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 Pierres arides (Terminée)

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
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Âge : 27
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

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MessageSujet: Pierres arides (Terminée)   Dim 29 Mar 2015 - 11:14


Eleonor avait continuer sa chevauchée depuis son départ de Simpliste. Regardant par en arrière, elle vit plusieurs points sombres galoper dans sa direction. Les cavaliers du Gantelet l'avaient vu s'enfuir? Probablement, l'aube fut sombre et ses vêtements pâles l'avaient sûrement trahit. Néanmoins, elle ne put faire autrement que d'avancer au grand galop et rester alerte. Les Falaises étaient à quelques mètres, elle allait devoir descendre de Vel pour pouvoir les gravir. Cela sera long et pénible, la chaleur était étouffante et le soleil tombait comme du plomb sur sa tête. Vel commençait à piaffer, il avait besoin d'une pause et de s'hydrater. Se penchant sur lui, elle caressa son cou et lui murmura d'être patient, ils allaient s'arrêter bientôt. Son seul échappatoire était ces Falaises, elle allait pourvoir se cacher de ses ennemis. On racontait que plusieurs espèces insolites y vivaient, elle allait devoir être extrêmement prudente, ce n'était pas pour rien que ces Falaises portaient ce nom, il y avait des milliers de façon de mourir, une seule chance de s'en sortir. Haute de trois cent mètres, elle aurait bien voulu avoir Barbe-Brune compagnon de route et escaladeur, cela aurait accéléré l'ascension. S'arrêtant sous un arbre séché par le soleil, elle prit un temps pour se reposer et nourrir ses animaux. Azur, joyeux de mettre pattes à terre, fit des allées et venues, jappant et se roulant à terre, tandis que Vel resta calme, gardant son énergie en réserve, la chaleur l'épuisait facilement. D'un hennissement, il remercia Eleonor pour le foin savoureux qu'elle lui donnait et ainsi que l'eau, il avait grand soif. L'Aasimar jeta, de temps en temps, un coup d’œil en arrière d'elle, les cavaliers étaient encore très loin, mais il ne fallait tout de même pas s'attarder. Après un cinq minutes de repos, elle prit Azur dans ses bras et tira sa monture par la bride, leur ascension commença.

-Ouille! Gémit-t-elle en s’égratignant le pied sur une pierre pointue et coupante,elle dû s'arrêter et s'asseoir pour bander sa blessure. Elle aurait pu la guérir par la lumière, mais voulant garder toute son énergie, elle ne fit que la désinfecter et y appliquer un bandage propre. Ce genre de blessures étaient normales quand l'endroit était fait de roches arrides pour la plupart fort bien aiguisées par le temps et l'eau. Elle était maintenant assez en hauteur pour admirer l'horizon. Elle voyait au loin Simpliste et la Forêt des Grand feuillus, le soleil était à son plus haut et son ventre grondait de faim. Rapidement, elle prit une bouchée de dattes et de pain, en donna un peu à Azur qui sommeillait sur ses genoux, la chaleur était lourde pour ce petit louveteau couvert de poile blanc. Vel salivait abondamment et il secouait la tête d'impatience, il aspirait sûrement à un coin d'ombre et une halte bien méritée, mais malheureusement, Eleonor ne pouvait se permettre ce luxe. Cachée derrière un rocher imposant, elle se pencha légèrement et vit que les cavaliers avaient finalement atteint la base des Falaises, l'un d'eux s'était penché et était entrain d'analyser les traces de Vel, ainsi que ses  empruntes de pied. Ce n'était qu'une question de temps, ils allaient peut-être courir le risque de gravir, peut-être pas... À son grand soulagement, elle les vit se réunirent, acquiescer d'un commun d'accord, puis monter sur leurs chevaux et faire demi-tour, en direction de Simpliste. Peut-être étaient-ils plus raisonnables qu'elle et ils allaient emprunter une route plus sûr ou avaient-ils besoin d'un meilleur ravitaillement? Peu importe, cela lui laissait du temps pour sa traverser, c'est tout ce qui comptait. Vel se mit à hennir, il réclamait encore de l'eau. D'un soupir, elle lui en donna un peu tout en disant:

-Oh là, compagnon, ne boit pas tout, sinon on va en manquer!

Sur ce, elle rangea sa gourde et se remit en route, mais à pied, dirigeant Vel par la bride et s'assurant que le louveteau la suivait sans problème. Il était plus tenace qu'elle le pensait, la langue pendante et le regard brillant, il sautait de pierres en pierres, trébuchant parfois, mais continuant néanmoins d'avancer, sans se plaindre. Les pierres de ces Falaises étaient brûlante au toucher, quand elle posait ses mains, Eleonor ne pouvait s'y appuyer longtemps. Un sentier étroit les longeait, plusieurs voyageurs avaient passé par là, ce qui la rassurait. Elle décida de suivre cette terre battue, regardant toujours où elle marchait et essayant de ne pas trébucher à nouveau. Une brise chaude vint lui effleurer la joue, ce n'était guère rafraîchissant, mais c'était mieux que rien. À part quelques vipères et des aigles dans le ciel, il n'y avait pas d'âmes qui vives, ce qui lui procurait un certain sentiment de sécurité C'est alors qu'elle entendit un grondement sourd, levant les yeux elle vit avec effroi des pierres tombées vers elle. Bon sang un éboulement!  Promptement, Eleonor aperçut une crevasse assez grosse pour se réfugier, mais en un éclaire, elle comprit que si elle optait pour ce choix, elle allait être prisonnière. Elle opta donc pour la course. Vivement, elle rembarqua sur Vel, prit Azur et parti au grand galop. Avec chance, les pierres tombèrent progressivement derrière elle, au fur et à mesure qu'ils galopaient dans leur course folle et dangereuse. Vel manqua de perdre pied, ils étaient entre un précipice et l'immense mur de pierres, s'ils tombaient, c'était la mort assurée. Enfin, l'éboulement cessa, mais Vel, paniqué par le danger, avait continué sa course effrénée,puis sans crier garde et manquant un tournant, il freina brusquement, ce que fit dégringoler Eleonor vers l'avant. L'Aasimar se retrouva dans le vide et la seule chose qui faisait qu'elle n'était pas encore morte, c'était la bride de son cheval qu'elle avait eu le réflexe de tenir solidement d'une main, tenant de l'autre son louveteau fébrile. Le cou penché, tenant sa maîtresse de tout son poids, Vel tremblait sous l'effort. Ses naseaux frémissaient et ses grands yeux étaient crispés, signe qu'il déployait toute son énergie à la maintenir dans le vide.  Essayant de garder son calme, Eleonor garda les yeux rivés dans les siens en murmurant doucement:

-Recule, mon cheval, recule. 

Ce n'était pas une demande, mais une supplication, la bride allait se brisée d'un moment à l'autre. Elle répéta ses paroles plusieurs fois, son bras commençait à faiblir et à manquer d'endurance, elle essaya d'accoter ses pieds sur la falaise escarpée, pour alléger le poids. Pendant un instant, Vel ne cessa de bouger puis il recula lentement, la tirant petit à petit, les muscles tremblants et la sueur perlant son pelage noir. Au moment où elle réussit à déposer sa main sur le rebord de la parois, la bride brisa et elle perdit pied, tombant dans le vide avec Azur. À travers le silence aride, les pierres entendirent son cri et le hennissement paniqué du cheval. Ce fut lent, le paysage de roc tournoyait autour d'elle. C'est alors que ses ailes se déployèrent naturellement, l'immobilisant au milieu de sa longue chute...Ouf! Heureusement qu'elle n'était pas une humaine. Comment avait-elle pu oublier ses ailes, surtout dans une telle situation? La prochaine fois, elle allait savoir quoi faire, se laisser tomber, tout simplement. Toujours tremblante, mais soulagée, elle vola  avec aisance rejoindre son cheval qui piaffa anxieusement. Azur était toujours dans ses bras, elle ne l'avait pas lâché une seule seconde. La queue entre les pattes et les oreilles baissées, il gémit apeuré. Pour le rassurer, Vel approcha son museau et vint le léché affectueusement, ce qui détendit le louveteau. Le cœur en chamade, Eleonor l'étreignit très fort contre elle. Pauvre petit loup, que de périples avait-il vécus en sa compagnie. Et Vel...Celui-ci vint accoter son museau contre elle,et respira profondément. Elle déposa son front contre le sien, les yeux embués de larmes en chuchotant: «Merci mon ami pour tout cet effort déployé pour me sauver. Tu es le meilleur compagnon qui soi». Au moins, ils étaient tous saufs. Ce fut la première épreuve que les Falaises leur réservaient, mais c'était loin d'être la dernière.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Le pont effrité   Lun 30 Mar 2015 - 10:55

Cela faisait deux jours qu'ils continuèrent à gravir en silence, s'arrêtant pour dormir, manger et se désaltérés. Habituée à un sol plat, fait d'herbes, et non rocailleux, Eleonor fit une grimace de douleur. Ses pieds ainsi que ses cuisses lui faisaient très mal, elle avait des égratignures sur les mains, et aussi sur les bras. D'un soupir, elle s'arrêta un instant et toussa, la gorge irritée par la sécheresse et la poussière. Sa petite compagnie était fatiguée, même Azur avait eu de la difficulté à la suivre, elle l'avait attaché en avant d'elle,son dos contre sa poitrine et ses petites pattes pendaient en l'air.  Au moins, Eleonor n'avait plus à s'inquiéter de le perdre. Outre des petits lynx traînants dans les parages, elle n'avait rencontré aucune menace et les cavaliers semblaient avoir abandonné leur poursuite. Bien que le soleil était toujours aussi chaud, ce fut avec l'esprit léger qu'elle continuait son escapade, jusqu'au troisième jour, où le sentier rocheux mena à un cul-de-sac...Ou presque. 


-Oh non! Oh non...Se lamenta-t-elle voyant où menait cette route sauvage et isolée...À une crevasse, une sorte d'entrée menant peut-être à un tunnel souterrain. Regardant autour, elle vit qu'aucun autre chemin était accessible, le reste était des pentes beaucoup trop à pique pour s'y aventurer. Eleonor manqua de se décourager, elle était tentée de s'envoler et d'atteindre Varak par la voie des aires, mais elle ne pouvait abandonnée ses deux compagnons. Déglutissant, elle fixa incertaine ce tunnel sombre. Quels êtres dangereux y logeaient? Et surtout, où menait ce tunnel? Elle espérait que c'était un raccourci pour franchir l'autre côté des Falaises, mais rien n'était certain. Comme Flynn, son cher pirate qui l'avait sauvé des griffes du Gantelet, elle n'aimait pas exposer sa vie au hasard, mais cette fois, elle n'avait pas le choix. Elle ne pouvait faire demi-tour, car l'éboulement avait bloqué le chemin. Prenant son courage à deux mains, Eleonor remit son destin dans les mains de Dieu et décida d'y pénétrer. Vel se tendit d'un coup, et tira sur sa bride, refusant de la suivre, mais elle le força à avancer. Peu importe le danger, elle n'allait pas l'abandonner, jamais. Soudain, un autre grondement se fit entendre...Oh non! Levant à nouveau les yeux, elle vit un nouvel éboulement se faire et des immenses pierres allaient tombées directement sur sa tête. 

