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 Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)

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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Mer 26 Nov 2014 - 13:55

Il s'agissait d'une journée banal pour moi, comme toutes les autres finalement. La fin d'un contrat, le dernier avant mes vacances et avant que je ne prenne la route pour aller vers Varak, vers mon père et prendre un peu de distance avec Hydrasil. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'avais besoin de calme et de tranquillité. Oh, bien entendu, il n'y a pas que cela. J'avais surtout envie de repartir à l'aventure, de rencontrer de nouveau des personnes qui pourraient me faire évoluer une fois de plus. J'espérais juste que pour une fois je ne serais pas blessé. Pas que cela soit grave pour moi d'avoir des cicatrices. J'en avais des tonnes sur le corps, ces magnifiques cicatrices qui étaient aux endroits les moins visibles, ceux qu'elle m'avait laissé en guise d'amour pour remplacer ma mère. Je la détestais encore plus maintenant. Non... en fait à bien y réfléchir, je n'avais que de la pitié pour elle. Pour cette femme qui n'avait pas su comprendre, pour cette femme qui avait passé son ressentit et sa colère sur moi, tout ça parce que je ressemblais beaucoup à mon père. Je l'avais détesté pour cela, maintenant, je m'en fichais.

Eilor m'avait fait évolué au delà de ce sentiment et si j'avais eu peur durant un temps, je n'avais plus peur maintenant. Je me demandais même d'ailleurs ce qu'elle était devenu.peut-être pour la narguer un peu ou peut-être pas. D'un autre côté qu'est-ce que cela m'apporterait de faire ce genre de chose ? Rien du tout, alors autant laisser tomber cette idée. Je soupirais doucement en marchant dans cette ruelle. Les souvenirs, voilà ce qui tuaient les gens. Ces innombrables souvenirs tous plus nombreux les uns que les autres. Moi aussi j'en avais, des plus joyeux, des plus complexe, des plus douloureux, mais il y en avait un qui me revenait souvent : Eiris. Je n'avais toujours pas réussis à trouver des indices. J'avais eu beau chercher, le problème c'est qu'à l'époque où j'aurais pu en trouver, je n'étais pas encore l'enquêtrice que j'étais, je ne comprenais pas ce que cela aurait pu m'apporter. Maintenant, je regrettais de ne pas avoir su cela à l'époque. Maintenant, je devais chercher dans le vide et ça me minait quelque peu.

Je finis cependant par relever la tête alors que je sentais des sentiments un peu trop proches de moi et surtout que je pouvais décelé que ces sentiments n'était pas tout à fait aimable. Colère, haine, vengeance. Avec ça, j'allais probablement devoir soit me battre, soit aider quelqu'un . Je finis donc par relever la tête et voir quatre personnes devant moi. Quatre personnes que je connaissais pour leur avoir reprit ce qu'ils avaient dérobés. Je m'étais bien entendu battut avec les quatre, sauf qu'il n'était pas ensemble cette fois-là. Je préparais donc ma petite foudre histoire d'en paralyser un sur quatre ce n'était pas si mal et ma main vint presque se loger sur l'un de mes cimeterres.


« Que puis-je faire pour vous cette fois-ci ? »

« Oh, plein de chose, je te rassure, plein de chose. »

« D'où je vous ais donné le droit de me tutoyer ? On est pas amis il me semble et vu ce que vous vous apprêtez à faire, je doute qu'on puisse le devenir un jour. »

J'en vis un plus téméraire se rapprocher de moi et cracher au sol comme pour me signifier que j'étais ce crachat, lamentable. Je le regardais de mes yeux bleus et finalement il prit la parole avant moi.

« Tu vas payer pour ce que tu as fait. »

« Ce que j'ai fais ? Nan mais c'est une blague j'espère, je n'ai fais qu'aider un pauvre gars à récupérer ce qui lui appartenait. J'espère que vous n'espérez pas sérieusement que je vous plaigne parce qu'on vous traite de voleur. Nan parce que c'est la vérité. Vous avez volé en premier, donc vous êtes en tord. Pas lui, pas moi, vous. »

Je les pointait tranquillement de doigt, sans aucune menace. Il ne s'agissait pour moi que d'une discussion même si j'étais bien entendu préparer au pire et au vu de ce que je ressentais, je doutais fortement de pouvoir passer au travers sans avoir à me battre. Non sang, je voulais juste un moment tranquille moi, pourquoi s'était si dur d'avoir ce genre de chose ? Je finis donc par baisser les mains en signe de reddition, mais l'un d'eux en avait décidé autrement et avant que je ne puisse esquiver totalement, une dague vint entailler le tissu et ma peau assez profondément pour que le sang coule de manière abondante. Je les regardais de mauvaise humeur. Je n'avais plus du tout envie de parlementer et alors j'engageais le combat en paralysant le premier qui venait sur moi. À moitié handicapé d'un bras, ça allait être un peu compliqué, mais je n'avais pas tellement le choix, s'était soit cela, soit la mort. J'utilisais donc tout ce qui était à ma portée pour me battre, mais à un contre quatre, rien n'était véritablement simple, jusqu'à ce que j'en fasse tomber un. Maintenant qu'ils étaient trois et que j'étais fatigué entre la perte de sang et être sur tous les fronts, le combat allait se compliqué.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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Eiris Esthar
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Dim 30 Nov 2014 - 22:38

Aujourd’hui, vous êtes bels et bien en droit de vous demander ce qui peux bien me passer par la tête. Aujourd’hui n’allait pas juste et simplement être une journée banale… oh non, aujourd’hui allait marquer l’accomplissement de beaucoup d’effort afin d’être sûr d’être capable de garder, dans le fond, un souvenir aussi paisible qu’égal d’une personne qui, enfant avait toujours été très présente pour moi, la petite fille sans foyer. Aujourd’hui n’allait pas uniquement marquer le retour de souvenirs quelconques mais bel et bien le retour de cette personne, mes retrouvailles avec elle. Mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant. Vous savez, d’aussi loin que je me souvienne, je n’avais, avant de rencontrer Thaom, jamais connu un tel lien. D’une certaine façon je pourrais peut être dire que Thaom à su remplacer le vide que m’avait laissée cette fille, cette amie, cette sœur qui avait su apporter à mon cœur chétif un peu de réconfort, d’amitié et de sens, dans toutes ces ténèbres quand la vieille femme, elle, ne pouvais rien faire d’autre que de mendier toute la journée, tentant tant bien que mal que me protéger, donnant de son temps, de son savoir, de sa patience et de son corps, qui venait parfois à être cogné, pour une petite fille, un petit bout de femme qu’elle avait tiré de quelques haillons sans vie. Finalement, quand elle le pouvait, elle rompait son pain et m’en tendait la plus grande partie avec un sourire franc, comme si elle se sentait revivre un petit peu plus chaque fois qu’elle m’aidait à avancer, à vivre. C’est là qu’elle est apparue, Eliaë, la petite fille a peine plus âgée que moi qui me tenait par la main et qui jouait avec moi comme si j’étais son égale, comme si j’étais simplement sa voisine, puis son amie, sa sœur.

