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 Rakheb aux Bras Noirs

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Rakheb
Bras-Noir
Bras-Noir
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Âge : 37
Philosophie : Instinct
Divinité(s) : Revoran
Faction ou Clan : Clan Ours-hurlant

Attributs
Races: Tiefflin
Réputation:
20/5000  (20/5000)
Adage: La mort n'est pas une fin mais l'accomplissement d'une vie d'honneur et de bravoure.
MessageSujet: Rakheb aux Bras Noirs   Dim 9 Nov 2014 - 8:15

Rakheb

La mort n’est pas une fin mais l’accomplissement d’une vie de bravoure et d’honneur.


Genre: Masculin
Surnom: Bras-Noir , Dents-pointues …

Âge:  34 ans
Race:  Tiefflin

Terre d'origine:  Ne sait pas où il est né. A vécu toute sa vie dans la Jungle noire.
Philosophie: Instinct

Faction:  Clan des Ours-hurlants
Profession:  Dépeceur

Magie  
Je ne possède pas la Flamme.


Aptitude(s) particulière(s):  Hormis les capacités surnaturelles que mon sang de Tiefflin m’a offertes, je n’ai rien de particulier et de plus que les autres. Autrement, j’ai une arme particulière puisque c’est une arme magique : deux gantelets métalliques noirs recouvrant les bras, de l’épaule jusqu’à la pointe des doigts. En échange d’un peu de mon énergie, ils me permettent, selon ma volonté, de délivrer une puissante onde choc à tout ce qui est au contact de mes paumes. Bien évidemment ils constituent aussi une excellente protection contre les armes.


Apparence


Que dire ? Si vous me croisez parmi mes frères Orcs, je saurai parfaitement me fondre dans la masse et rester discret malgré ma différence raciale. Les poils en moins, ça pourrait aussi faire l’affaire avec les Sulis. Par contre, si vous me mettez dans une foule humaine, ou pire, dans une foule naine. Je ne pourrai pas me dissimuler parmi les autres. Au même temps, il est difficile de cacher deux mètres de muscles. Bon d’accord je triche de deux centimètres mais avouez que sur le papier c’est tout de suite plus impressionnant ! Je ne sais pas si c’est mes prières auprès de Revoran ou si j’étais destiné à être aussi grand mais ça aide vachement quand on vit avec des Orcs. Bref, je disais donc que je faisais – presque – deux mètres de haut pour à peu près une centaine de kilos. Ma corpulence n’est pas aussi incroyable que les brutes avec qui j’ai grandi, néanmoins ma prodigieuse force de Tiefflin m’a permis de rivaliser en combat. D’ailleurs je reste invaincu en combat au corps à corps, sans arme blanche ou à distance, depuis que je suis devenu guerrier. Bon, je n’ai pas affronté tout le monde non plus…

Je m’égards une fois de plus. Donc, si vous êtes proche, vous remarquerez ma grande taille au premier regard. Autrement, c’est davantage mon diapason rougeâtre qui vous interpellera. A priori je tiens ça de mon père. Après ces deux détails outrepassés, vous pourrez constater mon vécu. Ah oui, je ne l’ai pas précisé mais n’ayant jamais froid ainsi qu’une peau plus résistante que la normale, je suis souvent torse nu. Surtout lors de combat. Ce n’est pas la meilleure protection mais au moins je suis entièrement libre de mes mouvements. De ce fait, on peut voir les innombrables cicatrices recouvrant mon corps. Il y en a de tous les genres : blessures de batailles, résultats de bastons amicales ou maladresse avec une armure cloutée. Mais je me garde d’éventer ce dernier point…  M’enfin bon, ces preuves d’expériences et autres éraflures – n’a pas été élevé chez les Orcs qui veut – doivent probablement être la troisième chose qu’on constate. Peut-être pas chez les femelles en fin de compte, héhéhé. Hormis cela, j’ai les une tignasse mal coiffée de couleur noire ainsi qu’une barbe taillée inégalement. Mon visage a lui aussi des signes de vécus entre le nez cassé,  les balafres et le bout de mon oreille droite tranchée – l’oreille gauche est toujours intacte et donc pointue.  Autrement, une chose dont je suis fier ce sont mes yeux verts. Je les aime bien.

