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 Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)

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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Lun 8 Déc 2014 - 8:37

Je sentais bien que le départ n'était pas simple. Un départ ne l'était jamais vraiment en vérité, mais pouvait-on dire que quoi que ce soit était simple dans la vie ? Je restais un moment tranquille sur le dos d'Arkaël, je pensais encore à la curiosité qu'il avait montré à l'égard de Koonie. Petit compagnon qui était désormais sur la tête du cheval entre ses oreille comme à son habitude. Sa réponse m'avait laissé un coup étrange dans la bouche, non pas parce que cela me dérangeait, mais surtout parce qu'en fait j'avais ressentis la même chose quand j'avais dit à mon oncle que je repartais pour Hydrasil alors que lui décidait de rester à Varak. La décision finale avait été compliqué à prendre et s'il n'avait pas approuvé au départ, aujourd'hui je savais qu'il était heureux de mes choix. Cependant je pouvais comprendre sa décision : Hydrasil avait été une ville de torture pour la petite fille que j'avais été. J'avais finalement transformé ces souvenirs en quelques sortes en quelque chose de plus fort. Il ne restais plus que les cauchemars désormais. Cauchemars dont je n'arrivais pas à me défaire et dont je doutais de me défaire un jour.

Je pris donc la route tranquillement pour rentrer à Hydrasil. Le chemin n'était pourvu que de peu de chose en vérité et je doutais fortement que cela puisse nous prendre trop de temps pour rentrer. Et puis pour être tout à fait honnête, mis à part l'idiot de bandit que j'avais rencontré peu de temps avant mon arrivée à Simpliste, je doutais fortement de pouvoir faire d'autre rencontre de ce type et effectivement, le chemin s'était passé tranquillement. Sans encombres, sans problèmes. Je me demandais bien d'ailleurs ce que cela aurait fait si nous avions rencontré un problème sur la route. Pas la question ne se posait pas et je devais avouer que pour moi ça n'en était que plus reposant. J'en avais un peu marre de devoir toujours me battre chaque fois que j'allais quelque part, à croire que la chance n'était pas avec moi. J'étais une malchanceuse. Bonjour la galère. Je finis finalement de m'auto-apitoyer sur moi alors que je sentais déjà la présence de la ville. Difficile de passer à côté quand on avait l'habitude d'y habiter.

Mon regard se pencha tout naturellement vers le jeune homme. Sa réaction allait probablement me faire sourire parce que même s'il était venu une fois, je doutais qu'il soit rentré par cette porte là. Plus nous avancions et plus les bruits de la foule s'intensifiait. Je pouvais déjà ressentir les premier sentiments non loin de là et finalement nous arrivions devant la porte de la ville. Bruyante, étouffante par moment, Hydrasil s'étendait désormais sous les sabots de nos chevaux. Je regardais alors Talon avec un grand sourire et prit la parole.


« Bienvenue à Hydrasil, j'espère que vous vous y plairez. »

Je souris doucement après cette phrase théâtrale et avant de reprendre la route je repris.

« Suis-moi bien, s'il te plaît je te ferais visiter par la suite si tu veux bien. »

Et je pris la route qui menait à ma maison. Maison de famille que j'avais récupéré dés que j'étais revenue vu que ma tante avait mystérieusement disparu et que son ex-mari désormais avait gardé l'endroit propre pour moi. Depuis que je l'avais récupéré, j'y vivais, j'avais apporté mon lot de décoration, mais elle restait tout de même très grande pour moi seule, j'étais contente de pouvoir la partager avec quelqu'un. Il ne nous fallut que quelques minutes pour arriver à la maison, je descendis de cheval et je le mis à l'écurie, le descellant et le laissant à l'écurie. Nous fîmes de même pour le cheval de Talon et finalement je le fis entrer dans la maison.

« Voilà ton nouveau chez toi, le temps que tu te trouve un truc ou alors tu peux rester ici, la maison est de toute façon trop grande pour moi. »

Je souris doucement lui laissant le temps de se repérer dans la maison de voir ce changement de ville. Si tôt il me dirait qu'il voudrait visiter que je l'emmènerais, mais pour le moment, nous allions avoir besoin d'un peu de repos après ce long voyage.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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Talon Dunham
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Mar 9 Déc 2014 - 5:55

Le voyage fut moins long que prévu. Eliaë n'emprunta pas la même que celle qu'avait parcourue le jeune homme et Deron quelques années auparavant. Ainsi, il se plu à observer cette région qu'il ne connaissait guère. Les premiers jours, ils empruntèrent de nombreux sentiers forestiers, parcourant alors de vaste étendues boisées où les rayons du soleil furent timides entre les feuillages. Malgré tout l'obscurité envahissante, Talon observa la présence de nombreux animaux sauvages qui excitèrent quelque peu le compagnon d'Eliaë qui se tortillait dans tous les sens.
Lorsque le soleil se couchait ils interrompaient leur voyage pour faire reposer les bêtes et monter une tente. Bien évidement Talon en possédait une, tout deux dormant alors de leur côté. Après quelques heures de sommeil, ils reprenaient la route.
Ils passèrent deux jours à traverser d'immenses forêts avant de se retrouver en plaine, longeant alors un cours d'eau qui apportait une fraicheur bienvenue après l'humidité de la forêt. Talon était très excité, ne pouvant s'empêcher de porter son regard tout autour de lui. Il était très heureux d'avoir quitté Simpliste pour découvrir le monde, même si il se limiterait à Hydrasil pendant un certain temps. L'idée d'habiter dans la capitale l’effrayait, habitué à son cadre de vie en campagne mais il le désirait ardemment, d'une façon paradoxale.

Le voyage continua sans encombres. Ils gravirent une petite colline et la capitale d'argent se présenta alors devant eux. Talon en tremblait d’excitation.



Lourdement fortifiée, elle ne semblait guère accueillante de prime abord. En effet, d'imposantes murailles la ceinturaient où se coutoyaient diverses tour d'où trônaient des armes de sièges, divers béliers et arbalètes. Qui plus est, des créneaux meurtriers dessinaient les contours des murailles et Talon imaginait avec peine comment une armée parviendrait à s'emparer de la ville.


« Bienvenue à Hydrasil, j'espère que vous vous y plairez. » Finit par lancer Eliaë tandis qu'ils s'engageaient sur un sentier en terre fréquenté par diverses personnes dont nombreux d'entre eux menaient un chariot, qui menait à une grande structure en pierres blanches, une des entrées de la ville.

Talon sourit de toutes ses dents et suivit Eliaë alors qu'elle entrait en ville. L'activité régnante surprit énormément Talon qui était habitué au calme de Simpliste. La capitale pouvait être comparée à une véritable fourmilière. Le brouhaha régnant était impressionnant, de multiples personnes vaquaient à leurs occupations tandis que d'autres, derrières des étales en bois, tentaient d’appâter la foule pour vendre diverses marchandises.  Talon entendait scander différents slogans alors qu'ils dépassaient des marchands de poisson, de tissus et de baumes curatifs - ces derniers se trouvant des bouteilles qui utilisaient sans doute toutes les couleurs possibles et inimaginables. Le jeune homme fut même interceptée par une vieille femme encapuchonnée et qui empestait un parfum qui piquait aux yeux, tentant de convaincre Talon de se faire lire son avenir à travers les tripes d'un poisson qu'elle brandissait devant lui. Le jeune homme la repoussa gentiment et continua son chemin, suivant les pas de la jeune femme.

Après quelques minutes destinées à se frayer un chemin à travers la foule - Eliaë s'y prenait avec une aisance presque féline, étant sans doute habituée - ils arrivèrent enfin à une sorte d'habitation de couleur argenté, dans une rue tout de même beaucoup plus calme. La jeune femme descendit de son cheval et l'attela à l'écurie qui se trouvait juste à côté, Talon l'imita avant de la rejoindre devant une petite porte en bois. Elle le dépassa et ouvrit la porte.


« Voilà ton nouveau chez toi, le temps que tu te trouve un truc ou alors tu peux rester ici, la maison est de toute façon trop grande pour moi. »

Fichtre, il n'avait guère pensé à cela. Son hébergement... Talon était bien trop poli pour aimer dépendre d'autres personnes, se sentant souvent redevable. Il allait devoir se trouver quelque chose pour éviter d'être dans les pieds d'Eliaë ne préférant pas s'imposer. En attendant, il n'allait pas avoir le choix venant tout juste d'arriver en ville.

« Eh bien c'est ... Très aimable à vous. » Balbutia-t-il en guise de remerciements.

Talon regarda autour de lui, observant la jeune femme avant de reporter son attention sur l’intérieur de la maison, joliment meublée. Il visita alors, tentant de prendre ses marques. Ça allait être chez lui pendant un petit moment, autant s'habituer tout de suite. Il installa ses maigres affaires dans une petite pièce, se contentant de déposer son sac et dégrafer sa cape. Il tâtonna alors le cuir de sa besace pour vérifier la présence de son journal - sorte de toc dont il n'arriva pas à se débarrasser - et rejoignit alors la jeune femme.

« Une jolie habitation, ça change de ma campagne va falloir que j'oublie mes habitudes de paysan enguenillé. Dit-il avec un petit sourire.«  C'est ici que vous travaillez ?
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Jeu 11 Déc 2014 - 16:57

Je regardais tranquillement cette maison que je connaissais par cœur. Assez grande elle était composé de deux étages. L'un contenait le salon et la cuisine ainsi qu'un débarras et un garde-manger. En haut se tenait trois chambres dont l'une avait été celle de mes parents et une autre celle que j'occupais à l'heure actuelle. Dans chaque chambre il y avait un lit deux places ainsi qu'une armoire pour ranger les affaires, même si elles étaient peu nombreuses. Au fond du couloir, il y avait la salle de bain et à côté les latrines. Ce n'était pas l'une de ces maisons de luxe, mais il ne s'agissait pas non plus d'une maison de pauvre. Mes parents étaient tout deux des petits nobles, et j'avais naturellement hérité de cette maison qui était trop grande pour moi mais qui me rappelait le passé, les rares moments dont je me souvenais avec mes parents et il n'y en avait pas beaucoup. Je finis par reposer mes yeux sur le jeune homme qui revenait vers moi. Sa gêne me fit sourire et je faillis lui lancer une petite pique pour rire, mais je me retins à temps, tentant une phrase plus neutre.

« On va pouvoir se tutoyer, parce que si on travaille ensemble en se vouvoyant je crois que je vais exploser. »

Un sourire tranquille et je repris.

