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 Dans les rues de Varak

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Carna Lodva
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MessageSujet: Dans les rues de Varak   Sam 13 Déc 2014 - 11:09

RHAPSODIE XVII
La mort

- Qu'est-ce que tu veux ?
- Moi ? Mais rien, j'espérais seulement quelques sous pour manger. J'ai faim.
- Tiens, et fiche-moi le camp. Je n'ai pas que ça à faire, aider des pauvres gamines comme toi.
- Merci m'sieur !

Le ciel avait la fièvre. Le soleil dépliait partout en ville son désir maladroit de donner la vie et une chaleur suffocante et poussiéreuse prenait royalement le peu d'énergie que les jouets de la richesse avaient. Une fillette, en particulier, se mourrait. Elle était chétive, d'un air maladif et tous en la regardant devinaient très bien que son temps était compté, que nul cœur ne viendrait la sauver. Tous la laissaient là, comme on laisse un imbécile morceau de viande pourrir au soleil, pour ne pas abîmer son intégrité : parce que c'est comme ça.

(Trente ans plus tard.)

- Ah ! On m'a volé ma bourse !
- Quoi ?! Tu en es sûr ? Combien y avait-il dedans ?
- Quatorze pièces de cuivre.
- Zut !

Cet autre scène se déroulait dans une belle demeure. Un riche et sa bourgeoise, superficiels et superstitieux (comme tous les riches) se demandaient fort bien comment ils avaient pu perdre un petit bout de leur fortune. Ils étaient des êtres supérieurs à qui une injustice venait d'être commise : des gens menacés dont l'insécurité avait, l'espace d'un instant, conquis leurs royautés. Ils étaient blessés, chagrinés... perdus, un peu, l'un dans l'autre. C'était beau, drôle et désespérant tout à la fois, que de voir les plus puissants être toujours si bêtes. Heureusement, cette scène-là se déroulait avant l'arrivée de Dagathor sur le trône de Varakir : transition qui fit l'assassinat des deux bourgeois.

Hélas, dans cette belle ville qu'était Varak, l'impression souveraine était celle que personne n'eut jamais connu une vie qui n'était pas, d'une manière ou d'une autre, gouvernée par l'argent.


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Evynne Pianec
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Sam 13 Déc 2014 - 13:54

    Evynne était arrivée à Varak après avoir pris sa décision de rendre la Norpalie meilleure et de les chasser du Gantelet et des avis que l'on avait sur les créatures de l'Outre-Monde. Elle devait montrer la voie à chaque personne. Les guider sur les manières de faire, les manières de voir leurs terres, les manières de devenir altruiste. Ce n'était pas si compliqué en soi et ça valait le voyage.

    Elle s'était perdu dans le désert avant d'arriver ici mais maintenant, elle y était : Varak.
    La guérisseuse était aussi blanche que ces murs et ses yeux aussi animée que la vie dans la ville. Partout sur la place marchande, les gens grouillaient, malgré le soleil et le temps aride. Mais voir une telle activité était une merveille. Et elle ne pouvait attendre de découvrir d'avantage de cette ville.

    Les yeux remplie d'étincelles mais surtout, de beaucoup de poussières, Evynne zigzaguait entre les divers étals. Elle découvrait la cité, et au fur et à mesure, elle lui trouvait de plus en plus d'inconvénients. Déjà, être située dans le désert, ce n'était pas vraiment une bonne idée. Même si du point de vue géographique, Varak était au centre et que cela encourageait le commerce, ce climat n'était pas favorable.

    Mais Evynne passait outre devant d'autres aspects de la ville, bien plus horrible pour elle qu'une aridité passagère. Ici, régnait l'opulence et la misère. Cote à côte. Elle n'avait jamais vu ça avant. En Norpalie, personne n'était vraiment riche. Et en Bélin, la pauvreté n'était pas aussi miséreuse.

    Avançant dans les ruelles, sur son cheval, une créature épuisée du voyage mais assez robuste pour continuer à porter sa charge, elle pouvait apercevoir le palais qui se dressait, grand et opulent. Hésitant à s'y diriger, elle regarda autour d'elle.
    La guérisseuse n'avait aucune raison de s'y rendre. C'est ici qu'elle devait être, qu'elle devait aider. Des enfants courraient et jouaient dans la rue. Mais ils avaient l'air mal en point, recouverts de poussière et amaigris. Vivaient-ils dans la rue ? N'y avait-il pas un orphelinat pour les accueillir ? Ou bien leurs familles étaient pauvres et n'arrivaient pas à en prendre suffisamment soin ?

    Les questions tournaient dans la tête de l'aasimar qui descendit de son cheval, prit les sacoches de soin sur les côtés pour demander, avec son plus grand sourire, à un homme qui passait là :

- Bonjour monsieur. Veuillez m'excuser de vous déranger. J'aimerai savoir où il y aurait une étable apte à accueillir mon cheval et à le requinquer.

    Remettant en place la tenue intégrale pour se protéger du sable porté par le vent, elle hésita à prévenir qu'elle n'avait pas d'argent. Uniquement des biens et ce dont les nécessiteux étaient capable de lui offrir contre ses services. Mais elle pensait qu'elle pourrait s'arranger avec l'homme qui s'occuperait de l'étable. Après tout, Evynne pourrait lui être d'une grande aide, au vu de ses dons pour les soins.

    Souriant à l'homme, elle attendit qu'il l'aiguille dans la bonne direction.


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Carna Lodva
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Sam 13 Déc 2014 - 18:53

RHAPSODIE XVIII
L'arbitraire

Carna Lodva portait à présent la tenue de la Main Rouge. Il n'avait cependant pas voulu de l'armure lourde : préférant les vêtements habituellement réservés aux magiciens. Carna n'en était pas vraiment un, mais son style de combat était trop extravagant pour se contenir dans une quelconque armure. Ainsi, il portait un chandail et une cape rouges foncés ainsi qu'un pantalon et des bottes noirs. Avec sa hauteur, sa fidèle épée, son teint violet, sa coupe blanche et la sorte d'infaillibilité nouvelle et absolue dans son attitude et son expression, il semblait, pour qui avait quelque chose à craindre de la Main Rouge, aussi redoutable de loin qu'imposant de près.

L'éladrin se promenait dans cette tombe ouverte dont on pouvait parfois croire être ces droitures civilisées qui recueillaient des êtres sensibles comme on recueille des chants psalmodiques en les oignant d'expressions cachées. Il s'y promenait sans raison si ce n'est que celle d'ingérer ce temps qui ternissait ses jours comme des entailles meurtrières ternirent perversement tant de vies de par le passé, et même, de par le présent, encore. Carna trouvait absurde de s'ennuyer alors que tant de maux attendaient funestement qu'un être plus extravagant tels ceux que l'histoire fait parfois se fasse le Seigneur de la vie et accepte de la purifier, pour la cause d'un éternel renouveau qui embellirait la force, le pouvoir de l'amour. Enfin...

