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 Oups... [TERMINÉ ]

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
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MessageSujet: Oups... [TERMINÉ ]   Sam 21 Fév 2015 - 20:48

Eleonor sortie du Temple des Cinq en grande enjambée. Samael l'avait attristé plus que jamais. Il l'avait abandonné, la laissant dans un chagrin sans nom. Elle avait juste une envie, c'était de se mettre en danger, de jeter sa cape au vent et de mourir pour qu'il lui revienne. Mais il n'allait pas lui revenir, il ferait juste son possible et ce n'était pas suffisant pour elle. C'était une fausse promesse. Elle se sentait faible, plus maître d'elle-même. Son esprit était uniquement rivé sur ce visage d'homme, si parfait et sublime. Le souvenir de sa voix, de son sourire. L'Aasimars s'était jurée de ne jamais tombée amoureuse et voilà qu'elle était épris d'un inconnu, un amour impossible, si fort et si jeune. Distraite et sombre, elle continua à marcher, sans savoir réellement où elle s'en allait.  C'est alors qu'elle entendit un brin de conversation qui l'a fit se retourner.

- Et oui, ils ont fini par réussir! Ils ont délivré les enfants de cette maudite liche et ils sont rendus en sécurité à Garde-Fort! S'exclama avec fierté une grosse madame aux tresses blanches.
-Ah, que les Dieux soient bénis! Dit sur le même ton  une autre dame en claquant des mains avec joie.
-La deuxième cohorte a réussi sa mission? S'enquit d'une voix faible  l'Aasimars, le teint pâle, les yeux rougis par les larmes.

Surpris les deux femmes se tournèrent vers elle et acquiescèrent d'un même hochement de tête. Elles reprirent aussitôt leur conversation, indifférente à la jeune femme au visage dépité. Non seulement Samael l'avait abandonné, mais maintenant, elle avait perdu son unique but, aider la deuxième cohorte à sauver les enfants. Elle était arrivée trop tard. Se détournant de ces vieilles informatrices, elle continua à errer comme une âme en peine.Le froid s'infiltrait dans sa cape blanche, l'Aasimars la ferma tant bien que mal. Soudain, une rafale de neige vint l'aveuglée, sa capuche tomba sur ses épaules. Frigorifiée, elle ne porta plus attention à qui se trouvait devant elle, la seule chose qu'elle voulait s'était de mettre sa capuche sur sa tête.  À cause de cette distraction, elle ne remarqua pas les deux nains tournant la ruelle, au moment où elle passa. Malheureusement, une plaque de glace était sur leur chemin, tous glissèrent en même temps, tandis que la distraction d'Eleonor n'arrangeait en rien l'accident. La collision fut inévitable. Les passants furent surpris d'entendre un brouhaha de cri aiguë et de grognements. En se retournant, ils trouvèrent cette scène fort comique. Les nains étaient l'un sur l'autre, tandis qu'Eleonor était par-dessus, les jambes battants de l'air et le visage rouge de confusion. L'un des nains, âgé  d'une soixantaine d'années, rugit d'indignation, tandis qu'elle essayait de se relever tant bien que mal. Dans son far intérieur, elle espérait que Samael ne la verrait pas dans cette situation si embarrassante. Enfin, le souffle court, elle réussit à se remettre sur ses jambes et voulut aidé les nains, mais ceux-ci, ne voulurent rien savoir et essayèrent à leur tour de se relever.

-Vous êtes sûr que vous n'avez pas besoin de mon aide? Demanda-t-elle, en tendant la main, insistant pour les aider. Avec cette glace, toute personne aurait besoin d'aide!

Le nain, celui âgé d'une soixantaine d'année, marmonna quelque chose dans sa barbe noire,en lui lança un regard orageux. Elle se mordit les lèvres, ne sachant que faire d'autre. Ainsi, après s'être trémoussé d'une manière grotesque, ils réussirent à se relever. L'autre nain, dont les poignets étaient enchainés, eut un sourire quasi victorieux, tandis que son compagnon grinçait des dents. L'Aasimars le dévisageait avec un regard désolé, mais elle ne put réprimée une sourire face à  cette péninsule  se situant en plein milieu du visage blanc. Le nez était si gros, qu'elle en oubliait le reste, de ses yeux sombres, cachés par des sourcils broussailleux, à ce petit corps massif et carré, vêtu de noir. Sentant une énergie menaçante de la part du nain, elle recula d'un pas et doucement s'excusa:

-S'il vous plait, ne vous fâchez pas,ce fut un accident.

Le nain leva un sourcil et la dévisagea un instant. Devant les yeux intrigués et désappointés du nain, Eleonor se demanda à quoi il pensait.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 22 Fév 2015 - 7:01

Voilà plusieurs rues que Ditwin, son prisonnier, traînait le pas. Un coup fourbe en train de ruminer dans sa barbe à n'en pas douter. Ce nain, qui le dépassait dune bonne dizaine de centimètres et avait plusieurs dizaines d'années de plus, était une maître voleur. Mais ce n'était nullement la raison de ces chaînes. À Paria, ce n'était pas les voleurs qu'on enfermait et encore moins poursuivait dans un autre pays. À moins que quelque chose ne coince avec la cible ou la manière de faire. En l’occurrence c'était sa façon de procéder. Depuis quelques années déjà, il avait commencé à recruter des enfants des rues, ou exploiter pour être plus exact. Avec son apparence de grand-père sympathique, quelques mèches blanches se mêlaient à sa chevelure noire et des rides adoucissaient ses traits, d'aucun avait envie de lui faire confiance. Ne lui manquait plus que quelque que belles promesses, un abri et il enrôlait une manœuvre de choix à petit coût. Le problème était qu'il ne s'était pas contenté de les former à l'art du larcin. Si son apparence dégagée un air sympathique, elle ne dévoilait rien de son côté colérique avant qu'il ne soit trop tard. Et les enfants avaient pâti de ses humeurs. Trop dépendant émotivement et matériellement beaucoup ne voyait d'autre choix que restait avec ce mentor qui les maltraitait.

Si cela faisait plusieurs années que Ditwin avait son réseau pourquoi en payait-il le prix seulement maintenant ? Pourquoi s'était-il enfui alors que cela marchait pour lui ? Tout simplement parce qu'il était allé trop loin. Une fois de trop il s'était emporté face à un gosse, n'avait pas su s'arrêter à temps et avait fini par le tuer. Mais ce n'était pas encore là que le processus de chasse s'était déclenché, c'était bien des morts plus loin. À un moment donné, il y eut comme un déclic chez les autorités et elles commencèrent à s’inquiéter de ces disparitions, de ces cadavres retrouvés dans les allées sombres des rues. Informé à temps de cette attention inopportune, le criminel avait eu le temps de prendre la poudre d'escampette.

Mais revenons au moment présent. Le Chasseur agacé par l'attitude de son prisonnier se retourna pour tirer d'un coup sec sur ses chaînes, son attention distraite il ne vit pas la plaque de verglas. Se produisit ainsi l'inévitable, il glissa emmenant dans sa chute le filou. Et il ne savait trop comment une humaine se retrouva au-dessus d'eux deux. Assez dégourdit, elle leur proposa bien rapidement son aide. Avec un peu trop d’enthousiasme, rendant Khaad méfiant.

-Par tous les Gromthi !

Cette glace était vraiment gênante et l'autre tout sourire, qui faisait tout pour entraver ses mouvements, l'insupportait. Le fait que l'inconnue semble aussi s'amuser était la cerise sur le gâteau. Ils se retrouvèrent debout après quelque manœuvres infructueuses.

-S'il vous plait, ne vous fâchez pas,ce fut un accident.


Ça, il n'en était pas si sûr. Après l'avoir dévisagée un moment, cherchant à vérifier sa sincérité, il se tourna vers son compatriote. Il était responsable de ce fatras, le rapatrieur en était convaincu. Rien qu'à voir sa mine satisfaite, il le savait. Ça n'allait pas être un voyage plaisant s'il commençait dès maintenant ce genre de bêtise. L’agrippant fermement derrière la nuque, forçant le prisonnier à se baisser un peu dut à sa grande taille, il mit sa tête en face de la sienne et il lui parla en grinçant des dents.

-Ne t'avise pas de recommencer, je te traînerais s'il le faut et se sera beaucoup moins plaisant pour toi comme pour moi.

Le nain grimaçait autant de l'inconfort de sa situation qu'à cause de la menace proférait.

-Maintenant, tu vas gentillement t'excuser envers cette demoiselle.

La voix de Khaad était pressante, aucun refus n'était envisagé, ne serait toléré. Si la demoiselle en question lui importait peu, plier le criminel à sa volonté pourrait s’avérer crucial pour la suite. C'était un test pour le prisonnier. Tout comme la chute avait certainement été une façon de voir les réactions de son gardien. Avec un sourire à l'air bon enfant il s’exécuta.

-Excusez-moi pour ma rudesse, loin de moi d'impliquer une si frêle jeune fille dans une querelle de nains balourds.

La pression dans son cou se relâcha. Ce n'était pas exactement ce à quoi le Chasseur Noir s'attendait mais ça ferait l'affaire. Puis, comme si c'était naturel, qu'il était libre de ses actes, il reprit la parole pour faire une proposition incongrue.

-Si par ma faute vous avez été blessé, je ne peux faire qu'une chose pour me faire vraiment pardonner : vous offrir à boire.

Il lança un clin d'oeil vers la jeune fille.

-Enfin, si vous arrivez à persuader mon ami ici présent qui est, pour l'instant, responsable de mes mouvements.

Le rapatrieur n'en croyait pas ses oreilles. À quoi jouait ce vieux renard ? Quoique jouer n'était certainement pas le bon terme; il fallait plutôt se demander ce qu'il planifiait car à n'en point douter il avait une idée derrière la tête. La petite semblait prête à se laisser entraîner dans cette histoire. Loin de plaire à Khaad cette idée, il commença à prendre ses distances.

-Cesse de l'importuner. Regard intransigeant, droit dans celui de Ditwin.

-Maintenant nous allons vous dire adieux et reprendre notre route, vous devriez faire de même.

Le ton était sec, il souhaitait vraiment que cette rencontre se finisse là. Il commença d'ailleurs à se diriger vers leur auberge non loin de là.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 22 Fév 2015 - 12:21

- Si  par ma faute vous avez été blessé, je peux faire qu'une chose pour me vraiment pardonner: vous offrir à boire.

Le prisonnier, un vieux nain a l'air très sympathique, lui lança un clin d’œil. Elle fronçant les sourcils, ne se laissant pas berner par les apparences. Elle avait ce don de percevoir l'essence des êtres, et celle-là, était très noire.

- Enfin, si vous arrivez à persuader mon ami ici précent qui est, pour l'isntant, responsable de mes mouvements.

Eleonor vit son rapatrieur le foudroyer du regard. Intransigeant, il ordonna au prisonnier d'arrêter de l'opportunée, puis se tourna vers lAasimars et dit d'un ton sec:

- Maintenant, nous allons vous dire adieux et reprendre notre route, vous devriez faire de même.

Sans lui laissez la chance de lui répondre, il se retourna et tira brusquement les chaines du prisonniers, le forçant à le suivre. Le vieux nain, dont des mèches blanches parsemaient sa chevelure noire, lui lança :

- Adieu, ma toute belle. Ce fut un plaisir de vous rencontrez!

Bien qu'il avait une moue de regret, ses yeux projetaient une convoitise mal saine, comme s'il se doutait de quelque chose à son propos. Elle n'aimait vraiment pas ce prisonnier. Son geôlier grogna pour le faire taire et ils se dirigèrent vers l'Auberge de Madame Tomberlak. Eleonor se demanda qu'est-ce qu'elle devait faire, les laisser partir ou les suivre? Un instinct lui disait que le jeune nain courait un danger, bien que son prisonnier était enchaîné et semblait docile. Par réflexe, sa main porta au manche de son épée et vint glisser sur ceux de ses lames étoilés. Ses armes étaient toujours là. Dans cette ville, la paranoïa était presque de mise pour ne pas se faire voler.  Ils étaient déjà loin quand elle  les regarda à nouveau. Pour l'instant, elle n'avait rien à faire, car le pourquoi qu'elle était venue à Hydrasil n'existait plus, la deuxième cohorte avait réussi sa quête, elle n'allait pas avoir besoin de son aide, mais le nain si. Sans plus d'hésitation, elle s'infiltra dans la foule et les rejoignit à pas de course.

-Attendez! Attendez! S'écria-t-elle. Le rapatrieur s'arrêta nette, ses épaules s'abaissèrent d'un soupir exaspéré. Il se retourna vers elle, le regard impatient.

- Ah, ma charmante demoiselle! Vous revoilà! Vous avez changer d'avis?
S'exclama le prisonnier, boue en trin. Fronçant les sourcils, le nain vêtu de noir tira d'un coup sec ses chaînes, ce qui fit taire aussitôt le vieillard, sans pour autant se départir de son sourire insolent. Elle ne put s'empêcher d'avoir une moue de dégoût, son âme était aussi pourrit qu'un cadavre en décomposition. Il méritait sûrement son sort.

- Oui c'est cela...Répondit-elle sans lui rendre sa joie. Ses yeux verts croisèrent ceux du nain à la barbe noire et à l'air bourru. Laissez-moi vous accompagnez jusqu'à cette auberge, où je vis aussi. Après tout, je suis en partie responsable de notre accident,je voudrais me racheter en vous accompagnant. Mon aide vous sera peut-être précieuse, sait-on jamais ce qui pourrait arriver sur votre route?

