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 Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]

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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Dim 15 Fév 2015 - 16:46


Le château était silencieux, ses habitants y dormaient paisiblement. Elle attendit un long moment avant de se lever subtilement de son lit de soie. Eleonor enfila une tunique sombre et se faufila en dehors de sa chambre. Cette demeure grandiose, possédant plusieurs balcons et des centaines de salles, était ancestrale et pour ceux qui n'y avaient jamais mis les pieds, cela  ressemblait à un véritable labyrinthe, mais pas pour la jeune Aasimars de 15 ans. Elle connaissait les moindres partielles, chaque couloir et chaque passage secret. C'était son terrain de jeux depuis l'enfance, mais cette demeure si mystérieuse et ancienne ne lui suffisait plus. Elle voulait explorer bien au-delà, à commencer par la forêt des alentours. Furtivement, elle passa devant la chambre de ses parents; son père était parti accomplir une mission pour les Redresseurs, il allait sûrement revenir dans trois lunes, tandis que sa mère dormait à point fermée. Elle ne pouvait s'empêcher de s'arrêter, et entre l'ouverture, admirer cette gracieuse silhouette allongée sur le lit de fourrure. Ses longs cheveux d'or, étendu à la surface des draps, cachaient ses ailes de plumes blanches, et sa robe de nuit  révélait des formes sensuelles. Endormit, sa mère était si belle. D'un tendre sourire, elle pensa:

«Je t'aime maman. Je reviendrais à l'aube, promis.»

Sur cette pensée affectueuse, elle s'éclipsa dans les marches d'escalier. Elle monta jusqu'au dernier étage du Château, section Nord, tourna à droite et alla jusqu'au bout d'un sombre couloir. Avec chance, elle ne croisa personne. La plupart des guerriers dormaient à cette heure, leur entrainement commençait très tôt le matin. Malgré tout, le dignitaire Silvia Everjoris et certains de ses Hiérophantes étaient toujours éveillés, mais ils conversaient dans la section sud du Fort. Eleonor passait facilement inaperçue, aucune chance que quelqu'un s'aperçoit de son absence.  Elle hésita à avancer dans ce couloir lugubre,mais résolut, elle avança jusqu'à l'échelle menant au toit. L'Aasimars y grimpa et ouvrit la fenêtre révélant un ciel étoilé. Agile, elle se retrouva sur la haute bâtisse en un rien de temps. Le paysage,à la lumière de la lune, était à la fois insolite et hostile. Elle avait soif de voler et de découvrir ce qui se trouvait dans cette nature sauvage et enchanteresse. C'était la première fois qu'elle osait fuguée, et non la dernière.Enfin, elle l'espérait. Se léchant les lèvres avec un plaisir non dissimulé, elle déploya ses grandes ailes blanches et s'apprêta à faire la chute de l'ange, mais des voix empêchèrent son courageux élan . Son coeur s'arrêta, elle resta figée sur place, respirant à peine. Deux sentinelles faisaient le guet. Tous deux revêtus d'une armure d'argent, l'un était petit costaud et l'autre grand et svelte.

- Alors,comment ça été hier soir? Demanda le plus grand, d'une curiosité perverse non dissimulé.
-De quoi parle-tu? Répliqua l'autre chevalier, désappointé.
-Cesse de faire l'innocent! Je parle de ta belle Miranda! Était-ce cuisant?
- Je ne veux pas en parler. Grogna son interlocuteur d'un oeil sombre. Son compagnon éclata d'un rire moqueur en lui claquant le dos.
-Oh là,la poulette t'a envoyé balader? Es-tu si mal équipé? Ahahah!
-Veux-tu te taire, vermine! Cela ne te concerne en rien!Siffla entre ses dents l'homme, rouge de colère.
-Ahaha! Je peux te dire que si tu ne l'as pas satisfait, moi, je la satisferais! Répliqua, provocateur, le svelte chevalier à l'allure séducteur.

En guise de réponse, il eut droit à un coup de poing sur la mâchoire. La bagarre éclata, les deux hommes se retrouvèrent à rouler par terre. À la fois exaspérée par leur attitude immature et heureuse de profiter de cette diversion pour s'enfuir, Eleonor s'envola discrètement. La brise en ce mois de Fan était douce et chaude. Ah, comme elle se sentait libre à présent, ses ailes battaient l'air, elle voyait les terres défilées à perte de vue. Le château des Redresseurs s'éloignait progressivement, bien qu'elle ne voulait pas se perde. Se retournant, elle resta sur place, haut dans le ciel, en admirant le sublime fort de sa Faction. Il était très grand, fait de pierres pâles, surmonté de tours et de balcons de chaque côté.  Elle prit le temps d'admirer chaque détail de ce chef-d’œuvre architectural, de ses immenses fenêtres jusqu'à son dôme en verre faisant toute sa splendeur. Elle sourit, car Eleonor était heureuse de vivre dans ce Fort, bien que les autres contrés et les pays de ce monde étaient une tentation savoureuse. Un jour, elle allait aussi partir et découvrir le continent d'Ildirith, comme ses aïeux l'avaient fait avant elle, mais présentement, elle se contenterait du sous-bois. Baissant la tête, elle se laissa descendre au gré du vent, qui soufflait doucement dans ses longs cheveux d'or tombant jusqu'aux reins. Ses pieds se posèrent sur la mousse verte et moelleuse des arbres, l'ombre du feuillage rendait l'environnement très ténébreux, un peu frisquet.


Sans la lumière de l'astre, elle ne saurait où marcher. Un ruisseau s'écoulait un peu plus loin, elle décida de s'y aventurer, dégageant précautionneusement les branches lui barrant le chemin. Tout était calme, l'odeur de la forêt revigorait ses sens comme nulle autre. À travers la végétation dense et merveilleuse, des petits êtres multicolores l'entouraient soudainement, telles des lucioles agitées. C'était des feux-follets, sylvestres de la forêt. Elle n'osait les toucher,éblouit par leur couleur chatoyante. L'un d'eux s'approcha très près d'elle, il ne cessait de gigoter et vint atterrir dans ses mains. Il ressemblait à une petit fée affolée. Fronçant les sourcils, elle se pencha et demanda:
- Qu'as-tu petit messager?
-Va t-en! Va t-en! Cria-t-il d'une petite voix chevrotante.
- Pourquoi? Il y a-t-il un danger?
-Oui! Va-t-en!

Son coeur se mit à battre précipitamment, elle ressentait effectivement quelque chose, une énergie sombre et menaçante. Elle était partagée entre revenir au Château pour sa sécurité et osée s'aventurer, malgré le risque qu'elle courait. Ravalant sa peur, elle décida d'écouter son coeur d'aventurière et non sa raison. Se secouant la tête, résolut, elle répliqua:
- Non! Je ne partirais pas, j'ai attendu trop longtemps ce moment.
- Oh non,non,non! S'écria le feu-follet en s'enfuyant de ses mains, paniqué. Ses congénères s'éparpillèrent d'un cri aiguë, alertant les habitants de la forêt d'une menace imminente.

- C'est juste des peureux! Murmura-t-elle, trop sûr d'elle-même. Après tout, elle savait se défendre si quelqu'un l'attaquait. Eleonor ignorait que ce quelqu'un était un guerrier redoutable et qu'il se trouvait juste derrière elle. Un craquement de branche volontaire se fit entendre, elle écarquilla les yeux, se laissant submerger par l'énergie sombre provenant de l'intrus. Lentement, l'Aasimar se retourna et vit de qui il s'agissait. Un orc à l'allure sauvage et musclé. Elle blêmit et recula.


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Garkach
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Lun 16 Fév 2015 - 2:57

L'Orc marchait dans les sous-bois, ses pas silencieux tandis qu'il chassait. Le Gibier de ce continent était différent de celui qu'il chassait habituellement, il fuyait et n'attaquait point. L'Orc était jeune, à peine un adulte physiquement tandis qu'il possédait déjà une musculature avancée qui lui permettait de manier la solide hache dans son dos avec aisance. Il ne portait qu'un pagne de fourrure blanche et une paire de bottes solides.
Garkach à cette époque n'était encore que l'Exilé, point de tatouages, point d'armures mais il possédait déjà son caractère farouche. Une blessure était pensé à son flanc, cause d'un groupe d'Humain l'ayant prit en chasse après qu'il se soit pris à un troupeau de "mouton". Un animal stupide. Quelque chose attira le regard de l'Orc soudainement dans les cieux, une silhouette possédant des ailes survolait l'horizon.
Grognant, l'Orc prit le pas de course tandis qu'il suivait des yeux la silhouette qui descendait vers les Bois. Soudainement, un essaim lumineux lui vînt dans le visage, d'étranges êtres qui ne cessaient de la harceler. Il frappa dans le tas violemment de sa main, balayant l'essaim de feux-follets tandis qu'il en attrapait un en grognant et l'écraser sans sommation entre ses doigts. Il avait faim et il était en colère.