-Vite! S'écria-t-elle en tirant de toutes ses forces sa monture et en partant à courir. Comprenant le danger, Vel ne se fit pas prier et la suivit au galop, les pierres s'empilèrent en arrière d'eux, tel un mur éternel et infranchissable. La noirceur se fit, un noir si opaque,qu'ils ne voyaient rien autour d'eux.  Son louveteau gémit de peur, tandis que Vel hennit de mécontentement, un peu plus et il disait:«Bon, tu nous as encore mit dans le pétrin.» Elle se mordit nerveusement les lèvres, ne sachant quoi faire dans cette pénombre d'aveugles. Avança lentement, elle sentit des choses dures craquées sous ses pieds, comme des ossements...Blême, elle s'arrêta et se tourna vers son cheval qui respirait frénétiquement des naseaux, seul bruit parmi les ténèbres. De ses mains menues, elle taponna son flanc et trouva enfin son sac de voyage, où elle sortit un cierge et des allumettes. Après quelques essais, elle réussir à l'allumer et inspecta ce lieu. Elle fut effrayée de constater que le sol était effectivement couvert d'ossements de toutes sortes, autant d'humains que de rats. Les murs naturels étaient couverts de glus écœurantes et de très grosses toiles d'araignées, elle espérait que l'auteur de ces meurtres n'étaient pas des araignées géantes. Bien qu'hostile et peu accueillant, Eleonor constata qu'il s'agissait effectivement d'un tunnel profond et étroit. Des couinements la fit sursauter, levant les yeux, elle vit des centaines, même des milliers de chauve-souris blanches perchées sur le plafond visqueux, dormant d'un sommeil profond. Les apercevant, Eleonor eut un pincement au cœur et espéra que l'entrée n'était pas leur seule sortie, car celle-ci était maintenant condamnée. Ramenant son regard droit devant, elle décida d'avancer, c'était leur unique chance de survivre.

Le tunnel était fait d'immenses colonnes de pierres, qui avaient été sculpté par le temps, et des piques rocheux décoraient le plafond. C'était une atmosphère à la fois extraordinaire et cauchemardesque, à tout moment, l'Aasimar  s'attendait à se faire attaquer par des créatures surnaturelles et féroces. C'était pour cela qu'elle avançait lentement, Vel suivait son rythme, tout aussi silencieux, sentant le danger, tandis qu'Azur s'était endormit paisiblement et parfois hoquetait, mais rien de bien bruyant. Elle vit furtivement des ombres bougées sur les parois et qui avançaient rapidement, sûrement des rats, ou autres rongeurs exécrables. D'un soupir, elle reporta son attention sur le chemin humide et vit au loin une sorte de pont en pierre, très long,menant nul ne savait où.


Priant pour que cela soit solide, elle avança à petit pas de souris, évitant de regarder le précipice de chaque côté ainsi que le tas de squelettes d'humains et de nains accumulés. Que s'était-il passé dans cette grotte? Une grande bataille? Contre qui? Elle s'attendait au pire. Sa main tenant la bride de Vel était tellement serrée que cela lui fit mal, elle due se détendre, tout en restant alerte. Bon sang, ce pont ne  finissait plus! Elle décida d’accéléré le pas, ce fut une erreur presque fatale. Le pont de pierre usé, dont la roche ne cessait de s'effriter, craqua sous ses pieds. Entendant le bruit sinistre, elle fit un saut prodigieux vers l'arrière, forçant Vel à reculer à son tour. Ne supportant pas le poids des intrus, la moitié du pont céda et la pierre, dans un bruit sourd,s'effondra, ne laissant qu'un grand espace entre Eleonor et la suite du tunnel. Le cœur en chamade et ne sachant si l'autre partie du pont allait tenir, elle rembarqua sur Vel, le fit reculer de quelques mètres, puis donna un gros coup de talon sur son flanc. Surpris, l'Étalon alla sur ses pattes arrières et parti au grand galop. Avec un équilibre parfait, il se donna un élan et pendant un instant, tous deux, trois avec Azur, volèrent dans les aires, puis ils réussirent à atterrirent de l'autre côté. Il en avait fallu de peu, quelque centimètres de moins, et ils seraient tombés dans le vide sinistre. Au même moment où l'étalon se retrouva à terre, la partie de pont qu'ils avaient quitté s'écroula. Il n'avait réellement plus aucune possibilité de retour. C'était soit qu'ils continuaient ou qu'ils mourraient. Eleonor n'avait pas fait tout ce trajet pour rien, ils allaient retrouvés la lumière du jour. Déterminée, elle fit tournée son cheval vers l'avant et avança très lentement, mais sûrement.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: La peste invisible   Lun 30 Mar 2015 - 11:45


Combien d'heures, même de jours avançait-elle ainsi? Même si elle était épuisée, ainsi que Vel et Azur, Eleonor n'osait pas se reposer. Dans cette atmosphère peu rassurante, elle ne pouvait se permettre de dormir. Soudainement, un écho d'ailes se fit entendre, comme des milliers d'oiseaux volant dans sa direction. Les chauves-souris! pensa-t-elle en  regardant vivement vers l'arrière. Elle avait vu juste, ses étranges animaux étaient réveillées et arrivèrent en masse vers eux. Promptement, elle regarda aux alentours et vit un antre sombre, dont la crevasse était assez grand pour qu'elle s'y réfugie avec Vel. La masse blanche passa violemment devant elle, les chauve-souris faisaient un bruit assourdissant, mais elles se déplaçaient d'un même mouvement, vers le dehors pour chasser. Grâce à ce troupeau de volatiles, Eleonor su qu'il faisait maintenant nuit et qu'il existait un autre échappatoire. Heureuse, elle soupira de soulagement et vint caresser le museau de Vel, qui soudain, hennit et se redressa sur ses pattes arrières, totalement paniqué. 


-Qu'est-ce qu'il y a Vel? Murmura Eleonor en essayant de le ramener vers elle, mais il résista. La bride, déjà fragile et réparée d'un nœud, brisa et  il réussit à s'enfuir par la crevasse; au grand galop, il suivit la foule de Chauve-souris toujours visibles au loin. Elle s'apprêta à hurler son nom et à le rejoindre au pas de course, mais un sifflement strident la paralysa. Un serpent? Azur, toujours maintenu contre elle, se recroquevilla, la queue entre les pattes. Son petit corps dodu se mit à trembler comme une feuille au vent, il était terrifié. Le sifflement se rapprochait et se fit de plus en plus insistant. Ni tenant plus, Eleonor leva son cierge et vit avec terreur de quoi il s'agissait. Un monstre immense, semblable à un dragon, mais il avait des ailes atrophiées, et il était couvert d'une fourrure soyeuse et bleuté . Le regard de la bête était celui d'un reptile, couleur turquoise, et il possédait des cornes de boucs, épaisses et puissantes, de chaque côté de sa tête. Tel un félin, il était accroupi, prêt à sauter sur sa proie d'un moment à l'autre, montrant ses crocs, vifs comme des rasoirs. Au dernier instant, Eleonor s'envola,évitant ainsi de se faire écraser par la peste invisible, sûrement le seul Mortitude siégeant dans ces Falaises. Cette espèce était plus rependue dans les montagnes de Terrovia, mais encore là, elles étaient rares. Eleonor était à la fois chanceuse et malchanceuse d'en croiser une. Comment se sortir d'un tel pétrin? Plusieurs fois, la bête essaya de  l'attraper, en sautant, mais l'Aasimar n'était pas à sa porter et il était incapable de volé, sa seule faiblesse. Farouchement, le Mortitude faisait les cent pas, essayant de trouver une stratégie pour la piéger et la dévorer. Le mystère des squelettes croisés sur sa route était maintenant résolu, la bête avait livré bataille contre des troupes entières et visiblement, elle avait gagné. Soudain, un hennissement se fit entendre. Vel! À l'écho, il était rendu loin, mais pas assez pour la peste invisible qui s'arrêta, jeta un coup d’œil machiavélique à Eleonor et sans crier garde, sortit de son antre à une vitesse folle. Oh non!  Elle était non seulement imposante et féroce, mais fatalement brillante. À toute vitesse, l'Aasimar suivit la bête, le tunnel était assez haut pour rester hors d'atteinte. Azur jappa et hoqueta, cette poursuite semblait lui donner mal au cœur, mais elle ne pouvait s'en préoccupée, Vel était en grand danger. Le Mortitude se déplaçait aisément, avec une grâce de panthère, et ces pattes puissantes lui permettaient de faire des sauts prodigieux. Or, le cheval l'apercevant, reparti au grand galop. 

-Pourquoi es-tu resté, bougre d'idiot?! Siffla entre ses dents Eleonor. Détournant son regard vert du cheval, elle comprit. Une sortie était au loin, elle sentie la brise du dehors. Vel l'avait attendu pour partir avec elle et voyant qu'elle ne revenait pas, il avait hennit pour l'avertir. L'étalon était presque rendu à la fin du tunnel, quand la bête plongea sur lui et vint lui donner un violent coup de griffes.

-NON! Hurla Eleonor qui brandit Jir et tira trois flèches dans le corps de la bête. L'une transperça sa cuisse droite, l'autre sa côte et la dernière son épaule. Le Mortitude hurla de douleur et se tourna vers elle. Déterminée à venger tous ceux qui étaient morts à cause de ce monstre, Eleonor décida de se poser au sol et d'attendre l'assaut définitif. Le fauve, la croyant à sa merci, prit un élan et bondit. Dès que son portail fut à sa porter, Eleonor tira, la flèche transperça le cœur. Le regard de la peste invisible s'écarquilla, comme surpris par cette attaque fatale et devint vitreux, Eleonor se tassa de justesse et la bête s'écroula  à ses côtés. S'assurant qu'elle était bien morte, l'Aasimar  reprit ses flèches, puis alla voir l'état de Vel. Sa blessure était hideuse, des morceaux  de peau étaient arrachés et du sang coulait abondamment du sol.  Ses naseaux respiraient précipitamment, à petit coup, chaque respiration le faisait souffrir. La bête avait-t-elle transpercer ses poumons? Non, juste égratigner profondément son flanc, mais pas assez pour transpercer ses organes. Il allait s'en sortir, mais elle devait le soigner le plus rapidement possible. Ah...si au moins il y avait de la lumière! Juste un petit peu de lumière...

Malheureusement, les ténèbres étaient toujours présentes, jusqu'au dehors, où la nuit avait reprit son droit. Ils n'étaient qu'à quelques mètres de leur libération, mais la blessure de Vel était trop grave pour qu'il se lève, cette dernière attaque l'avait anéanti. Pleurant à chaude de larmes, Eleonor posa son front contre le cou de l'animal, il hennit faiblement. Que pouvait-elle faire maintenant? Certes, elle pouvait bander ses plaies, mais ce genre de blessures prenaient du temps à guérir, sans compter l'infection qui pouvait être fatale. Azur gémit à son tour, elle entendit son petit ventre gronder de faim. D'un soupir résigné, elle le mit par terre. Fébrile, il allait se mettre en boule contre Vel, le léchant pour lui redonner du courage. Le cheval se laissa faire, silencieux et faible. Eleonor sortit un peu de nourriture et en donnant à chaque d'eux. Au moins l'animal blessé ne refusait pas de s'alimenter, c'était bon signe. Il mastiqua lentement, et avala sans rechigner, puis en réclama d'autre. D'un sourire triste, elle lui en donna encore, avec un peu d'eau et elle se nourrit à son tour. Tout comme ses animaux, Eleonor se sentait épuisée et faible. Une grand fatigue la submergea, oubliant ce lieu hostile et le cadavre du Mortitude à quelques mètres d'eux, elle s'allongea au côté de ses compagnons et s'endormit aussitôt.

