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 Sur le chemin poussiéreux

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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Sur le chemin poussiéreux   Sam 6 Déc 2014 - 15:20

Les sabots argentés du cheval brun agitaient la terre de ses foulées.
Et ayant quitté RagePierre, lui et son cavalier masqué embrassèrent le chemin de poussières. Tenant fermement les brides de sa fière monture du nom de Brume, Khalän assiégea son esprit, annihilant toute amertume. Il se voulait d'y croire, de songer à la facilité et d'étreindre celle-ci de fierté. Mais comment être fier de parcourir le monde pour y stopper les battements de cœur de certains ? Seule anomalie à son destin.

Fermant ainsi les yeux à cette question lui semblant absurde car déroutante et pleines de vérités, il tint plus fermement encore les cordes de la bête agitée. Et esquivant ainsi les nuées de voyageurs se rendant en la Cité, le guerrier ne répondit plus à aucune de ses nombreuses questions et se focalisa sur son objectif premier.

Et le chemin continuait en direction du port et il savait qu'il devrait le quitter pour s'embarquer en un désert froid et boueux du nom de "Plaine Morte". Alors, ne se retournant guère pour apercevoir une dernière fois la superbe cité des nains, il fut interrompu par une jeune cavalière à la chevelure de feu le dépassant à vive allure, troublant ainsi Brume dans son ascension. Et le cheval de Khalän hennit puis stoppa net avant de faire basculer son cavalier par terre. Et tombant à plat ventre dans la poussière, Khalän se releva aussitôt, une douleur au ventre. Son visage se retourna en direction de la sauvageonne qui venait de perturber son voyage, puis un grognement se fit entendre devant lui. Il se retourna et aperçu une étrange créature, une chimère aux crocs acérés et au regard méprisant en direction du jeune homme. Elle ressemblait à un tigre vu de face, mais ses pattes étaient celles d'un lion alors que son corps, plus mince, semblait très agile.

Khalän sortit son poignard du fourreau, attaché à sa jambe, et le pointa en direction de la bête féroce. Il remarqua qu'il n'était pas seul et ordonna aux nains autour de lui de s'écarter, essayant bien mal de prouver qu'il avait le contrôle.

- Je la maîtrise ! Je la maîtrise ! hurla-t-il pour rassurer l'assemblée effrayée en pointant de sa lame le museau de la bête à quelques mètres.

Mais il en était bien loin et murmura quelques mots pour lui.

- Je ne maîtrise rien du tout...

Le jeune homme masqué inspecta le soi-disant félin, qui lui même semblait en vouloir à Khalän. Il avait de longues et grandes griffes et, rétractiles ou pas, elles étaient en sa direction. Et les crocs de la bête, qui grognait, alimentaient son inquiétude.
Que devait-il faire ?

L'animal avait la taille d'un grand chien, certes, mais il était hargneux et effrayait le jeune guerrier au poignard dentelé. Un combat avec la créature aurait sûrement menait le jeune homme à la victoire, mais il en aurait perdu beaucoup, peut-être même aurait-il était mortellement blessé. Il aurait été si stupide d'être blessé à jamais en cet instant même. Il fallait donc prendre la bonne décision.

Et la bête grogna de plus belle et Khalän, ne bougeant pas d'un centimètre, s'imposa à lui en lui hurlant dessus.

- VA-T'EN !

Mais que faisait donc une telle bête en un chemin si peuplé ?
Et au prix d'avoir l'air stupide, Khalän se mit à rugir comme un lion, essayant vainement de l'imiter, pour effrayer la bête qui ne bougea d'un pouce. Et Brume, sa fidèle monture, le regardait désappointé, et Khalän le remarqua et lui en fit vent.

- J'ai l'air idiot, n'est-ce pas ? Tu ne voudrais pas m'aider ? demanda Khalän à son cheval en exaspérant les autres passants du chemin qui se mirent à rire de la situation.

Et Khalän s'énerva qu'aucun d'eux ne lui soit reconnaissant alors qu'il essayait de les protéger. Ainsi, il s'approcha de la bête et la bête s'approcha de lui et les rires s'estompèrent devant ce spectacle ahurissant.

- Vous riez moins maintenant ! se dit Khalän énervé, comme à assouvir une vengeance qui lui couterait beaucoup par simple caprice.

Et par simple fierté, il fit quelques pas de plus en direction de la bête, pointa son poignard vers elle pour la dissuader de partir, ce qu'elle ne fit aucunement, au contraire. Et la créature chimérique s'approcha de l'homme masqué et l'homme fit de même.

Et la confrontation allait être violente, car tous deux ne voulaient être humiliés.



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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: Re: Sur le chemin poussiéreux   Dim 7 Déc 2014 - 7:33

Je regardais derrière moi un instant, perdu dans la contemplation de la cité, le temps de sortir. Jaston me faisait encore des grand signes et malgré moi, une larme coula le long de ma joue. Cela faisait tellement longtemps que j'avais passé un bon moment. Je ne vivais que pour cette vengeance que je ne lâchais pas. Jusqu'où je pouvais aller pour faire payer à mon frère ce qu'il avait fait ? Une question bien étrange pour moi qui cherchait essentiellement à venir en aide aux autres. Finalement nous abritons tous une bête sauvage au confins de notre âme et je crois que c'est cela qui me fait le plus peur en moi et pourtant... pourtant, je vis avec cela tous les jours et je lui laisse même libre court par moment. Il fallait réellement que j'arrête de m'autoflageller de la sorte, ce n'était pas cela qui allait m'aider à surmonter mes peurs. Je souris un instant et regarde une dernière fois Jaston avant de finalement démarrer en trombe dû au galop de Brok trop content de sortir de la ville et de pouvoir se défouler. Je rigole comme une idiote, Roca tente de suivre derrière mais ce n'est encore qu'un bébé.

