­
 

Partagez | 
 

 Une ballade bien encombrée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eiris Esthar
Apprentie druide
Apprentie druide
avatar
Philosophie : Instinct (Neutre Bon à tendance Chaotique)
Divinité(s) : Solarim, Revoran
Faction ou Clan : Clan Ours-hurlant

Attributs
Races: Norpalien
Réputation:
220/5000  (220/5000)
Adage: Force, honneur et respect sont maîtres mots, le reste n'est que poussière
MessageSujet: Une ballade bien encombrée    Mar 18 Nov 2014 - 10:56

C’est donc ainsi que débutait ma première mission sous les ordres non pas d’un vieil orc devenu dur rigide mais d’une nouvelle chef, une Orc qui voulait s’ouvrir au monde et ce aussi pour notre survie à tous. Pour ma part, cela ne me dérangeait en rien, tout comme je suis une humaine ayant grandi et vécu parmi les orcs, ayant appris à aimer leurs coutumes et leurs idée mais aussi à me faire apprécier par une grande majorité de ces idiots verdâtres. Bon, récapitulons : La mission est simple, on doit rattraper le groupe vagabond et l’escorter en lieu sur, au moins jusqu’aux Steppes ardentes. Juste affaire d’être sûr, je suis rapidement passé chez le vieux pour y récupérer une petite carte dessinée sur un bout de papier, par mes soins, celle-ci représentait toutes les parcelles de la foret ou je m’étais déjà aventurée, bien entendu, était consigné là-dessus tous les lieux clefs ou trouver de quelconques plantes, par exemple, juste affaire de vérifier l’itinéraire le plus logique qu’aurait pu prendre la troupe avant de simplement récupérer mon bâton et ma lame que le vioque m’avait retiré un peu après mon combat. Après tout, c’était la parfaitement compréhensible de sa part, il avait peur que je me blesse… vous comprenez ? Bien sur cette pensée m’arracha un sourire et c’est sans attendre que je me suis attelée à le saluer, puis au départ. C’est donc ainsi et fièrement que je me suis présenté face au groupe de Thorg, armée de mon épée, pendouillant dans mon dos, de mon bâton, se tenant dans ma main ainsi que de toute la conviction qu’une jeune femme telle que moi pouvait bien porter en son cœur.

Bien entendu, le départ ne se fit attendre en rien et il ne fallut pas beaucoup de temps à notre nouveau chef de guerre pour commencer à aboyer ses directives pour nous mettre en route. Il se montrait prévenant et prévoyant et me semblait particulièrement reconnaissant pour l’arrivée à son nouveau poste. Il m’avait entendu le conseiller auprès de Thaom et il n’avait pas manqué à me remercier pour cela. Bien entendu, je ne l’avais pas fait par quelconque recherche de quelconque remerciement, mais car c’est bel et bien ses propres qualités que j’avais vu, pendant toute mon enfance lorsqu’il ne pouvait se soustraire à la tache qu’il s’était lui-même attelée : Protéger la petite humaine fébrile. Le plus drôle dans cette histoire, c’est que j’avais aujourd’hui pu démontrer de ma valeur et prouver au clan que cette petite humaine fébrile n’était plus, que j’étais aujourd’hui digne de porter leur nom et que quoi qu’il arrive, je n’aurais l’envie de m’en soustraire pour rien au monde. Je pouvais d’ailleurs, d’une certaine manière retrouver ce respect dans le regard des autres orcs. Bien entendu, ils ne me regardaient plus comme une étrangère depuis bien longtemps maintenant, mais ils me regardaient aujourd’hui avec respect, ce qui suffisait à m’apporter satisfaction sur le sujet. Aujourd’hui, je sentais que je n’étais plus juste l’amie de Thaom et l’apprentie de leur vieux Chaman. Non… aujourd’hui, je suis réellement l’une des leurs et ça, c’est simplement tout ce que j’avais cherché à atteindre pendant de nombreuses années.

