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 La Halte avant un voyage ardent

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
L'ange d'or
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Âge : 27
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

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Races: Aasimar
Réputation:
2690/5000  (2690/5000)
Adage: Perception énergitique des êtres l'entourant.
MessageSujet: La Halte avant un voyage ardent   Sam 14 Mar 2015 - 15:49

Le village de Simpliste se situait à une heure  du désert Varakirois. Elle était maintenant loin de la neige et des tempêtes, il faisait une chaleur étouffante, Eleonor n'osait même pas imaginer le désert. Gardant néanmoins la cape des Redresseurs par-dessus ses ailes, elle cacha sa tignasse d'or de son foulard noir. Les joues rougis par le soleil et le visage caché par un voile opaque, elle avançait d'un pas lent vers le village comptant près d'une centaine d'habitants. Cette bourgade était  même restreinte, il y avait une modeste église, une écurie, mieux construite que celle du Port de Bélin,une échoppe,  une Place marchande où l'Aasimar allait pouvoir s'acheter des vêtements convenables pour son voyage désertique, ainsi qu'une prison temporaire.Un garde lui fit une salutation chaleureuse qu'elle répondit d'un sourire timide et continua son chemin.



La nuit serait douce, elle allait pouvoir se reposer dans un lit douillet et peut-être même, pouvoir se laver et se désaltérer. Agréablement surprise, elle admira les maisons rustiques, dont l'architecture  ressemblait à la fois aux maisons Bélinoises et Varakoises,un mélange de culture complexe, à la fois rustique et chaleureuse. Les gens qui la croisaient la scrutaient avec une grande curiosité, car la majorité des habitants se connaissaient et par conséquent, les étrangers étaient tout de suite repérés. Elle sourit nerveusement,  le conseil de Barbe brune était tout à fait raisonnable, une nuit ici était amplement suffisant. Elle allait devoir être totalement incognito et difficile à décrire, même si dans ses vêtements difformes, elle mourrait de chaleur. Vel se mit à hennir, il avait soif et faim, et il semblait visiblement épuisé du voyage, tant qu'à Azur, il trottinait gaiement, s'arrêtant quelque fois pour uriner ou renifler, puis continuait à suivre fidèlement sa maîtresse. Sa langue pendait et sa salive était épaisse, lui aussi avait besoin de boire, n'étant pas habitué aux températures aussi chaudes.  Or, une halte à l'échoppe s'imposait.  Eleonor amena à l'écurie son cheval et prit ses affaires, et avant d'aller à la taverne, elle s'assura que personne ne la suivait. C'était calme, les habitants faisaient leurs courses ou leurs tâches quotidiennes, l’œil brillant et le sourire heureux. Apercevant aucune menace, elle se détendit, puis elle prit son louveteau et le cacha dans son sac de voyage. Eleonor tenait à le garder près d'elle coûte que coûte, et pour cela, il ne devait pas se faire repérer. Ignorant si les animaux domestiques étaient acceptés ou non, elle ne voulait pas prendre le risque de laisser Azur à la vue de tous.  Le louveteau se sentant coincé entre les vêtements et le coffre à bijoux d'Eleonor, jappa et gémit de mécontentement. 



-Tais-toi, sinon tu vas te faire repéré! Murmura-t-elle autoritaire. À son ton, le louveteau abaissa ses oreilles et mit l'une de ses pattes sur son museau. Elle ne put s'empêcher de sourire face à cette réaction si mignonne, mais garda un regard ferme et intransigeant. Azur ne put qu'obéir et resta calme. Satisfaite, elle entra dans le bâtiment,plusieurs personnes conversaient, sirotant des boissons rafraîchissantes, soit du thé à la menthe ou une bière au miel. Leurs regards restèrent interdits à la voyant, puis tous eurent un sourire de bienvenue. L'un d'eux, un humain d'une quarantaine d'année, leva son bock à son honneur et s'exclama:

-Bienvenue à Simpliste, étrangère! Tu viens de loin? Demanda-t-il d'un air intrigué, mais courtois.

 Il était petit et bedonnant, mais son regard gris brillait d'une bonté peu commune. Un homme vint lui donner quelques pièces et le remercia pour son bon service. Elle en conclut que c'était le propriétaire du bâtiment, donc celui responsable des chambres, En guise de réponse, elle acquiesça, puis répondit d'un murmure timide:

-Heu, oui de très loin. Auriez-vous une chambre pour la nuit?
-Oh, bien entendu, demoiselle! Il est certain que c'est pas aussi luxueux que la Goule Souriante, mais vous serez à votre aise. Ça va faire une pièce d'acier, le repas inclut et la monture nourrit. 

