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 Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]

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Carna Lodva
L'épée en verre
L'épée en verre
avatar
Philosophie : Instinct
Divinité(s) : Litrish
Faction ou Clan : La Main rouge

Attributs
Races: Éladrin
Réputation:
400/5000  (400/5000)
Adage: Merci.
MessageSujet: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Lun 10 Nov 2014 - 23:48

Carna Lodva

LA VIE N'EST-ELLE DONC RIEN DE PLUS QU'UNE RIVIÈRE QUI RUISSELLE INLASSABLEMENT
DANS CE MONDE INFÉRIEUR ?
Genre: Masculin
Surnom: L'épée en verre
Âge: 221 ans
Race: Éladrins

Terre d'origine: Etragore, dans le clan Hilvanians
Philosophie: Instinct

Faction: Aucune
Profession: Dévot de  Litrish

Magie  
Je suis un Dévot de Litrish et je pratique la magie SPIRITUELLE, mais plus précisément L'EXALTATION. Je maîtrise le BANNISSEMENT


Aptitude(s) particulière(s):
1. Vélocité spartiate : Fait preuve d'une grande maîtrise de son corps entraîné en force et vitesse pour réagir rapidement à une situation soudaine et critique. Permet de porter des coups précis et puissants avec une épée unique.
2. Sage du temps : Utilise inconsciemment les pouvoirs de sa flamme pour acquérir un plus grand recul face à l'instant présent. Permet globalement de mieux réagir face à un imprévu et de résister facilement à une influence cérébrale magique.


Apparence


Carna Lodva mesure 2m17 et pèse 128 kilo. C'est peut-être le plus grand et le plus lourd éladrin qui n'ait jamais existé. Son entraînement draconien pour devenir un guerrier hors-pair en fait un être d'une stature incroyablement intimidante. Carna Lodva est en tout point un être extraordinaire et tout ceux qui le connaissent le savent et le ressentent. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre d'un seul coup d’œil qu'il fait partie d'une classe à part de guerriers.

Âgé de quelques 221 longues années, il a su profiter de ce temps avec une rigueur fait sur-mesure par lui seul et pour lui seul. Son visage en a acquis une expression de grande quiétude. Carna Lodva est toujours habillé sobrement avec des tissus épais de la même couleur que ses cheveux : blancs. Les pupilles de ses yeux sont elles-mêmes blanches, tirant un peu sur le doré. Sa peau très violacée est épaisse et ne craint ni les coups de soleils ni les exercices du temps. Il coupe souvent ses cheveux à même ses armes parce que cela est plus pratique pour le combat. Les traits de son visages sont plus grossiers que ceux de la plupart des siens. Si ce n'était pas de sa couleur et de ses oreilles pointues, nul ne pourrait deviner qu'il est éladrin.

Son armement se compose de deux couteaux à lancer et d'une épée en amaranthite. Cette dernière, longue de 1m70, se porte dans le dos. Sa lame à double tranchant mesure 140cm de long et fait 13cm d'épaisseur. Elle est parfaitement droite sur 1m20 et finit en pointe sur les 20cm restant. La garde n'est qu'un puissant cylindre droit grossier de 25cm d'épaisseur de 5cm de large. Comme le reste de l'épée, la poignée, un autre cylindre droit grossier, a été spécialement conçue pour Carna et s'ajuste parfaitement en épaisseur et en longueur à ses mains. L'épée n'a pas de pommeau. Le tout n'est qu'un seul morceau.

Pour information, cette épée, c'est sa femme qui la lui avait offerte : un précieux gage d'amour auquel ses amis avaient participé au financement et à la conception. Ceci dit, c'est grâce à sa femme que l'épée avait cette forme et cette taille. Cette dernière connaissait très bien les goûts de son homme pour la sobriété et, comme elle l'idolâtrait un peu, aussi, elle ne fit pas dans la demi-mesure. Carna trouva merveilleux ce cadeau et fit de cette arme son arme principale. Il faut dire qu'elle était très efficace entre ses mains.