Il vit une femme sur un cheval. Il la voyait nourrir cet endroit de ce singulier intérêt vide de tous droits, comme de ces nouveaux venus. Elle vint vers lui et dit :

- Bonjour monsieur. Veuillez m'excuser de vous déranger. J'aimerai savoir où il y aurait une étable apte à accueillir mon cheval et à le requinquer.
- Vous ne me dérangez pas. Il y a celle de la porte du Sud-Ouest, qui est peut-être la meilleure, mais si vous voulez, je peux m'arranger pour faire boire le vôtre à l'étable de la Main Rouge. Ce sera gratuit. Répondit-il du ton le plus aimable qu'il pu.

Il va de soi que la seule raison de cette gratuité était le fait que la femme en question donnait du charme au paysage et que l'éladrin avait l'habitude d'honorer ces ornements qui galvanisaient les désolantes et injustes éducations que signaient les disparités humanoïdes : celles des dégradations pour ces tempérances d'esprit dont il serait tellement bon que chaque être ait ! Enfin...


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Carna Lodva
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Dim 14 Déc 2014 - 10:55

RHAPSODIE XIX
La Main Rouge

Place se peuplant aux justes honnêtes qui travaillaient : l'entourage de la Maison de la Main Rouge était peut-être le plus sain de la cité. Le combattants de la mort faisaient le silence d'un hasard conservé : d'une bravoure acceptée. Carna guidait le cheval d'une manière galante : en faisant attention qu'aucun balcon ni aucune toile d'établie ne vienne assommer la charmante. Il voulait faire bonne impression. L'éladrin était vraiment un curieux personnage : tout en ayant suffisamment médité pour comprendre un tas de choses, il avait accepté de rester vulnérable à ce non-contrôle qu'il avait sur la réalité, cette « toute vie » qui l'entourait et qui faisait ce monde. C'était la sagesse d'un temps passé à diriger le peuple du naturel : un temps qui se comptait en siècles.

Mais il n'était plus là : peut-être lui fallait-il se discipliner ? Enfin...

- Nous y sommes presque.

Carna jeta un regard en arrière. D'après ses habits, la dame appartenait aux Redresseurs : une faction semblable à la Main Rouge, mais moins importante, selon lui. Carna pensait qu'il était plus efficace de combattre le mal que de prodiguer le bien. Enfin : peut-être était-ce seulement une pensée égocentrique ? Ce n'était pas très important, en fait... et puis : nous n'avons pas tous la capacité de combattre la mal, mais nous avons tous celle de faire le bien. D'une certaine manière, donc, la cause des Redresseurs était plus juste tandis que celle de la Main Rouge était plus importante. Sauf que l'éladrin n'avait pas été très efficace ces derniers temps : il s'ennuyait, tandis que la dame qu'il escortait avait peut-être fait beaucoup de bien. Comme quoi, l'importance n'est pas toujours ce qui importe le plus. Enfin... ce n'est pas très important...

- Au fait, comment vous appelez-vous ? Moi je me nomme Carna Lodva.

La fille ne répondait pas.

- J'ai vu que vous étiez des Redresseurs. C'est intéressant. Que venez-vous faire à Varak ? Si c'est pour soigner des gens : vous allez être servi ! Des gens faibles et malades, ce n'est pas ce qui manque dans cette régions ! Ahahah ! Dit-il en riant très fort et un peu joyeusement... ce qui était un peu bizarre.

Ils arrivèrent à l'étable de la Main Rouge, qui était juste en face de la Maison. L'éladrin demanda au garçon d'étable de prendre soin du cheval de la dame et c'est ce qu'il fit après que lui-même se fut assuré que le canasson était bien installé. Il continua ensuite son enquête auprès de la dame.

- Bon ! Votre cheval sera soigné. Si vous avez du mal à le reprendre, demandez Carna Lodva à la Maison que vous voyez-là. Il indiqua de la tête l'imposant quartier général de la Main Rouge qui était juste en face et ajouta : Et maintenant, puis-je vous aider pour autres choses ?


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Evynne Pianec
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Mar 16 Déc 2014 - 18:26

    L'homme, qui s'avérait être un éladrin - elle l'avait appris à Hydrasil - s'avéra très aimable envers la guérisseuse.
    Il lui indiqua tout d'abord deux endroits où elle pourrait poser sa monture et propose même l'établissement de la main rouge.

    Evynne sourcilla à cet évocation. C'était donc un allié ? Un individu qui défendait la cause des enfants de l'Outre-Monde ? Elle ne connaissait pas vraiment cette faction. Bien sur, on lui en avait parlé. Pas vraiment comme des rivaux. Non, c'était autre chose. Ils défendaient une idée moins altruiste et se permettait des crimes en tout genre. Mais elle n'avait aucuns mauvais préjugés sur eux. Elle voulait voir le bon partout après tout. Souriant à l'inconnu elle put le remercier vivement :

"Vraiment ? La main rouge ferait ça ? J'en serai honorée !"

    Voyant que l'aasimar était d'accord, l'homme commença à la guider dans la rue. Il menait son cheval très calmement entre les rues sablonneuses. Souriant tout en restant silencieuse, fatiguée du voyage et un peu énervée contre elle-même de s'être perdue en chemin, elle contemplait simplement le dos de l'homme, admirant sa carrure.

    Jusqu'à ce qu'il se retourne vers elle, pour lui demander son nom. Encore en train d'observer ces longues oreilles qui l'intriguait, Evynne ne répondit rien. Mais si elle avait été prise de court, quand il reprit la parole pour confirmer sa faction, elle fut réellement surprise. Un autre connaissait l'existence des Redresseurs. Elle resta un moment béate avant de se reprendre. C'était une belle chose qu'il soit au courant de sa faction après tout.

    C'est pourquoi elle se remit à sourire pour annoncer, avec un léger rire :

"J'en suis bien oui. Et je suis de passage pour rejoindre la Norpalie."

    Elle s'arrêta un instant. Il lui avait parlé des faibles et des malades et avait ri juste après. Se moquait-il de la volonté de faire du bien de l'aasimar ? Evynne n'arrivait pas à percevoir ses intentions derrière cet éclat de rire. Elle finit donc sa phrase, sur un ton beaucoup plus suspicieux :

- Je peux soigner ceux qui en ont besoin, dans la mesure du possible oui. Cette cité n'a pas l'air très accueillante... bien que quelques hommes comme vous prouve le contraire.

    L'aasimar regarda Carna avec un large sourire, en espérant qu'il soit ravi du compliment, même si elle le pensait et qu'elle ne le faisait pas simplement pour qu'il soit content. C'était tout naturel chez elle. Peut-être qu'on la trouvait hypocrite mais Evynne essayait d'être sincère, dans tout les cas.

    Arrivés à l'étable, le cheval fut accompagné et bien installé. Ravie de cet accueil, Evynne souffrait moins de son voyage, au moins mentalement. Il n'y avait pas eu d'ennuis, tout s'était passé dans le meilleur des mondes. Cette ville était pleine de surprise. Elle avait craint se faire dépouiller dans la rue et voila qu'on lui offrait une étable, gratuitement..