Ah oui, aussi, contrairement à beaucoup de Tiefflins, je ne possède pas de cornes. Par contre, j’ai hérité d’une autre caractéristique physique peu commune et qui a tendance à mettre les gens mal à l’aise lors des premières rencontres : la plupart de mes dents sont pointues. Ce qui me fait un magnifique sourire carnassier. Idéal pour impressionner l’ennemi mais pas pratique pour séduire la femelle. C’est pourquoi en lieu public j’évite de trop l’ouvrir. Ce n’est pas toujours facile, je dois avouer.

Sinon, pour parler peu style vestimentaire, je ne fais pas parti des narcissiques pour qui l’apparence importe plus que l’être lui-même. C’est des bêtises tout ça. On s’en sera douté avec les dégâts visibles sur mon corps me direz-vous. Du coup je porte des choses simples et agréables. Le strict minimum même. Je porte des bottes en cuir, légères mais solides – idéales pour se déplacer et pour le combat. J’ai aussi un pantalon ample en toile – parfait pour la liberté de mouvement – arborant les couleurs et le sigle du clan des Ours-hurlants afin d’affirmer mon appartenance et ma famille. Je bouge tellement que j’ai également une ceinture improvisée avec un bandeau de tissu pour tenir plus fermement mon pantalon. Il ne s’agirait pas de le perdre en pleine baston. Quoique ça pourrait faire une bonne stratégie pour déstabiliser l’adversaire… Sinon comme je l’ai déjà dit je suis régulièrement torse-nu. Bien évidemment j’ai mon seul héritage familial, la seule piste de mes origines, mes véritables armes toujours sur moi : mes gantelets. C’est d’ailleurs eux qui m’ont valu mon surnom de Bras-Noir. Etant donné que je les porte.  Je me ballade également avec une longue – elle fait ma taille – épée à deux mains dont la lame est large. Elle est lourde, c’est vrai mais pas autant qu’elle y paraît. Elle a surtout était forgée avec des matériaux assez léger. C’est toujours rigolo de voir la tête des autres quand ils voient l’aisance avec laquelle je la manie. Bien qu’elle puisse tuer, je suis loin d’être un expert dans son maniement et fait surtout figure de bluff. Ça  impressionne les plus faibles et ça incite les plus courageux à venir me coller au corps-à-corps. Ruse de Rakheb numéro un, héhé ! Je la porte dans mon dos grâce à une sangle et un harnais. Enfin, depuis récemment, j’ai fait l’acquisition d’un long manteau noir à capuche. Non pas que j’ai fini par attraper froid, c’est surtout que depuis que je m’aventure seul hors des terres orcs, on me remarque un peu trop facilement. Et puis c’est chouette car sa protège de la pluie !


Personnalité


Si on devait résumer, simplement, mon caractère en un seul mot, sans aucun doute ce serait : Orc !  Avoir été élevé dans la culture orque depuis sa plus jeune enfance ne laisse pas indemne. Bien sûr les autres races – notamment les Nains – résumeraient cela par des mots bien valorisant tel que bête, rustre, rude et belliqueux. Mais ce n’est pas parce que nous n’avons pas la même culture qu’il faut se permettre de juger et rabaisser ce qu’au final on ne connaît pas. C’est d’ailleurs pour cette raison que je reste ouvert d’esprit sur tout ce qui m’entoure. Je suis bien conscient qu’hormis la région de la jungle noire, je ne connais quasiment rien du monde, des coutumes et de leurs histoires.

Du coup, là où certains diraient méchamment que je suis bête, je leur répondrais – en plus de leur coller un gnon – que je suis surtout ignorant mais curieux du monde extérieur. Je ne chercherai jamais à trouver une solution complexe quand il existe un chemin direct. Je peux aussi marcher à l’instinct, ce qui n’est pas le choix le plus sûr. Il est vrai que je ne suis pas ce qu’on appelle un intellectuel. Mais ce n’est pas pour autant qu’on puisse me manipuler aisément. J’ai tout de même une part d’intégrité, de dignité et d’honneur.

