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 Le Temple des Cinq ``Terminé``

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
L'ange d'or

Âge : 27
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

Attributs
Races: Aasimar
Réputation:
2690/5000  (2690/5000)
Adage: Perception énergitique des êtres l'entourant.
MessageSujet: Le Temple des Cinq ``Terminé``   Ven 20 Fév 2015 - 18:06


Hydrasil lui a apparu au loin, d'une beauté indéfinissable. La cité d'argent était resplendissante sous la lumière du soleil, grande forteresse militaire, dont l’architecture n’égalait en rien celles des autres villes du continent. Le cœur battant, Eleonor fut grandement ému, elle avait enfin atteint la capitale de Bélin, après un voyage qui lui avait paru une éternité, dû à ses nombreuses épreuves. Elle se remémora son douloureux réveil dans une auberge située à mi-chemin entre Lisière et Hydrasil. Un inconnu l’avait transporté là, alors qu’elle était toujours inconsciente, après s’être fait attaqué par un Persistant. Elle ignorait qui était son sauveur, il lui avait laissé un simple mot et une cape étrange, servant à dissimuler ses ailes blanches, comme si elle portait un manteau de plumes d’Harfang des neiges. Après l’avoir mis en sécurité, l’homme s’était éclipsé, payant l’aubergiste pour qu’il s’occupe d’elle jusqu’à son rétablissement. Celui-ci avait duré deux longues journées, le seul souvenir qu’elle gardait en mémoire c’était le visage affreux du démon voulant la torturer jusqu’à son dernier souffle.  Rien d’autre, Eleonor ignorait totalement qu’est-ce qui c’était passé par la suite. L’aubergiste s’en était occupé aux petits ognons, la nourrissant de repas savoureux fait de sangliers sauvages et de bière au beurre succulent. Il s’appelait Albert, un humain très jovial et chaleureux, lui rappelant beaucoup son meilleur ami Gilliam, un chevalier vivant au Château des Redresseurs. Albert était âgé d’environ 40 ans, corpulent de taille et roux de cheveux, il était vêtu de vêtements simples, mais de couleurs chatoyantes, et portait sur la tête son inlassable bonnet rouge. Elle sourit en se souvenant de lui, reconnaissante de ses bons soins et de sa bonne humeur. Il avait été aussi un précieux informateur, lui décrivant aux détails près l'inconnu.

-Il ressemblait à quoi? Avait demandé l’Aasimars, très intriguée par l’homme qui l’avait secouru.

Les yeux pétillantes et les joues rougis à cause de la bière, Albert avec répondit :

-Oh, il était fascinant! Je n’ai jamais vu un tel homme de ma vie.Il avait une armure en argent scintillant, un manteau luxueux de plumes d’aigles noires, des cheveux châtains ondulés, et un visage très agréable à la vue. Des yeux d’un bleu d’azur,un front noble, un nez droit et fort, une bonne mâchoire, bien définie. Bref, les donzelles doivent faire la file pour l’avoir dans leur lit!

Devant cette remarque, Eleonor avait rougi jusqu’aux oreilles. Les jeunes Aasimars se mariaient à l’âge de 17 ans, mais elle n’avait jamais voulu rien savoir du mariage. À la mort de sa mère, la peine de son père fut si grande, qu’elle avait mis une croix sur l’amour, afin de ne pas souffrir également. Bien qu'au fond d'elle-même, elle espérait le véritable amour. Maintenant, elle avait 25 ans et elle n’avait encore jamais connu la passion vécu entre les amants, alors à chaque fois que quelqu’un invoquait ce sujet, elle rougissait.  Bref, grâce à Albert, elle avait une bonne idée à quoi ressemblait son séduisant et mystérieux bienfaiteur.  Revenant à la réalité, elle glissa sa main dans sa poche et y sortit un papier fripé. Le message que Samael lui avait laissé avant de partir. Pour la centième fois, elle le relut :

À Eleonor Delorne,

Tu ne me connais pas, mais moi, je te connais. Fait attention, mamie, tu cours un grand danger en t'exposant ainsi. Certes, tes ailes sont une bénédiction, mais elles risquent de s’avérer une malédiction. Personne ne doit remarquer que tu sais volée. De plus, ta personnalité lumineuse risque de t'attirer, malgré toi, de terribles ennemis, alors soi sur tes gardes; réfléchis avant d’agir.

Je veillerais sur toi autant que je peux.
Samael
P-s : La cape que je t'offre sert à te dissimuler. Ta lumière ne peut être camouflée, mais tes ailes si. Mets-là, elle te protégera de tes adversaires



Quand Eleonor avait lu cette lettre pour la première fois, elle avait ressenti de vives émotions. Cachez sa véritable nature? C’était hors de question! Elle était si fière d’être une Aasimars. Cependant, une phrase du message vint lui serrer le cœur :

«[…] Réfléchis avant d’agir.»