***


L'Orc observa l'étrange être venir se poser dans les Bois avec grâce, elle ressemblait à une Humaine dans la pénombre mais portait d'étranges ailes. L'Exilé n'en avait encore jamais vue de semblable et la curiosité le frappa. S'avançant alors silencieusement, telle le Lion dans la savane s'approchant de la proie, il n'était qu'à quelques pas lorsque des feux-follets vinrent vers l'étrange être. Ses oreilles se crispèrent lorsqu'il entendit les barbouillements de ces petits-êtres puis l'Humaine étrange répondit :
"-C'est juste des peureux!"

La botte de l'Orc écrasa alors une brindille, dévoilant ses crocs en ayant compris les paroles de l'Aasimars que la fragile chose se retournait vers lui, son visage pâlissant et reculant d'un pas. Garkach cependant savait qu'une étrange hutte de pierres renfermé des centaines d'Humains non-loin d'ici. Il ne la laisserait pas crier. L'Orc avança d'un bond vers la petite chose et posa une main sur la bouche de celle-ci tandis qu'elle poussait un cris d'effroi.
Garkach gronda alors sauvagement vers celle-ci, comme un fauve tandis qu'il détaillait la femme à la lumière de la Lune. Une enfant...Son code d'honneur ne pouvait lui permettre de la tuer, de se venger de ces Humains qui l'avaient chassé mais quelque chose d'autre attira son attention. La Jeune-Femme dégageait une énergie étrange qu'il ressentait maintenant qu'il la tenait, cette sensation était dérangeante étant en opposition avec la nature même de l'Orc.

Eleonor ne quittait pas l'Orc des yeux, apeurés tandis qu'elle n'osait repoussé la main puissante de l'Orc de ses lèvres, l'observant également, elle pouvait voir que l'Orc était jeune en vue de ses traits faciaux tandis qu'il possédait une peau sombre qui roulaient sur des muscles sauvages et puissants qui étaient largement visible en vue de la tenue de l'Orc. En fait, même pour les Humains, l'Orc possédait un corps beau mais son visage venait rompre toute forme de beauté humaine. La mâchoire de l'orc était imposante, laissant la place à des crocs tandis que deux imposants crocs sortaient de ses lèvres comme des défenses de sanglier...
Puis Garkach leva un doigt devant ses lèvres en intimant à la créature si fragile de ne point crier. Celle-ci hocha la tête fébrilement puis l'Orc retira sa main de la bouche de la jeune Aasimar. La dominant de par sa taille, il parla pour la première fois :

"-Ne craint rien, je ne te tuerais pas ce soir, petite souris..."

Lorsqu'il dit cela, la Jeune Femme comprit rapidement que l'Orc n'aurait en rien hésité à l'abattre si elle avait réagit différemment mais qu'est-ce qu'il l'avait poussé à ne pas la tuer ? Étrangement, malgré le danger qu'elle ressentait et la créature devant elle, elle ressentait une envie d'en apprendre plus sur cet inconnu. Elle remarqua seulement alors la blessure de l'Orc.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Lun 16 Fév 2015 - 19:24

Il l'incita à se taire, un doigt sur sa bouche ressemblant plus à celle d'un sanglier qu'autre chose. Elle n'était pas stupide au point de se rebeller et d'oser crier à nouveau. Tremblante et fébrile, elle acquiesça de la tête, au grand soulagement de l'Orc, qui prit le risque de baisser sa main, libérant les lèvres de vermeilles.

- Ne craint rien, je ne te tuerais pas ce soir, petite souris...

Il avait dit cela sur un ton à la fois moqueur et ferme. Eleonor fut surprise par cette première parole, elle prit conscience qu'une attitude calme et docile était de mise, si elle voulait vivre. Elle fut toute fois intriguée par cette clémence venant d'un orc, dont l'aura était si opposée à la sienne. Pourquoi ne pas l'avoir tuer? Était-ce pour la manger plus tard ou juste parce qu'elle ne semblait pas appétissante? Elle espérait la deuxième option. Un lourd silence se fit, tous deux s'observaient avec un certain intérêt et curiosité. De ses yeux d'émeraudes, elle le dévisagea à nouveau de la tête au pied. Grâce à la lumière de l'astre, elle pouvait mieux discerner sa musculature puissante et bien découpée, sa peau d'un vert sombre,accentué par son pagne de fourrure blanche. Il était impressionnant et attirant physiquement,mais sa forte mâchoire et ses crocs rendaient mal à l'aise l'Aasimar. Elle était habituée d'être auprès d'hommes et d'Aasimars aux traits beaux et harmonieux, ce visage de jeune orc la répugnait, mais elle ne le laissa pas paraître. Après tout, ce n'était pas de sa faute s'il était né ainsi. C'est alors que son regard s'attarda au flanc de Garkach, un  bandage souillé le recouvrait et des tâches de sang l'imprégnaient abondamment. Fidèle à sa race, Eleonor devait agir, bien qu'il fut dangereux. Les Aasimars étaient génétiquement guidés par la bonté et l'empathie.

- Vous êtes blessez! Il faut que je vous soigne et vite! S'exclama la jeune Aasimar, soudainement inquiète du sort de son geôlier.

Sans réfléchir, elle posa  sa petite main sur le torse large et fort de Garkach. Celui-ci grogna sourdement, à cause de la douleur, et brusquement, il empoigna le poignet de la jeune femme et le tordit sans ménagement.

- Aye!  Gémit Eleonor, inhabituée à une telle rudesse. Lâchez-moi, vous me faites mal! Je veux seulement vous aidez! Je suis une Aasimar, je peux vous guérir.

C'était donc cela une Aasimar. Cela le captivait plus qu'il n'osait se l'avouer. Il se détendit, desserrant sa poigne. Effectivement, il avait déjà entendu des légendes sur ses êtres mi-homme, mi-oiseau, si semblable aux Célestiels. Selon les dires, ils étaient capables de guérir de leur main les blessures mineures, don propre à leur race. Perplexe, il soupira. Il avait, en effet, perdu beaucoup de sang à cause de ce maudit mouton et de la sauvagerie de ses attaquants. Bien que robuste, Garkach se sentait faible et affamée. Il ne pouvait quémandé de l'aide à quiconque sur cette terre étrangère. Qui voudrait aider un orc affamé et hostile? Qui, excepté une petite folle d'Aasimar ? Ah, il se sentait si irrité par sa présence lumineuse. D'un grognement, l'orc relâcha définitivement le menu poignet  et fit volte face pour se calmer. Il était déchiré entre l'envie de lui tordre le cou et son honneur l'ordonnant de l'épargner. De plus, elle pouvait le sauver, mais orgueilleux, il ne voulait pas lui devoir quoi que ce soit.  Que faire?

Pendant que l'étranger semblait en proie à une perplexité incompréhensible, Eleonor fut tentée de s'enfuir vers les cieux, mais quelque chose de mystérieux et d'irrationnel la retint. Elle devait savoir pourquoi il était là, qui il était et aussi, elle voulait absolument le guérir. La jeune femme en avait le pouvoir. Toujours de dos, les muscles superbement tendus et la mâchoire serrée, l'orc était distant et sombre. Comment convaincre un esprit si sauvage et ténébreux? Soupirant, elle réfléchit à son tour. Il fallait procédé doucement, sans précipitation, l'apprivoiser en quelque sorte. Chaque bête sauvage pouvait être dompté. D'un sourire charmeur, elle s'avança de quelques pas, en se présentant:

-  Je me nomme Eleonor Delorne, fille d'Ayzur Delorne et Sora Gaëllia. J'ai grandit dans un Fort pas loin d'ici et là, j'ai appris à  utiliser l'énergie de la lumière pour soigner les blessés et les malades. Je crois que présentement, vous faites parti de cette catégorie. C'est dans votre droit de refuser, mais je ne crois pas aux hasards, seulement au destin décidé par les Dieux. Je peux vous guérir, cela prendra  quelques instants et votre blessure disparaîtra à jamais, sans même une cicatrice, ni une douleur.