« Eh Oh, Brok, stop, calme toi on aura bien le temps de galoper plus tard et puis tu oubli Roca. »

L'animal hennit et s'ébroue alors que je suis encore dessus. Je lui fait faire demi-tour pour me rendre compte que Roca a prit en chasse un individu, visiblement celui que j'ai dépassé à tout allure. Bon sang avec ça je n'ai pas remarqué que je l'avais fait tombé qu'elle gourde. Je lance de nouveau Brok au galop pour finalement arrivé près de Roca, je saute du cheval alors qu'il est encore au galop. Lui croit que je tombe et s'arrête, moi j'atterit entre l'homme et Roca, face à mon Issoka.

« Roca, il suffit. Tu ne dois pas faire cela. »

Je tente de converser avec elle parce que ce n'est pas dans sa nature de faire ce genre de chose. Je la regarde et le sort fait son effet, j'ai l'impression de la comprendre, ses grognements deviennent plus compréhensible pour moi, comme s'il formait des phrases. Je la regarde avec douceur et approche ma main de sa tête pour la flatter. Elle arrête de grogner devant ma tranquillité alors que l'homme pointe encore son arme sur elle et donc techniquement sur moi. Elle semble s'être apaisé. La route allait être longue et j'allais devoir lui apprendre de nombreuses choses dont la vie en société. Je pouvais comprendre ce qu'elle avait fait, mais probablement pas l'homme derrière moi. Une fois l'animal calmé, je portais mon regard sur l'homme en face de moi, un sourire sur les lèvres, mes yeux bleu-gris le fixant avec douceur.

« Veuillez baisser votre arme s'il vous plaît, elle ne vous voulait pas de mal, grogner c'est son mode de communication. Elle tentait de savoir si vous aviez besoin d'aide lorsque je vous ais fait tomber, seulement en sortant votre arme, vous l'avez effrayé. »

Je finis par me baisser dans une révérence profonde pour m'excuser de mon comportement. Sérieusement ce n'était pas digne de moi de faire ce genre de chose.

« Veuillez aussi m'excuser pour la façon dont j'ai déboulé. Cela fait pas mal de temps que mon cheval n'avait pas pu se défouler et je dois avouer que j'avais la tête ailleurs lorsqu'on a passé la porte, il s'est dit que s'était le bon moment pour partir à fond au galop. Pardonnez-moi. »

Je le regardais tranquillement, me demandant bien pourquoi il portait un masque de bois sur le visage, mais chacun avait ses problèmes. Derrière mon visage tranquille et serein se cachait quelqu'un de peureux, hargneux et désireux de mettre un terme à cette vengeance pour avoir une vie tranquille. Mais est-ce que j'allais pouvoir espérer une vie tranquille après ce genre d’événement ? Je ne savais pas trop, seule le temps me le dirais pour l'instant, je devais surtout aider l'homme que j'avais mis à terre.

« Puis-je vous aider d'une quelconque façon ? »

Ma voix était douce et tranquille. Mes cheveux attachés me donnaient généralement un air plus jeune, j'espérais qu'il ne me prendrait pas pour une gamine en manque de sensation parce que des sensations malheureusement pour moi ce n'était pas ce qu'il manquait dans ma vie. Je me relevais en lui tendant la main, toujours avec ce sourire. Ce sourire que j'avais gardé d'avant la tragédie. C'est la seule chose concrète qu'il me restait de mon enfance tranquille à GriffeRoche.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Sur les cendres brunes   Lun 8 Déc 2014 - 16:15

Et tandis que le jeune homme masqué tendait avec force le poignard vers la bête, s'en approchant inexorablement, la créature chimérique en fit de même, agacée d'être pointée ainsi d'une arme. Et les yeux s'entrecroisèrent, et les regards se harponnèrent, essayant tous deux d'effrayer l'autre de sa carrure mais aucun ne céda, au contraire. Et le combat aurait put s'éterniser ainsi si un cheval fougueux ne passa par là et qu'une jeune femme à la chevelure de feu sauta de celui-ci pour y flatter le sol d'une agilité déconcertante, remuant ainsi la poussière du chemin de ses longues bottes noires.

La poudre épaisse et brumeuse s'épaissit de plus en plus en direction du sol alors que Khalän, de son regard curieux, parcourut les moindres parcelles de ce corps d'humaine, remontant à ses genoux, où finissaient ses sombres bottes, et continua son ascension le long d'un pantalon noir collant à de longues jambes armées de dagues marquant une musculature fine et agile d'une guerrière intrépide. Et passant par le haut, sa veste verte foncée étreignait ses formes gracieuses, soutenues par un mauve chatoyant. Et le plus marquant, pour lui, furent ces flammes incendiant un doux visage d'où deux perles entremêlaient un ballet de couleurs, celui d'un océan taché de gris. Et ce regard s'amusait à tirailler le jeune homme presque hypnotisé.

Elle venait de se retourner après avoir calmé la bête de son toucher délicat, demandant de baisser les armes à ce combat n'ayant jamais commencé. Et sa voix embellit l'esprit du jeune guerrier qui s'exécuta sans condition, et la belle guerrière aux cheveux flamboyants fit une révérence pour s'excuser de sa maladresse.

