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 Ora Thorval

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Ora Thorval
Disciple du Gantelet
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Philosophie : Amertume
Divinité(s) : Litrish
Faction ou Clan : Le Gantelet

Attributs
Races: Norpalien
Réputation:
120/5000  (120/5000)
Adage: Ainsi sera l'Ordre des choses
MessageSujet: Ora Thorval   Lun 10 Nov 2014 - 5:17

Ora Thorval

AINSI SERA L'ORDRE DES CHOSES


Genre: Féminin

Âge: 26 ans
Race: Humaine

Terre d'origine: Norpalie, Le village de la vallée d’Estroc, à l’Ouest de la Redoute Brumeuse, non loin du mystérieux village Quiétude.
Philosophie: Amertume  

Faction: Le Gantelet
Profession:  Disciple - Apprentie inquisiteur

Magie  
Je suis un(e) -votre rang vous sera attribué par le Staff- et je pratique la magie -spirituelle- mais plus précisément la Magie d'Exaltation. Je maîtrise(rais) le -sort du Destin- Vous devez d'abord recevoir votre rang.


Aptitude(s) particulière(s): Instinct de vérité, Ora remarque rapidement lorsqu’on ment ou omet la vérité.


Apparence


Peu soignée, c’est ce que j’entends le plus souvent à mon sujet. Mes cheveux sont ce qu’ils sont, rêches et fous alors ils se pavanent sur mon crâne avec une certaine insolence.  D’ordinaire, les mèches égalisées encadrent le visage avec douceur, les miennes se chamaillent avec hargne d’autant plus qu’il m’arrive de les couper au couteau quand la longueur m’agace ou qu’un nœud récalcitrant m’exaspère. J’arbore de grands yeux clairs tirant du vert au noisette, plutôt assorti à mon teint clair mais sale je dois l’admettre. Seule extravagance notable, un tatouage à la pointe de mon menton.

Je suis une femme d’un mètre cinquante environ mais il semblerait que ma démarche me vaille celle d’un grand gaillard Norpalien. Je porte toujours la tête haute et ne suis pas du genre à contourner la foule si elle se dresse sur mon chemin. Il semblerait que mes courbes satisfassent les regards des inconscients, que l’obscurité les guette mais cela ne m’émeut en rien. Je ne suis pas bien épaisse à force d’entrainement et je crois même que mes cuisses sont un peu trop dures pour ressembler à des gambettes de femmes.

Je suis généralement vêtue de noir, l’uniforme des disciples comme moi se décline en une côte de maille sombre et d’une petite cape noire, bien plus courte que celle des Inquisiteurs. Je porte un casque lorsque je suis en mission mais ce n’est pas bien confortable et la hache que je manie n’est pas mon arme de prédilection. Je la troque volontiers contre une épée courte comme celle que mon père aimait forger. Lorsque je me promène seule, des vêtements sobres et noirs me permettent de me fondre relativement facilement dans la masse, une chemise de lin agrémentée d’une épaisse ceinture fait bien l’affaire pour marquer ma taille sans m’encombrer d’un corset. Je sais que pour une femme, je porte des braies mais ce n’est pas si étrange dans nos montagnes, on croise quelques chasseuses et autres missionnaires.


Personnalité

Je crois que je suis têtue. Plus jeune cela me valait d’être assez intrépide mais aujourd’hui, je sais faire preuve de patience. Lorsque j’ai verrouillé mon objectif, il en faut beaucoup pour me détourner de ma voie. Déterminée oui, c’est cela. Je ne suis pas très sympathique, je n’ai jamais trouvé très important de me faire des amis et si j’ai pu faire des efforts pour être fidèle à ma famille, celle-ci m’a rapidement écartée. J’ai fait mes classes au milieu des hommes et parce que je ne suis pas faite comme eux, je n’étais en rien une alliée parmi eux.

Je suis quelqu’un de relativement discipliné tant que les ordres suivent mes convictions et je n’ai pas beaucoup de scrupules dans mon travail alors je le fais bien. J’ai découvert la foi tardivement et il se trouve qu’elle m’offre d’être assez libérée de la peur ou du remord. Faire ce qu’il faut et être qui je suis c’est une façon d’être qui me sied. Nous vivons sur un territoire et un monde infesté par la vermine et je suis bien heureuse d’être missionnée pour les éradiquer. Les Tiefflins et les Aasimars sont dangereux et les premiers sur la liste mais je n’ai pas vraiment plus de considération pour ces orcs ou nains qui ne doivent être sur cette terre que pour nous distraire de quelques numéros de jonglerie. Quant aux sulis, je n’en ai jamais vus et on parle parfois des Eladrins mais je ne sais trop quoi en penser.