Sa mère lui avait conseillé cela, quand elle avait 15 ans, après avoir aidé un Orc, nommé Garkach, à entrer au Château des Redresseurs, par infraction. Cela lui avait coûté sa liberté de sortir du Château, pendant quatre longues années. Il y a  trois jours, elle avait aussi agi sans réfléchir, et cette fois, elle avait failli en mourir. Elle ne commettrait plus la même erreur. Sa fierté fit place à la sagesse et sans obstiner Samael, elle avait mis cette fameuse cape de plumes blanches, dont deux trous avaient été découpés pour permettre d’y entrer ses ailes. Le tout donnait une illusion parfaite, ses ailes avaient disparu, elle ressemblait presque à une humaine, à la peau lumineuse et l’allure angélique. C’est ainsi qu’elle avait dit au revoir à Albert et avait parcouru le reste du voyage à cheval. Sa jument, Narth, était en pleine forme, l’étranger l’avait ramené saine et sauve après l’agression du démon. Eleonor ignorait toujours comment il avait fait pour tuer le monstre, adversaire très difficile à vaincre, mais peu lui importait, elle était en vie, et Narth aussi. À nouveau réuni, elles avaient galopées pendant deux jours entiers, s’arrêtant brièvement pour dormir et se reposer. Heureusement, elles n’avaient pas rencontré d’autres imprévus sordides, seulement une autre tempête de neige et un paysage magnifique à perte de vue. Se retournant, elle voyait, de très loin,le pique la Montagne, où se trouvait le Château de son enfance. Que de chemin parcouru et d’épreuves surmontées! Dire que c’était le début de ses aventures, elle appréhendait à la suite, espérant plus de victoires que d’échecs.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: La goule souriante   Ven 20 Fév 2015 - 18:43


Elle avait entendu parler de la Goule Souriante, une auberge réputée, dont la propriétaire était une naine. Fatiguée du voyage, elle voulait laissée ses bagages entre de bonne main, ainsi que Narth. Le première chose qu'elle avait à l'esprit c'était d'aller se recueillir devant la statue de Phélemée au Temple des Cinq.  La foule était dense, toute sorte de monde faisait leur marché, se rendait à leurs occupations coutumières. Il y avait des nains, des Humains, des Éladrins,des Sulis, elle fut fascinée par ces derniers, et bien d'autres. Avec souplesse et agilité, elle fini par se créer un chemin dans la foule, veillant à être alerte aux roublards. Depuis sa mésaventure avec le Démon, elle ne pouvait tolérée qu'on la vole encore. Jetant un coup d'œil sans cesse à ses affaires, elle continua d'avancer.  Grâce à Albert, qui lui avait décrit en détail  la cité d'argent, ayant habité pendant vingt longues années. L'écoutant avec attention, elle avait dessiné une carte improvisée sur un parchemin, grâce à celle-ci, il n'y avait aucune chance qu'elle se perde. Tournant dans une ruelle à droite, elle continua de monter une pente, admirant des bâtiments comme elle en avait jamais vu. Elle aperçut la Grande maison des Sciences, académie enseignant les sciences médicales et les mathématiques. D'un regard brillant, elle se promit d'y aller. Tournant à sa gauche, elle croisa des mendiants qui quémandaient l'aumône. Elle fut tentée de leur donner des pièces, mais elle en avait tout juste assez pour vivre du nécessaire, elle dut se contraindre à leur accorder un sourire bienfaisant. Les gueux la fixaient d'un air incertain, comme s'il se demandait de quelle race elle appartenait. Certes, ce n'était pas évident, ses ailes cachées par la cape, elle pouvait se faire passer pour une magnifique humaine, au teint anormalement lumineux. Ce n'était pas les premiers regards qui la dévisageaient avec une grande curiosité. Narth s'ébouriffa la crinière avec impatience, elle était fatiguée et elle le faisait sentir. Caressant son museau, Eleonor la calma.

- Nous sommes bientôt arrivée, ma toute belle. Murmura l'Aasimar rassurante.

Tirant sur les reines, elles continuèrent leur chemin, traversant une allée de maisons ravissantes. L'auberge était au bout de la rue, elle était grande comparée à celle d'Albert et pouvait contenir environ 20 chambres. Une écurie y était adjacente, un adolescent était en train de nettoyer du crottin. Se retournant, il vit Eleonor et devint cramoisie. Grand comme une perche et boutonneux, il n’avait aucune grâce, mais son regard sombre, aussi noir que ses cheveux en bataille, était vif et intelligent. Il n’avait jamais vu d’aussi belle dame, sauf celles de la haute société.

-Bonjour, pourrais-tu t’occuper de ma jument? Demanda Eleonor, d’un doux sourire qui fit flancher le jeune homme. Se passant la main dans les cheveux, il racla sa gorge et dit :
-Oui, madame…Habituellement, c’est 5 pièces de cuivre, mais pour vous, ça va être 2. Mais chut, hein, ça reste entre nous?
-Promis, merci beaucoup. Occupe-toi bien d’elle, s’il te plait, elle a parcouru un long et dur voyage.
-Comme vous le souhaitez, ma dame. Ah oui, euh, je me nomme Edwirk. Et vous? Demanda-t-il avec une certaine audace. Eleonor haussa les sourcils, ne s’attendant pas à ce qu’on lui demande son nom aussi vite. Devait-elle répondre? Non, cela ne le concernait pas. Essayant de rester courtoise, elle répondit simplement :

-Nora.

Sans autre mot, elle prit ses bagages et ses armes et rentra dans l’auberge. Quel fut son étonnement de voir tous ses gens réunis. Le brouhaha était à son comble, dans l’une des salles il y avait de la musique et de la danse, dans l’autre des conversations très animées. Au bar, elle pouvait compter environ une cinquantaine de personnes, assis à des tables, jouant aux cartes ou discutant d’affaires personnelles,  sirotant leur alcool.  Déglutissant, elle décida d’essayer de entrer incognito en gardant son capuchon de fourrure sur sa tête, mais malheureusement, l’Aasimar ne pouvait passer inaperçue. Bien qu’habillée en voyageuse, elle avait la grâce naturelle d’une reine et sa beauté, rare du commun, fit tourner la tête de plusieurs. Baissant les yeux, elle avança droit devant pour rejoindre le comptoir dans le fond de la salle. Là se trouvait la propriété de cette auberge chaleureuse et divertissante. C’était Madame Tomberlak, une naine joliment vêtue d’une robe verte. Elle avait un air charmant et ses petits membres trapus gesticulaient, d’une façon très expressive.