« Fais ici comme chez toi et ne t'en fais pas ça ne me dérange pas d'accord. Inutile de te dire que tu vas me devoir quelque chose, ce n'est pas le cas. »

Je passais un instant à la cuisine pour aller prendre un peu d'eau. La fin du voyage m'avait assoiffé, en fait je me demandais si ce n'était pas cette ville et toutes les acrobaties nécessaire pour arriver à rentrer chez soi qui ne m'assoiffait pas. Cette ville était bien trop rempli et je me demandais un instant si je n'allais pas finalement repartir pour Varak une fois qu'il serait installé et que je lui aurais appris le métier. Après tout, je n'avais rien ici si ce n'était cette maison et mon oncle me manquait terriblement. J'avais envie de le voir plus souvent et ce n'était pas dans ce genre de circonstance que j'allais pouvoir faire cela. Mais je ne pouvais pas faire cela pour l'instant n'est-ce pas ? Non, j'avais Talon à formé et pas mal d'enquête à terminé. D'ailleurs j'entendis sa question qui me fit de nouveau sourire.

« Oula non, quand tu travaille, ne jamais montré où tu habite, sinon c'est un coup à être harcelé jour et nuit et franchement pour avoir testé je ne te conseille pas. Je vivais à mon cabinet avant parce que j'arrivais pas à me faire à la maison et on arrêtait pas de venir m'enquiquiner. »

Je souriais doucement ouvrant la porte pour le faire sortir.

« Viens je vais te montrer. »

Je le laissais sortir et finalement referma la porte derrière moi. Je lui tendis alors deux clés.

« La plus grande c'est celle de la maison et l'autre c'est celle du cabinet. Je vais te montrer où on va travailler. »

Je l'emmenais donc plus loin dans un quartier bien plus tranquille de la ville. Koonie sur mon épaule s'impatientait et je devais avouer que moi aussi. Cela faisait pas mal de temps que je n'étais pas repasser au cabinet ça devait être le bazar. Après quelques minutes de marche, nous finissions par arriver devant une maison tout en longueur. La devanture annonçait mon cabinet d'enquêtrice avec une petite plaque à mon effigie, je me tournais vers Talon.

« Lorsque tu auras du galon je te ferais faire une plaque, j'en rajouterais une petite pour dire que tu es mon apprenti. »

Et je finis par entrer. Le cabinet n'était pas si en désordre que je l'avais pensé. À peine entré, Koonie sauta agilement de mon épaule pour aller sur son perchoir en hauteur où il retrouva la réserve de graine. On pouvait alors distinguer un grand bureau au fond avec des casiers en bois derrière bardé de lettre de l'alphabet qui servaient à ranger mes dossiers. Sur le côté de la porte un porte parapluie. Il n'y avait que très peu de décoration ici, mais on pouvait noter à gauche de la porte des chaises pour faire attendre les gens quand il y en avait plusieurs. Les chaises étaient assez loin du bureau et séparer par une cloison pour éviter que les autres n'entende. Une porte pouvait d'ailleurs être fermé entre les deux.

« Je te rajouterais un bureau aussi de ce côté de la cloison. »

Je lui montrais la gauche en entrant. Je me dirigeais ensuite vers la porte toujours sur la gauche non loin de mon bureau. Je fis tourner la clenche et fit entrer Talon avec un sourire sur les lèvres. Il pouvait alors voir sur les mur la panoplie d'arme toutes plus diverses les unes que les autres qui s'étalait là ainsi que l'étendu de bois qui composait le sol de la maison. On pouvait voir qu'il s'agissait du reste de la maison.

« Et voici mon centre d'entraînement. Bon j'ai plein d'arme, mais je ne m'en sert quasiment jamais vu que j'ai eu l'habitude de m'entraîner avec mes cimeterres. C'est ici que je t'entraînerais. »

Je souriais doucement, me mettant en retrait pour qu'il ait le temps de tout ingurgité. C'est que ça faisait réellement beaucoup d'information en peu de temps tout de même. D'un autre côté, j'avais réellement tout mon temps.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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Talon Dunham
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Sam 13 Déc 2014 - 5:28

Ils ne restèrent donc guère plus longtemps dans la maison de Eliaë, qui allait aussi être celle de Talon pendant un moment. Il allait devoir s'y habituer, y trouver ses marques ce qui risquait d'être compliqué tant il était habitué à sa campagne. Tout était tellement différent ici, tout était plus ... Vivant, en quelque sorte. Quand il était venu à Hydrasil, il n'y était pas resté très longtemps. Il n'avait pas pu "s’imprégner" de l’atmosphère qui y régnait. Là, c'était différent. Même s'il n'était resté que quelques minutes  à l’extérieur, étant donné qu'il savait qu'il allait y vivre, il faisait attention à tout les détails. Ses sens étaient aux aguets.
La rue qu'ils empruntèrent après être sorti fut bien différente de ce qu'ils avaient vu en entrant en ville. Ici, nulle présence d'étales, de vendeurs qui vous harcèlent à votre passage ou de diseuse de bonne aventure. La foule était moins présente aussi, voir absente. L'on ne croisait que quelques personnes qui discutaient à voie basse. D'autres vaquaient simplement à leurs occupations, marchant d'un pas quelque peu pressé sur les larges pavés de la rue. Il ne restèrent pas plus d'une dizaine de minutes à l’extérieur car la jeune femme s'arrêta dans un long bâtiment d'un blanc impeccable. Talon sourit lorsqu'il aperçu le petit animal d'Eliaë qui s'agitait sur son épaule. Il semblait reconnaître l'endroit. Sur la devanture, l'on pouvait apercevoir une plaque qui annonçait le lieux de travail de la jeune femme et sa fonction. Enquêtrice.


« Lorsque tu auras du galon je te ferai faire une plaque, j'en rajouterai une petite pour dire que tu es mon apprenti»

Talon acquiesça avec un grand sourire, imaginant déjà la plaque en question. "Talon Dunham, Apprenti Enquêteur." Ça sonnait plutôt pas mal non ? Il s’imaginait déjà avoir une pseudo réputation, celle d'un jeune homme encapuchonné qui était capable de démystifier la grande majorité des disparitions ou meurtres de la ville. "On l’appelle le Renard. N'vous fiez pas à son apparence de jeunot car ce type est rusé, évitez de lui mentir en pleine face.". Talon manqua d'éclater de rire à cette évocation fantasque, sortie tout droit de son imagination qui était en pleine effervescence depuis quelques heures, mais il parvint à se retenir à temps tandis que sa supérieure ouvrait la battisse et le laissait entrer.

Koonie s'empressa de quitter l'épaule de sa maitresse pour grimper d'une manière agile sur un petit perchoir où il sembla se donner comme objectif de manger le plus possible de graine dans un laps de temps le plus cours. Le jeune homme détacha son regard du petit animal pour observer plus en détail son prochain lieu de travail.

Ça changeait énormément d'une forge, ça il fallait l'avouer. Nulle présence de four qui pouvaient vous faire suer toute l'eau de votre corps. Il devait aussi remarquer l'absence du bruit de l'acier frappant le métal chauffé. Un silence, peut-être le froissement d'un parchemin ici et là. Comme dans une bibliothèque. Au fond de cette première pièce se trouvait un grand bureau en bois devant quelques meubles servant sans doute à ranger des dossiers, vu les quelques inscriptions représentant un classement par ordre alphabétique, présent sur devant. Et vu le nombre de casiers et leur épaisseur, il devait y en avoir un certain nombre.
Il y avait aussi quelques chaises, guère nombreuses, servant sans doute lorsqu'il y avait du monde. Était-ce souvent le cas ? Talon se demanda alors si Eliaë était la seule enquêtrice en ville ? Sans doute que nom, celle-ci étant assez grande pour compter de nombreux bureaux semblables à celui-ci. Auquel cas, avait-elle beaucoup de clients ? Nombreux devaient être ceux qui demandaient à un professionnel de suivre leur concubins(ines) pour vérifier l'existence d'un amant. Enfin, est-ce que cela rentrait dans les contrats acceptés par les Enquêteurs ? Possible.

Eliaë lui présenta ensuite une autre pièce, sur la gauche. Lorsque Talon y entra, il faillit lâcher une sorte d'exclamation de surprise, mais parvint à se retenir une nouvelle fois. L'on aurait dit l’armurie de la garde de la ville, tant il y avait d'armes. C'était une véritable tapisserie faite de fer et d'acier. Talon nota la présence de petites dagues, d'épée à une ou deux mains et même d'une hallebarde, arme plutôt rare à Bélin. C'était réellement impressionnant.


« Et voici mon centre d'entraînement. Bon j'ai plein d'arme, mais je ne m'en sert quasiment jamais vu que j'ai eu l'habitude de m'entraîner avec mes cimeterres. C'est ici que je t'entraînerai. »

En effet, elle avait plein d'arme.  Apparemment Talon allait connaitre cette pièce par cœur, vu qu'il allait s'y entraîner. Et vu sa maitrise des armes, il allait y passer de nombreuses heures.

« Dire que j'étais heureux de posséder une paire de petites dagues en fer. Maintenant, je me sens complètement ridicule. Dit-il avec un petit rire, tandis qu'il observait une nouvelle fois les armes sur le mur.

Voilà, il venait de découvrir les deux principaux lieux qui allaient faire parti de son quotidien dans les années à venir. Il était au comble de l'excitation malgré l'omniprésence de cette boule dans le ventre, lui assaillant toujours les même questions "Est-ce qu c'était le bon choix ?". Il allait devoir ériger une sorte de barrière mentale empêchant la venue de ses questions, qui le torturaient une fois que le soleil se couchait. Son père était-il parvenu à convaincre sa mère ? Lui en voulait-elle toujours de les avoir ... Abandonné ? Et Deron ? Et Viktor ? Immédiatement, Talon fut envahi d'un sentiment de détresse mêlé à une sorte de mélancolie qu'il parvint à masquer à la jeune femme car il était dos à elle. Il faisait semblant d'observer les différentes lames, promenant son doigts sur les gardes en cuir ou le pourtour du métal. Après quelques secondes, il parvint à se reprendre et afficha un sourire de façade même s'il le voulait authentique.

« Bien, si je vais souffrir ici autant savoir à quoi je dois m'attendre. En quoi consistera ma ... Formation ? Dit-il avec un sourire qui se voulait joyeux.
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Sam 13 Déc 2014 - 17:30

J'attendais sa réaction et lorsqu'elle vint, elle me fit sourire un peu plus que toute les autres que j'avais pu avoir. Effectivement toutes ces armes, ça pouvait paraître prétentieux, mais en fait la plupart servait de décoration. Oh, bien entendu je savais les manier, mais pas réellement les utiliser. On m'avait d'abord enseigner le combat à mains nues et ensuite on avait tenté de me coller des armes entre les mains. Comme je n'étais pas très grande il s'agissait de dague au départ. Arme avec lesquelles je n'arrivais pas réellement à me battre. On avait essayé ensuite plusieurs armes jusqu'à se rendre compte que j'étais à l'aise avec une arme dans chaque main et finalement j'en étais arrivé au cimeterre. Je me souvins alors de la première fois ou j'avais tenue dans ma main cette lame courbée et étrange, cette lame qui ceignait désormais mon dos où que j'aille. Je souriais doucement et finalement pris la parole à mon tour.