Personnalité


L'esprit de Carna Lodva fut pleinement forgé par la patience et une puissante flamme qui l'habitait. Il avait réussi, à force de méditation et en s'abstenant de pratiquer la magie druidique de son peuple, à utiliser la puissance magique pour devenir plus profond d'esprit. Cela lui donnait une confiance en lui presque maladive mais pourtant très saine. Il savait concilier ceux qui l'entourait, leur redonner un contact plus grand avec la réalité de tous. Il n'avait pas besoin de combattre ceux qui s'opposait à lui, car il prenait toutes oppositions comme une prière à l'unisson. Il faut que les gens s'affirment pour les comprendre. Quand quelqu'un insultait ou attaquait Carna Lodva, il considérait cela d'un œil tolérant et considérait le problème du plaignant comme le sien. Cette approche avait pour habitude de déstabiliser son opposant, et comme la solution n'était jamais bien loin, au fond, et simple à trouver quand on s'y penchait correctement, cela suffisait presque toujours.

Quand cela ne suffisait pas, il pouvait aussi faire preuve d'autorité. Carna Lodva avait une personnalité forte. Il était capable de changer du tout au tout en un instant. La démonstration de son éloquence pouvait parfois être spectaculaire. Il arrivait parfois qu'il trouve des mots si justes et les disent d'une manière si pertinente que cela changeait complètement tout ceux qui l'entouraient. Il pouvait ainsi facilement désamorcer un conflit qu'il jugeait dangereux et permettre à l'harmonie la plus globale possible de persister pour le bonheur de tous. En cela, il avait toujours méprisé ceux qui ne cherchaient que la souffrance d'autrui, par jalousie ou par vice tout simplement. Il n'arrivait pas toujours à les changer, mais étant donné qu'aucun ne pouvait s'opposer à lui, de corps comme d'esprit, il trouvait aussi une solution aux plus têtus. Parfois, il acceptait un combat à mort. Parfois, il éliminait un éladrin trop insignifiant. C'était juste à ses yeux. L'harmonie du groupe vaut bien quelques sacrifices de temps en temps...

Ceci dit, Psychologiquement et fondamentalement, Carna n'avais rien d'un être invulnérable. Au contraire, sa grande compassion pour les siens ne faisait que dénoter son profond besoin d'exister. Le fait qu'il était différent l'empêchait d'avoir une sollicitude naturelle pour ceux qu'il aimait, alors il devait se discipliner pour en créer une artificielle. Cette sollicitude artificielle avait le défaut de pouvoir tomber n'importe quand. C'est ce qui arriva lors de la grande maladie. Même si son amour pour les siens avait été si profitable pour le peuple éladrins, cet amour ne résista pas aux changements que provoqua l'émigration. Une fois arrivé sur Ildirith, Carna fut dépourvu de cette capacité intrinsèque de meneur qu'il avait tissé, et dû se résoudre à l'exil. Dans cet exil, il n'était qu'un être dépourvu de sentiments véritables, même si les habitudes de sa grande vertu passée lui permettait encore de pouvoir agir adéquatement. Mais cela pouvait-il durer ?


Histoire



RHAPSODIE I
Plaisirs de vies et malheur

Calme et doux, Carna Lodva n'hésitait jamais à suivre son instinct. Son courage tranquille et sa quiétude portée vers l'espérance en avait fait un meneur parmi les siens. Essentiellement, c'était l'amour pour les siens qui guidait ses pas. Cependant, son intelligence y était pour beaucoup. Celle-ci ne faisait aucun doute. Un jour, il désamorça un conflit important simplement de par ces mots : « L'être mature n'a pas besoin que les autres lui prouve leur affection pour savoir s'il doit les défendre, car c'est avec le courage que l'on construit et que le courage toujours aime. »