Parfois on me dit orgueilleuse mais c’est uniquement parce que je sais où je vais, que je ne doute pas souvent et que j’ai raison. La vérité je la cerne d’autant plus vite que les gens répandent leurs mensonges. On se fait vite un avis sur les gens quand ils mentent aussi fort qu’ils sont coupables.


Histoire



C’était une nuit de lune ascendante, il ne faisait pas froid pour une fois au pied du pic d’Estroc. La douleur avait appelé à la vie et Orin s’était évanouie dans un dernier sourire aux cris de son septième enfant. Marak Vrastas avait embrassé sa femme pour l’encourager à se reposer et la remercier de ce nouveau présent. Les mains du forgeron ne paraissaient jamais si gigantesques que lorsqu’il portait ses enfants pour la première fois. Le nourrisson braillait mais le père porta sa voix puissante en direction de sa famille.

-Regardez ! La nuit nous a porté une de ses filles !

L’homme jouait de cette expression niaise et conquise qui jurait atrocement avec son visage aux traits forts. La fratrie se resserra autour de la nouvelle venue et tous posèrent leurs mains sur un bout de chair.

-Je voulais un frère !
-Non une fille c’est mieux ! Vous êtes trois déjà !

Marak dissipa les jeunes en remuant une de ses mains et les invita à regagner la grange où ils avaient élu domicile depuis les premières contractions de leur mère. Il retourna quant à lui dans le modeste chalet pour finir sa nuit auprès de sa femme. On attendit trois jours pour lui trouver un nom ; Ainsi elle était assez robuste et digne qu’on se souvienne d’elle.



Une décennie plus tard, la saison des neiges s’achevait et on encourageait les bourgeons à percer au travers d’un grand buffet et d’une musique entraînante. Les festivités étaient toujours radieuses. Ora était une belle enfant. Elle avait passé la journée à cueillir les premières fleurs de la saison afin de tresser une couronne pour sa sœur et elle. Les feuilles mortes n’étaient pas si vilaines mais Eliane n’en voulait pas. Ora qui aimait leurs audaces brunes se chargea de les assembler dans son coin laissant les premières tiges vertes et les pompons violets pour son aînée. Cette soirée était importante, Eliane avait été promise à Jasp et depuis ses quinze ans, elle rêvait de le rencontrer.

-Et si je ne lui plais pas ?
- Il trouvera une autre fiancée ?

Eliane ne manqua pas de faire la moue mais ne s’attarda pas plus longtemps sur le manque de compassion de sa sœur.

-Toi aussi tu rencontreras un homme et tu pourras lui faire des enfants
- Il parait.
-Ressers ma ceinture. La promise offra son dos et lâcha quelques gémissements aux à-coups de poigne d’Ora.

La cadette ajusta la parure de fleurs de sa sœur et lui sourit avant de la suivre pour participer aux évènements. Ora admirait beaucoup sa sœur, elle était gracieuse, intelligente et naïve à la fois. Elle s’autorisait à rêver, elle pardonnait toujours. Ora était un bien pâle reflet de cela. Elle était garçonne et dénuée de formes, elle était craintive et relativement peu sociable. Méfiante, radicale et têtue, elle n’accordait pas beaucoup de crédits aux autres. Sa sœur lui avait pourtant intimé qu’un jour, elle se mettrait à éclore mais le sens de cette phrase semblait bien mystérieux.

Assise au pied d’un arbre, la jeune enfant contemplait l’animation de la fête, l’ivresse grandir et les humeurs gagner. Eliane avait passé toute la soirée en compagnie de Jasp et le jeune amoureux semblait bien décidé en faire sa femme. Marak avait consenti aux noces pour la lune prochaine et se retira chez lui. Non, le forgeron n’avait pas l’âme à la joie depuis que la mère de ses enfants avait quitté ce monde. La nuit avançait tendrement et les deux fiancés s’éclipsèrent dans les premiers sous bois et Ora ne puit s’empêcher de les suivre silencieusement.

Ils étaient l’un contre l’autre et gloussaient au clair de lune. Eliane freina les ardeurs de son compagnon à l’haleine de vinasse mais il n’entendit rien.