Si on me qualifie de rustre ou rude, et bien… Je ne comprendrai pas ! Chez les Orcs tout le monde se parle sur un pied d’égalité, tout le monde déconne avec tout le monde, tout le monde se bat avec tout le monde, nous sommes une vraie famille ! Donc les bonnes manières, je ne connais pas. Ce n’est pas pour autant que le respect m’est inconnu. On ne le montre juste pas de la même manière. De cette façon, je suis franc et honnête dans mes paroles et très familier dans mes actes. Même si je viens juste de rencontrer la personne. Ce dernier point n’est d’ailleurs pas forcément une évidence chez les Orcs. Néanmoins, ce sont tout de même eux qui m’ont inculqué cette notion implicitement. En m’acceptant et en me considérant – pour presque tous, il y a toujours des conservateurs accrochés aux vieux us – comme l’un des leurs en dépit de ma différence raciale me fait agir de la même façon envers tout le monde. Sauf peut-être envers les Nains avec qui je suis encore très méfiant. C’est vicieux ces petites choses-là ! Mais attention, ce n’est pas parce que je rigole avec vous autour d’une choppe que je vous fais confiance pour autant.

Enfin lorsqu’on me dit être belliqueux, je rigole et je remercie la personne. Je ne vais pas vous cacher que j’aime me battre. Je ne recule jamais devant un bon combat. D’ailleurs contrairement à mes prises de décision dans la vie de tous les jours, lorsque je me bats je suis bien plus réfléchi, rusé et stratégique. Au même temps, quand on ne vit que de ça – ou presque – il est normal de développer ces quelques capacités. L’honneur, c’est un mot faisant parti de mon crédo. Du coup, si un combat est censé être équilibré par le nombre, j’aurai horreur qu’on intervienne dans mes combats tout comme je n’interviendrai pas dans ceux des autres. A moins que je me retrouve impliqué de quelque manière que ce soit…

En gros, je vis ma vie de la manière la plus simple qu’il soit et de façon à avoir le moins de regret. Comme ça, le jour où la mort viendra pour moi, je pourrai partir avec honneur.


Histoire


« Prenez place autour du feu, mes enfants. Asseyez-vous confortablement et ouvrez grand vos oreilles. Car ce soir je vais vous raconter l’histoire d’un Orc bien singulier du puissant clan des Ours-hurlants. Qu’avait-il de si particulier ? Avait-il une jambe plus courte que l’autre ? Ou des mains plus grandes qu’un bouclier ? Oh non, non, non. Rien de tout cela. L’Orc dont je vais vous conter l’histoire n’en était tout simplement pas un mais un enfant de l’Outre-Monde, un Tiefflin.

