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 La quête initiatique

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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: La quête initiatique   Mar 10 Fév 2015 - 4:02

Je ne dormais pas, enfin pas vraiment, je me cachais seulement. J'écoutais ce que je disais le nain et lorsqu'il dit que finalement Khalän n'était pas le plus triste de groupe il avait probablement raison. Lui aussi avait sa vengeance, des personnes chères qui étaient mortes, mais depuis combien de temps ? Pour moi, cela faisait maintenant seize ans. Seize année où je n'avais cessé de perfectionné mes dons, d'entraîner mon corps, d'aiguiser mes réflexes dans un seul et unique but, comprendre et tuer. J'avais interroger des gens d'une façon que personne ne m'aurait cru capable. De l'extérieur, je n'étais probablement qu'une jeune fille, une petite fille tranquille, encore un peu immature et peureuse, mais en vérité, une fois le jour levé je n'avais plus rien à voir avec la gamine peureuse qui se terrait la nuit pour éviter d'entre de nouveau ces cris d'agonie. Comme à mon habitude, ma main vint se poser sur mon ventre. Ce souvenir, ces souvenirs, je ne pouvais les laisser partir. Ils étaient comme ancré dans cette mémoire qui semblait ne jamais vouloir oublier. À croire que ma plus grande peur était mes souvenirs. Je ressassais ces pensées comme si dans chacune d'elle j'allais pouvoir trouver des réponses quelconques à des questions même pas édicté encore. La vie n'avait rien d'un jeu d'enfant pour quelqu'un comme moi, mais je n'étais finalement pas la plus à plaindre enfin je ne le pensais pas. Khalän lui avait perdu la femme de sa vie, tous ses amis et tout son village. Si moi j'avais grandit avec l'idée de me venger, lui devait se reconstruire une vie. Alors qui nous deux étaient le plus triste ? Ça s'était la question du soir.

Je restais encore un moment éveillé et puis lorsque je sentis Roca contre mon flanc, je finis par m'endormir. La nuit portait conseil il paraît. Sauf que la nuit pour moi n'était qu'un supplice que je n'arrivais pas à effacer de ma conscience. Mon sommeil fut agité cette nuit-là, pas seulement parce que ce qu'il s'était passé hier tournait et retournait dans ma tête, mais aussi parce que grand-mère Tahon s'ingéniait à venir dans mes rêves pour me pousser à me lever. Elle m'envoyait des images de  chemin tous plus biscornu qu'un autre pour finalement en trouver un droit. Un aigle, un arbre à sept branches en forme de feuille, le ruisseau et puis finalement le chemin de terre parsemée de pensée. Cette fleur qui ne me rappelait que trop mon enfance. À croire que cette région aimait nous rappeler des souvenirs douloureux, comme pour enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie. Je soupirais doucement, dans mon sommeil et puis, bien avant l'aube, je me réveillais en douceur. D'habitude je me réveillais en sursaut, s'était un énorme progrès ne serait-ce que pour cette fois-là. Je me levais tranquillement et regardait encore les visages endormis. Le noir de la nuit devenait un peu plus clair, mais en vérité je ne m'inquiétais pas pour ça. Roca se réveilla et tenta de me suivre.


« Tu ne peux pas, tu dois veiller sur eux, promis. »

La bête pleura doucement mais accepta. Il fallait que quelqu'un veille sur eux en cas de besoin. Une fois bien réveillé, les cheveux attaché en queue de cheval -parce que détaché ce n'était pas pratique en cas de besoin- et mon corps harnaché en quelque sorte -j'avais remis mes dagues dans leur fourreau et vérifié mon bracelet- je partis tranquillement sur la route. Je cherchais en premier l'aigle, rien de bien compliqué vu qu'il se trouvait à proximité de notre camp, je me demandais bien si s'était un animal de grand-mère Tahon. Avec elle, il fallait s'attendre à tout. Et puis rapidement je pus remarqué l'arbre à sept branche en forme de feuille. J'étais certaine que cet arbre n'était pas tout à fait naturel, façonné par la main de l'homme probablement pour en faire un repère pratique. Je tournais donc à droite et puis finalement j'entendis le ruisseau de loin. Cela ne faisait pas longtemps que j'étais partit du camp à peine une demi-heure, elle avait réellement décidé de ne pas se mettre trop loin pour éviter les montagnes désormais. Une chouette idée de sa part, je me souvenais encore de notre rencontre dans la montagne et de cet ours monstrueux qui avait faillit lui arracher un bras. Un frisson parcourut mon dos et finalement j'arrivais au ruisseau. Je le traversais sans trop me prendre la tête et puis je vis le chemin bordé de pensée. Je m'attardais un moment à le contempler pour finalement le suivre et arriver à une petite maisonnette tout en bois. Un sourire s'étala sur mes lèvres.


« Tu as été rapide dit moi. »
« Il faut dire que les instructions étaient claires pour une fois. »
« Oh tu vas encore ressasser cette histoire avec l'ours. »
« J'avais douze ans et j'ai faillis me faire manger alors je la ressasserais autant de fois qu'il me plaira. »
« Dit donc ce que tu es fâché ces derniers temps. »
« Je ne suis pas fâché, je cherche des réponses. »
« Oui, au sujet de ton... frère. »

Je la regardais intensément, ce n'était pas le fait qu'elle sache que je cherchais quelque chose à propos de mon frère qui me fasse arrêter de parler, mais plutôt le fait qu'elle ait hésité sur le mot frère. Quelque chose clochait et je voulais savoir pourquoi.

« Comment ça mon.... »

Je n'eus pas réellement de terminé ma phrase qu'elle me coupa la parole m'intimant d'entrer dans la cabane. Ce que je fis au demeurant. Je détallais alors l'intérieur. Plutôt grande pour une personne seule contrairement à ce qu'on pouvait penser, elle ne s'étalait pas en longueur mais plutôt en largeur, comme une sorte de perspective ou alors plutôt pour caché le fait qu'il s'agisse d'une grande maison. Visiblement, nous étions dans le salon. Mon regard se perdit un peu partout, beaucoup de construction en bois, s'était son truc, je le savais parfaitement, je la connaissais depuis mon enfance, mais il y avait quelques petites choses assez douillette comme des coussins. Elle me fit visiter le reste et je remarquais plusieurs chambres assez jolies pour dire vrai, une pièce de stockage pour la viande tout au fond et deux pièce pour les bains. Un endroit fort agréable je ne pouvais le nier.

« Vous êtes bien installé ici. »
« Effectivement, ça m'a prit du temps, mais descendre de la montagne a été la meilleure idée que j'ai eu. »
« Je n'en doute pas. »

Un sourire un peu moqueur se vissa sur mon visage et finalement je me retournais vers elle sans pouvoir prendre la parole.

« Chaque chose en son temps mon enfant. Si je t'ai fais venir ici ce n'est pas pour parler de ta famille, mais pour parler d'autre chose. Si tu continue à renier ainsi tes sentiments tu vas te détruire toi-même. »
« De quoi parlez-vous à la fin, je ne comprends rien. »
« Je vais te faire voyager à la manière des chamans. Un chemin initiatique, tu dois suivre ton propre chemin. »

Je le regardais, je venais de comprendre ce qu'elle voulait dire. Visiblement je me cachais des choses à moi-même et le seul moyen de comprendre était de me mettre en face de la vérité. Un bien étrange moyen d'ailleurs, je n'avais jamais compris, mais je me souvenais du chemin qu'avait fait Jaston. Après la mort de sa femme, s'était cette raison qui nous avait amené ici. Chez cette chamane. Il en était ressortit grandit, fortifié, je devais le faire.

« Très bien allons-y alors. »

Et je commençais à me préparer.

Grand-mère Tahon

***********

Pendant ce temps là au camp, l'aube faisait doucement son apparition. Les dormeurs n'allaient pas tarder à se réveiller et se rendre compte bientôt qu'un des leur manquait à l'appel. Roca dans sa grande solitude s'approchait doucement de Khalän pour avoir son réconfort. Sa maîtresse était partit sans elle et elle était on ne peut plus inquiète. Mais ce qui était plus étrange encore, s'était cet aigle qui semblait regarder les dormeurs, les attendre en quelque sorte pour les conduire eux aussi à travers le chemin qui les mènerait vers la jeune guerrière.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Inquiétude   Mer 11 Fév 2015 - 14:54

Le corps du jeune homme était allongé au bord du rivage, et aucun songe ne vint à agiter sa nuit, ni même les horreurs des mauvaises pensées. Et une luciole était morte à ses côtés, sa lumière s'était éteinte et son âme envolée, contente d'avoir égayé le regard d'un être une dernière fois avant de s'en aller. Et le vent froid, venu des hauts sommets enneigés des Monts Venteux, caressa son corps et le fit grelotter avant qu'il ne s'en réveille. Et se remettant debout, il remonta la pente abrupte, traversa une petite zone boisée, où les arbres respectaient une certaine proximité, et arriva finalement au camp où tout le monde dormait. Là, il s'allongea non loin de Norak, ne voulant perturber la jeune femme en repensant à ses dires du soir qui venait de mourir. Et il fut emporté, sans pitié, par les poussières du sommeil.

