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 Chapitre premier: Renaissance [Terminé]

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Eramos d'Irifuse
Cœur d'aigle
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MessageSujet: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 12 Juin 2012 - 10:36

- Puisque que je vous dit que je ne connais pas ce nom ! Je n’ai aucune idée de qui vous voulez par...

Redoran fut coupé par un autre coup -porté par le dos de la main cette fois- qui lui fit couler un filet de sang hors de sa bouche, passivement entrouverte vers le sol. Le jeune fermier était devenu une loque humaine, son visage couvert de boue mélangé à son propre sang. Ses jambes étaient cassées et son poignet droit tordu adroitement par ses tortionnaires qu’il avait voulu combattre courageusement. Du nombre de trois, ces bandits l’interrogeaient depuis assez longtemps pour que la douleur de la torture lui fasse oublier le fil du temps. Une heure, une minute ? Il n’en savait plus rien. Le chef du groupe, un homme svelte aux cheveux blonds et aux yeux d’un bleu sombre, s’approcha pour susurrer d’une façon presque amicale à l’oreille de Redoran.

- Mentir ne te fera que plus souffrir, jeunot. Dit-nous où nous pouvons le trouver et nous arrêterons de te faire mal. Je t’emmènerai même voir un guérisseur pour la peine. Tu as ma parole.

Le jeune fils de fermier cracha au visage du blond avant de lui lancer une insulte cinglante. Le grand homme s’essuya vivement le visage.

- C’était très stupide de ta part, salopard. Gereth, tue-moi ce petit arrogant.

Un homme trapu s’approcha en montrant une lame courbe bien aiguisée au jeune fou qui avait osé leur manquer de respect, mais étrangement il s’immobilisa juste avant d’enfoncer la pointe de la lame.

- Allons Gareth, tu as déjà fait cela... Tuer un enfant de te dérange pas d’habitude.

Aucune réponse.

Énervé, le blond s’avança vers son partenaire pour faire le boulot lui-même. Gareth lui tomba dans les bras, une dague dépassant de sa cage thoracique.

- Espèce d’idiot, je t’avais dit de le fouiller, dit-il pour le troisième bandit.

- Il l’a bien fouillé, dit une voix sombre.

Le chef sentit son cœur s’arrêter dans sa poitrine en regardant l’homme vêtu d’un manteau noir devant lui.

- C’est moi que tu cherches ?

Sa voix était froide comme la glace et perçante comme une flèche. Le chef de l’ancien trio recula prudemment vers son coéquipier.

- Je me demandais combien de personne tu laisserais mourir avant d’apparaître, Cœur d’aigle.

L’homme sombrement vêtu ne répondit pas. Sous son manteau volant au gré du vent, il ne semblait avoir aucune arme. Immobile comme une statue, il semblait attendre.

- Et maintenant ?, proposa le blond.

- Tu meurs, répondit Cœur d’aigle.

Sans prévenir, une autre dague transperça l’œil de l’autre bandit, le tuant sur le coup. Le grand blond ne prit pas de temps à réagir, sa vie était en danger. Il tourna les talons et se mit à courir en vint. Il sentit une lame beaucoup plus longue lui transpercer le torse, une lame si noire qu’elle semblait l’entraîner dans le néant.

Ce qu’elle fit.

Redoran n’arrivait plus à bouger le petit doigt. Tout ce qu’il sentait était la douleur et le tueur de bandits l’emmener vers lui, accroupit à sa hauteur.

- Pardonne-moi mon garçon, tu n’aurais pas du faire ça pour moi.

- Vous m’avez déjà sauvé la vie. Je vous la devais.

Il mourut.

Fermant les yeux du cadavre qui avait été autrefois Redoran, Cœur d’aigle se releva et ramassa ses armes lancées sur ses anciens prédateurs. Depuis un mois, des chasseurs de prime étaient à sa recherche, mais pourquoi ? Ça il l’ignorait. Fouillant les poches des cadavres, il comprit qui le chassait en trouvant une lettre qui donnait les directives de l’abattre et de ramener son corps à l’Ordre de la Renaissance.

Des nécromanciens, se dit-il. Que me veulent-ils ?