- Non, ce n'est rien... je... je m'excuse également, je me suis vite emporté. dit-il un peu désappointé, s'en voulant quelque peu de cet embardée démesurée. Mais vous devriez le garder prés de vous, cet animal fait peur à tout le monde. reprit t-il par caprice en agrippant de son regard les yeux de l'animal qui le lui rendit tout autant.

Et il était sûr que ces deux là n'allaient certainement pas s'apprécier de si tôt, surtout après cette première approche. Mais soit, le conflit semblait fini, alors le jeune guerrier rengaina son regard assassin et la bête en fit de même, pour l'instant.

L'agile guerrière reprit la parole, essayant d'apaiser les maux et demanda à aider le jeune homme masqué en lui tendant la main. A cela, Khalän enlaça le poignée de la guerrière qui en fit de même et se remit sur pied avant d'être face à face avec elle. Elle, la jeune sauvageonne à la crinière de feu, agile et douce, certes, mais un visage qui pouvait en cacher un autre. Pourtant, le jeune homme n'arrivait à lui en vouloir, pour aucune raison en fait, elle attirait ses sens de son regard bleu-gris, chose qu'il aimait à contempler, bien que furtivement par simple gêne peut-être.

- Non, je n'ai besoin de rien. répondit Khalän en se dépoussiérant avant de rejoindre sa monture pour la seller correctement.

Et la conversation se finit ainsi, et remontant tous les deux sur leur monture, Khalän laissa partir en premier la guerrière, dévisageant du regard la bête avec elle, qui elle-même en fit de même au jeune homme.

Ainsi, il reprit le chemin et suivit les traces de sabots du cheval de la jeune femme à quelques mètres devant lui. Mais, il se voyait torturer de quelques maux étrangers puis s'en vint à se demander s'il n'était pas plus sage d'en finir autrement que de cette triste manière.  

- Encore un coup du destin ? se demanda t-il.

Il pensa alors à sa sœur de cœur qui n'était plus auprès de lui, qu'il avait du quitter si tôt alors que leurs sentiments grandissaient à chaque instant. Il ne voulait que cela recommence, mais le destin reste le destin et les signes ne trompent pas. De ce fait, en voyait-il un dans son acharnement à ne pas en finir de cette manière avec cette agile guerrière ?

- Un signe...  Solarim... ? murmura t-il en levant le regard vers ce soleil éblouissant qui l'aveugla quelques instants.

Et enfin, quand il put  à nouveau voir, il croisa le regard de la jeune femme devant lui, qui retourna sa tête en direction du chemin après ce brève échange. Et sa chevelure de feu s'entremêla aux rayons de l'astre étincelant et Khalän, de ce furtif regard, se convainquit que leur rencontre n'était autre que le fruit d'un même chemin. Tirant alors sur les brides de son cheval tout de brun et à la crinière noire, Khalän rattrapa la jeune femme et trottina à ses côtés.

- Nous sommes partis du mauvais pied, n'est-ce pas... dit Khalän sans vraiment demander quoi que ce soit mais plutôt à affirmer quelque chose. Mon nom est Khalän Sulimë. se présenta t-il enfin en hochant légèrement la tête.

Son visage s'en retourna vers le chemin de cendres brunes et son regard se perdit dans l'immensité du sentier.

- Ecoutez, nous pourrions parcourir un bout de chemin ensemble sur ce sentier. Je vais devoir le quitter pour m'en aller vers la plaine désertique. En attendant, laissez-moi vous accompagner. suggéra finalement le jeune guerrier à la belle jeune femme.

Puis, il renchérit avant qu'elle ne lui réponde.

- Et où comptez vous allez comme-ça ?

Et les chevaux trottinaient côte à côte sous un magnifique soleil, caressant de sa robe ardente le sentier qui les éloignait de la capitale naine.


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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: Re: Sur le chemin poussiéreux   Mer 10 Déc 2014 - 4:57

Quelle idiote, non mais quelle idiote. Je regardais tranquillement le jeune homme, la main baissée vers lui pour l'aider, je me doutais bien qu'il ne voudrait pas de mon aide, malgré tout sa réponse me serra un peu le cœur tout de même. Ce n'était pas dit méchamment je le savais bien, enfin je pouvais le remarquer, cependant je me sentais tout de même assez coupable. Brok vint doucement se frotter à moi. C'est vrai que nous avions pas mal de chose à faire. Je remontais donc sur mon cheval sans rien dire d'autre, mon regard se porta sur Roca qui baissant doucement les oreilles finit par me suivre. Le chemin allait être long, je le savais parfaitement et j'avais sérieusement autre chose à faire que de me dire que j'avais finis par blesser une nouvelle fois quelqu'un. À croire que depuis tout ce temps je n'avais pas changé, à croire que chacun de mes gestes apportaient le malheur autour de moi. Peut-être était-ce une sorte de malédiction ? Non je me montais encore la tête et pourtant, quelque chose en moi commençait sérieusement à ses poser des questions. Le vent souffla un peu, faisant virevolter ma queue de cheval, heureusement que je m'étais attaché les cheveux parce que sinon j'imaginais mal la suite des événements.