L'astre des lumières se leva à l'horizon, et les caresses désemparées d'une bête au pelage doux réveilla Khalän. Elle gémissait tristement, se frottant la tête contre celle du guerrier éveillé, et quelque peu dans les vapes. A cela, il porta sa main au visage de Roca et essaya de la réconforter de quelques caresses. Mais quand il reprit de sa lucidité, il se leva inquiet en voyant ainsi la chimère qui ne l'appréciait guère se réconforter à ses côtés.

- Roca... qu'est-ce passe t'il ? demanda troublé la jeune homme en inspectant les lieux.

Et son regard se porta d'abord vers Kanayëlle, et ses affaires et son cheval, et ensuite, il regarda Norak, ronfleur et bredouillant quelques mots à ses songes matinaux. Et le guerrier s'affola, car, dans les vapes, il se ressaisit et n'avait finalement pas vu la jeune guerrière qu'il aimait, allongée normalement par terre. Il s'approcha de Brok et la chimère le dépassa. Roca se coucha, où auparavant Kanayëlle dormait, et se mit à gémir. Ainsi, le cœur de Khalän se noua de douleur, et la peine était grande, si grande qu'il courra vers le rivage, et elle n'était pas là, et ensuite parcourra le petit bosquet de la pente abrupte, et toujours absente, la jeune femme lui manquait. Et sa respiration était dissonante et les battements de son cœur irréguliers et affolants. Puis, de retour au camp, il vu Roca, toujours sur place, à gémir de tristesse, et Norak dormait toujours, bruyant qu'il était de son état profond.

Et alors le regard émeraude du jeune homme croisa celui d'un aigle majestueux se tenant sur une branche d'un imposant arbre en face de lui. Et celui-ci fixait le jeune homme intrigué, et ils s'imprégnèrent lui de l'autre de leur âme respective et se parlèrent en un langage sans parole, et tous deux se comprirent. L'un devait suivre l'autre, et il ne devait entraver cette destinée ou quitter le chemin. Et l'aigle battit des ailes, s'envola et guida le jeune homme, qui s'arma de toutes ses armes, et qui se mit à le suivre tandis que Norak se réveilla, surpris de voir son compagnon partir ainsi. Et bien que le nain lui demanda quelques réponses, Khalän ne lui en offrit pas, obnubilé par cet aigle remarquable qui semblait voler au ralenti à son empathie envers l'ascension du jeune homme.

Et le chasseur passa devant un arbre à sept branches, étrange qu'il était, peut-être divin, pensait le guerrier. Et une demi-heure passa alors qu'il arriva à un ruisseau qu'il traversa sans difficulté pour s'y retrouver de l'autre côté. Et suivant toujours cet aigle vénérable, il arpenta un chemin fleuri où quelques odeurs de bois et de pins apaisèrent l'âme de Khalän. Et enfin, l'aigle se posa sur le toit d'une maisonnette en bois non loin de là.

Et s'emparant de son arc, après avoir attaché sa faux en son dos, il s'appropria une flèche de son carquois, tendit la corde et dirigea l'airain en direction de l'entrée sans aucune idée de ce qui l'attendait. Et s'approchant de la porte, il ressentit une aura positive l'envahir, parcourir son échine et s'expulser de toute part de son corps. Et ainsi, sans y comprendre quelque chose, il détendit la corde, reposa l'arc et rangea la flèche d'airain. Et happé par la curiosité, il porta sa main à la poignée de la porte et la tourna délicatement.


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MessageSujet: Re: La quête initiatique   Jeu 12 Fév 2015 - 15:49

Avec elle, rien ne semblait jamais compliqué et pourtant, lorsqu'on creusait au fond des choses, tout devenait bien plus complexe, bien trop complexe. En somme chaque fois que grand-mère Tahon, proposait des réponses, il fallait s'attendre à ce que le chemin ne soit pas réellement droit. Les épreuves, c'est ainsi qu'elle les appelait. Pour connaître la vérité, il fallait forcément subir des épreuves. Je n'étais pas certaines d'être prête pour être tout à fait honnête, la dernière fois que j'avais essayé, je m'étais retrouver avec une épaule démise parce que j'avais tenté de combattre ce que je voyais, mais aujourd'hui, j'avais grandi, j'étais désormais une adulte, tout pourrais être différent ou alors tout pourrais être semblable. J'avais une frousse de tous les diables, mais je devais le faire, pour avancer, pour comprendre et faire en sorte de devenir plus forte, ce genre d'épreuve était nécessaire. Je le savais et bien évidemment, j'y croyais, parce que je l'avais déjà vu à l’œuvre. Je revins rapidement dans la pièce principale de la maison, vêtu d'un pantalon en lin et d'un haut en lin léger et de couleur blanche. Elle adorait le blanc visiblement.

« Je vois que tu es apprêtée. Est-ce de la peur que je ressens ? »
« Bien entendu, chaque épreuve amène de la peur, seul les fous n'ont pas peur. »
« Effectivement, mais ne crains rien et évite de te battre contre toi-même. »


J'avais envie de lui hurler plus facile à dire qu'à faire, mais bon. Je savais qu'elle avait raison en fait. Je devais arrêter d'avoir peur de cette façon, arrêter de toujours penser que quelque chose allait arriver. Arrêter de repenser à ce passé qui avait pourris ma vie et bien plus penser à l'avenir, ça aussi s'était plus facile à dire qu'à faire. Mais bon, je savais désormais ce que je devais faire. Je devais laisser tomber mes appréhensions et commencer à regarder en avant au lieu de constamment regarder en arrière. Déterminée, je regardais grand-mère Tahon et finalement ce fut elle qui reprit la parole assez rapidement avant que je ne puisse dire quelque chose.

« Bien, ton voyage sera très différent de la fois où tu étais enfant. Il sera plus long, plus dur, plus pénible. Il faut que tu te rendes compte ce que tu peux combattre sans que cela ne te fasse sortir de la quête et de ce que tu ne dois pas combattre. »
« Encore des énigmes. Vous arrive t-il de parler sans cela ? De dire les choses clairement. »
« Ma petite si j'édictais mes prophéties directement les gens me fuiraient. »
« Oui, c'est pas faux. Je pense que j'aurais fuis aussi. »
« Oh non, pas toi. Tu peux dire tout ce que tu veux, mais tu es bien plus courageuse que peureuse. La petite fille qui a regarder ses parents mort, la petite fille qui les a enterré et qui a vécu durant plusieurs mois toute seule. Voilà celle que tu es. Tu aurais pu te laisser mourir, mais tu as tout fait pour vivre, pourquoi ? »
« Pour me venger bien évidemment. »


Je reçu un tape magistrale sur la tête et finalement je repris tranquillement.

« Ma mère me disait toujours qu'il y avait de nombreuses merveilles dans ce monde et que nous les verrions ensemble ou alors que j'allais devoir les découvrir seule. Que ces merveilles pouvaient toujours éclipser les mauvais intentions, les mauvaises pensées. Je veux trouver ces merveilles pour pouvoir une bonne fois pour toute éclipser ces morts, faire disparaître ces souvenirs macabre et pouvoir enfin profiter des souvenirs plus joyeux que je possède de ma vie d'avant. »

Un sourire vrai et radieux illumina mon visage. J'avais oublié le but que je m'étais fait petite. Explorer le monde pour voir ces merveilles, pour les trouver et pour connaître moi aussi le bonheur, mais pas seulement. C'était aussi et beaucoup pour lui raconter, lui montrer que j'avais grandi et que je pouvais moi aussi, trouver des merveilles qu'elle n'avait pas encore vue. Cette esprit de compétition, voilà bien longtemps que je ne l'avais plus eus. Je soupirais doucement et finalement je vis la coupelle dans la main de Grand-mère. Mon regard bleu-gris se posa dans le sien, totalement noir. Je pris sans hésiter la coupelle et but d'une seule traite ce qu'il y avait à l'intérieur.

« Maintenant laisse toi aller, surtout fait bien attention à tous les détails, avec la capacité, tu devrais pouvoir voir les choses que d'autre ne voit pas. »

Je sentis mon esprit battre en retraite au fur et à mesure des paroles de Grand-mère Tahon et finalement au bout d'un moment je me réveillais dans un endroit totalement différent. Devant moi s'étendait une forêt. Ça commençait bien, je me demandais bien ce qu'il allait encore m'arriver.