***

Ce fut un liquide visqueux et nauséabond qui la réveilla. Fronçant les sourcils, elle le toucha avec ses doigts pour mieux l'identifier. Elle eut le haut le cœur quand elle s'aperçut que c'était de la merde, mais pas n'importe quelle. Levant les yeux, elle jeta un regard morose aux chauves-souris qui avaient repris leur droit sur le plafond, Elles avaient trouvé un nouveau perchoir, dormant allègrement, et chiant à l'occasion. Se nettoyant le visage, Eleonor s'étira et jeta un coup d’œil à ses animaux. Ils dormaient profondément, Vel respirait encore avec difficulté, mais il était toujours vivant, c'était déjà ça. Qu'allait-elle faire à présent? D'un soupir, elle réfléchit. 
«Si les chauve-souris sont de retour, c'est qu'il fait jour. Je vais allée récolter un peu de lumière et revenir pour guérir Vel. C'est mon seul moyen de le sauver!» Pensant-elle résolue. Doucement, elle réveilla Azur qui s'étira, le dos cambré, montrant à qui voulait l'admirer, son bedon tout mignon. D'un rire, elle le chatouilla et le reprit dans ses bras. Un peu sonner, il se laissa faire et bailla, tout en se laissant gratter l'arrière des oreilles. Vel se réveilla à son tour et voyant Eleonor partir sans lui, il hennit un peu plus fort. Elle se tourna vers lui et murmura d'une voix rassurante:
-Reste-ici, mon cher cheval, je reviens! Je te le promets.
Cependant, l'étalon continua à hennir et à s'agiter, respirant précipitamment. Il ne pouvait pas tout comprendre, seule une caresse réussissait à la calmer. Il ne supportait pas l'abandon, tous ses muscles se tendirent et ses yeux s'écarquillaient de peur.  Priant pour qu'il ne trépasse pas, Eleonor s'aventura dans le tunnel, au loin et elle vit avec joie une immense crevasse dévoilant le dehors. S'approchant, elle se laissa imprégnée de la lumière du jour, si revigorante, cela suffit. Le hennissement du cheval se faisait entendre, cela prouvait qu'il était toujours en vie. Rapidement, l'Aasimar le rejoignit en grande enjambée, puis vérifia si aucun ennemi, excepter le défunt Mortitude, les épiait. Personne, seulement eux et les chauves-souris endormies. Rassurée, elle déposa Azur, qui allait chasser un rat, et ferma les yeux. Prenant une profonde et lente respiration, elle sentie l'énergie de la lumière réchauffée ses mains. Se sentant prête, elle les déposa sur le flanc blessé de l'animal et vint refermé les plaies, l'étalon retrouva une respiration sereine et douce. Il hennit de nouveau, mais cette fois de bonheur, et d'un mouvement agile, il se redressa sur ses pattes.

Satisfaite, Eleonor vint lui caressa la crinière, tandis qu'Azur, déposant son trophée à ses pieds, se mit à japper et à courir autour de Vel, qui piaffa joyeusement. L'Aasimar ne put s'empêcher de s'esclaffer devant leurs drôles de mimiques. Ils étaient si adorables, rien au monde ne pouvait les séparer, pas même une Peste invisible. Malgré tout, celle-ci lui rappela que le danger était toujours présent, même si proche de la sortie. C'était une chance qu'aucune autre bête ne les avait attaquée durant leur sommeil réparateur. Décidant qu'il était temps d'en finir avec ce tunnel sordide, ils laissèrent le cadavre du monstre derrière eux, ainsi que les ténèbres, et d'un même mouvement, ils sortirent dans la lumière éblouissante du soleil. Enfin...



Eleonor, l'Ange d'Or
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MessageSujet: Re: Pierres arides (Terminée)   Mer 1 Avr 2015 - 10:28

Cela ne lui prit guère de temps pour s'habituer à la lumière du jour, bien qu'au début, cela avait été très éblouissant. Par Phélemée, que c'était agréable de continuer son voyage, à l'extérieur, une brise chaude vint l'accueillir ainsi que le soleil ardent. Devant elle, un horizon entier de dunes de sable, Varak était proche, peut-être à une demie-heure de route, mais avant cela, l'Aasimar et ses compagnons devaient descendre avec prudence, les dangers de la Falaise n'étaient pas terminée. Vel la suivit docilement et Azur avait reprit sa place contre elle, plus détendu et à son aise que jamais. Eleonor faillit trébuchée plusieurs fois, mais heureusement, Vel était à ses côtés et elle pouvait s'appuyer sur lui. La descente fut plus facile que l'ascension et tout se passa bien, rien de fâcheux se produisit. Le roc semblait plus solide de ce côté des Falaises, les éboulements étaient moins fréquents. D'autant plus qu'il faisait jour, les prédateurs chassaient davantage  la nuit, ainsi que les scorpions et les serpents, mais Eleonor restait tout de même sur le quai vive. Des cris de rapace attirèrent son attention. Plusieurs aigles l'épiaient dans les cieux, mais Eleonor ne s'en souciait guère, estimant qu'elle était une trop grosse proie pour eux. Il ne fallait jamais sous-estimé plus petit que soi, surtout un aigle fureur d'une envergure de six mètres. Sans se faire remarquer, il piqua vers elle, ouvrit ses serres acérées et l'agrippa férocement par les épaules.  Plus surprise qu'apeurée, elle se retrouva dans les aires, laissant Vel à lui-même. Paniqué, l'étalon hennit de plus bel, tandis qu'Azur aboya et grogna, mais prit dans le foulard entourant la taille de sa maîtresse, il ne pouvait la défendre outre-mesure.


«Non, mais c'est tiré par les cheveux! On ne peut pas me foutre la paix!» Se dit-elle en colère, se remettant de son ahurissement. Elle était entrain de se faire littéralement kidnappé par un aigle. L'immense rapace  resserra ses serres à chaque fois qu'elle s’agitait, un peu plus et il allait la transpercer, mieux valait rester calme et réfléchir. Aucune de ses armes étaient à sa porter, ses bras étaient immobilisées par la poigne de l'oiseau de proie. Cette situation était ridicule, complètement grotesque. Azur, comme à son habitude face au danger, tremblait, elle risquait de l'achevée avec tous ses prédateurs les traquant sans arrêt. D'une voix douce et maternelle, elle essaya de le réconforter tant bien que mal, tout en analysant les faits et gestes de son moyen de transport involontaire. S'il avait voulu la tuer, il l'aurait déjà, donc il la réservait pour autre chose...Quand les aigles épargnaient une vie, sans la relâcher, c'était pour la donner à ses petits, donc il l'amenait sûrement vers son nid. Sa réflexion fut juste, au loin, sur un pique vertigineux, un gros cercle épais, fait de brindilles et de foin sèche, trônait. Elle essaya de jeter un coup d'oeil en arrière de son épaule, elle pouvait apercevoir Vel, petit point noir dans un fond beige rocheux, essayé de descendre tant bien que mal de ce qui restait des Falaises. En fidèle compagnon, il allait sûrement partir à sa poursuite,ou peut-être pas...Cet étalon était si imprévisible, mais elle espérait que tout irait bien pour lui. L'aigle la relâcha brusquement, ce qui la fit chuter dans le gigantesque nid nauséabond. Essayant de protéger Azur dans sa chute, elle referma ses ailes autour de lui, tout comme ses bras, et se laissa rouler sur le sol moite. Elle ressemblait à un cocon de plumes blanches. C'est alors qu'Eleonor sentit quelque chose de dur et de lisse contre son dos, d'une tiédeur agréable. Des œufs...Ceux-ci n'étaient pas encore éclot, mais les aiglons semblaient proche de naître, des craquelures ornaient les coquilles jaunâtres et tachetées. L'aigle, Eleonor présuma que c'était une femelle qu'elle nomma «Betty» question d'alléger l'atmosphère, poussa un cri sonore qui fit tendre sa prisonnière immobile et toujours recroquevillée dans ses ailes. Betty s'approcha, son bec jaune acéré vint l'inspecter pour s'assurer qu'elle était sans vie, ce qui n'était pas le cas, mais Eleonor eut la présence d'esprit de faire la morte.  Satisfaite,Betty prit quelque brindilles de paille et couvrit sa proie, celle-ci présuma que c'était une technique ingénieuse pour la garder au frais, puis sans autre formalité,le rapace s'envola, la laissant seule avec sa future progéniture. Pendant un moment, Eleonor resta immobile, tout comme Azur, fébrile et désorienté. Alarmé, il gémit et jappa, mais la jeune femme le fit taire en empoignant doucement son museau.


-Chut, petit loup, sinon elle va revenir. Partons d'ici et allons rejoindre Vel. Murmura-t-elle jetant un regard furtif aux alentours. À part les œufs sur le point d'éclore, ils étaient bien seuls, l'aigle ne reviendrait pas d'aussitôt, à moins qu'elle kidnappe Vel, ce qui compliquerait les choses. Priant pour que son étalon soit hors d'atteinte, Eleonor se leva, recula lentement dans la direction opposé des œufs et observa où elle était. Le nid avait été construit à quelques kilomètres des Falaises de la dernière chance, l'aigle avait volé en ligne droite, sans bifurqué, la parois où se trouvait Vel était proche. Ne voulant pas être le premier repas des aiglons, Eleonor prit son courage à deux mains et s'élança dans les aires. Naturellement, ses ailes se déployèrent et l'amena vers les cieux. Pendant un moment, elle oublia tous dangers, fermant les yeux, savourant le vent sur son visage et la lumière chaude sur sa peau. C'était si merveilleux de voler sous ce ciel si bleu et si éclatant. Or, une ombre vint couvrir son visage, Eleonor ouvrit les yeux.

-Oh non, la revoilà! Souffla-t-elle exaspérée de se voir à nouveau prit en chasse. Cette fois, ses mains étaient libres pour se défendre aisément. L'aigle, d'un cri sonore et hostile, fonça vers elle, mais l'Aasimar avait prévu cette attaque, bifurqua à sa droite, échappant de justesse aux serres acérées. L'aigle fureur la poursuivit sans relâche, l'une échappant à l'autre, zigzaguant entre les pics rocheux des Falaises et se déplaçant parmi les rapaces, qui fixèrent d'un œil  intéressé le déroulement de cette étrange chasse. Betty poussa un cri impatient et vint l'attaquer de son bec, mais Eleonor se tourna vivement et ayant sortit son arc, elle tira une flèche directement dans l'aile droite de Betty.  Ne s'attendant pas à une telle attaque, sûrement que l'aigle croyait qu'Eleonor était un oiseau comme tant d'autres, se crispa sous la douleur et bâtit en retraite,volant maladroitement vers son nid. Pendant un instant, la jeune femme ailée ne put qu'admirer son plumage de rouille et de cannelle, cette créature bien que féroce et déterminée, était magnifique en soi. Heureusement pour le rapace, la flèche de l'Aasimar avait certes transpercer l'aile, mais la puissance du tir l'avait transpercé; la plaie allait guérir rapidement et le rapace pourrait chassé de nouveau pour nourrir ses petits. La conscience tranquille, Eleonor s'assura qu'aucun autre aigle ne l'attaque et rassurée, elle  rebroussa le chemin pour retrouver Vel. Celui-ci avait réussi à descendre  les Falaises, mais il se débattait comme un beau diable contre un groupe d'hommes  qui l'avaient pris au piège. Blême, Eleonor reconnut ses poursuivants du Gantelet, des inquisiteurs de la pire espèce. L'un d'eux, intuitivement, leva les yeux au ciel et l’aperçut. L'idée de se cacher et de les attaquer à distance se volatilisa dès qu'elle croisa son regard sournois. Le guerrier cria quelque chose à ses compagnons, qui tournèrent un œil mauvais vers elle, ils eurent un sourire sadique et sans crier garde, l'archer du groupe prit son arc et tira avec une précision hallucinante. Eleonor  resta un moment pétrifié, puis se remettant de son effarement, elle se tasse vivement sur le côté, la flèche vint égratigner son bras. Crispant son visage,Eleonor plaqua sa main sur l'égratignure et  lança à son attaquant un regard farouche. Voyant que l'archer remettait ça, Eleonor retrouva son sang froid et mit ses mains vers l'avant en s'écriant:

- C'est bon, je vais redescendre, pas la peine de gaspiller vos flèches!