Bien qu'il ne sache leur dessein, les nécromanciens de cet guilde venait de se faire un ennemi. Jamais Cœur d’aigle ne laissait une mort impunie. Il trouverait les coupables et les enverrait dans le néant. Cependant, il ne connaissait pas grand chose sur l’Ordre. Il devait donc trouver quelqu’un qui en sache plus que lui sur le sujet.

Il se trouvait près d’un village du nom de Simpliste. Les informateurs qui y résidaient ne pourrait rien lui apprendre sur le sujet, étant plus enclin à commérer. Il y avait pourtant quelqu’un qui puisse l’aider, celle qu’on nommait la sorcière des grands feuillus, peut-être n’était-elle pas nécromancienne mais pratiquer les arts occultes était devenu rare et Cœur d’aigle ne n’abandonnerait pas la seule piste qu’il avait.

Il voyagea une journée avant d’arriver à Simpliste. Après avoir fait le plein de provision, il prit le chemin de la forêt afin d’y trouver l’habitation de la sorcière. Il ne savait pas de quoi elle était capable et le découvrir ne l’intéressait pas, il voyagea donc subtilement hors des sentiers en rabattant son capuchon et s’enveloppant dans son manteau tous deux noirs comme la nuit qui tomba bientôt sur la forêt. Invisible à l’œil nu, il arriva bientôt près d’une chaumière. Il resta cacher et observa ce qu’il s’y passait.

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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Jeu 14 Juin 2012 - 17:06

Elle se réveilla presque à contre cœur, avec la sensation de n’avoir dormis qu’une faible partie de la journée, ce qui était le cas. Ce manque de sommeil ne la dérangeait pas. Seul son corps en subissait les conséquences. Des cernes commençaient à prendre forme sous ses yeux clair, ce qui assombrissait encore un peu plus son visage pourtant si fin. Ses articulations étaient endolories par l’après-midi passé dans une position inconfortable sur le simple tas de peaux que constituait son lit. Cette douleur lui rappela qu’elle était encore en vie, qu’elle n’avait pas rejoint le monde qu’elle côtoyait en permanence. Son esprit quant à lui ne souffrait d’aucun maux. Même si physiquement, son corps réclamait d’elle de rester allonger encore un peu plus longtemps, son esprit lui était déjà bien reposer. Vif. Attentif aux voix qui tournaient autour d’elle. Elle ne s’embêta pas à traduire ce que les morts se disaient. Pas pour le moment. La Sorcière des Grands Feuillus avait d’autres préoccupations en tête.

Elle se redressa, et la peau de loup qui la préservait du froid glissa sur le coté. Même si la saison chaude venait de commencer, la journée avait été particulièrement fraiche en ce 12ème jour de Fan. Elle croisa ses jambes, et étira les muscles de ses bras. Un craquement sec lui fit comprendre que son corps n’aurait pas à subir la douleur de membres rouillés toute la soirée. Elle se leva enfin, et son attention se porta sur la casserole qu’elle avait mise sur le feu de sa cheminée. Le liquide à l’intérieur était en train de bouillir et faisait claquer le couvercle ce qui indiquait à la jeune femme aux cheveux aux couleurs de la nuit que sa préparation était terminée. Elle sourit, ce qui lui donna un air diabolique non voulu à la simple lueur du feu. Elle remarqua alors que ce feu était la seul source de lumière qu’il y avait dans cette vieille habitation qui était désormais la sienne. La nuit commençait à tomber. Et même si le soleil n’avait pas encore disparu complètement de l’horizon, ses rayons n’étaient plus assez puissants pour transpercer la végétation de cette épaisse forêt.
Les voix se faisaient plus oppressantes dans son esprit.

Elle les ignora à nouveau, et se dirigea vers une simple étagère en bois. Plusieurs fioles y étaient déposées. Aucunes n’étaient étiquetées, mais Nadinie n’avait pas besoin de ça pour reconnaitre ses différents poisons. Un courant d’air la fit alors frissonner. Énervée, son attention se porta alors sur l’esprit qui avait osé abuser ainsi de son corps. Elle siffla alors des paroles que seuls les esprits des morts pouvaient comprendre pour demander la raison de tant d’embêtement. Elle traduisit alors le mot que lui souffla l’esprit dans son oreille. « Intrus ». Quelqu’un était dehors, aux alentours de la petite chaumière. Il attendait. Aussi, la jeune femme enfila calmement une cape longue de couleur sombre, et sortit. Il faisait déjà nuit noir dans la forêt et elle parvenait à peine à distinguer le bout de ses pieds nus. Aussi, elle s’en remit à l’esprit pour savoir où se trouvait l’intrus. Avoir la mort de son coté était un lourd fardeau à porter. Mais la mort est un allié fort utile, il fallait bien le reconnaitre. Nadinie se tourna dans la direction que lui avait indiquée l’esprit avant de prendre la parole sur un ton neutre.