C'était peu cher, elle en fut très satisfaite. Plus son voyage avançait, moins elle avait de l'argent. L'Aasimar avait hâte de rejoindre Quiétude, où elle allait pouvoir offrir un service de guérisseuse et de sage-femme. À travers son voile, elle sourit et répliqua:

-Très bien. Tenez!

 Acquiesçant, elle avança et lui tendit la pièce demandée. Serrant la monnaie dans sa poche de tablier, il la dévisagea pendant un moment, avec un intérêt non dissimulé, puis son sourire s'agrandit. S'approchant d'elle,  il jeta un coup d’œil pour s'assurer que personne ne l'écoutait et chuchota:

-Dois-je conclure, par votre habillement, que vous ne voulez pas qu'on vous identifie? Avez-vous des ennuis?

L'hôte en avait vu d'autre et il n'était pas dupe, plusieurs étrangers se présentaient camouflés de la sorte,et souvent leur tête était mise à prix . Son regard, si semblable à celui de Flynn, brillait de malice.  Les yeux d'Eleonor s'agrandit de peur, puis instinctivement, elle recula, mais vivement, il la retint d'une main, se pencha vers elle et rassura:

-Je vous assure que votre secret sera bien gardé ici. Si une visite inopportune vient à venir, je dirais que je n'ai vu que des ivrognes et des parieurs. 
-Merci...Dit-elle en se détendant. 
-Cependant, je vous conseil de vous vêtir comme les gens du coin, vous passerez moins inaperçu. 

Effectivement, une femme se promenant avec quatre couches de vêtements dans une telle chaleur, le visage couvert, ainsi que la tête, était pour le moins bizarre. S'il avait deviné le pourquoi de son déguisement, d'autres, moins gentils, allaient être tout aussi soupçonneux. C'était aussi bien de se fondre le plus possible dans le décors. Ils échangèrent un sourire réciproque puis son hôte, s'appelant Salim, la guidait vers sa chambre. Sur le même étage, le logis était petit, un simple lit se trouvait au milieu et une fenêtre était sur le mur, de forme ovale, servant à  aérer la pièce. Il y avait un seau d'eau et une brosse pour se nettoyer un tant soit peu, mais pas de bain. Déçu, Eleonor mit ses bagages dans un coin, et se tourna vers Salim qui la dévisageait, se demandant sûrement à quoi elle ressemblait derrière son avalanche de tissus poussiéreux. Eleonor ne lui fit pas ce plaisir, car même s'il était aimable, elle ne lui faisait pas confiance pour autant. Sans autre formalité, elle demanda de lui amener son repas et une grande cruche d'eau et le remercia de son service. 


- Comme vous le voulez, gente dame. Dit-il en s'inclinant, l’œil narquois, toujours souriant.

 Il avait le teint foncé et les cheveux noirs d'un Varakois, mais ses traits étaient fins comme ceux des Bélinois, elle en déduisit qu'il était un mélange des deux, telle l'architecture des maisons de Simpliste. Sans plus attendre, il sortit d'une démarche lente et fière, puis ferma la porte, la laissant seule. Enfin, elle se dévêtit et prit une grande respiration comme si elle venait de sortir de l'eau. Il faisait tellement chaud! Un jappement lui rappela qu'Azur était encore dans son sac et allait suffoqué de chaleur si elle ne le sortait pas. Elle le prit, son poile était brûlant, mais réconfortant. Heureux d'être enfin sorti de cette prison de tissus, il battit de la queue et lui lécha le visage. Elle rit et lui bécota affectueusement le tête. C'est alors que la porte s'ouvrit et Salim rentra, au grand désarroi d'Eleonor. Par les Dieux, cet homme était rapide! Il avait sûrement fait exprès pour la prendre au dépourvu. À cette vision, il resta bouche bée. La jeune femme ailée tenant son louveteau blanc contre elle faisait un tableau remarquable, digne des légendes. Il était rare de voir des blondes dans le coin, cela était exotique à souhait. Cependant, elle n'était pas du tout contente de son intrusion précipité.

-Pouvez-vous cogner avant d'entrer? Répliqua-t-elle sèchement  les sourcils froncés et les lèvres pincées. Il prit un air désolé et pour se racheter,  répliqua:

-Habituellement, les animaux domestiques sont interdits dans mon échoppe. Or, pour me faire pardonner de vous avoir mécontenté, je vous donne le droit de le garder. 
-Trop gentil à vous! Dit-elle d'une ton ironique et acerbe. Veuillez, s'il vous plait, déposer votre plateau et me laissez. 
-Bien, mademoiselle. Répondit-il en s'inclinant, tout en soutenant son regard vert. Il revêtit un sourire charmeur, mais sortit sans insisté. 