Elle espérait qu'il dise «oui». Il ne répondit pas tout de suite, cette offre ne semblait pas lui plaire. Il lui lança un regard très antipathique, elle présuma qu'il aimait s'occuper de ses affaires, seule, sans autre personne que lui-même. Cependant, elle tint bon en soutenant son regard, d'un air bienveillant et patient. Cette attitude obtus n'était pas du tout charmante, même elle aurait indigné plusieurs, mais pas Eleonor,qui le trouvait  attachant, sans même le connaitre vraiment.  Le chasseur noir avait une énergie comme la brume, il n'était pas méchant, elle le percevait, contrairement au prisonnier.  Le froid continuait de les frigorifier, et comme si le vent était de son bord, il vint les submerger d'une neige glaciale et poudreuse. Il était temps de rentrer avant qu'ils deviennent eux-même de la glace. Pendant que le plus jeune nain continuait à réfléchir, le vieux prisonnier se lécha les lèvres, en  la dévisageait d'un air pervers. Il ne pouvait s'empêcher de désirer ce corps svelte, caché par un somptueux manteau de plumes, ses cheveux d'or finement tressé et son magnifique visage angélique. Froidement, le regard vert émeraude d'Eleonor pénétra celui de Ditwin.  Fermement, l'Aasimars ordonna:

- Baisse les yeux, prisonnier, tu n'es pas en droit de me dévisager de la sorte.


Devant cet ordre, le vieillard perdit son sourire, son regard ridé illuminé d'une soudaine aigreur. Il n'obéit pas, releva plutôt la tête et provoquant, continua à la fixer comme si elle était complètement nue.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 27 Fév 2015 - 6:58

Ils n'avaient pu avancer que de quelques pas avant que la passante maladroite ne les rattrape. Si cela semblait enchanter le prisonnier, c'était loin d'être le cas de son gardien. Le premier était largement assez pénible comme ça, pas besoin d'avoir en plus une tierce personne qui ajoute de l'eau à son moulin. Même si ce n'était pas l'intention de la demoiselle, la façon sèche dont elle répondit aux paroles du criminel le confirmait, cela ne changeait pas le problème. Il n'avait aucune envie de l'avoir sur les pieds. Mais il pouvait difficilement lui interdire de le suivre alors qu'il logeait au même endroit qu'elle. Par contre, la raison fournie lui sembla plus que vaseuse. Ou alors, elle était issue d'un esprit d'illuminé. Quelle aide cette étrange humaine pouvait bien lui apporter, à lui, un rapatrieur confirmé ? Dans quel type de situation comptait-elle pouvoir lui venir en aide ? Ça lui échappait totalement.

Bref, il s'était arrêté bien trop longtemps sans aucune raison valable et le froid commençait à s'infiltrer sous ses vêtements. C'était cette étrange impression lorsqu'il la regardait qui l'avait retardé. Malgré le ciel gris, l'humaine semblait se trouver en permanence  sous un rayon de soleil. Peut-être était-ce une sorte de sort pour conserver sa chaleur, qui savait ? En tout cas, cette aura était un peu trop clinquante au goût du nain et un gâchis d'énergie. Décidément pas le type de personne qu'il appréciait. Même si, pour rendre justice à la jeune femme, il n'aimait guère de monde. Sur le point de se détourner sans dire mot, les paroles de la maladroite l'arrêtèrent.

Pleine de surprise cette petite, outre le fait qu'elle avait bravé le regard mécontent de Khaad, maintenant, elle osait remettre à sa place le prisonnier à la langue trop pendue. Bien sûr, ce dernier n'en tint pas compte mais cela n'enleva rien au mérite de l'action. Ce fut même suite à cette dernière que le nain daigna lui répondre. Il ne fit cependant aucun geste vers son compatriote. Si elle souhaitait les suivre, c'était à elle d'imposer le respect et non à lui d'intervenir. Autrement, il se retrouverait sans arrêt à devoir s'interposer entre les deux. Son contrat stipulait qu'il devait garder et ramener un seul individu, pas deux, qu'elle se débrouille.

-Comme vous voudrez.

Khaad avait parlait d'un ton neutre, ni énervé ni dédaigneux. Le statut de la jeune de femme après cette réponse passait de hautement indésirable à tolérable.

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Le voleur était un peu surpris que son compagnon de route ne le brutalise pas encore une fois pour sa bravade et ravi que la donzelle les suive. Même si sa joie était un peu gâché par le fait que son charme ne prenait manifestement pas. Le plan qu'il avait concocté dans sa tête devrait être légèrement modifié. Mais il ne se faisait pas de soucis, il était un maître dans la manipulation et s'il ne parvenait à rien avec elle, il trouverait bien une autre personne à utiliser.

-Ne faites pas votre timide, vous voyez bien que l'on était destinés à se rencontrer.

Pour l'instant, la colère dormait doucement à l'intérieur de Ditwin, mais elle pouvait se réveiller instantanément. Un seul déclencheur suffisait, et, si la femme continuait dans sa voie de le prendre de haut, il ne pourrait rien pour la contenir. Pourtant, il ne s'en préoccupait nullement, oublieux de cet aspect de sa personnalité. Jamais il n'avait cherché à contrôler l'indomptable. C'était bien pour ça qu'il était ici.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 27 Fév 2015 - 11:08

-Ne faites pas votre timide, vous voyez bien que l'on était destinés à se rencontrer. avait-dit le prisonnier d'un ton nonchalant.
- Peut-être que oui, peut-être que non. Répondit-elle simplement d'un air détaché  et suivit le rapatrieur. Il marchait si rapidement qu'elle devait presque courir pour le suivre. Légèrement essoufflée, elle se présenta:

-Au fait, je me nomme Eleonor Delorne, je suis une...une humaine appartenant à l'Ordre des Redresseurs.

Elle haïssait mentir sur sa véritable nature et elle ne comprenait pas pourquoi elle continuait. Après tout, Samael était partit très loin, mais elle avait constamment  l'impression que son ombre était près d'elle. Par Phélemée, elle devait cessé de penser à lui et se concentrer sur qui l'entourait!  Posant son regard sur le nain habillé de noir, elle demanda d'un sourire chaleureux:

-Et vous, quel votre nom?

Encore une fois, le nain ne répondit pas tout de suite, ce fut plutôt son prisonnier qui le devança.
- Oh, appelez le «grincheux»! Ahahahah! S'exclama-t-il au grand déplaisir du rapatrieur qui lui lança un regard noir. Moi, c'est Ditwin, ma toute belle.
-Pardon, Ditwin, mais ce n'est pas à vous que j'adressais ma question, mais à vôtre rapatrieur.

Gardant son sourire narquois, Ditwin haussa les épaules, continuant à la fixer. Avec cette neige l'entourant, elle était une beauté hivernale digne d'un tableau de la Seigneurie. Indifférente, elle dévisagea le plus jeune des nains, qui semblait réticent à se présenter. Ses sourcils broussailleux faisaient une ligne sévère sur son front blanc, il réfléchissait. Patiente, elle attendit et continua à suivre le rythme de leurs jambes courtes. Soudain, l'Aasimars perçut  une masse d'énergie ténébreuse au devant d'elle; fronçant à son tour des sourcils, elle remarqua un groupe de gens  s'interposant entre eux et l'auberge de la Goule Souriante. Ditwin les avait aperçu aussi. Une lueur joyeuse fit briller son regard, il sourit en montrant toutes ses dents cariées.

-Ah, enfin! Vous êtes en retard.

Ils étaient trois hommes et une femme. Tous étaient vêtu d'une armure en cuire,équipés de capuches, d'épaulettes, de gantelets et de bottes solides. Le tout était recouvert d'une épaisse cape grise, Eleonor remarqua qu'ils portèrent  une épée courte à leur ceinture et des lames dans leur fourreau dorsale. Ne connaissant pas l'ensemble des factions et de leurs uniformes respectifs, elle ne savait pas qui était ces inconnus aux regards ombrageux. L'un d'eux, visiblement le chef du  groupe d'Écorcheur, avança, un sourire faussement rassurant sur son long visage.

-Paix, nain, nous ne venons pas ici pour combattre, mais pour négocier. Dit-il en soutenant le regard de Khaad. Tu détiens l'un de nos maîtres-voleurs que nous voulons récupérer, d'autant plus il nous doit une forte somme. N'est-ce pas Ditwin?

Celui-ci perdit un momentanément son sourire heureux, une ombre vint couvrir son visage. Il avait complètement oublié sa dette. C'était grâce à la Guilde qu'il avait pu s'enfuir, maintenant, ils réclamaient leur dû.  D'une moue crispée, il acquiesça en répliquant:

-  Je te paierais, si vous me délivrez de cet emmerdeur!


Il désigna Khaad du regard, Eleonor vit que celui-ci était plus sombre que jamais, et ses petits yeux brillaient d'une lueur dangereuse. Le voleur, qui leur avait adresser la parole,  jeta un coup d’œil sur le rapatrieur, qui n'avait encore rien dit.

-Donne-nous ce nain, et je te le promets que tu recevras une somme considérable. Si tu refuse, nous devrons utiliser la force. Ça serait dommage de blesser ton petit ange. Dit l'homme en dévisagea Eleonor qui se tendit.

Elle l'observa, d'un air calme, mais alerte. Il était grand,bien bâtit, une mèche noir collait à son front et son regard jaune lui rappelait celui d'un tigre sauvage, indomptable et sans pitié. Bien que séduisant, son aura était si noire,qu'elle en eut des frissons dans le dos. Il avait sûrement commis bien des crimes odieux et impunies. En arrière de lui, ses compagnons d'armes se firent impatients, la femme avait déjà sortie son épée, fixant méchamment Eleonor. Certes, elle était jolie avec ses cheveux foncés, son teint mate et ses yeux ambrés,mais petite et maigre, elle n'égalait en rien la beauté de l'Aasimars. La jalousie et l'envie d'écorcher ce visage lumineux se lisait dans ses yeux de fauve sauvage. Ce fut un duel silencieux, son regard pénétra celui de l'Écorcheuse. L'émeraude défiant l'ambre d'un désert desséché.

- Allez soit intelligent, Khaad, laisse moi partir! Tu n'as aucune chance face à ces fines lames! Insista le prisonnier, d'un sourire mauvais. Le coeur en chamade, l'Aasimars tourna ses yeux verts vers le rapatrieur. Qu'allait-il décider? Peu importait sa décision, elle allait être à ses côtés, prête à combattre s'il le fallait.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Sam 28 Fév 2015 - 13:55

Plutôt décevante comme réaction, si on pouvait appeler ça une réaction. Juste une réponse, bien trop polie qui plus est, à l'affront évident de Ditwin. N'était-ce donc que des paroles en l'air ? À quoi bon lui interdire une chose pour le laisser faire ensuite ? Enfin, peut-être était-ce  la façon de faire des Redresseurs. Un peu trop mou à son goût. Il comprenait les gens qui préféraient la Main Rouge. Eux au moins faisaient des choses concrètes, ils ne se laissaient pas marcher sur les pieds. En tout cas pour ce qu'il en avait entendu. De toute façon, il n'était pour aucune de ces factions en particulier et toutes ses histoires ne l'intéressaient pas particulièrement. Pour l'humaine par contre, ce n'était évidemment pas le cas. Elle marqua même une hésitation avant d'annoncer son appartenance à cet ordre. En avait-elle honte ou avait-elle peur de faire face à un ennemi ?

Peu importait. Le nain continuait sa route traînant son colis avec un oiseau babilleur à ses côtés. Le second répondant à ce dernier à la place du Chasseur. Grand bien leur faisait, ça les occupait tout les deux. Pour ça part, il pouvait se concentrer sur la route et ce qui les entourait. Ainsi, il vit venir le groupe bien avant de voir le sourire sur le visage du criminel. Des ennuis en perspective, la simagrée du voleur était là pour le confirmer. Quelque chose de plaisant pour le prisonnier ne pouvait l'être pour lui, son gardien.

Des membres de la Guilde selon toute vraisemblance, bien charpentés et armés jusqu'aux dents, vinrent ainsi leur barrer la route. Leur chef tenta une approche faussement diplomatique avec un sourire carnassier aux lèvres. Il émit des paroles que le rapatrieur traduisit dans sa tête comme donne-nous ce que l'on veut si vous ne souhaitez pas tous mourir. Bon, certes c'était une version simplifiée et épurée qui oubliait la menace pesant également sur « leur maître voleur ». Khaad soupçonnait que cette tentative de libération avait plus à voir avec un quelconque gain qu'avec le statut de leur prisonnier.  

Vraiment, pourquoi essayait-il de faire montre de respect envers la hiérarchie alors qu'il s'attaquait à un rapatrieur au service de Paria, l'alliée de la Guilde, ou sa marionnette tout dépendait du point de vue ? Hypocrisie, mais il était possible que ce ne soit qu'ignorance. Dans tous les cas, ils payeraient tous pour s'être mis en travers de sa mission. Rien ne prévalait sur elle, même un membre de la Guilde quelque qu'il soit. La Guilde avait perdu son mot à dire à partir du moment où l'ordre de mission avait été donné. Soit elle avait laissé celui-ci être donné soit elle n'avait pu l'empêcher : ça touchait un sujet tenant à cœur au roi après tout. Tout ce dont Khaad avait besoin de savoir, c'était que la mission était au service de sa patrie et que ces malotrus tentaient de l'empêcher d'accomplir son devoir.

Ainsi pas besoin de réfléchir. La position à prendre était toute tracée. Le Chasseur Noir avait craché quand leur leader avait tenté de l'acheter. Pour qui prenait le prenait-il ? Les paroles vaines du détenu, quant-à elles, le firent partir d'un rire gras. Visiblement, il essayait de reprendre confiance face à ses futurs tortionnaires, car, ne nous faisons pas d'illusion, s'il passait entre les mains de ses confrères humains, il suerait eau et sang jusqu'à ce que la somme due soit rendue au centuple. Finalement tous étaient pendu à ses lèvres, attendant son consentement ou son refus. Dommage pour eux. Une dague vint se planter dans la gorge du locuteur dont les yeux s’écarquillèrent de surprise.

-Folie, c'est de la folie ! Qu'avez-vous fait ?!


Ditwin hurlait sa rage, son désespoir. Cela ne pouvait se passer plus mal. Quoiqu'il advienne sa dette avait augmenté. Chaque mort représentait un manque à gagner, une somme chiffrée.

Alors que le nain, la main à son urgosh, s’apprêtait à attaquer les autres brutes, il les tança.

-Apprenez que l'on ne s'attaque pas à un rapatieur impunément !