« Toutes ces armes, ce sont celle que j'ai forgée avec mon père lorsque j'étais encore chez lui. Certaines sont de lui, d'autre de moi et d'autre encore nous les avons fait ensemble. Je les garde parce qu'ainsi j'ai l'impression qu'il est constamment avec moi. Parfois je me demande si je ne devrais pas retourner à Varak, mais ma vie à moi est ici de toute façon. »

Je me rendis compte que je m'étais quelque peu laisser emporter, après tout, nous ne nous connaissions pas depuis longtemps et je venais de lui révéler l'un de mes plus grand secret, celui d'être lié à mon père, enfin plutôt mon oncle vu que mon père était mort, enterré non loin de là d'ailleurs. Ce souvenir me fit monter les larmes aux yeux et je restais ainsi un moment, le dos tourné pour ne pas qu'il puisse me voir. C'est alors que je sentis ses sentiments. Ses doutes, ses interrogations, j'avais l'impression qu'elles m'étaient destiné en quelque sorte, parce que ces sentiments, je les avait ressentis aussi. Je me doutais bien qu'il pensait pouvoir me les avoir caché, mais ce n'était pas le cas. J'allais devoir être honnête aussi sur ce point là. Après tout, il avait le droit de savoir avec qui il allait travailler n'est-ce pas ? Je laissais cependant passer un moment et puis finalement je me retournais à sa prochaine question effectivement, il avait le droit de savoir pour tout.

« Alors dans cette pièce, je t'entraînerais au combat une partie, même si tu dois savoir manier des armes, il te fait savoir te battre c'est indispensable. Je ne sais pas si tu as des bases, mais c'est ici que je m'entraîne au minimum une fois par jour. On va aussi travailler ton endurance et ton agilité. Un bon enquêteur ne peux pas se faire distancer. Pour la force, je doute que tu en ais besoin, quelqu'un sachant manier le marteau comme toi ne peut qu'être fort. »

Je laissais passer un moment et finalement je repris.

« Nous travaillerons aussi dans cette grande salle là, des parcours particulier d'agilité et de discrétion. Par moment, pour éviter les effusions de sang on a besoin d'être discret tel des voleurs et pour suivre des personnes il faut donc être discret et surtout surtout savoir se fondre dans le décors. C'est tout un art crois-moi et justement ça se travaille. Voilà une grosse partie de ce qu'on va travailler dans cette salle. Je te rassure on va travailler dehors aussi, rien de mieux que le terrain pour s'améliorer. »

Je repassais alors de l'autre côté l'entraînant avec moi et fermant la porte. Je le fis alors s'asseoir tranquillement devant mon bureau et je repassais derrière.

« J'aurais besoin de t'apprendre aussi à faire des rapport, à faire des dossiers, à les ranger d'une certaine façon. Il existe deux sortes de dossiers, ceux qu'on présente aux clients et ceux qu'on garde pour nous. Il y a toujours un peu de paperasse et je t'apprendrais aussi des méthodes pour reconnaître le faux du vrai. Parfois ceux qui viennent nous voir ne sont pas les vrai clients. Ils viennent avec de mauvaises raisons, c'est aussi pour cela qu'il faut absolument avoir les deux sons de cloches avant de rendre un verdict. Il n'y a jamais qu'une seule histoire, c'est le plus important à retenir dans ce métier. Par contre.... »

Je finis par me renfoncer dans mon fauteuil, je me demandais bien comment annoncer cela, mais il n'y avait pas réellement trente six manières. Je pris alors une grande inspiration et je repris.

« Il a quelque chose sur moi que tu dois savoir. Je suis... empathe. En gros je ressens les sentiments des gens m'entourant, tout comme tout à l'heure où tu doutais. Si jamais tu as encore des doutes, il ne faut pas hésiter à m'en parler tu sais. Je sais que mon don de naissance est déroutant et je peux comprendre que ce soit gênant pour toi, mais crois-moi, avant de commencer j'ai eu énormément de doute. Il ne faut pas hésiter. Changer de vie n'est jamais simple. »

J'attendais alors de savoir ce qu'il allait dire, ce qu'il allait faire en espérant qu'il ne me tiendrait pas rigueur pour mon empathie.


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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Lun 15 Déc 2014 - 7:09

Talon resta sans voie, ne sachant que dire face à cette révélation. L'image parfaite du jeune homme à cet instant, sera celle d'un personnage éberlué, la bouche grande ouverte en forme de O. Empathe... Talon n'avait jamais entendu parler d'un tel don si bien s'en était un. Pour lui, cela ressemblait plus à une malédiction. Se retrouver assaillir par les sentiments des gens où que l'on se trouve devait être très fatiguant. Que se passait-il lorsqu'elle se trouvait dans une rue bondée de monde ? Comment pouvait-elle faire la part des choses entre son environnement et ce qu'elle entendait, ressentait. Cela devait être très déconcertant, de quoi donner un énorme mal de crâne.
En plus de cela, Talon était partagé entre une fascination curieuse et l'impression que son intimité avait été bafouée. Depuis le début, de la forge jusqu'à maintenant, Eliaë avait été capable de percevoir (ou ressentir) ce à quoi Talon pensait, ses sentiments, ses impressions. Elle devait sans doute ressentir l'immense gênait qu'il s'emparait de ses entrailles, en ce moment-même. Par les Dieux, s'était presque ... Effrayant. Ses doutes, ses peurs, étaient visibles comme si ce qu'il ressentait était inscrit sur son visage. Talon ne savait que dire, ni comment même réagir. Devait-il s'emporter, être fâché car elle aurait dû lui dire depuis le début ? Alors, il aurait tenté de masquer ce qu'il ne voulait pas qu'elle voit. Sans nulle doute, dés l'instant où elle avait désirée qu'il vienne avec elle, celle-ci aurait du l'avertir.


« Pour être franc, je ne sais pas comment réagir. » Dit-il, en remuant sur son fauteuil, mal à l'aise.« Vous ... Enfin, tu perçois tout ce que je ressens ? En ce moment-même ? Comment cela se passe ? Tu peu les freiner, décider quand tu veux ressentir ou vous ... Tu es constamment assaillie par les sentiments des gens ? »

Talon balaya ensuite ses questions d'un geste de la main et se leva. Trop excité et dérouté pour faire autre chose. Sa réaction semblait peut être démesurée, mais ça lui avait fait un choc. De nombreuses interrogations commençaient à lui envahir la tête, il désirait ardemment savoir comme ce ... Don, fonctionnait. Cela semblait complètement fou, comme si on lui racontait que quelqu'un était capable de lire dans les pensées de quelqu'un d'autre. Il savait que la magie existait, sous certaine forme et que ce qu'il lisait dans les parchemins poussiéreux des archives de l'église de Simpliste était souvent vrai. Mais avoir cette preuve sous les yeux était bien différent. Il voulait y croire et ne voulait pas y croire. Cela l’effrayait, quelqu'un pouvant alors user de ce genre de don à mauvais escient. Empathe... S'il s'était attendu à cela?  

« Désolé, je me sens complètement idiot. C'est que ... Eh bien, je ne m'attendais pas à ce genre de révélation. Je n'ai jamais été en présence de quelqu'un qui possédait ce genre de ... Don et je ne sais pas vraiment comment le prendre. »

Ce don pouvait être bien utile dans la profession de la jeune femme. Grâce aux sentiments, elle pouvait sans doute détecter si son interlocuteur mentait ou pas. Ou s'il cachait d'autres desseins. C'était effarant, purement effarant. Talon reporta ensuite son regard sur Koonie, toujours perché semblant complètement étranger à l'agitation du jeune homme. Finalement, ce dernier se ressaya.

« Donc tu as ressentie mes doutes... Je dois dire que j'ai un peu de mal à les cacher depuis que nous avons quitter Simpliste. C'est compliqué de quitter sa famille, tout abandonner, en se demandant si j'ai fais le bon choix. »

Talon se gratta le menton, se rappelant la réaction de sa mère qui l'avait complètement niée à partir du moment où le jeune homme lui avait annoncé son départ. Il l'avait quitté sans un mot alors qu'elle afficha cette mine révulsée. Il y avait Deron aussi. Il devait être au courant depuis quelques jours maintenant, peut-être même connaissait-il le cabinet de Eliaë, si la jeune femme avait une certaine notoriété. Il ne serait guère étonnant de voir surgir le Maître forgeron, tentant d'enfoncer la porte à l'aide de son marteau, complètement furibond. "Tu es parti sans un mot, abandonnant tout ton travail ! Viens ici ! Viens ici que je t'enfonce ce marteau dans les entrailles jusqu'à ce que tu t'étouffes avec tes excuses !"Oui, c'était une vision assez fidèle de ce que pourrait dire Deron si il retrouvait Talon. Il allait d'ailleurs devoir retourner à la capitale dans peu de temps, pour une livraison. Si les deux hommes se croisaient, Talon n'auraient plus qu'à se réfugier auprès de Sipiar et sa bande de potes. Encore une fois, Talon divaguait et retrouva le regard d'Eliaë.

« Bref, j'aurais tout de même préféré que vous... Que tu me le dise bien plus tôt, même si je me doute que ça dois pas être facile à vivre. »
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Mar 16 Déc 2014 - 14:56

Je le savais, je savais parfaitement que cette partie là de la discussion se passerait de cette façon. Pourquoi ? Tout simplement parce que ça avait toujours était ainsi. Constamment.... les gens jugeais ce don avant de me juger moi, il ne comprenait pas le fardeau que cela représentait. Ressentir tous ces sentiments en même temps, tenter de les distinguer, de les comprendre, de les analyser. Ce don n'en était pas un. Peu importe que j'avais réussis à mieux le maîtriser, à mieux le comprendre pour ne pas me laisser submerger. Je voyais toujours ce don comme une malédiction et rien d'autre. Je refusais de me dire qu'on pouvait réellement en faire un don. Ce n'était pas comme si s'était quelque chose de grave, seulement... mon cœur se serrait toujours lorsque j'entendais ce genre de réplique et que je ressentais ce genre de sentiment. Je ne pouvais pas dire qu'il s'agissait d'une réaction particulière parce qu'en fait toutes les réactions étaient les même, cependant voilà, même si j'aurais dû y être habituée, je ne l'étais pas forcément, en fait non, je ne l'étais pas du tout et c'était aussi pour cela que je gérais assez mal ce genre de situation.