L'archer eut un moment d'hésitation, il demanda l'avis de ses compagnons qui acquiescèrent. Baissant son arc, il obtempéra, tourna son regard vers elle et répliqua:

-Descend, sinon je te plume comme un oiseau!

Cette réplique fit rire les inquisiteurs qui gardèrent toujours leur vile sourire, à la fois victorieux et machiavélique. Ils allaient sûrement la tuer, que cela soit aujourd'hui ou plus tard. À contre cœur et ne voulant pas que Vel se fasse abattre, Eleonor redescendit. Au moment où elle mit pied à terre, ils l'entourèrent,leurs haches à double tranchants dégainées et menaçantes. Eleonor se crispa, mais ne dégaina pas, les provoquer causeraient sa mort assurée. Ils étaient huit, tous armés jusqu'aux dents et tout aussi armurés que ceux qui l'avaient attaqué au Port de Bélin. Cette fois, Flynn n'était pas là pour la secourir, elle était seule contre tous. Les dévisageant, elle ne vit qu'une profonde haine dans leurs regards, la négociation n'était pas une option,ni la fuite. Elle était piégée. L'un d'eux s'avança vers elle, tout en gardant ses distances, il avait entendu que cette Aasimar était toute une combattante. Bien que blessée,l'inquisiteur ne devait pas la sous-estimé.



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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Arc Ange   Jeu 2 Avr 2015 - 9:02




-Rend nous tes armes, Aasimar.
- Seulement si vous me promettez de me laissez vivre. Dit-elle impulsivement, crispant automatiquement sa main sur son épée. Le sourire de son interlocuteur s'élargit, et hochant la tête, il répondit:
-Nous ne sommes pas là pour te tuer, nous avons ordre de ramener à nos supérieurs. Tu dois être châtier pour les crimes que tu as commis envers les disciples du Gantelet. Rends-nous tes armes, Aasimar, ou choisi la mort.

Elle réfléchit à toute allure. S'il avait voulu la tuer, elle serait déjà morte transpercer d'une flèche directement dans le cœur. L'important c'était de rester en vie le plus longtemps possible pour pouvoir s'enfuir. Déglutissant, elle ravala sa fierté et remis ses armes docilement, au grand plaisir des inquisiteurs. L'un d'eux s'avança, la toisant d'un regard sauvage, sa mâchoire  était crispée et il montrait les dents tle d'un loup enragé. Peu rassurée par cette expression féroce, elle fit un pas en arrière, tout en protégeant maternellement Azur qui grognait. C'est alors, qu'après l'avoir dévisager, elle le reconnu. C'était l'un des hommes qui l'avaient attaqué au Port de Bélin, Eleonor baissa les yeux et vit un un crochet à la place de sa main. Nerveusement, elle se mordit les lèvres et reporta son regard dans le sien. Il s'arrêta, comprenait qu'elle venait de le reconnaître, puis sourit férocement en disant:

-Alors, abomination, tu te souviens de m'avoir couper la main? Aujourd'hui, je vais te le faire payer!
-Mais...Mais vous avez dit que vous ne me tuerez pas! S'exclama Eleonor jetant un regard inquiet au chef,qui affirma de la tête, mais ne réagit pas quand le manchot envoya un coup de poing dans le ventre d'Eleonor. Les larmes aux yeux,  elle eut le souffle coupé et eut du mal à entendre la réponse du dirigeant. Il avait dit quelque chose comme: « Bah, je t'ai dit qu'on te tuerait pas, mais on a le droit de te  torturer comme on le souhaite.On va pas s'en priver! Tu nous as donner du fil à retorde. ». Sur ce, elle reçut une gifle retentissante, qui la fit voir trente-six chandelles ,et elle chancela au sol. Ils s'approchèrent d'elle en riant et le manchot s'exclama:

-Alors, cette garce a moins d'équilibre par terre que dans les aires, hein? Attend qu'on rééquilibre le tout.

Du sang coulait sur sa lèvre, l'Aasimar tremblait de terreur et elle fut tentée de le  supplier,mais opta pour le narguer d'un air fière et indomptable, cachant sa peur Son agresseur, sous les encouragement des autres, prit sa hache, alla en arrière d'elle et mit le crochet froid sous son menton pour la forcer à le regarder. Le regard jaune brillait d'un plaisir sadique et sauvage, il siffla:

- Je vais te couper tes ailes et les donner à manger aux rapaces, petit ange. Tu vas voir c'est quoi perdre une partie de ton corps qui t'es cher!
-Non...non, ne faites pas ça, non! Balbutia Eleonor les larmes aux yeux.



Sans pitié,il donna un coup sur ses reins, qui la fit plonger vers l'avant, puis posant un pied contre son dos, il l'immobilisa et leva sa hache pour trancher ses magnifiques ailes blanches.  Les hommes l'entourèrent en huant, tandis que Vel, attaché à un arbre, tira brusquement sur sa bride pour se détacher, mais incapable, il hennit de colère. Personne ne s'en préoccupa, les guerriers étaient comme dans une transe barbare, ils avaient soif de sang et de vengeance. Azur, écrasé par le poids d'Eleonor, jappa et gémit, mais la jeune femme ferma les yeux et ne lui accorda plus d'attention. La seule chose qu'elle voulait c'était de mourir, de disparaître de ce monde injuste pour toujours. Au moment où la hache s'apprêta à s'abattre, le ciel se dégagea, un éclair de lumière les aveugla, leurs encouragements firent place à un cri de frayeur, tandis qu'ils se firent projetés violemment vers l'arrière, à quelque mètres d'Eleonor, toujours recroquevillée. Toussant et crachant, les inquisiteurs se redressèrent sur leurs coudes et furent terrifiés de voir qui se dressait devant eux. Un Arc-Ange dans toute sa splendeur, grand et massif, le regard flamboyant d'une rage indéfinissable et meurtrière. Les légendes étaient donc vraies, ces êtres existaient réellement. Lentement, les inquisiteurs du Gantelet se relevèrent tout en soutenant le regard intensément bleu du Célestiel. Celui-ci se tenait devant Eleonor qui s'était retournée pour voir ce qui se passe. Son coeur se serra quand elle le reconnut. Qui d'autre que Samael pourrait descendre du ciel pour la sauver? À son tour, Eleonor se releva, même si elle avait mal partout. Percevant un mouvement derrière lui, il dit en pensée:

«Ne bouge pas, à moins que je t'ordonne de le faire.»


Elle haussa les sourcils, surprise d'entendre sa voix dans sa tête, mais acquiesça  et resta immobile, reportant son attention sur ses agresseurs qui continuaient à dévisager Samael avec un intérêt non dissimulé. C'était sûrement la première fois qu'ils rencontraient un Célestiel,les Aasimars faisaient pâle figure à côté de ces créatures de l'Outre-Monde. Le dirigeant s'apprêta à parler, mais d'un calme intimidant, Samael l'interrompit:

- Je sais qui tu es et pour qui tu agis de la sorte. Tant qu'à moi, j'agis au nom de la justice, je suis Arc Ange, guerrière du ciel et protecteur des faibles. Aujourd'hui, vous serez châtier pour votre cruauté commis envers cette Aasimar innocente. Que les Dieux en soient témoins!


Quelques un se jetèrent une œillade terrifiée, puis impulsivement, ils s'enfuir, embarquèrent sur leurs chevaux et partis au grand galop, sous les regards ahuris de leurs compagnons, qui furent tentés de faire pareille. Les voyant fuirent, leur chef hurla:

-Vous n'êtes que des lâches! Si je m'en sors vivant, je jure de vous retrouver et de vous tuer pour cette traitrise.

Maintenant, il en restait que cinq pour combattre  ce Célestiel de malheur. Rouge de rage, l'inquisiteur se tourna vers Samael, pointa sa hache vers lui et rugit:

-J'ai toujours rêvé de saigner l'un de ton espère, abomination. Bats-toi!





Samael ne se fit pas prier. Le visage neutre, dénoué de toute expression, à part ses yeux qui flamboyaient de colère, l'Arc-Ange leva son épée et attaqua. Bien qu'habile, l'inquisiteur ne fit pas le poids devant les coups puissants du Célestiel, qui avec une grande faciliter, le fit tombé à genoux et trancha sa tête. Le sang pissa sur le sable sable chaud, ses hommes reculèrent de peur et se toisèrent du regard. Leur chef étaient la plus fine lame d'entre eux, ils n'avaient aucune chance. Néanmoins, prenant son courage à deux mains, le manchot s'avança, tout en fixant non pas Samael, mais Eleonor d'un regard sombre et vengeur. Soutenant les yeux verts, il grinça:

-Cette Aasimar n'est pas si innocente qu'elle en a l'air, Arc Ange! C'est elle qui m'a coupé la main, une injustice qui demande réparation. Tu nous juge comme injuste, et pourtant, nous sommes ici pour exercer la justice!

Face à cette réplique, Samael fronça les sourcils, l'air sévère, tout aussi sombre que son interlocuteur. Trouvant cela odieux qu'on l'accuse de la sorte, Eleonor crispa ses poings et s'écria:

-Je ne suis pas injuste, je me suis juste défendu quand vous m'avez attaquer! C'était de la légitime défense et...

-Silence! Rugit Samael à la foudroyant du regard. Elle pâlit, baissa les yeux et recula. Elle ne savait qui craindre le plus, l'Arc Ange ou l'Inquisiteur. Celui-ci eut un sourire furtif devant la réaction du Célestiel, et croyant qu'il l'avait convaincu, il s'approcha de Samael et avec assurance, il termina son plaidoyer par:

- Arc-Ange, elle ne mérite que la mort.