Quand à « l'ange » il devrait se débrouiller à ne pas se retrouver entre ses pattes s'il ne voulait pas perdre de plumes. D'ailleurs, il aurait bien du mal à le faire pour le moment. Le prisonnier, en désespoir de cause, tentait tant bien que mal de participer au combat. Il s'était jeté sur l'humaine espérant la mettre à terre et l'immobiliser ensuite. Un combat bien déséquilibré pris ainsi place : un nain contre trois Écorcheurs. Et si la mention de sa fonction fit tilt dans leur tête, aucun d'eux ne le montra ou ne se découragea. Pauvres ignorants.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Sam 28 Fév 2015 - 16:30

Il lui avait tranché la gorge d'un coup sec, le sang avait giclé sur la neige et sur le visage de Ditwin. Celui-ci passa de la joie à l'horreur, tandis que l'Aasimars avait retiré son épée promptement de son fourreau. Le réponse de Khaad était claire comme l'eau de roche. Il gronda et fonça, son Urgosh à la main, indifférant au déséquilibre de la bataille. Eleonor s'apprêta à combattre, mais une boule d'homme petite et lourde se projeta sur elle, et l'a fit tomber à terre. Le souffle couper, elle se débattit comme une véritable tigresse en criant:


-Lâche-moi, sale chien!

-Calme toi ou je te fais la peau, petit ange! S'exclama le nain en appuyant fortement ses chaines sur la gorge de l'Aasimars, voulant l’étouffer.

Elle en eut le souffle coupé et tourna un regard exorbité  vers Khaad qui se battait comme un déchaîner contre les trois truands. L'un d'eux mourut sous le coup du nain, un autre se fit cassé le nez, mais continua néanmoins à attaquer. Visiblement, il n'allait pas lui venir en aide, il était très occupé. Le vieux nain continuait à l'étrangler avec un plaisir non dissimulé, tout en se frottant comme un petit chien en chaleur. Ah, le pervers!  Son épée était au bout de ses doigts, mais les jambes de l'agresseur  écrasaient ses bras, l'empêchant de s'en emparer. S'il continuait, elle allait perdre conscience, il fallait agir. Bon sang, c'était un nain! Si elle ne réussissait pas à le vaincre,cela serait un véritable déshonneur. D'un cri, elle leva son bassin dans les aires et tourna brusquement, ce qui fit chavirer le nain sur le côté, libérant ainsi le cou d'Eleonor. Reprenant son souffle, elle lui envoya un cou de genoux dans ses parties intimes et s'empara de son épée. Crispé de douleur et voyant le regard furibond de l'Aasimars, il supplia:

-Pitié, ne me tue pas! Je ferais tout ce que tu veux!
-Tout ce que je veux? Alors, ferme-là! Rugit Eleonor en l'assommant brusquement avec son pommeau. Il perdit aussitôt conscience, le sang coula de son front, mais rien de grave.

Promptement, elle leva les yeux et vit Khaad écraser le pied d'un des truands et lui envoyé une baffe exemplaire. L'homme tomba à la renverse et n'eut pas le temps de réagir, il se fit éclater le crâne. C'est alors qu'Eleonor vit l'écorcheuse se lancer sur lui et l'attaquer de dos, l'Aasimars bondit et la transperça de son épée. Blême, la femme poussa un cri, puis s'effondra sur le nain. Celui-ci grogna, mais Eleonor lui saisit le bras et l'extirpa de sous le cadavre.


-Ça va?
Demanda la jeune femme, les joues roses et le regard brillant. Le nain acquiesça et se tourna vers le prisonnier. C'est alors qu'une voix tonitruante ce fit entendre en arrière d'eux. Ils se retournèrent d'un même mouvement, prêt à combattre de nouveau. C'était Madame Tomberlak, qui par la fenêtre, avait tout vu du combat. Enragée, elle avança tel un taureau vers eux.

-Hey vous deux! C'est interdit de se battre devant mon Auberge! Par les Dieux, regardez-moi tout ce sang!   S'exclama la naine blême, attirant avec elle une assemblée se rassemblant autour d'eux, certains moqueurs, d'autres scandalisés.
-Euh...Oui, ne vous en faites-pas, Madame Tomberlak, la neige va recouvrir tout ça. Et les corps, et bien,je présume que la ville va s'en occuper?
Répondit maladroitement l'Aasimars, jetant un coup d’œil vers le nain afin d'avoir son appui. Celui-ci, sans même un regard pour l'aubergiste outrée, alla voir l'état de son prisonnier. Il lui donna quelques coups de pied, mais rien, le vieux nain ne se réveilla pas. Désappointé, il se tourna vers la naine et lui demanda d'amener un seau d'eau très froide. La naine devint très rouge de colère et avança vers lui menaçante, mais Eleonor la retint et dit calmement:


- Allons, allons, Madame Tomberlak, je comprends votre frustration, mais sachez que nous n'avions pas le choix de nous défendre. Ces voleurs appartenaient à la Guilde et ils voulaient nous s'attaquer.

-Oh,la Guilde?! Souffla l'aubergiste rageuse. Je déteste ces truands de malheurs, mais ce n'est tout de même pas une raison pour salir mon pavé! J'exige que vous me payez tous les deux 4 pièces d'aciers pour réparation!
-Quoi? Non, je refuse! J'appelle ça du vol, Madame Tomberlak!
Khaad roula des yeux exaspérés et s'approcha très près de la naine, qui hoqueta en reculant. Insistant, il exigea son seau d'eau, mais elle refusa catégoriquement, moyennant deux pièces d'acier, ajouter au frais de réparation.

« Espèce de vieille gratte sous!» Pensa Eleonor le feu aux joues et les poings crispés. Khaad se rembrunit de plus bel et serra les dents. Visiblement, il était tout aussi  irrité qu'Eleonor. Il jeta un œil noir à la naine, se pencha et prit une boule de neige. Pensant que cela lui était destiné, Madame Tomberlak poussa un cri scandalisé, mais le chasseur noir se retourna et l'envoya sur le visage du prisonnier, qui se réveilla en poussant un râle rauque. Satisfait,Khaad le força à se lever.

-Que...Que s'est-il passé? Marmonna Ditwin faiblement, les yeux horrifiés par ce qu'il voyait au sol.
-La justice, prisonnier! Répondit Eleonor le sourire aux lèvres. Ça va être bientôt à ton tour.

Khaad acquiesça d'un grognement et empoigna le prisonnier tout en le menaçant d'une parole acerbe. Déglutissant, Ditwin hocha de la tête, la peur se lisait dans ses yeux ridés. Eleonor soupira, le danger qu'elle avait ressenti était maintenant écarté. Toutefois,leur objectif n'était pas encore atteint, l'Aubergiste de leur logis était toujours en colère et peu réticente à les accueillir.

-Mes pièces d'acier ou pas de lit pour la nuit! Est-ce claire? S'exclama la naine, les poings sur les hanches et les yeux lançant des éclaires. Ne sachant que faire, Eleonor laissa Khaad prendre les choses en main. Après tout, seul un nain pouvait raisonner une autre nain, et là, il s'agissait d'une naine. C'était encore plus corsé.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 1 Mar 2015 - 9:26

Tout se déroula très vite. Dès que l'homme était tombé au sol, mort sur le coup, ses compères s'étaient mis en mouvement. Pas assez vite encore pour mettre hors d'état de nuire le nain qui leur fonçait dessus. L'un deux en pâtit, mort irrémédiablement, tandis que les autres commençaient à présenter une défense acharnée. Mais s'en était fait d'eux. Leur plus gros avantage, le nombre, s'était déjà dissipé. À deux contre un rapatrieur, qu'ils soient Écorcheurs ou non, ils ne faisaient pas le poids. Ils ne se laissèrent pour autant pas faire. La femme, plus dégourdit que les autres, tenta de lui transpercer le dos et fut pris à son propre jeu, tombant par la même sur le dos du nain. Apparemment la Redresseuse savait aussi agir, tant mieux pour elle, elle avait ainsi pu conserver sa vie.

Mais ce n'était pas ce qui inquiétait vraiment le rapatrieur. Une fois tous à terre et lui même debout, il chercha avidement son prisonnier des yeux et le trouva affalé au sol, inconscient. De la buée s’échappait de ses lèvres et attestait qu'il était bien toujours en vie. À lui de lui secouer les puces pour qu'il se remette sur pied. Khaad n'avait aucune envie de le traîner, le nain n'était pas tout léger. S'occupant uniquement de ça, son esprit oblitérait entièrement la foule de badaud rassemblée, ainsi que l'aubergiste outrée. Il ne se tourna vers cette dernière que pour lui demander un seau d'eau. Le malotru avait refusé de se réveiller à ses coups de pieds, une solution plus radical s'imposait donc. Devant le refus persistant de la tenancière, elle ne céda pas d'un poil devant son regard pressant, le Chasseur fut bien obligé de se rabattre sur une autre option. La neige devrait faire l'affaire. Ditwin en aurait plein le nez s'il le fallait mais il allait bien finir par se réveiller !

Avait-il sentit la détermination de son gardien, la menace qui planait sur lui ? Impossible à déterminer, ce qui était sûr, c'était que le criminel c'était réveillé bien vite. Sitôt sur ses pieds, avec l'aide de son cher compatriote, il s'inquiéta de sa situation incertaine. La scène sous ses yeux n'augurait rien de bon pour son futur. Les paroles d'Éleonor ne furent pas là pour le rassurer, pas plus que le grognement d'acquiescement de Khaad. Mais celui-ci s'en souciait peu. Il avait un nouveau problème auquel faire face, bien plus gros que celui de la bande de voyou : une naine entêtée réclamant de l'argent. Bien qu'il n'eut pas suivi toute la discussion, la dernière réplique résumait assez bien les attentes de la naine à son avis.

-Mes pièces d'acier ou pas de lit pour la nuit! Est-ce claire?


Rien en théorie ne s'opposait à lui donner ce qu'elle souhaitait, si ce n'était que son prix était excessif. Aucun dommage n'avait été fait à son auberge, juste un petit coup de balai était nécessaire pour déblayer son palier. En aucun cas cela justifiait de payer quatre fois le prix d'une nuit en dédommagement. Enfin, avec une naine ce n'était même pas la peine d'essayer d'avoir raison. La meilleure stratégie était encore de faire semblant d'être d'accord. Par la force des choses, Khaad se fit donc diplomate.

-Notre ami ici présent, le rapatieur désigna le nain enchaîner, va nettoyer le bazar qu'il a provoqué. Votre perron  paraîtra comme neuf d'ici une heure et plus aucune tâche de sang ne viendra souiller votre établissement.

À ces mots le désigné volontaire protesta comme il pu.

-Je ne suis pas responsable de....

Il fut coupé dans son élan par un regard éloquent de Khaad. Dans sa position actuelle, il ne pouvait guère se permettre d’encourir la colère de son gardien. Pas après ce qu'il venait de se passer. Il était de toute façon encore trop ébranlé par cet échec cuisant pour s'emporter réellement.

Avant que Madame Tomberlack ait pu émettre un seul mot le rapatrieur compléta sa proposition.

-J'ai bien conscience d'avoir attiré une mauvaise attention sur votre auberge. Pour se dérangement je suis prêt à vous donner trois pièces d'acier. Pas une de plus. Si cela ne vous convient pas, nous trouverons une autre auberge où loger.

Son ton était ferme, et son regard ne lâchait pas celui de son interlocutrice. Elle répondit avec son entrain coutumier, bien qu'à contre-coeur. Elle avait bien conscience que s'ils partaient ailleurs elle ne toucherait pas d'argent et le désordre devant son palier resterait là bien plus d'une heure.

-Je veux pas une botte qui traîne, qu'on s'entende bien !

Elle tendit la main pour recevoir son argent avant de s’engouffrer à nouveau dans l'auberge.

Avisant des tonneaux non loin de là, Khaad alla se percher sur l'un d'eux.

-Allez, au boulot, fainéant tu as entendu la dame. Tu n'as qu'empiler les corps dans cette ruelle.

Un signe de main accompagna ses propos pour désigner la ruelle en question. S'en était une peu fréquentée et surtout faisant face au nain. Celui-ci garderait ainsi constamment un oeil sur Ditwin.

-Ne vous sentez pas obligé à rester. Par contre si vous pouviez ramener du vin chaud ce serait bienvenue.

N'attendant pas la réponse d'Éleonor, le nain lui lança de quoi payer sa boisson. Sa compagnie était passée au stade supérieur de tolérable mais pas encore à celui d'agréable.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 1 Mar 2015 - 18:01

Elle attrapa les pièces lancées par Khaad et accepta d'un sourire, puis entra dans l'auberge. L'assemblée, n'étant pas intéressée à admirer un nain ramassant des cadavres, était aussi retournée dans l'établissement, les conversations avaient repris ainsi que la musique. Madame Tomberlak venait ici et là, les joues rosées et l'air joyeux. Elle semblait avoir oublié l'incident et continuait son traintrain quotidien sans autre souci que la satisfaction de ses clients. Eleonor, encore une boule de rancune dans l'estomac, ne voulait pas lui adresser la parole, et alla plutôt vers Edwirk, le garçon à tout faire. L’apercevant, il devint comme d'habitude écarlate, et cessa d'essuyer son verre.

-C'était une belle bataille! Complimenta-t-il d'un sourire timide. J'ignorais que vous vous battiez avec autant de grâce, Dame Nora.