**********

Pendant ce temps, Khalän approchait déterminé à rejoindre Kana. Roca le suivait pas à pas sans pour autant perdre une miette du chemin, au cas où ça ne se passait pas forcément très bien. Et puis chacun de protagoniste arriva à la maison. Au départ armé et puis une fois devant la porte, l'ambiance sereine de cet endroit laissa place à une certaine confiance et finalement le jeune homme posa la main sur la clenche, ouvrant délicatement la porte, jusqu'à ce que Roca folle d'inquiétude saute sur le battant pour l'ouvrir, faisant tomber Khalän en avant. Le jeune homme se révéla quelque peu suspendu dans les airs comme si on avait arrêté sa chute et s'était bien le cas. En levant la tête, il rencontra le visage de la vieille femme, un sourire au lèvres. On pouvait sentir la bienveillance émaner d'elle, mais pas seulement, le mystère, tout comme Kana, un mystère plus profond l'entourait. Le regard du jeune homme pu alors se poser sur la Norpalienne aux yeux fermés dans un habit blanc très léger qui ne semblait pas faire attention à lui. La vieille femme ne fit pas réellement attention, mais prit rapidement la parole.

« Oh, l'homme au masque, je vous attendais plus tôt, qu'est-ce qui vous a retardé ainsi ? Khalän, voulez-vous bien allez vous préparer vous aussi s'il vous plaît ? »

Elle resta un moment et repris doucement.

« Kana va très bien, mais c'est votre tour. Dans la pièce du fond à droite vous trouverez ce qu'il vous faut pour vous changer. Revenez ici, vous aussi avez besoin de réponse. »

Elle tourna alors son visage vers la bête et finalement elle prit un air plus sec.

« Quand à toi Roca je t'autorise à te poser à côté de ta maîtresse, mais je te préviens, je ne veux pas t'entendre et tu ne dois pas la toucher. Tu es assez intelligente pour cela n'est-ce pas ? »

La bête feula doucement et vint se coucher près de Kana sans la toucher. Un sourire sur le regard, Grand-mère Tahon désigna le chemin au jeune homme et lorsqu'il se dirigea vers l'endroit, la porte derrière lui se referma comme par magie. Un bien grand mystère que cet endroit et cette femme n'est-ce pas ?


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MessageSujet: La vieille dame   Ven 13 Fév 2015 - 15:35

Son entrée ne fut pas aussi subtile qu'il aurait espéré lorsque la chimère, l'ayant suivi à travers le chemin, changea la délicate attention du jeune homme en un branle-bas de combat qui expulsa la porte, faisant basculer Khalän par la même occasion. Et Roca entra, passant en dessous de Khalän qui se voyait être en lévitation. Et son corps, comme posé sur l'éther, voltigeait sans le moindre appui dans les airs. Ses pupilles se dilatèrent, changeant de perspective à cette vue plongeante qui n'en était que bien plus troublante qu'impressionnante. Et sa respiration était plus forte tandis que, relevant le visage, il croisa le regard tout de noir d'une vieille dame au visage doux. Ses yeux étaient tant profonds que le jeune chasseur crut y tomber jusqu'à en avoir le vertige, et la vieille dame était en lui, calmant sa stupeur et son étonnement, cadençant sa respiration et soulageant les maux inutiles en lui partageant une nuée positive, une aura énergétique pleine d'allégresse, qui l'enveloppa, berçant l'enfant apeuré en lui.

Son regard balaya quelque peu les lieux, tout était de bois, une bâtisse simple mais raffinée, tout semblait être à sa place et rien n'entravait cela, aucun espace n'était malmené. Et de cet ordre résonnait une multitude d'ondes apaisantes. Il semblait y avoir plusieurs pièces mais le regard émeraude du jeune homme caressa une jeune femme assise non loin de lui, tout de blanc qu'elle était, les yeux fermaient. Kana semblait paisible, sereine, et de cela réconforta le jeune chasseur. Un sourire égaya le jeune homme masqué, rassuré qu'il était.

Tout s'était passé si vite, quelques secondes à peine, et son corps, à quelques centimètres du sol faillit bien chuter violemment contre celui-ci si la vieille dame en face de lui n'avait pas était là. Mais, au fond de lui, il était persuadé qu'elle s'y attendait, et les paroles de la vieille dame pleine de sagesse le confirma. Mais plus encore, elle savait  qui il était et l'attendait promptement. Et à la stupeur du jeune homme, son corps se posa délicatement sur le sol, et celui-ci put se relever. Et un peu troublé, il voulut parler mais, maladroit à commencer, la vieille dame prit les devants comme à savoir à chaque instant ce qu'il allait dire, ce qu'il avait l'intention de faire ou encore à ressentir ses émotions. C'était aussi étrange qu'apaisant, car la vieille dame semblait s'être logée en son âme en tant que spectatrice, inspectant ses nombreux défauts, ses douleurs et ses bonheurs, scindant son courage, sa bravoure, mais aussi ses peurs et ses faiblesses. Elle était présente, et pourtant elle était en face de lui et ne semblait trop le fixer, préférant lui parler. Et il se mit à s'inquiéter de Kana qui ne bougeait pas, et la brave dame lui répondit comme si son inquiétude avait parlé à haute voix. Et la guerrière allait très bien selon elle, mais elle voulait qu'il se prépare à son tour.

Et tandis qu'elle discutait patiemment avec Roca, Khalän attendit qu'elle finisse, un peu déconcerté de la situation.

- Mon tour.. mais... pourquoi.. faire ? demanda t'il comme un enfant un peu timide.

Et songeant à ce qu'elle lui avait dit juste avant, il comprit qu'elle lui avait déjà répondu.
Et le jeune homme murmura pour lui les mots de la vieille dame au regard profond.

- Besoin de réponses...

Et rien n'y faisait, elle avait toujours un coup d'avance sur lui, et sans y demander plus, suivit les instructions de la petite dame toute ridée, s'en alla jusqu'à la pièce du fond et bifurqua à droite. Et lorsqu'il y entra, il n'y avait rien, une salle vide, au milieu se tenait une chaise sur laquelle un pantalon et une veste de lin blanc étaient soigneusement pliés. Le jeune homme s'approcha lentement des vêtements et les toucha du bouts des doigts, et telle de la soie, étaient délicats à son toucher. Il faillit rebrousser chemin pour demander à quoi cela allait bien lui servir puis se souvint de la belle Kanayëlle vêtue de pareils vêtements. Et que faire à part les enfiler, ce qu'il fit en peu de temps. Et ses armes étaient à terre et sa besace les accompagnant, et son pantalon et sa ceinture également. Et seul le bandage bleu foncé en son bras gauche de cette balle pirate au port de Belin était restée, souvenir d'une éladrinne au beau regard gris. Et bien qu'il n'en avait plus besoin, de par cette blessure qui s'était refermée, il gardait ce ruban en songeant à ses aventures passés, nostalgique des bonnes choses qu'il était. Et un autre ruban blanc cette fois recouvrait sa main gauche, autre souvenir, celui d'une île et d'une malédiction, d'une grotte et d'une sorcière. Et ainsi vêtu de lin blanc, il sortit de la pièce, et son masque d'écorce brun ne pouvait être plus voyant avec tout ce clair.

Khalän revint alors dans la salle principale, faisant face à la vieille dame tout en regardant Kana qui n'avait bougé le petit doigt. Et le jeune homme, intrigué, posa son regard dans celui de la magicienne du bois.

- Mais que fait-elle ?

Et se le murmurant pour lui, bien que persuadé de savoir que la vieille dame l'avait entendu avant qu'il ne le dise, s'interrogea en rectifiant sa question.

- Où est-elle ?

Et Roca, sagement à ses côtés, semblait ne pas s'en inquiéter, au contraire, la chimère était plutôt paisible. Quel drôle de paradoxe que d'introduire Roca et paisible dans la même phrase, et bien qu'aussi étrange que cela puise paraître, Khalän ne put que l'accepter. Et ne sachant rien du déroulement des événements le jeune homme resta debout face à la propriétaire de la maison de bois. Et jamais, il ne songeait à de mauvaises pensées, car cette maisonnette l'en empêchait et tout ce qui s'y raccordait émanait de la pureté. Et le cœur léger, il était prêt à écouter les sages paroles de la vieille dame.