Elle grinça des dents, en colère, maintenant son identité était réellement compromise par cet importun.  Un aubergiste de surcroît! La personne du village qui connaissait tout le monde et conversait avec les étrangers plus que quiconque. Nerveuse, elle se tordit les mains, se demandant si elle devait partir sur le champs, mais cela allait changer quoi? Le mal était fait, il l'avait vu et elle ne pouvait partir dans le désert sans l'équipement nécessaire. Peut-être allait-il garder son anonymat intacte, peut-être que non. Peu lui importait, elle allait être déjà loin quand ses ennemis, si c'était le cas, viendraient faire une halte ici.  La seule chose qui comptait réellement c'était de ne pas se faire remarquer davantage. Elle déposa le petit loup par terre et sortit un bol en bois de son sac de velours. Prenant la cruche, elle y versa une eau cristalline et fraîche pour qu'Azur vienne s'abreuver, ce qu'il fit sans se faire prier. Il battit frénétiquement de la queue en glapissant bruyamment, cela lui donna envie de faire pareille, elle était assoiffée. Eleonor baissa les yeux vers le plateau qui contenait des rouleaux au miel et des pistaches, avec une miche de pain plat et une soupe aux tomates froides; un verre en terre cuite y était posé. Elle le prit, le remplit d'eau à rebord et le bu d'une traite. Ah...Cela faisait tant du bien. En compagnie de son louveteau, elle savoura l'agréable repas puis regarda à l'extérieur. En après-midi, elle irait acheter ce qui lui manquait pour poursuivre son voyage et dès l'aube, elle partirait.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Le départ retardé par un fâcheux imprévu.   Mar 17 Mar 2015 - 9:34

La place du marcher était petite, mais beaucoup de monde y circulait, il y avait des marchands vendants des légumes et des fruits, autant séchés que frais, du poisson ,de la volaille, ainsi que des herbes et onguents. Un plus loin, plusieurs vendaient du tissus à bas prix et des vêtements de voyage, ainsi que de l'équipement essentielle pour ceux qui s'aventurait dans le désert. Eleonor vendit sa robe de soirée, très inutile pour son aventure périlleuse, et elle en récolta un  bon prix. Avec ce gain, elle put acheter une tunique varakoise, de couleurs ivoire brodée de fil d'argent, les pantalons étaient bouffants et confortable, le haut avait des manches amples et légères. Par dessus, elle mit un grand châle beiges de coton, ornée de file fins, pour recouvrir ses épaules, ses ailes et sa tête. Cette tenue lui allait à merveille, et de loin, elle pouvait ressembler à une véritable femme du désert, mais de proche, sa peau d'ivoire et lumineuse la trahissait, ainsi que ses mèches blondes et bouclés collées sur ses tempes.De plus, elle se fit une provision de dattes, de noix, des sardines et des fruits séchées, ainsi que que d'eau et de jus de cactus. L'Aasimar était fin prête pour sa traverser.

Finissant ses emplettes, elle retourna à l'Échoppe  pour se reposer, le soleil commençait à se coucher et elle avait faim. Eleonor était très heureuse de ses achats, espérant que tout ira bien et qu'elle ne manquera de rien. Au moment où elle entra, une bataille entre deux ivrognes se déclencha. L'un empoigna la tête de l'autre et lui envoya un coup de genoux sur le nez, un craquement sordide se fit entendre, mais cela n'arrêta pas le blessé qui se dégage de la prise de son adversaire et réussi à lui envoyé coup de poing dans les côtes. Cela le fit reculer, il s'enfargea sur une flaque glissante de vin et tomba tête la première sur un coin de table. Cela eut raison de lui, il perdit connaissance. La bataille prit fin, Salim, le visage empourpré de colère voulut les expulser, mais les combattants étaient trop mal en point. Deux mois auparavant, le guérisseur du coin était décédé et par conséquent, les habitants se référaient au Prêtre Viktor pour se faire soigner, mais celui-ci était présentement malade.  Exaspéré, Salim fit amené le plus grave des blessés dans l'une de ses chambres, et donna un morceau de viande au second, qui avait visiblement le nez cassé. 

-Aye...J'male o'nez! Larmoya le blessé, ne pouvant mettre sur son nez le morceau de viande froide offert par le tavernier. Celui-ci lui lança un regard impatient et répliqua:
-Ce n'est pas mon problème!
-Heu...Excusez-moi, puis-je vous aider? Je suis guérisseuse. Intervient Eleonor, inquiète par les manières rustres de son hôte. Visiblement, il ne connaissait rien de la médecine et il risquait d'aggraver le cas du patient. Elle allait bientôt regretter d'avoir intervenu, mais pour le moment, Salim se tourna vers elle, le regard brillant de surprise. 