Mais d'un autre côté, je ne pouvais décemment lui en vouloir. Peut-être aurais-je dû lui en parler avant, mais je ne voulais pas qu'il me juge sur ce don, ce qu'il était en train de faire. Probablement en train de se demander s'il m'aurait suivis s'il avait su pour ce don. Peut-être que non, mais je ne voyais pas en quoi ce don pouvait influer sur le fait de vouloir voyager, de vouloir voir Hydrasil de réaliser son rêve. Peut-être devais-je lui dire ce genre de chose, ce que je pensais. D'habitude, quand je devais être confronté à des collaborateurs, je n'avais pas de mal à leur dire ce genre de chose... mais là... il me ressemblait un peu de trop pour que je puisse lui envoyer ce genre de réflexion, surtout qu'il le prendrait méchamment alors que ce n'était pas le cas. Mais malgré ma bonne volonté, je sentais un peu la colère augmenté et finalement sans que je m'en rende compte, je me mis à parler, doucement, presque inaudiblement.


« J'aurais tout aussi bien pu le cacher. »

Et s'était vrai. J'avais voulu être honnête, voilà à quoi l'honnêteté allait se résumer. J'aurais dû ne rien dire, laisser tout le monde dans l'ignorance. Je ne voulais pas faire cela, mais désormais c'est ce que je ferais. Plus jamais je ne parlerais de ce don, plus jamais je ne laisserais qui que ce soit me blesser sur ce genre de problème. Certes, j'avais un don intrusif, certes ça ne devait pas être facile pour mes interlocuteurs, mais grâce à ce don, j'avais résolut des affaires sur lesquels bon nombres d'enquêteurs ou de mercenaires ce serait casser les dents, mais il n'était pas temps de laisser sortir cette colère sur mon don. Non, je devais me retenir, surtout que je n'étais pas du genre colérique. J'avais pu voir de mes yeux ce que la colère et la rancune avait pu faire. Je l'avais subit, mais de ça non plus je ne parlerais pas. Mis à part des cauchemars et des séquelles visibles, ça ne se voyait pas. Je restais un moment silencieuse et finalement je repris la cours de la conversation soupirant ouvertement. Tout le monde me posait ce genre de question.

« Ce n'est pas comme si je pouvais y faire quelque chose. Je suis née avec ce ''don'' je ne l'ai aucunement demandé et je ne peux pas l'arrêter ou l'occulter. Au mieux je peux tenté de diminuer les sentiments, me concentrer sur une seule personne au lieu d'une foule, mais je ne peux pas totalement arrêter de ressentir. C'est ainsi et pas autrement navré. »

Même si la fin de ma phrase avait été un peu sèche, je l'étais réellement. J'aurais aimé avoir la possibilité de dire stop, ne serait-ce que pour ma santé, mais ce n'était pas le cas et j'étais bien entendu obligé de ressentir tout ce qui se présentait à moi. J'en avais assez de tout ça, j'aurais dû ne rien proposer, rester tranquillement dans mon coin, le laisser à sa rêverie et rester totalement en dehors de ça. Je savais parfaitement que ce n'était pas ce que j'aurais pensé en tant normal, mais pour le coup, j'avais réellement envie de tout laissé tombé.

« J'ai eu moi aussi des doutes. Mais si cela te travaille réellement, tu peux seulement rester quelques jours et retourner à Simpliste, comme s'il s'agissait seulement d'une visite. Je ne m'énerverais pas et je ne me fâcherais pas non plus. Je sais que quitter sa famille est compliqué. Je ne te retiens pas. »

Je souriais doucement, mais malgré le sourire, j'étais encore énervé. Bon sang, il fallait que je me calme. Ça me faisait toujours cela quand j'entendais ce genre de remarque. Comme si ça pouvait changer quelque chose. Je finis par me lever et me diriger vers la porte, doucement tranquillement.

« Tiens voilà la seconde clé, tu peux rester ici autant que tu veux ou alors retourner à la maison, ou encore te promener faire comme tu veux. J'ai besoin de m'aérer. »

Je pris alors la direction de la sortis au moment ou Koonie sautait sur mon épaule et posait sa main sur mon cou. Je hochais la tête. Effectivement les semaines à venir allait être quelque peu compliqué s'il me considérait comme un potentiel problème avec ce don.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Mer 17 Déc 2014 - 5:33

Talon observa Eliaë quitter la pièce et resta complètement interdit. Apparemment, il avait touché un point sensible, ne s'étant pas trouvé particulièrement offensant, seulement gêné et intrigué. Il ne comprenait pas vraiment la jeune femme et resta assit quelques minutes, ne sachant pas quoi faire. Il se prit le visage dans les mains et réfléchit, cherchant ce qui, dans ses paroles, avait pu vexer l'enquêtrice. Quoi qu'il en soit, elle avait plutôt mal réagi et avait préféré quitter la pièce, mettant un terme à la conversation.
Peut-être que le jeune homme avait poussé trop loin sa curiosité se qui avait eu pour effet de bombarder Eliaë avec diverses questions qui n'étaient sans nulle doute indiscrètes. C'était sans doute là que le bât blessait, il s'était plutôt intéresser à ce don qu'à la personne.

Il se leva et jura, plutôt gêné de ce qu'il s'était passé. Qu'allait-il faire maintenant ? Il n'était pas question de rentrer à Simpliste alors qu'il était parti aussi brusquement. Revenir serait une sorte d'échec et il ne désirait tout simplement pas se retrouver avec un marteau en main à devoir subir les reproches de Deron. Devait-il quitter la compagnie d'Eliaë qui semblait lui en vouloir ? Dans ses cas-là, il visiterait la ville avant de partir et voyager avec ... Rien dans les poches pour subvenir à ses besoins. Qui plus est, il n'avait aucune connaissances dans le domaine de la chasse et malgré un bon sens de l'orientation, il ne disposait d'aucunes connaissances sur la région. Il serait donc un bien mauvais voyager, armé d'une dague émoussée. Le comble du ridicule.

Il quitta le cabinet et ferma la porte avant d'emprunter la même que celle où ils avaient tout deux marchés quelques minutes auparavant. Il hésita quelques instant, se demandant s'il devait ou non récupérer ses affaires chez Eliaë et décider de partir. Non bon sang, c'était ridicule. Devenir enquêteur était une véritable opportunité qui s'offrait à lui, s'il devait la refuser il s'en voudrait tout le restant de ses jours. Il décida donc de visiter la ville pour remettre ses idées en place et trouver comment s'excuser auprès de la jeune femme lorsqu'il la reverrait. S'était lui le fautif et il devait régler la situation.


*


Combien de temps il marcha en ville, il ne saurait le dire. Hydrasil était immense et magnifique, malgré les trop nombreuses fortifications qui gâchait la beauté argenté dont elle se parait, se montrant dans ses plus beaux jours une fois que l'on passait ses imposantes murailles. Le soleil était de retour et Talon en profita pour visiter les jardins. Enfin, il y tomba tout-à-fait par hasard, au fur et à mesure de sa marche. Il ne savait pas vraiment où il se situait par rapport à son point de départ, mais il ne regretta pas sa position. En effet, l'endroit était magnifique. D'imposantes colonnes de pierres ceinturaient un petit chemin pavé qui emmenait les passants autour de superbes fontaines d'argent d'où pulsaient de timides jets d'eau. Il surprit quelques personnes habillées noblement qui lisaient, au bord de ces dernières, tandis que d'autres se promenaient au gré de la chaleur ambiante. Cependant, toutes étaient très bien vêtues appartenant sans doute à la castre noble de la ville. L'endroit était  peut-être fuit par les sans-abris ou les Petites Gens du bas-peuple qui devaient vivres plus loin, dans un cloître ou une basse-ville. D'ailleurs, est-ce qu'il y en avait à Hydrasil ? Sans doute. Talon les découvriraient peut être plus tard.

Après avoir flâné quelques temps aux jardins, le jeune homme reprit sa route. Il observa alors le bâtiment de l'Académie d'Urion, haut de cinq étages, qu'il avait déjà longuement observé lors de sa précédente visite à la capitale. Il s'interrogea alors sur la vie à lorsque l'on était apprenti Érudit, quel sorte d'enseignement avait-on là-bas ? Talon continua à marcher, la tête emplie de par ses pensées. Il prit conscience alors de la vie qui animait les rues. Habitué à sa campagne, un tel monde le fascinait. Les rues étaient décemment remplies par un flot ininterrompu de gens aux ethnies diverses et variées. Il croisât bel et bien de nombreux hommes armés, aux armoiries de Bélin et de Dame Zéphira. D'autres ressemblaient à des gens de passages, capes et havresac sur le dos ils vaquaient à découvrir la ville tout comme lui. Bon sang mais comment Eliaë faisait-elle pour vivre dans cette ville avec son don d'Empathe ? Cette ville devait avoir un bruit ahurissant pour elle...

Il chassa cette pensée de son esprit, une boule commençant à lui comprimer les entrailles, formée par la gêne occasionnée suite à ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt. Voyant que la soirée commençait à pointer le bout de son nez, il décida de prendre le chemin du retour mais se perdit avant de retrouver son chemin après une demi-heure passée à arpenter les rues avec un air absent.

Lorsqu'il pressa le clenche dans le but d'ouvrir la porte d'entrée de la maison d'Eliaë, elle se bloqua, signe qu'elle n'était toujours pas rentrée. Talon ne se posa pas de questions et ouvrit la porte. Il pénétra dans le domicile obscurcit et monta directement en direction de la chambre où il avait posé ses affaires en début de journée. Il retrouva alors son sac mais frémit suite à l'obscurité ambiante. Il prit alors le soin d'allumer une bougie posée sur une petite table et s'en empara avant de prendre son sac et de descendre en direction du salon. Il posa la bougie sur la table et ouvrit son sac pour récupérer son journal, son pot d'encre et la plume éliminée dont il se servait pour écrire.
Ensuite, il entreprit d'écrire la suite des aventures horrifiques de la famille de Duncan, récit qu'il avait démarré dés son départ, durant le voyage.
Il attendrait donc le retour de la jeune femme pour s'excuser, même s'il ne savait toujours pas comment l'exprimer.
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Ven 19 Déc 2014 - 15:35

J'étais partit sans demander mon reste. Je laissais mes pas me porter au grès de mes pensées. Je n'étais pas franchement énervé, j'étais bien plus blessé, car comme d'habitude, quand les gens connaissaient mon don, on ne me jugeait plus que sur ce don, oubliant alors la personne derrière, celle qui subissait, celle qui devait gérer. Peut-être que certains appréciait ce genre de don, ce n'était pas mon cas en vérité, je le détestais plus sûrement que n'importe quel autre don. Je n'avais jamais voulu naître avec lui et si j'avais pu le repousser, l'arrêter, ne plus l'utiliser, je l'aurais fait depuis longtemps. Seulement ce genre de don marchait comme le poison, il s'insinuait dans nos chairs, faisait son petit bonhomme de chemin et finalement il s'installait vous empoisonnant la vie au fur et à mesure. Je le voyais comme ça. À cause de ce genre de don, je n'avais jamais pu réellement avoir de relation, sentir les sentiments des gens n'avait rien d'enviable, surtout quand vous ressentez que la seule chose qui anime l'autre partie est l'envie de vous avoir dans son lit et rien d'autre. Ce genre de sentiment, j'en sentais tous les jours et croyez-moi, ça n'avait rien d'agréable.