Finalement, je me suis inéluctablement éloignée de la vieille femme qui, heureuse de me voir sourire un peu plus, me laissait sans aucun mal aller vaquer avec mon amie. Mais dans le fond, ai-je bien fait de la délaisser ainsi ? Ai-je bien fait de m’éloigner, ne serais-ce qu’un tout petit peu de ce cœur de vieille femme ? De ce cœur d’or qui m’avait offert la vie, au final ? Allez savoir… le fait étant qu’un soir, en revenant, je l’ai trouvée morte dans son coin habituel, abandonnée et seule. J’avais été avec elle en la voyant devenir faible, mais il à fallu que ce soit à ce moment qu’elle s’éteigne. Peut être ne voulait-elle simplement pas s’éteindre devant moi ? Allez savoir. Mon cœur d’enfant s’est alors mis à pleurer, à pleurer car je venais de perdre celle que j’avais apprise à voir et à aimer comme une mère. Cette mère repose t-elle en paix ? C’est une question que je me suis très longuement posée, et que je me pose encore aujourd’hui. Mais ce que je peux affirmer, c’est qu’alors que j’errai, laissant aller ma peine d’enfant, je me suis fait enlever, enlever de la dernière chose qui au final pourrait avoir de l’importance à mes yeux : Cette sœur. Avec du recul, je m’en veux aussi d’avoir laissé le corps de ma défunte « mère » dans son coin, mais je n’y pouvais finalement rien. Je ne me souviens pas réellement de ce qui s’est passé ensuite. Je me souviens de la cale d’un bateau, je me souviens d’une charrette, je me souviens de beaucoup de temps, plongé dans le noir avec d’autres jeunes personnes. Plongée dans le noir avec comme seules pensées du ressentiment, du manque et de la douleur.

Finalement, nous sommes arrivés en territoire orc, et c’est la que le massacre eut lieux. C’est la que ma peine explosa littéralement et que lorsque le bandit qui était en train de nous massacrer pour « nous épargner de servir de pâture aux orcs » s’est fait décimer, comme ses compagnons, juste sous mes yeux alors que j’étais la dernière petite personne encore vivante dans cette foutue charrette. A ce moment là, je n’étais encore une enfant mais aux lieux de me recroqueviller sur moi-même, j’ai décidé que je ne fuirai plus, que je n’abandonnerais plus. Car fuir, ma misère m’avait apporté de ne pas être la pour ma mère et abandonner m’as finalement amené à me retrouver si loin de ma sœur. J’ai donc attrapé le premier truc qui pouvait me passer sous la main, un simple petit bâton.. et je me suis avancée vers les orcs, pleurant, terrifiée mais résignée. C’est alors que quelque chose de surprenant, quelque chose de nouveau pour moi se produisit. Cette Orc, Thaom, m’avait tendue la main et avait au final faite de moi ce que je suis aujourd’hui. Elle aussi aurait pu me laisser crever dans mon coin, seule, comme étaient morte les deux mères que je n’avais jamais eu. Mais non, elle avait décidée de m’offrir une chance de vivre. Pourquoi tout le monde voyaient-ils si mal les orcs ? Pourquoi ces êtres brutaux n’étaient vu que comme tel et considérés comme sans cœur ? Au final, si les orcs n’ont pas de cœur, pourquoi cette Thaom m’as t-elle tendue la main, comme l’avait fait plutôt Eliaë, une humaine ? Je me suis donc grandement intéressés aux orcs, à leur culture, leurs idées, leur mentalité et il s’avère que je n’ai finalement pas grandie bien différemment que ce que j’aurais sans aucun doutes grandi dans une ville humaine. Peut être même encore mieux car depuis le peu de temps que j’avais passé auprès d’humains depuis mon arrivée en ville, j’ai remarqué dans leur cœur beaucoup de fourberie, de noirceur mais aussi de bonté, bien que celle-ci se soit montrée bien moins fréquente. La seule différence, c’est que nous autres orcs sommes au final bien incapable de mentir et de tromper. Nous préférons directement régler nos comptes dans la sueur et le sang, là ou les humains préfèrent offrir la souffrance à des innocents. Finalement, qui suis-je ? une humaine ou une orc ? De mon point de vue, cela n’as aucune importance, je suis là preuve vivante que nous pouvons tous deux cohabiter et vivre en harmonie. C’est à peu près tous ces sentiments qui m’ont poussée à accepter l’offre de Thaom. Non… sa demande. C’est à peu près tous ces sentiments qui me poussent aujourd’hui à vouloir réaliser cette idée, ce concept, ce rêve : La paix.

Tandis alors que j’errais dans les rues de la grande cité, quelque chose attira mon regard, c’était le corps d’une vieille femme, en haillons, allongée sur le côté et recouverte de bleus et de blessures superficielles. Cette image ne put que me ramener mes propres souvenirs passés. Cette image ne put que m’arracher une partie de mon cœur et c’est alors que je me suis approchée d’elle pour vérifier si elle était toujours en vie et que, malgré la douleur qu’elle pouvait ressentir, elle tenta tant bien que mal de se redresser, effrayée. Comme pour la calmer, je l’ai simplement et délicatement prise dans mes bras avant d’attendre, lui murmurant de se calmer, que tout irait bien, qu’elle parvienne à se calmer et c’est alors qu’en me reculant, je pris sur moi d’utiliser ma magie pour la soigner et tenter de lui restaurer un peu d’énergie, ce après quoi je me suis simplement levée avant de sortir la petite bourse qui était attachée à ma ceinture pour lui offrir un peu plus de la moitié de ce qui s’y trouvait. Alors que je rangeais ma petite bourse, je l’ai simplement regardée, sans un mot, en lui offrant un léger et doux sourire et c’est la que j’ai compris qu’effectivement, les humains étaient eux-aussi capable d’un cœur. Vous savez ce qu’à fait la vieille femme ? Elle m’as simplement rendue mon argent, les larmes aux yeux. Bien entendu, elle ne pleurait pas de tristesse à cause de son geste… non, elle pleurait simplement car son cœur était un peu apaisé par mon geste. Elle pleurait car peut être qu’au fond d’elle, elle venait de retrouver elle-même une certaine foi en l’humanité et ce n’est ni par vanité humaine ni par refus de pitié qu’elle refusait cet argent, elle avait bien compris que mon geste n’engageait aucune pitié, c’était simplement car son cœur venait de revoir un peu de lumière, et qu’en cet instant, ça lui suffisait amplement. Il n’y eut finalement aucun autre échange de mot entre elle et moi, il n’y eut simplement qu’un léger échange de larmes et de sourire, comme si le monde autour de nous venait en cet instant de cesser d’exister comme si, pour l’espace d’une toute petite minute, l’espace nous entourant lui-même n’avait d’yeux que pour cet instant.