Je regardais la route qui s'étendait devant moi. Je devais avouer que la nature  me manquait énormément. Si j'étais Norpalienne de naissance et que l'art du combat coulait dans mes veines, j'avais aussi été élevé au milieu des druides et la sérénité et la présence de la nature avait gérer ma vie durant un certains temps. J'étais un mélange étrange entre deux temps, l'un calme et tranquille, protecteur de la nature et l'autre sauvage et combatif, protégeant pour la liberté. Ce mélange que peu de gens arrivait à remarqué m'avait fait vénéré Solarim, le dieu de la nature et c'était toujours vers lui que je me dirigeais lorsque j'avais besoin d'un petit coup de main en quelque sorte. J'espérais d'ailleurs que Solarim ne m'en veuille pas de mes choix, cette vengeance, s'était tout ce que j'avais comme ligne directrice de ma vie pour l'instant. Perdue dans mes pensées toujours de plus en plus sombre, je ne m'aperçus pas que la jeune homme m'avait rattrapé et qu'il était désormais à côté de moi, ce ne fut que lorsqu'il prit la parole que je me réveillais, tournant mon regard vers lui.


« Mauvais pied, c'est peu dire. »

Effectivement, je l'avais fait tombé de monture à force de rêvasser, Roca avait voulu l'intimider en lui grognant dessus et lorsque je lui avait proposé mon aide il l'avait décliné d'une manière assez sèche et concise. Je n'avais pu que comprendre, après tout, qui voudrait de l'aide de celui qui l'avait fait tombé sérieusement ? Je restais un moment interdite et puis, lorsqu'il me dit son nom, je me présentais à mon tour.

« Kanayëlle Karista, mais tout le monde m'appelle Kana. »

Rare était ceux qui me nommait par mon nom en entier et dieu que cela m'arrangeait. Pas que je n'aimais pas ce nom, au contraire je le trouvais réellement très classe, mais dans un combat dire Kanayëlle prenait plus de temps que de m'interpeller par Kana, aussi je préférais largement qu'on utilise ce diminutif qui faisait désormais partit de moi. Je restais silencieuse pendant qu'il reprenait la parole. Faire route avec quelqu'un ? Pouvais-je réellement faire cela ? D'un autre côté il venait de dire qu'il allait vers la plaine désertique et moi aussi nous allions donc obligatoirement nous retrouver sur le même chemin. Je faillis reprendre la parole lorsque sa question tomba sur moi doucement. Un sourire sur mon visage je tournais ma tête vers lui. Il était étrange et en même temps quelque chose me disait que je ne pouvais que m'entendre avec lui. Je repris alors la parole.

« Je dois aussi m'en aller vers la plaine désertique. J'ai un rendez-vous important à Paria qu'il ne faut pas que je manque. »

Ma voix s'était faite un peu plus froide sur la fin de la phrase, le souvenir de cette nuit là encore bien présent, ce regard fou furieux d'un frère qui venait de tuer ses parents, jamais je ne l'oublierais et je ne pouvais faire autrement que de ressentir ces sentiments dés que j'en parlais. Je finis cependant par me calmer un petit peu et puis reprenant la route des yeux, je lui demandais moi aussi ce qu'il faisait ici.

« Et vous alors vers où vous destinez-vous ? »

Une conversation pleine de mystère mais une aventure qui n'allait pas manquer de piquant j'en étais certaine.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Nouveau tandem...   Mer 10 Déc 2014 - 16:50

Le jeune homme eut plaisir à entendre son nom, brisant ainsi le malaise entre les deux êtres.
Celui-ci était aussi gracieux que rebelle, aussi féroce que doux et, se le répétant en sa tête, il finit par s'en bercer lui-même, comme une comptine qu'on raconterait aux enfants pour les apaiser de songes agréablement plaisants. Il en eut même un léger sourire, se voulant d'y caresser ses lèvres à sa prononciation. Et elle lui sourit également, comme une réponse qu'il n'avait aucunement demandé mais qui semblait conforter le destin du jeune homme.

- Kanayëlle... murmura t-il tandis qu'elle parlait, confirmant à Khalän qu'ils prenaient le même chemin.

Et ainsi, elle confirma sa destination, celle-là même du jeune chasseur bélinois.

- Je dois, moi aussi, me rendre en Paria.
Je ne connais que peu les habitants de Térovia, mais deux humains se rendant en ce lieu est peu commun. Nous pourrions y aller ensemble. Le chemin sera long mais j'ai un itinéraire tout tracé.
dit Khalän en tendant le bout de papier à la jeune guerrière aux cheveux flamboyants.


- Jetez-y un coup d'œil. C'est le chemin le plus rapide, réalisé par un nain de RagePierre. Peut-être aviez vous pensez de contourner les montagnes, mais ce serait trop long. Et à deux, nous pourrions nous entraider sur ces terres hostiles.

Qu'en pensez-vous ?


Brume trottinait calmement aux côtés de Brok, semblant même sympathiser ensemble.
Ce qui n'était le cas de Khalän lorsqu'il tandis le parchemin à la jeune guerrière alors que la chimère du nom de Roca y grogna à ce geste. Chose que le guerrier rendit à la bête en la dévisageant. Aussi têtus l'un que l'autre, aucun ne voulait céder.

Et tandis qu'elle étudiait soigneusement la carte du parcours, Khalän continua à parler en regardant droit devant lui.

- Nous devrions quitter le chemin d'ici quelques kilomètres, ensuite, nous traversons le désert froid et boueux de la Plaine Morte en ligne droite direction sud-est, vers la chaîne montagneuse des vents.

Khalän était maintenant persuadé d'avoir fait le bon choix, que le destin l'avait amené à rencontrer cette jeune femme à la chevelure de feu pour une raison qu'il ignorait encore mais qui lui semblait pourtant primordiale. Il savait qu'elle allait accepter, tout comme il savait qu'ils allaient parcourir un long chemin ensemble.