- Pardon, Madame Tomberlak? Questionna l’Aasimars timidement. La naine cessa de parler à un client régulier et se tourna vers la nouvelle venue. Madame Tomberlak fut stupéfaite par l’allure de la jeune femme, un bijou parmi des pierres grises.
- Que veux-tu, belle créature? Une chambre? Répliqua la naine d’un sourire narquois.
- Oui, s’il vous plait.
- Bien, ça va coûter 1 pièce d’acier pour chaque nuit,ainsi de suite, jusqu’à temps que tu n’aies plus un sous, ma toute belle! S’exclama la propriétaire d'un œil moqueur, en tendant sa petite main pour recevoir son dû. Eleonor fouilla dans sa bourse et donna 3 pièces d’acier, au grand plaisir de Madame Tomberlak. D’un sourire celle-ci la remercia et dit:

- Parfait, alors, cela fera trois nuits. Tu vas voir, tu seras très bien logée. Suit moi! Allons, messieurs, on se tasse. J’ai une dame à héberger!

Les messieurs en question étaient vêtus d’une cuirasse rouge foncée, dont une grande main était gravée sur leur poitrail. Ils avaient fière allure avec leur cape rouge sang, au portoir noir. Leurs gantelets sciaient à merveille avec leurs armures scintillantes et leurs bottes. À n'en pas douter, ils appartenaient à l’Ordre de la Main rouge. L’un d’eux avait déjà aperçut la belle inconnue, qui avait fait une entrée discrète, mais remarquée. Dès lors, il n’avait de cesse de la dévorer du regard, ainsi que ces compagnons d’armes, qui s’étaient tournées vers elle et la naine. Gentleman, ils s’étaient écartés, suivant des yeux la jeune femme, qui rougissante, passa sans même les regarder.

- Merci bien, mes beaux messieurs! Remercia haut et fort la propriétaire qui se dirigea d’un pas de canard miniature vers l’escalier menant au deuxième étage.[/color][/color]

Tandis que les trois soldats continuèrent à la suivre des yeux, tout en chuchotant, se demandant comme tant d'autres, à quelle race Eleonor appartenait? Sûrement une hybride, mi-humaine, mi-Aasimar, ils n'étaient pas loin de la vérité. Le bourdonnement de la foule était insupportable pour Eleonor, elle qui était habituée à la tranquillité, bien que le Château des Redresseurs y étaient beaucoup habité. Elle suivit rapidement la naine, qui bien que courte,  était agile et vive. Parmi tous les regards qui l'avaient remarqué, l'un d'eux était dans l'ombre, un oeil d'azur éclatant. L'inconnu cachait son visage sous un capuche noire et une cape de plumes d'ébènes recouvrait ses larges épaules. Dès qu'il l'avait vu entré, il sourit furtivement, soulagé. Elle était enfin arrivé à destination, comme convenu et sans imprévu fâcheux.

***

La naine l'amena au fond d'un couloir,dont les murs étaient très joliment décoré de tableaux et de roses des neiges.  Or, il y avait plusieurs portes de cèdres alignées l'une à la suite de l'autre, menant à des chambres. Plusieurs gens circulaient dans ce couloir, sortant en beaux habits ou en simple robe de chambre, selon la pudeur de chacun. Un couple était lové contre une porte, il s'agissait d'un humain, très grand, aux cheveux noirs et au teint clair, et d'une Éladrin, à la longue tignasse argentée et à la peau grise. L'Aasimars, les joues roses, les trouver très beaux ensembles.

-Hey oh, allez vous trouvez une chambre, les tourtereaux! Celle-ci est à la dame que voilà. S'exclama l'aubergiste en balayant sa main dans l'espace pour leur faire signe de se tasser. D'une moue désappointé, ils arrêtent leur caresse, en la fixant d'une manière indignée. L'homme, certainement un Norpalien, grogna:

-C'est juste les nains qui peuvent nous déranger de la sorte!
-Et c'est juste les Norpaliens qui peuvent prendre autant d'espace pour aimer! Répliqua la Naine, poing sur les hanches, le regard flamboyant. À cette réplique bien placée, l'homme du Nord éclata d'un gros rire sonore, suivit de sa belle.  
-Ça c'est bien vrai! Répondit le Norpalien, qui pris par les hanches son Éladrin et la plaça sur la porte d'à côté. Ils reprirent leurs embrassades sensuelles, devant le regard exaspéré de la naine.
-Ah, je m'en occuperais plus tard! Ces hommes de Nord ont la tête dure comme c'est pas possible! Marmonna Madame Tomberlak, en insérant sa clé dans la serrure.

Ouvrant la porte, elle laissa entrée Eleonor, qui fut ébahit par la vaste chambre où elle allait séjourner. En effet, elle était grande, un large lit baldaquin se trouvait dans le milieu, dont des couvertures de velours, d'un bleu royal, et des larges oreilles, ornée de motif d'or et de bleu, le décoraient somptueusement.   Le tout semblait très confortable et douillet. Sur chaque côté, il avait des tables de chevet, ornée de motifs de vignes sculptée à même le bois. Une lampe, sur chacune d'elles, dont l'abat jour était en vitrail, y était posée. Une fenêtre ronde était adjacente à l'une des petites tables, montrant la rue enneigée. Il y avait aussi une haute commode, en bois d'acajou, qui était sur le mur de gauche, servant à ranger les bagages des voyageurs. À droite, en face du lit, un meuble coiffeuse, avec un miroir de cristal, accompagné d'une trousse de beauté, très utile pour les dames. Sur chaque mur, il y avait une décoration, soit un tableau ou une ornement fleuri. En soi, l'ambiance était très chaleureuse et de bon goût, à l'image de sa propriétaire. Fronçant les sourcils, Eleonor remarqua une autre porte, dans le fond de la pièce.