Par contre, je savais parfaitement que je n'aurais pas dû partir ainsi. Peut-être aurais-je dû lui expliquer ce que je ressentais, peut-être aurais-je dû lui exprimer clairement mes sentiments, cependant ces derniers temps, j'étais assez susceptible sur ça. Ce don j'avais en quelque sorte tenté de le réduire, mais je ne pouvais pas ne plus ressentir. Je pouvais me concentrer sur une personne au lieu d'une foule, mais ça revenait au même, je ressentais toujours les sentiments, et de plus en plus en vérité, comme si chaque fois que je maîtrisais mon don, je finissais par l'accentuer, le développer un peu plus que ce qui était nécessaire. Un soupir m'échappa alors que mon regard se posait autour de moi. Tant de personne autour de moi, tant de sentiments différent, aujourd'hui cela me vrillait les tempes. J'en avais assez, marre de tout ça, j'avais envie de tout laisser tomber. Partir dans un coin tranquille, un coin où il n'y aurait personne, où je serais seule au monde. Un coin qui me permettrait de tout reposer, autant mon esprit que mon cœur. Mais ce genre d'endroit n'existait pas.


« Bon sang, qu'est-ce que je recherche exactement ? »

Un murmure, une phrase pour moi-même, une phrase inutile mais qui me permettais d'évacuer un peu de pression. En gros s'était cela le problème, je ne savais pas trop ce que je voulais exactement. J'avais envie de partir, retourner à Varak pour faire mon boulot d'enquêtrice là-bas. Être près de mon oncle, ce père de substitution qui m'avait tant donné. Mais d'un autre côté, je n'avais pas réellement envie de m'en aller, je voulais rester ici dans ce coin où j'étais née, dans ce coin où j'avais subi une enfance exécrable mais où il me restait de bon souvenir. Hydrasil était ma ville non ? Je n'en étais plus certaines ces derniers temps et c'était aussi cela qui me rendait si susceptible pour tout. Je finis par relever la tête alors que je ralentissais, comme si j'étais à l'endroit que j'avais toujours désiré. Mes genoux plièrent sous moi et heurtèrent le sol, mes mains heurtèrent à leur tour ce sol froid et dur. Mon regard se posa alors sur ces pierres tombales. Mes parents. Les seuls qui me faisait resté ici. Cette maison, ces souvenirs que je tentais désespérément d'effacer. S'était pour eux que j'étais là. Une larme coula le long de ma joue et je l'essuyais doucement.

Depuis quand ? Depuis quand n'étais-je pas venu ici ? Depuis quand n'avais-je pas pleurer ? Cela faisait tant d'année, tant d'année inutile où je ne me posais pas les bonnes questions. Tant d'années que je fuyais sans réellement m'en rendre compte. Comment avais-je pu être aussi aveugle. C'est à ce moment-là que je commençais à me rendre compte que j'allais devoir faire des excuses. Je n'étais pas très doué pour parler parce que je fuyais toujours tout le monde, mais je ne pouvais pas décemment laisser cette situation perdurer. Je remerciais alors mes pas de m'avoir mener ici et puis je me dirigeais tranquillement vers la maison. Il ne me fallut pas plus de vingts minutes et finalement je rentrais directement sans toquer à la porte sans rien. Koonie sauta alors de mon épaule pour se poser sur la table et s'approcher de Talon qui était visiblement en train d'écrire. Je ne lui laissais pas le temps de parler ou de lever la tête, je devais prendre la parole en première.


« Je suis navré... d'être partit ainsi. Cependant même si j'aurais pu vous le dire plus tôt, je ne pense pas que cela vous aurez plus plus. Je n'aime pas ce don et je ne l'aimerais jamais. Ça ne me plaît pas plus que vous de ressentir les sentiments de toutes les personnes m'entourant sans jamais y mettre fin, mais une chose est certaine....je ne supporte pas qu'on me juge sur mon don au lieu de me juger sur ma personne dés qu'on connaît cette particularité. Je répondrais à toutes les questions que je jugerez utile, mais j'aimerais réellement qu'on évite de me juger parce que je suis empathe et qu'on me juge plutôt parce que je suis humaine. »

Je n'étais pas certaine d'être claire, mais je repris sans plus attendre.

« Tu es toujours libre de rester ici et d'apprendre, mais si tu ne veux plus, je ne te retiens pas. Je refuse d'obliger qui que ce soit à rester avec quelqu'un dont il a peur ou tout autre sentiment de ce genre. »

Je finis par me taire, de toute façon je n'avais rien d'autre à dire. Ça ne plaisait généralement pas quand je faisais ce genre de discours et tous ceux qui y avaient eu le droit était partit, je me demandais bien comment lui allait réagir.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Sam 20 Déc 2014 - 10:26

Talon avait interrompu son écriture dés l'arrivée de Eliaë. Elle entra brusquement sans faire de manière. S'était chez elle après tout et le jeune homme s'en accommodais plutôt bien pour l'instant. L'histoire de Duncan avançait plutôt bien. Il y avait certains soirs où Talon était particulièrement inspiré et parvenait à écrire plus d'une dizaine de pages sans éprouver la moindre difficulté. D'autres fois, il avançait à tâtons. Il n'était pas le genre de personnes qui avaient une idée très précise de l'histoire en elle-même mais il savait dans quelle direction il fallait la diriger et il en était de même pour les tenants et aboutissements de l'intrigue. Cependant, le chemin emprunté était toujours inconnu et il avançait au gré de son inspiration. Ce soir-là, il s'était retrouvé bloqué car il hésitait entre un récit horrifique tragique ou quelque chose de plus léger. Malheureusement, les événements de la journée l'avait coupé dans son élan précédent et il ne parvenait plus à mettre ses idées en place, plusieurs boulettes de parchemins jonchaient à présent sur le sol d'une manière criminelle.

Talon s'était apprêté à s'excuser, cependant l'Enquêtrice avait parlée avant même qu'il puisse ouvrir la bouche, ce qui lui sauva la vie en quelque sorte car il ne savait vraiment pas ce qu'il devait dire.  


« Je suis navrée... d'être partie ainsi. Cependant même si j'avais pu vous le dire plus tôt, je ne pense pas que cela vous aurait plus plu. Je n'aime pas ce don et je ne l'aimerai jamais. Ça ne me plaît pas plus que vous de ressentir les sentiments de toutes les personnes m'entourant sans jamais y mettre fin, mais une chose est certaine....je ne supporte pas qu'on me juge sur mon don au lieu de me juger sur ma personne dés qu'on connaît cette particularité. Je répondrai à toutes les questions que je jugerai utiles, mais j'aimerais réellement qu'on évite de me juger parce que je suis empathe et qu'on me juge plutôt parce que je suis humaine. »

Est-ce que Talon avait porté un jugement trop hâtif sur ce don d'Empathie ? Talon n'en était plus sûr, ne parvenant pas à se remémorer l'exactitude des interrogations qu'il lui avait portées quelques heures auparavant. Cependant, il était certain qu'il n'avait pas voulu agir ainsi, il ne maitrisait pas parfaitement son indélicatesse caractéristique, relative à son immense curiosité pour le monde qui l'entourait. Viktor lui aurait dit qu'il ressemblait énormément à son père, Siban pouvant devenir parfaitement insupportable lorsqu'il ne parvenait pas à tarir sa curiosité, s'emballant pour un prétexte ou un autre et refusant de laisser la personne qu'il interrogeait si elle ne répondait pas aux questions de l'érudit. Un trait de famille donc que Talon allait devoir apprendre à maitriser, surtout si il voulait être enquêteur.

« Tu es toujours libre de rester ici et d'apprendre, mais si tu ne veux plus, je ne te retiens pas. Je refuse d'obliger qui que ce soit à rester avec quelqu'un dont il a peur ou tout autre sentiment de ce genre. » Reprit-elle une nouvelle fois avant que Talon ne puisse ouvrir la bouche.

Il y avait quelque chose qui l'interpellait chez elle, Eliaë jonglait plutôt souvent entre le "vouvoiement" et le "tutoiement" lorsqu'elle s'adressait à Talon et ce dernier ne parvenait à comprendre la cause de ce tic parolier. Le faisait-elle lorsqu'elle était contrariée ou autre ? L'ancien apprenti forgeron ne parvenait pas à le déceler mais cela avait pour but de le déstabiliser plutôt souvent. Il rassembla ses idées et se mit à parler sachant très bien ce qu'il allait dire, en ce moment précis.


« Ecoute, sache que jamais ne j'ai voulu te juger. Si c'est le cas, ce n'était pas mon intention et j'en suis vraiment désolé si tu as été vexée. »

Il ferma le résultat de ses écrits d'un geste ample de la main et se leva, reprenant alors le fil de la discussion.

« Dans tout les cas, il est hors de question que je retourne à Simpliste. Je n'attendais qu'une occasion pour partir et c'est grâce à toi que j'ai enfin l'opportunité de ... Vivre ? Je passais mes journées à marteller le métal dans une forge où brûlait une chaleur que l'on ne devrait trouver que dans l'Outre-Monde or j'aspirais à d'autres desseins concernant mon avenir.   »

Il fit une pause se demandant si ce qu'il disait n'était pas trop ... Théâtrale en cette circonstance. Pourtant il avait l'impression que ce qu'il disait devait être dit et pas couché sur papier dans un journal que lui seul lirait.

« Si tu acceptes encore ma présence malgré ce que j'ai dis toute-à-l'heure, je serai vraiment honoré que tu me formes et que l'on parvienne à faire quelque chose, tout les deux, dans ton domaine d'expertise. Dans le cas contraire, mes affaires sont prêtes et j'irai découvrir le monde de mon côté, avec nulles autres bagages que ce que je porte sur le dos et mon envie de voyager.   »

Voilà, sa décision était prise. Malgré la gêne occasionnée par l'existence de son Don, Talon pouvait parfaitement comprendre le calvaire qu'elle devait vivre chaque jour et si ce dernier s'était montré sans gênes face à cela, il en était parfaitement désolé et il tenterait alors de raviser sa curiosité et d'éviter de parler de son Empathie. Si les Dieux jugeaient bon de transmettre ce genre de talents aux Hommes, il devait bien y avoir une raison. Peut être qu'Eliaë avait quelque chose à faire de tout ceci, Talon sachant parfaitement de par ses études des quantiques historique que le monde ne s'était pas fait par une suite de coïncidences. L'on fabrique sa destinée de par ses actes.
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Mer 24 Déc 2014 - 4:05

J'avais dit ce que j'avais a dire, maintenant allait venir ce qu'il avait lui à dire aussi. Sa première phrase fit tilt dans mon cerveau et je ne pus répliquer que doucement.