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MessageSujet: Re: La quête initiatique   Sam 14 Fév 2015 - 6:37

Je marchais tranquillement dans la forêt. L'herbe sous mes pieds me chatouillait et je remarquais alors que je portais une robe courte m'arrivant au dessus du genou, les pieds nus. Je pouvais sentir ici la fraîcheur de la Norpalie se mêler à la chaleur de Bélin. Un étrange contraste, étrange mais agréable en quelque sorte, je pouvais presque sentir la neige sus mes pieds. Je continuais doucement mon chemin jusqu'à ce que je sois alerté par un bruit. Il n'y avait rien de dangereux dans ce bruit si on y regardait bien. Enfin, si on l'entendait bien. Un rire, un rire d'enfant. Je me dirigeais vers la source de ce bruit et je remarquais alors une famille. Quatre personnes. Un homme, une femme, un petit garçon et une petite fille. J'avais devant moi la famille que nous étions bien avant ce problème. Je regardais la petite famille, joyeuse. Tous jouaient les uns avec les autres. Le bonheur émanait de cette famille, dire que tout allait se terminé dans peu de temps. Je n'avais pas envie de voir ça, il fallait que je m'en aille, que j'aille voir autre part, que je continue mon chemin, il ne fallait pas que je m'arrête. Cependant alors que je tournais les talons et que je m'en allais, la petite fille vint doucement tiré sur ma manche longue.

« Tu t'en vas déjà? »
« Oui, je suis ici pour trouver des réponses. »
« Je sais, je suis toi. »
« Je sais aussi. »


Elle me sourit doucement et finalement reprends la parole.

« Je sais que cette unité ne durera pas longtemps, je le sais parce que je suis toi. Mais tu dois arrêté de te focaliser sur ce passé. Je sais que c'est compliqué, qu'on ne peut pas faire confiance du jour au lendemain. Tu as le droit de te souvenir, mais pas de te plonger dans ces souvenirs pour oublier le présent, et pour laisser tomber l'avenir. Il te reste encore tellement de chose à voir, à faire et il y a quelqu'un que tu dois protéger. »

Je la regardais sans trop comprendre pour le coup et puis finalement avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle reprit la parole.

« Tu dois retrouver notre frère, mais pas pour te venger, pour avoir des réponses. Peut-être qu'avec des réponses tu trouveras plus facilement le moyen de te pardonner. »
« Me pardonner... »
« Oui... »


Je la regardais intensément, bien entendu. Je n'en voulais pas à mon frère, enfin si dans un sens, mais la personne à qui j'en voulais le plus, celle à qui je voulais du mal, c'était moi et moi seule. Tout simplement parce que je m'en voulais de n'avoir rien vu. Je n'avais pas remarqué le malaise de mon frère, je n'avais pas remarqué qu'il était près de craquer, je n'avais pas remarqué grand chose et surtout, je n'avais pas su protéger mes parents. Une larme coula le long de ma joue et en fit de même hors de mon rêve. Je comprenais à présent, je ne le cherchais pas réellement pour me venger, même si j'en étais fortement capable, je le cherchais pour enfin avoir les réponses que j'attendais, pour faire le deuil de ce passé. Seulement la route était bien plus longue que je n'avais imaginé au départ. Je souris tranquillement, posa ma main sur sa joue et aussitôt, le décor changea. Je me retrouvais cette fois-ci dans les forêt en cendre. Pourquoi étais-je là ? Je ne comprenais pas. Je regardais autour de moi mais visiblement rien ne pouvais m'aider à comprendre. Et puis finalement je sentis plusieurs personnes arriver près de moi ? Je ne possédais aucune arme ici sauf mon art du combat et ma télékinésie.

Je regardais alentour, cherchant quelque chose qui pourrait m'aider, mais il n'y avait pas grand chose à regarder finalement. Quelque chose me disait que j'allais devoir me sortir de là d'une toute autre façon que celle dont j'étais habitué. Cependant je n'eus pas réellement le temps de réfléchir qu'un des gars se lança dans le combat. Je regardais alors ma tenue rapidement. ouf, la robe aux manches longues avaient disparu, ça faisait quelque chose en moins à porter déjà. Pas que je n'aimais pas les robes, mais se battre avec révélait du miracle. Je finis par voir arriver le gars, esquivant ses premières attaques. Il ne me faut pas tant de temps pour le mettre au tapis, mes un autre se pointe et encore un. Sérieusement ils allaient tous me sauter dessus maintenant. Et puis sans que je ne le vois venir une vague d'énergie m'arriva dessus. Les deux autres se poussèrent, la vague avec la forme d'une lame passa sur mon épaule et me coupa, laissant une vilaine cicatrice qui apparut hors de mon rêve sur mon épaule. Je portais la main à ma blessure. Si j'étais blessé, cela voulait dire une chose, ce n'était pas mon combat. Les paroles de grand-mère Tahon me revint en mémoire.


« Choisis bien tes combats. »

Je vis alors un vortex de lumière apparaître derrière le gars qui m'avait lancer la vague d'énergie.

« Choisis tes combats. »

Je regardais ce vortex qui m'attirait inexorablement. Je me levais tranquillement, avançait pas à pas sans me soucier de ceux qui tentait de m'attaquer. Chaque d'eux courait vers moi, sur moi, toutes armes dehors, mais moi je ne me souciais plus que tu vortex qui m'appelait.

**********

La vieille femme regarda le jeune homme sans rien dire, il n'y avait pas réellement besoin de parole, ni de réponse car il venait de comprendre qu'il les avait déjà. Elle les avait déjà donné. Roca dormait tranquillement, contente d'avoir de nouveau trouver sa maîtresse. Et malgré la coupure saillante sur son épaule, le visage de Kanayëlle était resté le même, serein, déterminé. La vieille femme elle avait quelque peu grimacé en voyant cette blessure, parce qu'elle savait que cela voulait dire que la jeune femme avait combattu quelque chose qu'elle n'aurait pas dû. Toujours aussi intrépide visiblement. Un soupir passa ses lèvres et finalement lorsqu'elle vit Khalän revenir, elle ne put s'empêcher de soupirer, pensant qu'il aurait alors enlevé son masque. Elle ne pouvait pas lui en vouloir en fait, elle le savait parfaitement. Sa question cependant elle l'entendit bien et y répondit tranquillement.

« Certains dirait qu'elle rêve, d'autre qu'elle est passé dans un monde parallèle. En fait, c'est un mélange de conscience et de rêve. Elle est entré dans le monde du rêve magiquement, sa conscience lui montre ce qu'elle sait, ce qu'elle connaît. mais qu'elle se refuse à assumé. Elle la met devant le fait accomplit pour qu'elle puisse trouver des réponses. »

Elle laissa tomber les explications ne voulant pas en dire plus. Bien entendu, la magie chamanique amenait toujours plus de questions que de réponses et chaque fois on voulait toujours en savoir plus, seulement il n'y avait que les initiés qui avaient le droit à de plus ample réponses. Ceux qui ne se destinait pas à cet art ne pouvait être initié. Les secrets se passaient de Chaman et Chaman. Les secrets... s'était la que résidait tout l'art des chamans. Elle regarda ensuite plus intensément le jeune homme quand sa seconde question arriva.

« Cela mon cher la concerne. Elle seule peut savoir où elle doit aller. Elle seule créer les divers endroits qu'elle voit et ce sera bientôt votre cas. »

Elle montra un coussin poser de l'autre côté de la pièce, en face de Kanayëlle.

« Asseyez-vous je vous en prie. Vous aussi allait avoir besoin de réponses et je peux vous les fournir en un certains sens. Plongez dans votre subconscient et trouvez les réponses qui vous font défaut alors que vous connaissez déjà les réponses aux questions que vous vous posez. »

Elle se tut et attendit qu'il s'assoie. Une fois assis, elle lui tendit une soucoupe, comme celle poser à côté de Kana.

« Une seule chose pour vous aussi. Choisissez vos combats. Parfois, il n'y a pas besoin de se battre, c'est parce que vous vous battez contre vous que ces questions restent en suspend. Ne vous battez pas, laissez-les venir vers vous, passer au travers de vous et là vous trouverez vos réponses. »

Un posa le regard sur la soucoupe et insista. Ne restait plus à Khalän qu'à en boire le contenu.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: L'initiation   Dim 15 Fév 2015 - 15:14

Quand il revint, il aperçut une larme caresser la joue de Kana et, attristé qu'il était, se demandait bien dans quel état elle était. De quoi elle rêvait. Mais que faire lorsque, endormie, elle ne pouvait être que seule responsable de ses songes. Et le jeune homme s'attrista de la voir ainsi, puis une cicatrice qui n'était pas là auparavant y était à présent. Et l'épaule de la jeune et jolie Kana fut entachée d'une plaie étrange. Mais sans aucune explication la vieille dame lui demanda gentiment de s'asseoir sur l'un des coussins disposés au sol. Elle semblait quelque peu déçue de le voir, peut-être pensait-elle qu'il allait retirer son masque. A quoi bon savoir, tout était si étrange en ce lieu... et pourtant si apaisant. Une coupe lui fut offert et, sans hésiter, l'a bu.