Il y eut des cris, un choc puis des pleurs.

-Il est mort ? Aucune des deux jeunes filles n’osa s’approcher pour vérifier. Ora laissa tomber la pierre avec laquelle elle avait frappé son crâne.
-Qu’as-tu fais ?!! Un flot de panique déferla dans les yeux d’Eliane et elle secoua sa sœur. Mon fiancé ! Qu’as-tu fais !
Ora se laissa chahuter sans rien dire, est-ce que tout s’était vraiment passé ? Lentement un sentiment d’injustice hurlante la gagna et elle poussa sa sœur vers l’inerte Jasp.
- Moi ?! Ingrate ! Idiote ! Elle se baissa pour ramasser la pierre qui se trouvait à ses pieds et la lança vulgairement sur son aînée pour manifester d’autant plus sa colère.

Eliane était avachie sur Jasp, elle pleurait toutes les larmes de son corps et ne daignait même plus relever la tête. Ses propos n’arrivaient plus à s’éclaircir et Ora la découvrit plus pitoyable que jamais. Un bruissement s’éleva et un lourd silence de frayeur s’abattit entre les deux jeunes femmes.

-On nous a entendu, on va nous punir, c’est de ta fau.. Un autre chant de feuilles et un craquement de branche s’échappa. Une forme sombre sortit des ténèbres. Eliane s’évanouit.
-J’ai vu ce que tu as fait, la voix paraissait tout aussi surnaturelle que les pupilles ocre du Tiefflin.

Ora se redressa, les yeux écarquillés, pétrifiée. Jamais elle n’en avait vu, jamais elle ne pourrait le tuer. La créature sembla sourire. Le Tiefflin scruta les fiancés et haussa furtivement les énormes pics qui garnissaient ses épaules avant de se tourner vers la plus jeune fille.

-Tu es courageuse. Le Tiefflin s’approcha et passa sa main au dessus de la tête d’Eliane avant de se saisir de l’inerte fiancé. Tu diras que des brigands vous ont croisés et qu’il a joué au malheureux chevalier. Rentre. Elle ne se souviendra de rien d’autre que ce que tu diras.




Deux ans que Jasp avait disparu et qu’Eliane n’avait pas retrouvé la mémoire sur les détails de la soirée. Ora avait raconté avoir trouvé sa sœur complètement effrayée après qu’ils eurent été attaqué par un affreux Tiefflin. La région en grouillait ce n’était pas une première et cela n’étonna personne. Depuis cette mystérieuse nuit, les deux sœurs s’étaient éloignées et c’est au près de leur frère Friin qu’Ora gravitait. Eliane était terrassée par une profonde mélancolie et elle avait même avoué à son père vouloir rester à ses côtés pour longtemps, renonçant ainsi à trouver un époux.

Quelques jours avant ses treize ans, la lune fit d’Ora une femme et Marak avait convié un druide pour qu’il consacre à sa benjamine quelques protections magiques. Ora trouva la cérémonie particulièrement ridicule et on l’affubla d’une marque au menton pour symboliser son passage. Son père tenait encore à ses croyances ancestrales qui le rendaient de plus en plus risible dans le village. Depuis qu’il était veuf, il n’avait eu de cesse de consulter ces prêtres et chamans tout autant de charlatans pour les cœurs desséchés par l’espoir. Eliane quant à elle semblait accepter toutes ces lubies et apprécia que sa sœur soit également marquée.

Friin voyageait souvent pour les affaires de la forge et revenait avec de nombreuses histoires toujours plus effrayantes sur les créatures qui se rapprochaient de leur comté. Ora n’avait jamais parlé en détails à Friin de cet horrible Tiefflin mais elle était de plus en plus curieuse. A force de négociations auprès de Marak, elle parviendrait certainement à accompagner Friin et à l’extérieur du village et elle en apercevrait d’autres. Un soir, Friin partagea une bouteille d’hypocras dégotée en ville avec ses deux sœurs. Les heures s’éternisèrent et Ora dévoila quelques secrets. Tout se déroula très vite et les ombres de l’esprit d’Eliane se dissipèrent instantanément. L’aînée entra dans une hystérie soudaine et se rua sur Ora l’accusant du meurtre et de son malheur.

Friin eut grand mal à séparer les deux femmes mais après avoir calmé Eliane, il se dressa face à Ora pour lui demander la vérité. Elle n’était plus une enfant, elle en avait bien assez de les protéger de la réalité.

