-loi, cela ne voulait pas forcément dire que l’on dormait bien, loin de là. Et, avec le froid ambiant, il n’était pas évident de trouver un abri convenable où je ne risquerais pas de mourir de froid pendant mon sommeil. Les jours à venir allaient d’ailleurs être particulièrement délicats, mais, si je ne me faisais pas vraiment de soucis pour ma survie, je m’inquiétais un peu plus pour Nora, pour le souvenir qu’elle allait laisser dans ma mémoire et je savais déjà que nombreux seraient les rêves où elle reviendrait me rendre visite. Cela n’était pas pour me déplaire, mais il ne serait pas nécessairement évident de les vivre après cette nuit et la précédente. Je ne la connaissais pas depuis bien longtemps, quelques semaines tout au plus, mais nous avions vécu quelques évènements particulièrement intenses et, soyons honnêtes, elle m’avait sauvé la vie, même si je me souvenais encore plutôt bien des coups de fouets. Enfin, quoi qu’il en soit, il faudrait finir par tourner la page, d’une façon ou d’une autre. Il aurait été probablement plus évident de ne pas escalader la façade de cette auberge cette nuit, de ne pas m’introduire dans cette pièce, mais l’occasion était trop belle pour la manquer.

Je me réveillais doucement, sentant une caresse sur mon visage et mes narines délicieusement aguichées par une chaude et agréable odeur mêlée d’un doux parfum que je connaissais bien. Avant que je n’ouvre les yeux, je sentis des lèvres se saisir des miennes et j’y répondis avec une pointe de passion. Je quittais enfin la noirceur de mes paupières pour poser mon regard sur une charmante Aasimar, assise au bord du lit, penchée sur moi, ses longs cheveux blonds cascadant de ses épaules. Elle me posa une question à laquelle je répondis avec un sourire, avant de vouloir lui répondre, mais je fus interrompu par une caresse suggestive assez agréable pour m’arracher un léger soupir. « Je crois que j’ai créé une succube. » J’esquissais un sourire, avant de l’accueillir sous les draps, alors qu’elle venait de se défaire de sa tunique pour un plaisir que je ne boudais pas. Je la serrais contre mes bras, profitant une nouvelle fois de la douceur de sa peau, plongeant mon visage dans sa chevelure. Tout cela allait me manquer et je regrettais presque de ne pas m’être enfuis au petit matin… Il serait difficile de la quitter désormais. Très difficile. J’esquissais un nouveau sourire alors qu’elle me présentait comme un gardien contre l’hiver. C’était très flatteur. « Je crois que tu y es un peu pour quelque chose. » Bien entendu, je faisais référence à ce qu’elle continuait à faire et qui, il fallait l’admettre, avait le don de réchauffer les corps. Je savais que ce n’était pas très raisonnable, mais il était difficile de résister à ce dernier plaisir. Tout simplement parce que je la désirais, encore, et j’aurais probablement pu la désirer encore et encore, s’il n’avait pas fallu quitter cette auberge, s’il n’avait pas fallu que nos chemins se séparent.

Nous fîmes l’amour une nouvelle fois, son corps reposant sur le matelas, s’offrant à mon corps, la surplombant avec douceur et passion. Elle était belle, un ange, un vrai. Un peu comme ceux dont parlent les marins, lorsqu’ils ont bu un peu trop de rhum. Ses ailes nous enveloppaient légèrement, ses jambes lovées contre ma taille, nos peaux pressées l’une contre l’autre, nos lèvres se cherchant, encore et encore. Une fois encore, je me laissais glisser à ses côtés, lové contre elle, sans désunir nos corps pendant de longs instants. J’appréciais cette tendresse que j’avais avec Nora, cette douceur délicate, ces légers baisers après la fougue de nos étreintes. « Tu vas me manquer également Nora. Mais je ne peux pas me permettre de t’attirer plus d’ennuis, tu risques déjà beaucoup pour moi. Et… » J’hésitais quelques instants. « Je te remercierais jamais assez pour ce que tu as fait. » Je répondis à son baiser et acquiesçais en silence, attrapant le plateau où se trouvait le petit-déjeuner avant de le poser devant nous. Après avoir avalé une bonne partie du repas, désormais tiède, je pris le temps de la regarder ce vêtir, et recouvrir une à une, toutes ces parcelles de peau que je connaissais désormais par cœur. Du bruit commença à se faire entendre et, alors que la jeune femme se dirigeait vers la fenêtre, je sortis du lit, attrapant, à mon tour, mes vêtements. Mes doutes étaient fondés. Apparemment les Redresseurs étaient venus faire un petit brin de visite à l’auberge. Je bouclais ma ceinture alors que l’Aasimar se tourna vers moi pour me confirmer ce que je savais déjà. Elle m’aida à finir d’enfiler mes derniers vêtements et, après un dernier regard vers la fenêtre, j’ouvris cette dernière. Me retournant vers Nora, je la pris dans mes bras et la serrai avec tendresse, regrettant les couches de vêtements désormais entre nous. « Prends soin de toi, Nora. Et fais attention. Je ne pourrais pas toujours être là pour te protéger. » J’esquissais un sourire mutin et, avant qu’elle ne puisse répondre, je lui volais un long dernier baiser. Mon regard croisa le sien. « Au revoir, Nora. » Sans perdre de temps, car les voix s’élevaient déjà dans l’auberge, je bondis de la fenêtre vers le toit de l’écurie. Je me retournais une dernière fois, croisant le regard de l’ange, avant de me retourner et de courir pour m’éloigner au plus vite de mes poursuivants. Il y avait peu de chances que je retrouve l’Aasimar au détour d’une rue, mais, je savais que je l’espérais quand même.
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Tu aurais au moins pu dire "au revoir"...

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