Néanmoins je vais vous éviter les traditionnels débuts énonçant la naissance d’un enfant et de ses débuts dans le monde des vivants. Ce serait terriblement ennuyeux. Et je ne voudrai surtout pas vous endormir. Pas tout de suite du moins. Car sa véritable histoire débuta en 385 de l’ère du Grand Cauchemar, lorsque notre héros, encore tout petit, n’avait que 3 ans. Lui et ses parents, tous deux également Tiefflins, voyageaient depuis sa naissance. Enfin, c’est ce qu’ils aimaient à prétendre. En réalité ils fuyaient. Qui ? Ou quoi ? C’est et ça restera probablement un grand mystère. Toujours est-il que durant leur vie de nomade, ils eurent vent de l’existence d’un clan Orc à l’esprit plus ouvert que leurs congénères. Et il est bien connu qu’il faut être suicidaire pour semer le désordre dans le territoire même des Orcs. Ce lieu, loin au sud de Térovia, constituait leur dernier espoir d’asile. Cependant, lors de leur pérégrination, un choix crucial se présenta à eux afin de rejoindre ce fameux clan des Griffes-rouges des Steppes ardentes. Soit ils empruntaient les axes présents sur les cartes, routes plus longues et exposées, au risque de se faire rapidement rattraper par leurs poursuivants. Soit ils coupaient à travers la jungle noire, chemin bien plus périlleux et hasardeux mais avec une végétation plus dense pouvant les dissimuler plus facilement. Et sans ce deuxième choix, vers lequel ils se sont finalement tournés, notre héros n’en serait probablement pas là où il en est aujourd’hui. Il ne serait même probablement plus de ce monde.
Ainsi, ils entreprirent un long et sinueux voyage dans la Jungle noire. Ils parvinrent à éviter toutes les hostilités dont regorge la forêt. Malheureusement, à mi-chemin  ils furent retrouvés par leurs poursuivants. Que ce soit le fruit de leurs capacités ou du ressort de la chance, la confrontation était à présent inévitable. Tandis que le petit Tiefflin se cacha en silence dans le fond de la charrette toilée, ses parents résistèrent au mieux. Seulement, ce n’était pas suffisant et ils finirent par être dépassés par leur nombre, tombant l’un après l’autre au combat. Tout semblait perdu et la fin évidente. Mais sachez que le vent finit toujours par tourner. Alors que les assaillants s’apprêtaient à fouiller la charrette, un puissant cri guttural vint rappeler aux exécuteurs la terrible erreur qu’ils venaient de commettre. Et oui, ce qui s’applique aux uns s’applique aussi aux autres. Ne venez pas causer le désordre dans les territoires Orcs, seuls eux le peuvent. Et n’oublions pas que la jungle noire est le cœur des terres des Ours-hurlants, le clan Orc avec les meilleures prédispositions pour faire couler le sang. En effet, le raffut provoqué par l’échauffourée avait rameuté une troupe de Patrouilleurs passant non loin d’ici. Et bien qu’ils fussent eux aussi moins nombreux, leur attaque surprise et leur connaissance du terrain ainsi que la fatigue des meurtriers leurs permirent de littéralement déchiqueter ces intrus. Ce combat fut nettement plus rapide que le précédent.
Face au bain de sang devant eux, les Orcs décidèrent de ramasser le maximum d’affaires utiles et de tout ramener au temple. Après tout, tout ceci ne servait plus à personne et ça ne manquerait pas aux morts. Ils récupérèrent donc armes et armures sur les cadavres ainsi que la charrette et ramenèrent l’ensemble au camp. Laissant derrière eux les corps tels quels, comme festin pour les charognards et autres carnivores de la jungle.
Une fois arrivés au temple et après avoir raconté à leurs frères, bien en détails, leurs exploits, ils s’intéressèrent enfin au convoi. Qu’elle fut leur surprise lorsqu’en soulevant la toile ils découvrirent un petit garçon à la peau rougeâtre et aux cheveux noirs se tenir debout, tout tremblotant et agrippant fermement à deux mains un petit couteau de cuisine dans leur direction, le regard plein de conviction. Dans ce moment de déboussolement, torturé entre le chagrin, la colère et la peur, son instinct prit le dessus et dans un élan de courage s’interposa pour sa survie. Naturellement, les Orcs éclatèrent de rire face à la situation. Ils n’eurent aucun mal à désarmer et à attraper la petite crevette qui essaya par la suite de leur donner des coups ou de les mordre. Cependant, cette nouvelle distraction ne perdura pas longtemps car une véritable question s’imposa. Que faire de l’enfant ? L’infanticide ne fait pas réellement parti  de leurs mœurs. Et l’abandonner dans la jungle ne fait pas meilleure figure,  entachant leur honneur. La meilleure solution restait d’aller demander conseil à la personne la plus avisée du clan, Nashur Grimorg le Chaman. Après concertation avec le chef du clan ainsi que le maître de guerre, il fut finalement décidé de lui donner sa chance. Le petit Tiefflin allait être confié à l’orphelinat du temple où il serait éduqué, sans état d’âme, comme un Orc. S’il y résisterait et survivrait, il pourrait alors, un jour, servir à des desseins plus utiles pour le clan. C’est ainsi que les Ours-hurlants accueillirent un nouvel Orc des plus étranges, un petit Orc dont le nom serait désormais Rakheb.