Et ainsi, attendant patiemment la réponse de la jeune sauvageonne intrépide, il baigna en la lumière de l'astre brûlant. Et celle-ci revigora l'état de Khalän comme à guérir ses plaies mentales, ce que faisait Lilandrile à ses blessures physiques. Et encore une fois, il songea à sa sœur qui lui manquait et en soupira un bref instant, rêvassant à leurs aventures vécues ensemble. Et qu'elles étaient douloureuses et tristes, elles n'en restaient pourtant qu'inoubliables et épiques. Et il espérait tant qu'elle retrouve sa famille au plus vite, et que lui-même en finisse avec son sombre fardeau pour la revoir.

Puis vint l'image prophétique de la belle jeune femme à la chevelure de feu pour le dissuader de céder au passé et de gravir le présent. Et le fier cortège des deux chevaux, de la bête chimérique, de la jeune guerrière et du chasseur masqué se dirigeait inexorablement vers le fameux point de séparation avec le chemin. Et le désert morbide de Térovia leur réserverait bien des tracas, de longs jours à travers le néant marécageux du Nord d'Ildirith.


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MessageSujet: Re: Sur le chemin poussiéreux   Jeu 11 Déc 2014 - 9:25

Mon sourire était autant une arme que mon corps, mais pour le coup ce sourire était franc et réel. Sans demi-mesure, sans autre pensée que de sourire tranquillement pour lui montrer que je n'avais rien de sauvage, enfin pas plus sauvage que ce pour quoi je pouvais passer. Je regardais tranquillement devant moi, je ne cherchais pas d'échappatoire, mais dans un sens, je ne savais pas trop comment dire cela, il était tellement mystérieux que ça me donnait d'en savoir plus sur lui. Cependant je ne pouvais décemment pas laisser parler ma curiosité comme une flèche qui irait se ficher dans le cœur de mon compagnon de route. Après tout, nous ne nous connaissions pas réellement et je devais avouer que je n'étais pas non plus prête à me dévoiler. Je me muselais donc pour ne rien dire de trop personnel et je laissais planer le silence, jusqu'à ce qu'il prenne la parole. Je le regardais tranquillement comme si le destin avait décidé de nous rassembler. Solarim pouvait-il être l'auteur de cette histoire ? Je n'en savais rien, mais étrangement Jaston avait voulu que je ne reste pas seule et finalement j'allais ne pas rester seule.

« Il est vrai que deux humains à Paria risque de faire étrange, mais peu importe pour ma part, dans un sens je n'ai pas le choix d'y aller. C'est ainsi. »

Je souriais comme s'il s'agissait d'une fatalité et finalement s'était peut-être le cas. Je le vis alors me tendre un morceau de parchemin que je pris sans hésité. Je vis alors la carte sur lequel était tracé un chemin étrange. D'habitude tous ceux qui cherchaient à aller à Paria contournaient les montagnes mais je devais avouer que son idée de les traverser était plus juste. Je l'avais presque fait avec Orlaïs lorsque j'étais petite, mais nous nous étions arrêté à la moitié du chemin alors que Jaston était tombé gravement malade. Que de souvenir agréable qui me faisait monter le sourire. Je rendis le papier à Khalän. Nom qui je devais l'avouer sonnait bien, j'aimais beaucoup et s'était plaisant de l'utiliser. Mais hors de question de dire quoi que ce soit.

« Effectivement, nous pourrons nous entraider sans soucis. Et croyez-moi passer au travers des montagne peu s'avérer moins dangereux que de la traverser. Enfin d'après ce que j'ai vécu était petite. De plus je me doute que celui qui vous a fait ce plan doit être un nain, il sait donc ce qu'il faut faire. »

Je restais un instant silencieuse ne disant rien d'autre et puis je repris tranquillement.

« Je pense que c'est un bon plan et que vous suivre ne serait pas une mauvaise idée. »

Je souriais doucement, sans même m'en rendre compte. J'avais le cœur un peu plus léger, comme si avoir quelqu'un avec qui discuter me faisait penser à autre chose que cette vengeance, que cette histoire, que ce passé, que ce qui allait arriver ou ne pas arriver. Tant de chose se bousculait dans ma tête que par moment je me demandais bien comment j'arrivais à ne pas devenir folle. Peut-être parce que je me raccrochais à des choses simples du quotidien. Comme des souvenirs doux, Orlaïs, Jaston, la rencontre avec Brok, celle avec Roca, toutes ces petites choses qui me raccrochaient au présent et non pas au passé. Je regardais mon nouveau compagnon de route au moment même où il reprenait la parole. Je hochais tranquillement la tête à ses dires. Je connaissais une partie du chemin, l'autre partie pas vraiment. Je gardais mon bracelet bien en vu en cas de souci et je repris tranquillement la parole.

« Oui, je vous sous pas à pas. »

Et puis je finis par me taire un instant, me demandant réellement ce qu'il avait pu se passer pour qu'il se rende à Paria. Parce qu'il avait raison sur un point deux humains qui allaient vers ce lui n'avait rien de normal. Surtout si on considérait que pour ma part s'était une histoire de vengeance. Était-ce la même chose pour lui ? Je ne saurais dire, lire dans les pensées ne faisait pas partit de mes compétences, par contre son côté mystérieux, ce masque me rendait réellement curieuse et je ne pus qu'esquisser une question.

« Dites-moi, si cela n'est pas indiscret, pourquoi ce masque ? »

Après tout, je ne lui demandais pas de l'enlever, mais je me posais tout de même la question. Il devait avoir une bonne raison pour masque de la sorte son visage et je me demandais bien ce qu'elle était.