« Personne ne cherche jamais à juger et pourtant tout le monde le fait. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être vexé, ça me blesse plus qu'autre chose. Parce qu'au delà de ce don, il y a moi et généralement tout le monde s'arrête à ce don quand je leur en parle. Demande-toi ce que tu aurais fait si je t'en avais parlé plus tôt ? Aurais-tu finalement décidé de me suivre ? Ou serais-tu rester à Simpliste par peur de ce que je pourrais faire ou de ce que je pouvais ressentir ? »

Une question sur laquelle il devait méditer. Tout le monde voulait constamment savoir ce que j'étais capable de faire, ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire et surtout, tout le monde me demandait toujours si je pouvais ne pas ressentir, mais personne ne savait la torture que s'était de toujours ressentir les sentiments des autres. Dans la foule, je n'arrivais même plus à distinguer mes sentiments des autres par moment. Il y avait des moment où je me sentais ému parce que l'autre en face de moi l'était. Des moments ou je pleurais parce qu'un autre avait envie de pleurer. Contrairement à ce qu'il pensait, le plus dur n'était pas pour eux, mais bien pour moi. Parce que eux savaient d'où venait ces sentiments, mais moi ce n'était pas mon cas. Je ne faisais que subir encore et toujours, comme si tout était normal. Personne ne s'en rendait compte, mais souffrir était en quelque sorte une façon de vivre pour moi, je m'adaptais. Je me souvenais encore de cette jeune Aasimar qui m'avait dit que ça devait être merveilleux de ressentir le bonheur, sauf qu'elle ne comprenait pas réellement. Que ce soit du bonheur ou autre chose, les sentiments lorsque ce n'était pas les siens étaient toujours dérangeant et peu agréable.

Je sortis de mes réflexions morbide pour finalement écouter a suite de ce qu'il avait à dire. Cela me fit sourire un instant, j'avais eu les même réflexions à un moment. Au départ j'avais eu envie de rester de vivre avec mon oncle pour l'aider en tant que forgeron, je connaissais les bases, il ne m'aurait fallut qu'apprendre le reste, la patience de rester devant un fourneau, de marteler le fer, de lui donner la forme qu'il devait prendre. Cependant ce n'était pas mon genre. Je ne supportais pas réellement de rester toute la journée dans un seul et unique endroit et puis pour être honnête je devais bien avouer que j'avais eu envie de retourner là ou j'étais née. Cependant ce n'était pas ça qui m'avait donné envie de devenir enquêtrice. Je me souvenais alors de cette rencontre avec l'Éladrine, celle que Eilor avait soigné. C'était elle qui m'avait donné envie d'aider les autres, je lui avait dit que je deviendrais comme elle et finalement je l'étais un peu devenue. Je finis par écouter tranquillement la suite lorsqu'il reprit la parole.


« Écoute, je suis un peu susceptible sur le sujet de ce don qui n'en est pas vraiment un pour moi, mais je ne compte pas de chasser. Je suis contente de pouvoir enseigner ce domaine à quelqu'un parce qu'en vérité, je suis la seule à Hydrasil, les autres sont seulement des mercenaires et donc ce n'est pas si facile que cela d'être sur tous les front. J'ai voulu devenir enquêtrice après ma rencontre avec une Eladrine, pour m'occuper des gens dans le besoin ceux qui ne pouvait pas se défendre et je dois avouer que j'ai eu énormément de doute au départ. »

Je soupirais doucement en sortant un carnet de l'armoire derrière lui.

« J'ai consigné là-dedans toute la galère que ça a été pour moi de devenir celle que je suis aujourd'hui et crois-moi ça n'avait rien de simple. Je pense qu'à nous deux on pourrait réellement faire du bon travail, donc si tu arrive à passer outre ma particularité, je pense qu'il n'y a pas de souci pour que je t'enseigne tout ce que je sais pour que tu puisse toi aussi découvrir le monde d'une façon différente en aidant les autres autour de toi. Tu en pense quoi ? »

Je pensais déjà connaître sa réponse, mais bon, au moins je serais certaines.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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Talon Dunham
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Ven 26 Déc 2014 - 4:58

Elle n'avait pas tord. Qu'aurait fait Talon si la jeune femme lui avait annone dés le début qu'elle était empathe ? Déjà qu'il avait été réticent à l'idée de quitter Simpliste et de tout abandonner pour vivre à la capitale avec une personne qu'il venait juste de rencontrer, qu'est-ce que cela aurait donné si elle lui avait dit dés le début ? Il serait étonné qu'il aurait accepté aussi facilement, même si l'idée de quitter son quotidien rébarbatif l'aurait profondément séduit.
Quoi qu'il en soit Eliaë c'était livrée à Talon, lui racontant ce qu'elle ressentait. Dés lors, l'ancien forgeron de Simpliste ressentit un élan de sympathie le gagner à propos d'Eliaë. Ce qu'elle devait vivre quotidiennement devait s'apparenter à une excursion de quelques mètres dans l'Outre-Monde. Vivre avec un tel don devait être un véritable calvaire tant l'on se faisait assaillir par les sentiments de gens que l'on ne connaissait pas. Il se promit à l'avenir d'éviter ce sujet de conversation sauf si la jeune femme le lançait, auquel cas il la respecterait et éviterait de la blesser. Il était vrai qu'il avait été prompt à la juger trop facilement, la voyant comme une sorte d'oracle possédant un don, désirant alors tout savoir à ce sujet. Son esprit était comme un énorme bibliothèque où la majorité des meubles étaient vides et poussiéreux. Talon s'amourachait alors dans la tâche de combler le moindre espace vide avec les connaissances qu'il pouvait glaner ici et là.  Il se promit intérieurement à éviter de laisser gambader sa curiosité, s’imaginant enchaîner un immense être de toutes les couleurs à l’intérieur de son esprit. Il n'allait pas être simple de la retenir.

A partir d'un moment, Eliaë se dirigea vers une armoire et en extirpa un carnet en cuir d'un geste lent. Talon y jeta un coup d’œil rapide avant de reporter son attention sur l'Enquêtrice qui venait de reprendre la parole


« J'ai consigné là-dedans toute la galère que ça a été pour moi de devenir celle que je suis aujourd'hui et crois-moi ça n'avait rien de simple. Je pense qu'à nous deux on pourrait réellement faire du bon travail, donc si tu arrive à passer outre ma particularité, je pense qu'il n'y a pas de souci pour que je t'enseigne tout ce que je sais pour que tu puisse toi aussi découvrir le monde d'une façon différente en aidant les autres autour de toi. Tu en pense quoi ? »

Un journal. Apparemment, elle et Talon partageait quelques points en commun notamment le besoin de vouloir consigner ses ressentiments, le scénario de leur vie, dans un journal. Eliaë l'avait sans doute vue remplir quelques lignes dans son propre journal, durant le voyage. Pourtant, il s'était attaché à l'idée de le lui cacher, étant plutôt gêné d'agir de la sorte. En général, peu de gens se livraient à un parchemin en vélin, consignant l'ensemble de leur vie au fil des pages. L'on prêtait surtout ce geste à l'érudition où de nombreux sages ne pouvaient s'empêcher d'écrire ce qu'ils vivaient, comme de petites histoires qu'ils conteraient à leur descendance. Talon ressentait plus cela comme quelque chose étant en accord avec sa passion pour les mots et l'écriture. Qui plus est, il était plus aisé de livrer ses craintes à un journal qu'à une personne faite de chair et de sang. 

« Je le pense aussi. Encore une fois, mon attention, bien que maladroite n'était pas de te blesser ou que que se soit. Ma curiosité me fait défaut et être ici est semblable à être comme un enfant à qui un père Chevalier confie sa première épée en bois. Je n'ai jamais rencontré qui que se soit sortant de ... L'ordinaire - si tu me permet cette expression - à Simpliste. Je ne suis qu'un paysan aimant beaucoup lire, ce qui décuple mon imagination. Même si je peu être peu courtois de temps en temps, c'est surtout à cause de mon inexpérience, sans autre but inavoué donc. »

Talon fit une pause, en profitant pour embrasser du regard la maison de l'Enquêtrice avant de s'arrêter quelques secondes vers une petite fenêtre d'où l'on pouvait entrapercevoir la rue où quelques badauds semblaient reprendre la route vers leurs habitations respectives.

« Je n'ai sûrement pas tout quitter pour faire machine arrière. Je reste ici, j'en pense donc être tout-à-fait partant pour suivre ton enseignement. » Dit-il avec un léger sourire
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Lun 29 Déc 2014 - 5:12

J'attendais une réponse et je l'eus sous forme de quelque chose de complet. Je ne pouvais le nier, j'avais envie de faire passer mes connaissances, cependant j'étais quelqu'un de très particulier, surtout que je me basais énormément sur ce don quand je faisais quelque chose, il allait falloir que je lui apprenne tout sans. Ça n'allait pas être simple, je le savais parfaitement, mais d'un autre côté dans la vie, rien n'était vraiment simple. Tout était compliqué et il suffisait d'un petit rien pour que plus rien ne soit à sa place. Dans ce travail, une seule erreur et plus rien n'allait, il fallait tout revoir, tout réapprendre, tout ré-entreprendre, mais avant je devais être claire avec lui.

« Ne t'en fais pas, j'ai tendance à être réellement susceptible sur ce don, surtout depuis que j'apprends à le gérer et que finalement je ressens bien mieux depuis que je comprends mon don et ça, ça ne me plaît pas forcément. Tout devient quelque peu compliqué, donc ce n'est pas de ta faute. »

Ce n'était réellement pas de sa faute. Je ne comprenais pas pourquoi ce don s'intensifiait alors que je cherchais seulement à le maîtriser un peu mieux. À être moins agressé par ces sentiments qui me percutaient constamment. J'avais eu envie de pouvoir fermer les vannes, comme lorsqu'on cherchait à juguler l'eau, seulement rien ne fonctionnait et j'avais pu remarquer que ça ne changeait pas grand chose, je ne pouvais que ressentir. Bon il n'était pas temps une fois encore de se morfondre dans ce genre de pensée. Hors de question de recommencer. Je pris donc le taureau par les cornes, décidant qu'il était temps que je pense à autre chose.