Ainsi se termina le premier grand chapitre de son histoire. Seulement, notre petit orphelin n’était pas au bout de ses peines. Et c’est d’ailleurs dans ces moments-là qu’on peut se rendre compte que la vie pouvait être une garce. Tandis que ces congénères raciaux subissaient des discriminations liées à leurs origines parmi les autres peuples, notre Tiefflin, lui, se faisait persécuté par ses camarades Orcs à l’orphelinat. Non pas à cause de sa race. C’étaient des choses bien trop complexes pour des enfants de cet âge. D’autant plus qu’ils croyaient – tout comme Rakheb – qu’il était un Orc comme eux mais un peu différent. Cette différence était en partie la cause de ces railleries. Ne né pas Orc qui veut. Et notre héros ne l’était pas génétiquement. De ce fait, enfant, il avait une constitution plus fragile et était plus faible. Mais, au fur et à mesure de  son éducation, il développait une âme orque et un caractère sauvage. Bien qu’il perdait chacun de ses combats contre ses camarades, il se relevait toujours – non sans mal – en balançant systématiquement la même menace : ‘’Un jour je vous ferez bouffer vos dents avec mon poing !’’  Heureusement pour lui, il retrouvait sans cesse du réconfort lorsqu’il se faufilait en douce dans la taverne du coin. La bonne humeur constante et contagieuse des vétérans lui redonnait constamment du courage. D’autant plus qu’il avait parfois leur attention, ces-derniers le trouvant toujours amusant depuis qu’ils l’avaient trouvé au fond de la charrette. Grâce à cela, il manifesta une immense estime pour ses anciens et considéra le clan comme ça famille. Néanmoins, la volonté seule ne peut pas tout faire. C’est pourquoi Rakheb s’entrainait comme un acharné dès que l’énergie et le temps lui en donnait la possibilité. Le fou allait même jusqu’à provoquer une bagarre avec un camarade pour se tester. Quand bien même le résultat se soldait par une défaite. Il avait bien compris que pour progresser, il fallait se battre contre plus fort que soi. Et que les mises en situation réelle fournissaient la meilleure expérience possible.
Au fil des années, Revoran exauça ses prières ou mère nature fit son travail biologique. Dans tous les cas, notre Tiefflin se vit grandir bien vite, ses capacités raciales se développèrent, son travail tenace aboutissait et sa fabuleuse volonté persistait. Tout autant de causes qui menèrent à ses premières victoires en combat. Ce qui fit émerger une immense fierté en lui et l’encouragea à persévérer. Puis, les moqueries cessèrent définitivement le jour où il fit manger les dents de son plus grand rival à l’aide de son poing – il s’ouvrit la main sur le coup. Heureusement pour l’Orc, ce n’était pas ses dents définitives. Mais il fallait bien ça pour Rakheb car en grandissant, les enfants deviennent conscients des choses qui les entourent. Et inévitablement, notre orphelin rougeâtre se rendit compte qu’il n’était pas véritablement un Orc. Finalement, en l’an 392 de l’ère du Grand Cauchemar, il finit par demander des réponses au plus sage du clan, celui qu’il pensait être le plus savant : Nashur Grimorg. Autant que sa mémoire s’en souvienne, le Chaman lui raconta alors les circonstances dans lesquelles l’enfant les avait rejoints. Il écouta patiemment, posant de temps à autres une question. Lorsqu’il eut terminé, notre Tiefflin le remercia puis quitta la tente sans un mot. Le doute commença à s’installer sur son identité actuelle, sur sa place parmi les autres, s’il devait être là ou s’il devait quitter le camp. A son plus grand bonheur, ces idées noires furent très vite chassées. Ce ne fut pas, une fois de plus, les saoulards de la taverne qui lui remontèrent le moral. A sa grande stupéfaction, ce fut le jeune Orc qu’il avait édenté. Ce dernier le suivait pour se venger et avait surpris sa conversation avec le Chaman. Ni une, ni deux, il profita de cet instant de faiblesse pour lui faire comprendre à coups de poings que peu importe d’où il venait, ce qu’il fallait se rappeler c’est qui il était maintenant. Et qui était-il ? Rakheb, membre du clan des Ours-hurlants. C’était vrai. Il n’était certes pas un Orc, sa condition l’empêcherait probablement d’atteindre un haut statut dans le clan. Cependant, il avait une famille, un lieu à chérir, des amis, des rivaux. Il était en vie. Reprenant ses esprits, il lui répondit avec ses poings. Tout deux finirent pas s’écrouler d’épuisement tout en rigolant.

