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 Le plaisir d'un Fiélon ''Terminé''

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Eleonor Delorne
L'ange d'or
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Âge : 27
Philosophie : Égalitarisme (neutre bon à tendance loyal)
Divinité(s) : Eleonor croit en la déesse Phélemée.
Faction ou Clan : Les Redresseurs

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MessageSujet: Le plaisir d'un Fiélon ''Terminé''   Mer 11 Fév 2015 - 21:06

Elle regarda  le château  des Redresseurs au loin, perché sur la montagne. Certes, elle était triste, mais une émotion plus forte pris place dans son cœur,  l’excitation. Elle n'avait jamais quitté les murs de sa maison,ce grand château à la fois fier et plein de vie. Longtemps, elle s'était s'imaginée des contrés aux grandes montagnes ainsi que l'immensité de la mer des Larmes. Eleonor allait pouvoir enfin découvrir tous ces pays peuplés d'êtres étranges et extraordinaires, que ses parents lui avaient décrit encore et encore. Les yeux embuées de larmes, elle se détourna de son lieu d'enfance et marcha vers le soleil couchant. La nuit allait bientôt venir et la montagne rocailleuse, où se situait le Château,  était longue à descendre. En ce Miwenda, 11 de Dan 16 ième année de l'ère du second souffle, il faisait très froid. Ses ailes allaient gelées si elle ne s'arrêtait pas bientôt pour faire un feu. Recouverte d'une fourrure blanche et d'une capuche en laine fine, la jeune Aasimars tremblait de tout son corps. Se secouant la tête, elle pensa:

« Ne te décourage, Nora! Cela fait à peine un après-midi que tu es parti. C'est ridicule! Dire qu'il te reste encore 25 kilomètres à parcourir jusqu'à Hydrasil, tu vas continuée sans broncher, sinon honte à toi!»

D'un soupir déterminé, Eleonor laissa du lousse aux rênes de sa jument qui en profita de plus belle pour galopper à toute allure. La neige les éclaboussait comme une tombée d'étoiles  et les arbres se faisaient fouetter par le vent glaciale du nord.  

-Courage, Narth, nous allons y arriver! Murmura l'Aasimars à l'oreille de sa monture, qui lui répondit par un bruissement de crinière. Elle sourit devant la réaction de sa magnifique jument.

Quand Narth s'ébouriffait ainsi la crinière, c'était signe qu'elle était heureuse, la liberté était droit devant et l'animal allait la saisir au grand galop.  Eleonor s'inspira de Narth, elle allait aussi goûter à la liberté, laisser son chagrin et sa nostalgie en arrière d'elle. Soudain, un souvenir traversa son esprit,  la mort de son père. Non, cela, elle ne pourrait jamais l'oublier.  Une moue amer vint assombrir son beau visage. Il fallait rendre justice à son paternel.

Le feu se faisait chaleureux en cette tempête hivernale. Narth était allongée à ses côtés, sur un lit improvisé d'arbres de sapin blanc et de mousses humides, prise à même l'écorce. À l'aide de branches d'arbre et d'une toile solide, Eleonor s'était fabriquée un abris de fortune  assez gros pour les accueillir, elle et son inséparable compagne de route. La chaleur de la jument la réconfortait dans sa solitude. Se frottant les mains, elle repensa à la lettre reçu l'informant de la dernière bataille de son père. Une goule l'aurait tué durant le combat, une horrible créature de l'outre-tombe. Selon les plus récentes nouvelles, une deuxième cohorte auraient été envoyer pour retrouver ces goules et les enfants enlevés de Garde-Fort. Elle ignorait ce qui en était d'eux, les nouvelles étaient longues à arriver au village de Lisière. Dans la capital de Bélin, elle allait être plus informée de ce qui en était. Peut-être que ses guerriers avaient réussi leur quête? Sinon, elle serait là pour les aider. Le vent continuait à rugir, elle se recouvrit de sa fourrure et s'allongea au côté de son cheval. Elle allait s'endormir, quand soudain, un rugissement strident se fit entendre à travers le blizzard. Eleonor se releva d'un bond, son épée et son arc à la main, prêt à combattre. À ce cri sauvage, Narth voulu se relevée, mais sa maîtresse l'en empêcha, en ordonnant fermement:

- Non,  tu reste ici. Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que se soit!