Comme elle jacassait cette petite souris. Exaspéré, il soupira profondément, ses yeux lasses fixant les ténèbres. Bien qu'exaspérante, elle avait raison. C'était sa seule chance de s'en sortir. Une véritable bénédiction qu'il méritait guère, mais il ne pouvait craché dessus. Lentement, il se tourna vers elle et la fixa intensément, comme s'il voulait sonder la véritable raison derrière une telle insistance. Intimidé par ce regard sauvage, elle baissa les yeux,  rougissante. Elle ne pouvait deviner toutes les pensées hostiles qui faisaient rage dans l'esprit du blessé. Pourquoi voulait-elle tant le guérir? Aucun être censé d'esprit voudrait sauvé son agresseur! Non, elle lui cachait quelque chose. Sa lassitude fit place à  l'aigreur. Elle voulait sûrement le duper avec ses actions charitables, il ne voyait aucune autre explication. Continuant à la fixer en silence, il eut un sourire mauvais. Elle tenait à jouer la guérisseuse ? Bien, mais selon ses conditions. De toute façon, elle n'était pas en position de lui refuser quoi que ce soit.


Eleonor, l'Ange d'Or
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Garkach
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Mar 17 Fév 2015 - 3:29

Garkach restait méfiant à propos des autres races, de nature mais encore plus sur ce Continent. L'Aasimars dégageait quelque chose qui lui déplaisait et il comprit finalement ce que c'était : La bonté. Lui qui avait grandi dans les dangers de la Jungle, les tempêtes du Désert et dans nombreux autres lieux où votre vie ne tient qu'à un fils, n'avait jamais éprouvé la bonté. C'était une faiblesse. Finalement, l'Orc hocha la tête vers la Femme en grognant, écartant ses imposants bras pour la laisser agir.
La Femme s'approcha avec un sourire naïf sur les lèvres tandis qu'elle semblait croire avoir réussit à dompter l'Orc, elle tira les bandages sales de l'Exilé tandis qu'il serrait les dents en grondant. La Femme porta alors ses fines mains vers la blessure qui était profonde tandis que la magie agissait. Garkach se détendit légèrement tandis que la souffrance brûlante de la blessure s'estompait.

"-Je me nomme Garkach, fils de Marlok le traître."

L'Orc déclara ça soudainement, tandis que la fierté était audible dans sa présentation. Eleonor leva alors les yeux vers l'Orc, surprise qu'il prenne ainsi la parole. Mais en voyant les traits féroces de l'Orc, elle comprit qu'il n'allait rien dire de plus. La blessure se referma doucement sous ses mains et lorsqu'elle eut finit, Garkach vînt passé sa main sur son flanc.

"-Voila, ce n'était point aussi terrible que ça en avait l'air !
-Hm...N'as-tu donc pas peur de me soigner ? A présent, je pourrais te tuer maintenant que je suis soigné !"

L'Orc s'avança en grognant vers la jeune Aasimars qui recula rapidement devant l'avancé de l'Orc puis elle comprit que ce n'était là qu'un jeux, Garkach désirait seulement lui faire peur mais il ne semblait pas vouloir la tuer.

"-Po...pourquoi ne me tuez-vous pas en ce cas ?
-Tu n'es qu'une enfant, mon code d'honneur m'interdit de tuer des enfants."

Garkach l'observait férocement tandis que son torse se soulevait à chaque respiration puissante du guerrier. Il avait les poings serrés tandis que sa mâchoire semblait serré comme si il cherchait à contenir une rage naturelle, comme le Tigre ne sachant se détendre. Eleonor réfléchissait aux paroles de l'Orc tandis qu'elle ne le quittait pas des yeux. Ces deux êtres venaient de continents différents, elle vînt même à songer qu'ils étaient les reflets d'un miroir, deux opposés qui se faisaient fasse. Puis l'Orc se laissa tomber sur le sol, croisant ses jambes en grondant.

"-Assis toi, Petite Souris. Répond à mes questions et je te laisserais partir mais je te préviens...Si tu oses essayer de fuir, j'arracherais ces ailes que tu portes."

La Femme écarquilla les yeux à cette idée, qu'on lui arrache ses ailes, sa liberté...L'Orc semblait comprendre l'importance qu'elles avaient pour Elle mais pire encore, il semblait dire la vérité tandis qu'il l'observait férocement. Elle ressentit un élan de colère devant cette cruauté tandis qu'elle écoutait l'Orc en s'asseyant. Celui-ci hocha la tête tandis que ses yeux luisaient doucement dans la pénombre de la nuit.

"-Parles moi de ce pays...Qu'est-ce que cette construction de pierres au loin ? Comment vous battez vous ? Comment faites vous la guerre ?"
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Mar 17 Fév 2015 - 10:22

Avec fierté et avec zèle, Eleonor décrivit l'histoire du Château des Redresseurs:

- C'est le 16ième de Dan, année de l'ère du Grand Cauchemar, que Gawain et ses Redresseurs ont rénové ce Fort dans le but d'en faire leur campement général. Ce château est un chef d'oeuvre en soi, il est immense, avec une centaine de salles, une très grande armurerie et une immense bibliothèque datant du premier propriétaire, Sir Arthur Orélien. Celui-ci a été tué par une horde de goules, il y a très longtemps. Bref, Gawaïn, appartenant anciennement à la Main Rouge, l'a fait renaître pour instaurer la justice dans ce monde. Les Redresseurs purgent les créatures mauvaises de l'Outre-Monde et aussi protègent les Célestiels, les anges de cieux et tous êtres vivants subissant une injustice. À l'époque, beaucoup d'Aasimars et de Tiefflins se sont joints à eux, et leur nombre n'ont pas cesser de croître. La plupart des êtres y habitants, que cela soit des Aasimars, des nains, des hommes ou des Tiefflins, passent leur temps à s’entraîner,ils ont beaucoup d'espace à l'extérieur pour combattre, et à accomplir des missions.
- Et les combats? Comment ton peuple se bat? Demanda l'orc avec insistance, les yeux brillants.

Eleonor se pencha la tête sur le côté en réfléchissant. Elle n'avait jamais assister à une guerre, elle connaissait peu de chose sur les combats. Elle avait commencé le maniement de l'épée, mais c'était des techniques très basiques, elle était meilleure à la dague, une arme souple et légère. Néanmoins, elle avait observé à maintes reprises les entrainements des soldats et avait retenu qu'ils étaient très tactiques.
- La seule chose que je sais c'est que nos guerriers pratiquent régulièrement l'encerclement en utilisant leur l'épée et leur bouclier. Par contre, ils attendent toujours avant de frapper, les Redresseurs tuent jamais sans raison, ils sont très justes.


Tuer sans raison? L'orc eut une moue de mépris. Il y avait toujours une bonne raison de tuer et de verser le sang. À l'exception de son code honneur, sans cela, il aurait volontiers trucider cette petite souris, bien qu'elle avait son utilité. Il avait écouté ses informations avec attention, retenant de éléments stratégiques importants, mais ce n'était pas suffisant, il voulait en savoir plus. Se penchant vers elle, il demanda:
- Cette armurerie, où se trouve-t-elle?

Elle s'apprêta à répondre, mais soudain, elle se retint. Prenant conscience que l'Orc se servait d'elle pour une raison obscure, mais évidente, elle réfléchit rapidement. Pourquoi toutes ses questions sur ce Fort militaire? Suspicieuse, elle se dit qu'il allait sûrement utiliser ces renseignements contre ceux qu'elle aimaient. Elle  se méfiait de lui, bien que l'Orc était moins méchant qu'elle le croyait. Consciente qu'elle en avait déjà trop dit, elle prit une mine confuse et répondit en balbutiant:
- Je ne sais pas où elle se trouve, mes parents m'ont interdit l'accès, trouvant cela trop dangereux que je m'y aventure.

L'orc grogna devant cette fausse information. Il détestait qu'on le dupe, surtout par une fillette de 15 ans.  Il était claire, par le changement d'expression de l'Aasimar, passant de l'exaltation à  la méfiance, qu'elle lui cachait l'endroit exacte de la salle d'armes. Il ne voulait pas lui faire de mal, mais la menace était toujours un moyen efficace pour obtenir de l'information.  D'un air sombre, il avança vers elle d'un pas chargé de menace. Sa face rendu très proche du beau visage, il sortit ses crocs, tout en plaquant sa grosse main sur la nuque fine et gronda:
-Ne me ment pas, sinon je commettrais un geste très regrettable!
-Vous n'avez pas la droit de me tuer, c'est vous même qui me l'a dit! Osa dire Eleonor tendue.
-C'est vrai, petite souris, mais rien ne m'empêche de défigurer ton jolie minois et d'arracher tes ailes! Alors, où se trouve cette armurerie?