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Khalän Sulimë
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MessageSujet: Vague révélation   Ven 12 Déc 2014 - 13:49

Kanayëlle accepta et, de son sourire, caressa la cœur du jeune guerrier qui en fit autant derrière son triste masque. Et le jeune homme sentit à nouveau les battements en sa poitrine, puissants et forts, excitant son organisme à coups d'adrénaline en songeant au commencement d'une belle et longue épopée guidée par la destinée. Et peut-être était-il un peu trop jouissif, mais il le fit tout de même savoir, ne s'en cachant pas, au contraire. Ainsi, il plissa les yeux à la traction de ses lèvres qui formèrent un imposant arc symbolisant un sourire des plus ravis. Ensuite, il hocha la tête un peu plus rapidement et gaiement.

- J'en suis vraiment heureux Dame Kanyë... Kana ! se corrigea t-il immédiatement, un peu maladroit.

Et son visage s'était assoupi à la regarder, et son regard caressa les fins traits de la jeune rebelle à ses côtés. Il était heureux, un peu trop peut-être, ne sachant pas vraiment pourquoi.

- Oui, nous nous entraiderons.
Et de mon côté, je vous protégerai. Je vous le promets.
dit-il avec sincérité.

Et, chose étrange, le dessein de sa venue, n'étant autre que cette froide et macabre vengeance, s'effaça un instant. Et tout ce qui semblait compter, à présent, était d'accompagner la jeune rebelle à la crinière de feu et au regard profond.

Et les chevaux marchaient le long du sentier poussiéreux, et la cité de RagePierre semblait à présent si lointaine qu'ils ne pouvaient faire marche arrière. Bientôt, ils devraient bifurquer en direction du désert, s'éloigner du chemin des marchands et autres visiteurs venus du port, pour se perdre dans la vaste étendue de Térovia. Mais avant ça, il restait aux deux jeunes aventuriers à se connaître davantage. Et sans plus attendre, elle lui posa la question qu'il redoutait mais également celle qui semblait, de toute évidence, la plus logique d'entre toutes.

Pourquoi ce masque ?

Comment devait-il l'expliquer ?
En ouvrant son cœur, avec sincérité ?
Et elle, en ferait-elle autant ? Non, il ne le pensait guère. Il faudrait un peu plus de temps certainement pour qu'ils se dévoilent l'un à l'autre. Il fallait plus de confiance, construire à eux deux une bâtisse mentale pour y abriter la confidence. Et puis, il aurait bien voulu, mais, il ne voulait gâcher ce moment d'union entre les deux êtres, ne pas l'entacher de sombres pensées pouvant étouffer la gaieté du moment. Alors, il répondit du mieux qu'il le put, vaguement.

- Ce masque est une protection.
Il me protège d'un passé assez douloureux.
commença le jeune homme un peu maladroit. Puis, prenant un peu plus d'assurance, continua. Il voile un visage empli de haine, de colère... soif de vengeance. avoua t-il un peu difficilement. Mais, autrefois, il était agréable à voir, souriant et empli de bonheur. Et rien ne pouvait le dissuader de former une triste moue. reprit-il avec un peu plus d'entrain. Autrefois, il était ma fierté.. il était aimé... finit-il en baissant la tête, repensant à son passé et à sa défunte aimée.

Et ayant ainsi perdu de vue le regard envoûtant de la belle humaine à la chevelure de braise, il redressa la tête en sa direction et s'excusa.

- Veuillez me pardonner... je m'étais égaré.

Et la discussion n'alla pas plus loin pour le jeune homme, un peu troublé, un peu distrait, un peu triste. Mais ne voulant pas en finir là, ajouta quelques mots revigorants.

- Nous en reparlerons plus tard. dit-il en plissant à nouveau les yeux pour signifier qu'il souriait, certes, un peu tristement mais avec honnêteté.

Et le cortège continua sa route, et les sabots éparpillèrent les cendres brunes sur le chemin.
Et Khalän, après quelques secondes de silence, brisa le pourquoi de sa venue, se confiant finalement à l'inconnue.

- Ecoutez Kanayë... Kana. corrigea t-il une nouvelle fois, un peu gêné. Pour tout vous avouer, je fais route vers Paria pour assouvir une vengeance. Et je n'en repartirai qu'en ayant du sang sur les mains. Comprenez-vous ? demanda t-il sans vraiment attendre de réponse.

Je ne veux pas vous impliquer dans mes affaires personnelles, alors je comprendrai que vous changiez d'avis à votre décision de voyager ensemble. Je me devais de vous le dire. dit-il avec une pincée au cœur.

Mais le jeune homme espérait égoïstement qu'elle ne brise cette alliance avec lui.
Et il se détestait pour ça. Comment pouvait-il espérait embarquer une jeune et innocente inconnue dans ses histoires ?
Il s'en voulait, l'histoire se répétait. Mais le désir reste le désir, et celui-ci était de rester avec elle le plus longtemps possible sans qu'il n'ait une raison valable pour l'expliquer.


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Kanayëlle Karista
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MessageSujet: Re: Sur le chemin poussiéreux   Sam 13 Déc 2014 - 8:31

Heureux.. voilà longtemps que je n'avais pas entendu ce mot sortit de la bouche de quelqu'un que je côtoyais. Généralement, ils n'étaient pas heureux, ils n'étaient pas content, ils étaient tous pleins de problèmes qu'ils n'arrivaient pas à gérer que je gérais généralement à sa place. Il n'y avait rien d'heureux dans ce que j'avais fait ces dernières années et pourtant je ne savais pas trop pourquoi mais j'étais contente d'être avec lui. Pour une fois, on ne me demandait pas mon aide immédiate, on discutait, on apprenait à se connaître s'était tout autant étrange que diversifiant et surtout nouveau. Beaucoup de chose nouvelle, comme celle de voyager avec quelqu'un et d'être à côté de quelqu'un. Les seuls personnes de qui j'avais été proche était les druides qui m'avaient recueillis et élevé comme leur propre fille. Le reste du temps... je restais seule. À bien y regarder, il y avait eu réellement beaucoup de changement en si peu de temps. Je secouais doucement la tête pour chasser ces idées, ce n'était pas le moment de se perdre dans le passé et ce qui pourrait probablement arriver. Seul le présent était important.