- Il n’était peut-être pas mort. Je n’ai pas frappé fort mais j’ai sauvé sa vertu à elle !
-Malheureuse, tu vas tous nous perdre.. et Père… Friin se frottait le crâne comme s’il pouvait en faire émerger une idée lumineuse.
- Moi ? Mais je ne nous ai pas perdus du tout ! Qu’Eliane tienne sa langue et rien ne changera.
-Comment oses-tu ?! Tu as pactisé avec ces démons pour m’aliéner l’âme, tu mérites d’entendre ton sort et je demanderai justice !

Friin tenta de raisonner Eliane mais rien n’y fit. Rien ne pourrait redevenir comme avant et Ora risquait bien d’être pendue ou pire. Friin réussit à réconforter Eliane et celle-ci accepta de ne rien dire à une unique condition. La haine suinta de ses quelques mots.

-Sois bannie et regrette de m’avoir volée l’amour et la joie. Protège le nom de ton père. Meurs ou ne reviens jamais.



Une semaine qu’elle errait. Etait-ce le remord qui pointait ? Ora ne comprenait rien des assauts de toutes ces questions. Elle avait préparé un petit campement non loin d’une berge et avait réussi à attraper un poisson la veille. Malheureusement, les nuits étaient gelées et si elle avait réussi à faire un feu le troisième jour, il s’était vite éteint. La faim, le froid, elle aurait aimé revenir au village mais qu’allait-elle devenir ? Comment aurait-elle pu faire autrement pour empêcher tous ces ennuis ? Il lui était bien apparu l’option de se débarrasser de sa sœur, elle avait aussi regretté de ne pas avoir tenté de tuer le Tiefflin mais était-ce vraiment sensé ? Depuis le temps, les détails de cette soirée s’étaient effrités à l’exception de la monstruosité de la bête. Non, elle n’aurait rien pu faire contre lui ni contre cette sotte qu’elle méprisait chaque jour davantage. A présent, Friin et Eliane la ferait passer pour une ingrate, une vagabonde et son père finirait par la renier si le chagrin n’avait pas raison de lui. Valait-il mieux qu’on l’imagine souillée dans un lupanar ou morte de froid dans les montagnes ?

La fin glacée était tentante. On finirait par trouver son corps et avec un peu de chance la rivière la porterait aux abords des filets d’Helti et le pêcheur irait trouver son père. Une noble fin qui aurait au moins le mérite d’évincer Eliane des mérites de Marak. Imaginer que sa mort puisse nuire à sa sœur était d’une saveur toute particulière. Ora se sentait seule et n’arrivait pas à comprendre comment la plus idiote des Vrastas avait pu l’écarter de la sorte. En contemplant les étoiles elle chercha le regard de sa défunte mère. Orin était intelligente et la maladie l’avait emportée alors qu’Ora n’avait encore que six ans. Est-ce qu’Eliane la haïssait en secret depuis le jour où sa mère avait vanté l’intelligence de la plus petite ? Cela expliquerait l’hystérie de son aînée. Dans la mort, elle retrouverait la douceur de cette mère, dans la mort, les choses s’arrangeraient et pour elle aussi. Le froid commençait à l’endormir, elle finit par sombrer.

Le lendemain matin, le soleil réchauffait à peine ses orteils. La faim lui tordait l’estomac et les petites baies acides ne suffisaient plus. Ora était faible, à bout et l’unique solution était devant elle. Cette rivière glacée qui laverait ses erreurs et condamnerait sa sœur. Eliane souffrirait davantage de voir Marak la pleurer en martyr. Bercée par le délire de cette scène imaginaire, Ora décida de se laisser porter par les flots gelés. Elle ne tourna pas les talons tandis que la langue mortelle de l’eau taquinait ses chevilles. L’inconsciente respira une dernière fois et se jeta dans le courant qui l’empêcherait de faire marche arrière.


-Tu ouvres les yeux ?

Etait-ce ses jambes qui brulaient autant ? Les lueurs chaudes étaient aussi réconfortantes qu’abominables. Ora ouvrit les yeux et malgré la fièvre et ses membres endoloris, le visage spectral qui lui souriait la fit bondir. Et bien qu’elle trébucha, elle tenta de fuir. Le monstre fit un bond et l’attrapa avec virulence par le bras.

-A quoi tu joues ? Tu as de la fièvre, prends mon remède. Et bientôt une sorte de tisane chaude s’immisça dans sa gorge. Je t’ai vue, tu cherchais un gros poisson ou..