Elle ravala une réplique cinglante devant sa menace qu'il pourrait mettre à exécution. Eleonor blêmit en s'imaginant le visage recouverte de  cicatrices, du front au menton, sans ailes.Néanmoins, son visage et ses ailes valaient-ils plus que toutes les vies vivant dans l'enceinte du Château? Non. Désarçonnant l'Orc par son courage, elle gronda à son tour:
-Défigurez moi autant que vous voulez, je ne parlerais pas plus du Château! Je n'ai pas peur de souffrir ni de mourir!


Au moment où elle dit cela, un rugissement provenant des profondeurs de la terre, se fit entendre, les surprenant tous deux. Ils firent volte-face et virent le sol à quelques mètres d'eux, se lever d'un coup. Par le fait même, des feux-follets réapparurent et portèrent secours à Eleonor, en venant brûler l'Orc à la surface de sa peau. Rugissant, il se défendit, tandis que l'un d'eux ordonna à l'oreille de la jeune femme:

- Fuit, il arrive!

«De qui s'agit-il?» Se demanda Eleonor à la fois curieuse et terrifiée par ce qui se passait. En réponse à sa question, une gigantesque créature, trois fois plus grande que l'Orc, sortit du sol. Fait de pierres et de terres, elle était costaude et massive. Ses épaules étaient protégées par du roc, parsemées de piques coupants et de mousses. Sa face n'avait que des yeux flamboyants,sans éclat d'âme apparents, et bien qu'elle n'avait pas de bouche, un son assourdissant rugit de son être. Un golem de terre, un autre sylvestre, protecteur redoutable de la nature. Sans rechigner, Eleonor commença à s'envoler, mais Garkach fut plus prompt, l'attrapa par la cheville et la ramena brusquement au sol.

- Non, lâchez moi! Lâchez moi! S'écria Eleonor en se débattant
-Non, tu reste avec moi, petite souris. Siffla l'Orc à son oreille, tout en déposant la lame de sa hache sur la douce gorge de sa victime. Elle se calma aussitôt. [color=#cc0000]


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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Mer 18 Fév 2015 - 4:20

La situation se compliquait soudainement pour lui, la Lame de sa hache contre la gorge de la Femme tandis qu'il observait le golem avancer vers lui. Malgré son tempérament farouche, il n'avait pas réellement le désir de faire du mal à une enfant mais sa vie comptait avant la sienne. Grondant, il haussa la voix vers les Sylvestres.

"-Si la vie de cet enfant vous inquiète autant alors partez où je me ferais un plaisir de lui trancher la gorge !"

Les feux-follets volèrent rapidement devant le Golem de Terre, piaillant de leurs petites voix fluettes tandis que celui-ci arrêtait son avancé, ses yeux fixant l'Orc et la Femme. Garkach se laissa aller à soupirer tandis qu'il fronçait les sourcils en observant cette créature. Une chose qui était de chair ne l'inquiétait en rien mais il doutait que sa hache soit utile contre un être de terre.
La Jeune Femme était pâle, n'osant pas respirer tandis qu'elle sentait le froid de l'acier sur sa gorge si délicate, si fine. Elle était à la merci de l'Orc et ses espoirs de l'amadoués s'étaient envolé puis l'Orc lui murmura d'une voix gutturale et sombre à ses oreilles.

"-Nous allons partir, toi et moi, dans un endroit où nous serons plus déranger. Je conseillerais à tes amis de ne point nous suivre si tu désires vivre."

L'Aasimars hocha la tête rapidement tandis qu'il criait aux sylvestres de les laisser partir mais les Feux-Follets semblaient ne pas le désirer mais devant son insistance et la situation, ils n'eurent guère le choix. Tandis que l'Orc avançait avec la Femme, la Forêt les observait soigneusement mais nul ne s'opposa à eux jusqu'à arriver dans des contreforts rocheux où les arbres n'étaient plus puis l'Orc relâcha son emprise sur la Femme en grondant sauvagement puis observa sa main en crachant sur le sol.  

"-Tu n'as donc pas peur de la Mort ? De la torture et de la souffrance ?! Pour protéger les tiens ! Ah, voila un comportement...Que je ne peux que respecter."

L'Aasimars haussa un sourcil devant les dires de l'Orc tandis que celui-ci affichait toujours un air sauvage, indomptable et féroce. Il portait toujours sa puissante hache en main qu'il semblait soulever sans mal tandis que le vent faisait balancer les fourrures de l'orcs. La lune brillait haut dans le ciel étoilé et cet endroit avait quelque chose de calme. Au loin, le Château était visible, ses lumières illuminant ses hauts-murs.

"-Tsah...Tu me compliques plus les choses que je ne le pensais, petite chose. Mais saches que je n'ai rien à faire des tiens, ni de vos terres mais votre culture m'intéresse, vos armes également. Mon peuple est brisé par des rancœurs ancestrales, nous sommes chassé par les Nains et leurs fusils tandis que nous, nous luttons avec nos lances.
Mon peuple ne peut compter que sur sa force, sa férocité mais je désire lui apporter de nouveaux savoirs pour lui octroyer une vie meilleure. Je songe à mon peuple, vivant dans des constructions aussi solide que ce château, à l'abris des animaux sauvages, des Nains et autres créatures...
"

Garkach observait le Fort au loin tandis que la Femme écoutait chacun de ses mots. Finalement, elle comprit elle aussi que ces ténèbres dans l'Orc était celle de celui qui était un survivant, celui qu'on chassait, celui qui était seul contre tous. L'Exilé ne mentait en rien, s'ouvrant étrangement à elle, une enfant.

"-Mon Peuple doit s'adapter à notre monde, avancer...
-Pourquoi ne point l'avoir dit plus tôt ?
-Car je suis un Orc, Petite créature, je suis chassé par les tiens comme un animal. Nul n'ose m'adresser la parole sauf si je viens à cacher ma nature."

La Femme qui était de nature si bonne et compatissante, observait alors l'Orc sous un nouveau jour. Peut-être avait-il l'air si féroce, si dur mais qu'au fond, celui-ci était un être aimant les siens et dont l'avenir le préoccuper plus que lui même le songeait.
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Mer 18 Fév 2015 - 19:21

Finalement, elle trouva qu'ils avaient plus en commun qu'ils ne le croyaient. Ils aimaient leurs familles, étant à prêt à mourir pour qu'elles aient la promesse d'une vie digne et protégée,et bien sûr, ils avaient tous deux la piqûre du voyage et la passion de découvrir les autres cultures. Certes, Eleonor était peu intéressée par les armes, à l'exception de celles appartenant aux légendes anciennes et méconnues, telles que les armes de vertu, trois artefacts puissants, qui une fois réunie, purifient l'âme de toutes souillures provenant de Sipiar. Les Redresseurs avaient déjà retrouvés l'Épée de vérité, elle rêvait de découvrir les deux autres. Son visage était devenu serein,même joyeux, dès la confidence de l'Orc. C'était dans sa nature de pardonner facilement et après tout, Garkach avait droit de découvrir et de s'amuser, tout comme elle. Une idée brillante lui vint, elle était un peu risquée, mais le soleil se levait dans trois heures, ils avaient encore le temps. S'arrêtant, elle se tourna vivement vers son nouveau compagnon et s'exclama:
- Et si je te faisais visiter le château? Qu'en dis-tu, Oh grand guerrier Garkach?!


Elle avait dit cela d'un ton à la fois officieux et narquois. Il s'arrêta à son tour, la fixant avec des yeux ronds et un air stupéfait. Qu'elle proposition à la fois excitante, imprévue et dangereuse...Il adorait cela.
-N'est-ce pas dangereux, petite chose? Tes sentinelles pourraient m'arrêter s'ils me découvraient entrain de me balader dans ce Fort en pierre! Répondit-il avec grand sérieux, essayant de privilégier la raison à la folie d'une telle expédition au sein même de l'immense hutte de pierre.  Indifférente à ses craintes, elle haussa les épaules et répliqua:

-Je suis la meilleure guide qui soit, je connais chaque recoin de ce Château, personne ne nous verra, je te le promets! Je sais quel couloir emprunter pour t'amener à notre grandiose armurerie, à notre superbe bibliothèque ainsi qu'à la splendeur du dôme en verre vue de l'intérieur. Il y a aussi des...