Je reportais alors mon attention sur le jeune homme à côté de moi. Visiblement j'avais soulevé une question pleine de sentiments et des douloureux. Je me sentais mal de lui avoir demander cela, après tout, je n'étais moi-même pas encore prête à révélé à ceux qui m'entourait ce qui m'était arrivé étant jeune alors pourquoi est-ce que j'attendais une réponse de leur part. Je le laissais pourtant finir, sans rien dire d'autre, sans aucune remarque, le bruit des sabots pour seul compagnie. Qu'est-ce que je pouvais ajouter à ce qu'il avait dit ? Ce n'est que lorsqu'il me demanda de lui pardonné, que j'avançais ma main pour la poser doucement sur son bras et que je repris la parole.


« Il n'y a pas de mal vous savez. Je peux comprendre cela et c'est plutôt à moi de m'excuser pour avoir poser ce genre de question. Je n'aurais pas dû, désolé. »

J'enlevais doucement ma main, peut-être qu'il voyait ça comme une intrusion ce que je ne voulais pas que ce soit. Car ce n'en était pas une. Je n'avais en quelque sorte que tenter d'apaiser cette souffrance qui semblait le torturer sans que je ne sache réellement ce qu'il s'était passé. J’espérais sincèrement ne pas l'avoir gêné. Je n'étais pas du genre très tactile, mais dans ce genre de situation, je l'étais assez car pour moi, il n'y avait que par les gestes que je pouvais montrer correctement ce que je ressentais. La parole par moment était surfaite même si on l'utilisait énormément et personne ne pouvait voir nos sentiments, personne ne pouvait les comprendre mis à part celui qui les ressentais. Voilà que je m'enfonçais encore dans des explications foireuses pour la simple raison de rassurer mon esprit. Bon sang, ce n'était réellement pas évident d'arrêter de raisonner pour moi-même. Je finis cependant par sortir de ces raisonnements lorsqu'il reprit la parole. Ces mots passèrent doucement sur moi sans pour autant me blessé. Un sourire quelque peu triste au lèvre, je pris la parole à mon tour.

« Pensez-vous réellement que je sois le genre de personne qui n'ait pas de sang sur les mains ? Je vais à Paria pour une bonne raison et ce n'est certainement pas pour faire la conversation avec des idiots. Non. On a tous du sang sur les mains et peut m'importe d'où il vient et à qui il est, je vous suivrais. Je ne compte pas rebrousser chemin pour ce genre de chose. D'autant que si je ne m'abuse je vous implique tout autant dans mes affaires que vous m'impliquez dans les vôtres. »

Je souris doucement et d'une voix pleine d'entrain, je finis par reprendre la parole.

« Impliquons nous ensemble alors et allons casser quelque têtes. Ça nous fera un peu d'exercice. »

Roca derrière moi grogna son accord, Brok hennit alors doucement lui aussi pour me montrer qu'il était avec moi. Je tournais ma tête vers Khalän, au moment ou sa monture répondit au hennissement de la mienne.

« Posons la première pièce d'échec et voyons comment ils comptent déplacer leurs pions qu'en pensez-vous ? »

Je lui fis un clin d’œil toujours avec le sourire. J'étais une joueuse lorsque j'étais en combat, mais une joueuse qui faisait tout de même attention à avoir plusieurs coups d'avance et je me demandais bien quel genre de joueur lui était.


Ma liberté est mon bien le plus précieux
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Khalän Sulimë
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MessageSujet: La course du bois mort   Jeu 18 Déc 2014 - 5:26

Le jeune cavalier fut rassuré des mots de Kana qui, comme il s'en doutait, était bien plus forte qu'elle ne le laissait transparaître de ce doux visage. La belle humaine était aussi déterminée que lui à se rendre en Paria et, pour une raison ou pour une autre, il semblait bien que leur objectif était le même. Alors, comme l'avait si bien dit la guerrière à la crinière de braise, ils ne feraient de leur quête qu'une seule et unique aventure commune, pour le meilleur et pour le pire.

Le regard espiègle, elle lui fit un clin d'œil, joueuse qu'elle était.
Et Khalän, agréablement surpris, fit une petite révérence de sa main, acceptant avec grande joie cette partie d'échec.

- Cette première pièce marquera notre alliance chère compagne. dit-il avec enthousiasme.

Et les deux cavaliers continuèrent leur route sur le sentier qui menait au port, à quelques heures de marche. La grande cité n'était à présent plus visible, seuls les hauts sommets d'Anthor les guettaient encore. Et le soleil du nord frappait fort mais Khalän savait également qu'à la nuit tombée il ferait glacial, que la température chuterait et pire encore en un désert humide que celui de la Plaine Morte vers laquelle ils allaient engager une longue et pénible traversée. Mais aussi fou l'un que l'autre, ils s'appréciaient dans leur folie et se suivraient mutuellement à présent, alors les deux cavaliers ne s'arrêtèrent aucunement, bien qu'en sachant les risques qu'ils encouraient.