Les derniers événements défilèrent dans un vaste brouillard. La créature l’obligea d’une simple pression à reprendre sa place sur une couche confortable. Elle balaya le camp du regard. L’Aasimar avait refait du feu, avait garni d’herbe ce qui l’avait empêché de dormir sur le sol et avait préparé à manger plus que de raison. Ora ne demanda pas son reste pour engloutir ce qui lui passait sous la main et presque aussitôt, le sommeil la rattrapa de nouveau.



Un grognement l’éveilla et un gros derrière poilu était en train de fouiner dans le sac de provision. Ora se figea d’abord et tenta de s’éloigner lentement. Malheureusement, l’ours sentit le mouvement gauche et se retourna, menaçant en direction de l’humaine. La silhouette blanche sauta devant la bête et instantanément apaisé, l’ours prit la direction de la forêt.

-On ne t’a jamais dit de ne pas faire de gestes brusques ? L’Aasimar se retourna. On me nomme Vistla. Ora fit un pas en arrière avant de contourner la créature et de ramasser son sac et d’y engouffrer tout ce qu’elle pouvait.
-Je savais les humains pas très chaleureux.. mais bien qu’heureux de te voir de nouveau sur pied, j’aurai aimé un soupçon de gratitude à défaut d’éducation.

Les mots de Vistla mirent du temps avant d’animer la jeune femme mais elle finit par se retourner.

- Gratitude ? N’a-t-on pas de respect pour l’ordre des choses dans ta foire aux monstres?
-Ton fiancé ne voulait plus de ton sale caractère? La colère d’Ora commençait à l’amusait. Ecoute ma petite, tu as quoi.. quinze, seize ans ? Ne penses-tu  pas qu’il est un peu tôt pour croire que tu as déjà tout vécu ?
- Il me faudrait être bien sotte pour ne mourir que pour moi. Elle finit par se redresser et prit la voie du sentier. Vistla la rattrapa et lui barra le chemin.

-Je ne peux pas te laisser partir, par Phélemée, je te vois perdue dans l’ombre et je te montrerai le soleil.

Furieuse elle se jeta à son cou pour tenter de l’étrangler. Malgré sa force négligeable elle réussit à surprendre le surhomme mais il n’eut pas de mal à la maîtriser.

- Garde ta Déesse fantaisiste ! Si j’invoque Litrish entendra-t-il l’appel dans son néant ? Tu m’as empêché de faire ce qu’il fallait ! Soudain des voix d’hommes s’élevèrent et l’inquiétude teinta l’azur des yeux de l’Aasimar. Un sourire se dessina sur le visage d’Ora

- A MOIIII !!!!!!!!!!! AU SEC..La solide main blanche lui cloua le bec et la fusilla d’un regard menaçant.

Les pas galopaient en leur direction et Vistla propulsa l’humaine au sol avant de se lancer vers la berge. Les cinq hommes arrivèrent rapidement, l’acculant à la glaciale rivière. Un homme s’assura qu’Ora allait bien avant d’entendre son témoignage. La créature l’avait agressée, avait voulu la voler et la violenter. Un carreau d’arbalète siffla et se nicha dans sa jambe mais Vistla s’enfuit sans attendre. Ora eut alors le temps de récupérer ses affaires et suivit les hommes dans leur patrouille, ils se rendaient dans un village un peu plus haut dans les montagnes. Là bas, elle trouverait au moins une auberge pour récupérer.


Voilà qu’on lui offrait une bonne soupe chaude et qu’on la plaignait sans qu’elle n’eut à trop répéter son histoire. Beaucoup lui contaient d’horribles affaires de Tiefflins ou d’Aasimars sans grande distinctions autres que leurs méprisables statuts d’intrus. Au fil de la soirée, elle se demanda pourquoi le destin lui avait sourit. Etait-ce vraiment l’ordre des choses ? Elle devait mourir, on l’en avait entravé et cette créature avait à présent payé. Elle ne croyait pas aux balivernes sur l’univers et son équilibre mais pourtant, elle se sentait bien plus forte et sure de sa place dans le monde depuis qu’elle venait de constater que les dernières épreuves allaient en son sens.  En fin de soirée, un homme se présenta à sa table et lui offrit à boire en échange de son histoire et finit par lui offrir un nouvel avenir.