-Vraiment?Êtes-vous compétente?
Demanda-t-il intrigué. Elle leva un sourcil et acquiesça vivement de la tête, en répliquant:
- La meilleure qui soit, je connais les herbes médicinales, je sais faire des chirurgies complexes et aider aux accouchements. Laissez-moi aider cet homme.

Tandis que Salim lui laissa la place, les gens avaient baissé le ton, et se toisèrent du regard. Une guérisseuse, ici, à Simpliste?Cela faisait des lustres qu'ils avaient eu une véritable aide médicale. Discrètement, deux adolescents sortirent pour aller annoncer la nouvelle aux habitants, mais Eleonor, trop concentrée sur le blessé, ne les remarqua pas. Elle le débarbouilla grâce à une serviette humide, puis de ses doigts fins, elle vint créer une légère pression.

-Préparez-vous, ça va faire mal! Je compte jusqu'à trois. Un...Deux...Crack!
-Aye! vous avez dit jusqu'à trois!
-Je sais, c'est un truc de guérisseuse pour que le blessé reste détendu jusqu'au dernier moment.

Il maugréa tout caressant doucement son nez replacé. La douleur n'était plus et son nez était redevenu droit. Satisfait, il sourit et la remercia chaleureusement. Cette preuve suffit à convaincre les clients que c'était réellement une guérisseuse compétente, bien que pour Eleonor, ce n'était qu'une bagatelle, niveau blessure, elle avait connu pire. Or, la blessure du second patient était plus grave. Allant dans la chambre où il se trouvait, encore inconscient et les yeux révulsés, elle inspecta l'arrière de sa tête. Une plaie, longue et profonde, sale de poussière et de sang, risquait de s'infecter. Ayant apporter sa trousse médicinale, elle y sortit un onguent d'ail et de miel, puis vint désinfecter la fente boursouflée. Elle craignait que cette chute ait provoqué une commotion cérébrale, mais c'était seulement au réveil du patient qu'elle allait pouvoir faire ce diagnostique. Salim était resté en arrière, l'observant avec intérêt. Cette Aasimar ne cessait de le surprendre et il était sûr qu'elle avait d'autres mystères à dévoiler. Agacée par cette présence, elle se tourna et dit d'une façon courtoise, mais catégorique:

-Salim, s'il vous plait, veuillez sortir. J'ai besoin d'être seule, sinon je ne vais pas pouvoir me concentrer.

L'hôte fit une moue déçue, mais comprit et obéis.Après tout, il ne voulait pas se retrouver responsable d'un patient comateux, il était tavernier, pas guérisseur.En guise de réponse, il lui fit un clin d’œil,lui souhaita bonne chance et sortit. Eleonor en profita pour barrer la porte derrière lui, elle ne voulait pas qu'il entre une seconde fois sans avertir. Se retournant vers son patient, l'Aasimar prit une profonde respiration et se laissa submerger par la lumière du dehors. Bien que la plaie pouvait être recousue, elle préféra utilisée son don, car c'était plus rapide et bien que désinfecter, il pouvait avoir contracter une bactérie à même la plaie, ce qui risquait de provoquer une forte fièvre.  S'avançant, elle fit l'imposition des mais, la lumière remplit la fente, purifiant autant l'intérieur et que l'extérieur. Les tissus se refermèrent, le crâne devint comme neuf et le patient ouvrit des yeux vitreux.  Ses pupilles étaient dilatés, il semblait confus et épuisé.

-Quel jour sommes-nous? Demanda-t-elle se penchant vers lui.
-Heu...Heu...Je sais plus.
-Quel est votre prénom?
-Gérald Bottier. Répondit-t-il se redressant le torse, mais il eut un vertige et s'enfonça aussitôt dans son oreille. Eleonor fut soulagée, au moins, il se rappelait qui il était. Déposant sa main sur l'épaule costaude, elle expliqua d'une voix rassurante:
-Bien, Monsieur Bottier, cela me démontre que vous avez une commotion cérébrale. Vous en avez apparemment les symptômes. Une perte de mémoire temporaire en fait partie.
-Et, heu, c'est grave?
-Cela dépend, mais la vôtre non. Néanmoins, il vous faut absolument vous reposez jusqu'à temps que vous ne ressentez plus ses symptômes, sinon, vous risquez d'empirer votre cas.
-Combien de temps dois-je me «reposer». J'ai une famille à nourrir moi!
-Et bien, le temps de guérison varie de quelques semaines à quelques mois.