En effet, il détestait voir les éladrins se battre entre eux. Il dépensait une énergie presque absurde à méditer pour relativiser le bien et le mal. Il ne savait pourquoi, mais il sentait que cela irait pour devenir de plus en plus indispensable. Sa méditation avait sans doute la volonté curieuse de défaire cette angoisse en lui et qu'au fond, il détestait de tout son âme. Il n'en parlait pas trop, mais il sentait des malheurs terribles approcher. Avec le temps, cela apporta une teinte de mélancolie au personnage qui ne fit que le rendre plus intelligent, car les éladrins le questionnait beaucoup sur ce sujet... sans toutefois que Carna n'eut jamais véritablement de réponses valables à donner. Néanmoins, on savait son intelligence et on lui accordait une grande confiance : confiance envers laquelle il se sentait toujours infiniment redevable.

Personne ne savait qui il était vraiment ou pourquoi il était. Lui-même ne le savait pas. Il différait de la nature des siens. D'abord, il était beaucoup trop grand : 2m17. Ensuite, et c'est là le plus étrange, il n'avait pas de défaut. Il était fort, intelligent, gentil, honnête et chaleureux. Ce n'était peut-être qu'une paisible quantité de chair un peu différente du commun, mais c'était aussi un rocher vivant dans un monde en perpétuel changement. Les éladrins entretiennent un contact étroit avec la nature, alors ils comprenaient difficilement le rôle de Carna Lodva dans celle-ci. Cependant, la longévité que connaissait cette race en faisait des êtres généralement plus sages et moins pressés de découvrir les mystères de l'existence. Sans doute que cela eut été différent s'il fut né parmi une autre race moins obligée à une certaine spiritualité. Si certains se sentent appartenir à un dieu, à une famille ou à un peuple, le vrai sentiment d'appartenance de Carna allait pour la chose la plus simple en ce monde : le hasard.

Ce hasard, il ne l'avait pas provoqué. Ce hasard, il l'avait vaincu au moment même de naître. C'était à lui de travailler pour faire perdurer cette victoire et en faire profiter les siens. C'était sa philosophie. Et jusqu'ici, nul n'était jamais arrivé à ébranler ne serait-ce que le moindrement sa perfection. C'était sans doute pour cela, aussi, qu'on le respectait en tant que meneur, guerrier et éladrins.

Il est marrant de penser que la vie happa Carna Lodva par ce même désir commun qui fait tant de beauté en ce monde. Un éladrin, une éladrine : ensemble, et puis voilà ! Notre héros était né parmi les hilvanians. Ses parents l’éduquèrent avec amour et selon les mœurs de son clan : des mœurs qui respectent la nature et qui furent les bases de la profonde survivance de l'étrange, de sa conciliation avec cette vie qui l'entourait. Lors de l'adolescence, Carna se montra prodigieux. Sagement discipliné, il devint : mortel avec l'arc, adroit avec le couteau, sceptique mais curieux avec l’astrologie, effrayé en milieu hostile (frayeur qu'il dépassa rapidement) et parfaitement « interdit » dans la méditation (ce qui est une qualité).

Il fut rapidement le dirigeant de sa ville. Il fonda une famille et vécu normalement. Sa capacité inné était de se guérir lui-même et il la sur-développa pour entretenir la puissante flamme qu'il avait. Il n'était pas masochiste, mais il ne voulait pas apprendre la magie des Druides. Il n'était pas rare de le voir partir avec son épée des jours, voir des semaines, aller vivre en milieu hostile, s'entraîner sans manger ou méditer, en ne s'entretenant que grâce à ses pouvoir d'auto-guérison. Il avait décidé de se développer ainsi. Personne ne savait vraiment pourquoi : son silence à ce sujet était absolu. Aussi, il s'entraînait régulièrement parmi les siens au maniement d'une épée unique forgée pour lui. L'épée longue était une arme qu'il jugeait équilibrée et saine. Avec le temps et grâce à sa force et à son statut de dirigeant, il devint un combattant spectaculaire armé d'une puissante épée longue en amaranthite.