Peuh! C'était un commentaire bien trop flatteur la concernant. Au contraire de la grâce, elle s’était battu telle une limace se tortillant sous une grosse roche nauséabonde et vicieuse. Néanmoins, elle garda un sourire charmeur et le remercia:

-Merci pour ce compliment. Dit-moi, serait-il possible d’avoir une cruche de vin chaud?
-Oh, mais, bien sûr, dame Nora! Laquelle que vous voulez?
-La moins cher que vous avez. Répondit-elle jetant un regard sombre à l’aubergiste qui s’était retournée vers elle. La naine, d’un sourire chaleureux, s’approcha et s’exclama :
- Alors, belle créature, cette bataille t’a sûrement donné grand faim?! Le diner va bientôt être servi!
Devant ce commentaire, Eleonor eut une idée qui allait sûrement plaire à son compagnon nain. Ravalant sa rancune vis-à-vis l’avarice de l’aubergiste, l’Aasimars demanda avec gentillesse :
- Oui, un repas serait le bienvenu. Serait-il possible de me préparer un plateau et une cruche de vin? Je désire diner dehors avec mon compagnon.
- Par ce temps! Non, non, il fait un froid glacial. Refusa catégoriquement l’aubergiste. Son autorité maternelle exaspérait au plus haut point la jeune femme, qui faillit perdre contenance, mais elle se retint. Calmement, Eleonor expliqua d’un sourire polie:
- Mon compagnon doit surveiller le prisonnier qui nettoie,  et comme il vous l’a dit, cela prendra sûrement une heure. Or, il est affamé et s’il ne mange pas, il pourrait perdre conscience. Donc, si vous ne voulez pas avoir sur le dos un nain inconscient, des cadavres sur votre pavé et un prisonnier en fuite, je crois qu’il serait préférable d’accepter ma requête, n’est-ce pas?

La naine ne répondit pas tout de suite et s’empourpra. Elle détestait qu’on la contredise et surtout, qu’elle n’ait pas le choix de refuser. D’un soupire irrité, elle acquiesça de la tête et répondit sèchement :

- Bien, mais je ne me sentirais aucunement coupable si tu meurs d’une grosse grippe, c’est ta responsabilité, pas la mienne. Edwirk va préparer un  plateau de saucisses aux canards grillés, accompagnées de choucroute d’Hydromel. Ça va plaire à ce nain bourru, c’est l’un des plats traditionnels de Paria!
- Et n’oublie pas la cruche de vin! Ajouta Eleonor, d’un sourire satisfait. L’écuyer acquiesça aux deux dames et partie prestement chercher la commande.
La naine, le regard brillant, sourit. Cette expression avare voulait tout dire. Comme de fait, elle tendit sa main menue et l’Aasimars y mit les pièces de Khaad.

-Tu comprends vite, jeune fille, c’est une qualité qui te mènera loin. Dit la naine retrouvant son air joyeux.

Eleonor ignorait si c’était sincère ou ironique, mais elle ne sans souciait guère. La seule chose qu’elle voulait c’était de retourner dehors, elle préférait le froid glacial à cette chaleur étouffante. En guise de réponse, la jeune femme sourit légèrement et porta son regard vers les cuisines, où était parti l’écuyer. Voyant cela et comprenant que la conversation était terminée, la naine haussa les épaules et tourna les talons pour servir d’autres clients. Que de bruits dans cette auberge, cela lui donnait mal à la tête. Haussant la voix, deux nains se mirent à s’obstiner, une femme gifla un homme, visiblement un Varakois, puis l’embrassa à pleine bouche et finalement, un groupe de jeunes gens se mirent à chanter à tue-tête.  Ah, que faisait l’écuyer! Il était parti depuis un long moment déjà, elle jeta un coup d’œil inquiet vers la porte d'entrée. Au moins, Khaad n’était pas allé chercher son vin lui-même. Eleonor tenait à lui apporter elle-même, voulant gagner son amitié par cette attention. Le départ précipité de Samael l’avait chamboulé et elle ne s’était jamais senti aussi seule depuis la mort de ses parents. Ce voyage présentait un destin imprévu, lourd de solitude. Plonger dans ses réflexions, elle ne remarqua pas le retour d’Edwirk. Transportant le plateau demandé, il s’arrêta et prit un instant pour admirer Eleonor. Son teint pâle, ses cheveux d’or défaits et son regard vert nostalgique lui donnaient l’air d’une déesse en peine. Comme il aurait voulu la prendre dans ses bras et l’amener dans un lit pour la consoler, mais le détachement de la jeune femme l’empêchait d’être aussi audacieux.  Sentant sa présence, elle tourna son regard vers lui et soupira de soulagement. Enfin!

-Votre plateau et votre cruche de vin, Dame Nora.
-Merci, Edwirk. Répondit-elle d’un beau sourire, prenant le plateau de nourriture.

Il lui rendit son sourire, le coeur en chamade et les yeux brillants d'amour. Elle se mordit les lèvres,irritée. Cet adolescent était visiblement épris d'elle, ou plutôt de sa beauté, un amour qu'elle considérait comme superficiel. C'est alors que le beau visage de Samael lui revint en mémoire, ainsi que la douceur de son baisé, à la fois si passionné et si sincère. Était-ce cela l'amour véritable? Cela ressemblait plutôt aux sentiments du jeune homme, passion et folie. Frustrée contre elle-même, Eleonor chassa toutes pensées concernant Samael et sans même saluer Edwirk, elle sortie rejoindre Khaad, qui l'attendait toujours sur son tonneau. Souriante, elle s'exclama:

- Je vous ai apporter de quoi nous ravitailler! Ça va nous réchauffer un petit moment.

 De son côté, Ditwin s'arrêta et les observa d'un air mauvais. Ses mains étaient couvertes de sang, il puait la mort et ça l’écœurait. La vengeance empoignait son cœur à le faire crier de rage. Tremblant de froid, il avait une envie c'était d'assassiner ce maudit Rapatrieur et cette Aasimars,car il était convaincu que s'en était une,sa lumière ne trompait pas. Son regard ombrageux brilla d'un plaisir sadique. La mort n'épargnait personne, ni eux, ni lui.Il jura de se venger avant de trépasser.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 6 Mar 2015 - 7:00

Le nain n'était pas accoutumé à autant de prévenance. Non contente de ramener le vin chaud, la jeune femme avait aussi pensé à prendre un repas pour les sustenter. C'était pas lui qui allait cracher sur quelque chose à manger après cette dure journée. Surtout que son dos commençait à se rappeler à lui : le remue-ménage récent ne faisait pas de bien à sa vieille blessure récoltée dans le désert. Au moins n'avait-il pas à traîner ses corps. Ça avait des bons côtés parfois de se traîner un prisonnier, aussi bavard et tordu fut-il. Khaad n'aimait d'ailleurs pas ses œillades noirs et les soupires incessants dont celui-ci les abreuvait. Mais pas assez pour qu'il interrompit son dîner pour lui. Le seul remerciement qu'il offrit à Éleanor fut :

-Bonne initiative.

À ce moment là, bien que n'attendant pas de réponse positive, Ditwin se fit entendre.

-Et pour ceux qui bosse un petit quelque chose peut-être non ?

Son air mauvais ne trompait, à ce moment là, personne. Il ne pouvait plus la contenir. La colère commençait à monter en lui. Il tenta de s’épancher un petit peu en narguant la demoiselle.

-Les anges c'est pas censé être miséricordieux, par hasard ? Parce que jusqu'à présent vous ne l'avez pas vraiment été.

Mais c'était peine perdue s'il attendait quoique se soit de la demoiselle. Le rapatrieur devança toute réaction en lançant une croûte dur sur le mauvais bougre.

-Remets-toi au travail que nous ne passions pas toute la nuit dehors.

Seul un cracha répondit à ses propos. Unique signe de protestation, Ditwin se remit ensuite au boulot. Il n'avait effectivement pas envie de rester toute la nuit dehors à traîner des corps et nettoyer un bain de sang dont il était nullement responsable. De toute façon ce n'était pas encore le moment de passer à l'action.

Le repas se poursuivit un moment en silence, seul quelques râles et grognement venaient l'agrémenter. Enfin, jusqu'au moment où Khaad tilta aux paroles du criminel. Ça lui avait pris du temps, mais ça aurait aussi bien pu ne jamais arriver s'il n'avait rencontrer récemment une de son espèce dans le désert. Et puis, normalement les humains ne se présentaient pas en disant qu'ils étaient humains non ? En théorie, on le voyait aussi bien que son nez au milieu de sa figure, pas besoin de le dire.

-Vous êtes une aasimar.

Ce n'était pas une question, juste une simple affirmation. Il avait parlé d'une voix basse, ne voulant pas qu'un balourd, entrant ou sortant de la taverne ne l'entende. Soit il y avait peu de risque pour le moment le flux de passant avait tendance à ce détourner de la scène, mais de temps en temps il y avait bien un client qui sortait.

- Vous êtes la seconde de votre espèce que je rencontre en peu de temps. J'espère que vos ailes ne vont pas se mettre à pousser brusquement.

Assister à ce phénomène une fois était largement suffisant, c'était même une fois de trop. À ce souvenir il grimaça et prit une lampée de vin. La chaleur se diffusa dans son corps encore plus rapidement que lorsqu'il mangeait son plat de gruau encore fumant. Pour combattre le froid, et parce que les vapeurs d'alcool embrumaient déjà son esprit, il se permit de re-boire. Se faisant, ça délia un peu sa langue mais bien peu son sens de l'observation. Il était totalement oublieux des réactions de la jeune femme et ne prêta pas attention aux effets de la petite bombe qu'il avait lâché, nullement conscient que ses paroles aient pu troubler son interlocutrice.

-C'est marrant pour un peuple normalement pourchassé, qui devrait être en train de se cacher j'en croise beaucoup sur ma route...

Pour la délicatesse il ne fallait pas compter sur un nain, et encore moins sur Khaad. Ce dernier se trouvait dans la moyenne basse de son peuple quand il s'agissait de faire preuve de tact. Toutefois, il y avait des choses que même lui ne se permettait pas devant une dame.

-Je vous laisse un instant, la nature m'appelle.

Bien sûr, il ne comptait pas rentrer dans la taverne, il aurait été trop loin en cas de besoin. Et même s'il faisait un minimum confiance à l'aasimar suite au événements, il n'était pas prêt de la laisser totalement seule avec ce vaurien. Ainsi, après être descendu de son perchoir en titubant, il se dirigea vers une allée transversale et peu occupée, à portée de voix si nécessaire.

Ce faux pas n'échappa pas à l’œil vigilant de Ditwin. L'arrivée du garçon de salle avec son balai, et la bave aux lèvres devant la demoiselle ne lui échappa pas non plus. Il n'entendait pas ce qu'il pouvait bien trouver à lui dire pour traîner aussi longtemps dehors, mais il n'en avait cure. Tout ce qui importait au nain c'est que sa gardienne du moment fut distraite. Sans aucun mouvement brusque, ni hâte, il transporta, traîna le troisième corps vers les deux autres. Mais cette fois-ci, au lieu de revenir vers l'auberge, il commença, toujours d'un pas tranquille à reculer dans l'allée. Puis quand l'obscurité l'eut totalement absorbée il prit ses jambes à son cou. La vengeance nullement oubliée mais reportée pour un temps plus opportun.

Tout ce déroula très vite, Khaad arriva à peine quelques secondes après la disparition de son prisonnier. La rage et l'adrénaline eurent vite fait de chasser tout brouillard pesant sur son esprit. Avec colère il s'adressa aux deux jeunes. Bien qu'en réalité il était bien plus énervé contre lui-même pour avoir laissé cela se produire.

-Vous l'avez laissé filer ! Par mes Gromthi ! Pas de temps à perdre, on doit le rattraper immédiatement, suivez-moi.

Le rapatrieur était déjà en train de s'élancer vers l'allée quand il se rappela un détail. Tournant sa tête vers le garçon encore benoît, il lui donna des instructions.

-Et vous, rendez-vous utile et finissez le travail.


-----------------------------------------------------------------------------------

Quelques temps plus tard, à l'auberge de Mme Tomberlack, un inconnu vint s'enquérir de deux nains. Un personnage plutôt inquiétant, tout de noir vêtu, aux traits acérés et au regard inquiétant. La naine l’identifia tout de suite pour ce qu'il était : un membre de la Guilde. Sa réponse à sa question était donc toute trouvée. Qu'elle éprouva de la sympathie ou non pour le groupe n'entrait pas en compte, c'était une question de principe.

-Il n'y a aucun individu de ce genre dans mon établissement.

-Vous êtes sûre ? Réfléchissez bien un nain plutôt âgé avec des mèches blanches dans des cheveux noirs et un nain avec un énorme nez. Ça ne passe pas inaperçu !

L'inconnu commençait à s'impatienter, son ton se faisait menaçant. Il était sûr que les autres membres de la Guilde, les Écorcheurs étaient passés par là. S'il n'y avait plus de trace de sang devant l'auberge, les cadavres étaient toujours non loin de là. Hors de vue, certes, mais facile à trouver pour qui cherchait. Et s'il n'avait mentionner l'aasimar c'est que ses comparses étaient mort avant d'avoir pu faire état du groupe dans lequel leur cible voyagé dernièrement.

Un poivrot se trouvant appuyé au bar, jugea bon d'intervenir sans que personne ne lui eut tien demandé.

-Mais patronne, y'a bien des nains qui sont passés par là, même qu'ils étaient avec un petit bout de femme.

Le membre de la Guilde reporta immédiatement son intention sur lui tendit que l'aubergiste le fusillait du regard. Mieux valait pour l'âne qui avait pris la parole ne jamais avoir besoin de son aide ou de se cacher de la Guilde. Ce ne serait pas ici qu'il trouverait refuge, plus maintenant. D'un ton impérieux l'assassin continua son interrogatoire.

-Et ils sont où maintenant ?!

Toujours aussi inconscient de la menace qui pesait sur lui, que se soit de la part de la tenancière ou du membre de la Guilde, il continua comme s'il badinait avec un camarade de boisson.

-Bah, ch'pas moi. Ils sont partis y'a un moment. Même qu'ils ont laissé au soin à  Edwirk de nettoyer leur bazar. Ça s'fait pas hein ?

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 6 Mar 2015 - 9:21

-Bah, ch'pas moi. Ils sont partis y'a un moment. Même qu'ils ont laissé au soin à Edwirk de nettoyer leur bazar. Ça s'fais pas hein?
- Ça se fait surtout pas de dire de telles âneries! Ce bougre d'imbécile est totalement soûl, ne l'écouter pas! Tout le monde sait que la parole d'un ivrogne ne vaut strictement rien, n'est-ce pas? Grinça des dents Madame Tomberlak prête à le gifler s'il continuait à dénoncer ses clients. 
-Ben non, c'faut là! J'ai jamais était aussi dégourdis et sobre! M'sieur, je te le jure, je dis la vérité là! Tiens, allez voir Edwirk, il va vous dire que c'est vrai de vrai! 