« Je sais que tu es là, étranger. Inutile de rester cacher plus longtemps. »

La sorcière observa l’obscurité qui se dressait devant elle, tentant vainement d’y apercevoir une ombre, un mouvement dans les buissons, derrière un arbre. Mais elle ne vit rien. Pourtant, l’intrus était là, quelque part, elle en avait la certitude. Au-delà du fait que ses alliés morts ne se trompaient jamais, elle pouvait également sentir sa présence, sa peine, sa colère, ses rêves brisés, tous ce dont elle pourrait se servir pour le combattre si elle le devait. Mais il n’était pas ici pour tuer la nécromancienne. Les villageois de simpliste n’avaient pas encore mis sa tête à prix.

« Si c’est la Sorcière que tu cherches, tu la trouveras à l’intérieur. Sinon, tu ferais mieux de partir. »

Après quoi, elle retourna à l’intérieure de sa chaumière, en prenant soin de ne pas fermer la porte en bois derrière elle. Il viendrait, elle en était sûre. Cet étranger n’était pas là par hasard. Aussi, elle plongea un bol en bois dans la marmite en prenant soin de ne pas se bruler par son contenu, et le déposa sur sa petite table ronde à l’attention de son invité avant de s’assoir sur l’unique chaise de la maison.
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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Ven 15 Juin 2012 - 20:56

Ce qui avait semblé une chandelle aux yeux du chasseur de prime n'en était pas une et il s'en rendit compte en voyant toutes les ombres dansant sur un ton rougeâtre qu'une simple bougie n'aurait pu transmettre. Toujours accroupi derrière les herbes hautes qui entouraient la chaumière solitaire, Cœur d'aigle continua d'observer sans se presser, l'odeur d'épices exotiques venant lui piquer les narines, il comprit que la sorcière était à l'intérieur ou non-loin de son habitation. Il était risqué de laisser quelque chose cuire à la marmite sans surveillance et le chasseur de prime n'entrerait pas avant d'avoir vu toutes les possibilités qu'on lui offrait, c'était un homme prudent.

Malheureusement, malgré son expérience avancé en matière d'observation, Cœur d'aigle ne pu prévoir ce que la sorcière avait fait. Sortie de sa chaumière, l'homme d'âge moyen pu enfin mettre un visage à celle affublée de ce sombre surnom. Bien que sobrement habillée et ayant un visage dur, elle ne semblait pas maléfique. La pâleur de sa peau contrastait parfaitement avec ses cheveux de jais. Un étrange calme se reflétait sur son visage, faisant froncer des sourcils l'Humain dissimulé.

- Je sais que tu es là, étranger. Inutile de rester cacher plus longtemps.

Elle savait qu'il était là !

Cœur d'aigle reprit ses esprits. Peut-être savait-elle qu'il y avait quelqu'un, mais elle ne semblait pas savoir où il se cachait. Plusieurs fois, elle regarda de façon périphérique l'horizon en scrutant les ténèbres.

- Si c’est la Sorcière que tu cherches, tu la trouveras à l’intérieur. Sinon, tu ferais mieux de partir.

Et elle retourna à l'intérieur comme si rien ne s'était passée, laissant même la porte entrouverte.

Cœur d'aigle sourit malicieusement sous sa capuche. Aucune peur n'avait été trahie dans sa voix et le chasseur de prime sentit un sentiment de respect monter en lui pour la sorcière. Sortant de sa cachette, il se dirigea silencieusement vers l'entrée, prenant garde de toujours laisser sa main prête à utiliser un couteau de lancer au cas où il lui serait capital de le faire.