C’est un peu à contrecœur que je m’éloignais finalement de cette vieille femme. Avait-je, de part mon existence et ma présence à ses côté, offert au moins un instant de cette joie à ma mère ? A la vieille femme qui m’avait finalement permise de vivre ? A Thaom ? A cette petite fille qui m’avait par le passé elle aussi apportée un peu de cette lumière ? Peut être le saurais-je un jour… peut être que non. Je ne peux cependant m’empêcher de l’espérer et ce, du plus profond de mon propre cœur. A peine quelques mètres plus loin, là noirceur humaine m’interpella de nouveau lorsque je vis un groupe d’hommes s’en prendre à une femme seule, l’un d’eux la blessant avec une lame. C’est donc, comme vous devez vous en douter, sans aucun possible doute que je me suis élancée à son aide, m’interposant entre elle et eux juste après qu’elle soit parvenue à en ramener un au sol. Trois misérables bandits… je suis certaine qu’ils n’auraient jamais pu rivaliser avec notre ancien chef. Alors que je tirais mon épée, levant légèrement mon bâton, intimant l’ordre à Pyros d’aller veiller sur la jeune femme blessée, je fis simplement face aux trois hommes qui me regardaient avec un sourire amusé. Amusés, hein ? Il ne me fallut pas réellement longtemps pour venir carrer l’arrière de mon pied dans la jugulaire de l’un d’eux, juste ce qu’il fallait pour l’obliger à perdre conscience, obligeant les deux autres à me prendre au sérieux pour finalement, faire bouger l’un d’eux vers moi, possédant lui aussi un couteau. Bien entendu, je n’eus aucun mal à dévier son coup, me servant de mon bâton pour cela avant de venir lui coller le bout de ce même bâton sur le crâne, le sonnant juste assez pour me permettre de revenir loger mon pied dans sa tête, ce qui eut pour effet de l’envoyer valser contre un mur et perdre connaissance à son tour. Le dernier des trois acolytes, visiblement surpris, sembla vouloir reculer, lentement, pour fuir et c’est pour ne pas gâcher tant de bons sentiments partagés plus tôt que j’ai finalement décidée de ranger mon arme, l’autorisant de ce fait à partir avant de rapporter mon attention vers la jeune femme, m’approchant assez près pour que ma magie puisse l’atteindre, faisant donc finalement virevolter l’aura douce et légèrement verdâtre que ma magie procurait, afin d’en recouvrir sa plaie pour la voir se refermer lentement. Par chance, la blessure en question n’était pas très profonde, ce qui m’avait permis de la soigner sans trop dépenser d’énergie, mais cela ne restait bien entendu pas très beau à voir. C’est alors que je me relevais doucement, une fois la tâche accomplie, ne laissant qu’une légère cicatrice, que je tendis la main vers elle pour l’aider et que je pris finalement la parole :


-J’espère que tout va bien, je me nommes Eiris, enchantée.

Si en cet instant, j’aurais pu savoir qui était réellement la jeune femme devant moi, qui me dégageait pour une obscure raison un certain sentiment de bien être, une odeur légèrement familière… peut être que mon cœur serait reparti, tout comme celui de la vieille femme quelques instants plus tôt. En tous les cas, j’étais là,debout, à lui offrir un aussi doux que tendre sourire, un sourire made in Eiris.


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
"Que tu me craignes ou non.. il vaut peut être mieux que tu gardes tes distances.."
"Fuir n'apporte que la défaite. Il vaux mieux mourir pour ce que nous croyons juste que vivre en servant une cause oubliée"
"Tu sais, quand tu as une vie de chiottes avec sans cesse des batons dans les roues, la seule chose que tu puisse faire... c'est te battre"
"La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire, c'est sourire a la mort"
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Lun 1 Déc 2014 - 9:30

Bon sang mais quelle galère. Pour une fois que j'étais d'humeur joyeuse et tranquille, voilà qu'on venait forcément m'enquiquiner. Bon je devais avouer que je n'avais pas forcément que des amis/alliés ici. D'un autre côté, mon métier ne prévois pas réellement d'amitié entre les dégénérés qui pensent pouvoir faire leur loi et ceux qui se permettaient de prendre dans la bourse d'autrui alors que ce n'était pas pour eux, il n'y avait que peu de place pour les personnes qui ne cherchaient pas à me tuer ou alors à me retourner pour que je sois rapidement dans leur poche. Cependant, ce qu'ils n'avaient pas compris tous, c'était que j'étais incorruptible. Peu importait ce qu'on pouvait me proposer, jamais je ne faisais autrement que ce que ma conscience me dictait. Je faisais donc face au trois bandits de petits chemins qui étaient en face de moi. Sérieusement à quatre contre un, il y avait un minimum d'abus et pour le coup, ce n'était pas Koonie qui allait m'aider, je ne voulais en aucun cas le perdre et je rechignais à l'envoyer au combat ces derniers temps. J'étais presque prête à me lance de nouveau dans la bataille lorsqu'une jeune femme passa devant moi et prit le relais de mon combat. Elle savait d'ailleurs très bien se battre, si bien que je restais un instant en émoi devant sa façon de faire. Et puis aussi rapidement que le combat avait commencé, il prit fin. Je vis alors sa main tendu et alors que je la prenais pour me relever, j'entendis sa phrase comme à rebours.

Eiris.... Eiris..... non, ce n'était pas possible, j'avais probablement mal entendu, ou alors s'était parce que je pensais trop à cette affaire vu qu'il s'agissait en ce moment même du jour ou nous nous étions rencontré pour la première fois. Ça ne pouvait pas. Je finis par fixer la jeune femme devant moi, la regardant profondément dans les yeux. Ses sentiments étaient sincères, elle ne mentait pas, mais alors... est-ce que cela pouvait être.... pas après tant d'année tout de même.... non, je me faisais des idées parce que j'avais envie de la voir, parce que j'avais envie de la retrouver depuis tout ce temps. J'espérais toujours avoir des nouvelles, mais qui me disait qu'elle était encore en vie. Je finis par me relever et regarder mon bras, plein de sang, mais dont la profonde coupure était au moins refermé, il fallait que je la remercie jusqu'à ce que je ressente des sentiments violents et meurtrier. Sans aucune once se pitié parce que ça commençait à bien faire, je concentrais l'éclair dans ma main, au delà de l'ankylose qui me permettait de paralyser mes adversaires, je pouvais lancer des éclairs, enfin un par un mais je trouvais cela cool et j'allais d'ailleurs pouvoir en voir l'utilité. J'avais souvent regretté de ne pas l'avoir testé mais s'était l'occasion.