    L'homme était vraiment très aimable. Il lui proposa une nouvelle fois son aide pour récupérer son cheval. La femme ne savait pas trop quoi faire. Elle était redevable. C'est pourquoi elle sourit à l'éladrin en lui demandant :

"C'est plutôt moi qui devrait vous demander si je peux vous aider maintenant. Si vous avez une douleur quelque part dans le corps, je peux vous en débarrasser. Et je m'appelle Evynne Pianec. Guérisseuse renommée de Quiétude. "


    Souriant encore, elle se demandait comment lui rendre la pareil autrement. Mais elle l'ignorait tout à fait. Et son cheval avait besoin d'une nuit de repos, minimum. Il avait du affronter la chaleur du désert et le manque d'eau. Seul les soins magique quotidiens lui permettait de tenir debout. Elle resterait donc ici la nuit. Elle pourrait donc se promener pour venir en aide au plus démunis. Mais déjà, elle devait voir comment elle pouvait dédommager l'éladrin.


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Sourk'Is
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Mer 7 Jan 2015 - 17:06

Nouvelle venue dans la Guilde, la Souris devait faire ses preuves. Preuves de dextérité, preuves d'efficacité, mais plus important, preuves de loyauté. Pour cela, elle a une mission, pas trop compliqué, sans trop de risques et très rentable. Le nain qui lui sert de chef le lui a bien fait comprendre. Et contre toute attente, elle a presque compris du premier coup ... Enfin, du troisième plutôt. Au premier, elle n'écoutait pas et pendant le deuxième, ses yeux vitreux et la bave qui lui coulait rêveusement du menton ont convaincu le nain qu'elle n'était pas tout à fait là.
Celui-ci marmonna quelque chose dans sa barbe, une histoire d'étage mal éclairé, et reprit en essayant de garder le plus possible son calme. On sentait qu'il se maîtrisait pour ne pas sortir sa dague, enfiler les directives de la mission dessus et les planter directement dans le cerveau de l'orc. Il parlait avec une voix à la fois douce et rocailleuse. Mais c'était de sa barbe qu'il fallait se méfier. C'était d'elle que venait le danger. D'ailleurs en ce moment, elle frémissait d'impatience :

    "Pour la troisième fois, la Souris. Tu dois ramener deux pièces de cuivre avant la fin de la semaine. Peu importe comment ou dans quel état. Ca peut être deux cents pièces de bronze ramassé à l'ancienne chez le bâdot ou deux pièces d'argent piqués chez le boucher. Compris ?"

Les yeux de Sourk'Is s'éclairèrent. Le mot pièce lui avait secoué les neurones :

    "Compris. Je me ballade, je vole sans trop me faire remarquer et ...
    - Et c'est tout. A la fin de la semaine, on viendra voir ce que tu réussi à glaner. Le reste, tu peux le garder."

Le nain s'en alla avec sa discrétion étonnante.

La discussion avait eût lieu dans la chambre de l'orc. Une seule petite pièce mal éclairée sentant l'épice à plein nez. L'avantage ? Les draps étaient propres.
Sourk'Is sortit dehors. Elle habitait pour le moment une grosse baraque en terre cuite. Et elle n'était pas la seule à s'en satisfaire. Tout ce qui traînait dans la ville avec un peu d'argent mais pas trop vivait dans ce genre de baraque.

Sourk'Is tomba par hasard sur la place marchande. Elle passa dix minutes à observer les marchands qui hurlaient leurs boniments et les passants qui déclamaient tout aussi vivement leur désespoir des prix trop chers. Puis elle se mit au boulot.
Au bout de deux ou trois vols essais qui ne donnèrent rien, mis à part des oeillades noires, elle mit au point une technique singulière. Elle s'approchait discrètement d'un passant, lui soulevait un bord de sa tunique tout en esquivant le passant qui venait en face, se retournait face au passant et le bousculait tout naturellement. Sa main passait alors directement de la poche de la tunique grande ouverte à sa propre poche. Le passant pouvait alors marcher d'un pas plus vif, délesté d'un certain poids.

A la fin de la journée, elle avait gagné un peu moins d'une pièce d'acier. Maintenant, elle était fatiguée et se croyait surveillée. L’espèce de géant au coin de la rue, avec une tenue qui ressemblait fort à une tenue de garde, la regardait d'un oeil mauvais. Elle en était persuadée. Même son hallebarde rutilante lui adressait des reproches. Alors elle s'en alla, mais bouscula une personne. Qui lui saisit les épaules en hurlant :

"Pas deux fois !"


Ce genre d'altercation était fréquente, et la Souris aurait pu sans sortir avec un beau sourire. Mais bon, elle préféra déséquilibrer le gueulard et l'envoyer bouler dans une caisse à orange. Cela attira forcément le garde, qui fendit la foule. Le marchand était furieux et sommait l'orc de ramasser les oranges. Il sommait aussi le pauvre homme par terre de rembourser les dégâts. Celui-ci se releva péniblement, dénonça la Souris avec un air mauvais. L'orc lui cracha dessus et partit en courant, le garde après elle.

Malgré le début de la soirée, il faisait encore chaud, et Sourk'Is commençait à peiner. Il faisait beaucoup plus humide quand on courrait dans les marais. Le garde toujours derrière elle, la Souris s'enfila une impasse. Arrivée devant le mur, elle se retourna. L'hallebarde du garde entra dans la ruelle bientôt suivit par son possesseur. Il n'était pas sur que l'orc qu'il avait devant lui était responsable d'un quelconque mal. Par contre, il était sur qu'elle se trouverait un crime sitôt questionné par ses chefs.
Il prit son élan, et abattit sa hallebarde sur Sourk'Is. Qui fit un bon en arrière, percuta le mur et roula sous les jambes du garde. A moitié sonné, mais toujours entière, elle se releva en prenant un caillou dans la main. Elle le lança à l'aveuglette. Le caillou rebondit sur un mur, puis sur un autre, tourna sur lui-même, montra sa plus belle face au soleil ... Et atterrit par terre, à deux mètres à coté du garde, qui regarda, interloqué, l'orc.
La Souris sourit en haussant les épaules, l'air de s'excuser, et tourna les talons aussi vite qu'elle pouvait. Le garde ramassa son arme, courut dans la rue principale ... Et dût se rendre à l'évidence. Il avait perdu l'orc de vue.

Quand il fut partit, la Souris sortit d'un tonneau l'air dégoutée. D'habitude, elle aime bien les anchois. Mais se retrouver la tête la première dans un tonneau qui contient un fond vicié d'anchois bien macéré au soleil, c'est une autre histoire.

Toute dégoulinante d'anchois moisis, l'orc se dirigea vers la taverne la plus proche. Clopin clopant, elle croise sur le chemin deux personnes qui discutent à coté d'une étable. Une grande autruche et un lapin des montagnes tout mimi. Le lapin avait l'air encore plus pauvre que l'orc, bien que plus propre et en meilleur état. Ce n'était pas le cas de son compagnon, la grande autruche, qui était plutôt bien habillé. Pensant gagner sa semaine, Sourk'Is en fit sa victime.