-À quoi sert cette pièce? Demanda-t-elle, par curiosité, à Madame Tomberlak. Celle-ci lui fit un clin d'oeil et l'invita à la suivre. Traversant la pièce, elle alla ouvrir la porte et lui montra de quoi il s'agissait. Une salle de bain, Eleonor en fut ravie. Un grand bassin se trouvait dans le milieu, de marbre noire,  pouvant contenir deux adultes. Autour, il y avait des vases de pétales de roses, d'orchidées et jonquilles, au goût de ses clients, ainsi que des savons  et des éponges de mer. L'Aasimar crut rêvée, cela faisait une semaine qu'elle n'avait pas prit de  bain, l'auberge d'Albert ne pouvait s'offrir ce luxe.

-C'est extraordinaire, Madame Tomberlak!
S'exclama-t-elle les yeux brillants. La naine ne put s'empêcher de rire, et répliqua:
-Ça vaut le prix! Je tiens au confort de mes clients, je ne suis pas une gratte-sous! Les repas sont aussi inclus et ainsi que l'eau chaude. Edwirk, mon écuyer et garçon à tout faire, va s'en charger. Préférez-vous  manger en bas ou ici?
-Ici, s'il vous plait, et ce, pour tout mon séjour.
-Compris. Bien, je vous souhaite bon repos.


Ceci-dit, l'aubergiste lui lança un dernier clin d’œil et de son pas vif, sortie de la chambre et ferma la porte. Eleonor l'entendit grondé contre le Norpalien, qui gronda à son tour, mais sous la menace d'expulsion, se calma aussitôt. Une porte claqua, la musique et les chants reprirent de plus belle, ainsi que le brouhaha de conversations et de rires. Bien que un vacarme de bruits diverses se faisait entendre, les murs de plâtre, aux poutres de bois, étaient assez bien isolés pour avoir une certaine quiétude. Heureuse et fatiguée, Eleonor se laissa crouler sur l'immense lit et savoura ce moment de confort suprême.


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Eleonor Delorne
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MessageSujet: La goule souriante [partie 2...]   Sam 21 Fév 2015 - 12:28

Elle avait rangé ses vêtements et ses accessoires dans la commode et avait demandé qu'on remplisse le bassin. Les oreilles écarlates, Edwirk vint cogner à sa chambre, apportant deux immenses seaux  d'eau très chaude. Il fit plusieurs trajets pour rempli au complet le bassin et l'informa que son repas serait servit dans une heure.

- Merci, Edwirk.
Dit Eleonor en attachant sa longue chevelure sur le haut de sa tête, dévoilant une nuque exquise. Pendant un instant, le jeune écuyer resta immobile  et la dévisageait à la convoité. Bien qu'elle avait gardé sa cape de plume, elle avait enfilé sa robe de chambre préférée, légèrement transparente, d'un blanc en dentelle. Celle-ci avantageait la courbe de ses seins et de ses hanches, donnant à sa svelte silhouette, une allure sensuelle, sans être provocante. Laissant parcourir son regard sur ce corps désirable, il balbutia:

-Si vous avez froid, je pourrais vous réchauffez...Heu, je veux dire, je pourrais allumer le feu.

D'un sourire rieur, elle répondit:

-Merci, Edwirk, mais ma cape fera l'affaire.J'aimerais restez seule, s'il te plaît.
- Oui, si vous le souhaitez.

Toujours écarlate, il sortie d'un pas hésitant, ses bras se balançant à l'inverse de ses jambes, comme si son grand corps était dysfonctionnel. L'adolescence était réellement un âge ingrat. Avant de quitter la pièce, il se retourna, et proposa d'un ton plus audacieux:
- Si vous avez besoin  d'autres services, peu importe lesquelles, je suis tout à vous.

Ce fut au tour d'Eleonor de rougir, comprenant son allusion subtile, mais évidente. Il ne manquait pas de culot, ce gamin! Cela ne devait pas être la première fois qu'il osait de la sorte, peut-être que certaine femme en profitait, mais elle n'était pas de cette trempe. Hochant négativement de la tête, elle répliqua:

- Non, merci. Sort maintenant, je veux restée seule.


Déçu, il acquiesça et sans insister, il ferma la porte, obéissant à la volonté de sa divine cliente. Soupirant, elle espérait qu'il ne vienne pas  souvent  la déranger. S'assurant de barrer sa porte et de fermer le rideau, elle put enlevée sa cape et libérer ses ailes engourdies. D'un sourire, elle les fit bouger, puis doucement, donna deux coups d'aile pour atteindre le plafond, qui était assez haut. Elle rit, mais trouvant que ce n'était pas agréable de voler dans un espace aussi clôt, elle redescendit et s'avança vers la salle de bain.

Elle commença par tremper un orteil, la température de l'eau était parfaite. Avec délectation, elle y trempa son corps, entièrement nue, ses ailes se rétractant sur son dos, faisant comme un coussin de plumes. Voyant le vase de pétales de roses, elle en versant abondamment , puis relaxa, laissant la vapeur parfumée l'imprégner. Elle se sentait si bien. L'eau caressait doucement sa peau et la chaleur détendit ses muscles endoloris. Depuis son épreuve, quasi fatal avec le démon, elle avait reçu que bénédiction sur bénédiction. Son esprit vagua vers Samael, qu'elle considérait comme un ange gardien. Elle essaya d'imaginer ses traits, de lui emprunter un visage et un corps. Elle sourit, se demandant où il se trouvait,ne se doutant pas qu'il logeait dans la même auberge qu'elle. Elle ferma les yeux, rêvassant à ce bel inconnu, si mystérieux. Peut-être étaient-ils destinés?