--------------------------------------------


Khalän était dans les fourrées, en face d'un village isolé où l'odeur de sang et de chair brûlé s'intensifiait aux crépitements des flammes immenses de ce bûcher imposant à quelques dizaines de mètres de là. Et alimentant ce feu, des corps amoncelés, un monticule morbide et triste, désarticulé et disloqué. Et au pied de ce déchainement intense, il remarqua un jeune homme, les genoux contre terre, pleurant toutes les larmes de son corps, troublant sa vue et défigurant les airs de ses tristes gémissements. Ce jeune homme venait de tout perdre.

Et Khalän, regardant ce spectacle effrayant fut ému, et quelques sanglots scintillèrent à la lueur des flammes grandissantes et s'écoulèrent le long de ses joues. C'était lui, le jeune homme agenouillé. C'était lui qui durant de très longues heures dut trainer de sa seule force tous les cadavres de son village meurtri avant d'y allumer le feu. Et son cœur battait si fort en se voyant pleurer et son âme en fut touchée à en perdre l'équilibre, et sa force l'abandonna et il s'agenouilla également, posant ensuite ses mains sur le sol humide et spongieux absorbant le sang. Et à quatre pattes, il ne voulait plus voir cette scène abominable.

Une main chaleureuse vint alors à se poser sur son épaule, et se redressant sur ses genoux, se retourna et reconnut le père d'une bien belle jeune Sulis, qui jadis était son aimée. Et fier qu'il était, Olinaë Lyanwë le regarda avec tendresse et l'aida à se redresser face à lui. Et plus grand que Khalän, celui-ci l'enlaça dans ses bras, étreignant le jeune homme attristé contre lui avant de le relâcher aussitôt.

- Mon garçon, pourquoi pleures-tu ?
- Je suis désolé... tellement désolé. en pleura Khalän prêt à s'effondrer.
- Sois fort veux-tu. Regarde ce que tu as fait de nous par ta seule force.
- Je n'ai pu sauvé aucun d'entre vous, ni même votre fille.
- Tu nous as rendu hommage, brulé nos corps et enterré ma fille à la prairie fleurie au pied du grand arbre de vie. N'est-ce pas là tout ce que tu pouvais faire de mieux, mon garçon ?

Khalän ne put répondre et l'homme ne le lui laissa pas le temps.

- Tu n'aurais pu sauver aucun d'entre nous.
Tu n'aurais pu sauver ma fille. Et tu le sais.


Et le jeune homme leva le regard et écouta ses sages paroles.

- Mon garçon, arrête-toi là. Tu n'as pas à passer ta vie à nous venger.
Ecoute ma fille, je t'en prie...


Et à ces derniers mots plus que troublants, le regard émeraude de Khalän se voila d'une épaisse nuée noire avant d'apparaître sur le sol, couché qu'il était auprès de sa bien-aimée. Une flèche avait transpercé le cœur de Timpë, elle était morte et son regard vide le fixait. Et, ayant fait un bon en arrière, le jeune chasseur s'essayait de changer le cours des choses, mais il était trop tard. Et tendant sa main vers celle de sa bien-aimée, il toucha le bout de ses fins doigts bleus et froids. A ce contact, les yeux de Timpë s'ouvrirent et entremêlèrent l'âme du guerrier à la sienne.

- Mon âme se torture à te voir souffrir par ma faute.
Mais arrête toi, je t'en prie. Oublie-moi, mon tendre amant.

- Pardonne-moi ma douce Timpë.
- Il n'est plus l'heure à l'espoir de retrouvaille mon doux guerrier.
Il est trop tard, je suis partie et jamais nous ne pourrons nous revoir. Tu es si jeune, pourquoi consacrer ta vie à une vengeance cauchemardesque qui finira inéluctablement par la ruiner ?  Qu'as-tu donc dans la tête ?

- Je veux venger le village, et tous ceux que j'aimais.
- Tu ne trouveras aucun repos à le faire, crois-moi. Si tu continues sur cette voie, tu souffriras bien plus que tu ne le crois et jamais ton cœur ne s'apaisera.
- C'est à moi à en juger, ma tendre aimée.
- Choisis une vie d'époux et de père, reprends les rênes de ta destinée et jamais ne retourne dans le passé, je t'en supplie.

Et l'âme de Khalän pleurait en d'intenses flammes bleues incandescentes, signe d'une souffrance sans égale. Et à cela, la jeune âme de Timpë s'en effondra de tristesse, et sachant qu'elle ne pourrait l'arrêter prononça de doux mots, ses derniers, en vue de l'apaiser.

- Tu fus un amant irréprochable, et toujours tu m'as montré le bonheur, et incurable qu'est ta plaie, je ne peux t'offrir que mon malheur. Je suis désolée de te l'infliger, comme une flèche en plein cœur. Puisse Solarim être plus convaincant que moi ou te guider vers la victoire, selon ton choix. Prends soin de toi, mon amour et, maintenant, oublie-moi.

Et une nuée noire enveloppa de nouveau sa vue, et le jeune homme apparut en plein milieu du noir, et devant lui se tenait les trois bourreaux, les monstres de ses cauchemars ; l'homme, l'orc et le nain. Et tous les trois ricanaient en chœur à le voir. Et Khalän, sentant perler une dernière larme sur sa joue, l'effaça aussitôt de ses doigts et remarqua qu'il ne portait plus ce masque effrayant qui le cajolait tant. Et goûtant à nouveau à son doux visage, à ses fines lèvres irréprochables, à son nez majestueux, à sa bouche, à ses yeux et ses joues parfaites, il reprit force et courage, et beau qu'il était s'arma de sa faux, l'enserrant de ses mains, prêt à se battre.

Et le nain se mit à courir vers lui, hurlant sa frénésie meurtrière. Le jeune homme en fit de même et tous deux se croisèrent, la faux rata inexplicablement le corps robuste du nain tandis que le marteau massif de son adversaire vint à l'entailler dans son dos. Et cette blessure, bien qu'onirique, fut marquée en le dos du jeune homme assis sur le cousin, en la bâtisse de bois de la vieille dame. Ensuite, l'orc courra à son tour vers le jeune guerrier blessé qui reprit force et fit voltiger autour de sa tête la faux qui, étrangement, n'atteignit pas sa cible et, au contraire, ce fut l'orc qui le toucha d'une de ses flèches rouillées en son dos, et une deuxième entaille fut marquée sur son corps endormi. Puis vint enfin le dernier, le mystérieux humain cagoulé et, fonçant à vive allure vers Khalän, entailla pour la troisième fois, d'une lame longue et aiguisée, le dos du jeune guerrier.

Et sa faux n'avait rien touché, comment se faisait-il ?
Troublé, il se retourna, et les trois monstres ricanaient à le regarder, à l'humilier.
Et se souvenant des mots de la vieille dame, il comprit un peu tard.

- Ne vous battez pas, laissez-les venir vers vous, passer au travers de vous et là vous trouverez vos réponses.

Et les trois bourreaux se ruèrent ensemble vers le jeune homme blessé et, comprenant à présent, il lâcha sa faux, tendit les bras et ferma les yeux.

- Ce n'est pas encore mon combat. prononça t'il de toute son âme.

Et plus aucun bruit ne fut, et n'ayant ouvert les yeux, il sentit une douce brise caresser sa peau diaphane, et celle-ci enlaça tendrement son visage beau et tendre qu'il avait retrouvé. Et quelques oiseaux chantonnaient en chœur, et le bruit des feuillages tourmentés par le vent l'apaisa aussitôt.

Et ainsi le jeune homme ouvrit les yeux.


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MessageSujet: Re: La quête initiatique   Mar 17 Fév 2015 - 4:42

Ma marche semblait lente et pourtant elle m'avait parut tellement rapide. Il ne me suffisait que de quelques pas pour finalement arriver à ce vortex. Sauf que bien entendu, les hommes derrières moi ne semblaient pas pour autant en avoir finis avec moi. Je les sentais inexorablement venir vers moi. J'avais envie de me retourner, mon instinct de guerrière me disait de combattre, seulement, s'était mon esprit qui dirigeait mon corps pour l'instant et alors que je sentis une vague d'énergie venir vers moi, rien ne se passa. J'aurais dû bien entendu la sentir, elle aurait dû me clouer au sol, seulement elle ne le fera pas, parce que ce combat ce n'était pas le mien. Ces hommes, je savais désormais de qui il s'agissait : moi. C'était moi qui m'obligeait à faire cela, moi qui m'obligeait à me punir et à ne pas chercher de réponse, s'était moi qui voulait me ralentir. Alors que les laissais venir et passer au travers de mon corps. Une fois passé, chacun d'eux se transforma en une version de moi, une version différente de ma vie, je me retournais alors vers elles toutes, vers toutes mes versions, petites et grandes.