Il ne devint jamais Palandrin, mais c'est parce que nul n'en voyait l'utilité. La ville qu'il dirigeait connaissait une grande harmonie avec les villes et villages des alentours et cette harmonie se propageait naturellement sur les autres clans. Son intelligence subtile compensait sainement n'importe quel manque officiel de pouvoir. Quand sa femme le questionnait à ce sujet, il répondait banalement : « L'amour du dirigeant suffit. »



La vie de Carna Lodva fut un zèle de bonheur majesté jusqu'à ce que la maladie se déclare sur l'île d'Etragore. Nul ne sait pourquoi, mais, plus que tout autre, Carna ne sembla pas pardonner à la réalité cette immense cruauté. Après l'émigration, sa femme et ses cinq enfants furent sauf, mais son regard avait changé. Il ne comprenait pas pour qu'elle affreuse raison le neuf dixième de ceux qu'il aimait étaient morts si rapidement, si affreusement. Il ne l'acceptait pas. Sur cette nouvelle terre qu'était le continent d'Ildirith, il décida de quitter les siens et d'errer tel un fantôme en quête d'une vérité inconnue à hanter.

Depuis cet événement, il ne se considérait plus éladrin, car il avait du mal à considérer les éladrins dans cette nouvelle réalité. En fait : il n'y arrivait pas. Cette défaite... cet exil... cette douleur... tout cela l'avait amené à un constat cruel et incompréhensible, mais juste selon lui : d'une certaine manière cosmique, son peuple avait échoué. Il ne savait pas comment ni pourquoi ; c'était une adjuration gratuite au questionnement. Il voulait comprendre. Il n'était pas capable d'oublier.

« L'oubli n'est pas le devoir du vivant, c'est le devoir du mort... et moi, je suis toujours vivant ! » dit-il à sa femme qui pleurait.

« Mais nous aussi ! » cria-t-elle dans un ultime désespoir.

Il ne se retourna pas, mais le soir même, il pleura beaucoup.


RHAPSODIE II
Dualité des rôles autre que boulanger

Les bois s'assombrissaient, mais Carna ne s'en préoccupait pas. Son besoin était celui de la quiétude de la mort.

- OOOOAAAARRRRR !!!
- Au secours !

L'éladrin poussa un long et profond soupir d'exaspération. « Y a-t-il des crises même en pleine cambrousse ? » songea-t-il.

Mi-dépité, mi-curieux, il se précipita vers l'endroit d'où provenait ces deux étranges hurlement.

Soudain, il vit une femme passer devant lui. Un ogre la suivait en grognant puissamment.

« Il veut la bouffer. » pensa-t-il avec un pointe d'indifférence qui ne dura qu'une fraction de seconde.

L'éladrin dégaina son épée en amaranthite et se mit à courir vers l'ogre. Trop obnubilé par le repas qui s'enfuyait à toutes jambes, le gros monstre ne remarqua pas qu'on lui courrait lui-même après. Quand Carna fut à bonne distance, le grand guerrier fit un bond et SNACK ! coupa le pied droit de l'ogre. Celui-ci s'écrasa au sol en hurlant et dans un fracas brusque et sylvestre et avant même qu'il ne se comprenne, il fut tué d'une très puissante estocade à la gorge. SNACK ! RBLblbl...

- Merci ! Tu m'as sauvé la vie !

La femme était revenue aussitôt. C'était la plus belle femme que Carna Lodva n'eut jamais vu. Il y pensa et utilisa de nouveau son épée.

SNACK ! RBLblbl...

- Tu es revenue trop vite, c'est suspect.

En effet, elle essaya de reprendre son apparence effrayante de succube avant de sombrer, mais, la gorge coupée, cela ne dura que quelques secondes. Elle mourru laide, tout simplement.

L'éladrin n'était pas blessé, mais une étrange aura brumeuse émanait maintenant de lui. Qu'était-ce ? Il ne paniqua pas et ainsi revêtu se mit à la recherche d'une réponse. Très vite, il tomba sur un autel. C'était celui de Litrish...