C'est  alors qu'elle se souvenait du sort funeste de ses parents, Eleonor en ressentit une grand amertume. Ouvrant les yeux, elle s'interdit de telles pensées romantiques, car toutes bonnes  choses avaient une fin, y compris son bain. L'eau devenait de plus en plus tiède, elle devait en profiter jusqu'au bout et se concentra seulement sur la planification de son séjour à Hydrasil. Elle irait visitée la Haute-ville, allant d'abord au Temple des Cinq, puis à la Grande maison des sciences et  à la Caverne Blanche. Par le fait même, elle en profiterait pour s'informer de ce qui en était advenue de la deuxième cohorte. Elle espérait que leur quête n'était pas terminée, et si c'était le cas, qu'allait-elle faire? Elle l'ignorait.


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MessageSujet: L'aube   Sam 21 Fév 2015 - 15:42



***

La lumière de l'aube pointait à l'horizon. Les rayons du soleil réveillèrent doucement la belle Aasimar endormit. Clignant des yeux, elle s'étira et bailla. Comme toujours,son sommeil fut profond et cette fois, aucun cauchemar avait hanté ses rêves. Sortant de son lit, elle se vêtit d'une robe de laine verte, dont l'encolure était d'un vert plus pâle. Cette robe fut un cadeau de sa défunte mère pour ses 19 ans, Eleonor aimait beaucoup la porter, surtout en hiver. Revêtant sa cape blanche, elle alla prévenir Edwirk d'apporter son petit déjeuner et alla se coiffer devant le miroir. Ses cheveux sentaient la rose, ils étaient doux et faciles à coiffer. De son peigne d'ivoire, elle défit les nœud, puis les tressèrent. Sa longue natte arrivait jusqu'en bas des reins. Trouvant cela encombrant, elle fit un épais chignon tressé, soutenu par des pinces argentée. Cette coiffure lui donnait un air sévère,ce qu'elle n'aimait guère. Alors, elle défie quelques mèches et pour alléger le tout..Au même instant, Edwirk cogna à la porte et entra avec un plateau chargé de brioches aux baies sauvages, deux rayons de miel et du lait chaud. Levant les yeux vers elle, il resta bouche bée d'émerveillement. Ainsi parée, elle pouvait égalée les dames de la Seigneurie. Elle lui sourit, en lui souhaitant bon matin. Il balbutia un «vous aussi» et alla déposer le plateau sur l'une des tables de chevet.

- Bonne appétit, Dame Nora.Dit-il en faisant une profondeur révérence, tout en reculant vers la porte. Amusée par sa mimique, elle sourit et répondit:
- Je ne suis pas une dame, Edwirk.
-Pour moi, vous en êtes une. Répondit-il d'un ton flatteur.  Devant ce compliment, elle rougit de plaisir.
-Merci. Je te souhaite une belle journée.
-À vous aussi, dame Nora. Dit-il soutenant les yeux verts, s'attardant à sortir. Elle ne s'était pas rendu compte à quel point son regard était beau, sombre comme la nuit, brillant d'une intensité mystérieuse. À première vue, il avait une allure insignifiante, mais quand on oubliait ses boutons d'adolescent, ses traits étaient forts, promettant d'être viriles. Bien que maigre, il avait de larges épaules et sa haute taille allait le rendre impressionnant, s'il gagnait une solide musculature. Elle comprenait son audace, c'était un future séducteur et il testait ses charmes. Elle lui adressa un magnifique sourire, ce qui le déstabilisait plus qu'autre chose.

-Je vous conseille de descendre, avant que Madame Tomberlak vous pince les oreilles.
-Peuh! Elle est tellement petite, c'est impossible qu'elle les atteigne!
-Ahahah! S'exclaffa Eleonor au grand plaisir du jeune écuyer. Pareille dame, tout est possible. Ne la sous-estimer pas, Edwirk. Allez, retourner au travail, je dois sortir.
-Avez-vous besoin d'un chaperon? Insista-t-il, espérant qu'elle dise «oui».
Elle pencha la tête sur le côté, réfléchissant à cette question. Armée et ne s'aventurant pas dans la Basse-ville, elle n'aurait pas besoin d'une telle compagnie. D'une sourire condescendant, elle refusa de la tête. Une nouvelle fois déçu, il soupira et avant de sortir, répondit:
- Très bien, madame. Je vous souhaite une belle journée également.

Contente d'être à nouveau seule, elle mangea rapidement, puis sortit à son tour, en n'oubliant pas de barrer sa porte, et descendit les marches. La majorité des clients de l'Auberge dormaient à cette heure, ayant veillé toute la nuit, ou ils étaient rentrés chez eux. Quelques personnes étaient réveillés, un nain somnolant dévorant une cuisse de volaille, Madame Tomberlak conversant avec Edwirk et un homme au fond de la salle. Celui-ci attira son attention, ou plutôt sa cape de plumes, si pareille à la sienne, mais noires. Il avait les bras croisés et son visage, caché par un capuchon, tombait contre son armure argentée, somnolant. Un instinct vint accélérer le rythme de son cœur. Comme hypnotisée, elle voulait s'en approcher, mais une main la retint. Fronçant les sourcils, elle baissa les yeux et vit la naine qui lui souriait.