« Ne vous en faites pas, tout ira bien. »

C'était une promesse que je me faisais, parce que même si j'avais envie de savoir, même si j'avais envie de passer de l'autre côté de ce vortex, la peur de l'inconnu restait réellement très présente. Que se passerait-il si derrière il y avait un bataille que je ne pouvais pas remporter ? Un combat que je ne pouvais pas terminer ? Tant de questions pour si peu de réponses. Comme d'habitude, je n'avais jamais les réponses aux questions que je me posais, mais je m'y étais fait et puis je n'avais pas réellement le choix. Alors, je finis par m'avancer. Juste devant le vortex je m'arrêtais, allongeant alors ma main pour toucher cette pure énergie. Un courant d'air frais remonta le long de mon bras pour finalement me faire frissonner et finalement avec moins de peur qu'auparavant je rentrais dans le vortex. La sensation était étrange, très étrange je devais bien l'avouer. J'avais l'impression d'avoir plonger dans un lac sans pour autant être mouillé. La sensation était étrange, mais pas du tout désagréable. Je ressentais la fraîcheur sur ma peau, mais aussi la douceur de la caresse, s'était étrange. Je ne me rendais compte que plus tard qu'en fait j'avais fermé les yeux.

Je ne m'en rendis compte que lorsque finalement je sentis une certaine chaleur sur mon visage. J'ouvris alors ces yeux que je ne pensais pas avoir fermés, je regardais le ciel, clair et lumineux. Il n'y avait aucune trace de nuit, aucune trace d'aube. Le soleil resplendissait et frapper doucement ma peau de ses rayons lumineux et chaud. J'avais l'impression d'être dans un rêve -en fait, s'était le cas, je le savais-. Finalement je posais mon regard devant moi. Une grande maison se tenait là tranquillement, une maison magnifique et entouré d'une forêt et de plaine. Un mélange parfait entre la Norpalie et Bélin. Un mélange que je n'aurais jamais cru possible. L'herbe verte s'étendait sous mes pieds nus une fois encore. J'étais de nouveau vêtu de cette longue robe au manche exagérément longue et d'un bleu si pur qu'il pouvait défier le soleil et puis finalement alors que j'étais encore perdu dans mes rêves, j'entendis une voix m'appeler.


« Kana, tu peux venir là s'il te plaît. »

Intrigué, je finis par avancer et me trouver nez à nez avec un jeune homme que j'avais l'impression de connaître. Au delà de ce visage marqué par les catastrophe, j'avais l'impression de savoir exactement ce que je faisais là. J'avançais alors sans me prendre la tête, mes cheveux se soulevant doucement au gré du vent qui soufflait une douce chaleur. Je vins rapidement me poser à ses côtés. Dans notre jardin visiblement. On était assis sur le banc tranquillement, sans se prendre la tête, comme si rien d'autre n'avait d'importance, comme si de toute façon rien mis à part ce moment ne pourrait troubler cette espace. J'avais rêver de cela pendant tellement de temps que je n'étais pas certaine de vouloir sortir de ce rêve. Je comprenais petit à petit ce que grand-mère Tahon avait voulu me dire.

« La petite dors dans la chambre, on a le temps de se reposer. »
« Les enfants s'est fatiguant n'est-ce pas ? »
« Oh que oui, plus qu'une journée de dur labeur. »
« Tu regrette ? »
« Sûrement pas et toi ? »
« Jamais. »


Ma main vint doucement se poser dans sa nuque pour la caresser doucement. Un geste tendre et aimant. C'était ce que mon cœur désirait. Mes désirs inconscient et pourtant bien présent. J'avais envie de cela depuis quelques temps, sans pour autant me l'avouer. Je voulais autre chose que cette vengeance. Une fois que j'aurais obtenu mes réponses est-ce que je pourrais avoir une vie comme celle-là ? Non, probablement pas de suite après parce qu'en vérité, il n'y avait qu'avec une seule personne que je voulais ce genre de vie. Avec un sourire, je sentis le rêve diminuer, ma conscience commençait à émerger tranquillement et puis je me réveillais dans la pièce. Mon regard se porta alors sur la seule personne que je pensais voir dans cette pièce pour s'arrêter finalement sur Khalän.

« Qu'est-ce que... »
« Il cherche aussi des réponses ma chérie. Et toi alors tu as trouvé ce que tu cherchais ? »
« J'ai trouvé ce que je ne voulais pas admettre. Merci »
« Mais c'est un plaisir. »


Je sentis alors une boule de poil se pelotonner contre moi et je compris que ma petite Roca était là aussi.

« Alors comme ça tu es venue aussi. Et qui surveille Brok alors ? »

Je la vis baisser la tête.

« Ne t'en veux pas, je suis contente que tu sois là. Une fois que Khalän sera sortit, on rentrera au camp. Il nous reste encore pas mal de chose à faire non ? »

Je partis remettre mes affaires en silence. Je venais enfin de comprendre quelque chose. Quelque chose de fort sympathique et en même temps dérangeant. Comment allais-je faire maintenant que j'avais pris conscience de ça ? Comment allais-je faire pour rester impassible alors que maintenant j'étais certaine de l'aimer. La route allait être plus complexe qu'il n'y paraissait.


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MessageSujet: L'alternative   Jeu 19 Fév 2015 - 17:55

Magnifiquement bleu était le ciel, et plus encore étaient les rayons chauds traversant les feuillages et composant de superbes fresques d'arabesques dansantes et virevoltantes sur la façade de la bâtisse de bois de la forêt l'entourant. Et elle était comme il se l'était toujours imaginé lorsque, jeune, il en avait fait les plans lui-même. Celle d'une maison idyllique. A croire que c'était lui qui l'avait construite de ses propres mains.

Et marchant ainsi sur l'épaisse et douce herbe de la plaine environnante où une multitude d'arbres et de fruitiers exaltaient de leurs couleurs chatoyantes, il marchait en direction de la splendide maison. Et puis vint le moment de se cacher car une jeune femme, d'une chevelure rougeoyante, venait de se relever d'un petit banc de bois au milieu d'une étendue de fleurs merveilleusement constituée pour y former un chemin vers la bâtisse de bois. Et la belle jeune femme y entra, et le jeune homme, quelque peu curieux, l'a suivit et franchit le pas de la porte à son tour.

- Ah, te revoilà enfin !
Tu m'as manqué, toi et tes fleurs.
dit-elle, le sourire aux lèvres.

Ainsi, le jeune homme, comme emporté dans une valse incontrôlable mais poétique s'avança vers la jeune femme et dévoila un bouquet de tulipes jaunes et violettes de son dos pour les tendre à sa bien-aimée.

- Je suis démasqué ! Suis-je si prévisible ? renvoya Khalän d'un doux sourire.
- Après toutes nos cavalcades, j'ai fini par te cerner, tu sais. répondit amoureusement la belle jeune femme à la robe bleutée.

Et une petite fille se mit à pleurer à l'étage.

- Je pense que quelqu'un a besoin de câlins.

Et le jeune homme déposa les fleurs sur la table et monta à l'étage afin de réconforter les sanglots d'une petite perle à la peau diaphane et au regard bleu-émeraude. Et il la prit dans ses bras et la serra fort contre lui, cessant ainsi les tristes souvenirs des démons du sommeil de la fillette qui s'endormit contre l'épaule de son père.

Et le père ferma ses yeux également, et le rêve se rompit.


--------------------------------------------


Khalän ouvrit les yeux, une larme s'y écoula, et son regard, perdu dans le vide, contemplatif à ce rêve qu'il aurait voulu éterniser, reprit de sa lucidité. Sa respiration était défaillante, mais son cœur si léger. Et il se releva, un peu déséquilibré, et devant la vieille dame le regardant, il lui offrit un de ses plus beaux sourires, dissimulé par son masque, comme à la remercier d'une chose que personne d'autre n'aurait pu lui offrir.

- Merci. dit-il simplement.

Et la vieille dame hocha la tête sagement, mais elle savait que le jeune homme n'allait pas interrompre pour autant son effroyable odyssée. Ainsi, elle le regarda un peu plus tristement et, sachant ce qu'elle voulait entendre, Khalän le lui dit.

- Il y a des choses qu'un homme se doit de respecter. Des promesses auxquelles il s'est engagé. Et vous le saviez depuis le début. N'est-ce pas ? Vous ne vouliez pas m'arrêter, mais me faire comprendre qu'il existait une alternative à tout cela.

Et la vieille dame en sourit, quelque peu triste, certes, mais intriguée, elle attendit ce qu'il avait à dire.

- Je continuerai ma quête, et bien qu'elle semble me pousser à anéantir mon avenir, je m'y refuserai et me battrai corps et âme pour lui offrir ce bouquet de tulipes.