La porte s'ouvrit sur une unique pièce à l'allure presque sauvage et chaotique. Cela lui rappela les tanières orcs sur le territoire sans nom, aussi confortable qu'utile, mais sans la forme spartiate des Humains.

Devant lui, il vu une petite table accompagnée d'une unique chaise où y était déposé un bol de la concoction dont il avait senti l'odeur quelques instants auparavant. Malgré l'invitation à diner, Cœur d'aigle resta debout.

- J'ai besoin de son aide.

Laissant planer le silence qui s'en suivit, il rajouta:

- J'ai de l'or pour la dédommager si elle est intéressée.

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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 19 Juin 2012 - 9:30

L’étranger ne se fit pas attendre très longtemps de la sorcière qui, à peine venait-elle de s’installer, pouvait déjà sentir les énergies négatives de l’homme s’approcher de sa chaumière. Il venait à peine d’apparaitre sur le seuil de sa maison, que Nadinie portait déjà ses grands yeux bleus clair aux allures fantomatiques sur la silhouette de son invité, éclairée par la lueur vacillante du feu de cheminée.
Un grand homme se dressait maintenant devant elle, mais elle ne fut pas impressionnée pour autant, s’assurant une attitude froide et affichant un visage inexpressif. Les vêtements qu’il portait étaient aussi noirs que les cheveux de la jeune femme, et elle ne fut pas surprise en le voyant enfin de ne pas avoir pu distinguer sa présence à l’œil nu. Sa capuche dissimulait une grande partie de son visage, mais son menton et une joue apparurent, mis en évidence par le feu qui lui faisait face. Elle devina ses origines par sa couleur de peau, à moins que ce soit la lueur rougeoyante de la pièce qui lui donnait le teint des varakirois, le peuple des sables d'Ildirith.

- J'ai besoin de son aide

Il venait de prendre la parole sur un ton ferme, assuré, il avait été direct et ses paroles venaient de piquer à vif la curiosité de la sombre femme. La plus part des personnes se baladait dans les bois des Grands Feuillus par curiosité, et les plus courageux d’entre eux fuyait à la découverte de la petite cabane au plus profond de cette épaisse forêt. Personne n’avait encore eu besoin de son aide. Personne à part cet homme. De quel genre d’aide avait-il besoin ?

- J'ai de l'or pour la dédommager si elle est intéressée.

Pas si assuré que ça apparemment. Il avait besoin de l’or pour s’assurer d’elle qu’elle fasse ce qu’il veut, ce qui étonna la jeune femme. Quelqu’un d’aussi imposant que lui aurait bien pu la menacer pour la forcer à obéir, la neutraliser sous le poids de son corps pour la soumettre à sa volonté, ou même utiliser l’arme qu’il cachait sous son manteau mais dont la main caressait la garde, prête à être sortie en annonçant qu’il pouvait la tuer si elle refusait de l’aider. Du moins, il pouvait toujours essayer. Pourtant, Il n’avait rien fait de tout ça. Peut-être gardait-il ces moyens de pression en réserve, au cas où la sorcière refuserait l’or.
Elle chassa son visage perplexe pour le remplacer d’un mouvement de tête par une mine amusée

« De l’or ? » dit-elle d’un air moqueur, feintant un étonnement pourtant présent son esprit, avant de reprendre sur ton nettement plus froid « Dit moi, étranger. Qui es-tu donc pour oser te présenté à moi le visage caché, refuser mon repas, et prétendre pouvoir m’acheter de la sorte ? » Le visage de la jeune femme se durcissait de plus en plus sans pour autant se montrer menaçant. « Et… » Elle s’adossa à sa chaise et croisa ses jambes et ses bras «… qu’attends tu de moi ? »
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 19 Juin 2012 - 12:46

Ses sentiments étaient partagés sur l'endroit où il se trouvait et la personne avec qui il discutait. La ''sorcière'' semblait posséder un intellect et un franc-parlé hors du commun qui se révélaient dans sa manière d'interagir, que ce soit physiquement ou par la parole. Cependant, son instinct lui ordonnait de ne pas lui faire confiance, un sombre aura planant autours de cette personne. Simple spéculation ? Cœur d'aigle l'espérait. Maintenant qu'il avait débuté sa quête, il ne s'arrêterait pas avant de l'avoir terminé et si s'allier avec un ennemi potentiel puisse le rapprocher de son but, il ne renoncerait pas, mais à quel prix ?