Les joues en feu et le regard flamboyant de colère, la naine leva la main pour le gifler, mais une poigne solide et douloureuse l'arrêta. Elle poussa un petit couinement de souris et leva des yeux,  soudainement apeurées, vers l'informateur de la Guilde, qui le regard sombre. ordonna :


-Naine, mène- moi à ce Edwirk,  sinon...
Il n'eut pas besoin de finir sa phrase, elle comprit tout de suite la menace par son poignard à demi sortir du fourreau. Déglutissant, elle maudit intérieurement le groupe qui avait apporter tant d'ennuis, puis acquiesça. 
-Lâchez moi et je vous mènerais à Edwirk. Répliqua-t-elle d'un ton calme, essayant tant bien que mal de refouler sa colère, qui grondait dans son petit corps trapus. Elle détestait se faire brutaliser et devoir obéir contre son gré. 
«Quelle journée merdique!  Ils me devront bientôt la vie de mon employé!»Pensa-t-elle avec hargne.

L'assassin acquiesça à son tour et relâcha son petit bras menu. Reprenant contenance, elle jeta une œillade noire à l'inopportun, qui soudain, comprenant  le danger de la situation,  rentra les épaules, détourna le regard et enfonça son nez retroussé dans son bock de bière. Madame Tomberlak le maudit aussi et dirigea le membre de la Guilde à l'extérieur, où se trouvait Edwirk. Son esprit réfléchissait à toute allure, imaginant des plans d'assassinats contre ce grossier personnage, mais son écuyer n'avait aucune chance. Le jeune homme avait fini d’empiler les cadavres dans le fond de la ruelle, où il en sortit. Les traces de sang sur sa chemise ne trompaient pas, elles étaient fraîches, terriblement fraîches. Apercevant sa patronne, accompagnée de l'inconnu insolite, il s'arrêta net. Cet habit noir et ce regard froid ne disait rien qui vaillent, tout comme le regard triste et le visage blême de  Madame Tomberlak. Il ne l'avait jamais vu dans cet état, c'était à croire qu'il était déjà mort. Déglutissant à son tour,il recula d'un pas, tandis que l'homme avança vers lui, sortant son poignard. 

-Où ils sont partis? Demanda sourdement l'assassin.
-Qui donc? interrogea innocemment Edwirk en fronçant les sourcils.  D'un grognement, l'Écorcheur s'approcha vivement du jeune homme et pointa  son arme contre son ventre en menaçant:
-Ne me prend pas pour un imbécile, jeunot! Grinça-t-il férocement. Tu sais très bien de qui je parle!  Les deux nains et la fille! Où ils sont parti?! Réponds!

Un court instant, Edwirk resta silencieux. L'image d'Eleonor apparut dans son esprit, son beau visage ovale, si lumineux et ses yeux verts chatoyants. Les nains lui importèrent guère, mais elle...Il était tombé amoureux d'elle depuis le premier jour, ce qui revenait à hier,avant le couché du soleil. Ah...La lumière dans ses cheveux d'or, son sourire bienfaisant et sa beauté si digne d'une reine. Elle ne méritait pas de mourir ainsi, de la main d'un vulgaire assassin. Il fallait lui laissé du temps pour s'enfuir. Prenant son courage à deux mains, le jeune homme cracha au visage du mécréant et répliqua:

-Plutôt mourir!
La naine porta la main à sa bouche, le regard effaré devant la scène funeste qui se déroula devant elle. D'une moue rageuse, l'assassin entra profondément le poignard dans le ventre d'Edwirk, qui d'un cri et les yeux exorbités, devint blême. Cela allait être une mort lente, la pire qui soit. 
-Parle et j'achèverais tes souffrances.Murmura l'assassin à son oreille.
-Jamais.Souffla Edwirk  un regard encore scintillant de vie. Il était déterminé à sauver la femme qu'il aimait, mieux valait mourir en héro qu'en pleutre. Contrarié par ce courage stupide et exaspérant, le voleur soupira.

-Alors, tu ne me laisse pas le choix. Répondit-il le visage de marbre.Sur ce, il sortit brutalement son glaive de sa victime, qui s'écroula de tout son long au sol,et sans aucune pitié, l'Écorcheur posa son pied sur l'hémorragie et pesa de tout son poids. L'écuyer ne put s'empêcher de hurler et les larmes aux yeux, il supplia d'arrêter.
- Parle! Rugit l'assassin en continuant sa torture. N'en pouvant plus, la naine se précipita vers lui et cria:
-Au Nord! Ils sont partis au Nord! Arrêtez, pitié, arrêtez!

Il se tourna vers elle, la scruta attentivement, puis arrêta la pression. Plus blême que jamais, Edwirk continua à la pleurer, le sang coulait désormais de sa bouche. Il en avait plus pour l'autant. C'est alors que l'assassin fixa le sang sur la chemise du garçon. Il pâlit et se tourna vers la naine.

-Où sont mes  frères d'armes? demanda-t-il, espérant qu'elle réponde sans obstiner. Ce qu'elle fit en pointant vers le fond de la ruelle, tremblante et larmoyante. Il tourna son regard brun vers la noirceur où était le tas de cadavres gelés. Délaissant l'écuyer agonisant, il s'approcha d'eux, mit un genoux à terre, tout en dévisageant intensément le visage de la morte se trouvant par-dessus. Ce fut à son tour de trembler, mais de consternation. Uma, sa femme. Ressentant un mauvais pressentiment,il lui avait demandé d'être prudente,avant qu'elle parte en mission. Pour la dernière fois, il la contempla, sa peau autrefois si dorée, maintenant si pâle. Jamais plus elle n'ouvrira ses yeux d'ambres ni lui dira à l'oreille: «Je t'aime». Ne pouvant s'empêcher, il la prit dans ses bras, et la serra très fort contre lui, un sanglot étouffait sa poitrine, sans qu'aucune larme ne sorte. L'assassin avait apprit à refouler à l'extrême ses sentiments, même devant elle, mais au moins, Uma savait qu'il l'avait aimé comme aucune autre. Cette nuit, il la pleurera dans la solitude,mais pour l'instant, son cœur était embrasé par un désir de vengeance meurtrier, son sang en bouillait. 

«-Je te vengerais, mon amour, je te le promets.» Souffla-t-il à l'oreille de sa défunte femme. Oui, il allait les venger, elle et ses compagnons. La déposant sur la neige froide, il se leva et tourna un regard sec vers la naine, qui était maintenant auprès du jeune homme, sa tête sur les petits genoux. D'une moue hargneuse, il siffla:
-Compte-toi chanceuse d'être encore vivante, naine. Si j'apprends que tu les héberge encore, je te tuerais.

Devant cet œil haineux, elle savait qu'il le ferait sans aucune hésitation. Le visage humide de larmes, elle acquiesça et reporta son attention vers Edwirk, qui allait rendre l'âme d'un moment à l'autre. L'assassin jeta un dernier regard vers sa bien-aimée, puis il siffla, ce qui fit sortir  un groupe d'Écorcheurs, caché dans l'ombre d'une ruelle adjacente. Ils étaient cinq et très bien armés.  Apercevant les cadavres, ils restèrent un moment interdits et sombres.
-Qui a fait ça, chef? Demanda rauquement l'un d'eux,très grand et costaud.
-Des condamnés.  Suivez-moi!
 Ils coururent vers le Nord, des traces précipités prouvaient les dires de la naine.  Ce soir, les têtes des nains et de la fille orneraient le campement de la Guilde. 

***


Cela faisait maintenant dix minutes qu'ils courraient dans la neige et le vent. Ditwin était droit devant eux, il tourna à droite, puis à gauche,puis encore à droite. Essoufflée, Eleonor eut du mal à croire que ses petites jambes étaient si rapides. Bien que vieux, il était en forme, même plus qu'elle. Se rappelant qu'elle avait des ailes, l'Aasimars se dit que ça irait bien plus vite et désarçonnerait Ditwin. Se mordant les lèvres, elle eut un moment d'hésitation. Il était maintenant évident que sa cape n'était pas infaillible, certains, comme Khaad, étaient plus allumés que d'autres. Elle ne pourrait pas se cacher indéfiniment, sa lumière trahissait son appartenance, mais elle devait tout de même rester prudente. Jetant un coup d’œil à chaque côté et en arrière, la jeune femme ne vit personne, sauf Khaad qui la suivait à pas de course, rouge et essoufflé.  Le ciel était nuageux,un parfait camouflage naturel. Ne pouvant s'empêcher de sourire, Eleonor jeta un coup d’œil sournois au nain, puis d'un saut, elle s'envola vers les nuages. Enfin, elle volait! Cette sensation de liberté lui avait grandement manqué, elle en oubliait presque Ditwin. Toujours à la course, Khaad devait grogner dans sa barbe. C'est alors qu'elle se souvint de ce qu'il avait dit: 
« -C'est marrant pour un peuple normalement pourchassé,qui devrait être en train de se cacher, j'en croise beaucoup sur la route...»

Elle avait été choqué par ce commentaire si discriminatoire envers son peuple. Certes, nombreux aimaient se retrouver dans des temples ou des lieux paisibles, mais plusieurs combattaient le mal auprès des Redresseurs et dans la milice des villes. Cela paraissait que ce nain ne connaissait pas grand chose de sa race, son opinion était basé sur des ouïs-dires et des préjugés. Par contre, sa rencontre avec l'autre Aasimars l'avait intéressé.Contrairement à celle-ci, Eleonor était née avec ses ailes, ce qui avait  rendu l'accouchement de sa mère difficile, mais heureusement, toutes deux s'en étaient sorties indemne. Compatissante, Eleonor était heureuse d'être née ainsi, car en aucun cas, elle enviait la transformation de l'autre Aasimars, cela devait être très douloureux. Pour la millième fois,elle remercia son feu père de lui avoir légué ce gène, si rare chez les Aasimars. Revenant à la réalité, elle reporta son attention sur Ditwin, qui avait tourné dans une étroite ruelle, loin du regard de Khaad, et s'apprêta à s'enfuir par une bouche d'égout. Promptement, elle piqua en flèche et l'attrapa solidement par le collet.
«Bon sang, il est lourd!»Se dit-elle le visage rouge et crispé, l'élevant du sol. Le vieux nain, effrayé de quitter la terre ferme, paniqua et se débattit. Irritée, elle ordonna:
-Cesse de bouger, sinon je vais te lâché et tu mourras!
Devant cette menace, il jeta un coup d’œil en bas et s'arrêta aussitôt. Mordieu, ils étaient rendus à trente mètres dans les aires, il allait effectivement mourir. Soudain, le vertige le saisit, suivit d'un intense haut le cœur. Viré au vert, Il supplia:
-Descend moi! Descend moi ou sinon..Beurrghargghghhhh
Ce fut telle une marée épaisse et nauséabonde qui tomba, malencontreusement, sur la tête de Khaad. 
«Oups..»Pensa-t-Eleonor, se mordant nerveusement les lèvres.
En effet, cela valait mieux qu'elle redescende, car le corps de Ditwin recommençait à faire des soubresauts éloquents, indiquant qu'il allait remettre ça. Présumant que le nain était assez secoué, elle descendit doucement, évitant ainsi que Khaad soit totalement submergé de vomis. Ils posèrent pieds au sol, Ditwin s'écroula à terre, verdâtre et faible, il vomit une seconde fois, et indifférent, s'allongeant dans sa bile, complètement anéanti. Jamais plus il ne prendrait le risque de fuir, surtout si une Aasimars est dans les parages, il s'en fit la promesse. 
hrp:
 
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Khaad Grak'moha
Le Chasseur noir
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Divinité(s) : Les dieux sont trop hauts pour lui.
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 8 Mar 2015 - 15:42

Totalement stupide ce Ditwin, comment diable l'idée se s'enfuir face à ses deux gardiens avait bien pu germer ! Soit, le Chasseur n'était pas très en forme, mais ça, il ne pouvait le savoir. Chaque pas devenait de plus en plus douloureux, tirait sur sa blessure dans le dos. Autant dans l'action du combat, il était parvenu à l'occulter, autant maintenant, c'était impossible. Trop de mouvement était venu la tirailler et rien de sérieux pour le distraire de sa douleur. Mais même sans compter le plus ou moins robuste nain, et l'aasimar ? Lui qui avait remarqué en premier que s'en était une. Pensait-il pouvoir s'échapper face à une espèce qui pouvait voler et donc se déplacer beaucoup plus le vite, le retrouver où qu'il se cache ? Ou s'était-il dit que la demoiselle n'oserait pas déployer ses ailes en pleine rue ? Mais les événements montrèrent au criminel qu'il se trompait lourdement. À peine une dizaine de minute après s'être enfuit le voilà suspendu dans les airs. Attraper telle une proie par un faucon. Il avait beau s'agiter dans tous les sens rien n'y faisait. Tout ce qu'il accomplit, fut de vomir sur la tête de l'autre nain.

-Étiez-vous obligé de le secouer comme un prunier au-dessus de ma tête !

Le ton de sa voix trahissait son exaspération et était plein de reproches. Certes, c'était un moindre mal pour avoir récupérer ce crétin. Mais il se serait passé d'avoir du vomi lui dégouliner dans les yeux ! Tant bien que mal, il essaya de se débarrasser d'une partie en rinçant à la neige. Maintenant, il avait froid, en plus de puer. Ce fut seulement après s'être un temps soit peu débarbouillé qu'il grommela à l'attention d'Éleonor.

-Merci.

Pas très expansif comme remerciement mais c'était déjà beaucoup venant de ce nain bourru. À coup de pied, il alla faire relever son prisonnier. Hors de question qu'il l'aide à se relever. L'autre se trouvait dans un état encore plus lamentable que lui il y avait quelques secondes. Ce fut ainsi en titubant, sans l'aide de personne, que Ditwin dut se remettre en route pour les suivre. Ils retournaient à l'auberge. Une fois là-bas, Khaad espérait bien pouvoir se décrasser et surtout faire partie cette odeur nauséabonde. Il n'était pas spécialement à cheval sur l'hygiène mais il y avait des limites... Quant-à ce que l'aubergiste dirait en les voyant, l'un plus puant que l'autre encore, seule la demoiselle encore immaculée, seul l'avenir leur dirait.