- Litrish... toi, tu dois savoir pourquoi mon peuple a tant souffert...

Il regarda longtemps le centre de l'autel. Un symbole y était gravé. Peut-être n'était-ce qu'une projection sentimentale de soi, mais il lui sembla que ce symbole était habité par le même colérique questionnement qui l'habitait lui-même. Sa géométrie était sans douceur et sans décision, excepté, peut-être, celles d'accrocher les cieux et de pourfendre les enfers, de se montrer spirituel avec le désespoir (la gauche) et inflexible avec l'espoir (la droite).

- Je me met à ton service.

Carna Lodva ne dit rien de plus. C'était un dieu, de toute manière. Il savait ce qu'il pensait. Il lui avait octroyé une aura brumeuse suite à son combat contre la succube. Le signe était évident : Litrish voulait de son aide pour combattre les forces du mal. Terrasser des créatures dont la malveillance ressemblait en mystère et en cruauté à la maladie qui avait ravagé son peuple n'était pas une idée déplaisante, loin de là.  Il promit au dieu de mettre toute l'ardeur nécessaire au travail.

Sauf qu'au fond de lui-même... cette promesse n'était qu'une promesse...

Le désespoir qui grandissait inflexiblement depuis la grande maladie resta inchangé. Ce désespoir lui avait fait complètement perdre foi en la vie. Cependant, il préférait ne pas donner acte concret à ce désespoir. C'était inutile. Il lui semblait alors qu'il n'était plus que le fantôme d'une ancienne sagesse, parcourant des terres infestées sans but véritable, dans une totale neutralité, simplement parce qu'aucun n'avait encore pu le tuer. Il promit à Litrish de se battre du mieux qu'il pouvait, mais au fond de lui, il espérait passivement que le hasard ferait bientôt sa mort. Peut-être était-ce la raison pour laquelle Litrish l'avait accepté ?

Les bois sombres débouchèrent sur un village humain. Il trouva rapidement l'auberge du village, y entra, s'assit au comptoir, et baptisa enfin cette nouvelle vie d'aventurier de par les bons mots !

- Bonjour, donnes-moi une bonne bière !
- Tout de suite.

L'aubergiste la lui servit.

- Vous êtes plutôt grand pour un éladrin.
- Ouai... et je pisse plus loin.
- Ahah !

La grande discussion s’interrompit cependant aussitôt, car les problèmes ne se firent pas prier...

- Aidez-moi !
- Oh toi on t'a dit de foutre le camp !
- Mais !
- FOUT LE CAMP ! Ou sinon j'te frappe !

Carna regarda l'aubergiste d'un air curieux.

- Qu'est-ce qui lui prend ?
- Arf ! C'est une triste histoire...
- J'ai rien de mieux à faire...

L'aubergiste le dévisagea un peu, se servit à boire et se mit à raconter.

- Son imbécile de père est un alcoolique. Ça a rendu fou le petit. Il nous cassait déjà bien les pieds avant, mais depuis quelques temps, c'est pire !
- Vous ne pouvez rien faire pour l'aider ?
- Je ne sais pas... j'essaie toujours de raisonner ce pauvre Gwendas quand il vient, mais voilà quelques temps qu'il ne s'est pas montré à l'auberge. 'Doit être en train de se laisser mourir. Arf ! Triste histoire !

Le buck fut de nouveau remplit.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Apparemment, sa femme s'est fait sucée par un dretch. En tout cas, c'est ce que notre herboriste a dit. Gwendas a retrouvé sa femme vidée de son sang, alors qu'il revenait d'ici. Depuis, il déprime. Faut dire que je le comprend un peu. Pauvre de lui. Mais le plus à plaindre reste le môme. Sans mère et bientôt sans père, je me demande si on pourra trouver quelqu'un pour s'occuper de lui. Probablement que non.
- C'est pas joyeux joyeux dit dont !