Le cynisme de la situation se lisait parfaitement sur le visage de la jeune femme et dans le sarcasme bien présent dans la voix de son interlocutrice et dans ses gestes faciaux démontrant un certain amusement non feint. Le chasseur de prime n'était pas du genre à supplier pour avoir ce qu'il voulait et elle l'apprendrait bien assez rapidement, si ce n'était pas déjà fait. Il n'avait aucune raison de lui vouloir du mal, il lui avait donc proposé de l'or pour son aide, mais si elle se mettait sur son chemin...

Elle s'assit, curieuse de savoir le pourquoi il était là.

- Si je vous ai froissé, sachez que ce n'était pas ce que je voulais. J'ai besoin d'elle pour en apprendre un peu plus sur la nécromancie.

Sans la laisser parler, l'homme habillé de noir reprit.

- Mes raisons m'appartiennent. Tout ce que j'attends de vous est une réponse à mon interrogation. Alors, allez-vous... ?

S'arrêtant brusquement de parler, l'homme alla à la porte toujours entrouverte et tendit l'oreille, épiant les bruits nocturnes que la forêt produisait... Rien.

- On a de la compagnie, dit-il avant qu'on lui pose quoi que ce soit.

En effet, on voyait maintenant une demi-douzaine de torches s'approcher d'un bon pas vers la petite chaumière. Jetant un coup d'œil à la sorcière, il reporta son attention sur les intrus toujours partiellement invisible à cause de la vive lumière que leurs torches produisaient.

- Ils sont surement plus et entours en ce moment la chaumière. Nous devons partir.

Un craquement sur le toit fit lever les deux têtes, se rencontrant de nouveaux par la suite. Eramos se prépara à combattre, dégainant silencieusement une épée faite d'un métal noir et luisant.

- Courez, dit-il à la sorcière.

Il avait besoin d'elle en vie et quelque chose lui disait qu'elle lui serait plus utile qu'il ne l'avait pensé auparavant.
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 26 Juin 2012 - 4:44

Si tôt que la femme se soit assise, un frisson alarmant lui parcourra le corps. Elle avait de plus en plus froid alors qu’elle tournait le dos au feu de cheminée. Un danger approchait et les morts la mettaient en garde. Elle tendit l’oreille, et derrière les parole de l’étranger, elle ne distinguait rien de plus que le silence. Un silence de cimetière. Un silence de mort. La mort avançait à pas de loup vers la petite chaumière, mais elle était encore trop éloignée pour savoir par quelle intermédiaire elle allait s’abattre sur la cabane.

- Si je vous ai froissé, sachez que ce n'était pas ce que je voulais. J'ai besoin d'elle pour en apprendre un peu plus sur la nécromancie.

Oh, quelle politesse ! Cet homme n’était en rien comparable avec les paysans du village de Simpliste. Ni avec aucun autre pécore, d’ailleurs. Sans doute était-il issu d’une famille noble. Cela expliquerait pourquoi il avait espéré pouvoir s’approprier les services de la sorcière en échange de quelques piécettes d’or. Mais l’heure n’était pas à la courtoisie. L’étranger avait amené le danger jusqu’à la porte de la sorcière, et il devait partir, elle devait le chasser avant d’avoir à en payer le prix. Elle se leva d’un geste vif, menaçant, mais l’homme ne lui laissa pas la parole.

- Mes raisons m'appartiennent. Tout ce que j'attends de vous est une réponse à mon interrogation. Alors, allez-vous... ?

L’étranger qui avait jusqu’ici réquisitionner la parole de la jeune femme, s’arrêta brusquement de parler, préférant prêter attention à ce qu’il se passait dehors. Il semblait avoir enfin remarqué silence surnaturel qui s’était abattu autour d’eux.

« On a de la compagnie. » avait-il dit en remarquant les quelques torches qui transperçait l’obscurité de la forêt. Mais ces lumières ne reflétaient pas la réalité. La sorcière ressentait les énergies obscures qui alimentaient le désir de tuer des hommes qui contournaient la cabane sans flambeaux pour refermer le piège qu’ils étaient en train de préparer le plus discrètement possible. Elle ne savait pas où ils étaient, mais savaient qu’ils étaient là. Et pour un nécromancien, ça changeait tout.