Il eut les yeux ronds et un air niais. Il essaya de la convaincre que c'était impossible, qu'il ne pouvait arrêter de travailler, ses enfants allaient mourir de faim. Elle haussa les épaules et dit fermement :
-Si vous ne faites pas ce que je vous dis, vos symptômes seront pire, Monsieur Bottier. Vous pouvez essayé de travailler, certes, ou d'aller vous battre à nouveau, mais ne venez pas me chercher si vous avez besoin de soins.
-On a la tête dure dans la famille! J'ai pas besoin qu'une...qu'une femme ailée me dise quoi faire! Bougonna-t-il tout en se levant d'un coup.Il eut une soudaine nausée et vomit toute la bière accumulée depuis le matin. Elle croisa les bras, et lui jeta une regard moqueur. Désemparé et se sentant comme dans un brouillard, il se leva tremblant et marmonna :

-Bien, je vais rentré chez moi me reposer...Ça serait mieux.  
-Oui, ça serait mieux. Répliqua-t-elle d'un sourire railleur. Il fit l'indifférent, et titubent, allant vers la porte et l'ouvrit. Ses yeux s'agrandirent de surprise, il resta bouche bée, ainsi qu'Eleonor, devant  la foule de monde qui faisait une file pour se faire soigner. Presque la moitié du village s'était réuni, fébrile à l'idée de rencontrer la nouvelle guérisseuse. Celle-ci eut un mouvement de recule, tandis que le premier patient entra, l'air blême et fatigué.

-Mais qu'est-ce que c'est...Marmonna-t-elle désespérée de voir tous ces malades ou ces blessés, qui allaient ralentir considérablement son départ. La tête de Salim apparut dans l’embrasure de la porte, l'oeil brillant de bonheur. Souriant, il s'exclama:
- Dit donc, vous m'apportez que des bénédictions aujourd'hui, ma toute belle! Restez autant que vous voudrez, je n'ai jamais eu tant de clients depuis votre arrivée! Haha!Sur ce, la démarche pompette et l'air joviale, il la laissa seule avec cette panoplie de patients. Cette journée promettait d'être riche à souhait!


Eleonor, l'Ange d'Or
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Le voyage astral   Sam 21 Mar 2015 - 12:49

Épuisée, Eleonor s'effondra sur son lit. Il était trois heures du matin et le silence régnait dans le village, enfin...Son départ fut obligatoirement retardée par ses patients accaparants qu'elle avait dû soigner  le reste de l'après-midi, jusqu'à tard dans la nuit. Le dernier avait été le prêtre Viktor, un homme courtois et très élogieux, qui souffrait de terribles maux gastriques. Eleonor lui avait recommandé de boire du thé au thym très noir, matin et soir, et d'éviter tout ce qui était aliments acides et vin cérémonieux. Apprenant cette recommandation, le prêtre avait été fort peiné, car il adorait mangé ses baignais à l'orange, accompagné de son vin au miel.C'était vrai qu'il en mangeait plus que de coutume, étant épuisé de faire en même temps ses messes et de soigner les malades. Il fallait bien se récompenser pour l'effort, mais l'excès de table était un péché, et maintenant il comprenait pourquoi. Eleonor était convaincue qu'il souffrait d'ulcères à l'estomac, et pour l'aider à passer au travers de sa crise, il allait devoir suivre une diète stricte fait de fruits frais, de poissons maigres et de noix. Le prêtre avait fait une grimace dédaigneuse, il aimait autant manger que réciter ses sermons; à son ventre bien gras, Eleonor n'en doutait pas. Cependant, étant un homme sage et raisonnable, il y adhéra et la remercia ardemment, si bien qu'il lui proposa le poste de Guérisseuse officielle du Village. Elle n'était pas dupe, elle savait que les habitants avaient besoin de cette aide, énormément, mais c'était trop risqué pour eux et pour elle de rester. La troupe qui suivait ses traces allait arrivé sous peu, c'était une question de jours, même d'heures. Que cela fut la Guilde ou le Gantelet, tous deux ne feraient pas de quartier de ces pauvres villageois. Elle les avait soigné, mais elle allait devoir leur sauver la vie en fuyant. Le regard brillant, le prêtre avait repris des couleurs après la première gorgée de thé. Elle lui avait sourit courtoisement et avait promit de réfléchir. La laissant seule, il était partit très heureux, comme si elle avait dit oui, au lieu de « peut-être.» Ce fut à ce moment précis qu'Eleonor était retournée dans sa chambre, morte de fatigue, revoyant toutes ses infusions et ses pommades qu'elle avait administré. Elle avait même eu droit à replacer une épaule déboîtée, panser un pied coupé et aider une femme à accoucher de son cinquième enfants. Que de travail en si peu de temps, c'était surhumain! Couchée confortablement, elle se laissa bercer au son de sa respiration puis sombra dans un sommeil profond.