Alors, lorsque je vis le gars apparaître de l'autre côté l'arme au poing, je me mis devant la jeune femme à laquelle j'associais ce nom qui n'arrêtait pas de résonner à mon oreille. Ma main se leva rapidement telle une sommation, mais il ne prit pas la peine de le prendre comme tel. Je pouvais sentir ses sentiments viciés, son instinct de tueur et cette envie d'en terminer, alors sans la moindre hésitation, je laissais partir le trait de foudre qui l'atteignit en pleine poitrine et l'électrocuta de tel façon à ce que son cœur s'arrête net. Ma respiration était saccadée, il ne s'agissait pas d'un sort de très haut niveau, mais entre le combat, la perte de sang et la concentration, j'en étais rapidement venu à décharger une bonne partie de mon énergie et si je voulais tenir debout, il valait mieux pour moi éviter de décharger le reste. Je respirais donc tranquillement et finalement après un temps je me retournais vers la.... Eiris. Mon regard dans le sien.


« Merci pour votre aide. Et pas de souci je vais bien. Si on puis dire, j'ai l'habitude de ce genre de problème en quelque sorte. »

Je me faisais très souvent malmené ces derniers temps. Probablement dû à ma récente envie de prendre un apprenti qui se débrouillais pas si mal et au démantèlement de ce cher trafic d'information qui n'avait arrangé personne. Maintenant, nous étions deux sur le dos des idiots de cette ville et ça ne leur plaisait visiblement pas. Je finis par me rendre compte par contre que je n'avais cesser de la fixer comme s'il s'agissait d'un vieux souvenir. Je ne savais pas pourquoi, mais... elle me rappelait tellement mon passé, cette enfance auprès de mon oncle. Je pouvais encore sentir la chaleur et le sable de Varak s'introduire dans mes sandales. Ce petit rire doux et franc qu'elle avait lorsqu'on jouait, et ce sourire. Ce sourire tellement ressemblant au sien. Mais non, je ne devais pas penser à cela. Ça faisait tellement de temps, pourquoi subitement je tomberais sur elle. Je finis par secouer la tête, détournant alors mon regard et finalement je repris la parole.

« Désolé, vous... vous avez le même prénom que quelqu'un que j'ai connu étant jeune. Je me nomme Eliaë et pour aujourd'hui, je suis votre obligée. »

Je fis une petite révérence et finalement je me remis droite pour la regarder de nouveau. Tout de même, ça ne pouvait pas n'est-ce pas ?


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Ven 5 Déc 2014 - 19:25

Tandis que j’aidais finalement la jeune femme à se relever, me présentant à elle, tout naturellement, celle-ci sembla bloquer sur quelque chose, visiblement pensive, songeuse et je ne pouvais, pour le coup, qu’essayer de comprendre. Aurais-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Là est une bonne question, pas vrai ? Nah, je ne vois pas vraiment ce que j’aurais pu dire qu’il ne faille pas, ce que j’aurais pu dire que je ne doive pas. Cet instant fut en tous les cas interrompu par l’intervention de celui qui avait un peu plus tôt décidé de prendre la fuite, effectivement, il semblait vouloir profiter du fait que je puisse avoir le dos tourné pour revenir sur sa décision. Cette fois et contre toutes attente, c’est la jeune femme se trouvant face à moi qui inversa nos positions pour venir mettre à terre l’homme en question, se servant d’une magie lié à la foudre pour ce faire, le tuant visiblement sur le coup. Bah, je présume que si elle en est arrivée a de telles extrémités, c’est qu’elle devait en posséder de bonnes raisons. Elle reporta donc son attention sur moi, m’apprenant qu’elle possédait visiblement un certain… abonnement quand à ce genre de mauvaises situation mais alors que j’allais ouvrir la bouche une nouvelle fois pour reprendre parole, il s’avère que je retrouvais son fameux regard, comme si elle cherchait à me sonder, à rechercher au plus profond de moi quelque chose de précis. Peut être est-ce que ça possède un lien avec ce sentiment familier qui m’éprend depuis avant ? Allez savoir, en tous les cas, je dois bien avouer que cela m’intrigue et je présume que je n’ai pas quarante-six solutions : je vais attendre qu’elle reprenne parole, qu’elle se présente à nouveau et là… je verrais.

Eliaë ? Le même prénom qu’une personne qu’elle à connue étant jeune ? Cela fait déjà trois coïncidences un peux grandes pour en être, non ? ça plus mon instinct qui me poussait à de bien beaux sentiments depuis que je m’étais placée devant elle un peu plus tôt. Une nouvelle fois, je voulus ouvrir la bouche, mais je dois bien avouer que je suis restée plantée là, plongée à mon tour dans diverses pensées. Il est vrai que son visage ne montrait aucune différence majeure avec celui de là petite fille dont certains traits étaient restés gravés dans ma mémoire… Nah… ça se peux pas hein ? Franchement, sur des millions de personnes disséminées un peu partout, il à fallut qu’une des premières personnes avec laquelle j’ai une altercation quelconque, que j’ai l’occasion d’aider, ressemble FORTEMENT à cette sœur que j’ai toujours cru avoir perdue. Si c’est la une quelconque farce… non… ça ne peux pas être une farce, seule Thaom avait entendu parler de cette histoire et elle serait bien incapable de me tendre une quelconque blague de ce genre, elle sait à quel point c’est important pour moi. Et puis… en tant que nouvelle chef, elle à assez de travail comme ça sans avoir à organiser ce genre de choses… non ? Je veux dire… enfin…Il n’y à de toute façon qu’un seul moyen d’en avoir le cœur net. Sans m’en rendre compte, les larmes commençaient déjà à couler le long de mes joues alors que j’entamais cette question qui me brulait les lèvres :


-Eliaë, la petite fille de Varak ? Celle qui à eu le cœur d’apporter un peu d’amour à une petite sans abri disparue du jour au lendemain ? Tu es bien cette Eliaë là hein ? C’est bien toi… ma sœur ?

Une fois ma phrase finie venait de commencer l’un des instants les plus longs de ma vie, oh oui… un bien long et lourd instant ou j’avais laissé mon cœur de jeune femme parler, ou j’avais laissé un vieux rêve s’exprimer et qui n’avais jamais cessé de battre au plus profond de mon cœur, comme un vieil espoir enseveli en l’attente de quelqu’un d’assez courageux pour venir le déterrer. Etais-ce l’heure ? L’heure de voir ce vieux coffre sortir de sous le sable pour s’ouvrir et dévoiler ce qui n’était en réalité qu’un ancien souvenir, une vieux rêve, mais sans aucun doutes l’un des plus agréables rêves qui à pu bercer chacune de mes nuits. Parfois, entre deux lignes de bouquins ou lors de nuits paisibles, je m’étais surprise à m’imaginer nos retrouvailles mais c’était bel et bien sans imaginer que cela se produirait ainsi, tout à fait par hasard alors que je stoppais simplement mon chemin dans une cité humaine que je ne connaissais en rien, pour aider une personne… pour aider cette personne qui était finalement tellement importante, tant pour mon esprit que pour mon cœur. Je restais donc là, debout, à attendre une quelconque réponse de sa part. Une quelconque réponse pouvant soit m’apporter une nouvelle déception, soit suffisement de lumière pour redonner encore une fois, un nombre incalculable de lumière sur mon cœur. Je t’en prie, dit moi que tu est bien cette Eliaë là, ma sœur que j’ai tant rêvé revoir, et que je désire pouvoir serre dans mes bras à nouveau…. Dis le moi…