Se rapprochant discrètement du grand bonhomme, elle s’apprêtait à lui faire les poches quand celui-ci se retourna, d'un air terrible. Peut-être l'odeur l'avait fait se retourner. La Souris, surprise, tira une belle langue verte qui surprit à son tour la grande autruche. Elle en profita pour le délester rapidement de sa bourse, se retourna, percuta le lapin tout mimi, évita une grande main autruchesque et sauta sur un des chevaux. Par chance, il n'était pas encore attaché. Elle le fit démarrer tant bien que mal et partit ... au pas. Pas un truc d'orc les chevaux.

En soupesant la bourse durement conquise, la Souris tiqua. Elle lui semblait bien volumineuse pour ne contenir que des pièces.
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Carna Lodva
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Mar 13 Jan 2015 - 13:04

RHAPSODIE XX
La voleuse de roches

Carna ne put s'empêcher de regarder la belle et de se perdre quelques instants dans son regard. Elle avait quelque chose qu'il aimait bien, cette sorte d'aigreur de la mer ou il ne savait quoi d'à la fois fort et fantastique. Dans la majorité des cas, ce qui est fort tombe dans une sorte de platitude paysanne initiatique d'une sorte d'aliénation du confort. Mais rien de tout cela ne transparaissait dans l'invitée de Varak. Elle était pure, tout simplement.

Elle approuva avec un naturel un peu naïf l'aide que lui offrait l'Éladrin et entreprit de l'assujettir à son sens, probablement habituel, du devoir en expliquant qu'elle avait le don de guérir les maux. Malheureusement, Carna Lodva ne souffrait d'aucun mal, si ce n'est une certaine solitude : mais quoi de plus normal pour un être en perpétuelle quête de changements ?

Il ne savait trop quoi répondre.

Il lui fallait dire quelque chose, ne serait-ce que pour répondre.

- Euh...

Mais quoi ? Il était là, après avoir offert son aide, donné une chance à un cheval et allégé un peu une misère de plus. C'est tout ce qu'il pouvait faire. Il n'avait pas un sou. Il avait bel et bien une bourse, mais elle était pleine de petites pierres. Il la portait justement parce qu'il s'était donné comme mission de voir combien de temps il pourrait se promener dans les rues sombres de la ville sans se la faire voler. Il passait le temps comme il pouvait...

- Bah ! Tu sais ! Si jamais je suis blessé, je penserai à toi, mais pour l'instant, ça va ! Ahah !

Il fit une moue résignée. Si seulement il était blessé !

Soudainement, un poisson mordit à l'hameçon ; un voleur lui vola sa bourse... ou plutôt, une voleuse. Elle lui fit une grimace, ce qui fit sourire Carna. Cependant, il cessa de sourire quand il la vit entrer dans l'étable de la Main Rouge et sortir avec le cheval fatigué qu'il venait d'installer. Ce dernier était si fatigué qu'il arrivait à peine à avancer. Carna était si interloqué par la situation qu'il ne put rien faire d'autre que de lever un sourcil.


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Evynne Pianec
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Ven 23 Jan 2015 - 11:31

    Evynne, alors qu'elle se retrouvait face à l'indécision de l'homme, se rendit compte que si il ne souffrait nul part, elle n'avait rien à offrir en échange. Que des sourires ou ce genre de choses qui ne coûtait rien et n'avait aucune signification pour la plupart des gens. Ce n'était pas un service, même pas un effort. L'aasimar souriait sans cesse. Être aimable et gentille était aussi dans son caractère. Alors elle n'avait rien à offrir que son aide.
    Et les gens avaient toujours besoin d'être aidé, même quand il pensait que ce n'était pas le cas.

    D'ailleurs, la femme qui venait et qui puait avait elle, vraiment besoin d'une douche. Ou du moins de se rincer pour se débarrasser de l'odeur tenace qu'elle avait sur elle. Fronçant les sourcils et les narines, l'homme suivit son regard et se retourna pour la voir venir.

    C'est alors que la femme - une orc, Evynne pouvait le remarquer à son allure, bien qu'elle en ait rencontré peu - se pressa, tira la langue, la renversa et s'enfuit sur le dos d'un cheval qui se trouvait dans l'écurie proche. Son propre cheval ! Celui qu'elle venait juste d'installer et qui était tout fatigué !

    La jeune fille avait assisté à la scène sans réellement comprendre le déroulement. Tout s'était enchaîné très vite et ils se retrouvaient à deux, observant son cheval tenté de partir au galop. Mais l'orc semblait beaucoup trop lourd pour que l'animal ne puisse aller à grande vitesse.
    Evynne se releva en se remettant de ces émotions :

"Il faudrait qu'on la rattrape non ? C'est bien un vol qu'elle vient de commettre, non ?"

    La jeune aasimar était quand même perplexe. Elle avait entendu parler de ce phénomène de vol sans jamais en avoir subi un ou même d'en être la témoin. Et maintenant, ça lui arrivait. A elle. Et au quasi-inconnu face à elle.

    Il fallait réparer l'injustice. Se mettant à la poursuite de la voleuse, Evynne se tourna vers l'homme lésée de sa bourse :

"Si vous ne vous mettez pas à sa poursuite, on va la perdre ! Ou alors on devra la suivre à l'odeur jusqu'à ce que mon cheval ne se fatigue assez pour s'arrêter !"

    Lançant un sourire d'encouragement, Evynne commença à allonger les foulées mais elle sentait la fatigue du voyage se répandre dans son corps. Elle ne tiendrait pas bien longtemps à la poursuite de cette vilaine voleuse...


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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Sam 24 Jan 2015 - 13:00

"Stupide bourricot !! Que les hyènes te bouffent le foie et que les grands serpents jaunes t'empoisonnent et te fasse souffrir ... à fond !!"

La Souris n'avait pas trouvé mieux pour cette dernière phrase. D'un certain coté, elle était assez déçue. C'était toujours impressionnant une insulte bien placée. Elle avait chargé sa voix de menace gutturale, mais voilà, le texte n'était pas tout à fait bien placé. Résultat, le cheval leva la tête, la regarda pour lui faire comprendre que la menace ne marcherait jamais et que de toute façon il était trop fatigué et que même si l'orc était fidèle à sa nature et le fouettait pour de bon avec un fouet à neuf queues garni de piquants, il n'avancerait pas plus vite. Sur cette dernière pensée, il eut une oeillade perverse à l'égard de sa cavalière. Peut-être qu'il n'irait pas plus vite, mais au moins il aurait pris son pied ... Enfin, son sabot. Sourk'Is arrêta tous les rêves de l'équidé en lui assénant une bonne tape d'orc bien bourru, et il reprit sa route, en faisant exprès de ralentir.