C'était comme si son esprit quitta son corps, une force inexplicable la tira vers le haut, au-delà des nuages. Elle essaya de s'accrocher et de crier, mais rien n'y faisait, sa voix ne se fit pas entendre et ses mains étaient soudainement transparentes. Était-elle morte? Avec effroi, elle entra dans une nuée de lumière puis se retrouva dans un bâtiment céleste, fait ni de pierre ni de bois, mais de lumière et de nuages solides. En fait, ces bâtiments s'étendaient à perte de vue, se retournant, les baissa les yeux et vit Ildirith de haut, dans toute sa splendeur, un monde d'eau, de montagne et de désert. Quelle vision! Par les Dieux, où se trouvait-elle? Elenor vit des silhouettes passer devant elle, des créatures à la fois si similaires et si différentes d'elle. Ces personnes avaient des ailes beaucoup plus grandes et puissantes, certaines portaient des amures scintillantes, d'autres des vêtements de soie léger et vaporeux. Elle vit passé d'étranges êtres, petites et ailées, possédant une queue en plumes, leur air mignon et curieux les rendaient adorables.


«Mais non, je rêves! Des chérubins!» Pensa-t-elle ahuris devant ces Célestiels de l'Outre-Monde. Ils volèrent devant elle sans la voir. 
-Non, attendez! Où suis-je? Répondez-moi, s'il vous plaît! À l'aide! essaya-t-elle de crier paniquée et confuse. Ils ne l'entendirent pas, et continuèrent de converser sur une grande festivité tant attendue. Leurs lèvres ne bougèrent pas, mais Eleonor les entendait, en esprit. C'était terrifiant, mais elle ne pouvait plus douter, elle était dans le royaume céleste des Célestiels. Comment avait-elle pu se rendre là? Où était son corps? Pourquoi personne ne la voyait? Blême et angoissée, elle décida  malgré tout de les suivre,plus en flottant qu'en marchant. 
« D'accord, ne t'en fait pas, c'est juste un rêve, Nora,c'est juste un rêve! Tu vas te réveiller bientôt!» Se dit-elle tout admirant la brillance des plumes turquoises et roses des Chérubins. «Mais tout ça est si réel, ce...ce n'est pas normal!» Les chérubins continuaient à communiquer, ils avaient hâtes et ils étaient très excités. Ce genre de célébration était rare, ils parlaient de transformation et de nouveaux Arc-Anges.  Les Célestiels se rassemblèrent en foule autour d'elle, ils se dirigèrent dans la même direction,vers un immense bâtiment sphérique et lumineux.

La force la tirait inexplicablement vers ce lieu irréaliste et magnifique, des colonnes de lumière soutenaient le toit d'un bleu cyan, une brume blanche les enveloppait, douce et réconfortante. Pourtant, Eleonor tremblait comme une feuille, redoutant ce qui allait se passé. Elle se rappela de Barbe-brune et de leur conversation concernant Samael. Il lui avait dit que le Célestiel risquait d'être promu Arc-Ange pour son sacrifice. Était-ce cela qui se passait? Faisait-il parti de élus valeureux du ciel? Égoïstement, elle espérait que non, car si c'était le cas, elle avait peu de chance de le revoir un jour. Être Arc-Ange faisait fie de tous émotions amoureuses, bien que son ancêtre en était un, mais lui, c'était une exception à la règle. Il avait désobéi aux Célestiels, et il avait renié son espèce par amour pour une humaine. Enfin, c'est ce que racontait la légende, mais à les voir ainsi rassembler, elle n'en doutait point.  Levant les yeux vers un promontoire gigantesque, une vingtaine de Séraphins étaient alignés, la tête relevé fièrement, le regard fixe et le dos droit. Chacun était vêtu d'une armure étincelante, en argent, ornée de motifs raffinés. Son cœur fit un bond quand elle aperçut Samael parmi eux, le regard neutre, mais la mâchoire crispée.  Elle voulut accourir vers lui, mais la force la tira sur le côté, proche d'une colonne,en retrait de la foule réunie. Émue, l'Aasimar pouvait admirer son noble profil, ses cheveux châtains clairs, attachés en tresse et orné d'or. Il était si beau, et il lui avait tellement manqué...Eleonor sentit les larmes venir, mais aucune ne coulait, son âme était étouffée par la peine de le voir si proche d'elle et si loin en même temps. Deux trompettes impétueuses se firent entendre, des portes massives s'ouvrir, semblable au marbre, et un être admirable et grandiose fit son entrée. L'un des rares Ange Souverain à régner et à diriger les troupes d'Arc-Ange. Il était très grand, son visage était caché dans l'ombre d'un casque en argent blanc et son corps, surmonté d'ailes gigantesques, était difficile à décrire, car il était à la fois psychique et physique, fait de lumière d'une pureté inégalée.