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Sam 6 Déc 2014 - 7:17

J'étais encore dans le peut-être. Est-ce que cela pouvait être vrai. Elle lui ressemblait un peu, même si ses traits étaient plus prononcés, son visage grandit, j'avais l'impression de voir quelque chose de la petite Eiris que je connaissais dans ses yeux. Peut-être que s'était seulement parce que j'avais envie de le voir, alors je l'identifiais à elle. Seulement je ne savais pas quoi dire. À l'époque, je ne maîtrisais pas mon don comme je le maîtrisais maintenant, je n'avais pas pu créer ce lien qui me permettait de la retrouver dans la foule, j'aurais alors pu la retrouver, savoir si s'était elle. Mais là, ce serait trop beau, bien trop beau de pouvoir la retrouver alors que cela faisait des années que je cherchais à la trouver sans jamais rien trouver. Pas un indice, pas une petite piste, rien si ce n'était du vide. J'avais eu à un moment envie de laisser tomber, de me dire que tout était perdu et que jamais je ne pourrais la retrouver. Peut-être que le destin me donnait un petit coup de pouce non ? Peut-être pas, il ne fallait pas que je m'emballe, s'était hors de propos, je ne devais pas penser que s'était la bonne. Mon cœur battait la chamade de me dire que j'avais peut-être retrouvé enfin ma sœur.

Mais je sentais aussi mon cœur se gonflait d'espoir, un espoir qui me fit monter les larmes aux yeux, non, pas moi... elle. Je relevais la tête vers elle au moment où elle pris la parole. Ce qu'elle finit par dire mit un temps à venir percuter mon cerveau. Je restais un instant interdit, elle parlait bien de Varak ? La petite fille de Varak. Il y en avait beaucoup des petites filles à cette époque, cependant quelque chose me disait bien que c'était de moi qu'elle parlait, surtout lorsque la suite arriva. Petite sans abri disparu du jour au lendemain, ça ne pouvait pas être une coïncidence n'est-ce pas ? Ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre que moi ? Non, sérieusement comment s'était possible de la retrouver comme cela après tant d'année alors que je n'ai jamais réussis à avoir un minimum d'information pour me battre et aller la récupérer. Je.... je le regardais un instant et puis comme mué par un instinct que je ne comprenais pas, je m'approchais d'elle jusqu'à la toucher. Mes mains se posèrent sur son visage, mes pouces essuyaient les larmes qui coulaient de ses joues. Je plongeais dans ses yeux. Ces yeux que j'avais tellement vu étant petite et puis d'une voix enroué par l'émotion je repris la parole.


« C'est impossible. Je n'ai pas cessé de te chercher sans jamais trouver un seul indice, sans jamais une petite piste pour pouvoir te récupérer. Je suis devenue enquêtrice pour te retrouver et finalement s'est toi qui me retrouve comme ça, comme si de rien n'était. Je.... »

Je finis par me taire un instant pour reprendre finalement.

« Je n'arrive pas à y croire. Te retrouver après tant d'année tient du rêve. Eiris, ma sœur de cœur. La seule qui me comprenait étant petite, la seule qui pouvait me comprendre parce que dans un sens nos vies avaient un semblant de commun. Je n'y crois pas que tu sois là. »

Je finis par reculer, lâchant doucement son visage et la regardant avec tendresse. Les larmes coulaient de long de mes joues maintenant. Je ne savais même plus quoi dire. Bon sang, je devais rêvé éveillé sérieusement, c'était mon subconscient qui me jouais des tours. Je restais comme ça un moment, ne sachant quoi dire d'autre. Je n'y croyais toujours pas, comme si ce n'était pas normal. Comme si rien n'était logique en quelque sorte. Et puis finalement je laissais de côté la logique, je souriais au milieu des larmes, je souriais encore lorsque sous le coup de l'impulsion je viens la prendre dans mes bras et la serrer doucement.

« Eiris mon dieu, c'est bien toi.... »

Personne n'avait jamais su que je la recherchais et je n'avais jamais donné de description particulière, ça ne pouvait pas être un mauvais tour ou quoi que ce soit. S'était réellement elle. Je la serrais un peu plus fort sans pour autant l'étouffer. Je venais tout juste de la trouver, je ne voulais pas déjà la voir s'en aller.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Sam 13 Déc 2014 - 0:22

Eliaë… Même si je dois avouer que j’avais parfaitement prévue de te rechercher, usant même de mon statut d’ambassadrice pour poser des questions, je ne m’attendait en rien à te retrouver ici, comme ça, par pur hasard, au détour d’un simple chemin comme si tout nous avait poussé à nous retrouver… je n’étais pas arrivée sur Belin il y à longtemps, bien au contraire, et voilà déjà que mon voyage m’offrait l’un des plus beaux cadeaux possibles…Eliaë… ma sœur, c’est bien toi alors. Alors que je rangeais mon bâton dans mon dos, afin qu’il ne me gêne pas, je la fixai silencieusement, sentant donc les larmes commencer à couler sur mes joues. Vous n’imaginez pas comme ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé. En réalité… ce n’est pas arrivé depuis le jour ou la petite fille que j’étais s’était retrouvée face à cette chef de guerre Orc, Thaom, apeurée et résignée, prête à mourir. Que Renovan et Solarim soient loués pour ce cadeau… Je ne pouvais demander mieux pour combler mon cœur de son manque. Elle finit donc par céder elle aussi à l’émotion, m’expliqua un peu tout ce qui lui était passé par la tête, puis me pris finalement dans ses bras, bien entendu, je ne pouvais que la serrer contre moi aussi. Enquêtrice pour me retrouver hein… ? Il est vrai que même la petite fille de Varak avait toujours eu son côté droit, je suis certaine qu’elle à déjà pu accomplir bien de belles choses, faute de m’avoir retrouvée mais je ne peux en rien la blâmer, comme elle ne peut en rien se blâmer… j’étais tout simplement à l’autre bout du monde, qu’y pouvait t’elle ? A moins d’avoir exploré le monde entier, elle n’aurait simplement jamais pu me retrouver. Mais elle à continué, elle n’as jamais cessé. Au final… je lui ai sans doutes causé un peu de tord à tant tarder avant de revenir, mais pouvais-je abandonner ceux qui sont avec le temps devenus ma famille simplement pour un désir de voyage, de retrouvaille avec mon autre sœur ? Ma sœur du passé que je n’ai jamais cessée de vouloir retrouver ? Finalement, aujourd’hui la question ne se pose plus, en tant qu’Ambassadrice, mon travail est de voyager, rencontrer des gens, partager le nom des Ours-hurlants et… retrouver ma sœur.