Docile, Narth ne s'obstina pas davantage et resta allongée. Par précaution, l'Aasimars attacha les reines du cheval à une branche, puis sortie sans bruit dans les ténèbres du dehors.  

Promptement, elle  réchauffa ses ailes et s'envola au sommet d'un arbre. De là, elle vit. avec effroi, la créature la plus laide et la plus immense de son existence. Un ogre! Levant les yeux au ciel, elle se dit:

« Pourquoi Phélemée?! Un ogre! Bon sang, il fallait que cela soit un ogre!»

La bête ressemblait à un homme, mais deux fois plus grands et difforme.  Sa peau était blanchâtre, quasiment d'un gris sale, et il avait pour yeux une lueur d'un vert sinistre. Ce qui horrifiait Eleonor s'était sa gueule remplit de crocs, recouvert de sang. Il avait sûrement mangé un repas ragoûtant, mais il n'était pas rassasié. Il s'était arrêté, le nez reniflant vers leur abris. D'un grognement sonore, il partit à courir vers où Narth était cachée. Ravalant sa peur, l'Aasimars, sortie son arc et visa. La flèche atteignit de plein fouet l'épaule de la créature. Celle-ci rugit et se retourna vers elle. L’apercevant, il rugit davantage et s'écria:
- Toi, meurt! Moi, mangé toi! AHHHH!
Suite à ce cri, il se propulsa vers l'arbre, où elle était réfugiée, et il y mit tellement de force, qu'il brisa le tronc et elle chuta. Désorientée, elle n'eut pas le temps de se servir de ses ailes et s'écrasa douloureusement au sol. In extremis, elle évita un coup mortel et roula le plus loin possible de son attaquant. Le corps douloureux, elle se releva tant bien que mal et sortie son épée de son fourreau. L'ogre était en face d'elle, respirant comme un taureau, s'imposant de toute sa grandeur. Elle eut peur et recula d'un pas...Soudain, le souvenir de son père l'arrêta.

« Non, tu es fille de chevalier, tu ne vas pas perdre contre ce bougre d'idiot!» Pensa-t-elle férocement,faisant  ravaler sa crainte.
- Attaque que je te saigne! Rugit-elle à son tour.
- AHHHH! S'écria à nouveau l'ogre en fonçant vers elle. Au moment où il allait l'atteindre, elle se leva rapidement vers les cieux et au grand dépourvu de la bête, et  elle le décapita d'un coup précis et adroit.

Pendant un moment, le corps décapité de l'ogre blanc marcha quelque pas, ses bras allèrent d'un bord et de l'autre et enfin,  il s'écroula dans une traînée de sang. Elle dévisagea le cadavre pendant un long moment, n'en revenant pas de sa première victoire. Sa respiration était saccadée, elle sentait les larmes venir. Elle avait réussi, elle était en vie. Au loin, un hennissement se fit entendre, ainsi que des bruits de sabots. Elle se retourna vivement, l'arc tendu. C'était Narth qui s'était libérée de ses reines. D'un galop, elle passa devant Eleonor et vint piétinée sauvagement le corps sans vie de l'ogre, jusqu'à ce qu'il devienne une gibelotte de sang et d'os.

- Allons, calme-toi! Narth, c'est fini, calme-toi! Souffla doucement Eleonor  à l'oreille de sa monture, tout en l'éloignant du cadavre méconnaissable.