Carna s'exprima avec une pointe d’enthousiasme que l'aubergiste ne remarqua pas.

- Ouai ! ... Je t'en sers une autre ?
- Non merci. Je vais essayer de parler au père. Je le connais pas, mais tu sais... je connais très bien les mots. Vous savez où je peux le trouver ?

L'aubergiste le dévisagea encore plus. Pourquoi lui répondre ? Cependant, l'individu lui semblait particulièrement unique...

- Euh... au bout de la rue, cinquième maison avant la fin, à gauche. Son toit est bleu.

Carna pensa : « Les humanoïdes se valent tous. »

- Merci.
- C'est nous qui te remercions si tu réussis. Au fait, comment tu t'appelles ?
- Carna Lodva.
- Très bien. Bonne chance, Carna Lodva !

Le ciel était déjà noir, mais une averse à la fois molle et crispante commença à dépeindre le village où il se trouvait. Ce drôle dessin que la pluie semblait jeter à la rue que Carna forçait tranquillement donnait une impression de vestige des âmes, une sorte de cimetière prochain. Peut-être ce village était-il condamné par les forces du mal ?

- La cinquième maison avant la fin... au toit bleu... Et bien ! Ça m'a l'air d'une sympathique petite maisonnette !

Une brise froide et douce rendait davantage assurée dans sa froideur l'eau qui dégouttait de l'Immense. Le sol de la route devenait crotteux et soudainement, Carna devint enténébré d'une fumée noir. Son instinct lui avait fait prononcé une prière pour Litrish.

- Intéresses-toi à moi, je t'en prie.


RHAPSODIE III
Mort naturelle dans un petit village

L'horizon flou flamboya alors de par la porte éclairée et maintenant ouverte de la maison dont il était question. Le garçonnet qu'il avait vu plus tôt en sortit en courant. Une créature le suivait.

Carna ne perdit pas de temps et fonça vers elle en dégainant son arme !

Elle était hideuse ! Elle marchait lentement : c'était déjà ça !

Elle était encore trop éloignée !

Carna prit l'un de ses couteaux à lancer et d'un geste vif, le projeta ! La créature, touchée au bas du ventre, détourna lentement son regard...

Carna Lodva ne le savait pas, mais le nom de cette créature était « persistant ». Lui, tout ce qu'il voyait, c'est qu'elle semblait peut-être assez puissante pour le tuer lui-même. Néanmoins, il respecta en même temps son pacte avec Litrish et fit de la mort du démon la finalité de la recherche de tous ses actes. Son unique plaisir, en cet instant, était l'image d'un persistant mort dans sa tête. C'était son devoir. Si le hasard était clément avec lui, il échouerait.

Mais le hasard ne fut pas clément. La créature le vit : cet imposant éladrin brumeux fonçant très vite vers lui, une magnifique épée à la main... et préféra s'enfuir.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- MOUUUUUIIIIIIN !

- Cesse de brailler...

Carna le secoua un peu et répéta la question.

- Mon père est mort.
- Comment ?
- J'ai récité une formule que ma mère m'a apprise un jour. Elle aussi est morte.

Le gamin se remit à brailler de plus belle. Carna le lâcha et regarda la porte de la maison. Après avoir été possédé, le cadavre de son père s'était maintenant transformé en un zombi hideux. Ce dernier rumina affreusement et attaqua.

Un champ de force magique se forma autour de l'éladrin et contre lequelle le zombi sembla terriblement se meurtrir. Ce champ de force ne dura que quelques instants puis céda. Carna vit alors des particules de lumière blesser le monstre. Ce dernier hurla. L'éladrin ne perdit pas de temps et décapita le zombi.

Ayant été, de leurs fenêtres, spectateurs, les villageois sortirent timidement. Ils se groupèrent lentement sous la pluie autour de ce trio composé d'un étranger, du cadavre décapité et zombifié de Gwendas et de celui qui pleurait ses parents morts. Une étrange angoisse régnait à présent dans ce groupe. Plus personne ne savait quoi penser.