Et l'accueil fut encore bien différent que ce à quoi il s'attendait. Ils n'étaient manifestement pas les bienvenus mais ce n'était nullement leur état qui était en cause. Dès qu'ils avaient pénétré dans la salle surchauffée et bondée de la pièce commune, un silence pesant et glaciale s'était abattu. Il fallut à peine dix secondes pour que l'aubergiste fonça sur eux, venant d'on ne savait où, les attrapa en chemin pour les traîner dehors. À l'intérieur les discussions reprirent place, des paris ne tardèrent pas à fuser en tout sens sur ce qu'allait devenir les bougres dehors. D'aucun affirmer que se serait Mme Tumberlack elle-même qui leur réglerait leur compte. Mais seul le ciel étoilé et une paire d'yeux bien dissimulée furent témoins de leur sort.

-Ça ne va pas de revenir ici, vous n'avez pas assez mis le bazar ?!

Elle parlait d'un murmure rauque, rapide, comme si la nuit avait des oreilles et, avec la Guilde, elle en avait effectivement. Ses yeux étaient encore rougis par les larmes versées sur son employé.

-Vos histoires ont coûté la vie de mon Edwirk et si vous déguerpissez pas rapidement, vous payerez également de vos vies.

Ce n'était nullement une menace, mais un avertissement amical. Malgré tout ce qui c'était passé, la naine n'oubliait pas les véritables responsables de tout ces morts. Et même si elle en voulait à la troupe devant elle, elle savait au fond de son cœur que tout n'était pas de leur faute.

-Un gars de la Guilde était ici plutôt. Vous n'avez pas besoin d'un dessin, maintenant partez et ne revenez pas !

Sa dernière phrase n'admettez pas de réplique. À ce groupe de se débrouiller seul, elle en avait fini d'eux. La propriétaire s'engouffra à nouveau dans le bâtiment les laissant derrière. Des questions fusèrent quant-au devenir des personnes dehors mais un regard bien senti de la tavernière leur fit vite changer de sujet.

Le Chasseur Noir réfléchissait à leurs options après que Mme Tumberlack les ai planté là dans la neige. Et si une lueur d'espoir était apparue dans les yeux de Ditwin, il était encore bien trop secoué pour faire le malin.

-Bon, il est peut-être temps de se séparer. Vous n'avez pas à rester plus longtemps avec moi. Mon compagnon et moi allons embarquer dans un navire immédiatement et quitter cette ville.

S'ils n'étaient pas partis jusqu'à présent, c'était bien qu'aucun navire n'avait prévu de lever l'encre ce soir. Mais, moyennant un peu d'argent, il était toujours possible de faire appareiller un navire. Le moment critique serait le temps nécessaire à rassembler l'équipage et à s'éloigner du port. S'ils n'étaient pas retrouvés avant. Déjà une paire de jambe s'éloignait en courant pour rejoindre la bande d'Écorcheur. Aucun membre du groupe ne sembla le remarquer.
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Eleonor Delorne
L'ange d'or
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Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
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2690/5000  (2690/5000)
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Mer 11 Mar 2015 - 10:20

D'un regard las, elle prit un moment avant de lui répondre. Tout comme Khaad, elle avait été prit de court par  l'expulsion de Madame Tomberlak. S'enfuir vers le Port de Bélin n'était pas une mauvaise idée, surtout si la Guilde les recherchait. En fait, c'était leur seule option. Après tout, à part de jouer la touriste, pourquoi rester à Hydrasil? Il n'y avait plus rien pour elle, seulement des déceptions. La parole de Samael lui revint en mémoire:

-Je ferais tout mon possible pour revenir vers toi, mais promets-moi que tu ne te mettras pas en danger.


Elle était déjà danger, elle ne pouvait faire autrement que de s'en sortir, au moins en cela, il l'aurait approuvé. Oui, elle suivrait le nain jusqu'au Port et ensuite, elle verrait, ne sachant ce que l'avenir lui réservait. Un long voyage sur la mer des Larmes ou une simple halte pour se faire oublier? Plus tard, elle allait prendre une décision, mais présentement, l'essentiel était de fuir. Ses yeux se tournèrent vers l'auberge où se trouvait la dépouille d'Edwirk. Son coeur était triste d'apprendre sa mort. Bien que dérangeant, c'était un jeune homme vaillant, serviable et sûrement courageux.  S'ils étaient arrivés une dizaines de minutes plus tôt, elle aurait pu le sauvé, mais rien n'était certain. Les Aasimars avaient certes le don de guérison, mais quand c'était trop grave, la chirurgie était nécessaire. Qu'avait-il fait pour mériter un tel sort? Il était pourtant innocent dans cette histoire. Or, Khaad attendait sa réponse, elle ne fit qu’acquiescé la tête et dit:
-Je viendrais avec vous, mais avant, je vais chercher nos bagages. 

Dans sa hâte de les expulser, Madame Tomberlak avait oublié de leur remettre leurs biens. Sans attendre un mot de son compagnon, elle se dirigea vers la porte.  Quand elle rentra, les conversations se firent moins bruyantes et plusieurs regards la dévisagèrent, à la fois curieux et inquiets. Indifférente aux réactions d'autrui, elle chercha l'aubergiste du regard. La naine n'était pas  dans la grande salle, mais elle la vit plutôt à l'étage supérieur, amenant un panier de simples et de violettes vers une chambre isolée. Montant à l'étage, elle entra dans la même chambre, puis s'arrêta net, perplexe et désolée. Le corps d'Edwirk était étendu sur une table en bois rond, couvert d'un tissus blanc et de fleurs. Deux pierres étaient posées sur ses yeux fermés, coutume provenant de la Norpalie, d'où il devait venir. Ce soir, l'ange de la mort allait le guider vers une autre vie, meilleure et plus paisible. Entendant un craquement au seuil de la porte, la naine se tourna vers l'intruse. Les yeux rougis et la mâchoire crispée, elle pointa son petit doigts vers l'extérieur et siffla:

-Dehors, fille de malheur! 
Eleonor se tendit devant cette insulte, mais ne répliqua pas. Madame Tomberlak était bouleversée par ce qui lui arrivait, cela ne servait à rien d'en rajouter. Détournant son regard de ses yeux en colère, qui dissimulaient à la fois de la tristesse et de la peur, Eleonor s'avança jusqu'au mort et se pencha pour le regarder une dernière fois. Sa peau était blême,légèrement parfumé de lavande et de camomille. Elle déposa ses doigts sur ses mains froides, entrecroisées sur son ventre, où du sang tâchait sa chemise de lin propre. L'assassin l'avait donc poignardé à cette endroit? Le monstre! L'estomac transpercé était la plus horrible des morts, douloureuse et extrêmement lente. 
-Pardon d'être arrivé trop tard pour te sauvé...Marmonna-t-elle, un sanglot serrant sa gorge. Elle se sentait si responsable de sa mort. S'ils ne s'étaient pas battus contre les Écorcheurs et avait livré Ditwin, cet innocent aurait été épargné. Le visage crispé de la naine se détendit, laissant place à une expression pleine de regret et de tristesse. Elle avança vers Eleonor, posa sa petite main sur l'épaule du mort et décrivit avec tendresse:
-Il s'est sacrifié pour vous sauvez, c'était admirable. Il a craché au visage de cet homme et lui a répondu:« Plutôt mourir!» Je n'ai jamais été si fière de lui!
-Il a fait ça?Souffla-l'Aasimars agrandissant les yeux, ébahi par le courage du jeune homme. Mais pourquoi sacrifier sa vie pour des étrangers?
La naine ne répondit pas tout de suite et fixa intensément le défunt,  comme si elle voulait cerner ce mystère propre à lui. Son regard s'illumina, et d'un sourire triste, elle reporta son attention vers la jeune femme et répondit:

-La seule chose qui fait que les hommes se sacrifient ainsi c'est par amour pour une femme. Fait qu'il ne soit pas mort en vain, d'accord?  
Chamboulée, l'Aasimars n'eut su quoi dire et acquiesça lentement de la tête. En pensée, elle le remercia de s'être sacrifié pour elle et lui donna un baisé sur le front. C'est alors qu'elle sentit un souffle subtile sur sa gorge,chaud, mais très faible. Précipitamment, elle recula en s'exclama:

-Par les Dieux, il est encore vivant!
-Quoi?! S'exclama à son tour la naine en s'approchant du jeune homme. Impossible! Son coeur ne battait plus.


Incertaine, elle se pencha à son tour et après un moment, elle sentit aussi le souffle léger du presque mort. Claquant des mains, elle resta sans voix et se tourna suppliante vers Eleonor qui comprit sa supplication. Elle avait encore une chance de le sauver, elle devait le sauver. Déterminée plus que jamais, elle leva les yeux vers le ciel et se laissa imprégnée de la lumière dans chacune de ses veines. Puis les yeux fermés, elle déposa une main sur le ventre, l'autre sur le coeur. L'énergie circula dans le corps D'Edwirk, et aux grands soulagement de la naine, celle-ci vit la fatale blessure se refermée progressivement, la couleur revint sur le visage de l'agonisant et sa poitrine se mit à respirer normalement. Bien qu'inconscient, il était malgré tout guérit et sauf. Épuisée, Eleonor se sentit faiblir et réclama une chaise. Madame Tomberlak lui en offrit une expressément, et le regard larmoyant de reconnaissance, vint serrer la jeune femme dans ses bras menus. Celle-ci, tout aussi émue, se laissa bercer. Elle avait réussi un miracle. Quelques servantes ayant vu ce prodige, allant annoncer la nouvelle à la clientèle, qui au début, les regardèrent ahuri, puis des exclamations de joie et des chants victorieux en l'honneur d'Edwirk se firent entendre. L'ange d'or avait sauvé l'écuyer. 

Entendant le brouhaha d'hommes et de femmes exaltées par la nouvelle, la naine et l'Aasimars se regardèrent, puis à travers leurs larmes, éclatèrent de rirent. Le soulagement et  la joie firent disparaître toute tension ou animosité.  Au moins, Eleonor n'allait pas avoir la mort de l'écuyer sur la conscience, il en avait fallu de peu. Or, le sourire aux lèvres et la force retrouvée, elle se leva et se dirigea vers son protégé. Il était toujours dans un état comateux, mais il allait sûrement se réveiller dans quelques heures, son corps et son esprit essayant de récupérer du choc de s'être fait si violemment agressé. Elle caressa doucement son front juvénile, se désolant qu'à son réveil, elle n'allait pas être là. Effectivement, le temps pressait, il fallait partir, la Guilde ne devait plus être loin. En fait, elle était déjà là, à l'extérieur, entourant Khaad et Ditwin. La naine entendant un écho de conversations abruptes, s'approcha de la fenêtre et blêmit.

-Que Solarim nous vienne en aide, ils sont là!
Chuchota-elle tremblante. Fronçant les sourcils, Eleonor s'approcha à son tour et observa à l'extérieur. De ce fait, plusieurs hommes entouraient son compagnon, l'air menaçant et les armes sorties. L'un d'eux, sûrement leur chef, était avançé, à quelque pieds du Rapatrieur, et avait un visage de marbre, bien que séduisant, et les yeux plissés comme celui d'un loup. Grand et large d'épaules, elle se doutait par son corps athlétique, aux muscles bien découpés, qu'il était un adversaire redoutable. Il parlait à Khaad, elle n'entendait pas ce qu'il disait, mais une lueur étrange et dangereuse brillait dans son regard de fauve. Entendant un soupir rauque elle tourna son regard vers  la naine qui observait haineusement cet homme. Farouche, Madame Tomberlak leva son regard noisette vers Eleonor et dit:

-C'est cet homme qui a faillit tué Edwirk, il ne doit pas rester impuni. Va chercher vos bagages, j'ai oublié de vous les donner, et vos chevaux à l'étable par la porte arrière. Attend le signal, pis file avec tes compagnons.
-Mais qu'allez-vous faire? Ne vous mettez pas en danger! S'exclama Eleonor soudainement inquiète par la brillance vengeresse du regard brun. Celle-ci eut un sourire sournois et haussa les épaules, et  dit d'un ton innocent:

-Oh, moi, me mettre danger? Je suis bien trop pratique pour cela. Non, non, ma toute belle, ne t'en fait pas. Sache seulement que quand on mets une naine en colère, la tempête suit de prêt et gare à celui qui s'y trouve! Maintenant, va et ne revient plus  pour un très long moment.
-Merci pour votre aide, Madame Tomberlak. Remercia Eleonor le regard embué par l'émotion. D'un sourire maternelle et confiant, l'aubergiste lui prit la main et la pressa affectueusement entre les siennes. Elles s'échangèrent un regard entendu, et sans se faire prier, Eleonor obéit aux directives. Jetant un dernier regard au groupe de mécréants, qui allait passé un mauvais quart d'heures, la naine retroussa sa jupe et sortit de la pièce d'un pas vif et alla dans les escaliers. Avant de hausser la voix, elle s'assura que la gracieuse silhouette de l'Aasimars est disparue, puis déclara:

-Tous, je vous prie, faites silence!J'ai à parler! SILENCE!
-HEY! ON S'TAIT! Beugla un homme d'une voix grave et imposante. D'un même mouvement, l'assemblée se tourna vers elle,l’œil joyeux et brumeux par l'alcool. Le silence se fit  instantanément.  D'un sourire,  elle s'exclama:
- Vous savez tous qu'Edwirk a été agressé par l'un des membres de la Guilde,mais il a survécu. La rumeur est vraie et fondée, il est vivant et se porte mieux.
-Yeah! Vive Edwirk! Vive Edwirk! S'écria d'une voix les clients en levant leur bock de bière et d'hydromel à son honneur. Son sourire s'agrandit,mais une ombre vint assombrir son visage grassouillet. Elle fit un petit signe de la main comme quoi elle n'avait pas fini son discours et  continua:

-Certes,  Edwirk l'a échappé bel, mais la menace est toujours là. En bas, d'autres membres de la Guilde se trouvent devant l'auberge et ils s'apprêtent à menacer  des innocents! Pour venger mon écuyer et faire en sorte que cette place redevienne sûr, qui veut prendre les armes? Qui sont les courageux voulant se battre pour l'honneur et le droit de vivre?