La Souris soupira, et jeta un oeil derrière elle. Pas trop loin, car le petit lapin tout mimi s'était lancé à sa poursuite et la grande autruche attendait encore de voir si cela valait bien la peine de se fatiguer à mettre une jambe devant l'autre à une vitesse supérieure à la moyenne. L'orc paniqua. Elle injuria le cheval, ses deux quasi-poursuivants, le ciel, la terre, le sable et même une grand-mère qui était allé chercher des courgettes pour son petit-fils, qui n'aimait d'ailleurs absolument pas ça, et qui n'avait rien à voir avec la lenteur du cheval ... qui regardait langoureusement la grand-mère.
Sourk'Is se retourna trois fois pour voir où en était le lapin tout mimi. Les deux premières fois, elle ne vit rien car elle avait tourné trop vite la tête. La troisième fois, elle éclata de rire. Le lapin se tenait les cotes en soufflant comme un forgeron essayant à tout prix de raviver son feu.
N'y tenant plus, l'orc fit faire demi-tour à son cheval et se mit à hauteur de l’essoufflée :

"Ben alors, on tient pas la cadence ? "

Pour toute réponse, elle se retrouva nez dans le sable, le cheval ayant lâchement décidé de revenir à son ancienne maîtresse. Peut-être n'aimait-il pas les anchois après tout. Ce fut au tour du lapin de sourire . L'orc se remit debout, pesta contre le cheval qui n'en avait cure, puis s'enfuit en courant, non sans donner un dernier coup de pied au traître de cheval.
Elle alla se cacher dans la première boutique qu'elle croisa. Tout en plume et en draps, on y vendait les oreillers les plus doux de Varak. Pour le moment, il n'y avait personne. La Souris prit une porte qui se dérobait. Devant ses yeux, deux énormes cylindres. Et tout autour, des énormes draps blancs pendaient. La Souris pensa à se déguiser en fantôme pour effrayer le lapin. Puis elle eût une meilleur idée. Elle monta tout en haut d'un des cylindres par une échelle et sauta dedans.
Point important avant de sauter à l'intérieur d'une cuve dont on ne connaît au préalablement pas le contenant : vérifier la nature de ce contenant. On peut tomber chez des sadiques qui cachent leur véritable nature en se faisant passer pour des oreilleurs (ceux qui fabriquent les oreillers). Les cuves seraient alors remplies d'acide et non de plumes.
C'est ce que ce dit Sourk'Is alors qu'elle était en l'air, prêt à plonger vers l'inconnu. Heureusement pour elle, les oreilleurs étaient bien des oreilleurs, et elle tomba droit dans les plumes. Ceci dit, les plumes, même en grande quantité, n'ont jamais vraiment ralentit les chutes. La Souris se retrouve assez vite au fond du trou avec en prime une incapacité à s'asseoir pendant un certain temps. De plus, elle se rendit assez vite compte que les plumes, bien que mauvaise pour ralentir les chutes inopinées, étaient très efficaces pour recouvrir les gens. Et une cuve de plumes, ça ne pèse certes pas lourd, mais ça pèse tout de même.

Sourk'Is se mit en devoir de réfléchir à sa situation et élabora un plan pour se sortir de là. Elle l'aurait bien élaborée assise avec l'air sage et mystérieux des vieux chamans moisis de son clan. Mais ses fesses lui rappelèrent que non, elle y réfléchirait debout.
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Carna Lodva
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Jeu 19 Fév 2015 - 14:12

RHAPSODIE XXI
La voleuse de plumes

La mort du cheval semblait rompre instinctivement le bonheur de la voleuse, puisqu'elle l'abandonna maladroitement en basculant stupidement. Sans en être véritablement conscient, Carna avait de ce regard valeureux qui comprend beaucoup d'expériences passées. Il n'avait aucune raison de se montrer agressif envers une voleuse qui ne sait pas voler. L'éladrin n'était pas tant impressionné qu'amusé. Elle était plutôt rigolote, cette voleuse : elle partait, revenait, tombait, etc. - Ce n'était pas une vraie voleuse, mais une ressemblance. La violence de la vie crée toujours de ces faux-êtres qui ne savent pas survivre. La vie n'est pas généreuse, elle est difficile. - Mais celle-ci, au moins, l'assumait avec tact. - En définitive, elle n'avait fait de mal à personne. -

Quand il la vit tomber, il ne put s'empêcher de rire au éclat.

- AHAHAHAH !

Il alla ensuite voir celle qu'il guidait depuis un moment et s'inquiéta de son état pitoyable.

- Ça va ?

Évidemment, elle n'allait pas très bien. Evynne ne cadrait pas avec le fait « d'aller bien ». Tout comme le cheval, elle semblait mal en point. « Décidément, pensa-t-il tout tout bas, trop peu ont une raison. »

Il eut alors une idée. Il s'en alla voir le garde à l'entrée de la Maison de la Main Rouge. C'était Dastik, celui qu'il remplaçait justement ces temps-ci quand la nuit finissait. Il avait eu l'occasion de parler un peu avec lui et ils se comprenaient bien. Il vint vers celui qui suivait la scène en faisant confiance à son compagnon pour la gérer. Carna dit en chuchottant :

- Éh Dastik, tu peux me rendre un service ? Tu vois la femme qui est là ? Peux-tu t'occuper d'elle ? Elle est suspicieuse. Je voudrais l'interroger sans qu'elle ne s'en rende compte. Seulement, je ne veux pas que d'autres soient au courant. Peux-tu l'aider à ranger son cheval et l'amener dans la maison de la guilde ? Offres-lui à boire. S'il te plaît.

- Et toi, tu vas où ?

- Je dois m'occuper d'une voleuse qui s'est enfuit avec mes cailloux.

- D'accord...

Sans en demander davantage, Carna s'empressa d'aller dans la direction où s'était débinée la voleuse. Il la retrouva promptement grâce aux citoyens particulièrement soucieux de l'organisation dans ce quartier, et qui l'aidèrent.

La voleuse était tombée dans l'une des plus « légales » industries de la ville : une fabrique d'oreillers. Les pauvres ouvriers étaient paniqués d'un rien de voir une orque tomber dans leurs plumes. Leurs plumes était leurs égos. Perdre une orque dans leurs plumes, la voir disparaître dans les hadales joyeuses de leur gagne-pain, cela ne se pouvait pas : cela ne se pouvait pas !

Blesser les égos de pauvres travailleurs honnêtes comme eux était inacceptable ! Il faudrait donc à Carna punir la voleuse !

- Alors, on s'amuse ?

Cria-t-il avec une pointe calculée de rage à l'attention de celle qui était coincée.


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Evynne Pianec
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Jeu 26 Fév 2015 - 8:12

    La poursuite dura peut-être moins de trois minutes. Au début, les pas s'enchainaient bien, rapide, souple. Et puis, au fur et à mesure, la cadence diminuait et les douleurs commençaient à se révéler. Dans les mollets et puis dans la poitrine. Une sorte de pression appuyait sur la poitrine d'Evynne qui dut s'arrêter, reprendre son souffle. La tête baissée, regardant le sol pour mieux respirer, les mains sur les hanches et haletantes, elle put entendre, vaguement, entre les tambourinements à ses tympans une voix s'élever.