Elle réussit à la calmer, caressant sa crinière et sa robe, indifférente au froid mordant. Le combat était fini, la vie reprenait son cours. Maintenant, elles devaient retournées à leur abris avant que quelque chose de grave arrive à nouveau. C'est alors qu'elle entendit quelque chose d'autre à travers le vacarme du vent. Un bruit subtile, mais qui n'avait pas lieu d'être dans cette forêt sauvage. Un pied qui casse une branche, une main déplaçant le feuillage. Alerte et aux aguets, sa main se crispa sur son épée. Quelqu'un l'observait.Rien ne bougea, seulement la neige aveuglant son regard et les feuilles givrées. Elle savait qu'il y avait un présence hostile, elle en ressentait l'énergie. Une énergie ténébreuse, terriblement sombre et malveillante. Elle fronça les sourcils, ne sachant si elle devait le prendre par surprise ou attendre qu'il ou qu'elle se manifeste. Une chose certaine c'est qu'elle ne pouvait rester là plus longtemps, peut-être d'autres ogres étaient dans les parages. Comme elle aurait voulu user de télépathie, elle n'osait hausser la voix, par peur d'être repérée.  D'un soupir exaspéré, elle rangea son épée dans son fourreau et tourna le dos à l'intrus qui semblait prendre un mesquin plaisir à la rendre anxieuse.

Narth la suivit en silence, mais ses naseaux frémissaient de nervosité. Elle aussi sentait l'inconnu poster derrière un buisson, l'observant et attendant le bon moment pour attaquer. Peut-être un voleur? Un assassin du clan de Gantelet? Elle se mordit les lèvres, tout en se dirigeant vers son abris couvert de neige, invisible à travers la tempête qui ne se calmait pas. D'un dernier soupir, elle fit entrée sa jument et rentra à son tour, mais ne s'allongea pas. Elle s'assit, main sur le manche de son épée, alerte à toute intrusion. Ce soir, elle ferait le guet.


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Eleonor Delorne
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MessageSujet: Le châtiment (Partie 2) ''Terminé''   Sam 14 Fév 2015 - 16:10

Quelque chose la réveilla avec douceur, une sensation de duvet. Fronçant les sourcils, elle fit une moue boudeuse, et continua son sommeil lancinant. La chose la caressait encore, puis cela devint gluant et désagréable, ce qui la réveilla pour de bon. Ouvrant subitement les yeux, elle vit, à quelques centimètres de son visage, le museau de Narth.La jument fit un hennissement impatient, en tapant du sabot.

- Oui, oui...Je me lève. Répliqua Eleonor se frottant les yeux, tout en s'étirant. Elle avait si bien dormit...
« Oh non, j'ai dormit!»

 Soudainement anxieuse, elle vérifia ses affaires et se rendit compte que plusieurs effets personnels manquaient à l'appel; des possessions de grandes valeurs, indispensable à son voyage. Ses armes et sa bourse. Les larmes aux yeux, elle s'écria:
- Oh non! C'est pas vrai?! Sale roublard! Je le savais!

Empreint à une rare colère, elle tapa de toutes ses forces au sol avec ses poings. Bien que les Aasimars ne prônaient pas de tels excès d'émotions, elle ne pouvait s'empêcher de maudire la personne qui avait commis cet acte. Elle était  frustrée contre elle-même, c'était également de sa faute. Elle aurait dû resté éveillée, mais n'étant pas une créature nocturne et épuisée par son premier combat, elle s'était endormit comme un loir. Que faire à présent? Elle n'avait plus de pièces, ni d'armes pour se défendre. Continuer ou retourner à Lisière? Non! C'était l'épée de son père que ce mécréant avait prit,ainsi que ses lames et son arc, un héritage précieux et irremplaçable. Avant d'atteindre la capital, elle devait retrouver ce voleur, sûrement un membre de la Guilde, et reprendre ce qui lui appartenait de droit.

Séchant ses larmes, elle sentant la faim venir. Elle devait reprendre des forces avant d'accomplir cette seconde quête. C'est alors qu'elle constata que sa nourriture aussi avait disparut. Blême, elle sentit sa gorge se serrer d'un sanglot.
«Quel scélérat! Quel lâche! Me voler ainsi, totalement! C'est si injuste!» Pensa-t-elle enragée noir.

C'était seulement sa deuxième journée de voyage et tous les malheurs lui tombaient dessus. C'était à croire que les Dieux ne voulaient pas qu'elle se rendre à destination. Il fallait qu'elle parte au plus vite trouver un endroit où manger.  Ah oui...Elle n'avait plus sa bourse et sans arc, elle ne pouvait chasser.