- Pardonnes moi, ma chère sœur. Ce soir là, quand je suis retournée auprès de mamie, je l’ai retrouvée morte et cela à chamboulé mon cœur… Je me suis donc retrouvée à errer en pleurant, l’espace de quelques minutes, avant qu’un homme ne m’enlève, ne me jette dans un bateau et ne m’amène à l’autre bout du monde… Finalement… Au moment ou je croyais tout perdu, j’ai été recueillie et élevée par les Ours-hurlants, des Orc… Et aujourd’hui… je suis devenue assez forte et j’ai bien gagné leur confiance, assez pour devenir leur ambassadrice, Eliaë, ce qui m’as permis de sauter dans le premier bateau pour revenir sur ce continent. Je suis heureuse d’enfin te retrouver, vraiment heureuse…

Au fur et à mesure que mes derniers mots arrivaient, je ne pouvais que la serrer un peu plus fort, nichant mon visage dans son cou tandis que les larmes continuaient finalement de couler, comme si elles l’avaient toujours du, comme si jamais elles ne pourraient se stopper… Comme si elles n’avaient pas eu cette liberté depuis longtemps. Thaom, Eliaë… mon cœur pouvait maintenant trouver un peu de repos, maintenant que je vous sais toutes les deux en bonne santé…

-C’est bien moi, Eliaë, je doutes que nos dieux aient décidés de nous tendre une coïncidence aussi grande, Tu as même la même odeur…

Ajoutais-je avec un léger sourire amusé. Mon apprentissage de druide m’avait permis de dévelloper certains de mes sens, l’odorat en faisait bien partie. J’avais longuement du m’entraîner à reconnaitre l’odeur de certaines plantes, champignons, baie… afin de séparer les bons des mauvais et voilà que mon entrainement me servait pour autre chose. Ma mémoire étant excellente, je n’eus aucun mal à reconnaitre l’odeur de celle que j’avais bien le plus serrée dans mes bras durant toute mon enfance.  

-Je suis sincèrement désolée de t’avoir autant inquiétée… je suis réellement heureuse de te retrouver…


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"Que tu me craignes ou non.. il vaut peut être mieux que tu gardes tes distances.."
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Sam 13 Déc 2014 - 16:56

Je n'en revenais toujours pas de l'avoir là dans mes bras. Je la serrais aussi fort qu'elle me serrait comme si nos vies en dépendait. Cela faisait combien de temps ? Depuis combien de temps n'avais-je pas pu me détendre de la sorte ? Laisser mes larmes couler pour quelqu'un que j'aimais ? Je restais constamment fermé à toutes sortes de sentiments, parce que s'était bien plus facile pour moi. J'étais déjà submergé par des tas de sentiments qui ne m'appartenaient pas alors si je commençais à laisser aller mes sentiments, je n'allais pas y arriver. Seulement voilà, à force de tenir bon face aux vents, à force de montrer un visage neutre, à force d'être forte, je m'étais endurcit à l'extérieur et affaiblis à l'intérieur. Mon cœur souffrait toujours bien plus que ce que mon visage montrait. Mon métier était ainsi fait, si je n'étais pas forte, personne ne le serait pour moi et il était hors de question que je me repose sur quelqu'un. Non, sérieusement, je devais toujours tenir bon.

Sauf que là, ces retrouvailles que j'avais attendu durant des années, cette pression que je ne cessais d'accumuler, venait brutalement de faire céder les digues de mon cœur et pour la première fois depuis longtemps je n'étais plus Eliaë l'enquêtrice, mais Eliaë la petite fille qui avait retrouver celle qui comptait le plus pour elle, celle qu'elle avait cherché toute sa vie durant sans jamais rien trouvé. En cet instant j'étais redevenue l'enfant qui courrait vers leur jardin secret pour la retrouver et qui à la place de ne trouver que du vide comme ça avait été le cas retrouvait son ami, sa sœur. Un rêve... non plus maintenant, désormais il ne s'agissait plus d'un rêve et j'en étais d'ailleurs contente. Heureuse était réellement le mot, mes larmes étaient des larmes de bonheur et pas de tristesse. Des larmes que j'avais mis du temps à faire couler, mais qui était bien là. J'écoutais alors doucement ce qu'elle me disait, imprégnant les intonations de sa voix, imprégnant son odeur, imprégnant sa trace sentimentale. Hors de question de la reperdre et finalement elle me fit sourire doucement.


« Je ne t'en veux pas tu sais, mais j'ai eu tellement peur. Chaque fois que je posais des questions on me disait de laisser tomber, mais je refusais de me dire que tu n'étais plus. Je te connaissais mieux que quiconque, contrairement à tous les autres tu étais forte, nous étions toutes les deux fortes alors que notre passé n'avait rien d'enviable. J'étais certaine que je te retrouverais un jour, même si je n'imaginais pas que ça se passerait comme ça. »

Je restais un moment comme ça, la laissant finir de parler et finalement après quelques minutes supplémentaire, je me détachais doucement d'elle, sans pour autant totalement m'éloigner. Après tout, maintenant qu'elle était près de moi, hors de question de la laisser repartir, même si je doutais fortement qu'on reste toujours ensemble. J'avais ma vie et elle avait la sienne, mais j'étais tellement contente de la savoir en vie que pour le moment je voulais profiter d'elle, profiter de ce qu'elle pouvait m'annoncer. Alors, je l'emmenais chez l'aubergiste que je connaissais depuis longtemps. Je la fit s'installer tranquillement la présentant sans trop en dire, le prénom était le seul truc utile ici. Et finalement après avoir commander une boisson je repris la parole.

« Alors comme ça tu es ambassadrice. Eh bien on en a fait du chemin depuis notre dernière rencontre. Regarde nos vies, je n'arrive pas à croire que tant de temps est passé. C'est comme si s'était hier que je courrais vers notre endroit favoris, notre jardin secret pour se retrouver et passer notre temps ensemble. Qu'est-ce que j'ai regretté ce jour-là de ne pas être venue avec toi comme j'en avait eu envie. »

Je soupire doucement et baisse la tête. Les larmes se sont arrêtées, pas taris, elles ont juste décidés d'arrêter de couler. Mon sourire est présent, mais une pointe de tristesse se dessine sur mon visage. Si elle savait à quel point je m'en voulais de ce qu'il s'était passé ce jour là. De ce que j'avais voulus faire. Mon oncle avait été obligé de m'arrêter pour que je ne parte pas de suite à sa recherche, moi, la petite fille peureuse qui ne supportait plus le monde à ce moment-là.