Mon histoire touche bientôt à sa fin. Avant d’y arriver, faisons d’abord un autre bond dans le temps et allons jusqu’à l’an 397 de l’ère du Grand Cauchemar. Si vous avez l’esprit vif, peut-être aurez-vous deviné que cette année-là notre héros avait 15 ans. Et que se passe-t-il chez les Orcs quand ils ont 15 ans ? Oui. Ils subissent les épreuves de passage à l’âge adulte. Comme Rakheb a été élevé et intégré au clan comme un Orc, sans aucune distinction, c’est tout naturellement qu’il s’y prêta aussi. Les épreuves furent rudes, très rudes. A plusieurs reprises il crût ne pas les réussir. Néanmoins, grâce au travail acharné dont il a fait preuve tout au long de son apprentissage, il réussit avec succès. Ou presque. Car l’ultime épreuve qui le ferait reconnaître comme un véritable guerrier du clan était une bataille en condition réelle.  Et comme par hasard, une situation s’y prêtait. En effet, au nord la jungle noir, un groupe de nains armés et un peu trop fouineurs avait été repéré quelques jours avant le début des épreuves. Un groupe irait à leur rencontre – dont Rakheb faisait parti – tandis que les autres iraient titiller les braconniers un peu trop confiants ces derniers temps. La chasse fut sonnée. Le combat fut difficile et épuisant. Ce n’est pas facile de se battre contre des adversaires faisant la moitié de notre taille lorsqu’on s’est battu toute sa vie contre des combattants de même taille. Ce fut une bataille enrichissante en expérience. Ils finirent par en sortir vainqueur, réduisant encore davantage la taille des nains. Notre Tiefflin était devenu un guerrier respecté du clan des Ours-hurlants. Puis, rapidement, les raids s’enchainèrent, les batailles se succédèrent, les cicatrices s’accumulèrent. Finalement, en l’an 3 de l’ère du Second Souffle, notre héros, de par ses prouesses en combat, devint un Patrouilleur.
C’est à cet instant que les évènements prirent encore une nouvelle tournure. Au moment de sa promotion, Rakheb fut convoqué par le Chaman. Il y eu deux raisons à cela. Vous vous souvenez lorsque, plus tôt, dans mon histoire, j’avais dit qu’ils le destinaient à servir des desseins plus utiles au clan s’il survivait ? Et bien ce fut une de ces raisons. Bien qu’ils n’aient pas décidé de lancer tout de suite ce projet, Nashur Grimorg avait pris l’initiative de l’informer de ce qui pourrait lui être demandé dans le futur afin qu’il se prépare. En effet, n’étant pas un Orc, personne ne pourrait le soupçonner de faire parti du clan des Ours-hurlants. Ce qui est une position idéale pour s’infiltrer chez les Nains du royaume écarlate et surveiller leurs agissements. A des fins d’expansions futures ? Ou par prévention d’une éventuelle attaque de leur part ? Notre Tiefflin l’ignorait. La deuxième raison qui avait amené le Chaman à l’appeler était tout autre. Maintenant que Rakheb avait sa taille adulte, il lui offrit deux magnifiques gantelets métalliques noirs. Pourquoi ce cadeau ? Nashur avoua que c’était le seul et unique héritage des parents de notre héros. Ils avaient d’abord tenté de les mettre mais les Orcs avaient des bras trop épais, des muscles trop développés pour les enfiler. Du coup ils avaient essayés de les faire fondre pour les reforger. Sans succès. De ce fait, il avait songé à les lui donner au moment opportun, étant donné que ses bras restaient plus fins. Rakheb les essaya. Ses bras correspondirent parfaitement. Néanmoins, les gantelets étaient tellement pénibles à retirer qu’il les garda équipé la majorité du temps. Ce fut donc sans-surprise que le surnom de Bras-Noir lui fut rapidement attribué. Mais ce qu’il ne savait pas encore, c’était que ces gantelets n’étaient pas seulement des protections. Le Chaman s’étant permis d’omettre de lui dire qu’il avait ressenti des propriétés magiques. Magie qui avait d’ailleurs empêché ces mêmes gantelets de fondre…
Ce n’est que l’année suivante qu’il découvrit le secret que renfermait cet héritage. Au cours d’un raid contre les Griffes-rouges, notre Tiefflin se retrouva dans une situation extrêmement délicate. Pensant que la mort le regardait au loin en souriant, dans un dernier élan il interposa sa main qui, au contact, délivra une puissante onde de choc qui rejeta son bourreau plusieurs mètres en arrière. Le combat se stoppa net. Tous les Orcs présents sur les lieux furent tous stupéfiés par le spectacle inattendu qui venait de se dérouler. Ne pouvant gérer cette nouvelle donnée dans l’immédiat, les deux clans battirent en retraite. A croire que toutes les bastons au corps-à-corps qu’il avait disputées depuis  son plus jeune âge étaient prédestinées à l’utilisation de cette arme. Car depuis ce jour, Rakheb s’entraîna à maîtriser ce nouvel atout et adapta sa façon de combattre. Et grâce au gain de puissance obtenue avec ces gantelets, en l’an 11 de l’ère du Second Souffle, il finit par accéder au rang de Dépeceur. Sans doute le plus haut statut auquel il aurait imaginé aller, ne pouvant très certainement plus gravir les échelons.