-C'est bon, tu m'as convaincu! Interrompit-il d'un ton impatient, bien que ses yeux brillaient d'envie de visiter chaque salle qu'elle lui avait décrite avec zèle. À présent, il en avait l'eau à la bouche. Soudain, un problème majeur lui vint à l'esprit, et non le moindre.

- Mais dit moi, petite futée, comment allons rentrer dans ce vaste espace de pierres?

Ah ça, Eleonor n'y avait pas pensé, car ils pouvaient seulement accéder à l'enceinte grâce à un pont en pierre, menant à une épaisse porte en bois, garder part des sentinelles. La voie des airs étaient facile pour elle, mais l'orc n'avait pas d'ailes et il était trop lourd pour qu'elle le traîne jusqu'au toit. Déglutissant, son exaltation fit place à une profonde déception. Elle n'allait pas pouvoir faire visiter le château à l'orc, à moins d'assommer les sentinelles, un acte fort peu honorable. Observant le visage calculateur de Garkach, qui dévisageait férocement les sentinelles au loin, elle devina que la même idée lui avait traversé l'esprit.  Indignée, elle refusa catégoriquement:
-Non, Garkach, ça non! Attaquer ces gardes ne servira qu'à alerter les renforts et avoir toute l'armée des Redresseurs à tes trousses.

Sachant qu'elle avait raison, il grogna  et il fit l'effort de respirer profondément, afin de calmer son envie d'assommer furtivement  ces gardes de malheur.  L'Aasimar s'efforça de trouver un moyen pour accomplir sa proposition, elle avait allumé la flamme dans le cœur de l'orc, elle savait qu'il tenait à visiter ce château. Enfin, elle trouva. Vivement, elle se tourna vers lui et ordonna:
- Reste ici jusqu'à ce que je te fasse signe de venir!

Sans aucune autre explication, elle s'envola dans les aires et réussit à atterrir sur le toit du Château, sans qu'aucun garde ne la voit. Elle était réellement d'une discrétion à toute épreuve, contrairement à Garkach, qu'elle vit d'en bas, soufflé comme taureau, faisant les grands pas de long en large, en jetant des coups d’œil impatient vers elle, qui venait de disparaître par la trappe. Il détestait attendre et encore plus, il ignorait qu'est-ce qu'elle avait en tête. Son plan inconnu risquait de tourner au vinaigre, elle était si impulsive et irréfléchie.

Eleonor avait passé par la trappe, et promptement, elle descendit l'échelle, longea le couloir en direction de sa chambre. Enlevant sa tunique noire, dont la colombe des Redresseurs étaient brodées dans le dos,elle remit sa plus belle robe de chambre. Satisfaite de son apparence,  elle sortit d'un pas déterminé. L'Aasimar descendit les escaliers en colimaçon, traversa d'autres corridors, descendit un second escalier et rentra dans une pièce adjacente meublée de gardes-mangés, de fours à pain, de celliers   et  de gros chaudron en cuivre. Les cuisines. Furtivement, elle prit une bouteille d'alcool aux baies sauvages et mit, dans une assiette,des beignets de pommes sucrés.Amenant le plateau savoureux,  elle se dirigea vers la grande salle pavé, menant tout droit à la porte en bois. Là les sentinelles étaient postées, immobiles, le regard lasse, fixant les ténèbres du dehors. D'une petite toux sèche, elle les fit ce retourner. L'un était humain, l'autre un Tiefllin.L'humain était jeune, les cheveux châtains, fraîchement rasé et le regard brillant de vivacité, malgré la fatigue. L'autre, avec sa peau noire et ses cornes témoignaient de la race à laquelle il appartenait. Il était grand, mesurant 1,80 mètres environ et ses yeux jaunes étaient très perçant. Eleonor ne connaissait pas son nom, mais elle savait celui de l'homme. Ce fut d'un sourire charmant qu'elle lui adressa la parole:


-Bonsoir, Gilliam.
- Hey, bien le bonsoir mademoiselle Nora! Que faites-vous debout à cet' heure? Demanda le garde d'un ton enjoué, à l'accent campagnard.

Il ne pouvait s'empêcher de la dévorer du regard, elle était si belle cette Aasimar. Il n'y en avait pas beaucoup dans le château, la majorité se trouvait à Quiétude ou à Hydrasil, il était rare d'en voir d'aussi proche. Le jeune homme se délecta de ce visage ovale et féminin,entouré d'une tignasse d'or pâle et bouclée. Il admira  ses traits délicats, son nez fin et droit, ses lèvres pulpeuses et son teint  lumineux. Surtout, ce qu'il le fascinait,  c'était la magnificence de ses yeux verts, ainsi que son corps svelte et mince, dont la robe de chambre épousait parfaitement ses formes d'adolescente. Bref, avec ses ailes, elle semblait descendre des cieux. Ébahit par cette splendide créature,il n'entendit pas ce qu'elle disait, contrairement au Tiefflin, qui la fixait avec le plus grand sérieux.

-Oh, je n'arrivais pas à dormir, alors j'ai pensé à vous. Je vous apporte un plateau de délicates gourmandises, ainsi qu'un breuvage rafraîchissant.
- Oh, bien le merci, demoiselle! Répondit Gilliam après un moment. Son esprit devenait toujours très lent devant les femmes, encore plus devant celle-ci. Rougissant, il prit la bouteille pour s'en servir, mais son compagnon l'arrêta, en disant:
- Non, Gilliam, c'est interdit de boire de l'alcool durant notre service. Nous allons être réprimander si on le découvre.
- Oh allons, on peut faire exception à la règle!
-Oui, je vous promets d'être muette comme une tombe! Répondit l'Aasimars d'un sourire charmeur. D'un regard méfiant et torve, le Tiefflin ne se laissa pas convaincre et répliqua:
- J'insiste que vous retourniez dans votre chambre. Ce n'est pas une heure convenable pour une jeune femme de bonne réputation.

Sur ce, avec une totale indifférence et insensibilité à ses charmes, il fit volte-face et se retrouva nez à nez à un orc au regard de fauve. Le souffle court, elle le vit aussi et resta figée, tout comme le demi-démon, trop surpris par cette apparition pour réagir à temps. Sans même que Gilliam le remarque, toujours de dos,hésitant entre les gourmandises ou la liqueur sucrée, Garkach vint et sans aucune subtilité ni délicatesse, assommer le Tiefflin d'un coup de poing exemplaire. Au moment où le garde tomba au sol, l'orc se tassa sur le côté de la porte, échappant au regard de Gilliam, qui se tourna vers son ami inconscient, saignant du nez. Inquiet, il se pencha vers lui et pris son pouls.
- Est-il mort? demanda précipitamment la jeune femme, en jetant un coup d’œil assassin à la silhouette massive cachée dans l'ombre de la porte.
-Non, il est toujours vivant. Répondit le garde concentrer par le battement du cœur, qui battait à un rythme faible, mais régulier. Soulagée, elle put enfin respirer. Reprenant les choses en main, elle vint déposée sa main sur l'épaule étroite du jeune homme, tout en conseillant:
- Vous devriez l'amener aux guérisseurs.Ça doit être la chaleur  qui lui a fait perdre conscience et...saigner du nez.
-Oui, oui, mais cela m'inquiète, je ne l'ai jamais vu dans cet état.
-Ne vous inquiétez pas, en ce temps, tout homme perdrait connaissance.
-Oui, vous avez raison...Attendez, n'êtes-vous une Aasimar? Vous pouvez le réanimez?

Prit de court par cette question embarrassante, elle jeta un regard anxieux vers l’embrasure de la porte, où Garkach montra discrètement son visage. Devant son regard noir et exaspéré, elle répondit vivement:

-Oui, mais je suis si fatiguée, vous comprenez que mes pouvoirs ne sont pas effectifs. De plus, j'ai besoin de la lumière pour guérir, et celle de la lune n'est pas assez puissante. Non, je ne pourrais pas lui venir en aide, mais je peux allée chercher d'autres gardes, afin que votre compagnon reçoit les soins nécessaires.