« Tu sais les personnes peu... ordinaire telle que moi, il y en a pas mal dans ce monde. Je suis même certaine qu'à Simpliste il pourrait y en avoir au moins une. C'est juste que généralement on évite de montrer qu'on est différent, ça vaut mieux pour chacun d'entre nous. Cependant on est pas là pour parler de ça n'est-ce pas ? »

Je souriais doucement. Ce n'est pas que cela me dérangeais au contraire, j'aimais bien parlé de ces dons qui traversaient le monde. J'avais rencontré de nombreuses personnes capable de faire des choses impressionnante et magnifique. Cependant je n'étais pas certaine que ça intéressait le jeune homme en face de moi. Enfin peut-être que si finalement, je ne savais pas trop. Cependant ce n'était pas vraiment mon genre de parler pour parler et je n'étais pas non plus du genre à déblatérer sur des dons possibles et impossibles. Enfin sauf si on me demandait mon avis. Je commençais sérieusement à défaillir et à laisser mon esprit imaginer de trop nombreuses choses pour le coup. Je finis par me secouer la tête et le regarder doucement.

« Et vous avez-vous un don comme un autre ? Avez-vous une prédispostion pour la magie ? Un quelconque savoir pour le combat ? Cela me permettrait de savoir ou nous pourrons commencer et surtout par quoi. »

J'attendais tranquillement une réponse et à partir de cette réponse je verrais pour lui apprendre ce que je savais. Le plus compliqué serait les combats à plusieurs personnes, j'avais souvent tendance à me servir de ma magie électrique pour neutraliser mes ennemis avant d'utiliser mes armes. Il allait falloir que je trouve une méthode particulière pour tout lui apprendre s'il n'avait pas de prédisposition magique, mais ce n'était pas grave, il ne s'agirait que d'un challenge de plus.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Sam 3 Jan 2015 - 7:32

Hors Rôle Play:
 

Talon contemplait désormais le sol à la recherche d'une réponse satisfaisante à transmettre à Eliaë. Il était clair que le jeune homme n'était guère une personne extraordinaire, ayant vécu une vie parfaitement simple depuis sa naissance. Ses journées n'étaient pas plus passionnante car il les passait dans une véritable fournaise, à battre fer et métal dans le but d'en faire des ustensiles de cuisine ou - plus rarement - des armes de parades. Après une journée entière de dure labeur, il rentrait chez lui et passait le reste de la soirée à lire ou écrire avant d'aller se coucher pour entamer une nouvelle journée de la sorte.

Il aurait été encore moins agréable de passer son temps aux fermes, comme son père le désirait au premier abord. Ne désirant pas que son fils devienne un artisan, lui préférant une vie de labeur dans les champs. Talon n'aimait pas du tout que l'on dirige son existence de telle manière, malheureusement il était dans les mœurs sociales d'agir de la sorte. Il n'avait point son mot à dire et il s'était permis une véritable transgression dans le fait de quitter Simpliste et de vivre une carrière d'enquêteur à Hydrasil. Était-ce pour ceci que sa mère l'avait nié durant son départ ? C'était plus que plausible, Talon l'ayant sans nul doute énormément déçu. Quand bien même, il était assure mature et âgé pour choisir sa propre destinée, fut telle guidée par une quelconque divinité. Et puis, il ne se voyait pas du tout travailler dans les champs, à courir après du bétail et à passer ses journées à remplir des charrettes de fumier.


Il releva ensuite la tête pour s'adresser à la jeune femme qui patientait dans l'attente d'une réponse.

« Non,quoi que je considère l'écriture comme un véritable don. Comme je vous l'ai dis dans l'auberge à Simpliste, au niveau du combat je n'ai que quelques connaissances basiques, celles qu'un enfant peut acquérir à force de combattre ses camarades de jeu. En bref, évitez de compter sur moi si l'on se retrouve face à face avec une armée de cadavres.Dit-il avec un petit sourire teinté d'une rougeur de gêne sur le visage

Cela lui semblait satisfaisant comme réponse. Il était vrai que Talon avait été comme les autres enfants, il y a de cela quelques années. Il se remémorait sa petite enfance, qu'il passait en compagnie de la même bande d'enfants, à jouer aux Chevaliers dans les rues de Simpliste jusqu'à ce que le soleil se couche. Par après, s'était tout de même musclé grâce au travail chez Deron. A force d'utiliser un marteau aussi lourd qu'une barrique de vin, il s'était taillé une belle paire de bras. Cependant, il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de se battre par le passé peut-être se débrouillait-il. Ou pas.

« Enfin, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de me battre, je dois dire. Simpliste n'est que très rarement la cible de bandits. » Balbutia-t-il pour se rattraper. Il faillit ajouter "De toute façon, je ne sors jamais du village" mais se retint à temps. Il avait déjà l'air assez misérable comparé à elle pour s'enfoncer encore plus.
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Jeu 8 Jan 2015 - 3:16

HRP:
 
L'apprentissage allait être plus complexe pour lui que ce n'était pour moi. Parce que même si je devais avouer que le combat n'avait plus réellement de secret pour moi (enfin en ce qui concernait la maîtrise de mes cimeterres) je devais aussi avouer que je me basais énormément sur mes ''dons'' pour me défaire de certaines situations. Ma maîtrise de la foudre m'était très utile et je ne pouvais nier que dans ce genre de problèmes... mon empathie me permettait d'anticiper les arrivées de ceux qui avait décidé de s'en prendre à moi. Je réfléchissais alors au conséquence que cela allait engendrer. Il allait devoir apprendre vite, et être très fort pour ne pas avoir trop de problème ou trop de blessures. Je me souvins alors de toutes ces cicatrices que j'avais sur le corps... et dire que les trois quarts d'entre elle n'était pas du tout à cause de mon travail d'enquêtrice, j'espérais que lui aussi n'aurait que peu de cicatrices de ce côté là. Par contre son don pour la forge pourrait probablement être utile en cas de besoin. On avait toujours besoin de certaines connaissances dans ce genre de métier.

« D'accord. Par contre je vais devoir t'entraîner plus durement que je ne me suis entraîné. Parce qu'entre mon empathie et la foudre que je maîtrise à un certains degrés, je me sers énormément de ces dons. Il va falloir affûter tes sens et les travailler de tel sorte à ce que tu puisse anticiper certains mouvements. Il va aussi falloir développer énormément on esprit d'analyse pour que tu puisse voir les petits détails rapidement. Cela te permettra aussi de mieux gérer tes combats. En tout cas, tu vas avoir plus de travail que je n'en ais eu. »

Je souris doucement. Étrangement je me disais que s'il apprenait vite, il n'aurait pas tant de travail que cela le problème viendrait plutôt de l'utilisation de ses sens. Il allait devoir s'en servir bien plus qu'une personne ordinaire. Ce métier requérait certaines prédisposition si je pouvais dire ainsi. On pouvait toutes les acquérir mais il fallait seulement s'en donner les moyens. Je me souvenais encore de mes début laborieux, même mon empathie et ma science du combat ne m'avait pas franchement aidé. La seule qui m'avait sauvé la mise était la foudre, ma capacité a paralyser mes ennemis durant quelques secondes. Cela me permettait de me débattre qu'avec un seul d'entre eux à la fois. Je soupirais doucement et puis reprit tranquillement la parole.

« Il existe plusieurs choses qu'un enquêteur se doit de savoir. Il existe aussi plusieurs règles en quelques sortes qu'un enquêteur doit suivre je vais te les dires.

Règles numéro 1 : il faut rester le plus discret possible. Si tu peux passer par la porte de derrière au lieu de celle de devant alors passe par la porte de derrière. Ne pas se voir, ne pas être vu, tout cela te permettra de ramener des informations sans que personne n'ait jamais vu ton visage et donc tu peux rester à moitié incognito. On ne l'est jamais totalement.

Règle numéro 2 : Il faut toujours éviter les combats si cela est possible. Tu auras toujours un combat à effectuer, que ce soit physique ou mental, alors il faut toujours se préservé. Si tu peux éviter le combat, alors évite le. Si tu ne le peux pas eh bien combat.

Règle numéro 3 : Ne jamais se reposer sur ses acquis. Tu auras toujours des gens plus fort, plus malin, plus rusé. C'est pour cela qu'il faut absolument apprendre en même temps qu'eux. Le plus gros atout d'un enquêteur c'est sa capacité à apprendre des autres pour réutiliser ce savoir à son avantage.

Règle numéro 4 : Tout doit être consigné. Que ce soit ce qu'on te dit, que ce soit ce qu'on, que ce soit des observations que tu fais, même si tu trouve cela non pertinent et inutile. Tu te dois de tout consigner. Parce qu'en vérité rien n'est inutile.

Règle numéro 5 : Toujours être à l'écoute de tout. Parfois on se dit que certaines choses sont inutiles et finalement au bout de l'enquête on remarque qu'en fait si on avait écouté tout le monde et en détail, on aurait pas mis autant de temps. On dit toujours le temps s'est de l'argent mais dans notre métier, le temps est plutôt une denrée rare. On a jamais assez de temps pour tout comprendre pour tout apprendre. On a jamais assez de temps pour faire correctement notre métier. Il faut être à l'écoute de tout, pour tout comprendre et pour cela on a toujours besoin de temps. Parfois tu passeras tes journées a attendre une malheureuse information, mais c'est cette attente qui fera que tu pourras faire un bon travail et fournir des explications détailler aux clients. »


Je finis par me taire lui laissant le temps d'imprégner cela. Ces règles étaient les miennes bien entendu, ce que j'avais pu voir durant ma vie, ce que j'avais pu tester. Au départ je voulais être rapide et finalement j'avais loupé des tonnes d'informations qui m'auraient permis de faire mon travail bien mieux que ce qui avait été fait d'origine. Je m'en étais voulu alors j'avais établit ce genre de règle dans ma tête. Ne jamais en déroger s'était ce que je m'étais dit et aujourd'hui j'avais une certaine réputation, même si dans un sens, je préférais largement rester anonyme, ça m'allait parfaitement.

« Par contre il y a une chose dans ce métier à ne jamais négliger en plus des règles : les informateurs. Il faut que tu trouver des personnes en qui tu peux avoir confiance. Ils seront tes yeux et tes oreilles et te permettront d'acquérir des informations que tu n'aurais jamais pu avoir sans leur aide. Certains te demanderont un paiement particulier, d'autres autre chose, tout dépend de ce qu'ils ont besoin. Il ne faut jamais hésiter à leur rendre service, sauf quand il s'agit de meurtre ou d'espionnage trop particulier. Moi par exemple j'ai un informateur que je ne paye pas en argent, il préfère en fait la nourriture que je cuisine. Donc je le paye en biscuit ou autre chose. Chacun te demandera quelque chose en particulier suivant leur besoin et leu gourmandise pour la plupart. Il faut aussi voir dans tes moyens. Certains tenteront de te berner d'autre pas. Il faudra établir une confiance mutuelle pour que cela fonctionne entre vous. Donc ne pas choisir ses informateurs n'importe comment. »

Je souris une nouvelle fois depuis le début. Ça devait lui faire beaucoup d'information d'un seul coup, je me demandais si cela allait pour lui.