Carna Lodva se pencha sur le garçon.



- Écoute-moi. Écoute-moi bien. Cesse de brailler. Tu vois cette créature qui gît ?

Il lui fit regarder ce qui fut autrefois son père.

- Tu n'es pas comme elle. Toi, tu es comme toutes les belles choses de ce monde. Tu es comme les bourgeons du printemps, comme les oiseaux qui volent paisiblement dans les cieux, comme cette mère et ce père qui ont jadis existé et qui sont morts aujourd'hui mais qui, autrefois, t'aimaient. Et tant que tu respiras, tant que tu ne perdras pas courage, tu seras comme tout ce qui est beau et qui vit dans ce monde, car c'est cela que tes parents ont créé. À toi de les rendre honneur en ne perdant pas espoir.

Une flamme naquit dans le cœur de l'orphelin. Il cessa un peu se lamenter.

Carna se leva et s'adressa à la foule.

- Bon... Quelqu'un serait-il assez aimable pour s'occuper de lui ? De préférence une femme...
- M... Moi je vais le faire !

Une mère de famille vint et prit l'enfant dans ses bras. Le père mit sa main sur l'épaule de sa bien-aimée et dit : « C'est d'accord. » Carna se retourna et alla voir l'aubergiste.

- Mhouai... Je ne suis pas encore mort...

L'aubergiste le dévisagea encore.

Soudain, une voix se fit entendre. C'était celle du jeune garçon.

- Monsieur ! Je sais que mon papa et ma maman me regardent toujours, qu'ils m'aiment toujours !
- Bien sûr ! D'ailleurs, je les entends en ce moment. Ils me disent qu'ils t'aiment et que tu dois vivre !
- Dit leur qu'ils pourront être fier de moi !
- Je suis sûr qu'ils t'ont entendu !
- Merci monsieur !

Il osa un petit commandement aux villageois.

- Vous devriez brûler le corps de ce pauvre Gwendas. Vous pourriez pratiquer vos rites après...

Il se retourna de nouveau pour cacher son visage qui soupirait envers lui-même et se pinça l'os du nez en pensant à sa femme et ses enfants, à toute cette vie qu'il avait eu, à ce contrat qu'il avait fait avec le dieu du néant, à ces trois créatures qu'il avait tué dernièrement et se dit intérieurement : « Oh Litrish ! Je suis complètement fou. Désormais : je vous vouvoierai ! »

- Tu as des chambres à louer, chère aubergiste ?
- Bien sûr ! Et pour toi, ce sera à moitié prix !
- Merci...



Hors-jeu


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MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 12:05

Bienvenue à toi,

Avant de lire ta fiche plus en détails, je te demanderais d'inscrire le code de validation au complet, relis bien tu trouveras Wink je m'occuperai de te faire mes commentaires et recommandations en fin de journée, je suis prèsentement au travail.

Merci de ton inscription Very Happy

Cordialement,

Thaom
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MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 13:10

Voilà. J'espère que ma fiche vous conviendra. ^^


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MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 18:37

Bonsoir,

Allons-y avec les points qui ont retenu mon attention.

➙ Premièrement, Dévot de Litrish n'est pas une profession en soi, inscris Aucune pour le moment puisque Aventurier n'en est pas une non plus.


Citation :
2. Sage du temps : Utilise inconsciemment les pouvoirs de sa flamme pour acquérir un plus grand recul face à l'instant présent. Permet globalement de mieux réagir face à un imprévu et de résister facilement à une influence cérébrale magique.
Nous acceptons tes aptitudes particulières puisque ton personnage est âgé et expérimenté, mais le dernier passage que j'ai rayé ne nous convient cependant pas, la première partie suffit amplement.