Et son regard se porta vers la ravissante Kanayëlle, et son cœur battait si fort, et son âme était tourmentée de ce sentiment euphorisant. Et il se promit d'en finir vite avec son passé pour combler ce manque qu'elle lui avait infligé depuis leur rencontre.

La vieille dame, prise de compassion, tendit sa petite main ridée vers le visage de Khalän, la glissa délicatement en-dessous de son masque et le caressa, comme une mère le ferait à son enfant.

- Sois prudent, jeune homme. finit-elle de dire avec sincérité.

Le guerrier hocha la tête, lui promettant de le faire et d'accomplir tout ce qu'il venait de découvrir. Et sans un mot, passa devant Kanayëlle et alla dans la petite pièce du fond pour se rhabiller, s'équiper et revenir enfin.

Roca avait changé, elle semblait attendrie par le jeune homme et se frotta le visage contre sa jambe par simple affection. Et Khalän la caressa derrière l'oreille, ce qui la rendit quelque peu enjouée. Et son regard émeraude fixa celui de Kana, et tous deux ne savaient comment réagir et aucun mot ne sortirent à part de simples sourires.


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MessageSujet: Re: La quête initiatique   Sam 21 Fév 2015 - 12:46

Je venais tout juste de revenir quand finalement je vis Khalän sortir de sa quête. Je me demandais bien ce que sa quête lui avait révélé. Cependant j'entendis ce qu'il disait à grand-mère Tahon. Sa quête de vengeance.... moi aussi je comptais mener la mienne au bout. Je vis le regard de grand-mère s'assombrir durant un instant. Tout autant pour lui que pour moi, elle était inquiète de nos décisions. Elle me l'avait maintes fois répété, quand nous venions la voir avec Orlaïs, je n'avais pas compris a ce moment-là ce qu'elle voulait me dire.

« Cette voie que tu choisiras te mènera là où personne n'est encore jamais allé. Elle pourrait te détruire, tu ne dois pas la suivre. »

Je me souvenais encore des paroles exactes. Ces paroles qui avait tourné dans ma tête durant tellement de temps. Je les comprenais enfin maintenant. Bien évidemment, je n'avais pas chois la bonne voie. J'aurais pu me refaire une vie sans jamais me soucier de ce frère qui n'en était plus un maintenant. Cependant une autre phrase me torturait. Pourquoi avait-elle hésité sur le mot frère au tout début de notre conversation ? Pourquoi ? Je ressassais ses paroles encore et encore dans ma tête et finalement lorsque Khalän revint, je me souvins de la fin de mon rêve. J'avais envie de lui demander quelque chose. Quelque chose de très particulier, mais je ne pouvais pas lui demander. Pas maintenant, je devais déjà être certaine de pouvoir maîtriser mes sentiments envers lui. Déjà que seulement le regarder me faisait battre le cœur. Je croisais son regard et visiblement nous étions tous deux aussi gêné l'un que l'autre. Un sourire timide se forma sur mes lèvres et finalement après un temps, je me retournais vers grand-mère Tahon.

« Il est temps pour nous d'y aller. Je vous promet qu'on fera attention. Merci pour tout et je reviendrais. Comme d'habitude n'est-ce pas, je vous l'ai toujours promis non ? »

Un sourire apparu sur ses lèvres.

« Vous avez tout deux choisis un chemin sombre. J'espère que vous en ressortirez. Promettez-moi une chose, restez ensemble jusqu'à ce que chacun d'entre vous ai finis la mission qu'il s'est confié. »
« Promis. »

Je parlais pour nous deux, mais je ne comptais de toute façon pas le lâcher. Je l'aiderais même si cela devait m'éloigner de ce désir que j'avais de fondé une famille avec lui. Peu importait mes désirs, peu importait ce que je ressentais pour l'instant le but était surtout de l'aider. Je pris donc le chemin de la sortie, remerciant silencieusement grand-mère Tahon une nouvelle fois. Même si cette quête avait été utile pour moi, elle faisait naître un certains malaise aussi. Parce que si j'étais prête à l'aider, me dire que le bonheur que j'avais pu voir ne serait jamais présent ne me faisais que comprendre que la situation allait être compliqué. Je souris pour moi-même et puis finalement reprends la parole.

« Je ne pensais pas te voir là-bas. J'espère que ta quête s'est bien passé, elles ne sont pas toujours faciles. J'en ai vécu des très compliqué. »

Je souriais et finalement reprit tranquillement car parler me permettait de passer outre ma gêne de me rendre compte de mes sentiments envers lui.

« En tout cas maintenant il est temps de revenir. Le nain va nous attendre avec inquiétude et je suis certaine que nos chevaux seront guère mieux. »

Je repris la route et finalement je finis par m'arrêter un instant. Je pouvais au moins lui poser la question non ?

« Khalän, dit moi. Je sais que c'est quelque chose de compliqué pour toi, mais... je me demandais si.... si on jour je verrais ton visage sans ce masque. »

Et voilà la question était lancé. Dans un sens je me sentais quelque peu gêné, mais dans l'autre j'étais réellement curieuse. J'avais envie de regarder ses yeux au lieu de ne regarder que ce masque. S'était une des choses qui m'avait poussé à lui demander. J'en avais assez de ce masque entre nous, peu importait son visage, je voulais seulement le voir. Mais j'accepterais volontiers qu'il ne le veuille pas.


Ma liberté est mon bien le plus précieux
Que celui qui tente de me l'enlever subisse mon courroux.

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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Vrai visage...   Mar 24 Fév 2015 - 13:47

La vieille dame resta honnête avec eux, et ils acceptèrent ses paroles avant que celles de Kanayëlle ne les lièrent tous deux par une simple promesse. Et le jeune homme restait silencieux, contemplatif et un peu troublé, car bien que de nouvelles perceptives semblaient naître en lui, d'autres paraissaient inévitables et brutales. Pourtant, il sourit à la réponse de sa compagne de voyage car un seul mot de la bouche de la dame du bois avait résonné inlassablement en son esprit comme une ode à la joie : Ensemble.

Les deux jeunes guerriers franchirent le pas, sortirent de la bâtisse de bois et se mirent en route vers le campement. Et les mots de la belle jeune femme qu'il regardait avec attention le fit comprendre qu'elle n'en était pas à sa première fois, contrairement à Khalän. Et elle continua à parler et, tout en avançant derrière elle, le jeune chasseur n'avait ouvert la bouche une seule fois, préférant songer à elle. Elle qui semblait, au contraire, vouloir parler pour ne pas défier le silence que Khalän cajolait au creux de son cœur. Mais ni lui ni elle ne voulait affronter le désir, la faiblesse et le cœur. Le jeune homme ne voulait mélanger son cœur avec sa haine, se venger et aimer. Il ne savait comment réagir, comment interpréter les choses de façon raisonnable, et il espérait avoir plus de temps pour se remettre de son songe prémonitoire qui ne l'était que partiellement suivant la destinée qu'il allait engager.

Et durant qu'il songeait à tout cela, une question, pire qu'un coup de couteau dans le dos, lui tomba dessus, et son cœur se mit à battre et sa respiration se cadença de façon irrégulière, et tout son corps se figea sur place, devant la jeune femme qui venait de se retourner en le lui posant. Et elle était si belle, et si curieuse, si téméraire, et si fragile, si forte et courageuse. Elle qui faisait de Khalän un être différent à chaque instant. Et le jeune homme la regarda du fond des yeux, intensément, et le sifflement des oiseaux, et le vent sifflant, et les feuillages en chœur faisaient chantonner les bois dans lequel ils étaient, et les rayons majestueux de l'astre brûlant perçaient au travers de la canopée des arbres, et leurs cimes formèrent de belles arabesques ombrageuses qui dansaient sur le sol touffu d'un vert chatoyant. Et tout semblait croire qu'il était temps.

Qu'il était temps pour Khalän de répondre sans un mot à la jeune femme qu'il aimait. Car, il ne pouvait le lui refuser. Et il avait peur, peur de son regard, une peur profonde qui le dévorait. Et elle, si belle soit-elle, à quelques mètres devant lui, attendait un simple geste de sa part, un simple mot, et qu'il soit bon ou pas, il savait qu'elle allait l'accepter. Et il y eut un long silence entre les deux jeunes aventuriers, et les regards s'entrecroisèrent longuement. Le jeune homme reprit son souffle, calma son cœur et ferma ses yeux avant de les rouvrir. Il ne pouvait pas.

Il ne pouvait pas lui refuser...
Et ses deux mains touchèrent du bout des doigts les vis à hauteur de ses tempes, et les devisa. Sa main gauche retomba le long de son corps tandis que la droite se posa de toute sa paume sur le masque de bois et, d'une simple pression, délogea l'écorce de son vrai visage. Et doucement le morceau de bois s'écarta de lui et, de profil, le jeune homme se dévoila à la belle jeune femme qui n'aurait qu'un amer regret à le voir, et ensuite tout serait fini.