    Celle de l'orc. Incrédule, elle redressa sa tête pour voir que la voleuse était à sa hauteur, venue exprès pour se moquer d'elle. Vraiment ? Elle avait fait ça ? Prendre le temps de revenir plutôt que de s'enfuir ?!
    Au final, cette malotru devait voler pour le sport, pas pour le butin. Sinon, elle n'aurait pas pris le risque de revenir se faire arrêter.

    Parce que oui, l'Aasimar comptait bien récupérer le bien pour le rendre mais quand elle leva la main vers la voleuse, c'était trop tard. Ou du moins, son cheval s'était chargé de s'en occuper avant qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit. La femme était à terre.

    Sans même s'en rendre compte, toujours essoufflée, Evynne tandis cette fois la main pour aider l'orc à se relever. Après tout, c'était la moindre des choses à faire, surtout quand on venait de tomber d'un cheval. Qui se prit un coup après que la malapprise se soit relevée et enfuie prestement.
    Ecoeurée par ce geste et celui de ne pas avoir accepté son aide, l'aasimar alla faire un câlin à son cheval pour qu'il se calme et pour le féliciter de son geste. C'était une brave bête. Qui en avait beaucoup vu et qui lui était toujours fidèle, malgré qu'Evynne n'était pas particulièrement douée avec les animaux.

    Et alors qu'elle caressant le museau de son cheval, l'homme qui venait d'être volé vint lui demander si ça allait. Souriant, elle lui répondit doucement, même si elle se savait blanche -plus que d'habitude - et essoufflée encore :

"Pas vraiment dans le meilleur de ma forme. *respire un grand coup* Et elle s'est enfuie, vous devriez la rattraper."

    Le sourire d'Evynne s'estompa quand, l'homme repartit dans le sens inverse pour aller parler à un garde. Surprise, la femme regarda dans la direction de la fugitive et dans celle de Carna. Il n'avait pas l'air très angoissée à l'idée de perdre sa bourse. C'était étrange. Varak réservait bien des surprises.

    Alors quand ils revinrent tout deux vers elle, l'un pour rentrer à la suite de la voleuse ( enfin ! ) et l'autre pour s'occuper d'elle, Evynne ne put s'empêcher de sourire - encore - tout en l'écoutant se présenter :

"Bonjour Mademoiselle. Je viens voir si tout va bien. Je peux vous accompagner jusqu'aux stalles. Puis, si vous me le permettrez, j'aimerai vous inviter à boire un coup après. Histoire de vous remettre de vos émotions !"

    Ravie de l'aide qu'il proposait, Evynne rougit et répondit avec la même gentillesse :

"Merci beaucoup mon bon monsieur. Mais ne devriez-vous pas aider Monsier Lodva à pourchasser la voleuse ?"

    Un sourire apparut sur le visage de l'homme qui répondit simplement, tout en conduisant la femme et son cheval à l'endroit d'où ils venaient :

"Il saura très bien se débrouiller, je ne doute pas de lui."

    Et c'est ainsi que l'homme aida Evynne à remettre son cheval à l'écurie. Ce dernier s'écroula de fatigue directement et se mit à dormir quasiment instantanément. Quand à Evynne, qui se sentait un peu somnolente, ne savait pas trop quoi dire au garde, qui avait l'air très aimable malgré tout.

    Ce dernier s'occupa bien d'elle, la faisant rentrer dans le bâtiment qu'il était en train de garder et lui servit à boire. Ravie de cet accueil, qu'elle n'espérait pas, Evvnne était toute sourire, même si elle était un peu inquiète quand à Carna. S'en était-il sorti seul ? Elle aurait du l'aider, même si elle savait qu'elle n'était pas en état. Mais le remord la rongeait, alors même qu'elle était dorlotée, au sein de la maison de la Main Rouge.


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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Ven 27 Fév 2015 - 13:09

Mais comment avait-il fait ? Ce mec devait être un devin ou quelque chose dans le genre. Il l'avait retrouvé parmi plein d'autres boutiques. Et du premier coup, il semblerait. Sûrement qu'il ne savait pas où elle était. Sinon il ne ferait pas autant de bruit. Elle entendit des gonds grincer, et soudain, la lumière fut.
Un homme se tenait devant elle.
Gras et court sur patte, la lumière du soleil mourant éclairait son crane dégarni. Un vrai bijou cette tête. Tout en beauté, pas un seul poil sur le caillou. Et ça brillait de mille feux ! Pas autant qu'une pièce, mais presque.
Sourk'Is tomba immédiatement amoureuse de ce crane. Un doux grognement s'échappa de la gorge de l'orc. Elle s'approcha de l'homme, qui resta de marbre. Son instinct premier aurait été de s'enfuir. D'abord parce qu'elle puait l'anchois pourri. Enfin parce qu'elle était une orc, et toute fluette qu'elle soit, assez impressionnante.
Mais il n'arrivait pas à fuir. Il était fasciné par ce chant qui sourdait de cet être gris. Cela lui rappelait les roulements doux de la rivière sur les cailloux, près de la maison qu'il habite quand il a finit son boulot ici, à Varak.
Elle finit par arriver à deux ou trois centimètres de l'homme. Elle se mit sur la pointe des pieds, et d'un geste éthéré, quasi nuageux, elle embrassa le crane qui luisait devant ces yeux. Ce faisant, elle cessa de chanter et l'homme vira au blanc. Il ouvrit de grands yeux écarlates et sortit en criant de la salle.

La Souris le suivit. Elle sortit en même temps que la grande autruche. Il était dans une autre salle, et avait une plume sur la tête.

"Hé Caliméro, on drague les canards ?"

Sourk'Is hocha la tête, déçue. Pas terrible comme réplique. Fallait vraiment qu'elle bosse ce point là. Elle prit le sac de plume qui traînait à coté d'elle et le lança plus ou moins en direction de la grande autruche. Pas très efficace comme arme de lancer, mais au moins il était aveuglé pour un petit moment.
La Souris en profita pour sortir de la boutique. Elle bouscula deux ou trois personnes qui commencèrent à hurler. Cela devint vite général, et elle n'eut que le temps de franchir la porte d'entrée.
Elle vit l'homme qui fuyait en direction de la maison où s'était arrêter l'autruche et le lapinou. Elle se demanda où avait elle avait bien pu aller.
Elle n'eut pas le temps d'apercevoir l'homme entrer dans la maison. Deux hommes l'épiaient. Ils s'étaient déguisés en coursier pour lui faire croire qu'ils étaient innocents. Mais la Souris n'était pas dupe. Ni une, ni deux, elle assomma bien comme il faut le premier et kidnappa le deuxième.
Là, elle l'emmena dans une ruelle pas trop loin, et heureusement vide.
D'un geste rapide, elle lui enleva sa veste et son chapeau, les enfila, sortit de la ruelle, couru vers une autre et s’arrêta un moment. Il fallait qu'elle calme son coeur qui galopait à toute vitesse dans sa poitrine.
Des hommes la regardaient, l'air pas plus étonné que ça. Il faut dire qu'avec cette veste et ce chapeau, elle ne ressemblait pas spécialement à un orc. Et des hommes qui courent, cela est courant à Varak.