Ses hommes acquiescèrent d'un même mouvement, tout en se resserrant prêt à s'enfuir à la moindre réaction violente de Samael. Celui-ci prit un moment pour dévisager le manchot, son regard était froid comme la glace.Toujours l'épée en main, il s'approcha de l'inquisiteur, les yeux rivés dans les siens. L'homme pâlit devant l'intensité des yeux qui le scrutait, il fut tenté de reculer, mais resta immobile. Ce fut une confrontation silencieuse, plus que l'Arc-Ange le fixait, plus il se sentait perdre toute contenance. C'était comme si ce regard d'azur cernait son âme et toute le mal qu'il avait fait par le passé. L'atmosphère devint si tendue qu'Eleonor sentit le poile du louveteau s'hérisser entre ses doigts. Tous retinrent leur souffle, Samael parla:

- Je ne serais pas ton juge, humain.
-Ah, merci... Remercia le manchot d'un soupir, pensant que l'Arc-Ange l'épargnait, mais il se trompait. Sans crier garde, Samael le transperça de son épée, tout en sifflant dans son oreille:
-Se sont tous ceux que tu as tuer injustement qui le seront! Va-les-rejoindre.

Livide et les yeux exorbités, le manchot poussa un raille et s'écroula au sol. Avant de mourir, il s'accrocha au regard étincelant d'Eleonor et rendit l'âme. Elle ferma les yeux, soulagée, tandis que Samael leva la tête vers ses adversaires qui dévisagèrent horrifiés le cadavre du manchot. D'un même mouvement,ils déposèrent leurs haches au sol et reculèrent lentement vers leurs chevaux. Patient, l'Arc-Ange les regarda faire tout en soutenant leur regard terrifié. Dès qu'ils montrèrent sur leur monture,Samael prit l'arc d'Eleonor et tendit trois flèches vers eux:
-Vous n'êtes pas digne de vivre.. Grinça-t-il d'un œil assassin.
-Nous t'avons rendu nos armes! Laisse-nous partir! Supplia l'archer se tournant vers lui. Nous te promettons de ne plus faire de mal.

Samael fit une moue de mépris et s'apprêta à tirer, mais Eleonor vint déposer sa main sur son bras,  en disant doucement:

-Laisse-les partir, c'est peu honorable de tuer des hommes qui se rendent.

D'un air ahuris, les inquisiteurs  dévisagèrent ces deux êtres si beaux et si lumineux se confrontant du regard. Le visage de Samael se détendit, il acquiesça puis reporta son attention vers eux en s'exclamant:

-  Cette femme vient de vous sauvez la vie, peu importe le mal qu'elle vous a fait, je l'acquitte. Si je vous vois encore lui faire du mal, à elle ou à tous autres innocents, je  promets de vous exécuter sans pitié. Partez avant que je ne change d'avis!


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MessageSujet: Re: Pierres arides (Terminée)   Dim 5 Avr 2015 - 20:54



Un brouillard de poussière et de sable les suivirent à travers leur fuite précipitée. Les trois guerriers se dirigèrent vers Hydrasil, et non pas vers la Norpalie, où le campement du Gantelet siégeait. La peur au ventre, sur le choc d'être encore vivant, ils se promirent de recommencer une nouvelle vie, loin de cet Ordre d’extrémiste. Eleonor les regarda partir, elle n'oublierai jamais leurs yeux remplis de reconnaissance et de soulagement à son égard, avant de diriger leurs montures vers le Nord. Cela valait tout l'or du monde. Certes, ils avaient voulu lui faire du mal, mais déjà leur aura était plus claire.Revenant à la réalité, elle jeta un coup d’œil à Samael,qui fixait lui aussi les déserteurs. Son beau profil était ombragé par l'amertume. Peut-être regrettait-il de les avoir laisser filer? Eleonor tiqua, ce n'était pas le Célestiel qu'elle avait connu au Temple, il avait changer. Samael était devenu plus sombre et plus mélancolique. Cependant, elle essaya de chasser toute pointe de compassion;après tout, il avait choisi son destin.   N'osant parler, elle se contenta d'aller rejoindre Vel,qui tirait toujours sur sa bride. Doucement, elle vint lui caresser son museau et lui parla doucement à l'oreille. La reconnaissant, ses muscles se détendirent et il se laissa rassuré. Pauvre cheval, il en avait vécu des peurs en si peu de temps, mais il était brave et fort. Eleonor sourit, plongea son regard dans celui de l'étalon, sans se rendre compte que d'autres yeux la dévisageaient intensément.

Qu'avait-été son soulagement quand il l'avait vu sortir de ce maudit tunnel, puis sa peur dès que le rapace l'avait attaqué. Il s'était retenu de la secourir, intrigué et réticent de voir comment elle allait s'en sortir. Samael avait été agréablement surpris, même rassuré. Eleonor n'était plus la vulnérable jeune femme qu'elle avait été, elle était devenue débrouillarde, alerte et meilleure combattante. Puis ces diables d'inquisiteurs l'avaient repéré, ils avaient voulu la torturer.Ça,il n'avait pu le supporter. Malgré l'objection de ses frères d'armes, il était allé la secourir de son propre-chef. Pourquoi l'Arc-ange ne l'avait pas aidé avant? De nombreuses fois, il était resté accroupit devant ce puits, les doigts crispés, la voyant vivre maintes dangers, sans rien faire. Il était resté immobile, incapable d'agir, les yeux rivés fiévreusement vers elle, priant pour qu'elle ne meurt pas. Dans son far intérieur, il s'était trouvé terriblement lâche. Pourtant, durant ses missions, il était capable de combattre des légions de démons, des armées d'injustes et des monstres abominables...Pourtant,plus qu'elle avait avancé dans son périple, plus il avait été paralysé par la peur, tout simplement. La peur de rencontrer un regard accusateur, la peur qu'elle le rejette parce qu'il l'avait lui-même rejeté et abandonné. Sa culpabilité était si grande, qu'il la camouflait farouchement derrière un masque dure et amer. C'était vrai qu'il ressentait de la colère, contre lui-même et contre elle. Pourquoi faisait-elle l'indifférente? Après que cette bande d'abrutis se soient enfuis, Eleonor ne lui avait même pas adressé un regard ni une parole. Maintenant, elle accordait plus d'attention à son étalon qu'à lui! «Damnée bonne femme. Elle me rend fou! Voilà que je suis jaloux d'un stupide cheval!» Pensa-t-il fulminant.
Sentant que Vel avait retrouvé son calme, Eleonor prit son courage à deux mains et tourna son regard vert dans celui de cet être qu'elle avait tant espéré le retour. Ce n'était pas cela qu'elle avait imaginé, pas du tout. Combien de fois elle avait vécu cette retrouvaille dans sa tête, la délivrant de démons malfaisants, s'avançant puis la serrant contre lui et l'embrassant passionnément. Et non, son romantisme féminin lui faisait défaut, la réalité était bien différente. Des non-dits planaient dans l'air, ainsi que de la rancune et de la colère. Que pouvait-elle lui dire?« Hey, salut, ça longtemps qu'on s'est vu, hein? Pis, être Arc-Ange,ça te va?» Quelle parole absurde. Le dévisageant, elle se mordit les lèvres, se sentant mal à l'aise par son œil sombre et sa mâchoire crispée. C'était à croire que la secourir lui pesait plus qu'autre chose. Après tout, Eleonor n'avait rien demandé, même si elle lui était reconnaissante de l'avoir sauver. Seul un mot était approprié et résumait le tout. Embarquant sur Vel, elle souffla en soutenant le beau regard bleu:

-Merci.

Voyant qu'elle s'en allait partir, l'Arc-Ange se crispa. Au moment où elle donna un coup de talons pour que Vel parte au galop, il la rejoignit en grande enjambé, l'empoigna par le bras et la força à descendre de sa monture. Elle cria plus par surprise que par peur, et ahuris, Eleonor se retrouva coller contre lui, les yeux grands ouverts et les bras dans son dos pour empêcher tout résistance. À quelques centimètres de son visage, il ordonna le regard étincelant:
-Je t'interdis de partir sans ma permission.
-Tu-m'in-ter-dis? Répliqua-t-elle devenant blanche de colère. L'ahurissement fit place à une indignation indéfinissable.Ils se confrontèrent du regard puis elle rugit, tout en essayant de se libérer de cette poigne de fer :
-Lâche-moi! Pour qui te prends-tu? Mon mari? Si je veux partir, je vais partir, tu n'es pas mon maître. Je n'obéis qu'à moi!

Samael devint cramoisie et il resserra sa poigne à la faire gémir de douleur. Sans ménagement, il la brassa comme un prunier, indifférent au louveteau qui montrait ses crocs en grognant et à l'étalon qui piaffait anxieusement. Son visage était maintenant si proche du sien, qu'elle pouvait voir les moindres détails de son teint lumineux. La colère le rendait encore plus désirable et virile. Cependant, les paroles qui sortaient de sa bouche lui fit si mal, qu'elle avait juste une envie, c'était de ne plus jamais le revoir.
- Tu n'es qu'une petit sotte! Je te croyais plus intelligente, mais visiblement, je me trompais. Tu m'as promis de ne pas te mettre en danger et te voilà dans les Falaises de la dernière chance! Pourquoi tu t'es mis dans un tel pétrin? Devrais-je éternellement veiller sur toi? Tu n'es qu'une enfant incapable de réfléchir!

Elle étouffait de rage et de tristesse, un sanglot lui serra la gorge. De toutes ses forces, Eleonor le repoussa puis s'écria:

- Tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi! C'est fini, Samael, je ne suis plus sous ta responsabilité. Pourquoi gaspille-tu ton énergie à secourir une sotte, une enfant irréfléchie?! Va donc courir après ta gloire d'Arc-Ange, va sauver le monde, mais pas moi, plus moi.  Tu m'as rejeté, tu m'as abandonné, alors je me suis débrouillée comme j'ai pu, et jusque là, grâce aux Dieux, à moi-même et à mes amis, j'ai survécu. J'ai survécu sans toi, et je continuerais, sans toi.

Durant son monologue bouleversant, le visage de Samael avait passé à travers une gamme d'émotions contradictoires et difficiles à contrôler. Ses yeux reflétaient à la fois de la rage, de la honte, de la tristesse et un amour déchirant. Incapable de soutenir plus longtemps ses yeux émouvants, l'Aasimar se retourna et s'éloigna de lui, essayant de retrouver un semblant de calme. Sa poitrine lui faisait mal, n'en pouvant plus, elle éclata en sanglot. Samael dévisagea avec regret ce  dos courbé sous le poids de la déception et de l'épuisement. Déglutissant, l'Arc-Ange se maudissait d'être aussi imbécile, il avait manqué de tolérance et de contrôle. Samel était conscient qu'il l'avait blessé profondément, il allait devoir réparé les pots cassées.  D'un soupir, il s'avança et voulu s'excuser, mais elle se retourna vivement, le visage ruisselant de larmes,et  se défendit:

-Et je ne suis pas stupide, je suis très intelligente! Oui, c'est vrai, je prends des décisions imprudentes, mais grâce à ces risques, j'ai rencontré des gens extraordinaires et des animaux rares, j'ai vu aussi des paysages magnifiques! Cela m'a fortifié, mais m'a aussi rendu plus sereine et je ne désire qu'une chose, c'est de vivre en paix, à Quiétude, pour le reste de ma vie. Par ces aventures, je me suis rapprochée de moi-même et je ne regrette rien de ce que j'ai vécu ni le mal qu'ont m'a fait.