- Allons, Narth, dépêchons de  retrouver ce vile personnage. Il a déjà un nuit d'avance sur nous.
[/color]

Promptement, elle revêtit sa fourrure et son capuchon, le froid était toujours aussi vif. Elle et Narth sortirent de leur hutte, toute recouverte de neige, la tempête était terminée et le soleil vint réchauffé sa peau lumineuse. Elle observa l'horizon espérant voir une silhouette sombre au loin. Rien, juste le silence, un chemin hivernale et des conifères à perte de vue. Où aller à présent? La raison lui dictait de faire marche arrière, mais sa fierté lui ordonnait d'avancer. Ce qu'elle décida, sans le moindre doute. Peu importe le risque, elle allait retrouver ce roublard. D'abord, il fallait savoir dans qu'elle direction il avait fuit.

Fermant les yeux, elle laissait la lumière submerger son être, elle devint à l'écoute des moindres sensations, du moindre bruit. À travers le silence  de cette nature sauvage, elle ressentie d'abord la chaleur du soleil, puis la caresse du vent, si froid et si revigorant. Au-delà, elle percevait la même essence énergétique que la veille. Une aura très noire, malfaisante, se dirigeant vers l'ouest, vers Hydrasil. Serait-il possible que son voleur se rendre à la capitale? Selon les rumeurs, le quartier général de la Guilde se trouvaient sous terre, près des égouts reliées à la Cité d'argent. Un reperd idéal, surtout introuvable, pour son voleur. Il fallait qu'elle le rattrape avant qu'il atteigne la cité, sinon, elle le perdrait dans la foule d'Hydrasil et ce, à tout jamais. Le monde était vaste et beaucoup de gens le peuplaient, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Rapidement, elle se tourna vers sa monture. Caressant son museau, elle dit:
- Tu devras me suivre d'en bas, ma toute belle. Je ne serais pas loin, je te le promets. Avec mes ailes, je le retrouverais plus vite.

Elle enleva ses reines, un signe que Narth comprit instantanément. C'était le droit de courir librement. D'un hennissement joyeux, la jument partie au galop à l'ouest. Suivant son élan, l'Aasimars s'éleva dans les aires, les ailes déployées et vola dans la même direction. Elle s'efforça de ne pas se faire du souci pour Narth, qui la suivait fidèlement au grand galop, et d'oublier sa faim. Bientôt, elle allait retrouver ses biens.










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MessageSujet: Re: Le plaisir d'un Fiélon ''Terminé''   Jeu 26 Mar 2015 - 6:53

Combien de kilomètres qu'elle parcourait ainsi? Elle ne savait pas trop. Le froid se faisait de plus en plus glacial. Elle était épuisée, affamée et gelée. Jetant un coup d’œil vers le sol, elle vit Narth galopant toujours, mais avec moins d'entrain. Elle commençait à faiblir, tout autant qu’Eleonore. Aucune herbe en vue pour soulager la faim de la jument, juste de la neige et encore de la neige. Il fallait faire vite, mais l'énergie qu'elle percevait était de bonne augure. Plus elle avançait et plus elle sentait l'aura du voleur à proximité. Il était là, quelque part, elle le sentait. C'était une certitude. Pour le moment, elle ne pouvait qu'observer en bas. Il n'y avait pas juste des arbres, mais aussi des troupeaux  de cerfs, des écureuils et des cochons sauvages. Elle espérait qu'aucun loup ou ours tigré face sont apparitions. Narth trouverait la mort à coup sûr. Elle se mordit les lèvres, priant la déesse Phélemée que rien ne lui arrive de mal.