Espérant que l'autruche s'en était retourner ailleurs que dans ses pattes, elle sortit de la ruelle comme si de rien n'était. Tout en marchant, elle se demanda quoi faire.
D'un coté, elle avait une bourse remplie de choses plutôt lourdes. De l'autre, un crane qui reflétait le soleil comme jamais crane n'avait reflété le soleil. Quoiqu'il en soit, il fallait qu'elle passe devant la maison de l'autruche et du lapinou. Peu-être pourrait-elle s'arrêter derrière et regarder en toute innocence à la fenêtre.
Cela ne lui vint même pas à l'esprit qu’innocence et orc ne vont pas dans la même phrase.
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Sam 28 Fév 2015 - 10:23

RHAPSODIE XXII
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Cette chère Evynne avait tôt fait de créer une drôle de scène dans la Maison de la Main Rouge. En effet, Leelou s'était égarée à interroger l'inconnue.

- Et toi ! Qui es-tu ?

Puis, ce fut Dastik qui pauvrement affirma :

- C'est une fille que Carna veut interroger. Il dit qu'elle est suspecte.

- Et où est-il ?

- Il chasse les cailloux.

- Hein ?

- C'est ce qu'il m'a dit.

Sur la défensive, Leelou alla voir dehors s'il n’apercevait celui qui avait le démérite de faire n'importe quoi à ses yeux. Après tout : il était nouveau ! Comment une nouvelle recrue peut s'aviser à inciter les autres à agir en dehors de leurs disciplines habituelles ?

- Il faudra lui expliquer deux ou trois trucs. Ronchonna-t-elle.

Dastik, qui était resté avec Evynne, lui dit comme pour se décharger et non sans mentir un peu :

- Ce n'est rien de grave. Interroger des personnes suspectes est une formalité par ici.

Durant ce temps, Carna n'avait pas réussi à retrouver sa voleuse, mais il avait facilement apaisé les ouvriers, non sans mentir un peu, également.

- Soyez assurés que nous mettrons rapidement la main sur cette voleuse et qu'elle vous dédommagera pour les dégâts causés.

Puis, il s'en retourna à la Maison de la Main Rouge.


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Evynne Pianec
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Sam 28 Fév 2015 - 13:21

    Evynne avait suivi le garde jusqu'à l'intérieur de la grande maison. On lui avait expliqué où elle était. Ravie d'être au sein de la Main Rouge, l'aasimar observait tout en ouvrant grands yeux, oreilles et bouche.
    Toute sourire, elle marchait à la suite de Dastik, qui s'était présenté avant d'être installé dans une grande pièce où une autre personne fit son apparition pour demander qui elle était. Mais avant qu'elle ne puisse répondre, le garde prit la parole et expliqua qu'elle était là pour être interrogée. Surprise, Evynne plissa les yeux et regarda autour d'elle, surprise.
    Qu'avait-elle fait de mal ? Rien lui semblait-il. Alors pourquoi ?

    Quand Dastik lui expliqua qu'il ne s'agissait que d'une formalité, elle ne comprenait toujours pas. Toutefois, elle n'avait aucun soucis à répondre à des questions. Après tout, elle se savait innocente et œuvrait pour le bien.

    C'est pourquoi elle commença à répondre à l'interrogatoire sans être trop paniquée et sans mentir à rien. Elle venait de Quiétude, était partie pour rejoindre les Redresseurs à Bélin et repartait maintenant à Quiétude répandre la parole de son ordre. Rien qu'elle ne regrettait et qui la rendait suspicieuse.

    Au loin, et au milieu de sa présentation, elle entendit du bruit, un homme qui expliquait d'une voix un peu forte un événement qui s'était passé mais Evynne ne put saisir les tenants et les aboutissants de son discours. Ce n'était que des sons un peu éloignés. Se concentrant de nouveau sur ce qu'il se pas

    Toutefois, à un moment de son interrogatoire, elle se rendit compte que quelque chose bougeait derrière la vitre de l'entrée. S'arrêtant dans ce qu'elle disait, elle scruta avec attention avant de réaliser qu'il s'agissait d'une personne.
    Souriante, elle lui adressa un signe de la main avant de reprendre :


"Je crois qu'un coursier cherche à vous voir."

    Se levant sans attendre une quelconque autorisation Evynne alla jusqu'à la fenêtre. Mais en s'approchant, elle pouvait distinguer des points qu'elle trouvait étrange. Déjà, ce n'était visiblement pas un humain. La peau verte trompait rarement. Puis, si c'était des habits d'homme, il ne lui semblait pas, malgré le visage grossier, qu'il s'agissait d'un gentilhomme à l'intérieur.

    Plutôt d'un orc. S'arrêtant en mi-chemin, Evynne réalisa soudain que sous ce camouflage pouvait se trouver.. la voleuse. Mais avant qu'elle ne puisse confirmer son impression la personne fila de l'encadrement.

    L'Aasimar ne pouvait laisser une occasion aussi belle lui échapper. Il fallait qu'elle rattrape l'orc puant. Pour des raisons qui la regardait. Et puis maintenant, elle était un peu reposé et avait repris son souffle. Puis l'orc avait tendance à revenir sur ses pas. Cela l'aiderait surement à la retrouver.

    Alors Evynne n'attendit pas et se précipita dehors, pour voir une silhouette courir dans la rue. C'était surement l'orc. Allant à sa suite, elle se remit, une nouvelle fois, à courir. Mais avant ça, elle s’égosilla :

"Attends ! Je peux t'aider !"


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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Dim 1 Mar 2015 - 10:30

Sourk'Is réussit sans trop de peine à se faufiler derrière la maison. Il faut dire que tous les gardes étaient entrés à l'intérieur. Cela suffisait à piquer la curiosité de l'orc, qui se mit derrière une fenêtre afin d'écouter ce qui se disait.
Le seul bémol, c'est que la vitre était fermée et que l'orc n'entendait absolument rien. Un nain pouvait hurler qu'on lui avait piqué ses diamants qu'elle ne l'entendrait pas à travers cette fenêtre.
Sourk'Is tenta le coup d'oeil. Un petit coup vite fait, et elle termine cette séance d'espionnage. Après tout, elle n'était pas payée pour espionner ces gens là. Ni personne d'autres d'ailleurs.
Une bouille d'orc attire l'attention, et ce fut le lapinou qui la vit la première. L'orc baissa vite la tête, espérant que lapinou croirait à une illusion. Lorsque celui-ci ouvrit la fenêtre pour lui souhaiter la bienvenue, elle comprit qu'elle était faîte comme un rat aux anchois et prit la poudre d'escampette.
A ce moment-là, l'orc se dit qu'elle aurait mieux fait de se faire coureuse de fond, au lieu de voleuse.

Sur la route de sa fuite, elle croisa la grande autruche qui revenait à ses pénates. N'attendant pas sa réaction, elle prit ses appuis et l'esquiva. Elle aurait tout aussi bien put lui rentrer dedans, mais ça n'aurait pas été une fuite.
Elle entendit le lapinou qui lui criait quelque chose. Elle aurait bien voulue lui répondre, mais n'avait absolument pas confiance dans un être aussi choupinou. Non, mais c'est vrai quoi, on s'attendrit et paf, on se retrouve sans pièces.