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MessageSujet: La tempête de sable   Lun 13 Avr 2015 - 11:49



Il y eut un lourd silence pendant lequel le visage de Samael se détendit laissant place à un profond regret. l'Arc-Ange avait imaginé, tout comme Eleonor, des retrouvailles plus heureuses. Finissant son plaidoyer, elle se détourna de lui, les bras croisés et les joues ruisselantes de larmes. Eleonor ne savait pas quoi faire d'autre, elle s'était défendue avec un cri de cœur déchirant, maintenant elle n'avait plus d'énergie ni pour parler, ni pour le regarder ni pour fuir. Au loin, une lourde poussière se formait, de plus en plus dense et compacte. Une tempête de sable. Samaël la vit aussi, leur dispute devait prendre fin, car s'ils restaient là, ils allaient se faire submerger par des tonnes et des tonnes de sable. Sans hésitation, il avança vers elle, très proche, son torse était à quelques centimètres de son dos mince. Il était tenté de l'entourer de ses bras et de la rassurer, mais il se retint, se doutant qu'elle n'était pas disposée à se faire toucher d'une quelconque façon. Détournant ses yeux du brouillard sableux, qui approchaient comme un souffle de dragon, il murmura doucement à son oreille:

-C'est la peur de te perdre qui m'a rendu fou de rage. Je sais que je t'ai blessé, et j'en suis profondément désolée, je ne pensais pas à ce que j'ai dit. Pardonne-moi. 

Devant ses douces paroles, elle écarquilla les yeux de surprise, puis les ferma d'un soupir. Ce n'était que évidence. À travers sa colère et ses dures paroles, elle ne pouvait discerner qu'une profonde inquiétude à son égard, et c'était normal. Durant sa traversée sur la parois des Falaises et dans le tunnel, Eleonor avait bien faillit mourir six fois, n'importe quelle personne qui tenait à elle aurait sûrement réagit comme Samael. La colère était un sentiment exutoire cachant un trouble plus intense encore, dans le cas de l'Arc-Ange, ce fut la peur de ne plus jamais la revoir. Sa tristesse devint toute autre. Pourquoi était-il là? Avait-il délaisser son peuple pour la sauver? Était-il devenu un exiler à cause qu'elle s'était mit volontairement en danger? Elle espérait que non.  Fixant la tempête qui approchait,Eleonor se sentait comme paralysée, les larmes continuaient à couler, elle n'avait pas le courage de le regarder. Voyant qu'elle restait muette, il insista, se penchant davantage contre elle, son souffle vint délicieusement caresser sa nuque:

-Pardonne-moi, ma Nora.

Il n'avait plus beaucoup de temps, mais il tenait à  se faire pardonner. Silencieusement, elle acquiesça. C'était de bonne augure, mais il voulait l'entendre de sa bouche. Délicatement, il déposa ses mains sur ses épaules et insista:
-Regarde-moi, s'il te plait. 

Cette fois, ce n'était pas un ordre, mais une supplication. Son coeur se serra dans sa poitrine, la tempête approchait, elle sentait déjà le sable sur son visage. Comment refuser une telle demande? Courageusement, Eleonor se tourna vers lui, sa poitrine frôla son large torse armuré. Les yeux larmoyants et les lèvres tremblantes, elle croisa son regard profond et brillant. Il la dévisagea pendant un instant, puis caressa l'une de ses joues pour en essuyer les larmes salées. Son souffle était proche de ses lèvres de vermeilles, Eleonor était comme hypnotisée par ses yeux d'azur la soutenant, l'empêchant de faiblir et de tomber à genoux. Insistant, il répéta d'un souffle:

-Pardonne-moi.
-Je...Je te pardonne. Dit-elle enfin. Je m'excuse de t'avoir à ce point inquiété, mais je n'ai pas eu le choix de passer par là. Aller sur la route principale était trop dangereux. Le Gantelet et la Guilde sont à la recherche, faire un détour était plus prudent. 

Il fronça les sourcils d'un air suspicieux et interrogatifs qui  voulait dire: «Et pourquoi ces mécréants sont à ta recherche? Qu'as-tu fait encore?». Ne voulant pas qu'il se fâche à nouveau, elle s'en allait se justifier, mais il fit un geste catégorique de la main pour l'interrompre. Son regard, tantôt si tendre et si doux, devint ferme et distant. Il jeta un coup d’œil à la tempête, qui était rendue très près d'eux,elle allait les submerger d'un moment à l'autre. Promptement, il regarda aux alentours et vit sur le bas des Falaises une crevasse assez grande pour qu'ils se cachent avec Vel.
- Tu vas m'expliquer ça plus tard. Viens!

Samael prit sa main et courra vers Vel qui commençait à s'agiter, le sable lui piquait les yeux. Le Célestiel déchira un bord de sa tunique, prit une des bouteilles d'eau d'Eleonor et vint appliquer le bandage humide sur le regard de l'Étalon, qui soufflait précipitamment des naseaux. La monture se calma aussitôt et docile se laissa guider par ce nouveau venu qui le geste sûr, rassurait Vel plus que l'Aasimar ne savait le faire. Samael se tourna vers celle-ci  qui s'était enveloppée de son foulard beige pour se protéger du sable fouettant sa peau. La crevasse était à quelques mètres, l'Arc-Ange  la pointa du doigt en s'écriant:

-Vole jusqu'à cette crevasse, je te rejoins!
-Non, je reste avec toi. Répliqua-t-elle têtue comme une mule. Le Célestiel sentit la colère grandir de nouveau en lui, elle était bien la seule être qui contredisait ses ordres et cela le rendait très irritable. Samael se promit qu'une fois marié, il allait la dompter comme il se doit. Pendant une fraction de seconde, il fut surpris par cette pensée, mais il s'avoua que l'idée de l'épouser avait frôler plusieurs fois l'esprit et cela ne faisait qu'augmenter son désir qu'elle devienne sienne. Revenant à la réalité, après l'avoir imaginé dans une magnifique robe blanche en dentelle, puis dans une lingerie osée,  il prit un air menaçant et rugit:

-Obéis!

Bon sang que cet homme hurlait. C'était comme si la foudre avait tombé sur elle, un courant électrique frôla sa colonne vertébrale, Eleonor prit ses jambes à son cou et s'envola. Le coeur battant, elle rejoignit la crevasse à bout de souffle. À l'abris du brouillard de sable, l'Aasimar se tourna vers l'extérieur. Samael et Vel avait disparu. Ses doigts se crispèrent sur la pierre chaude, Azur se blottit  contre elle,ses yeux clignaient précipitamment pour y déloger les grains de sable. Machinalement, Eleonor lui caressa la tête, mais continuait de fixer l'horizon, à présent obscurcit par la tempête. Son inquiétude grandit au même rythme que les minutes s'écoulèrent.Vel et Samael ne revenait pas, elle ne les voyait nulle part. Sa peur fit place à l'irritation. Pourquoi lui avait-elle obéit? Qu'est-ce qui lui avait prit de s'enfuir et de les laisser en arrière? Samael était bien le seul qui pouvait la faire plier à sa volonté. Bien que son père avait été souvent dure avec elle, celle-ci avait toujours agis selon son gré. Cependant, son père n'était pas le Célestiel et niveau colère, il ne pouvait l'égaler. Samael était tout simplement intransigeant, c'était impossible de désobéir.  Elle comprenait pourquoi il était devenu Arc-Ange, il était né pour diriger. C'est alors qu'elle aperçut un halo de lumière se faire à mi-chemin de la crevasse, tel un bouclier protecteur entourant l'Arc-Ange et l'étalon, qui avançaient rapidement. Pourquoi n'était-elle pas auprès d'eux? Le bouclier lumineux aurait été assez grand pour qu'Eleonor soit à leur côté, affrontant ensemble la tempête.  Eh non, monsieur voulait jouer les héros seul, elle était la femme faible qu'il devait protéger, il pouvait se mettre en danger autant qu'il le voulait, mais pas elle. Ils finirent enfin par la rejoindre, le bouclier de lumière se volatilisa et ce fut avec un air boudeur qu'elle les accueillit. Voyant son expression morose, il haussa les sourcils, ce demandant ce qui allait pas. D'un soupir exaspéré, il pensa: «Ah! Les femmes sont si compliquées, surtout celle-là.»


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MessageSujet: Re: Pierres arides (Terminée)   Mar 21 Avr 2015 - 20:27

-Qu'as-tu? Demanda-t-il perplexe, la voyant toujours boudeuse, ses yeux d'émeraudes obstinément rivé vers la tempête. 
-Rien. Répondit-elle sèchement, le dos accoté contre sur le mur chaud et la tête montrant son beau profil. Après l'avoir observer, Samael soupira et s'avança vers elle. Se penchant, une de ses mèches dorées vint frôler la joue de la jeune femme, qui surprise, tourna les yeux vers lui. Croisant son regard perçant, elle rougit et voulut se détourner, mais au dernier moment, il retint son visage entre ses mains pour la forcer à le regarder. Fronçant les sourcils, elle voulut reculée, mais il fit une légère pression pour la tenir immobile et demanda avec insistance:
-Pourquoi ne me parle-tu pas? Est-ce à cause de notre dispute? Je croyais que tu m'avais pardonné.
- Non, ça ne concerne pas notre dispute. C'est que...
Elle s'humidifia  les lèvres, hésitante, ses propres émotions étaient chamboulées et difficiles à comprendre. Eleonor ne savait pas par où commencer. Ravalant sa peine, elle demanda sans détour:
-Pourquoi es-tu revenu, Samael? 
-Parce que tu étais en danger.Répliqua-t-il automatiquement. Eleonor trouvait que cela sonnait comme une réponse apprise d'avance, et ça ne lui suffisait pas. Elle voulait savoir ses véritables sentiments à son égard, ce qui le menait à être autant protecteur, même possessif. Doucement, elle vint éloignée les mains qui tenaient toujours son visage,tout en disant: 
-Oui, je sais, j'étais en danger, mais à part ça. Pourquoi es-tu revenu? Qu'attends-tu de moi?
Ah là, il fut prit de court,. Il écarquilla les yeux et nerveux, il marmonna:
-Je...et bien, tu sais...euh...

«J'attends de toi que tu devienne ma femme? Que tu me laisse te prendre dans un lit et que je te prouve à quel point je t'aime et te désir.» Est-ce que cela se disait ? Oui, mais pas aussi vite, il allait l'effrayer ou la scandaliser. Remettant de l'ordre dans ses idées, il prit un moment pour s'éloigner d'elle, désappointé par cette question trop directe et imprévue. Ce n'était que la deuxième fois qu'il lui parlait, leur première rencontre avait été nettement plus calme et agréable, mais tout aussi déchirante. Que dire? Sa poitrine brûlait, il était tenté de lui déclarer son amour qu'il ressentait pour elle, mais il avait peur de se faire juger,même pire, rejeter. L'Aasimar ne connaissait presque rien de lui, mais au contraire, le Célestiel connaissait tout d'elle. De loin, il l'avait vu grandir, faire ses premiers pas et ses premières bêtises. Samael connaissait ses goûts, ses peurs et ses joies. Dès qu'il avait eut un moment à lui, il s'était penché dans le puits lumineux et l'admirait,chaque jour, la connaissant de mieux en mieux .  Longtemps, il l'avait chérit  comme sa fille, la couvant d'un regard protecteur et aimant, mais voilà que cet amour était devenu plus intense dès qu'il l'avait secouru du persistant. Sa beauté l'avait chaviré, ainsi que sa force de vivre et sa bonté si pure, si parfaite. Le destin s'était moqué de lui, et depuis, il s'en était voulu de s'être trop attaché à elle. Une petit grognement de chiot le ramena à la réalité Elle était derrière lui, attendant une réponse, la tempête éparpillait les dunes de sable au-dehors et le louveteau réclamait à manger.D'un air méditatif, il  pensa: « Non, je ne lui dirais pas  ce que je ressens, il est trop tôt. Que sais-je si elle a les mêmes sentiments à mon égard? Peut-être qu'elle me veut comme une présence paternelle, et rien d'autre.Qu'en sais-je? On doit apprendre à se connaitre, à s'apprivoiser l'un et l'autre.»Reprenant contenance, il se tourna vers elle et répondit avec neutralité:

-Je suis revenu pour tes parents, afin de m'acquitter de ma dette envers eux. Je leur ai promis de te protéger jusqu'à temps que tu sois  réellement sécurité. Tantôt tu as parlé de Quiétude? C'est effectivement l'endroit que je voulais te mener. Maintenant, ce que j'attends de toi? Que tu sois ma compagne de route, tout simplement. 