« J'aurais été prête à tout pour toi à ce moment là. J'ai parcouru Varak plus vite que je ne l'avais jamais fait, mais je n'étais encore qu'une enfant. »

Et ces moments de solitude, cette promesse que je n'avais encore jamais brisé. Être proche de quelqu'un. Je ne l'étais plus depuis son départ, depuis sa disparition. Je me souviens encore d'avoir jeter cette poignée de terre par terre sur notre sanctuaire en jurant ''Si ça ne m'apporte pas le bonheur alors que ça disparaisse. Plus jamais... je ne me lierais plus jamais avec qui que ce soit si cela fait aussi mal lorsqu'on disparaît sans un mot.'' Et j'avais tenue cette promesse d'enfant, j'avais grandit avec cela, j'avais tout fait pour repousser tout le monde en y arrivant avec brio. Seulement les choses changeaient et je n'étais plus réellement cette petite fille rêveuse et peureuse. Oh bien entendu j'avais toujours peur, mais j'avais changé. En bien ? Pas forcément, j'étais devenue quelqu'un d'autre, quelqu'un de peu fréquentable par moment, je n'en doutais pas,mais en vérité pour rien au monde je n'aimerais recommencer. Son départ avait donné le coup fouet qui m'avait remise sur les rails, qui m'avait fait grandir et arrêter de rêver. Je savais déjà à cette époque que la vie n'était pas tendre, mais je savais aussi qu'être une enfant n'aidait pas et que le rêve n'était que cela un rêve et qu'il n'avait pas de place dans la réalité si dure et présente qu'on pouvait voir. Je soupirais pour moi-même et finalement je repris doucement.

« Alors comme ça tu as été élevé par des orcs. Raconte-moi tout, je ne suis encore jamais allé en territoire Orc. Il y fait froid ? Qu'as-tu appris là-bas ? J'ai remarqué que tu sais te battre et soigné, visiblement la magie est partout en Ildirith, c'est génial. En quoi consiste ton métier d'Ambassadrice alors ? »

Cela faisait beaucoup de questions en une seule fois, mais après tout, nous avions un temps infinis pour discuter non ? Maintenant que nous étions de nouveau réunis.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Jeu 19 Mar 2015 - 3:44

J'étais encore sous le choc, dans le rêve... oui, le rêve. Vous vous imaginez, espérer une seule et unique chose pendant si longtemps ? Vous vous imaginez garder un rêve d'enfant vous rongeant un peu plus chaque seconde tout au long de votre enfance, de votre adolescence, de vos premières années d'adulte ? Vous vous imaginez ce que ça fait, de vous retrouver là, à réaliser ce rêve ? A retirer ce poids qui vous hantait finalement depuis maintenant tellement longtemps ? C'est comme si vous reganiez le droit de respirer après en avoir été privés pendant juste assez de temps pour sentir la vie vous quitter, une profonde inspiration salvatrice, une inspiration qui refait partir votre coeur avec violence, qui vous rappelles à quel point la vie est importante et ce pour quoi vous n'avez jamais cessés d'avancés, tête baissée dans vos rêves et votre univers. Finalement, c'était bien elle, cette soeur que je pensais perdue et que je rêvais de retrouver, cette petite fille qui, sans forcément le savoir, avait redonné l'espoir à un si petit coeur qu'une vieille femme parvenait à maintenir au dessus de l'eau. Cette petite fille qui avait été la première personne dans ma vie à être parvenue à faire rire mon coeur. Lorsqu'elle se détacha de moi, je ne pus que plonger à nouveau mon regard dans le sien, dévorant chacun de ses mots avec un intêret ardent. En parlant d'ardent, le petit Pyros semblait sautiller de joie lui aussi, sans aucun doutes que le fait de me voir moi même sautiller de joie l'avait encouragé à suivre. Il semblait montrer un certain interêt pour mon amie, peut être même était-il un peu déçu que l'attention ne soit pas portée sur lui mais il se doutait sans aucun doutes que ça viendrait assez vite, alors il rester la, à me mettre des petits coups de pattes dans la jambe pour que je reporte mon attention vers lui, chose que fis bien assez vite, lorsqu'elle m'amena vers une taverne pour que l'on puisse boire un verre ensemble.

Je fus rassurée et heureuse de voir qu'elle avait elle même gardée ce même espoir en elle, qu'elle savait qu'on se reverrait. Elle n'avait donc réellement jamais abandonné ses recherches, elle n'avait jamais cessée de penser à moi, je repensais alors à mes questions dont je parlais avant. Lui avais-je apportée un peu de joie ? je penses que la réponse est maintenant claire. Alors que les larmes avaient visiblement cessées de son côté, les miennes ne cessaient de couler, comme si elles avaient toujours attendu cet instant pour couler à nouveau. Elle me parla ensuite de ses regrets, de ce qu'elle aurait souhaitée, de ce qu'elle aurait voulu faire. mais je savais aujourd'hui que si elle m'avait suivie, l'une de nous deux ne s'en serais sans aucun doutes pas sortie, je savais que ce que nous vivions actuellement n'était autre que le meilleur dénouement qui nous était possible d'espérer. je savais que si quoi que ce soit se serrait passé autrement, nous ne sous serions peut être jamais revues. Au fond de mon coeur, je continuais à remercier Thaom, à tel point que ses oreilles d'orc devaient être en train de siffler comme jamais elles n'avaient sifflées. Je finis donc par reprendre la parole, peu après elle, Pyros jouant désormais a faire des aller-retours entre nos pieds, au sol

-Tu ne dois pas t'en vouloir ma chère Eliaë, ma soeur, tu ne dois pas t'en vouloir... je penses que si tu aurais été avec moi ce jour là, nous aurions toutes deux été enlevées et l'une de nous deux ne s'en serais sans aucun doute pas sortie... à ce moment la, quand je me suis dressée, impuissante mais déterminée devant ce groupe d'orc qui me faisait face. Je m'en suis d'un certain côté toute ma vie voulue d'avoir laissé mon chagrin me guider vers les hommes qui m'ont enlevée, alors imagine si il nous y avaient amenées toutes les deux... Je penses que ce que l'on vit aujourd'hui est bel et bien le plus beau des dénouements que l'on aurait pu espérer, je penses pouvoir dire que ce jour fais bel et bien partie des plus heureux de ma vie, car tu est la, en face de moi après tout ce temps... c'est fou ce que tu as pu me manquer...

Les larmes se remettaient à couler le long de mes joues, elle repris finalement la parole pour m'envahir de question ce qui me rendit à nouveau le sourire, amusée par tant d'empressement, je lui fis donc l'honneur de répondre avec au moins autant d'entrain

-Oui ! Je dois d'être encore en vie à Thaom Melcrudak, ancienne maîtresse de guerre et actuellement nouvelle chef des Ours-hurlants, le clan orc le plus craint. C'est elle qui à décidée de me laisser la vie sauve et de me permettre de survivre celon leurs coutumes. Elle m'as confié au vieux Chaman du village, Chaman qui m'as finalement apris la voie du druidisme. J'ai donc grandie parmis eux, apprenant à me fier à leurs coutûmes, à comprendre leur manière de penser, de voir et même de cogner ! Je suis la preuve vivante que les orcs ne nous sont pas si différents. je suis la preuve vivante que les orcs ne sont pas simplement des tueurs meurtriers et sans cervelle et c'est ce qui m'as toute désignée pour devenir leur ambassadrice, à la demande de Thaom, me permettant ainsi de pouvoir voyager, témoignant la parole du clan, le désir de paix du clan et aussi de pouvoir partir à mon tour à ta recherche... te retrouver...