La Souris prit cette fois une autre rue. Pas question de se re-retrouver par terre, le cul dans une marmite de plumes. La rue qu'elle emprunta se révéla être très longue et absolument vide de monde. La nuit commençait à tomber, la Souris eut une idée.
Elle s'assit par terre, mit le chapeau devant elle, essuya sa face grise avec de la terre et prit une voix criarde :

"L'aumône, l'aumône pour une pauvre qui n'a pas à manger."

Espérant que la grande autruche ne l'avait pas vu faire, elle attendit le passage du lapinou. Tout compte fait, un peu d'aide serait surement la bienvenue. La Souris ne comprenait pas bien pourquoi celle à qui elle avait volé son cheval voulait l'aider. Peut-être était-ce une bienfaitrice.
Elle avait déjà entendu parler de ces types de gens. Des proies faciles dans les marais, une légende que personne n'avait encore croisé.

Quelqu'un passa devant elle. Ne voyant pas très bien dans le crépuscule, elle espéra que ce soit le lapin :

"Petit lapin, quelles genres d'aides peux-tu donner à une pauvre âme en peine ?"
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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Mar 10 Mar 2015 - 13:57

Hors Rp:
 

    Evynne était assez en forme pour ne pas finir essoufflée comme la dernière fois. Même si elle avait peu d'endurance, c'était assez pour ne pas perdre la fuyarde de vue. Même si la rue sur laquelle la poursuite avait commencé était beaucoup empruntée, dans l'allée où l'orc s'était engagée, il n'y avait plus personne.

    Rien qu'une personne qui demandait l’aumône. Était-ce la voleuse ? L'aasimar l'ignorait. Après tout, il commençait à faire sombre et l'odeur de poisson pourri était assez envahissante. Mais il n'y avait quasiment personne ici et aucun coureur.

    Puis Evynne ne pouvait rester de marbre face à quelqu'un qui demandait explicitement de l'aide. Elle s'avança naturellement vers la silhouette assise sur le sol et s'arrêta face à elle, avec un sourire qui se voulait gentil et conciliant. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaitre l'orc. Ce n'était pas difficile, même si elle en avait vu peu, ils avaient beaucoup de signes distinctifs entre eux.

    Mais elle se voulait bonne et répondit à sa question, en s’accroupissant à sa hauteur :

"Je peux vous donner ce dont vous avez besoin. Vous laver par exemple. Ou bien peut-être à manger, comme vous venez de demander ?

    Evynne finit par s'assoir face à l'orc, ne la craignait pas. Visiblement, la voleuse ne faisait que dérober des biens aux autres et ne s'en prenait pas à autrui. Elle aimait aussi se déguiser en un tas de choses apparemment. Ce n'était pas vraiment de la méchanceté, du moins, il ne lui semblait pas.

    Mais la fille de Quiétude ne savait pas trop comment agir, l'aasimar n'avait jamais eu affaire à une voleuse mais elle était trop curieuse. Puis, il fallait absolument qu'elle sache :

"Peut-être que cela est trop personnel et que je ne devrai pas vous demander, mais pourquoi avoir commis ses vols ? Êtes-vous dans le besoin ?"

    Toujours souriante, voulant instaurer un climat de paix et de calme, Evynne ne se méfiait pas. Elle était en confiance. Et puis elle était sure d'elle. Il fallait qu'elle aide autrui, quoi qu'ils ait fait. Ils pouvaient revenir sur le droit chemin si ils étaient un peu aidé.


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MessageSujet: Re: Dans les rues de Varak   Dim 26 Avr 2015 - 15:20

Le lapinou s'assit devant l'orc et la regarda, horreur suprême, avec compassion. Ou en tout cas, il semblait à l'orc que s'en était, n'ayant jamais put l'expérimenter de son propre chef. Dans son regard se lisait une bonté éclatante entourée de petits nuages et d'angelots rieurs qui tiraient des flèches à tire-larigot.
Sourk'Is se retint de vomir. D'abord parcequ'elle n'aimait pas montrer son mépris par des jets malodorant de mixture parsemée de restes décomposés. Ensuite, et surtout, parcequ'elle estimait que la nourriture, était mieux dans son estomac qu'en dehors.

L'objectif de Sourk'Is, en se travestissant, était de détourner l'attention. Le lapinou l'ayant grillé comme une tartine au miel sur un feu de bois, son premier réflexe aurait été de lui jeter de la poussières dans les yeux et de s'enfuir aussi sec.
Mais sa curiosité était éveillée, elle s'abstint donc. Elle était curieuse car elle ne comprenait pas ce que lui disait le lapinou. Hô, ce n'était pas que le terme de voler lui était inconnue. Non, elle savait que c'était un acte consistant à prendre quelque chose qui lui appartenait. Hors, jusqu'à maintenant, personne n'avait osé la voler.
L'odeur, peut-être. Le fait qu'elle soit une orc, plus probablement. Un humanoïde grisâtre pouvant te mettre à terre d'une simple baffe, quelque soit sa taille, ça fait réfléchir.

Etrangement, elle avait envie de discuteur avec le lapinou. Lui dire que son univers tournait autour des pièces, qu'elle se sentait vide sans une ou deux pièces ballotant dans sa poche. Elle voulait aussi lui expliquer qu'elle ne volait pas, mais mettait en sécurité les pièces, qu'elle leur apportait tout l'amour nécessaire et qu'en retour elles la comblaient de joie.
Mais toutes ses idées tourneboulaient dans les méandres fumeux de son esprit, s'envolaient en l'air, bousculaient les angelots, se prenaient leurs flèches et retombaient agonisantes dans le labyrinthe immaculé de ses pensées.
Elle se renfrogna, suite à cette incapacité à formuler, et dit simplement :

"Les pièces, c'est cool !"

Elle se leva alors, regarda le lapinou dans les yeux. Et eût une idée pour se faire comprendre.

"Suis moi".

Les bas-fonds de n'importe qu'elle ville n'ont jamais été très reluisant. Mais ils étaient sources d'apprentissage. L'orc ne prenait pas le lapinou pour plus naïf qu'il ne l'était réellement, elle s'en cognait la pomme sur un cactus. Elle voulait simplement lui montrer la beauté des pièces. Et surtout ce qu'en faisaient les gens, comme les utiliser pour dominer les autres ou pour survivre.
Cela révulsait l'orc. Une pièce, ça s'admire. Point barre !

Chemin faisant, la Souris commença à s'intéresser naturellement à ce drôle d'être qu'était le lapinou. D'habitude, elle adorait le lapin. Là, elle voulait lui faire comprendre le sens de sa vie.
Cet étrange état de fait l'intriguait fortement. Et comme toutes choses qui l'intriguait, elle voulut en savoir plus.

"D'ousque tu viens ?"
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Dans les rues de Varak

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