Elle resta bouche bée devant cette apparition fascinante, tous se tais, la cérémonie commença. Chacun des Séraphins se firent appelés, l'Ange Souverain dit un discours élogieux, dans une langue qu'Eleonor ne connaissait pas. Ils se firent un à un enlevé leur armure d'argent puis revêtit une armure et un casque d'or, orné de deux ailes de chaque côté. Samael était superbe dans cet accoutrement de guerrier céleste, mais son regard n'exprimait aucune joie. L'Ange Souverain le nomma, il s'approcha et mit un genoux à terre. Son général leva une lance et le béni puis récita un serment que Samael répéta.  Son coeur se serra quand elle entendit sa voix, si grave et profonde, cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu. Tête baissée, seule elle pouvait voir son visage,  il semblait très triste, même s'il ne voulait pas le laisser paraître, sa mâchoire était toujours aussi crispée. C'était la même expression avant qu'il la délaisse. Enfin, une larme coula sur la joue translucide de l'Aasimar, comment se pouvait-il? Son âme n'était pas charnelle. Désespérée, elle réussit à dire:
-Samael...revient moi.

Celui-ci haussa les sourcils, soudainement blême, et tourna légèrement la tête dans sa direction. Leurs regards se croisèrent, la bouche du Célestiel s'ouvrit légèrement et son regard d'azur semblait effrayé par ce qu'il voyait. Elle était là, sans l'être, dans l'ombre d'une colonne miroitante.Par ce regard ahurit, Eleonor comprit qu'il la voyait, mais aucun autre son ne sortit de sa bouche. Soudain, la force qui l'avait amené dans ce lieu mystique la tira vers l'arrière, ses bras se tendit vers Samael, tandis qu'il resta pétrifié, comme s'il voyait un fantôme et il ne savait pas comment réagir. C'est alors que l'Ange Souverain se fit impatient, Samael ramena son attention sur lui en essayant de reprendre contenance. Il déglutit, prit un temps avant de continuer son serment, comme s'il hésitait de sa destiné. Puis, son visage redevint neutre, il choisit. Le serment prit fin, une lumière vint s'abattre sur lui et le transforma à jamais. Au moment où ses ailes se fortifièrent, sa peau devint luminescente et sa musculature s'accrut, il jeta un dernier regard éperdu à Eleonor et murmura:
-Sache que jamais je ne t'oublierais,mais maintenant part et ne revient plus. 

Disant cela, il laissa la lumière le submerger totalement. De Séraphin, il devint Arc Ange,il avait choisi sa destiné, sans elle. Mortifiée et le cœur brisé, Eleonor ne résista plus et se laissa entraîner par la force et retourna dans son corps. Quand elle se réveilla, son visage était luisant de larmes, son souffle précipité et son cœur était sur le point d'exploser de douleur. Elle savait que tout cela ne fut pas un simple rêve, mais une connexion vers un monde qui n'était pas le sien. Elle avait vu Samael, elle l'avait vu de ses yeux choisir et elle ne faisait pas parti de ce choix. Maintenant, l'Aasimar savait qu'elle ne pouvait plus espéré son retour, il avait été très clair. Eleonora se sentait déchirée, comme si elle revivait encore un deuil éprouvant. Sanglotante, elle pleura à chaudes larmes durant le reste de la nuit. Ce fut seulement au premier rayon de l'Aube, qu'elle sécha ses pleurs, son regard émeraude avait perdu sa brillance, sa naïveté. Un coeur brisé valait milles épreuves. Comme elle avait été innocente d'espérer le retour de cet amour improbable et illusoire. 

Dès lors, elle chassa  Samael de son coeur. Après tout, que connaissait-elle de lui? Contrairement à Flynn, où leur amour avait été très réel et concret, ses sentiments pour l'archange avait été illusoire, un simple et idiot coup de foudre. Il fut un étranger, il le restera, rien de plus. Froidement, elle décida de l'oublier, même s'il avait prétendu le contraire à son égard. Il était maintenant un glorieux et magnifique Arc Ange, grand bien lui fasse! Elle en avait que faire et elle allait continuer sa vie, sans lui. Au moins, elle n'allait plus se languir d'amour, c'était une délivrance en soi. D'un soupir et le regard sombre, elle s'approcha de la fenêtre et vit une troupe de cavaliers au loin. Par leur armure noire, leur cape écarlate et leur casque orné d'un Phénix, à n'en plus douter, c'était le Gantelet. Il était temps de s'enfuir. Silencieusement, elle prit ses bagages et son louveteau, sella Vel et galopa dans la direction opposée, vers les Falaises de la dernière chance. Sa propre destinée l'attendait.