Le début du trajet s’était déroulé sans réelles encombres tandis que Thorg et moi parlions de nos souvenirs passés, comme lorsque le « caïd » qui ne tardait jamais à démontrer sa force, lorsque nous étions jeunes tous deux, venait sans cesse m’embêter, ce qui amusait d’ailleurs le vieux Chaman qui trouvait que c’était là une excellente occasion de m’endurcir. Effectivement, on peux dire que cela est parvenu à avoir cet effet lorsque Thorg et moi avons mis en place tout un piège bien complet pour faire comprendre à ce gros benêt l’étendue même de sa connerie. Thorg est un Orc puissant, mais aussi malin. Je l’ai déjà surpris à essayer de comprendre ce que pouvais lui raconter le vieux Chaman, ou même essayer de suivre mes conversations sur les bouquins ou les plantes mais vous vous doutez bien que devant sa bouille désemparée, je ne pouvais que rire et perdre mon sérieux ! Je pense pouvoir dire que cet orc est au final l’un de ceux qui m’as le plus soutenu, avec Thaom Elle-même et même si aujourd’hui, je reste moi la jeune apprentie du vieux Chaman, je suis heureuse de les voir à leur postes respectifs aujourd’hui et je suis sûr qu’ils mèneront le clan a quelque chose de plus beau encore.

En parlant de Thaom, ma main ne pouvait s’empêcher de se reporter au cadeau qu’elle m’avait fait peu avant notre départ. Les orcs ne sont pas très fleur bleue, c’est bien connu et un pendentif de ce genre devait avoir une grande valeur pour elle mais elle avait finalement décidé de s’en détacher pour m’en faire cadeau. En toute franchise, si je devais un jour définir Thaom, je n’hésiterais pas à la considérer comme ma propre sœur et par la, je n’entends bien entendu pas le simple lien que nous possédons tous, au sein du clan, mais plus comme si nous étions liées par le sang. Bien sûr, je ne lui dois pas uniquement que d’être ce que je suis aujourd’hui, mais je lui dois aussi la vie et ça, je reste certaine qu’elle sait que je la donnerais à tout moment pour elle. M’enfin, il semblerait qu’au final, les choses ne cessaient d’évoluer dans le bon sens et que Solarim et Revoran m’en soit témoins, j’espère sincèrement que cela continuerait dans cette lancée. Cependant, un autre problème se présenta à nous : Malgré les premiers soins que m’avait efficacement administrés le vioque, la douleur du choc lié au coup du précédent chef avait fini par revenir, sans doute pour cause de la longue marche qui nous unissait. Bien entendu, je ne voulais en rien ralentir le groupe et je me suis donc décidée à passer outre cela, tentant de le camoufler au mieux par rapport au regard inquisiteur de Thorg qui, bien entendu, n’avait pas cessé de me faire la conversation pour un sou. C’est fou comme même un orc peut devenir bavard quand nous parvenons à faire tomber cette armure naturelle qu’est leur apparence grossière. Toutefois, il reste malheureusement beaucoup trop de personnes qui les jugent à mal, les voyant simplement comme des bêtes assoiffées de sang sans chercher à comprendre que leur force et leur désir de combattre n’est simplement qu’une loi naturelle qu’ils peuvent parvenir à transgresser, dans de bonnes conditions. Il y a de plus la certitude aujourd’hui que Thaom pourrait sans mal engager la conversation avec les autres peuples, peut être même les pousser à des alliances, peut être même à une alliance pouvant nous sauver, vous et moi, des ténèbres même.