Un collège. Au début Ora ne comprenait pas vraiment ce qu’il y avait derrière ce terme. De ce qu’elle savait les femmes n’étaient pas acceptées dans les lieux savants ou du moins pas les bienvenues. Ce qu’elle découvrit était bien au-delà de son imagination. On l’avait entendue, nouvellement orpheline de seize ans et elle avait pu s’inventer une nouvelle identité. Ora Thorval, ce serait son nouveau nom, courant mais pas trop. Un adieu modeste mais sincère aux derniers liens Vrastas.  Ora suivit de nombreux enseignements mais rien de ceux qu’on aurait prodigué à une jeune femme. On lui apprit à lire et à compter mais surtout à rester alerte à ce qui pouvait l’entourer et à se battre. Sur une quinzaine d’élèves, il y avait seulement deux filles, mais la promotion s’affina à force des blessures de plus en plus sérieuses et elle était seule entourée de cinq jeune hommes.

Durant cinq années, l’enseignement martial fut de rigueur. On leur enseigna les réalités de leur monde et si Ora ne s’intéressait pas le moins du monde à la magie, elle portait une oreille soupçonneuse au Panthéon. Les épreuves se faisaient de plus en plus ardues et elle se sentit fière d’arborer l’uniforme des disciples, et d’être apprentie Inquisiteur. Elle se démarquait particulièrement lors des interrogatoires et des enquêtes car son sens aigu pour la vérité se développa en une presque clairvoyance ; On ne pouvait plus lui glisser un mensonge ou une demi-vérité sans qu’elle n'ait une impression floue ou douteuse. Peut-être que grâce à cela, un jour elle serait à la hauteur et gagnerait la confiance de son Ordre.

Pour l’heure, Fort-froid lui gageait une sécurité particulière pour se préparer à nettoyer le monde de ses horreurs mais depuis quelques temps, elle se découvrait quelques anomalies qui la contrariaient.

Au début c’était un atout, lors d’un combat Ora testait les failles de son adversaire mais au fil de son apprentissage, une sorte de capacité à détourner l’adversaire de ses attaques lui était apparue. Les apprentis se plaignirent aux inquisiteurs mais nul ne fit véritablement attention aux rumeurs jusqu'au jour où Ora dût combattre un Inquisiteur.

Celui-ci ne tolérait pas la présence féminine au sein de l’Ordre ; les femmes étant beaucoup trop émotives pour garantir leur réussite et discrétion. Aussi il ordonna à l’apprentie de se battre pour sa vie. Par la peur et pour défendre sa juste place, une étrange énergie s’immisça dans le combat, une lumière sombre, une aura brumeuse gagna autour d’Ora et bientôt l’Inquisiteur se mit à pleurer et bien qu’il tentait de rester concentré, il finit par heurter un pavé et tomber à genoux, la mine plus dépitée que jamais. Ora n’eut alors aucun mal à le menacer de la pointe de son épée et à gager de sa victoire.

On la plaça au cachot durant trois jours et quand on vint la chercher, on lui demanda de parler à un prêtre. Ora ne dit rien, refusant de reconnaître un soupçon de magie dans ses actes. Sa seule bravoure et dévotion expliquant à ses yeux sa réussite. La parole de l’homme fut consacrée et malgré le déni hurlant d’Ora, une rare magie avait trouvé refuge dans le cœur de cette femme et l’auteur de ce miracle n’était nul autre que Litrish.

Depuis cette révélation, Ora avait connu de rudes épisodes. D’abord d’une humeur exécrable elle ne supportait plus qu’on ne reconnaisse pas ses talents autres qu’en jurant par l’œil du gardien de l’Astral. Elle avait alors refusé de s’enquérir d’un enseignement religieux supplémentaire mais une nuit, elle fit un rêve d’une force surnaturelle où un homme qui n’en était pas un récitait en boucle des mots qu’elle aurait prononcé de nombreuses années plus tôt sur les berges. Elle négligea ce signe mais le même rêve l’assomma chaque nuit jusqu’à ce qu’elle saisisse que c’était là, la suite de l’ordre des choses.