Dans une autre vie, elle aurait été une excellente meneuse de troupes. Le silence s'abattit sur la foule, tous se regardèrent incertains. Après un moment d'hésitation, un homme se leva, par sa peau pâle, ses cheveux blonds et sa carrure solide, c'était certainement un Norpalien. Puis, un autre, cette fois-ci, un Varakois, ensuite une femme, celle-là, une Tiefflin,et ainsi de suite jusqu'au nombre de vingt personnes, guerriers et guerrières de surcroît. Plusieurs appartenaient à la main rouge, d'autres à la Confrérie des rapaces et aux Redresseurs. Il y en avait même quelques un qui étaient de simples batailleurs de taverne. À l'exception de leurs accoutrements, qui les distinguaient, ils étaient tous animés d'une même envie de justice et de combats. Timidement, un Norpalien leva la main et demanda rauquement:

-Est-ce qu'on va avoir droit à un bock de bière gratuit en échange?

Devant cette demande incongrue et comique, l'assemblée éclata de rire, ainsi que la naine. Avec entrain, elle déclara:

-Débarrassez-moi de cette vermine, et il y aura un tonneau de ma meilleure bière pour tout le monde!
-Aux armes! S'écrièrent les guerriers d'une même voix.

D'un commun d'accord, ils prirent leurs épées, leurs arcs et leurs haches,puis sortirent dehors, faisant qu'un. Un murmure d'excitation parcouru la clientèle, tous se dirigèrent vers les fenêtres, les passants, au dehors, s'arrêtèrent étonnés de voir autant de monde armés. La vingtaine de guerriers entourèrent les deux nains et la dizaine d'Écorcheurs, prêt au combat. Pendant ce temps, Eleonor avait détaché les montures, mit leurs bagages sur chacune d'elles et avança discrètement vers le groupe impressionnant de combattants. En retrait, elle attendit patiemment le signal de Madame Tomberlak. Celle-ci était à la fenêtre, observait  la scène, avec fierté et fascination.


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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Dim 15 Mar 2015 - 16:06

Argh, était-il vraiment nécessaire qu'elle le suive encore ? C'était bête de se part d'avoir utilisé ce peut-être. Il aurait dû être plus ferme et dire adieu sans demander son reste. Maintenant, voilà le résultat : il devait l'attendre dehors dans le froid avec ce nauséabond Ditiwin, alors qu'il aurait déjà pu s’avancer vers le port. Soit, il y aurait toujours cette horrible odeur étant donné qu'il emmené le prisonnier mais bon... Et comme si ça ne suffisait pas pour lui faire regretter ses mots, voilà que la "cavalerie" débarquait. Certes, ce n'étaient pas les deux minutes et quelques d'avance qu'ils auraient pu prendre qui aurait changé quelque chose. Mais que voulez-vous, ce n'est pas un nain obtus qui le reconnaîtrait. Pour sa part, le criminel se débattait entre ses sentiments d'espoirs et de crainte. Lui ferait-on payer les morts précédents ou le libérerait-on sans sévices ?

Rien ne transpirait de l'approche de la dizaine d'Écorcheurs, si ce n'était qu'ils savaient leurs proies au pied du mur, sans échappatoires. Ainsi, ils avançaient d'un pas déterminé mais sans courir. Leur chef en tête de groupe, les autres dispersés derrière lui. Arrivé devant l'auberge, ils formèrent un demi-cercle autour des deux nains, le leader toujours au centre. Les badauds traînant dans cette rue, face à l'attroupement de la Guilde, se trouvèrent rapidement une occupation ailleurs. Bientôt, il ne resta plus qu'eux, les nains et un silence pesant.

-Alors, comme ça, tu es l'inconscient qui tue des membres de la Guilde. Où est ta partenaire, elle s'est enfuie en nous voyant arriver ?

Khaad scruta un moment le groupe avant de répliquer. Il tenait à évaluer ses chances, guère glorieuses, de s'en sortir indemne et de garder son prisonnier vivant. Point qui le contrariait, il avait pour ordre de le ramener avec toujours un souffle de vie pour qu'il soit jugé comme il se devait à Paria. De manière exemplaire, à n'en pas douter, pour décourager ce type de comportement à l'égard des enfants. Pour l'instant il agrippait fermement Ditwin par le cou, tout en ayant son autre main sur le manche de son arme. Cette fois-ci, un lancer  de poignard ne le sortirait pas de là. Et, puisque l'ennemi semblait d'humeur loquace, autant en profiter pour gagner un peu de temps, histoire d'avoir une illumination, ou du moins une idée pour sortir de cette galère.

-Non malheureusement, c'est pas faute de lui avoir expliquer que vous ne valiez pas le coup de rester. Elle a préféré trouver un endroit bien calé pour voir combien elle arriverait à en faire tomber sous ses flèches avant que vous ne réagissiez.

À ce mensonge éhonté du nain, les membres de la Guilde levèrent les yeux vers les fenêtres  et les toits des environs à la recherche d'un éclat trahissant la pointe d'une flèche. C'était peine perdu même si les concernés l'ignoraient. La prise sur le cou du meurtrier se raffermit, avertissement pour celui-ci au cas où il sentirait sa langue le démanger. Mais Ditwin passa outre l'inconfort, la douleur, pour essayer de prévenir « ses sauveurs » de la supercherie.

-Vous savez, si j'étais-vous....


Le malheureux n'eut pas le temps d'en dire plus, un bon coup du nain l'avait étourdi. Il gisait à présent au pied de son gardien. Ce dernier se demandait pourquoi il n'avait pas agit ainsi avant.

-Vraiment ? Je suppose que vous l'avez assommé pour éviter qu'il ne révèle sa position ?
La phrase était quelque peu sarcastique, laissant passer un soupçon de doute. Mais peu importe, ça ne vous sauvera pas vous. Le chef avait prononcé ses mots en pointant son arme vers le nain. Vous feriez mieux de l'appeler. Si vous le faites, je vous promets une mort douce et rapide autrement vous paierez pour la mort de mon aimée.

Son regard féroce trahissait son offre. Personne en le voyant n'aurait douté qu'il punisse son interlocuteur du crime pour lequel il le croyait coupable.

-Voulez-vous que je jette mon arme aussi ?

Ses paroles s'accompagnèrent du geste, non de jeté son arme au sol, mais de la dégainer. Un petit flottement s'écoula avant que les dix armes adverses ne furent sorties. Ce fut à ce moment là, alors que la situation était sur le point de dégénérer qu'un groupe d'hommes se déversa de la taverne à couteaux tirés. Tant le nain que ses adversaires furent surpris par cette arrivée inopinée. Et bien qu'ils fussent une vingtaine, qu'ils renversaient l'équilibre du combat, la partie n'était pas gagnée. La troupe nouvellement arrivée comptait autant de combattant de bar que de véritable guerrier. Il y en avait bien peu parmi eux qui faisaient le poids fasse à un Écorcheur de la Guilde. Mais Khaad était bien mal placé pour cracher sur cette aide bienvenue. Il se demandait juste comment l'ange s'était débrouillée pour les faire sortir combattre pour une chose qui ne les regardait absolument pas. Et surtout où diable était-elle passée ? Avait-elle déjà pris la poudre d'escampette ?

Des passants semblèrent réapparaître de nulle part pour observer le combat, à distance sûre de la zone d'affrontement. Tous entendirent la voix forte de Mme Tomberlack qui s'était placée à la fenêtre de l'étage, vitre ouverte.

-N'en laissez pas un debout, ils doivent payer pour ce qu'ils ont fait !

Ce fut le signal qui déclencha le chaos. Des batailles éclataient de toutes parts, deux contre un, trois contre un ou un contre un. Le nain se trouvait proche de la porte et étrangement loin de l'épicentre du combat. Un brave guerrier s'écroula non loin des deux nains, son adversaire emporté au loin par un autre ennemi. Le chef des Écorcheurs tentait de revenir vers le rapatrieur, il le lâchait rarement des yeux malgré les combattants auquel il devait faire face. Khaad quant à lui tentait de tirer Ditwin vers Eleonor et les chevaux tout en évitant les coups. Le Chasseur l'avait aperçue faire des petits mouvements vers lui après le début de la débacle. Ce mystère au moins avait eu une réponse.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Lun 23 Mar 2015 - 17:17

Khaad faisait des pieds et des mains pour tirer Ditwin vers elle. Au moins, il l'avait aperçu, mais elle n'était pas en mesure de le rejoindre, il y avait trop de corps à corps qui l'empêchait d'avancer. Cependant, elle pouvait l'aider de loin pour lui laisser le temps d'arriver jusqu'aux cheveux. Levant les yeux vers le toit de l'Auberge, elle aperçu une corniche idéale pour le tire à l'arc. Elle prit soin d'attacher soigneusement les chevaux et s'assurant que tous les regards fixaient l’issu du combats, Eleonor déploya ses ailes et alla sur le toit, s’accroupit sur la corniche, sortit son arc et visa. Dans la mêler, elle devait ne pas se tromper entre les Écorcheurs et les valeureux combattants. Parmi le  clan des guerriers de Madame Tomberlack, il y avait déjà plusieurs blessés et morts, leur nombre baissait constamment, les Écorcheurs commençaient en prendre le dessus. Elle ne voulait pas gaspillée ses flèches, il fallait visé stratégiquement. Elle devait blessée, ou même mieux, tuer le chef de la bande. Où était-il?

Plissant les yeux, elle analysait chacun des combattants, essayant de percevoir à travers l'éclat du sang et de la sueur où était l'homme qui avait faillit tué Edwirk. Un cri rauque se fit entendre, elle baissa vivement les yeux et aperçut celui qu'elle cherchait. Il venait d'éventrer un Norpalien, sûrement sa technique d'exécution préférée, et il s'approcha dangereusement de Khaad, qui tirait Ditwin, à bout de souffle,  vers les chevaux. Encore une fois, elle allait lui sauvé la vie et elle espérait qu'il allait dire plus qu'un mot de remerciement. L'Aasimar avait rarement rencontré quelqu'un d'aussi peu bavard, s'en était presque frustrant.

« Ses parents ont dû lui montrer tard à parler, ce qui expliquerait son manque de vocabulaire...» Pensa-t-elle, ressentant une pointe de compassion pour le rapatrieur pestant et suant.Terminant sa réflexion sur le manque de dialecte de Khaad, elle prit deux flèches, tendit la corde de Jir et tira. Une flèche atteignit l'épaule et une autre  le genoux du poursuivant, qui férocement, s'apprêtait à abattre son épée sur le Chasseur noir. Il en avait fallut de peu. L'assassin rugit et tomba sur son genoux indemne, le cœur battant et la sueur au front. La mâchoire crispée, il leva vivement les yeux vers elle, son regard pénétra le sien, cela la pétrifia pendant un instant. Eleonor n'avait jamais vu un tel regard, si froid, si sombre, mais surtout, si malheureux.  Continuant à la fixer, il leva sa dague vers elle et siffla:

-Un jour, je te retrouverais et je te tuerais!

Elle déglutit comme ensorcelée par un sentiment indéfinissable. C'est alors qu'il y eu des cris d'alarmes d'adolescents qui hurlaient que la garde arrivait. Surprise, elle détacha ses yeux de l'Écorcheur, qui s'était tourné vers ses hommes et avait ordonné le retrait, et vit une troupe d'une trentaine d'hommes armurés et armées de lances et d'épées approcher rapidement vers eux. La garde arrivait, ils étaient saufs. D'un sourire victorieux, elle dévisagea une dernière fois son  ennemi, qui malgré sa blessure, se fit un chemin sanglant parmi les combattants. Ses hommes le suivirent, mais plusieurs se firent estropiés ou blessés lors de cette fuite, leurs dos exposés à leurs adversaires. Néanmoins, la moitié d'entre eux s'enfuirent dans les égouts, tels des rats, loin des regards et de la justice des hommes. Les guerriers de Madame Tomberlack, les voyant fuir, levèrent à l'unisson leurs épées et crièrent d'une même voix «VICTOIRE! VICTOIRE!». Certes, le sol était couvert de cadavres et de sangs, plusieurs de leurs alliés avaient péri sous l'épée, mais rien valait plus que la reconnaissance d'être en vie pour honorer leur sacrifice. Eleonor respira, elle se rendit compte qu'elle avait retenu son souffle tout le long du combat. Se rappelant que le nain l'attendait, elle baissa les yeux vers lui. Devant sa lenteur à descendre de son perchoir, il semblait décidé à partir sans elle.

Promptement, elle remit son arc derrière son dos et descendit tant bien que mal le toit sans utiliser ses ailes. N'étant pas une bonne escaladeuse, elle faillit se torde la cheville en descendant, mais heureusement, elle put déposée son pied délicatement sur une caisse accotée contre le mur de l'Auberge. Le souffle court et les joues rosées, elle rejoignit Khaad à grande enjambée, Ditwin était par terre, toujours inconscient. Le rapatrieur avait dû l'assommer fortement pour être autant sonner, à moins que...Elle eut un sourire malicieux, échangea un regard complice avec le Chasseur noir, se pencha et fit une grosse boule de neige entre ses mains. Furtivement, elle s'approcha du prisonnier et de toutes ses forces lui lança la neige en plein visage. D'un râle, il ouvrit les yeux et se leva tel un mort dans sa tombe.
-Ahhhhhh! Expira-t-il d'une manière dramatique et exagérée. Que s'est-il passé? Suis-je libre?

Voyant l'air renfrogné de Khaad, Ditwin marmonna une insulte bien placée afin d'exprimer sa déception de voir son geôlier encore vivant et les chaînes toujours à ses poignets. Décidément, la technique de la boule neige marchait à merveille,Eleonor se promit de la garder en mémoire et fit un clin d’œil moqueur à Ditwin, qui maugréa davantage. C'est alors qu'une voix fluette se fit entendre et attira leur attention.