Comme vous l’aurez compris, le chemin aller c’était déroulé sans réelles encombres et nous n’avons pas pris trop longtemps pour arriver aux premières traces du groupe de réfugiés et par « traces » je dois avouer que Thaom à bien pensé à nous ramener par ici. Tandis que nous arrivions aux premiers cadavres, nous avons pu constater de la présence d’un réel et véritable problème : Un troll. Dans quelques cris ordonnatrices, Thorg s’exécuta à donner ses directives, tentant de faire éloigner la créature des réfugiés survivants pour faire de lui-même leur « bouclier », laissant soin à ses orcs de prendre la bête de revers. Il semblait vouloir me laisser hors de l’affrontement, mais en étais-ce seulement question ? Sans réellement attendre, je portais la main à la petite sacoche qui se trouvait dans mon dos pour en prendre directement quelques minéraux, m’attelant sans réellement attendre à la préparation d’une petite concoction profitant bien sur du fait que le groupe d’orcs occupaient le monstre. Celui-ci semblait jeune et assez énergique, il manqua d’envoyer Thorg au tapis ainsi que d’autres orcs du groupe mais ceux-ci étaient habitués au combat et gardaient une bonne distance de sécurité, tentant de le trancher au vif grâce à leur surnombre pour le blesser et l’achever petit à petit mais c’était sans compter sur la capacité de régénération extraordinaire de celui-ci. Finalement, Thaom avait d’autant bien fait que de confier la mission de les accompagner car une nouvelle fois, je saurais me rendre utile et les aider. Une fois la concoction terminée, je pris sur moi de la déverser délicatement dans une petite fiole qui pendait elle aussi à ma ceinture de voyage avant de la fermer, de la secouer un peu et de la lancer dans la direction du troll qui finit par prendre feu immédiatement, visiblement surpris de cette retombée. Confiants, les orcs prirent alors sur eux de profiter de l’ouverture pour le taillader librement ce qui finit par faire tomber genou à terre à la bête dont Thorg vint avec une force qui lui était digne, broyer les os de la tête du monstre, qui tomba finalement au sol. Bien entendu, ma lame vint ensuite se planter dans une zone que je savais mortelle à la bête, juste au cas ou, histoire d’éviter les mauvaises surprises. Dans notre combat, deux orcs avaient perdus la vie et Thorg s’était vu blessé par un coup au torse mais bien sûr, tous les orcs présent n’avaient rien trouvé à redire à mon intervention et il ne me fallut pas longtemps, grâce à mon sort de guérison pour me mettre à soigner tous les petits bobos, offrant une atèle de fortune au bras de Thorg qui avait eu besoin de quelques soins supplémentaires. Les réfugiés, tant surpris qu’heureux de nous voir arrivés, se demandaient quand même pour quelle diablesse de raison nous avions décidé de revenir les aider et c’est donc là que je me suis présentée comme porte parole de notre nouvelle chef pour leur exposer rapidement la situation, leur affirmant que notre mission était de les escorter en lieu sur. Thorg, une fois la route reprise, semblait pensif mais sans doutes était-ce là l’œuvre de souvenirs ou de pensées habituelles de guerrier blessé au combat ? Allez savoir, il m’en parlera peut être et à ce moment là, je serais présente. Par chance, nous n’étions plus vraiment loin de notre point d’arrivée et c’est donc sans réelles encombres supplémentaires que nous sommes parvenus à bon port et que nous avons donc simplement tourné talons pour rentrer au bercail. L’aller nous avait pris le reste de la journée ainsi que la matinée suivante et nous ne serions de toute manière pas au camp avant le lendemain midi, ce qui allait donc nous offrir une nuit supplémentaire à la belle étoile. Bien entendu, cette perspective ne me dérangeait en rien et pour preuve, c’est même moi qui ai proposé un endroit sympathique, le soir venu, pour monter le camp ! Après une nuit calme et de nombreuses plantes récupérées (car oui, tous les moments sont bons pour refaire ses stocks !), nous avons pris sur nous de reprendre la marche. Bien entendu, je n’avais pas oublié de revérifier son bras et d’en continuer au mieux les soins et j’ai pu apprendre que son côté pensif de la veille n’était en rien lié à sa blessure mais aux songes. Effectivement, cela avait été un combat ardu que je serais bien trop incapable de décrire dans la mesure ou j’étais moi-même trop occupée de mon côté avec ma concoction, mais on avait perdu deux amis dans le combat. D’ailleurs, pourquoi ce troll se baladait-il tout seul, aussi jeune, dans le coin ? C’est là une question qui allait sans doute me tarauder un moment.