 Sa compagne de route? Que pour ses défunts parents, et non pour elle? Après s'avoir acquitter de sa dette, allait-il repartir? Sûrement, il l'avait abandonné une fois, il serait bien capable de recommencer. Elle se sentait  écorchée vive, son cœur était en miette. «Rien que pour mes parents...».Ils étaient morts et en cendre, mais elle, elle était vivante, plein de feu, et de passion. Eleonor avait envie de lui crier tout ce qu'elle pensait et ressentait, mais elle décida de se contrôler.Cependant, pendant tout le long de son explication, Samael avait scruté attentivement la moindre émotion transparaissant sur le visage de la jeune femme. Le résultat le réconforta et le tortura, il y avait vu une profonde déception et désespérance. Il se sentait comme un bourreau de cœur, cruel et méchant, mais c'était impératif de la tester. Eleonor n'avait aucune idée à quel point il était prêt à tout sacrifier par amour pour elle, il ne voulait pas accorder son cœur à une gamine ingrate et prétentieuse, mais plutôt à une femme aimante et mature. Retrouver contenance était plus difficile qu'elle ne le pensait, Eleonor décida de s'éloigner et s'avança vers la sortie, fixant le dehors d'un regard sombre et triste. Les bras croisés l'un sur l'autre, comme si elle avait froid, l'Aasimar laissa le sable prendre sa tristesse et la déverser de toute part sur les dunes chaudes, venant l'assécher. L'amour n'avait pas sa place dans son cœur, cela lui faisait trop mal et provoquait des fausses attentes. Samael était un Arc-Ange, vieux de centaines d'années, ils n'étaient pas du tout sur la même longueur d'ondes. Bien qu'elle l'aimait, car c'était le cas, elle avait beau refoulé ce fort sentiment, elle n'y arrivait pas, la jeune femme choisi de rien lui montrer, espérant que le temps allait guérir son cœur blessé. Se rappelant ses paroles, elle se tourna vers lui et croisa son regard bleu, brillant et pensif. D'une expression neutre, mais d'un ton décidé, elle dit:

-Soit, j'accepte que tu m'accompagne jusqu'à Quiétude, voyager à deux c'est plus sûr. Tu m'as demandé d'être ta compagne de route. Dans ce rôle, qu'attends-tu de moi?
-Hey bien...Que tu sois là pour moi autant que je vais être là pour toi. Qu'on se soutienne et quand je te donne des ordres, que tu m'obéisse sans rouspéter. Répondit-il après un instant de réflexion. Sa dernière attente la fit frémir de colère. Elle n'avait pas pour habitude d'avoir un dirigeant ou un maître, elle n'aimait pas du tout cette perspective de voyage. Les poings crispées, elle fit non de la tête et répliqua :
-Je t'obéirais si je suis d'accord avec ton ordre, sinon j'en ferais à ma tête.
-À ta tête? Vraiment? Répliqua-t-il à la fois courroucé et amusé par sa réplique.
-Absolument! Si tu veux être mon compagnon de route, alors tu vas devoir me faire confiance. 
-Je te fais confiance, mais tu t'entête dans des situations pas possibles! Comme tout à l'heure, les quelques secondes où tu t'es obstiné aurait pu nous coûter la vie. Remettre en doute mes ordres en pleine tempête de Sable?! Bon sang, Femme, à quoi penses-tu?!  Vociféra-t-il tout en faisant  des va-t-viens comme un tigre en cage. Elle le suivit des yeux, soutenant son regard acéré d'un air de défi. Relevant la tête et indifférente à le mettre une nouvelle fois en colère, elle renchéri:
-Et bien quoi? Je voulais t'accompagner jusqu'à cette crevasse. J'en ai marre d'être la jeune femme éplorée. J'ai autant le droit que toi de protéger les êtres qui me sont chers! Je tenais être à tes côtés, jusqu'au bout. Le bouclier de lumière aurait été assez grand pour nous trois, non? 

Plus qu'elle s'échaudait, plus il avait ralenti le pas, souriant béatement de bonheur, ce qui fit viré cramoisie l'Aasimar, car celle-ci pensa qu'il se moquait de son indignation, ce qui n'était pas le cas. Une phrase merveilleuse sonnait dans la tête de Samael comme un tintamarre d'anges:« J'ai autant le droit que toi de protéger les êtres qui me sont chers!».  Comme ça, il lui était réellement cher à son cœur, comment avait-il pu en douter? La jeune femme parlait avec honnêteté et son monologue était tout à son honneur. Derrière les lignes, il comprit qu'elle s'était sentie exclu et durant ce périple, il ne lui avait pas accordé sa confiance et il n'avait pas  voulu de son soutien. En réfléchissant, ce n'était pas tout à fait faux, peut-être que c'était dans la nature de tout mâle de porter sur ses épaules la protection entière de sa famille. Il avait une mentalité archaïque, dont la femme, ailée ou non, devait restée à la maison et s'occuper des enfants. Cela faisait des centaines d'années que c'était comme cela , mais il fallait croire que les nouvelles générations étaient plus dégourdies.Le Célestiel allait devoir s'adapter s'il voulait la garder auprès de lui, mais il ne pourrait accepter certaines actions dangereuses d'Eleonor, en cela, elle allait devoir obéir, sinon il mourrai d'inquiétude.  Néanmoins, il y avait une autre raison pourquoi Samael avait refusé qu'elle l'accompagne jusqu'à la grotte, et en cela, il ne devait pas lui cacher. La vérité était le seul moyen d'apaiser la fierté blessée de la jeune femme. Retrouvant son calme, le Célestiel s'approcha très près d'elle et sans qu'elle puisse réagir, il vint l'étreindre, tout en murmurant doucement à son oreille:

-La seule et  bonne raison pourquoi je ne voulais pas que tu m'accompagne sous ce bouclier, c'est que je n’aurais jamais réussi à le créer si tu étais resté proche de moi. Ta seule présence me bouleverse l'esprit, je ne suis incapable de réfléchir convenablement, encore moins de me concentrer. Tu me rends fou, Nora, fou d'inquiétude, fou de pleins de sentiments invraisemblables.
-Quels sortes de sentiments invraisemblables? Demanda-t-elle d'un ton imperceptible. Entouré de ses bras forts, elle perdit toutes volontés de lutter et sa colère fit place à la confusion. Il relâcha légèrement son étreinte pour mieux la regarder. Ce qu'elle vit la chamboula, il y avait tant d'amour et de tendresse qu'elle ne pouvait douter des sentiments qu'il avait pour elle, mais il n'était pas encore prêt à lui avouer. Il les cacha derrière un sourire narquois et mystérieux, sa pupille d'azur brilla comme les étoiles du firmament. Caressant sa joue nacrée, il répondit:
-Un jour, je te les dirais, mais pas maintenant. Ce n'est pas encore le temps. 


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MessageSujet: Re: Pierres arides (Terminée)   Jeu 30 Avr 2015 - 20:45

La tempête était terminée et les Falaises de la dernière chance étaient loin derrière. Eleonor avait réussi à survivre, en grande partie seule, et elle en était très fière. Ils avançaient en silence, l'Aasimar sur Vel et le Célestiel marchant à ses côtés tenant fermement la bride. Elle avait insisté pour lui laisser la scelle, car ils ne pouvaient malheureusement pas monter à deux, leurs ailes prenaient trop de place, mais il avait catégoriquement refusé,il préférait marché et qu'Eleonor garde son énergie le plus possible. Selon les dires de Samael, Varak était proche, ils leur restaient peut-être à peine trois kilomètres à parcourir. À chaque pas, le sable glissait doucement sur les pieds de l'Arc-Ange, créant un bruit léger, si différent du craquement de la neige Bélinoise. La jeune femme sentit les rayons du soleil lui peser sur la tête, son visage brûlait et elle mourrait de chaleur. La bouche pâteuse, elle bu un peu de jus de cactus et en donna à son louveteau. Apercevant la liqueur savoureuse, Samael tendit sa main et en bu à son tour.
-Ah c'est délicieux! S'exclama-t-il d'un sourire candide, une goutte s'était échappée de la bouteille et coulait le long de son menton sans qu'il s'en rende compte. D'un sourire tendre, Eleonor se pencha et vint l'essuyer d'un doigt en disant:
-J'ignorais que les Célestiels avaient les mêmes besoins que nous.
-Que veux-tu dire? Demanda-t-il en fronçant les sourcils, tout en essayant de chasser la vague de plaisir qui le submergea. Il suffisait qu'Eleonor lui caresse le visage pour qu'il s'enflamme, c'était ridicule. Pendant qu'elle expliquait, il prit une profonde respiration pour calmer ses ardeurs  et tenta de se concentrer sur le reste de sa phrase:
-Tu sais, ici, nous mangeons, buvons, etc. Je m'imaginais que  les Célestiels étaient comme des demi-dieux, que  vous n'avez pas de besoins primaires comme nous. Je croyais que vous étiez des esprits éternelles, transparents, avec des ailes,venant protéger notre monde du mal.