À cette réponse, il ne pouvait qu'acquiescer. Gilliam ne connaissait pas grand chose des Aasimar, seulement la base de leur histoire et de leur pouvoir. Il ignorait, par exemple, que la lumière de la lune était aussi puissante que celle du soleil et qu'Eleonor aurait pu facilement guérir son compagnon d'arme. Bien qu'il semblait maigre dans l'uniforme des Redresseurs, Gilliam était fort comme bœuf. D'un grognement, le soldat mit son compagnon sur son épaule, fit un clin d'oeil complice à Eleonor, qui lui sourit avec reconnaissance. Il tourna à droite et disparut de son regard. Soupirant de soulagement, Eleonor  tourna la tête vers le seuil de la porte. D'un sourire victorieux, Garkach  sortit de sa cachette. La voie était libre et il allait pouvoir explorer ce mystérieux et immense château.


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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Jeu 19 Fév 2015 - 5:20

Garkach s'avança en observant les alentours d'un oeil aux aguets tandis que ses sens étaient en éveils. Il savait que si on découvrait sa présence ici et qu'on le jugeait comme un ennemi, il ne pourrait pas en repartir vivant. Mais il avait été si facile de se servir de la Jeune Femme, là était la faiblesse des coeurs emplis de bonté, mais les soldats le seraient-il autant ? Cependant, l'Orc avança auprès de la Femme dans les couloirs du Château tandis qu'il évitait les sentinelles les unes après les autres, l'Enfant connaissant par cœur les lieux. Avant tout, l'Aasimars le conduisit dans les cuisines où il eut l'occasion de manger à sa faim tandis qu'il plaçait des vivres en réserves pour son voyage.
Ensuite, Eleonor conduisit l'Orc dans les autres salles du château tandis qu'elle semblait rayonné de bonne humeur tandis qu'elle le faisait visité à un être si étrange, si brutale mais qui semblait si Humain à la fois. Garkach n'en montrait rien mais cette attitude l’exaspérait, lui qui n'avait connu que la survie depuis sa naissance, la brutalité. Il observa soudainement divers armures qui étaient allignés dans les couloirs, méfiant, il comprit rapidement qu'elles étaient vides. Glissant un doigt sur l'une d'elle, il observa la façon de faire.

"-Pourquoi autant de métal sur une armure ?
-Oh ? Et bien, les armures légères sont utiles pour les chasses mais dans les guerres, nos Chevaliers en portent des plus robustes qui arrêtent les lames et protègent des chocs. Elles sont faites exprès pour laisser assez de mouvement aux Hommes mais elles sont lourdes donc seul les plus forts, les portent !"

Garkach observa l'Enfant qui lui souriait tandis que ses mains étaient jointes dans son dos, elle semblait heureuse de partager ses connaissances sur son Peuple. L'Orc ressentit un brin de pitié pour celle-ci puis revînt à l'armure en la détaillant, notant chaque morceaux de celle-ci. Puis ils continuèrent l'exploration jusqu'à l’armurerie. Celle-ci renfermait des armes d'une grande beautés, nobles et raffinées. Garkach les observa une à une, elles qui étaient si différentes de celles de son peuple.

Ils avancèrent dans la pièce tandis que différentes armes étaient accrochés autour d'eux, des Épées, des Haches, des Masses d'armes mais également des arcs, des arbalètes qui intéressèrent énormément l'Orc ainsi que des hallebardes et des lances. Alors qu'Eléonor observait l'Orc captivait par ce spectacle dont elle ne comprenait point la beauté, des pas se firent entendre. Elle se figea tandis que les portes de armurerie s'ouvrirent alors que des Gardes entraient pour se préparer à prendre leur tour dans la défense du Château.
Qu'elle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils tombèrent nez à nez devant un Orc et leur Jeune Dame. Tous se figèrent et se contemplèrent tandis que personne n'osait faire un geste jusqu'à ce que l'Orc tire sa hache et que les Gardes saisissent des épées. L'Aasimars était entre les deux parties tandis qu'un autre Garde partait en courant chercher des renforts.

"-Ma Dame, que faites-vous avec cette créature ! Venez avec nous, nous allons vous protéger !
-Ce n'est pas une créature, c'est...
-Était-ce donc un piège, Petite chose ?!
-Petite chose ?! Vous parlez à une Demoiselle, l'Orc !"

La situation semblait s'envenimer de plus en plus tandis qu'elle pouvait sentir l'atmosphère se charger de haines et de colères. Garkach dévoila ses crocs dans une mimique sauvage tandis qu'il s'avançait vers les Gardes. L'Aasimars se posta devant lui en écartant ses bras.

"-Non Garkach ! Ne faites pas ça !"

L'Orc baissa ses yeux sur la frêle créature tandis que les gardes avancèrent d'un pas, tendu de voir leur Dame aussi près d'un orc qui semblait prêt à combattre, à tuer mais celle-ci ne tremblait pas. Garkach l'observa en grondant puis la repoussa vers les gardes d'un geste simple sur le front. Tandis qu'il tenait sa hache dans une de ses mains en reportant son regard sur les Gardes.

"-Rejoint les tiens, Petite Souris. Et part d'ici avant que tu ne sois blessé ou pire...
-Ma Dame, venez !
-Mais..."

Les Gardes la prirent, la faisant reculer au milieu d'un cercle d'armures brillantes tandis qu'il se tournait vers l'Orc qui les défiait du regard tandis qu'il se tenait droit, fier et prêt à combattre jusqu'à la mort si il le fallait. Aucuns des deux parties ne semblaient faire confiance à l'autre, de plus l'Orc s'était infiltré dans le château des Redresseurs pour venir dans armurerie...Qu'est-ce que cela voulait dire ?
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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Jeu 19 Fév 2015 - 18:42

D'un commun d'accord, les soldats l'encerclaient l'épée pointée vers lui, tout en se protégeant de leurs boucliers d'argents. L'Orc bombant le torse et crispa sa main sur le manche de sa hache, prêt à riposter si l'un d'eux attaquait. Étrangement, ils n'en firent rien. C'est alors que Garkach se souvenait de la parole d'Eleonor:
«- La seule chose que je sais c'est que nos guerriers pratiquent régulièrement l'encerclement en utilisant leur l'épée et leur bouclier. Par contre, ils attendent toujours avant de frapper, les Redresseurs tuent jamais sans raison, ils sont très justes.»

Garkach espérait que la jeune femme disait vrai. Il y eut un long moment de silence, où l'Orc et les hommes se confrontaient du regard, mais ils ne bougèrent toujours pas, ils attendaient. Quoi? Garkach l'ignorait, mais il se sentait désappointé par leur immobilité parfaite et leur contrôle de soi hors pair.  C'est alors que des pas se firent entendre et des cliquetis d'armures. L'orc tourna son regard dans la direction des renforts qui approchaient, une femme était à leur tête, celle-ci rendit livide Eleonor, qui baissa les yeux précipitamment. C'était la Dignitaire de l'Ordre des Redresseurs qui approchait, une véritable Norpalienne. Silvia Everjoris était svelte, mesurant environ 1 mètre 84, très blondes de cheveux et avait un regard d'un bleu éclatant. Portant une cotte de maille sur des vêtements pratiques, sa cape grise ornée de la colombe des Redresseurs recouvrait le tout. Belle, elle avait une allure à la fois noble et guerrière. Or,Garkach ne pouvait détaché son regard de cette humaine si particulière. Celle-ci pencha la tête sur le côté, le dévisageant à la fois avec fermeté et curiosité.

-Je suis Silvia Everjoris, Dignitaire de cet ordre.  Maitenant, Orc, qui es-tu, comment es-tu entré ici et pourquoi? Demanda la dignitaire en levant un sourcil.

Elle était très calme, presque froide, et elle ne semblait pas  alarmée par cette intrusion, contrairement aux gardes. Il fut surpris  par cet interrogatoire, s'attendant à ce qu'elle le condamne immédiatement. Elle voulait sûrement voir s'il méritait de mourir, bien que s'introduire, sans invitation dans le Fort des Redresseurs pouvait être passible de la peine de mort, ou peut-être pas. Il ignorait tout de leur code d'honneur, donc il s'attendait au pire. Bombant leur torse, défiant son regard d'azur et impassible, il s'apprêta à répondre, mais une voix claire l'interrompit;
-Tout est de ma faute, Dignitaire. C'est moi qui l'a introduit dans notre Château...

Devant cette déclaration, tous échangèrent des regards ahuris. Eleonor s'avança, tête baissée et mains croisées. Elle ne ressemblait plus à la fière et courageuse Aasimar que Garkach avait aperçu dans la forêt, mais à une petite fille fautive.
-Explique-toi. Ordonna la Dignitaire avec autorité. Docile, l'Aasimar acquiesça, puis expliqua:

- Ce soir, je n'ai pas obéis au couvre-feu, j'ai fugué,car je voulais explorer le sous-bois. C'est alors que j'ai aperçu cet Orc blessé. Je suis venue lui porter secours et j'ai utilisé mon don de guérison. Ne voulant pas l'abandonné là, je lui ai proposé l'hébergement pour la nuit. Je suis désolée, j'ai agis avec imprudence, mais je ne pouvais me détourner de la compassion.