Tandis que nous allions retourner au camp, quelque chose retint mon attention, un bruit anormal venait de me tirer de mes pensées et alors que je me rapprochais doucement de sa source, je ne découvris rien d’autre qu’un petit ourson, visiblement perdu et qui semblait avoir une grande faim. C’est donc avec un immense sourire que je confia le reste de l’itinéraire à Thorg, lui confiant de ramener tout le monde entier, si je peux dire étant donné que mon ton était parfaitement taquin, à ce moment là. Mon attention se reporta alors sur l’ourson qui bien que fatigué par la faim, n’avait pas l’air très énergique et c’est de la que je l’ai nourri avec un peu des provisions que j’avais piqué au groupe pour l’occasion. Pourquoi ? à vrai dire il y a deux raisons à cela ! La première reste que cet ourson est innocent et n’as encore jamais blessé personne et la seconde… Que j’en cherchais justement un depuis quelques temps. J’étais parvenu grâce au vioque à apprendre les rudiments de la faune, en tout cas juste assez pour me permettre  de tisser un lien avec un animal. Après avoir vu l’ourson reprendre des forces et commencer à bouger de façon plus énergique, je n’ai tout simplement pas pu succomber à son propre charme et je me suis attelée à la tâche. Ce pauvre ourson semblait avoir été abandonné là et je pense donc que de toute manière, il serait bien mieux avec moi que tout seul ! En tout cas, moi je sais que oui. L’intervention magique de la chose demandait une petite préparation, ce qui ne fut pas bien long mais plus ou moins essentiel. Une fois fait, le charme fut lancé et eut pour effet de faire comprendre à l’ourson que je n’étais ni son ennemi ni un quelconque danger mais au contraire une grande source bienfaisante qui ne voulait de lui que du bien. Le sort sembla effectivement fonctionner dans la mesure où celui-ci venait directement se réfugier dans mes bras. Voilà donc autre chose pour améliorer ma journée, pas vrai ? C’est donc ainsi, environ trois petites heures après les autres, que j’ai pris la route vers la maison et mon rapport envers Thaom, notre chef, mon amie. J’avais eu le temps pendant le trajet de jouer avec Pyros. Pourquoi Pyros ? Il à dans ses yeux cette volonté propre que l’on lie au feu, mais comme j’ignore encore en quel sens va cette volonté, cela ne me permet que plus d’ajouter un point sur cette idée de feu. M’enfin, je ne vais pas tergiverser de midi à quatorze heures sur le pourquoi du comment, qu’en pensez vous ? Une fois revenue au camp, je me suis simplement satisfaite à rentrer, affaire de me laver un peu, puis je suis retourné voir Thaom, accompagnée de mon nouvel ami et décidée à lui faire mon rapport. En croisant Thorg, j’ai su qu’il avait lui-même déjà rendu son rapport. Bien. Nous verrons bien ce que notre chef aura à dire suite à cette mission.


"Certaines fautes sont rattrapables mais les erreurs le sont rarement"
"Que tu me craignes ou non.. il vaut peut être mieux que tu gardes tes distances.."
"Fuir n'apporte que la défaite. Il vaux mieux mourir pour ce que nous croyons juste que vivre en servant une cause oubliée"
"Tu sais, quand tu as une vie de chiottes avec sans cesse des batons dans les roues, la seule chose que tu puisse faire... c'est te battre"
"La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire, c'est sourire a la mort"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thaom Melcrudak
Fondatrice/Chef du clan Ours-hurlants
Fondatrice/Chef du clan Ours-hurlants
avatar
Âge : 36
Philosophie : Idéalisme
Divinité(s) : Revoran
Faction ou Clan : Clan Ours-hurlant

Attributs
Races: Orc
Réputation:
3020/5000  (3020/5000)
Adage: Mérite mon respect par la bravoure
MessageSujet: Re: Une ballade bien encombrée    Jeu 20 Nov 2014 - 20:53

- Prend bien soin de ce bras, mon ami. Tu as mené cette mission à bien et les vagabonds en sûreté, tu peux prendre quelques jours pour toi, tout comme tes hommes. De mon côté il me faut un peu de temps pour préparer la suite, ce nouveau rôle est aussi intéressant que contraignant. Va, Thorg, va.

Le Maître de guerre inclina la tête et quitta mon antre. Mon ton avait été amical mais sans appel, j'étais fatiguée et il restait tant à faire. Malgré tout je m'accordai un petit moment pour me réjouir du succès de l'entreprise dans laquelle je les avais lancés, les nomades auraient sans aucun doute droit à une nouvelle vie, une vie moins rigoureuse que la nôtre. Quelques instants plus tard mes gardes m'informèrent que Eiris était également de retour et qu'elle souhaitait s'entretenir avec moi. À peine avais-je donné mon aval que l'apprentie du vieux Nashur entrait suivie de près par un vigoureux petit ours brun. Ce dernier s'était précipité à la demande de sa curiosité naturelle, mais lorsqu'il me vit il stoppa net sa course et me renifla à bonne distance avant de retourner auprès de mon amie. Je souris, elle ne serait plus seule et sa quête d'enrichissement par la lecture allait devenir plutôt ardue avec cette boule de poils débordante d'énergie.
Bien qu'elle avait encore beaucoup à apprendre du Chaman, le rôle que je m'apprêtais à lui confier allait l'obliger à voir du pays, sans doute aurait-elle maintes occasions d'utiliser ses enseignements tout en acquérant de l'expérience. J'allais offrir au monde une seconde chance, une seconde chance de découvrir Eiris dans toute sa splendeur. Désormais elle était en mesure d'affronter ses périls et peut-être même de le changer, ce monde.