Et arrivant à l'orée d'un petit bosquet, l'un des derniers, Khalän passa devant Kana, inspectant les arbres. Et plus il portait son regard loin à travers le bois, plus les arbres étaient morts, colorés d'un gris rongeur. D'une légère pression de Khalän à la bride, le cheval s'immobilisa, stoppant la marche.

- Nous devons couper par ce bosquet. dit le jeune homme en surveillant du regard les alentours.

Brume fit face à Brok et le chasseur masqué plongea dans le regard de la guerrière, marquant la fin du voyage sur le sentier poussiéreux.

- De l'autre côté de ce bois s'étend la Plaine Morte. Ne nous attardons pas plus en ce chemin. dit-il d'un ton calme mais engagé.

Brume et Khalän firent à nouveau face au petit bois mort, les oiseaux semblaient n'être très friands de ce triste lieu, mais les lueurs du soleil baignèrent pourtant ce petit îlot de verdure d'une paisible aura. Et les mains du jeune homme s'accrochèrent aux brides enserrant le visage de Brume, et ses pieds se collèrent au ventre de la bête, et bientôt ils allaient valser à deux à travers le vent. Ainsi, le jeune guerrier retourna de moitié son visage, et d'un petit ton joueur aguicha la jeune femme d'un défi.

- Voyons voir ce que nos chevaux ont dans le ventre !

Et Brume se mit à galoper d'un coup sec, éparpillant de la cendre brune jusqu'à Brok en guise de provocation. Et ainsi, les cavaliers engagèrent une folle course à travers le bois mort, évitant les racines, les creux, monticules de terre et nombreuses branches.
Et à ce cortège bruyant, des dizaines de corbeaux s'envolèrent du bosquet, fuyant la cavalcade déjantée des guerriers.


Et cette course effrénée en ce bois au charme étrange
allait bientôt cesser à la venue de la plaine désolée.




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MessageSujet: Re: Sur le chemin poussiéreux   Sam 20 Déc 2014 - 4:19

Pour le meilleure et pour le pire.... ces mots tournaient dans ma tête comme s'ils étaient une évidence. J'avais l'impression de m'être engagé à vie, mais loin de m'effrayer, cela me rassurait en quelque sorte. J'avais l'impression de pouvoir lui faire un minimum confiance, peut-être que pour la première fois depuis le début de ma renaissance j'allais pouvoir faire confiance à quelqu'un. Oh, bien entendu, ce n'était pas encore tout à fait le cas, nous ne nous connaissions pas encore très bien, mais j'avais envie de croire qu'on pourrait mieux se connaître. Comme si chaque pas nous rapprochait d'un but certains, un but certes peu louable probablement, mais un but qui nous permettait d'avancer, de voir la suite, de survivre plus que de vivre. Viendrait peut-être un moment ou la vie prendrait le pas sur la survie que nous vivions au jour le jour, mais pour l'instant c'était tout aussi bien ainsi. Je souris doucement à sa remarque, remarquant alors que je n'avais cessé de sourire réellement. Pas de sourire de parade, pas de sourire de façade, de vrais sourires et ça, ça faisait un bien fou. Je me détendis alors quelque peu, continuant notre route jusqu'à ce que finalement Khalän fit arrêter sa monture. Brok s'arrêta lui aussi sans que je ne lui demande rien. Il avait compris que nous allions faire un bout de chemin ensemble. Roca semblait plus réceptive à l'arrivée du jeune homme au masque avec nous.

« Très bien coupons alors. »

Une réponse à sa phrase qui n'en avait pas réellement besoin, mais je préférais lui montrer que j'étais d'accord avec son choix de route. Sa seconde phrase fit naître un autre sourire sur mes lèvres et je ne pus m'empêcher de répliquer doucement.

« Oui, je connais cet endroit pour y avoir déjà été plusieurs fois. »

Ces fois où Orlaïs voulait m'apprendre des choses particulières. Cet enseignement, je le bénissais aujourd'hui. Je regardais rapidement mon poignet, là où les aiguilles était dans leur petit fourreau. En cas de besoin, elles étaient prêtes, mes dagues dans le dos, ma sacoche sur le côté, tout me rendait différente de ce que j'avais pu être il y avait de cela quelques années et pourtant rien n'était moins vrai. J'étais toujours cette gamine peureuse que le noir terrorisait, que les cris d'une femme paralysaient, mais j'avais quelque chose en plus. Cette magie, cette capacité, cette science du combat. J'avais probablement encore à apprendre, mais peu m'importait pour le coup, je vivais au jour le jour, j'apprenais sur le tas, je comprenais et j’acquerrais des connaissances diverses et variées qui faisait de moi celle que j'étais et ça me plaisait énormément. Si ma vie devait s'arrêter maintenant ? Alors elle s'arrêterait, s'était ainsi que je voyais les choses. Pour l'instant j'allais chercher des réponses et aider Khalän dans son entreprise, tel était mon chemin actuel.

«  Vous seriez surpris de ce que Brok a dans le ventre. »

Et au moment où il lança sa monture, Brok suivit sans attendre son reste, talonnant la jeune et fougueuse Brume. Roca suivait à côté du cheval, heureuse de pouvoir se dégourdir les pattes. Sa jeunesse lui conférait un avantage, elle était épuisable. Je mis à profit mes connaissances et pour voir où nous allions atterir dans peu de temps, je me concentrais sur ma vue. Mes yeux se changèrent alors en ceux d'un faucon et ma vision s'éclaircit nettement. Et c'est ainsi qu'ils continuèrent leur route vers la plaine désolée.


Ma liberté est mon bien le plus précieux
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