Elle n'avait pas tout dit, seulement le nécessaire pour que les gardes et sa Dignitaire innocente l'Orc et le laisse partir. Celui-ci gardait toujours le silence, fixant droit devant lui. Pendant un instant, la Norpalienne dévisagea le doux visage de la jeune fille, qui avait toujours les yeux baissés. S'avançant vers elle, Silvia prit le menton d'Eleonor et la força à plonger son regard d'émeraude dans le sien:

-Tu ne me mens pas? Demanda la combattante en scrutant intensément les yeux verts.
-Non, Dignitaire. Répondit Eleonor sans hésitation. Silvia ne percevait que la vérité à travers ce regard pure. D'un geste maternelle, la commandante vint caressée la joue nacrée en disant:
-Je ne peux blâmer ta compassion envers lui, c'est dans ta nature d'être bienfaisante. Par contre, tu as mis en danger nos gens en l’amenant ici.  Tu ignore ses véritables intentions!
- Dignitaire, il ne nous veut aucun mal, il me l’a assuré! Épargnez-le, je vous en supplie.

Garkach ne put s’empêcher d’être ému devant l’attitude courageuse et suppléante de sa petite souris. Une lueur de reconnaissance vint illuminer son sombre regard. S’il s’en sortait indemne de cette mésaventure, il allait lui devoir une sacrée dette, même deux, car elle l’avait guéris sans rien demander en retour. La dignitaire ne put s’empêcher de sourire devant l’innocence de la jeune femme. Posant sa main sur l’épaule délicate d’Eleonor, elle dit :
-Il a pourtant commis le mal en t’utilisant pour arriver à ses fins et en agressant l’un de notre plus valeureux Tiefflins. Je ne peux croire que c’est la chaleur qui lui a brisé le nez, n’est-ce pas?

Baissant la tête, Eleonor fit une moue remplit de culpabilité, tout en croisant le regard de Gilliam, qui se trouvait parmi les chevaliers. Ceci dit, Silvia se tourna vers l’Orc et prit un moment pour déclarer son verdict. Il tenait toujours sa hache en main et avait un regard de bête traquée. Elle en eut pitié, mais sa violence injuste devait être punie.
-Tu es dans la demeure des Redresseurs, Orc Garkach, un ordre qui défend la justice. En cette nuit, tu as agis injustement, alors tu récolteras le fruit que tu as semé. Que mes chevaliers t’amènent aux Donjons, tu y resteras jusqu'à la prochain lune, ensuite tu obtiendras ta liberté. Tant qu’à toi, dit-elle en se retournant vers Eleonor, Pour avoir mis nos gens en danger, tu ne pourras sortir d’ici jusqu’à ta majorité. Si tu désobéis à mon ordre, tu seras châtiée à jamais des Redresseurs.
Ce fut comme si elle avait reçu la foudre sur sa tête. Prisonnière de la demeure où elle était née? Cela lui était inconcevable, et pourtant, c’était la dure réalité. Un sanglot lui noua la gorge, aucun son ne sortit. Elle se sentait si honteuse et si coupable. Incapable de supporter les regards intransigeants qui la jonchaient, elle éclata en larme, cachant son visage dans ses mains. Elle voulait tout oublier de ce qui c'était passé, de sa fugue stupide à sa rencontre avec ce maudit Orc qui avait tout gâché.  Insensible aux pleurs de la jeune fautive, la dignitaire se tourna vers Gilliam et ordonna :
- Conduit là dans sa chambre et assure-toi qu’elle y reste pour la nuit.
- À vos ordres, Dignitaire. Répondit Gilliam,docile, qui vint déposer sa main sur l’épaule d’Eleonor pour qu’elle le suive. À contre cœur, elle le fit, mais ne put s’empêcher de regarder une dernière fois Garkach.Elle eut un sourire triste et murmura :
- Ne fait rien de stupide et tu vivras.

Sans dire autre chose, elle se détourna de lui et suivit le jeune garde. Avec un pincement au cœur, l’Orc la regarda partir. Que faire à présent? Lutter jusqu’à la mort ou se soumettre pour continuer à vivre?


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MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Ven 20 Fév 2015 - 2:35

Garkach gronda lorsque les Gardes arrivèrent vers lui pour lui passer des chaines aux poignets tandis qu'il rendait son arme. Il n'était point stupide, il n'avait aucunes chances de partir d'ici vivant hormis en pliant le dos. De plus, il pourrait se reposer durant son emprisonnement, être nourrit et cela lui servirait de réconfort. Suivant les Gardes dans les couloirs du Château, plusieurs sentinelles observèrent l'Orc avec étonnement.
Garkach ne parlait point, ne grognait point mais affichait un visage de marbre tandis qu'il regardait droit devant, les poings enchaînés devant lui. Cependant, il espérait que ces Humains n'oublieraient jamais son visage car un jour, il reviendrait ici en tant que Chef. Il se le promit. Ils montèrent de plus en plus haut dans le château jusqu'à une haute tour de pierres, le Donjon. Les Gardes l'y accompagnèrent tandis qu'il songeait à les étrangler pour se libérer mais les remparts étaient trop haut.

"-Restes sage, Orc."

Garkach posa ses yeux féroces sur le Garde qui blêmit en y voyant l'envie de meurtre mais l'Orc ne grogna point, ni ne répondit. Allant sur la couche de sa geôle, il s'y allongea en grognant, tournant le dos aux gardes le dévisageant avant de partir. Ici, il était en sécurité et il s'endormit rapidement dans un sommeil réparateur.

***


Lorsqu'on le libéra après une journée en geôle, Garkach reprit son arme sèchement des mains de l'Humain lui tendant. Prenant la route principale qui menait vers les Bois, il observa les murs du Château en se laissant à songer si la Jeune Femme l'observait de là-haut. Puis grondant, il prit le pas de course en disparaissant dans les Bois. Comme si il n'avait jamais existé.
Pendant plusieurs mois, de nombreux sujets de Bélin crièrent avoir vue un Orc dans les Bois ou les montagnes puis finalement, le calme revînt. Malgré les recherches, l'Orc semblait toujours réussir à s'écarter des patrouilles et des traqueurs, d'une manière ou d'une autre.
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Âge : 28
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

Attributs
Races: Aasimar
Réputation:
2690/5000  (2690/5000)
Adage: Perception énergitique des êtres l'entourant.
MessageSujet: Re: Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]   Ven 20 Fév 2015 - 9:00

Eleonor avait pleuré pendant tout le reste de la nuit. Apprenant ce qui c'était passé, sa mère lui avait rendu visite pour l’apaisé et la border. Elle lui avait expliqué de sa voix douce et rassurante que cette punition semblait peut-être dure, mais en fait, elle était douce et remplie d'amour. Tous voulaient qu'elle soit en sécurité, elle et les siens. Elle lui avait aussi expliqué que le temps répare les cœur et les erreurs, et même la peine. Sa fille l'avait écouté, continuant à pleurer contre son sein maternelle.

- J'ai si honte de moi, maman, si honte...Souffla Eleonor entre deux hoquets de sanglot. Sa mère la serra très fort dans ses bras et répondit tendrement:
-N'ai pas honte, mon petit ange. Tous font des erreurs, prennent des risques, même Silvia Everjoris. Tes intentions étaient bonnes, bien que tu n'as pas réfléchi à toutes les conséquences de tes actes. Prend cela comme une occasion d'apprendre, Nora, une leçon de la vie. Il est important de toujours réfléchir avant d'agir,car un seul faux pas peut bouleverser ta vie à jamais.
-Oui, tu as raison...Mais les autres, vont-ils m'en vouloir?
-Non, les autres ne vont pas t'en vouloir, ils vont oubliés cette histoire très rapidement. Et s'ils s'en souviennent et bien, au fil du temps,  cette histoire va devenir une légende et la légende un mythe,  et tu vas en être l'héroïne, qui au risque de ta vie, à fait preuve de miséricorde envers un terrible Orc.
-Une héroïne en partie responsable d'un nez cassée...
-Nora,tu en es aucunement responsable, c'est l'Orc qui l'a assommé, pas toi. Et après tout, il faut bien qu'il ait un peu de sang dans les récits, sinon ce n'est pas palpitant, n'est-ce pas?