-Alors, belle créature, as-tu bien dormit?
-Comme un loir! Ce séjour, pour l'instant, est parfait. Répondit-elle d'un sourire satisfait, cachant un certain agacement. Elle n'aimait pas se faire interrompre dans ses actions.

-Tant mieux, tant mieux! Ce soir, il y aura de la danse et des chants. Je  t'invite, il n'est pas bon de ruminer seule dans son coin.
-Oh non, je ne rumine pas, j'aime le calme, c'est dans ma nature!
-Ah bien, je respecte ça! Répondit l'aubergiste chaleureusement, une lueur intriguée éclairant son regard noisette. Comme les autres, elle se demandait quelle était la nature exacte de l'inconnue,mais étant discrète et polie, elle se contenta de garder le silence sur ce sujet.
-Je serais de retour sûrement en fin d'après-midi. Informa l'Aasimar, enlevant sa main de la poigne solide de son hôte.
-Je l'espère, car ce n'est pas recommandé de se promener la nuit, surtout dans la Basse-Ville. Fait attention à toi, je ne voudrais pas m'inquiéter. Répondit la naine sur un ton maternelle. Eleonor la rassura d'un sourire et acquiesça. Discrètement, elle jeta un coup d’œil au mystérieux étranger à la cape noire; il avait disparut. Bouche bée, ses yeux s'agrandirent de surprise,fixant la chaise rendue vide. Voyant son air ahuri, la naine fronça les sourcils et demanda:

-Tout va bien?
-Oui...oui...Heu, mon imagination me joue des tours, mais tout va bien.

Juste pour s'assurer, elle se frotta les yeux et fixa la table de l'inconnu. Une nouvelle fois, personne. Il s'était bel et bien éclipsé avec la plus grande discrétion. Indifférente à l'expression interrogative de la naine, Eleonor sortie en courant de l'auberge et s'arrêta une fois dehors, se tournant et retournant pour apercevoir une silhouette sombre. Elle la vit, il était au loin, montant la rue. Promptement, mais ne voulant se faire remarquer, elle le suivit de loin, accélérant le pas à chaque fois qu'il disparaissait de sa vue. Essoufflée, elle eut du mal à le suivre, la foule devenait dense, bloquant l'accès. Comment faisait-il pour s'infiltrer parmi ce monde avec autant de souplesse et d'agilité? Rabattant sa capuche de fourrure sur sa tête, elle ne le perdit pas des yeux, malgré le vent glacial fouettant ses joues et la poudrerie de neige. Enfin, elle était à quelques mètres de lui. Soudain, il ralentit le pas, tourna à droite et se dirigea vers un temple. Le Temple des Cinq.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Eleonor Delorne
L'ange d'or
L'ange d'or

Âge : 27
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

Attributs
Races: Aasimar
Réputation:
2690/5000  (2690/5000)
Adage: Perception énergitique des êtres l'entourant.
MessageSujet: Phélemée   Lun 23 Fév 2015 - 14:50


Le Temple des Cinq étaient un grand bâtiment de marbre blanc, au dogme d'argent et aux vitraux bleutés, très raffinés. L'étranger était entré par la porte d'éteint, dont des fresques, représentant l'histoire des différents Dieux, y étaient gravées. À travers la neige, Eleonor fut émerveillée de voir cette splendeur architecturale, malgré un sentiment d'anxiété qui la submergeait au fur et à mesure qu'elle avançait. Son coeur battait à tout rompre. Les pas s'enfonçant dans la neige froide, ses bottes de daim étaient trempées et ses petits pieds commençaient à geler. Il était temps qu'elle aille se réchauffée à l'intérieur. Montant les marches blanches, elle entra à son tour. À l'intérieur, tout était silencieux, plusieurs fidèles étaient à genouillés devant les statuts de leurs divinités respectives. Ce lieu de culte était nommé « le Temple des Cinq» en raison des cinq effigies représentant Litrish, Phélemée, Revoran, Solarim et finalement, Uria. Enlevant sa capuche de fourrure parsemée de neige, l'Aasimar contempla « la mère des justes.». Avec calme et sérénité, Eleonor avança vers la grande statue à la toge grise, tenant d'une main la balance de l'équilibre et de l'autre, l'épée de la justice.

Au contraire des autres divinités, la statue de Phélemée avait un bandeau sur les yeux représentant l'aveuglement causé par la justice qu'elle incarnait. Elle était tellement imprégnée par la paix, que l'Aasimars oublia ce qui l'entourait, jusqu'à l'inconnu qu'elle avait suivi et qui se trouvait en retrait, dans un coin d'ombre, la dévisageant. Comme les fidèles rassemblés, elle se mit à genoux et pria en fermant les yeux, la tête légèrement penchée sur sa poitrine. À cet instant, elle ignorait à quel point sa beauté était divine, céleste. Samael ne pouvait détourné ses yeux d'elle, s'abreuvant de la lumière qu'elle dégageait. Paisible, elle remercia en esprit sa déesse de l'avoir protégée durant ses épreuves de voyage, d'avoir épargner sa vie de l'Ogre et du démon et de l'avoir, par la suite, bénit de gens charitables et généreux. Elle entra dans une profonde quiétude et méditation qui dura un long moment. Le Temple se vida peu à peu, ils se retrouvèrent seules, le Séraphin et elle.