Et c’est ainsi que se termine mon histoire. Bien que n’ayant jamais quitté la région de la jungle noire, Rakheb attend impatiemment qu’on l’envoie accomplir ce pour quoi il s’est préparé. Depuis cette conversation avec le Chaman, sa soif d’aventure grandit, rêvant de découvrir autre chose que la jungle noire ou les Steppes ardentes. Et surtout, espérant rencontrer des gens comme lui, des Tiefflins.
En attendant, il reste encore beaucoup de pages blanches après ces dernières lignes. Son aventure ne fait que commencer.»


Hors-jeu


De quelle façon as-tu trouvé le forum ?

→ Via un forum de pub. Mais je ne sais plus lequel.

As-tu des suggestions ou des commentaires ?

→ Pas de suggestions pour le moment.  Et.. bonne lecture. J’espère ne pas avoir fait d’aberration sur l’univers ou d’incohérence. ^^

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MessageSujet: Re: Rakheb aux Bras Noirs   Dim 9 Nov 2014 - 8:52

Ho yeah! Un confrère Ours-hurlant! On va se serrer les coudes et les pintes! Mwahahaha! Twisted Evil
Hâte de RP avec toi, Bras-noir!
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MessageSujet: Re: Rakheb aux Bras Noirs   Dim 9 Nov 2014 - 11:28

Coucou le Tiefflin, je m'occupe de ta fiche en fin de journée, j'ai pas mal de choses à faire Wink J'ai hâte de lire tout ça Very Happy Ton avatar est génial! Et le code de validation est bon Wink
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Thaom Melcrudak
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MessageSujet: Re: Rakheb aux Bras Noirs   Dim 9 Nov 2014 - 17:00

Je suis charmée, et c'est pas tous les jours que Thaom balance les éloges! Razz Tu décris parfaitement les lieux et la façon de vivre des Orcs, ça ressemble en tous points à l'idée que je m'en fais, c'est trop étrange haha! Bref, j'ai adoré ton récit, sincèrement, tellement que j'en ai oublié les fautes, chose qui arrive rarement!

Je te propose de lire un RP que j'ai fait avec Eiris, celui où je deviens chef. Tu verras que notre manière d'aborder le clan se ressemble beaucoup, c'est plutôt pratique hihi. Donc si jamais tu as du temps : Celles qui n'étaient pas attendues. Tu peux privilégié mes posts, enfin si tu veux saisir l'essentiel de la manœuvre sinon libre à toi de tout lire Wink

Tu accèdes également au rang de Dépeceur sans problème, ton histoire s'y prête bien et tu décris ton ascension. Donc, je n'ai d'autre choix que de te valider, c'est dommage pas vrai? Razz

Bienvenue chez toi, Rakheb Very Happy

Thaom
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MessageSujet: Re: Rakheb aux Bras Noirs   Dim 9 Nov 2014 - 17:43

Mon personnage se fait même accepter par les Orcs des joueurs. C'est plutôt bon signe !
En tout cas merci à vous deux pour votre accueil. Ça fait plaisir.

J'aime pas les fautes. Et vu le niveau d'orthographe des jeunes aujourd'hui, ça m'horripile plus qu'autre chose. Donc j'ai tendance à faire gaffe, à me relire. S'il y en a ce sont davantage des fautes de syntaxes, je pense ^^

Concernant ton Rp, je l'ai déjà lu (d'ailleurs il me semblait qu'il était encore en cours). Oui, j'ai fait mes devoirs avant. J'essaye toujours de rassembler le maximum de données pour que mon histoire soit la plus cohérente possible. Du coup je lu les Rps des autres Orcs. Pour Mogar, je ne cache pas que ce fut rapide =P
Je vais d'ailleurs jouer sur le dénouement de votre sujet. Rakheb est un Dépeceur. Il est, naturellement, un peu coupé du village par moments. J'ai donc l'intention qu'il ne sache pas que Thaom est devenue Chef du clan. Pour lui c'est encore Gotrax. Ca pourrait être marrant (même si ce sera de courte durée) ^^

Bref, merci encore et à bientôt en Rp ;-)



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