Eleonor ne put s'empêcher de sourire devant cette réplique narquoise. Elles eurent un regard complice, puis éclatèrent toutes deux de rire. La peine, qui lui pesait dans la poitrine, vint s'alléger par cet instant de joie et de complicité. Sora savait toujours la consoler par des paroles réconfortantes et vraies. Elle vint embrassée le front de sa fille et chuchota:

-Repose-toi maintenant, tu as vécu une dure épreuve, mais elle terminée. La vie va reprendre son court et  Phélemée va te donner la force nécessaire pour briller et être heureuse.

-C'est une promesse?
-Oui, je t'aime.
- Moi aussi.

Elles étreignirent une dernière fois, puis Sora se dirigea vers le seuil de la chambre.Eleonor admira sa démarche svelte et gracieuse de sa mère, ainsi que sa beauté. Malgré ses 70 ans, elle était toujours aussi magnifique, sans un ride. Le visage un peu plus rond que sa fille, elle avait les mêmes yeux et le même sourire, ainsi que la même tignasse dorée. Pour Eleonor, sa mère était sa meilleure confidente et amie, personne ne pourrait la remplacer. D'un sourire lumineux, Sora lui lança un clin d'oeil  et ferma doucement la porte. Se retrouvant seule avec elle-même, Eleonor fixa le plafond et songea à ses parents. Contrairement à Sora, qui était si douce et si sage, son père avait un tempérament plus ferme et autoritaire. Il allait tellement être déçu par ce qu'elle avait fait. Les larmes lui revinrent, le cœur gros et chamboulé par tout ce qui c'était passé. Déprimant sur son sort, elle continua à pleurer, tandis que quelqu'un cogna à la porte. À contre cœur, elle sécha ses larmes du revers de la main et alla ouvrir. C'était Gilliam qui tenait un plateau chargée de nourritures savoureuses. Il y avait des crêpes aux myrtilles, du lait au miel et du fromages de brebis, accompagné de raisins rouges de Varak.

-Bon matin, mademoiselle, je viens m'assurer que vous n'mourrez pas de faim.
Indécise, son regard s'attarda du plateau d'argent au mignon visage de Gilliam, qui avait le regard brillant et le sourire aux lèvres. Les yeux humides d'émotions, une larme coula furtivement sur la joue de l'Aasimars et la voix chevrotante, elle balbutia:

-Je ne mérite pas une telle gentillesse...Je..Je vous ai menti.

Cessant de sourire, le jeune garde  la dévisagea avec compassion. D'un soupir, il vint déposé son plateau sur une table de chevet, se rapprocha d'elle et vint essuyer du bout des doigts une larme qui coulait furtivement le long de joue lumineuse. Gentillement, il dit:
-Vous l'méritez,Eleonor, plus que quiconque. Certes, vous m'avez menti, mais vous n'aviez pas le choix. Vous l'regrettez, c'est ça qui compte. Maintenant, ce que je veux, c'est que vous soyez heureuse et que vous acceptiez aussi mon amitié.
-Merci, je l'accepte volontiers. Répondit-elle, d'un sourire reconnaissant. C'est alors qu'elle revit le Tiefflin inconscient et en rougit de gêne. Je suis désolée, pour votre ami...J'espère qu'il s'en est sorti?

Devant cette question, l'humain ne put s'empêcher de s'esclaffer de rire. S'apercevant qu'elle ne comprenait pas pourquoi il riait, Gilliam expliqua le souffle court:

- Oh pardon, je n'ai jamais connu un gars aussi solide qu'Esteban. Il a déjà connu pire, je veux même pas vous racontez. Bon, il est toujours furieux, mais ça lui passera, c'est surtout son orgueil qui en a manger un coup, vous comprenez? Ahaha! C'est tout un Tiefflin, je vous le jure qu'il s'en remettra. De toute manière, je trouve qu'il est ben mieux ainsi, le nez croche, ça lui va à ravir!

Ce fut au tour d'Eleonor d'éclater de rire. Ce jeune homme était chaleureux et drôle, cela lui fit le plus grand bien. Sans hésité, il l'invita à  manger, ce qu'elle fit s'en rechigner, l'Aasimar était affamée. Voyant qu'il resta planté là à l'observer, elle l'invita également à partager son repas. En rougissant, il accepta et ils entamèrent une conversation palpitante sur les orcs et les sylvestres. Au moins, cette mésaventure lui avait fait gagné un ami.

Comme avait dit sa mère, la vie avait repris son court. Durant la journée, Eleonor assistait Sora dans les tâches quotidiennes de guérisseuses. Elles désinfectaient les instruments, tissaient des bandages propres, préparaient des pommades et des infusions. Habituellement, elles allèrent aussi cueillirent des plantes médicinales, mais n'ayant pas la permission de sortir, l'adolescente alla laver les chaudrons à la cuisine. Le feu aux joues, elle détestait ce genre de tâche ménagère, mais n'ayant pas le choix, elle s'y appliqua. Ses pensées se portèrent vers le donjon où était enfermé l'Orc. Combien de fois durant la nuit et la journée elle avait imaginé des plans d'évasion pour qu'il gagne sa liberté? Elle se sentait responsable de son emprisonnement, après tout, c'était elle qui l'avait embarqué là-dedans.  Fatiguée, elle essuya son front imprégné de fine sueur, et continua de récurer le contenant en cuivre. Néanmoins, Garkach était tout aussi responsable de son sort, sinon plus,car contrairement à elle, il était un adulte, maître de ses décisions et de ses gestes. C’était lui qui l’avait menacé dans la forêt et c’était aussi lui qui avait agressé Esteban, le Tiefflin. Tout cette violence pourquoi? Pour connaitre sa culture? Et s’il voulait vraiment la connaître, il lui aurait proposé d’aller visiter la bibliothèque en premier, et non l’armurerie, bien qu’il se fût intéressé fortement à leurs entrainements et à leurs armes. Silvia avait raison, Eleonor ne connaissait pas ses véritables intentions, elle l’avait cru aveuglément, n’écoutant pas sa première intuition, celle du danger. Non, elle ne l’aiderait pas à s’échapper, elle risquait trop pour lui, un étranger cachant de sombres desseins. Elle continuerait sa vie et assumerait son sort jusqu’à ses 19 ans, où enfin, elle gagnerait sa liberté de voyager.  D’ici là, elle deviendrait une grande guérisseuse, plus spécifiquement une sage-femme hors pair, et s’appliquerait à aider sa mère sans faillir.

***


La pleine lune était haute dans le ciel, Eleonor était postée à sa fenêtre, observant le vaste paysage nocturne s’étendant à perte de vue. Elle se rappela de la sensation fabuleuse qu’elle avait éprouvée quand elle s’était envolée du château, c’était extraordinaire, si libérateur. D’un sourire, elle ferma les yeux, revivant cet instant de liberté, quand elle entendit des gardes ouvrir la grande porte de bois. Le cœur battant, elle vit l’Orc, entre les deux sentinelles, avancé d’un pas lourd, à cause de ses chaînes le maintenant captif. Il ne disait rien, avait un visage de marbre et les poings crispés. L’un des hommes vint le libérer et lui remit sa hache. Garkach la reprit sèchement en grognant. Elle ne put s’empêcher de sourire devant ce grognement si propre à lui.  Sans autre mot, il disparut dans la pénombre, tandis que les chevaliers rentrèrent dans le Château, la porte de bois se referma derrière eux. Eleonor fixa au loin, attendant quelque chose. C’est alors qu’il fit ce qu’elle espérait. Pendant un instant, Garkach se retourna vers le château et l’observa. À cause de la noirceur, elle ne pouvait discerner son expression. Avait-il une dernière pensée pour elle? Elle l’ignorait, mais son cœur gardait espoir que oui. Soudain, il fit volte-face et en grondant, il disparut à la course dans la forêt et ce, à jamais.  Allait-elle le revoir un jour? Et si c’était le cas, allait-il la voir comme une amie ou une ennemie? Seul l’avenir le savait.

- Adieu, Garkach. Que la vie te soit favorable! Souffla-t-elle avant d’aller dormir. Même s’il avait causé beaucoup de tords, il allait lui manquer. Dans son esprit, il était devenu un symbole de  liberté et d’indépendance, elle n’allait jamais l’oublier.

FIN


Eleonor, l'Ange d'Or
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Un orc et une Aasimars [Pv Garkach et Eleonor]

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