Il fut charmé par cette hypothèse digne des contes de fée, à la fois si proche et si éloigné de la vérité. Les Célestiels avaient des besoins similaires aux êtres d'ildirith, mais ils pouvaient s'en passer plus longtemps, surtout quand ils s'étaient dans l'Outre-Monde. Sur terre, ils ressentaient plus intensément, autant au niveau de leurs besoins, de leurs sentiments et de leurs désirs. Ils devenaient mortels, et c'était le prix à payer s'ils s'éternisaient dans ce monde qui n'était pas le leur. Néanmoins, il n'en fut pas peiné, car ressentir était quelque chose de délectable, d'extraordinaire, tout était savoureux, les aliments, la sensation de la chaleur sur son corps, la douceur de la peau d'Eleonor. Il ne s'était jamais sentit aussi vivant. Samael ne put s'empêcher de la contempler, ce qui la fit rougir et le fit sourire davantage. Eleonor se souvint soudain de la parole de Barbe-Brune, le sylve qui l'avait secouru du Gobelin: «Cependant, il est trop sérieux, je l'ai rarement vu rire, il lui manque un soleil dans son existence et ce soleil, c'est toi. ». Voyant l'expression sereine et heureuse de Samael, elle comprit cette parole et elle en fut ému. Leurs regards se croisèrent, ils se sourirent mutuellement puis Samael prit sa main, en s'arrêtant et répondit à la réflection de l'Aasimar:

-Les Célestiels connaissent peu les plaisirs de ce monde, mais nous ressentons tout de même des besoins comme vous, mais différents. Nous avons une plus grand endurance physique, notre seul désir c'est d'accomplir nos missions. Avant la bataille, nous nous abreuvons d'une eau lumineuse contenue dans les nuages qui contient tout ce qu'il faut pour avoir de l'énergie et tenir longtemps au combat. Durant les festivités, les chérubins jouent de l'harpe et chante mélodieusement, les convives savoure du vin et des  gâteaux moelleux au miel comme il en existe nulle part ailleurs.C'est divin, mais il est rare qu'on nous en sert, c'est surtout pour des occasions très spéciales.
-Comme ton adoubement d'Arc-Ange?
-Oui, exactement...Souffla-t-il la dévisageant d'un air indéfinissable. Un lourd silence se fit, elle se sentit soudain mal à l'aise et baissa les yeux. Un mystère  planait entre eux, un évènement mystique inexplicable, mais qui devait être expliqué.  Comme s'il avait lu dans ses pensées, il questionna d'un ton perplexe:

-Je dois te parler de quelque chose et je te demande de ne pas me juger, s'il te plaît, mais de m'écouter. J'ai besoin de savoir si ce jour là, j'ai été en proie à la folie ou à une réalité que je ne comprends pas. Lors mon adoubement, j'étais à genoux et j'ai entendu ta voix. Je me suis retourné et tu étais là, me fixant, m'implorant. J'ai été pétrifié de terreur, je croyais que tu étais un fantôme et je t'ai dit de t'en aller. Je ne savais pas quoi faire d'autre, il y avait tout ce monde qui me fixait, et tu étais là, sans l'être. Pendant un instant, je te croyais morte. Était-ce-ce une illusion? Une fourberie de mon esprit angoissé?

Elle l'avait écouté en silence, le visage devenu triste. Elle comprenait maintenant pourquoi il avait réagit de la sorte. Eleonor avait eu le coeur brisé quand elle s'était réveillé après ce voyage astral étrange et épeurant, mais pas une seule seconde, l'Aasimar ne s'était mise à sa place, elle-même très confuse et bouleversée. Oui, elle était triste de l'avoir si durement jugé, rejeter à son tour et d'avoir voulu aussitôt le renier de son coeur, sans regret. Enfin c'était ce qu'elle croyait, mais il ne s'était pas passer une seule journée sans qu'elle ne pense à lui et en secret,espère qu'il revienne. D'un soupir, elle serra la main qui était dans la sienne et répondit d'une voix chevrotante:

-Non, tu n'étais pas fou, j'étais bien là. Moi aussi, je ne comprends pas ce qui c'est passé, comment je suis arrivée dans ton monde? Mon esprit y était, mais pas mon corps. Jamais ce ne m'est arrivé. C'était comme si  une force m'avait amené là. Peut-être se sont les Dieux qui ont fait cela?
-Les Dieux ou autre chose, Nora. Répondit-il d'un ton amère, ses yeux bleus s'étaient assombris, devenant aussi foncés que les abysses de la mer des Larmes. Peut-être était-ce un test des Anges Souverains? Nombreux de ses frères d'armes avaient eu aussi des visions ou des désirs presque insurmontables, mais tous avaient résisté à la tentation en jurant d'être loyal et d'accomplir leurs missions sans faillir. Brièvement, il lui expliqua son hypothèse,ce qui rendit inquiète Eleonor. Celle-ci se demanda s'il n'était pas entrain de faillir à son serment en restant auprès d'elle. Il haussa les épaules et d'un air nonchalant,il mentit:

-Présentement je n'ai pas de missions, mes dirigeants m'ont permis de t'accompagner jusqu'à Quiétude.


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MessageSujet: Re: Pierres arides (Terminée)   Dim 3 Mai 2015 - 17:26


Elle avait du mal à le croire, car Barbe-Brune lui dit qu'une guerre se préparait dans les cieux entre les Célestiels et les Fiélons. Il était désormais Arc-Ange, sa place n'était pas à ses côtés, mais auprès de ses frères d'armes. Il avait dû se pencher quelque chose de grave, elle le sentait. S'était-il enfuit? Fronçant les sourcils, elle le dévisagea pour percevoir le moindre signe de regret, ou d'inquiétude. Rien, son expression était neutre, dénuée de toutes émotions, il continuait à marcher, fixant le regard vers l'horizon de sable. Elle s'apprêta à lui tirer les vers du nez, quand il sourit et s'exclama:
-Varak!

Elle haussa ses sourcils et se tourna vivement vers les dunes; au loin, il y avait effectivement une ville, petit point minuscule et brillante. La chaleur était à son apogée, Eleonor s'essuya son front perlée de sueur. Était-ce bien Varak ou un mirage? Plissant les yeux, elle se pencha légèrement vers l'avant et scruta l'horizon. C'était bien réel, Varak trônait parmi ce désert immense et sans fin. Eleonor soupira de soulagement, elle allait pouvoir dormir dans un bon lit et pouvoir prendre un bain. Elle jeta un coup d'oeil à Samael, qui semblait soudain soucieux, se demandant s'il allait dormir dans la même chambre. Elle en rougit, se rappelant la dernière fois qu'elle avait dormi avec un homme, enfin, un Éladin, cela avait prit une tournure sensuelle, inoubliable. Au fond d'elle-même, Eleonor espérait que cela serait similaire avec l'Arc-Ange, même mieux qu'avec Flynn. Néanmoins, elle n'allait pas le tenter, elle le laisserait faire les premiers pas et ensuite, l'Aasimar lui dirait« oui» sans hésitation. Rêvassant sur sa prochaine nuit d'amour, elle revint à réalité quand Samael s'arrêta net et lui demanda brusquement:
-Pourquoi le Gantelet ET la guilde sont à ta recherche?

Déroutée par cette question, Eleonor ouvrit la bouche et la referma aussitôt. Le fixant d'un air perplexe,elle réfléchit à toute allure. Que lui dire? Elle n'était pas bonne menteuse, le regard de l'Arc-Ange était si perçant, qu'elle en devint pâle et nerveuse. Ah pourquoi lui demander cela maintenant? Eleonor était fatiguée du voyage, elle avait prié pour qu'il fut indifférent à son sort actuel, mais non. Déglutissant, elle détourna son regard et marmonna:

-Est-ce si important?

- Évidemment!  Raconte, j'ai tout mon temps. Dit-il en croisant les bras et en s'accotant contre le flanc de Vel qui hennit, réclamant de l'eau. Percevant son regard insistant, Eleonor soupira davantage et commença depuis le début, omettant certains détails, comme le temps passé dans la grotte avec Flynn. Plus qu'elle racontait, plus qu'elle voyait le visage de Samael se crisper de colère et d'exaspération. Elle était rendue au Gobelin, quand il tendit la main pour la faire taire, prit la bride de Vel et avança en silence. Eleonor se mordit les lèvres.  Il était en colère, mais à son silence tendu, elle ne se risqua pas de demander pourquoi? L'Arc-Ange  rageait à l'intérieur comme jamais. Elle s'était mit dans un tel merdier, même lui n'avait jamais fait pire, ce n'était pas possible. Il n'avait que des insultes méchantes en tête, c'était l'une des raisons pourquoi il décidait de ne pas lui adresser la parole jusqu'à un gîte, espérant se calmer d'ici là. Eleonor le mettait hors de lui, c'était épuisant. La main crispée sur la bride, il tira  trop fort au goût de Vel, qui se cambra, manquant de faire revoler Eleonor. Celle-ci  foudroya le Célestiel du regard en demandant d'y aller moins fort, mais il fit le sourd d'oreilles et continuer d'avancer sans tenir compte de son avertissement. L'étalon hennit et tira sa tête par en arrière enfin de se libérer de cette prise possessive, mais l'Arc-Ange se tourna vers lui et le fixa droit dans les yeux en menaçant l'animal d'une parole acerbe, ce qui calma aussitôt Vel, pétrifié de peur, tout comme Eleonor.

Frissonnante, l'Aasimar ne put le dévisager plus longtemps, et reporta vivement son regard sur Varak. Pendant une fraction de seconde, Samael avait montré une facette lui étant inconnue, celui du guerrier, de l'Arc-Ange vengeur et meurtrier. Soudain, elle ne se sentait plus en sécurité, son cœur battait la chamade. Pourquoi était-il là à la rudoyer,à lui faire constamment des reproches? En plus, il était méchant avec Vel, qui voulait juste qu'on le guide doucement.Caressant la crinière de son étalon pour le rassurer, elle décida de lui donner de l'eau, ainsi qu'à son louveteau sommeillant contre son sein. Azur lapa le filament d'eau qu'elle fit couler de sa gourde, il ferma les yeux avec délice comme si c'était la meilleure boisson au monde. Eleonor eut un petit rire, qui fit  retourner Samael vers elle. L'air morose et chamboulé, il l'a dévisagea, sans qu'elle ne s'en aperçoive, à la dévorer. Certes, elle le mettait dans tous ses états par son étourdissement à se vautrer dans des dangers pas possibles, mais elle avait ce don de l'émerveiller et de se faire désirer dans des circonstances inhabituelles.  Il l'imagina nue sur les dunes, sa peau blanche s'illuminant à lumière du jour, ses yeux d'émeraude fiévreux de désir et sa bouche, si sensuelle, gémissant de plaisir...La moindre partie de son anatomie, surtout la plus intime, se raidit devant cette image enivrante, il se lécha les lèvres, sa colère fit place à un désir trop longtemps refoulé. Il avait juste une envie, c'était de se retourner, de la faire débarquer de cette foutue monture et de l'embrasser passionnément. Plus qu'il avançait, plus il se sentait fébrile, il en tremblait. Son désir augmentait à chaque pas, c'était une véritable torture, il ne fallait surtout pas qu'il la regarde à nouveau, au risque de perdre tout contrôle.


-Quelle ville magnifique! Pensa Eleonor tout haut, en grattant la tête d'Azur, qui sortit sa langue d'un air comique. Toujours dos à elle, Samael acquiesça sans répondre. L'Aasimar ne se doutait pas à quel point l'Arc-Ange vivait une véritable guerre intérieur entre son désir ardent et sa maîtrise de soi. Eleonor ignorait qu'il n'était plus en colère,mais il voulait qu'une seule chose, c'était de l'aimer jusqu'au crépuscule. Dès qu'ils allaient trouver un gîte confortable, l'Arc-Ange se promit de lui faire un sermon exemplaire sur la prudence et l'obéissance, puis,  il allait lui faire l'amour comme il se doit. Soudain, il fut prit d'un doute lui nouant le ventre. Et si Eleonor refusait de partager sa couche? Non, impossible, elle allait accepter, quitte à devenir un séducteur pour qu'elle flanche.  Varak lui promettait les plus belles promesses, il fallait néanmoins rester discret et alerte, beaucoup de choses pouvaient se passer avant d'atteindre la volupté. Tant qu'à Eleonor, elle avait hâte d'atteindre Quiétude et elle pensait que voyager seule serait finalement mieux qu'être accompagné d'un Arc-ange rude et boudeur. Eleonor espérait qu'il s'améliorait, question que la route ne soit pas pénible, sinon mieux valait terminer leur relation, peu importe les dangers à venir.



Eleonor, l'Ange d'Or
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Pierres arides (Terminée)

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