Concentrée sur sa jument, elle n'entendit pas un craquement dans l'arbre et un arc tirer une flèche. Celle-ci lui transperça le ventre; Eleonor hurla de douleur et chuta. Ce brève moment d’inattention allait lui coûter la vie. Les cieux s'éloignèrent de plus en plus d'elle et brusquement, elle atteignit le sol. C'était comme si ses os étaient broyés, elle n'arrivait plus à respirer. Elle savait que son sang coulait à flot, le sol allait l'aspirer, nourrir la terre à jamais. Une larme coula le long de sa joue, elle entendait Narth hennir de panique, mais elle était trop loin, il était trop tard. Elle avait pitié d'elle-même, l'aventure n'était pas fait pour elle,  seulement la mort. La mort...Encore hier, Eleonor pensait avoir toute la vie devant soi. Voilà le résultat de son innocence.

Après tout, la mort était une aventure en elle-même, épeurante, sombre et vide. Des spasmes lui vint, le froid aussi, une terrible froid. Elle était figée sur place, elle n'arrive même plus à parler. Sa respiration ralentit, son coeur diminuait son rythme. Avec un moment de lucidité,avant que tout devienne noir à jamais, elle prit le temps d'admirer  la beauté de cette nature, qui allait devenir son tombeau. Les flocons et leur perfection, le blanc des écorces l'entourant, la sensation de fraîcheur sous sa peau.Tellement de choses malheureuses s'étaient passées en si peu de temps, mais maintenant, plus rien ne comptait, pas même les pas de l'assassin qui venait vers elle sournoisement. Elle était comme dans une transe paisible, ce fut avec un regard plein de bonté et de pardon qu'elle le regarda. C'était un homme, enfin, c'est ce qu'elle croyait. Il était très grand, vêtu d'une cape à capuchon noir, un foulard cachait son visage monstrueux. Très lentement, il l'a dévisageait avec sadisme, son regard moqueur aimait la voir souffrir. D'une voix rauque et sifflante, il murmura:

-Petite Aasimars, je te cherchais. Dès que je t'ai vu avec tes ailes blanches et ta lumineuse bonté, j'ai voulu te détruire. Te faire très, très mal.
- Qui... êtes...vous? Gantelet? Demanda Eleonor d'une murmure à peine imperceptible.
Il sourit davantage à travers son sordide bandeau. Faisant non de la tête, il se pencha près d'elle et répondit:
- Bien pire, ma toute belle, bien pire.


Gardant son sourire sadique, il dévoila son visage. Ce qu'elle vit la rendit blême de terreur. Un fiélon de la pire espèce, plus spécifiquement un Persistant. Son expression machiavélique et ses protubérances frontales donnèrent des sueurs froides à l'Aasimars qui était sur le bord du trépas.

- Pourquoi? Souffla-t-elle agonisante.
- Parce que j'aime voir souffrir, surtout ceux qui ressemblent aux anges. Surtout ceux-là!

Disant cela, il saisit le bout de la flèche et l'enfonça davantage dans le corps de la belle. Elle hurla de douleur, ses yeux révulsèrent et elle tomba inconsciente.
- Oh non,non,non, pas déjà!. Je veux te voir souffrir! Rugit le monstre.

Il ne fut pas satisfait de la faiblesse de sa victime. Il lui avait envoyé l'ogre pour qu'elle se fasse torturée. Elle avait tué ce monstre trop rapidement à son goût. Néanmoins cette résistance lui avait procuré un plaisir délectable. Il voulait qu'elle résiste encore, cela l'amusait tant. C'est alors qu'il entendit un galop puissant en arrière de lui. Pensant que c'était la monture de sa victime, il ne s'en préoccupa guère, mais il fit erreur. Sans qu'il puisse réagir, il se fit transpercer par une corne exemplaire d'un blanc chatoyant. Le souffle coupé, il regarda derrière son épaule et vit de quoi il s'agissait. Une des rares licornes de ce monde, une créature magnifique et convoitée, au courage inégalé. Celle-ci était d'un blanc d'ivoire, au poile soyeux et aux sabots exemplaires, ses yeux d'azurs étaient d'une intensité sublime. Le sourire machiavélique du démon s'élargit davantage, l’œil brillant. Il allait fait une pierre deux coups, tuer deux superbes créatures de pureté. Son seigneur allait l'honorer.
- Tu veux t'amuser?Dit-il se dégageant de la corne en se transformant en vapeur dense et noirâtre.