Samael était toujours immobile, son regard fixé sur sa protégée.  Il comprenait maintenant pourquoi leurs ancêtres communs, les Célestiels, se sont laissés tenter par les humaines, engendrant ainsi les premiers Aasimars. Elles devaient être sublimes, tout comme Eleonor. Il sentit soudain son ventre se nouer et son coeur battre précipitamment. Depuis qu'il l'avait sauvé, son esprit n'avait de cesse de penser à elle, se demandant si elle était en sécurité et heureuse. Dans les cieux, les Célestiels ne devaient pas approuver qu'il ait de tels sentiments envers une mortelle, mais il ne pouvait s'en empêcher.Malheureusement, son supérieur allait sûrement le rappeler pour accomplir d'autres missions, le mal continuait à se répandre, la lutte était inévitable.  On lui avait ordonner de châtier le démon, non de continuer à protéger l'Aasimar pour laquelle il s'était fortement épris. Refoulant sa tristesse, il revêtit une expression neutre et ferme, puis s'approcha furtivement d'elle. L'énergie bienfaisante et lumineuse qu'il dégageait était si saisissante,qu'elle arracha Eleonor à sa profonde prière.  

-Bonjour, Eleonor. Murmura-t-il d'une voix  grave. Lentement, elle se retourna et le dévisagea.Il était si magnifique qu'elle en eut le souffle coupé. Fébrile, elle murmura:
- Samael?

D'un sourire, il acquiesça. Albert l'avait décrit avec perfection, son regard d'azur était réellement d'un bleu éclatant et ses traits, étaient à la fois doux et fort. Elle n'avait jamais vu d'homme comparable, il était tout simplement divin. Voyant qu'elle restait toujours à genoux, une expression ébahis sur le visage, il lui tendit la main et dit:

-Lève-toi, j'ai à te parler.

Docile, elle mit sa main dans la sienne et se leva, son regard d'émeraude toujours rivé dans celui de Samael. Avant de parler, il la contempla à nouveau. Ils étaient deux êtres de lumière, leur énergie était si semblable.

- Je suis content que tu te sois rétablis.

-C'est grâce à toi, merci de m'avoir sauvé. Répliqua-t-elle, les yeux brillants de reconnaissance.
-De rien, je n'hésiterais pas à le refaire si c'était à recommencer.
-Merci...Souffla-t-elle, soutenant son regard. Je ferais de même pour toi, si un jour, tu es en danger.

Le sourire du Séraphin s'agrandit devant cette réplique démontrant un si grand courage. Il acquiesça à nouveau, tout en caressant doucement la joue de soie.
- Ton cœur égale ta beauté. Tu es une perle que je continuerais à protéger, si je le pouvais.

Par cette caresse et ce compliment, elle devint écarlate et le remercia d'un sourire timide. Aimablement, il l'invita à s'assoir sur l'un des bancs de marbre près d'eux. Elle accepta volontiers, ses genoux étaient fatigués par sa longue prière. S'assoyant, ils restèrent pendant un instant à se contempler, en silence, dans une rare quiétude.  C'est alors qu'elle  se rappela de ce qu'il venant de dire, elle en fut soudainement inquiète. Rompant le silence, Eleonor demanda:

-Pourquoi as-tu dit que tu continuerais à me protéger, «si tu pouvais?» Ne vas-tu pas veillé sur moi?

Il pencha la tête, la quiétude fit place à la tristesse. Avec regret, il fit « non» la tête et répondit:

-Je suis désolée, Eleonor, mais je suis ici pour très peu de temps. On va m'ordonner d'accomplir d'autres missions. Te protéger, c'est ma quête personnelle, mais je dois obéir aux ordres. Bientôt, je m'en irais loin.

Confuse, Eleonor baissa les yeux, les questions se chevauchèrent dans sa tête. Par où commencer? Il entendit patiemment qu'elle parle, comprenant son trouble. Enfin, elle leva les yeux et dit:
- J'ai beaucoup de questions à te poser. D'abord, comment me connais-tu?
- Je t'ai vu une fois, mais tu n'étais pas la magnifique femme que tu es maintenant. À l'époque, tu étais un bébé naissant. Expliqua-t-il d'un sourire affectueux. Ton père m'avait trouvé blessé, proche de votre demeure, il m'a ramené et ta mère m'a soigné. Dès lors, j'avais une dette envers eux. Quand je t'ai vu dans ton berceau et que j'ai vu le regard remplis d'amour que tes parents avaient pour toi, j'ai compris que tu comptait plus que leur propre vie. Alors, depuis, j'ai toujours eu un œil sur toi, de proche ou de loin.  
-Pourtant, je ne t'ai jamais vu. Comment as-tu fait pour veiller sur moi si tu étais loin? Qui es-tu? Un esprit omniprésent? Demanda-t-elle perplexe.

Devant cette supposition, il s’esclaffa de rire. Elle n'était pas si loin de la vérité. Elle rougit devant ce rire si vrai, si agréable.  Reprenant sou souffle, il se mordit  les lèvres, se demandant s'il devait lui avoué sa vraie nature. Ils étaient dans un lieu public, c'était très risqué. Il allait devoir se contraindre, pour l'instant.  D'un air mystérieux, il dit simplement:

- Disons que je suis un être de lumière, comme toi.
-Es-tu un Aasimar? Insista-t-elle, trouvant la réponse vague.
-Non, mais pour le moment, je ne peux t'en dire plus.
Elle haussa un sourcil, désappointée. Il allait partir loin, peut-être à jamais, c'est tout ce qu'elle serait de lui? Qu'il était un être de lumière? Devant le sourire condescendant de Samael, elle comprit que c'était peine perdu, il n'en dirait pas plus.D'un soupir, Eleonor n'insista pas davantage, mais elle se promis d'en savoir plus à leur prochaine rencontre, si c'était le cas. Cependant,une dernière question lui trottait en tête. Fronçant les sourcils, elle demanda:
-Que s'est-il passé après mon évanouissement? Comment as-tu fait pour vaincre le démon?