Je marquais une pause, la dévorant littéralement du regard, complètement sur-exitée par ce qui se déroulait en ce moment précis, avant même qu'elle n'ai le temps de sur-enchérir je repris la parole, attrapant Pyros sous la table pour venir le tendre vers elle

-Je te présente Pyros ! cette petite boule de poil est mon compagnon, si je peux dire ! La marque de la réussite de mon apprentissage en tant que druide et un animal que je considère comme un très bon ami ! Il est malin, gentil et me sert accessoirement de garde du corps !

le petit animal semblait déjà si fier et énergétique, voulant visiblement lui aussi profiter de la bonne humeur ambiante, tandis que je le lachais, il allait doucement, passant d'une patte à l'autre, se dandinant presque vers mon amie, ma soeur, la reniflant un peu comme si il cherchait à mieux la connaitre, scène qui m'arracha un léger rire

-Je penses pouvoir dire que les orcs sont finalement plus brutaux que les humains, c'est indéniable. mais ils sont aussi plus droits. Quand un soucis les prends, ils combattent avec honneur et férocité, ils ont la tête dure et sont souvent butés, mais ils ne sont pas plus idiots que l'humain l'est. et puis même si ils peuvent le sembler, il suffit de leur cogner un peu sur le piff et puis l'information fit par rentrer... si ils ne te dévorent pas en retour !

A nouveau, mon rire se fit entendre, à cet instant, ce n'était plus Eiris, l'ambassadrice des fiers et puissants Ours-hurlants qui parlait, mais la petite Eiris, cette petite fille au coeur instable qui se laissait aller à ses sentiments, ses pensées, ses désirs devant l'une des plus grandes sources de lumière que sa vie lui ai apportée. A ce moment là, elle semblait comblée. A ce moment là, elle était comblée.  


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
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MessageSujet: Re: Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)   Lun 23 Mar 2015 - 9:08

J'agissais comme une gamine. J'étais redevenu la petite fille que j'étais en ce temps à Varak. Celle qui attendait le passage de la matinée pour aller retrouver sa meilleure amie, la seule qui pouvait la comprendre, la seule qui arrivait à l'approcher assez pour la toucher. J'avais tellement rêver ce moment, que mon enfance me revenait d'un coup. La partie après les problèmes, la partie Varak. J'avais adoré ces moments avec elle, ces moments tellement agréable qu'ils étaient restés gravés dans ma mémoire et m'avaient poussés à la recherché. Comment lui dire cela sans passer pour une folle dingue. De toute façon j'avais déjà prouvé à certains que ma façon d'être était très particulière et ce n'était sûrement pas elle qui allait me dire quoi que ce soit. Cependant j'étais réellement heureuse, tant et si bien que je n'arrivais plus à me contenir. Il fallait que je me retienne de lui sauter une nouvelle fois au cou ou alors de répondre encore aux larmes qui coulaient le long de ces joues. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pleuré, enfin pas de cette façon. Les larmes s'étaient taris une fois arrivé chez mon oncle, comme si les tortures m'avaient tout enlevé. Parfois j'avais l'impression d'être vide, de ne plus être moi, de tout laisser tomber au profit du reste : mon boulot, les autres, leurs sentiments.

Les miens n'étaient plus. Serais-je encore capable de ressentir quelque chose ? Serais-je encore capable d'être une véritable amie ? J'avais envie de fonder une famille, mais pourrais-je réellement le faire ? Ce genre de questions se bousculaient parfois dans ma tête, comme les questions s'étaient bousculer dans ma bouche avant de sortir, sauf que celle de ma tête y restait et ne bougeais pas d'un pouce. Elles semblaient me torturer comme autant d'aiguille planter dans ma chaire. Je secouais la tête comme une idiote à quoi donc je pensais. Alors que je sortais de mes réflexions, je l'entendis prendre enfin la parole. Ces paroles semblaient douces, cependant je ne pouvais m'empêcher de m'en vouloir. Si seulement j'avais été plus grande, si seulement j'avais pu faire autre chose, connaître ce que je connaissais aujourd'hui, mais non, personne ne pouvait connaître avant de grandir ce qui allait arriver, ce qu'on allait devenir. Je secouais une fois de plus la tête pour chasser ce genre de pensées et finalement elle reprit en me parlant de la vie chez les orcs.

Visiblement c'était bien loin de ce que chacun s'amusait à raconter partout. Enfin, après, j'avais rencontrer un Suli et ils étaient aussi très loin de ce qu'on pouvait en dire. Très loin de ces animaux qu'on nous les décrivait. Visiblement les apparences étaient trompeuses et mieux valait se faire une idée soit-même de qui ils étaient réellement plutôt que de toujours faire en sorte de se faire une idée sur des rumeurs et des ''on dit''. Je soupirais doucement pour moi-même, pas de ce qu'elle était en train de me dire et je souriais doucement. Rare était les sourires que je distribuais surtout ces derniers temps, mais avec elle, tout était différent. Je savais que je pouvais lui en donner autant qu'elle voulait, elle était la seule qui avait toujours su me faire sourire alors que rien n'allait. Ça faisait réellement du bien. Quand elle finis de tout m'expliquer et de me présenter son petit animal, je sentis Koonie bouger sur mon épaule et descendre à la rencontre de la boule de poil.


« Eh bien je te présente à mon tour Koonie, qui m'aide énormément dans mes enquêtes je dois bien avouer. Il est capable de petite chose assez impressionnantes. »

Je souris doucement et finalement je reprends tranquillement, plus tranquillement que tout à l'heure en tout cas.

« Eh bien, comme qui dirait il vaut mieux se faire son opinion soit-même n'est-ce pas ? On entends tellement de chose, tellement de rumeur plus ridicule les unes que les autres. J'ai rencontré un Suli, et bien je dois avouer qu'il ressemble bien moins aux animaux sauvages qu'on en dit d'eux. Ils ont une intelligence propre et leur façon de parler est juste impressionnante. Certes leur apparence est différent de l'humain lambda, mais mis à part cela nous somme exactement pareil. »

Je la regarde avec douceur et reprends doucement.

« Je suis réellement heureuse que ce ce soit bien passé pour toi. Je n'ai jamais perdu espoir de te revoir et je dois avouer que je crois que je vais te monopoliser toute une soirée et même plusieurs jours pour te montrer tout ce qui a changer. »

Je caressais doucement la tête de sa boule de poil et Koonie s'amusait avec lui.

« Enfin on a du temps à rattraper n'est-ce pas ? »

Je la regardais tendrement. Enfin, enfin je l'avais retrouver. Je voulais passer le plus de temps avec elle. J'avais tellement peur de la reperdre encore. J'espérais que plus rien ne nous séparerait longtemps en tout cas, car nos métiers respectifs nous sépareraient tout de même un minimum, il ne fallait pas se leurrer.


De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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Cela faisait si longtemps que je n'arrive pas à y croire (Pv Eiris)

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