Khalän Sulimë

Ses lèvres délaissèrent la joie, son regard émeraude s'emplit de tristes mots comme à en être désolé pour elle. Et sa peau était scarifiée, et sa joue marquée de trois énormes plaies, celles des trois bourreaux. Et le reste de son visage se voyait empli d'innombrables scarifications, plaies et cicatrices s'entrecroisant sans aucune raison. Et ses oreilles, coupées en certaines endroits, auraient bien pu être remarquées depuis longtemps puisque le masque ne les cachait guère, mais le seul fait de le porter contribuer à délaisser cette partie si voyante pourtant, et plus facile était à les distinguer à présent. Et son cœur battait et, ne cessant de fixer les iris bleu-gris de la jeune guerrière, il laissa le destin faire son chemin.

Et de longues secondes passèrent, mais nul le temps pour la jeune guerrière de faire quoi que ce soit ou de s'en approcher car un bruit dans les fourrées les interpella. Et Khalän remit son masque rapidement, encocha une flèche d'airain à son arc, qu'il venait précipitamment de sortir, et tendit la corde en direction du buisson bruyant. Et de celui-ci sortit une petite mais imposante créature toute en sueur et, voyant ses deux amis, s'assit sur l'herbe en ronchonnant.

- Eh ben.... eh ben, vous voilà enfin ! s'écria Norak épuisé mais rassuré.

L'arc de Khalän s'abaissa et un sourire se dessina derrière son masque.

- Ca fait bien deux heures que je vous cherche ! Mais où étiez-vous donc ?
J'ai.. j'ai essayé de te suivre Khalän... mais franchement... tu as détalé comme un lapin ! Bouarf !
finit-il en soufflant de douleur avant de s'allonger sur le sol. Je devrais vous tuer pour ça ! Mais pas maintenant...

Khalän regarda furtivement Kanayëlle, il ne voulait plus trop croiser son regard, pensant qu'elle avait été certainement déçue. Et pour la libérer de cette affligeante image qui devait à présent l'effrayer au plus profond d'elle, il préféra partir.

- Kana, reste avec Norak le temps qu'il reprenne.
Moi, je retourne au campement préparer les affaires.
Aujourd'hui, nous allons aux Monts Venteux.


Et le jeune homme partit seul à travers les bois et alla rejoindre le campement.

Norak, tout essoufflé qu'il était, fut épris de quelques doutes et se releva en position assise, fixant la jeune humaine.

- Mmh.. quelque chose ne va pas.
Que s'est-il passé entre vous ?


Et Khalän avait tout remballé, et les affaires était prêtes, distribuées sur les montures équestres. Brok fut content de revoir le jeune homme et plus encore Brume qui en hennit de joie et qui, de cela, en reçut une caresse. Et alors que tout était prêt, le jeune homme s'assit par terre, attendant ses coéquipiers. Et il songea à son acte dans les bois, aux répercutions qui changeront à jamais sa relation avec Kanayëlle, et le songe dans la bâtisse de la vieille dame qui fit de lui un père aimé et aimant, tout le contraire de ce qui pourrait lui arriver s'il continuait son effroyable quête de vengeance. Et la douleur l'envahit, et Kanayëlle n'allait plus jamais le voir comme autrefois, une cassure s'était faite. Et de cela, il en gémissait intérieurement et, levant le regard, il aperçut les hauts sommets enneigés des Monts Venteux et n'avait que de peine à attendre seul, face à lui-même, mais le supporterait.


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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: Re: La quête initiatique   Jeu 26 Fév 2015 - 4:09

Je savais parfaitement que ce que je demandais n'allait probablement pas être possible de suite. Je savais aussi dans sa façon de faire, dans sa posture raidit qu'il ne le voulait pas. Pensait-il réellement que je le verrais d'une façon différente ? Ce n'était pas le but ici. Ce que je voulais s'était surtout lui faire comprendre que malgré cela, malgré ce visage qu'il me cachait et trouvait probablement horrible, je ne comptais pas fuir ou le regarder d'une toute autre manière. Alors quand il se décida à enlever le masque, quand il se décida à me montrer son visage. Je ne pus détourner le regard et quand je vis ce qu'il lui avait été fait, la colère me prit et j'eus encore plus envie de frapper que je n'avais eu avant. J'allais avancer vers lui, toucher son visage, le prendre dans mes bras, lui montrer que rien ne changerait car en plus de cela, il s'agissait aussi de vérifier ce que j'avais vu dans ma quête. Mon avenir, il pourrait être avec lui, si aucun de nous deux ne mourrait avant. Je voulais que cet avenir se fasse alors je ferais tout pour que cela soit possible. Je le protégerais quoi qu'il puisse arriver. Je commençais à m'avancer quand Norak arriva, essoufflé comme pas possible. Khalän avait remis son masque. Je ne pouvais plus voir l'expression de son visage, mais dans sa posture, j'avais l'impression qu'il pensait que tout était terminé.

« Norak, on allait revenir t'en fais pas. »

Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit de plus que déjà il s'enfuyait. Sérieusement, il ne restait pas en place ce gars et il faisait des plans sur la comète, sans même prendre en compte ce que moi je ressentais. Bordel, comment pouvait-il croire que cela changerait quoi que ce soit, que ce serait différent. J'étais tombé amoureuse de l'homme sous le masque, peu importait ce qu'il y avait en dessous, je le voulais toujours, je voulais toujours être avec lui. Je ne cesserais jamais de toujours vouloir être avec lui. J'étais légèrement fâché, que ce soit contre lui ou Norak qui avait interrompus ce moment. Un moment précieux entre nous, le moment où il se dévoilait un peu plus à moi. J'avais attendu ce moment depuis un petit moment et il avait fallut qu'il soit gâcher de la pire des manière. Agacé, je sentais mon don naturel s'échapper et quelque cailloux autour de moi, de petite taille se soulevèrent pour finalement finirent par se rabaisser quand j'entendis de nouveau la voix du nain. Je me tournais vers lui, le regard froid.

« Il n'y a aucun problème, sauf que je n'ai pas eu le temps de lui dire quoi que ce soit parce que tu es arrivé. Il faut que je lui parle. »

Je le regardais durement. Je ne voulais pas être méchante, mais là j'étais réellement énervé, contre la bêtise humaine.

« Écoute Norak, il faut vraiment que je parle à Khalän, je te laisse Roca, vous nous rejoindrez quand tu iras mieux et inutile de te presser. »

Je me baissais vers mon amie.

« Reste avec lui s'il te plaît, je dois faire quelque chose d'important. Rejoins-nous une fois qu'il sera moins essoufflé et prends ton temps je t'en prie. »

La bête feula et s'assit près du nain. Elle avait en quelque sorte compris que je devais faire quelque chose d'important sans elle et elle l'avait accepté. Finalement elle aussi avait grandit depuis le début de l'aventure. Sans rien dire de plus je m'élançais vers le camp, m’essoufflant tant que courrais vite et puis finalement j'arrivais au moment ou Khalän regardait le Mont-Venteux, notre prochaine destination. Sous le coup de la colère, je me plantais devant lui, telle une gamine.

« La prochaine que tu te barre comme ça, je te fracasse la tête. »

Mon sang de Norpalien jouait avec mes nerfs quand j'étais essoufflé et j'avais tendance à parler comme une sauvageonne. Je sentis cependant ma colère s'apaiser en étant près de lui et finalement une fois mon souffle reprit, je me posais sur le genoux devant lui. Prenant alors son visage dans mes mains. Peu importait le masque et tout le reste, peu importait ce qui nous arriverait, je refusais de laisser tomber.

« Tu pensais réellement te débarrasser de moi de cette façon ? Alors écoute moi bien espèce d'idiot. Je me fiche de ton passé, ce qui a pu t'arriver. Je me fiche que tu pense que ton visage va me faire reculer et faire changer ce qu'il y a entre nous. Je me fiche de tout ça parce que rien ne pourra changer. »

Je posais mes bras autour de son cou et l'attirait vers moi, posant alors mes lèvres dans son cou pour être plus proche de lui.

« Il est hors de question que je m'éloigne de toi. Tu m'entends, hors de question. »

Je restais comme ça jusqu'à ce que j'entende du bruit non loin de là. Signe que quelqu'un arrivait. Nous avions dû rester quelques minutes ainsi, peut-être une quinzaine. Je finis par m'écarter de lui, déposant un baiser sur sa tête et finalement m'approchant de Brok espérant qu'il avait compris que rien ne changerait entre nous. La suite du voyage allait nous être décisive, je le savais parce que je le sentais. Notre route serait semée d'embûche, en espérant que toutes soit surmontables.


Ma liberté est mon bien le plus précieux
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