Cette fois, il perdit son sourire, un nuage sombre vint assombrir son  visage d'ange. Samael posa son regard sur le ventre de la jeune femme et vint y mettre sa main.  À ce touché, elle se tendit, essayant de refouler la  sensation sensuelle qu'elle ressentit. Aucun homme n'avait osé avoir un geste si intime,mais  Samael était différent. Il n'y avait rien de pervers dans ce geste, juste une douceur infinie. Sourdement, il répondit:

- Sentant que tu étais en danger, j'ai d'abord envoyer des sylvestres te secourir. Je ne pouvais t'aider sans qu'on m'accorde la permission, mais le démon était trop enragé, mes supérieurs m'ont ordonné de mettre fin à sa folie. Alors, seulement, j'ai intervenu. J'ai récité une très ancienne formule qui l'a rendu mortel et je l'ai tué sans aucune pitié.  


Terminant son explication, il pénétra son regard dans le sien. Ses yeux verts étincelaient d'une profonde admiration et ses lèvres de vermeilles, entrouvertes, souriaient tendrement. Soudain, il ressentit un désire inconnu, purement charnel, un sentiment qu'il n'avait jamais éprouvé pour quiconque. Voulant l'embrasser, il se pencha, mais se retint. Non, il ne devait pas cédé à cette tentation, surtout pas maintenant, car son devoir l'appelait. Sa passion pour elle était si grande, qu'il en tremblait. Voyant son trouble, elle posa sa douce main sur son poignet et s'enquit s'il allait bien. Tendu et crispé, il recula et se leva. Se détournant de ce  regard d'émeraude, il prit une profonde respiration afin de calmer ses étranges pulsions.
- Est-ce que tu te sens bien? Redemanda-t-elle inquiète. S'il se sentait bien? Pas du tout, il ne s'était jamais senti aussi mal. Pourquoi les Dieux le mettait devant un dilemme si éprouvant? Ravalant sa colère contre le destin et ses émotions insensés, il se tourna vers elle.

- Oui, je vais bien. Ce n'était qu'un malaise passager, rien de grave. Ai-je répondu à toutes tes questions? Demanda-t-il sur un ton plus sèche qu'il aurait voulu.
-Oui...Oui, bien sûr. Marmonna-t-elle triste par ce soudain changement d'attitude. Elle se doutait qu'il ne  lui disait pas tout, il lui cachait tellement de choses. Sûrement qu'il ne lui accordait pas sa confiance. Le coeur de Samael se serra devant l'expression désemparé de la jeune femme. Elle ignorait ce qu'il éprouvait, ce n'était que le début de son combat intérieur. Il n'osait même plus s'approcher d'elle, il avait peur de lui-même. C'est alors qu'il sentit une forme d'onction sur lui et entendit une voix très grave dans son esprit. Il ferma les yeux, frissonnant, et écouta:

-Samael, frère, revient! Il est temps.

Pâle et le souffle précipiter, il déglutit. Le temps était donc venu de rejoindre les Célestiels. La voix douce et claire d'Eleonor le fit revenir à la réalité. Elle était maintenant très proche de lui,si proche, qu'il percevait son grain de peau. Caressant sa joue blême, elle murmura:

- Comme tu es pâle, Samael. Es-tu sûr que tu vas bien?

-Oui...Oui, je vais bien, mais je dois y aller. Souffla-t-il, fermant les yeux, savourant la douceur de cette caresse. Cela lui était insupportable de la quitter.
-Oh...Déjà? Soupira-t-elle déçu. Ses yeux se brouillèrent de larmes et un sanglot la parcourut. Elle vint se lovée dans ses bras pour trouver du réconfort. Triste, il sentit les larmes venir, mais il les retient, fixant droit devant lui.
- Tu as connu mes parents, ils sont mort maintenant. Je n'ai plus personne, juste toi, mon ange gardien. Oh, Samael ne part pas, reste!

Ces derniers mots faillirent avoir raison de lui, mais il se résigna. Ravalant son chagrin, il prit le visage d'Eleonor entre ses mains et chuchota:

- Je ferais tout mon possible pour revenir vers toi, mais promets-moi que tu ne te mettras pas en danger.
- Je te le promets. Répondit-elle d'une voix chevrotante. N'y tenant plus, il l'embrassa. C'était peut-être la dernière fois qu'il la voyait, aussi bien en profiter. Ils reprirent leur souffle, échangèrent un regard éperdu.

- Je ne t'oublierais, jamais, ma Nora. Souffla-t-il d'un sourire triste. C'était comme s'il la quittait pour toujours, cela lui déchira le cœur, mais il était temps. Elle vit son visage, si passionné et si tendre, devenir ferme et détaché. Il était redevenu un étranger. Remettant son capuchon sur sa tête, il recula et partit, sans même un regard en arrière. Chagrinée, elle fixa la porte, il avait disparut dans la foule, peut-être à jamais. Pourquoi autant de peine pour un inconnu? Un inconnu qu'elle avait l'impression de connaître depuis toujours. Un être aussi important pour elle que ses défunts parents. Eleonor tourna son regard vers Phélemée et lui demanda:

-Pourquoi la vie est si injuste? Pourquoi m'avoir fait rencontré cet homme, pour me l'arracher aussitôt?

La statue resta de marbre, autant que les cinq autres. Alors, c'était cela le Temple des Cinq ? Un Temple sans réponse, juste du silence.





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MessageSujet: Re: Le Temple des Cinq ``Terminé``   Aujourd'hui à 7:45

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Le Temple des Cinq ``Terminé``

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