Nous comprenons l'envie de jouer un personnage qui se démarque, mais Carna est un peu trop extraordinaire à notre goût. Tu es différent et supérieur aux yeux des Éladrins, une race d'ores et déjà bien différente, alors imagine le gouffre qui te sépare du commun des mortels; immense.
Tu dis toi-même qu'il est parfait, et malheureusement tu devras lui trouver ne serait-ce qu'un petit défaut car nous n'acceptons aucun personnage parfait. De sa neutralité pourrait naître un manque de sympathie, par exemple. Ta pauvre famille pourrait en témoigner, quoi que dans leur cas, il s'agit plutôt de la douleur de Carna et de son incompréhension. Ton personnage est bon dans trop de domaines, veille à tempérer cela.
Tu comprendras certainement que nous ne souhaitons pas brimer ton travail ni contenir ton enthousiasme, mais nous devons être justes et agir de la même manière avec tous les nouveaux membres Wink


Ton épée d'amaranthite, d'où vient-elle? Après tout, ne trouve pas qui veut ce métal précieux et encore moins une arme de cette taille sans que cela ne se sache. Son acquisition n'est surement pas passée inaperçue, le vide de la bourse de l'acheteur non plus xD Qui en est l'artisan? Bref, donne-moi quelques détails de plus à ce sujet.

➙ Le code est bon

En résumé, ton histoire est riche, tu y incorpores de nombreux éléments du forum et ça c'est bien, très bien. Veille cependant à ne pas abuser des monstres, il n'y a en tout de même pas à tous les coins de rues. Sans quoi tu devrais songer à quitter l'endroit où tu te trouves, y'a un truc qui cloche Razz

Concernant ta magie, essaie de suivre les lignes directrices de ta divinité comme tu le fais déjà et n'abuse pas de ton pouvoir. Tu maîtrises le premier niveau, pour l'instant.

Donc voilà! C'est une longue critique, mais je l'ai fait la plus constructive possible alors pas de panique Wink Préviens-moi lorsque tu auras modifié ce qui doit l'être, je ne serai pas bien loin.

Cordialement,

Thaom

Edit: Tout est O.K. de mon côté, je te valide dès que les petites modifications ont été apportées Smile
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Faction ou Clan : La Main rouge

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Races: Éladrin
Réputation:
400/5000  (400/5000)
Adage: Merci.
MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 21:11

Youpi ! cheers C'est fait. Smile


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Thaom Melcrudak
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Divinité(s) : Revoran
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Adage: Mérite mon respect par la bravoure
MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 21:53

Génial, tu es validé vilain géant ^^ Pars à l'aventure sans plus attendre chasseur de monstres!! T'as jamais pensé rejoindre la Main Rouge? Razz

À bientôt
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Carna Lodva
L'épée en verre
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Philosophie : Instinct
Divinité(s) : Litrish
Faction ou Clan : La Main rouge

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Races: Éladrin
Réputation:
400/5000  (400/5000)
Adage: Merci.
MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mar 11 Nov 2014 - 22:55

Si, j'y ai déjà pensé, et j'y pense encore. ^^

Cela mérite un petit poème. Smile

Le faux Belzébuth

Mille révérences courageuses vers tous :
Pensées de mon mont gris, d'habitude pluvieux,
Persistance continuelle, noir curieux,
Abandonnant simplicité : ce N'Est ma foi.

Mais je suis fatigué d'être seul dans mon Miel,
Pour avoir manié un infini trop musclé.
Déchus, enfermés comme mon cœur rejeté...
Qu'étaient mes exploités, Trèfles traditionnels !

Je maîtrise les feuilles mais ne dit qu'à peu
Milliers d'Idées, Socrate sans Affaiblir
monstrueuses ou Humaines Ententes De Nos Feux !

Démoniaque Concordance de tous mes buts
A été atteinte... etsanstropmevieillir !
J'éjacule maintenant Gênes Belzébuth !


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Phelim Albérick
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MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   Mer 12 Nov 2014 - 8:14

Très beau poème, merci du partage et bienvenue! Very Happy
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MessageSujet: Re: Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]   

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Carna Lodva, l'éladrin géant [TERMINÉ]

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