- Ils sont surement plus et entourent en ce moment la chaumière. Nous devons partir.

Intéressant, songea la jeune femme. Il ne pouvait pas les voir, ni ressentir leurs pulsions meurtrières. Il était donc quelqu’un d’intelligent. Ou un homme d’expérience. Sans doute s’était déjà t-il trouver dans pareille situation. Le fait est que désormais, l’habitation de la sorcière n’était maintenant plus un secret, à cause de cet étranger. Elle avait terriblement envie de lui faire subir un sort encore plus terrible que la mort pour cette raison. Mais au-delà de cette haine qu’elle ressentait pour cet inconnu, Nadinie éprouva une profonde gratitude. Enfin, elle allait pouvoir « s’amuser » pour la première fois depuis très longtemps et en sourit.

Un craquement sur le toit attira leur attention et l’étranger dévoila une lame noire aux reflets d’argent. Une lame encore plus noire que l’âme de l’être le plus vile que ces terres puissent porter. Une noirceur qui contrastait cruellement avec la personne qui était devant elle. Une arme qui attirait plus la jeune femme qu’elle ne l’effrayait.

- Courez.

Courir ? « Courir ?! » lâcha t-elle. Non, elle ne pouvait renoncer à l’idée de se distraire qui l’enivrait. Elle se mit alors à rire tout en se rasseyant tant ce qu’il lui demandait était absurde pour elle. Un rire de sorcière. Pendant qu’elle riait, elle envoya son esprit sondé les environs à la recherche d’un cadavre qui pourrait l’aider. Elle s’arrêta de rire quand elle trouva ce qu’elle cherchait. La sorcière se mit à prononcer des paroles dans la langue des morts pour lier son esprit à celui du cadavre qu’elle avait trouvé et son dos s’arqua dangereusement lorsqu’elle releva le corps d’entre les morts. Ses doigts s’enfoncèrent dans les accoudoirs de sa chaise. La couleur de sa peau vira au pâle. Elle donna l’impression que son âme allait quitter ce corps frêle et menu. Après un court instant, elle reprit position normale sur sa chaise et adressa un sourire en coin à l’étranger avant de prendre la parole d’une voix faible sans quitter des yeux les torches à l’extérieur.

« Tu voulais en apprendre d’avantage sur les arts noirs de la nécromancie, étranger. Et bien, regarde par toi-même »

D’un coup de tête, elle invita l’homme à regarder ce qu’il se passait dehors. Une lumière avait déjà disparue. Une deuxième torche venait de s’éteindre à l’instant, laissant deviner que son porteur n’était plus de ce monde. Et la sorcière en reçu la confirmation, ce qui la fit sourire sombrement. Elle seule pouvait savoir ce qu’il se passait là-bas. Elle, et les malheureux qui avaient été assez stupide pour oser pénétrer si loin dans la forêt des Grands Feuillus aussi tard dans la nuit. Une troisième lumière devant eux vacilla mais ne s’éteignit pas, et les trois autre torche se dirigeait vers l’homme en difficulté. Son sourire s’effaça, et elle ordonna mentalement au cadavre qu’elle avait invoqué de se replier pour ne pas rompre le lien qu’elle avait créé entre eux. Elle n’aurait pas la force de le ré-invoquer si ce lien se rompait.

« Tu as raison, il faut partir maintenant » dit-elle sombrement.

Elle se leva rapidement, et fut pris d’un court vertige qui ne l’empêcha pas de se diriger vers son étagère à potions. Elle en prit une, la regarda, et la jeta à terre. Elle fit de même avec les quelques autres fioles qu’il y avait sur l’étagère. Au finale, il ne restait plus que deux récipients. L’un était rose et contenait un liquide sombre, presque solide. Elle le jeta en direction de l’étranger en espérant qu’il ait assez de reflexe pour la rattraper. Dans le cas contraire, ce serait dommage pour lui.

« Ne la boit pas ! » le mit-elle en garde.