- En voilà un qui sait à qui il à affaire, c'est bien, dis-je avec malice. Visiblement, la faune t'apprécie autant que tu la respecte, je suis heureuse de te revoir en un seul morceau, mon amie. Il paraîtrait que tu as été fort utile lors du combat avec le troll, tu peux être fière de toi. Je suis déçue toutefois que Torg ait été blessé, mais encore une fois tu as su remédier à la situation.

J'effectuai quelques pas en sa direction et quelle ne fut pas ma surprise de voir le petit ursidé se placer devant elle en grognant à mon intention avec toute la férocité dont il était capable, c'est-à-dire rien de bien effrayant. Je jetai un regard amusée à Eiris avant de grogner à mon tour, l'animal se tut mais ne recula pas pour autant. Mon amie lui fit comprendre qu'il n'avait rien à craindre de moi et pour l'accompagner dans sa démarche, je m'accroupis et avançai ma main vers lui. Il hésita, hésita encore mais dû se rendre à l'évidence et vint à ma rencontre. Je le caressai gentiment puis vigoureusement, il entreprit ensuite de découvrir la grande tente du chef, pourquoi pas.

- Tu vois, petit, je ne mords pas, enfin, cela dépendra de toi. Gare à tes fesses si tu touches à ma bouffe, boule de poils. Tu as trouvé un véritable Ours-hurlants chère Eiris! Il sera un allié de taille et un acolyte fidèle, je suis contente pour toi, surtout que j'ai quelque chose d'important à te dire…

Je l'invitai à prendre place à mes côtés devant le feu timide au centre de ma hutte. Tandis que mon regard se perdait dans les flammes, je poursuivis.

« Puisque ma place est ici désormais et ce plus que jamais, je vais avoir besoin de quelqu'un qui parlera en mon nom, au nom du clan, et qui se chargera de transmette nos intentions et notre culture aux différents peuples d'Ildirith. Cette haine à laquelle nous faisons face vient de leur ignorance et de leur crainte à notre égard, nous devons y remédier. Je crois que tu serais parfaite pour cette mission de longue haleine, elle te permettrait de découvrir le continent et de vivre mille et une aventures.
Bien entendu tu auras toujours ta place ici, ta famille attendra ton retour, mais cette jungle ne te suffira pas éternellement, nous le savons toutes deux, alors autant la quitter en portant dans ton cœur un but, un défi; la voix des Ours-hurlants. Si tu acceptes tu seras l'Ambassadrice du clan, un rang que je viens de créer. Le vieux Nashur sera heureux et colérique à la fois lorsqu'il apprendra que cela t'accordes autant d'influence et d'importance que lui ha ha ha! Mais ça ce n'est qu'un détail, il comprendra et sera fier de toi, comme toujours. Alors, qu'en dis-tu?
»

Patiemment j'écoutai sa réponse. Elle comprenait, mais l'ampleur de la tâche et l'importance du rôle l'obligea à réfléchir quelques instants. Pendant un moment nos regards se soutinrent, nous savions l'un comme l'autre que  si elle acceptait nous serions forcées de patienter plusieurs mois, voire des années avant de nous revoir, alors nous accordions un moment à notre amitié. Rien n'aurait pu prédire que nos chemins se croiseraient, que Eiris serait acceptée et qu'elle ferait un jour vraiment partie du clan, que je gravirais les échelons et que je choisirais de devenir chef, et pas un prophète n'aurait su deviner l'intensité de ce moment qui avait découlé de tous ces événements qui avaient forgé nos existences.
Finalement, mon amie, ma sœur, l'apprentie, la combattante fougueuse qui avait triomphé du chef, la tête de mule éprise de nature et de lecture, la petite fille devenue une Orc, Eiris Esthar, me sourit et je su qu'elle acceptait. Je posai une main sur son épaule et contre toute attente, une larme glissa sur ma joue. Je lui rendis son sourire en envoyant balader l'eau saline qui se frayait un chemin sinueux sur mon visage.

- Jure sur la tête du vioque que tu ne parleras jamais de ça à personne!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Une ballade bien encombrée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Ballade au (Lime)clair de lune
» DE GABRIEL BIEN AIME A MARC BAZIN LES PRIMAIRES SANG UN CONSEIL ELECTORAL !e
» Réfléchie bien !
» Faut bien trouver une occupation... [ PV : Patte d'Hiver ]
» Vous dirai-je « tu », ou bien me diras-tu « vous » ? »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Vallée d'Ildir ::  :: ­­La Jungle noire :: Dans la Jungle-