Libéré, il redevint solide, mais l'animal fut plus vif. La sylvestre se redressa menaçante sur ses deux pattes arrières et lui envoya  un coup de sabot dans le dos. Il revola par terre, mais prompt, il se releva et chargea sur elle.  Au moment où il allait la trucider,  des branches sauvages le renvoya balader contre un tronc d'arbre. Enragé, il attaqua à nouveau, mais des lianes l'empoignèrent féroces, le maintenant prisonnier. Sans crier garde, les troncs d'arbre se mirent à bouger, révélant des êtres féminines d'une beauté indéfinissable. Des dryades, de sublimes sylvestres, l'entourait. Leurs formes étaient voluptueuses et leurs visages humanoïdes avaient des traits fins et longs. Chacune avait un feuillage différent, leur parure naturelle. Habituellement, elles aimaient charmées, mais cette fois-ci, elles étaient très en colère.

-Ah, mesdames...

-Silence! Personne ne s'apprend aux êtres de cette forêt, encore moins à nos licornes! Tu seras châtier!Dit l'une d'entre elles le regard sombre.
- On verra...Répliqua le démon d'un œil amusé.

Il se tortilla sur lui-même et avec une force inouïe se libéra de ses liens. Pris de court, les dryades l'attaquèrent, mais il réussit à lui seul à éviter leurs liens. Il en blessa deux, en tua trois autres,réussissant aussi à écorcher la licorne de ses griffes. S'en était trop. Soudainement, une lumière aveugla  les yeux des combattants et un être céleste vint atterrir au sol. Il était très grand, armuré d'une armure d'argent lumineux et musclé. Ses traits étaient nobles, mais autoritaires, et son regard bleu perçait toute noirceur par son éclat. Ses ailes étaient encore plus immense qu'Eleonor, sombre et brillante. Bref, son allure était divine, contrastant à celui du démon monstrueux.


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MessageSujet: Re: Le plaisir d'un Fiélon ''Terminé''   Jeu 26 Mar 2015 - 6:54



- Ah...Un Séraphin et pas n'importe quel d'entre eux. Samael!  Que me vaut cette visite?
Demanda le Fiélon trop heureux de cette rencontre. L'ange eut une moue de dégoût et répondit fermement:
- J'ai reçut l'ordre de te châtier, tu as dépassé les borgnes.
- Me châtier? Avez-vous tous ce mot à bouche? Personne ne peut me châtier! Je suis Ramzar, un Persistant qu'aucun n'a pu vaincre!
-Alors, je serais le premier! Bat-toi! S'écria le Célestiel en sortant son épée de cristal hors de son fourreau.
-Avec plaisir mon angelot de merde! Répondit le démon sur le même ton enragé. Il chargea, mais son adversaire fut plus rapide, il l'évita et d'un coup rapide et précis, vint transpercer le cœur du démon. Celui-ci ria de plus belle et au moment où il voulut se transformer en une brume ombrageuse, le Séraphin fit rapidement cette incantation de l'Ancien Langage:

« Enfant de l'Outre-Monde, je te vois comme tu me vois et te somme d'apparaître! Ton feu et ta haine ne me troublent point et, par le grand Litrish, si tu l'oses, je t'ordonne de m'affronter! »

Les yeux du monstre devinrent exorbités et il gémit d'une douleur indescriptible. Le sang se mit à circuler dans son corps, ses os se cassèrent et se solidifièrent en un squelette tangible et mortelle. Sa peau poissonneuse blêmit, submerger par la mort et la souffrance. Déja?Avant d'agoniser, il eut une lueur moqueuse et chuchota:

- Ce fut un plaisir de faire souffrir! Un grand plaisir que tu connaîtras jamais, angelot de merde! ahah..arghhh!