Elle avait à présent vingt deux ans et la plupart des apprentis étaient devenus Inquisiteurs ou étaient morts mais pas elle. Ora n’avait pas encore eu la faveur de sa hiérarchie et elle consentit à fréquenter plus souvent le Temple secret de Litrish à quelques jours de marche du Fort afin d’approfondir le lien qui les unissait. Elle demeura distante des autres croyants et n’engageait aucunement la conversation mais elle apprit beaucoup de sa force intérieure, de ce qui pouvait la rapprocher de cette divinité dont elle avait tout ignoré et travailla d’autant plus la maîtrise de son pouvoir. La mort ne pouvait être crainte, ce n’était pas la fin et elle offrait tant d’autres opportunités. Les hommes étaient figés dans leur frêle équilibre à cause de ces émotions dénuées d’importance. Elle, avait toujours su ce qu’il fallait faire et ne pas écouter la peur c’était le meilleur combat du regret.


Ainsi après quatre années d’apprentissage spirituel, Ora était une toute autre femme. Elle n’était plus une intrépide enfant. Elle faisait preuve d’une droiture des plus glaciales comme si les émotions intimes n’avaient plus grande emprise sur elle. Son esprit était assagi mais intransigeant et définitivement focalisé sur la vérité et la logique en toute chose. Elle n’éprouvait pas de frustration particulière au fait qu’on ne la reconnaisse pas davantage au sein de son ordre parce qu’elle avait foi et qu’elle était à présent à sa place aussi modeste puisse-t-elle être. Elle se devait d’être prête pour le jour où le destin la guiderait ailleurs et autrement. Le doute l’avait depuis longtemps quitté et elle était un disciple à qui on confiait de plus en plus de missions.


Hors-jeu


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Thaom Melcrudak
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MessageSujet: Re: Ora Thorval   Lun 10 Nov 2014 - 8:11

Bonjour Smile

Le code de validation est bon, merci d'avoir pris le temps de lire le Règlement, aussi fastidieux que cela puisse être. Je te laisse aux bons soins de Phelim qui s'occupera de ta fiche au courant de la journée Wink Superbe avatar!

Cordialement,

Thaom
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Phelim Albérick
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MessageSujet: Re: Ora Thorval   Lun 10 Nov 2014 - 12:40

Premièrement, salutations et bienvenue sur la vallée !

Si j'ai eu l'impression qu'il manquait quelques détails dans la partie psychologique du personnage, j'ai retrouvé tout ce qu'il me fallait dans son histoire qui, je dois dire, est assez complète. Que ce soit au niveau de la cohérence ou de la trame narrative, c'est excellent, bravo!

Il n'y aurait qu'une petite modification à effectuer. Ton aptitude surnaturelle se rapproche trop d'un sort de Sanctification de Phélemée, tu devras le revoir à la baisse. Je préférais que tu y inscrives (car ton personnage a tout de même étudié pour mieux déceler les mensonges) qu'Ora peut sentir lorsqu'il y a une incohérence dans le discours de son interlocuteur au niveau purement logique ou intuitif. Ainsi, ton personnage pourra avoir l'idée qu'il y a une faille dans la discussion, mais c'est seulement par ses interprétations qu'il pourra déduire s'il s'agit d'un mensonge ou d'une omission de la vérité.

Je n'ai rien d'autre à rajouter. Quand cette modification aura été apportée, signale-le et je te validerai.

Cordialement,


Phelim
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MessageSujet: Re: Ora Thorval   Lun 10 Nov 2014 - 13:11

Bonjour et Bienvenue !
Je sens que nos personnages vont bien s'enten... non... ça ne va pas du tout aller. Contente d'avoir une rivale cela dit !

Encore bienvenue !
Et très joli vava, c'est qui l'artiste ?


#9900ff (Evy) -#00ccff ( Pia ) - #0033ff (Elzi )
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Ora Thorval
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MessageSujet: Re: Ora Thorval   Mar 11 Nov 2014 - 5:26

Bonjour! Merci beaucoup pour votre accueil et vos commentaires! J'ai rectifié son aptitude particulière, la rendant moins absolue et davantage basée sur la déduction (moins spontanée). Je suis contente que le reste convienne, c'est un tout nouveau personnage pour moi. J'ai trouvé cet avatar dans la galerie d'Alex Negrea.
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5000/5000  (5000/5000)
Adage: « Que ceux qui boulversent l'Équilibre se méfient.»
MessageSujet: Re: Ora Thorval   Mar 11 Nov 2014 - 17:50

Il est approprié qu'un disciple du Maître du Destin en valide un autre. Tes modifications nous satisfont, tu peux maintenant parcourir les terres librement. Puisse le Très Haut te guider dans ta quête, jeune Humaine

Sincèrement,

S.
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Ora Thorval

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