Elle jeta la dernière fiole dans le feu si rapidement qu’il était presque impossible de voir ce qu’il avait contenu. Instantanément, le feu s’éteignit, plongeant la chaumière dans une obscurité malsaine. Il y eut un bruit sourd et fracassant, comme quelque chose de lourd qui avait heurté le sol. Une porte s’ouvrit, et les faibles rayons de lune entraient dans l’habitation par cette nouvelle ouverture. L’armoire avait été renversée par la sorcière pour leur permettre de fuir par cette porte secrète.

« Par ici ! »

À peine la sorcière sortit de sa cabane que l’homme qui s’était installé sur le toit lui sauta dessus. Elle chuta lourdement et l’homme était maintenant sur elle, poignard levé, prêt à transpercer la chair de la jeune femme, lorsque son attention fut attirée par un grognement rauque et enroué. Elle lut l’effroi dans son regard lorsqu’il remarqua la présence d’un jeune loup au corps à moitié décomposer, et elle sourit. Son piège avait fonctionné. Sur le toit, il était inaccessible. Mais maintenant…

« La gorge ! » ordonna-t-elle au corps qu’elle avait relevé plus tôt pour s’en prendre aux porteurs de flambeau.

L’animal mort-vivant obéit et sauta sur l’homme qui bascula sur le côté. L’animal sur lui assena deux coups de croc violent à la gorge. Avant de retomber, inerte, sur le corps qui avait désormais une deuxième bouche pour parler. Elle avait rompt le lien entre eux avant qu’il ne la vide de toute force vitale. Elle se sentait déjà assez faible ainsi. Elle se releva péniblement et fonça en direction de la forêt. Au bout de trois pas, sa vision devint floue, ses jambes faiblirent, et elle chuta pour la deuxième fois, mais ne se releva pas. Conserver le lien entre l’animal et elle, pendant qu’elle libérait la porte cachée l’avait complétement épuiser. Elle laissa son esprit sombrer dans ses rêves les plus noirs, s’en remettant à l’étranger pour les éloigner tous les deux de cet endroit.
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mer 27 Juin 2012 - 17:28

La réponse qu'attendait Cœur d'aigle ne vint jamais. En fait, la sorcière se mit même à rire d'une façon hystérique à son ordre, ce qui alimenta sa colère envers elle. Croyait-elle à un jeu ?, se dit -il en serrant les poings sous son manteau. Il avait besoin de ses renseignements, mais si cela voulait dire sa mort, alors il la laisserait à son sort sans remord. Lorsqu'il s'apprêtait à partir, il remarqua que le rire fou de la sorcière avait cessé en même temps que toutes expressions sur son visage. Des mots étant inconnus aux oreilles du chasseur de prime sortirent de la bouche de la sorcière qui psalmodiait maintenant sur un ton grave et inquiétant. Ses jointures blanchirent à cause de l'effort (ou de la douleur?) que la jeune femme semblait subir, ses yeux tournant pour ne révéler que leur blanc et son corps se contractant dans une position étrange et irréel. Cœur d'aigle venait de comprendre qu'elle était en train de lancer un sort et il craignait qu'elle ne se tue en le lançant. Il ne pouvait plus rien pour elle, ses compétences de traqueur n'ayant rien avec la magie.

Alors qu'il la regardait impuissant, la mage revint à elle, soulageant secrètement Cœur d'aigle qui resta impassible devant la situation. Il fronça des sourcils en voyant un faible sourire se dessiner sur ses lèvres.

- Tu voulais en apprendre d’avantage sur les arts noirs de la nécromancie, étranger. Et bien, regarde par toi-même.

Aussitôt, il regarda par la fenêtre, remarquant qu'une torche manquait, son porteur certainement fauché par la magie noire de la sorcière.

- De la nécromancie, laissa-t-il échapper.

Il la regarda avec de nouveaux yeux. Le pouvoir l'enivrait et de voir ainsi ses ennemis tomber grâce à sa magie l'amusait ua plus haut. Lui tuait pour de l'or, certes, mais jamais il n'avait prit plaisir à le faire même quand il était devenu bon. La sorcière par contre semblait se délecter de la mort elle-même... à part la sienne.

- Tu as raison, il faut partir maintenant, dit-elle sombrement.