« Est-ce que ça va ? Ça fait beaucoup d'information a ingurgiter je sais bien mais de toute façon on travaillera tout ça dans les jours, semaines, mois à venir donc ne t'en fais pas si tu ne retiens pas tout de suite. »

Je souriais doucement, d'un sourire bienveillant et puis finalement je finis par reprendre la parole.

« Bon je pense que pour aujourd'hui ça ira. Si tu veux on commencera tout demain. Là je vais faire à manger. Tu prendre n'importe quelle chambre dans la maison. Pose tes affaires et fais comme chez toi. »

Je me levais tranquillement et partit pour la cuisine. Cuisiner avait le don de me calmer, de me faire réfléchir, de me permettre de réfléchir sur ce que j'allais faire demain pour lui. En espérant pour le coup qu'une affaire ne tomberait pas. Car même si cela lui permettrait de faire ses premières armes, je doutais que ce soit si facile. Enfin demain serait un autre jour et nous verrons bien ce qu'il nous réservera.


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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Lun 12 Jan 2015 - 13:42

Talon était resté immobile tandis qu'il avait écouté la jeune femme qui allait s'occuper de sa formation dans les mois, voir les années à venir énumérer les différentes règles de la profession. La petite boule qui l'avait accompagnée depuis son départ de Simpliste s'était, petit à petit, étioler laissant la place à une excitation grandissante. Cette fois-ci, sa vie allait prendre un tout nouveau chemin. Peut-être était-il sinueux et semé d’embûches, semblables à d'immenses rochers nécessitant une force qui n'était pas encore acquise pour pouvoir être déplacé. Cette force il désirait l'avoir et il allait tout faire pour, durant les années où il serait formé. De toute façon, il ne retournerait pas dans son village natale sans une bonne nouvelle. De l'ordre de celle qui voulait dire : "Ca y est, j'ai enfin trouvé de quoi me combler et me satisfaire personnellement et financièrement". Dans le cas contraire, cela signifierait qu'il allait devoir faire face à ce nouvel échec et il finirait sans doute sa vie dans la forge de Deron, ce qui n'était absolument pas une perspective de carrière réjouissante pour lui, malgré l'immense sympathie qu'il éprouvait pour le forgeron.

Elle se mit ensuite de lui parler du comportement q'un enquêteur devait adopté. Toujours être discret, éviter le combat lorsque s'était possible et être en constante autodidaxie pour éviter les retournements de situation qui auraient pu être évité si il connaissait telle ou telle chose.  De ce qu'il retenait pour l'instant était adéquat à l'image qu'il pouvait se faire de la profession d'enquêteur. Il avait recensement lu une conte où était évoqué l'existence d'un Ordre mystique destiné à l'information et à l’espionnage, pour le compte d'un Roy. Les Enquêteurs ne semblaient guère différent, agissant dans le cadre de contrat avec une extrême parcimonie. Talon allait devoir s'amouracher dans l'idée de l’acquérir. Il savait que cela allait être très compliqué, cependant il ne désirait pas faire faux bonds.

Elle évoqua ensuite les réseaux d'informateurs. Cela risquait d'être un peu plus complexe car il allait devoir trouver une personne digne de confiance qui possédait son lot d'information et donc un sens aigu de la curiosité. Il ne savait pas du tout comment il allait devoir procédé mais s'abstint de le dire. Peut-être lui expliquerait-elle plus tard.


« Est-ce que ça va ? Ça fait beaucoup d'information a ingurgiter je sais bien mais de toute façon on travaillera tout ça dans les jours, semaines, mois à venir donc ne t'en fais pas si tu ne retiens pas tout de suite. » Elle fit une courte pause sans laisser le temps à Talon d'ouvrir la bouche et reprit, presque immédiatement. «Bon je pense que pour aujourd'hui ça ira. Si tu veux on commencera tout demain. Là je vais faire à manger. Tu peu prendre n'importe quelle chambre dans la maison. Pose tes affaires et fais comme chez toi. »

Talon la remercia vivement avec un sourire et il l'observa tandis qu'elle fit marche arrière en direction de la cuisine, dans l'intention de préparer à manger. Le jeune homme voulu lui proposer son aide mais connaissant ses piètres compétences en matière de cuisine, il préféra s'abstenir pour éviter de massacrer un repas. Il s'empara alors de ses écrits et se dirigea vers l'escalier avant de se retrouver à l'étage. Il se dirigea ensuite vers la seule chambre inoccupée où il avait ranger ses affaires quelques heures plus tôt. Il posa délicatement ses écrits sur le lit deux-places, qui semblait réellement confortable, et s'accroupit juste devant ses affaires dans l'objectif d'ouvrir sa besace et d'y extirper son maigre contenant.  

Il ne lui fallut guère plus d'une dizaine de minutes avant qu'il ne soit parfaitement installé. Il en profita dés lors pour observer la pièce qui allait être son "chez lui" dans les années à venir. S'y sentirait-il bien ? Il ne désirait pas incommoder Eliaë plus que nécessaire et avait pour objectif d'avoir son propre pied-à-terre une fois qu'il aurait une certaine sécurité financière. Cependant, il n'était guère naïf. Il savait très bien que le prix de l'immobilier était horriblement excessif ici. L'on ne l'appelait pas la Cité d'Argent pour rien. A voir donc, à réfléchir. En attendant il était sûr qu'il serait parfaitement à ses aises ici et tentera, dés lors, de ne pas trop gêner Eliaë dans son quotidien.

Soupirant intérieurement, il redescendit en direction du salon et s'arrêta quelques instants pour jeter un rapide coup d’œil dans le couloir, repérant par la même occasion les latrines. Par les Dieux, chez lui il s'agissait d'un petit cabanon lugubre situé à l’extérieur, à l'extrême bout du "jardin". Il fallait d'ailleurs vider le ... Il se détourna de ses pensées, enfin heureux de jouir de ce petit confort et descendit les escaliers quatre à quatre.



« Je suis disponible pour t'aider si il faut. Cependant je dois te prévenir, je ne réussi que les bouillons ! Dit-il avec un large sourire, une fois qu'il fut parvenu à la hauteur de la cuisine.

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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Ven 16 Jan 2015 - 3:58

J'étais dans la cuisine tranquillement à regarder ce que j'allais cuisiner. Ces derniers temps, j'avais tendance à ne pas trop manger, comme si quelque chose n'allait pas. Peut-être s'était-il agit de cela ? Non je ne pensais pas. J'étais surtout contrarié par plein de chose. Ces enquêtes que je n'arrivais pas à terminé par manque de preuve, ces types qui semblaient me chercher un peu trop souvent. J'avais eu du mal à m'en défaire à bien y penser lorsque je repensais au dernières personnes que j'avais rencontrés. Peut-être était-ce de leur fait ? En fait je n'en savais rien du tout. Je finis par prendre les légumes et commencé à les coupé en petits morceaux. J'avais dans l'idée de faire une belle et grande salade. Je ne mangeais pas trop le soir mais peut-être que ça ne lui plairait pas. Je réfléchissais à ce que je pouvais faire d'autre. Et puis finalement je me souvins de cette viande en sauce. Je partis rapidement chez les boucher à côté acheter un bon morceau de bœuf et je revins tranquillement avant de pouvoir voir Talon redescendre.

J'étais d'ailleurs en train de couper mes légumes, le morceau de viande dans le plat. Heureusement que la maison était équipé d'un four, non seulement ça réchauffait la pièce, mais en plus ça permettait de faire des repas réellement agréable. Le feu allumé dans le four, je finis de mettre quelques légumes dedans et je mets le tout à chauffer. Maintenant, il était temps de passer au reste. Ce qui voulait dire, le dessert, j'avais dans l'idée de faire une tare au pomme. Mais pour cela il fallait que je fasse la pâte et qu'ensuite je m'occupe de couper les pommes en lamelle et aussi de faire la compote qui liera la pâte et les pommes. Je me demande si je n'en fais pas de trop sachant qu'en plus j'ai encore légume et féculent à choisir et faire cuir. C'est à ce moment qu'arrive Talon, visiblement plein d'effervescence. Sa demande me fait sourire et je ne peux m'empêcher alors de lui demander de l'aide.


« Normalement j'aurais rien demandé mais pour ce premier repas, comme on est un peu en retard, je pense que tu pourrais m'aider. »

Je lui tends les pommes.

« Tu pourrais me les éplucher et les couper en lamelle s'il te plaît ? »

Je repars ensuite et prépare ma pâte, en oubliant surtout pas d'arroser le rôti de temps en temps. Une fois la pâte faite, je la met dans un moule et fait la compote que je dépose ensuite dessus. Les pommes ne se font pas tarder et je les dépose en rosace sur la compote pour finir par un peu de cannelle dessus et un peu d'anis. Je pose le tout à côté du four et entame mes légumes et mes pommes de terre que je coupe en petit dés. L'idée c'est de les faire revenir dans l'huile sur le feu. Une fois le tout fait, je m'empresse de tout mettre sur le feu et le tout commence à cuire. Je tends alors les couverts et les verres à Talon.

« Tu n'as jamais eu à cuisiner je suppose ? Moi, mon oncle n'était pas très doué alors j'ai rapidement appris. Je ne voulais pas être un poids pour lui. Donc dés toute petite j'ai trouvé quelqu'un pour m'apprendre. Et puis ça me détend de cuisiner. Nos journées ne sont pas toujours très agréable, ça me permet de me vider l'esprit. »

Je lui tends ensuite une cruche d'eau que j'avais rempli pour la mettre sur la table. J'espérais qu'il ne buvait pas d'alcool parce que personnellement je n'en avait pas chez moi.

« Je n'ai que de l'eau. Par contre, si tu veux sortir le soir, il y a la taverne non loin de là. Ils servent de bon truc et le tavernier est un ami en quelque sorte. »

En gros je lui rendais des services et il en faisait autant avec moi. Rien de bien glorieux, ni de bien compliqué, mais je n'étais pas certaine qu'on pouvait alors parler d'amitié. Je lâchais mes pensées pour aller voir la viande qui était finalement cuite. Je la sortis du four en y mettant la tarte et je commençais à servir les assiettes. Un coup d’œil au légume m'apprit qu'ils étaient prêt eux aussi. Je servit donc le tout dans les assiettes, avec bien entendu de la sauce et puis j'apportais le tout à table.

« J'espère que ça te plairait, d'origine je ne mange que des salades le soir, mais comme je ne savais pas ce que tu préférais j'ai fait ça. Et puis par les temps qui court du chaud ça ne fait pas de mal. »

Je souriais doucement en m'asseyant et commençant mon assiette. J'aimais beaucoup la viande en sauce, ça me rappelait mon enfance à Varak.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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MessageSujet: Re: Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)   Aujourd'hui à 7:49

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Une vie nouvelle s'ouvre à toi (PV Talon)

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