-Soldats, entourés ces hommes et arrêtez les pour infraction et agressivité dans un lieu public! Cette indécence ne restera pas impunie!
Ordonna le Sergent qui dirigeait la troupe de miliciens, entourant  les guerriers joviales et fêtards. Tous furent surpris par cet ordre, les combattants se resserrèrent devant la menace qui grondait, prêt à combattre de nouveau. Ils n'avait pas échappé à la mort pour pourrirent dans une prison crasseuse. Ce fut là que Madame Tomberlack intervient, prête à défendre l'honneur de ses clients et sa promesse de leur offrir sa meilleure bière. Jouant des coudes, elle s'infiltra parmi eux et s'adressa  sur un ton impérieux au maigrelet Sergent:

-Allons, Sergent! Ce n'est pas comme ça qu'on doit récompenser des héros! Nous devons les louanger et non les mettre en prison.

-Co..Comment?! Madame, mêlez-vous de ce qui vous regarde!Répliqua sèchement le Sergent scandalisé par cette intervention grotesque. Les yeux plissés et les mains sur les hanches, elle ne se laissa pas démontée:
-Sachez, mon cher monsieur, que c'est bien de mes affaires qu'il s'agit! Ces hommes, mes clients, sont venus à ma rescousse. Ces écorcheurs de médeux m'ont menacés et ont failli tué mon employé. Alors, oui, ils sont des héros et je vous interdits de les mettre en prison et de les punir injustement! Sinon, je vous le jure, que j'irais me plaindre à notre Seigneurie de votre incompétence et de votre manque de jugement. Cependant, si vous faites bien votre travail, plusieurs témoins, dont moi-même, attesteront que vous avez poursuivi courageusement les bandits et avez fait preuve de clémence envers des gentlemans, qui voulaient seulement défendre des innocents. La balle est dans votre camps, Sergent!

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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 27 Mar 2015 - 13:19

L'aasimar était vraiment plus dégourdie que ce qu'il avait pensé au premier abord. Au lieu de se contenter de l'attendre sans rien faire, elle s'était trouvée un perchoir d'où tirer sur l'ennemi. Bien qu'il eut aimé qu'elle vienne l'aidé avec ce poids mort, il fut bien obligé de reconnaître son choix comme bon. Après tout, avec ses flèches, elle lui avait évité de se retrouver avec une épée plantée les ancêtres savaient où. Certes, il aurait sans doute pu l'éviter, se servir du prisonnier comme bouclier mais on ne savait jamais. Outre cette blessure envoyée dans le monde des possibles, elle avait concentré la haine de la Guilde sur elle-même. Nul doute que le chef des Écorcheurs, épinglé comme il venait de l'être, et la mort de sa femme à venger, ne lâcherait pas l'archère de sitôt. Les mots qu'il lui lança avant sa fuite le laissait en tout cas penser. Peut-être le rapatrieur devrait-il en toucher un mot. Se fendre d'un merci ? Ou au moins le mentionner. S'il y pensait. Si ça lui venait à l'esprit.

Pour l'instant, malgré la déroute des membres de la Guilde et surtout à cause de l'arrivée de la garde, il se concentrait sur comment parvenir à tirer son fardeau jusqu'au chevaux. Le nain était à peu près sûr que ces derniers aller poser des questions sur son prisonnier, qu'ils tenteraient éventuellement de vérifier ses dires. Et dans le pire des cas, cette petite « vérification » le ramènerait devant la conseillère. Celle-ci, malgré l'immense mansuétude dont elle avait fait preuve devant sa requête, risquait d'être légèrement énervée d'être dérangée une seconde fois pour la même chose. Étant donné son caractère présomptueux, fière, orgueilleux, nombrilisme et tout ce qu'on voudrait, elle pourrait lui faire payer en l'envoyant croupir quelques jours en prison ou, pire encore, en lui retirant la garde du meurtrier.

Un problème fut résolu grâce à la fameuse boule de neige d'Éleonor : le comateux sorti de son inconscience feinte. Il serait donc beaucoup plus facile à mettre sur un cheval. La garde, ils pouvaient la laisser au bon soin de la compétente tavernière. En tant que naine, appartenant à cette fière race, elle ne ferait qu'une bouchée de ce grand dadet de sergent. À moins que....

-Je ne permettrait pas qu'une naine dicte ma conduite ! C'est scandaleux ! C'est moi qui juge qui trouble l'ordre et....

À ce point, le sergent se faisait tellement huer et était à ce point noyé sous les quolibets que ses mots devinrent inaudibles. Il ne reprit le dessus qu'une ou deux minutes après.

-Mais enfin, écoutez-moi ! Je disais, je suis seul juge dans cette affaire. Mais il se trouve que vous avez raison, cette fois, je vais de ce pas chercher ces coupes gorges.

Cette fois, ses paroles déclenchèrent quelques rires et de nombreux applaudissement.

-Vous quatre, venez avec moi, ne restez pas planté ainsi ! Quand à vous autres restez ici pour aider les blessés.

Les quatre désignés s'échangèrent des regards entendus : cette histoire risquait de circuler un moment chez les gardes, d'Hydrasil et d'ailleurs. Et le sergent n'aurait pas forcément un rôle très flatteur dans les bruits colportés.

Bien, comme prévu Mme Tomberlak avait su mener cet étourdi là où elle le souhaitait avec juste un petit coup de pouce de la foule. Il ne restait plus qu'à monter sur ce maudit cheval et partir. Qu'est-ce qu'il pouvait détester monter ces grands machins tout poilus, être brinquebalé sur leur dos, dépendre de leur bon vouloir. Bref, s'il n'avait pas été aussi pressé par la présence de ces maudits gardes, il serait parti par le bon vieux moyen de transport : les pieds. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ou peu s'en fallait, il grimpa, escalada le dos de la pauvre bête. Bien sûr, il ne le fit qu'après s'être battu pour faire monter Ditwin sur sa propre monture.

-Eh bien, je crois que nous sommes prêt à laisser ce bazar derrière nous ! Dis adieu à ton dernier espoir Ditwin.

Cette pique était totalement gratuite et méchante. Mais bon, si le prisonnier ne pouvait servir d'un poil de défouloir après tout ce qui leur avait fait subir, où allait la justice ? Et réflexion faite, après s'être avancé de plusieurs rues, la plupart pavée, le cheval n'était certainement pas plus rapide que ses pieds. En tout cas, il ne présentait pas un avantage assez important pour qu'il continuât cette torture. Une fois cela établit, il sauta à bas de son cheval, le laissa en plan au milieu de la rue pour aller prendre par la bride celui portant son prisonnier. Le Chasseur ne se préoccupait nullement du sort du cheval ainsi abandonné, il trouverait très bien son chemin tout seul. Ou pas, qu'importait ?

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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Sam 28 Mar 2015 - 10:24

Dès l'intervention de Madame Tomberlack et de la foule, elle était montée sur sa monture, le sourire aux lèvres. Cette naine ne manquait pas de cran, c'était admirable de la voir se faire obéir par le Sergent, bien qui celui-ci gardait un air supérieur et arrogant.  Un grognement se fit entendre, elle tourna son regard vers Khaad qui essayait tant bien que mal de monter Ditwin qui résistait en poussant ses petits sur le flanc de l'animal. Elle fut tentée de l'aider, mais fatiguée par toutes ses péripéties désastreuses, elle le laissa se débrouiller seul, après tout, il était un grand garçon, au sens symbolique.  Finalement, il réussit et siffla méchamment à son prisonnier:

-Eh bien, je crois que nous sommes prêt à laisser ce bazar derrière nous! Dis adieu à ton dernier espoir Ditwin.

Le prisonnier en question maugréa une insulte incompréhensible et crispa ses poings, mais Khaad fit comme s'il ne l'avait pas entendu et monta, sans grâce, sur son énorme monture. Eleonor l'observa du coin de l'oeil, retenant un fou rire. C'était si comique la différence de taille entre le cheval et le nain que l'envie de dire une plaisanterie la démangeait, mais avec tact, elle se retint et suivit résolument les nains. La foule était dense, encombrante, beaucoup de regards se tournèrent vers eux, à la fois admiratifs et intrigués. Décidément, les histoires circulaient vites à Hydrasil. Elle rendit le sourire à une petite fille qui lui fit un «au revoir»de la main, puis tourna son regard vers le dos trapus du Chasseurs noir. Elle faillit lui rentrer dedans, il s'était arrêté brusquement et avait mit pied à terre. Fronçant les sourcils, son expression perplexe fit place à un air ahuris quand elle le vit partir avec Ditwin en laissant sa monture en plein milieu de la route. 

-Mais qu'est-ce que...Marmonna Eleonor au nain qui continuait, tout bonnement, son chemin, comme si tout ceci était normal. Le cheval abandonné s'ébouriffa la crinière, piaffa joyeusement puis fit demi-tour et parti au galop, provoquant des cris scandalisés chez plusieurs marchands, s'étant fait bousculé par le fougueux animal. L'Aasimar s'excusa du regard et décida aussi de débarquer de sa monture. La prenant par la bride, elle la tira et suivit le nain qui semblait savoir exactement où aller. Ils gardèrent le silence, évitant tous regards, mais restaient alertes, la Guilde pouvait répliquée, elle espérait que non, il y avait eu assez de sang pour la journée, une traite s'imposait. Plus ils avançaient, plus les maisons s'espaçaient, la nature reprenait son droit et finalement, ils sortirent d'Hydrasil. Voyant que le nain et son prisonnier continuait à avancer, elle embarqua sur Narth et les rejoignit. Au côté des nains, la jeune femme trottina gaiement, heureuse de retrouver les grands espaces, loin du danger de la ville.  La voyant,Khaad s'arrêta et la dévisagea  comme s'il se disait:« Tiens, t'es encore là, toi?».Décidément, il avait complètement oublié sa présence. Déçue, Eleonor s'arrêta et dit d'un ton amère:

-Je suppose que vous voulez continuer votre route seul? Il vrai que ça serait risquer de voyager ensemble, mieux vaut être séparés. Peut-être nous reverrons-nous au Port de Bélin ou ailleurs? 

Sur ce, elle n'attendit pas sa réponse, Eleonor parti au galop et le laissant derrière avec son prisonnier. Le connaissant, il lui aurait dit un simple «Salut» ou quelque chose comme ça, rien de plus. Ses cheveux fouettaient dans le vent, la neige revola de chaque côté. Un sanglot dans la gorge, ses yeux verts étaient humides de tristesse. Elle se sentit soudain coupable de ce départ brusque et précipité. N'y tenant plus, l'Aasimar s'arrêta net et se tourna vers eux. Ils étaient loin maintenant, Khaad avançait lentement, mais sûrement, comme un petit pingouin sur deux pattes. Ditwin était toujours sur sa monture, l’œil torve et sombre. Elle ne put s'empêchée de rire et balançant son bras, elle s'écria:

-Au revoir, compagnons et bonne route!!!
-Ouin, c'est ça bonne route !  Surtout, la prochaine fois, amène-moi au ciel dans ton lit!  Répliqua Ditwin rancunier. Elle lui fit une grimace et nargua:
-Tu n'es qu'un pervers qui mérite juste de pourrir au fond d'un trou!


Haussant les épaules, Ditwin ne put s'empêcher de rire, mais sachant que c'était sûrement le sort qui l'attendait,il reprit son air morose et détourna ses yeux d'elle, boudeur. Tant qu'au rapatrieur, Eleonor lui sourit et lui lança un clin d’œil chaleureux , puis reparti au grand galop, sans se retourner.  Elle ne sut jamais les dernières pensées du Chasseur noir à son égard, mais elle espérait le revoir un jour et ce, non seulement en tant que simples connaissances, mais amis.

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Khaad Grak'moha
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MessageSujet: Re: Oups... [TERMINÉ ]   Ven 3 Avr 2015 - 6:36

Les gens devant lesquelles ils passaient avaient l'air plutôt content. Content de voir partir les trouble-fêtes ? Il ne savait trop. L'ange quant à elle semblait touchée par cette bonne humeur, elle leur faisait même des grands signes d'au-revoir. Ça fit soupirer intérieurement le nain : y avait-il vraiment besoin de verser dans la niaiserie après ce grand massacre ? Décidément, le Chasseur ne comprendrait jamais ces anges. Il s'était dit que celle-ci versait un peu moins dans le sentimentalisme que la première, avait un peu plus les pieds sur terre, mais peut-être s'était-il trompé...

Quoiqu'elle fit un départ plutôt brusque suivant presque son cheval abandonné sans un mot. Mais les espoirs de Khaad furent vite baissés, l'aasimar n'en tenant plus leur fit un au-revoir plus « correcte ». Enfin, à lui, pas au prisonnier. Et si celui-ci se crut inclus, il désenchanta vite. Pour sa part, il ne rajouta rien à ce départ mélodramatique. Si leur chemin se croisait de nouveau il ne manquerait pas de payer sa dette. Être redevable n'était pas vraiment dans ses habitudes, même si son expressivité, ou plutôt son manque d'expressivité, pouvait le faire passer pour un ingrat. Mais dire un simple merci dans ces conditions était absurde à ses yeux.

Une fois l'ange définitivement parti, le trajet se fit dans un silence maussade. Ditwin était toujours abattu par les récentes défaites de la Guile, et plongé dans un abîme de désespoir. Apathique il ne causa ainsi aucun problème jusqu'au port. Et la Guilde semblant avoir eu son compte ne se repointa pas non plus. Le seul problème qu'ils auraient pu rencontrer aurait été un garde trop zélé, ce qui ne fut pas le cas. Les gardes étaient pour l'instant mobilisés par les dégâts causés par le rapatrieur. En réalité, la difficulté qu'ils rencontrèrent ne provenaient pas du fait d'entrer dans le port mais plutôt dans sortir. Les marins étaient encore bien frileux pour prendre la mer. Les histoires de monstres courraient toujours. Même après tout le temps passé dans le désert, à voyager, les choses ne semblaient pas s'être améliorées. Le périple était donc loin d'être terminé, et si l'autre bougre se remettait de son état maussade les choses pourraient se révéler plutôt compliquées....

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