***

La Cérémonie avait terminé par de grandes festivités, les anges dansèrent et festoyèrent dans la lumière des cieux. Tous étaient heureux, sauf Samael, qui l'âme en peine, s'éloigna de la foule. Plusieurs lui donnèrent une tape dans le dos ou l'accolade, mais son visage resta figé, il n'arrivait ni à sourire ni même à parler. Peu s'en rendit compte et ceux qui le remarquèrent ne firent aucun commentaire, ils savaient pourquoi un tel sentiment le rongeait. Il portait l'armure d'or, il avait atteint son rêve de toujours, il était devenu Arc-Ange et beaucoup lui promettait un glorieux avenir, certains même le voyait devenir général dans sa vieillesse. Il n'avait que faire des ambitions, de ce rêve maintenant accomplit. Un nouveau s'était emparé de son cœur, mais maintenant, il lui était inaccessible.


«Nora...Ma Nora! Mon ange d'or...Pourquoi m'es-tu apparu? Pourquoi?» Souffla-t-il d'une voix rauque, le sanglot serra sa gorge. N'en pouvant plus, il se laissa tombé sur un  banc, le visage dans les mains, les larmes tant retenues coulèrent à flot. Cette vision avait été si réelle, si vraie...Comme si en esprit, elle était venue le voir, le supplier, mais c'était impossible, à moins qu'elle... Ses yeux s'agrandirent d'effroi, il sentit son coeur s'arrêter.

« Par les Dieux, non! Pitié, non!
S'écria-t-il pour lui-même. Fou d'inquiétude, il s'envola  vers un puits céleste, fait de brume blanche et de marbre. C'était une sorte de miroir pour voir ce qui se passait en bas, il montrait exactement le désir du cœur. Son désir était son ange d'or, il devait absolument savoir si elle était en vie. Fermant les yeux, il se concentra. Une lumière fit briller son visage et lui montra Eleonor fuyant vers Les Falaises de la dernière chance,des cavaliers la poursuivaient au loin. Elle était en danger.

-Pourquoi vas-tu là-bas, malheureuse! Rugit-il en colère contre elle. Tu m'avais promis de ne pas te mettre en danger, tu me l'avais promis!

Il la regarda continuer sa folle épopée, les chevaux au vent et le regard déterminé, mais triste, terriblement triste, comme le sien. Sa colère fit place au remord, cela faisait combien de temps qu'il n'était pas allé voir ce puits? Combien de temps qu'il l'avait totalement abandonné à elle-même? Peut-être avait-elle subit d'autres épreuves, d'autres dangers sans nom et avait faillit mourir milles fois,  se débrouillant seule dans ce monde pleins de périples. Il l'avait une nouvelle fois abandonné. Une rage sans nom le submergea, il vint donné un coup de pied à la pierre du puits, qui se brisa puis se reconstruit, comme par magie. Il le refit et le refit encore, mais le puits resta intact, comme s'il se moquait de sa douleur. De sa longue vie, il n'avait jamais éprouvé une telle souffrance,pire qu'une lame de démon.


« Pourquoi suis-je tombé amoureux de toi?! Cria-t-il à Eleonor. Pourquoi suis-je incapable d'arrêter de t'aimer?! Je l'ai promis, je ne t'oublierais jamais, mais surtout, je devrais vivre  sans toi... Même si j'aurais toutes les gloires, et tous les honneurs, sans toi, je ne suis rien...Absolument rien. »



Disant cela, ses mains se crispèrent sur la pierre lumineuse, chaude et douce, comme la peau de la jeune femme. Il sanglota, ses pleures serraient sa poitrine. Qu'est-ce qui lui avait passé par la tête de lui dire de s'en aller? De ne pas la retenir? L’orgueil ou l'obstination? Les deux.  Il n'avait pas voulu être la risée de tous, il avait travaillé trop fort pour en arriver là, mais ce qui était ironique, c'était qu'elle avait contribué à son ascension. S'il ne l'avait aimé, pour la renier ensuite, il ne serait pas devenu Arc-Ange. Il avait été un parfait égoïste, il l'avait utilisé pour arriver à ses fins, et maintenant, il se sentait complètement vide, confus et insatisfait. La seule chose qu'il voulait c'était de l'avoir auprès de lui, de l'aimer et de s’assouvir en elle. Il voulait être le père de ses enfants, être son seul et unique amour. Samael ouvrit  les yeux, et éperdu, il la dévisagea intensément. En silence,  il se promit de tenir sa promesse. Bientôt, il allait lui revenir, peu importe le prix à payer.




Eleonor, l'Ange d'Or
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La Halte avant un voyage ardent

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