Il tomba sourdement par terre, le sang coula de sa bouche et de son torse. Le silence se fit, seule les pleurs des dryades se faisaient entendre et celles des autres sylvestres, gardiens de la nature. Le séraphin ferma les yeux, ressentant toute la tristesse de ce lieu enchanté,  ombragé par le deuil. Il en fut profondément attristé, ainsi que ses semblables dans les cieux, qui étaient en communion avec son esprit. C'est alors qu'il sentit un doux museau lui frôler le bras. Il regarda et vit que c'était la licorne venue le consoler. Elle était blessée, ainsi que l'Aasimar, dont la vie allait la quitter d'un moment à l'autre. Il déposa ses mains sur le flanc de l'animal, la profonde griffure se cicatrisa immédiatement. En guise de remerciement, elle se laissa caresser le front, puis elle lui montra Eleonor.

-Oui, je vais la guérir aussi.

Promptement, il se pencha vers la belle et sortie la flèche le plus doucement possible et déposa rapidement sa main sur son ventre blessé. Ses organes se réparèrent et sa chaire se referma, comme si rien ne s'était passé. Elle resta tout de même inconsciente, c'était aussi bien. Il sourit tendrement, admirant sa beauté, ses traits fins et féminins, sa chevelure d'or et ses lèvres sensuelles. Elle était magnifique, sa mort aurait été un véritable gâchis. Il caressa amoureusement son visage et chuchota:

-Tu es devenue une femme sublime, ma Nora. Réellement sublime!


Une petite main vint se poser sur son épaule l'arrachant à sa contemplation. Levant les yeux, il vit que c'était l'une des dryades qui le dévisageait avec admiration et reconnaissance. D'un tendre sourire, elle dit:
- Je te remercie, Samael d'être venu nous sauver. Nous te sommes extrêmement reconnaissantes.
Il sourit à son tour, posant sa main sur celle de la belle créature.
-J'ai reçu l'ordre de vous sauvez et de venger vos morts. Elles ne seront jamais oublier.
-Non, jamais. C'était mes sœurs et elles ont combattu courageusement. Acquiesça la dryade les yeux embués de larmes. Gardant son rassurant sourire, il essuya la larme furtive qui coulait sur la joue d'écorce. La vie en ce monde était si précieuse et superbe, il était toujours éblouit par les créatures y vivants.
- Quel est ton nom?
-Lysandre
-Lysandre, cette nuit, faites une cérémonie pour honorer vos morts. Quand la lune sera à son plus haut, buvez de l'hydromel et chanter des louanges aux Dieux. Ainsi, elles atteindront les cieux en paix.
-Bien, nous ferons que ce que tu dis, mais cela m'inquiète Samael. Il est rare que les démons s'aventurent aussi loin.
-Elle l'a attiré. Répondit l'ange en tournant son regard d'azur vers Eleonor toujours évanouie. Elle est différente des autres, son aura tient plus des Célestiels que des Aasimars.
-Oui, nous le sentions aussi. Si tu nous avais pas prévenu, elle serait malheureusement morte. Ses ailes et sa beauté lumineuse vont s'attirer d'autres terribles ennemis .
-Effectivement, mais de grands alliés aussi, dont moi. Répliqua-t-il d'un ton ferme. Je dois l'amener en lieu sûr, nous nous reverrons.
Elle acquiesça et alla aider ses sœurs à préparer les défuntes  dryades pour leur sépulture. La licorne s'approcha de lui, le museau caressant son armure argentée. Lentement, il caressa sa crinière et l'arrière de ses oreilles.
-Tu t'es bien battu, ma belle. Merci de l'avoir protéger au risque de ta vie. Cependant,j'ai une autre mission à te demander. Veux-tu retrouver sa jument et la conduire à l'orée de la forêt? Là se trouve une auberge de voyageurs où l'Aaasimar sera en sécurité.

La licorne acquiesça de la tête, se tourna vers l'est et alla retrouver Narth qui essayait tant bien que mal d'atteindre sa maîtresse à travers les branches et les rosiers d'hivers. Rassuré par le sort de Narth, Samael prit son doux fardeau dans ses bras,  sans oublier d'apporter ses armes et sa bourse que le démon avait volé, et il s'envola vers les cieux.



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