Le chasseur de prime la suivit alors qu'elle se dirigeait vers une armoire contenant plusieurs fioles contenant des liquides aussi mystérieux que colorés. Elle prit l'une des dernière fioles non fracassée de ses mains et la lança vers Cœur d'aigle qui l'attrapa de justesse. Elle le prévint de ne pas la boire, ce qui fit sourire l'homme sombrement habillé; pour rien au monde il ne l'aurait bu même si elle lui avait supplié de le faire. Il la regarda lancer la dernière fiole dans le feu, une fumée aussi épaisse que noirâtre s'y échappant. Tout de suite, Cœur d'aigle rabattit son foulard sur sa bouche et tenta de ne plus respirer par précaution. Quelque chose venait de s'ouvrir dans un bruit sourd et l'humain n'attendit pas la direction de la sorcière pour s'extirper de sa cabane.

Sans qu'il ne puisse l'empêcher, un assassin atterrit sur la femme qui roula au sol avec lui et avant que Cœur d'aigle ne le tue, un loup aux allures plus qu'amochées le devançant en plantant ses crocs autours de la nuque de sa victime après avoir reçu l'ordre de la femme. L'homme en noir s'approcha du loup pour l'achever au cas où il déciderait de se retourner contre eux, mais il n'y restait plus qu'une coquille vide. Cœur d'aigle regarda la sorcière s'éloigner à grande enjambée vers la forêt et avant qu'il ne la prévienne de l'attendre, elle chuta et resta inerte au sol.

Un bruit derrière lui l'intima de tomber à genoux, ce qu'il fit, évitant de justesse un coup de hache mortel. Tournant sur lui-même, il planta son épée noire dans l'abdomen de l'assassin qui tomba à la renverse, agonisant. Un autre vint sur le chasseur de prime qui para de justesse une vicieuse estocade d'épée, entaillant sa gorge de son fleuret d'argent. Une mince ligne rouge apparue, faisant couler son sang abondamment, le condamnant comme son comparse à une mort lente et douloureuse.

Sans attendre, le guerrier sombre rengaina ses armes afin d'attraper la sorcière et la déposer sur son épaule, la trainant sur un demi lieu avant de s'arrêter derrière un large bosquet caché par une végétation dense. Posant son oreille contre sa poitrine, il réalisa que son cœur ralentissait et battait de plus en plus faiblement. Attrapant sa besace, Cœur d'aigle en extirpant une fiole au contenu verdâtre qu'il déboucha, ne faisant boire à la jeune femme que quelques gouttes.

Après un instant, son rythme cardiaque accéléra assez pour garder une bonne cadence. L'humain remarqua que les yeux de la sorcière s'ouvraient, tentant maintenant de se relever. Il la repoussa lentement au sol.

- Vous êtes en sécurité, reposez-vous.


Deux heures avaient passées avant que la jeune femme ne rouvre les yeux. Coeur d'aigle l'avait emmené dans une cachette qu'il avait meublé sobrement avant d'aller à sa rencontre en soirée. Il l'avait couché sur un lit de paille à côté duquel il la surveillait, un torche, comme seul lumière dans cette petite caverne, les illuminait.

- Vous n'êtes pas la seule à savoir utiliser la nature à votre avantage.

Bien qu'il ne soit pas aussi calé que la sorcière en alchimie, une potion énergisante qu'il avait concocté avait pu la sauver d'une mort certaine.

- Un homme m'a un jour dit que la magie était aussi dangereuse pour ses ennemis que pour son détenteur. J'imagine que vous le savez maintenant.

Il ne rajouta rien, s'éloignant d'elle en sortant au clair de lune, l'odeur du ragoût qu'il préparait l'enveloppant.
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 3 Juil 2012 - 5:05

Elle se réveilla sur un tas de paille avec un gout à la fois amer et familier dans le fond de la gorge, sans se rappeler avoir bu le breuvage de l’homme, sans savoir que c’était l’étranger qui lui avait sauvé la vie et porté jusqu’à cet abri, sans aucun moyen de savoir combien de temps s’était écouler depuis leur fuite. Elle essaya de se remémorer les différents évènements mais la lumière de la torche, aussi faible soit-elle, lui brula les yeux, lui donnant un peu plus mal à la tête. Elle se redressa et un faible écho parvint à ses oreilles

-Vous n'êtes pas la seule à savoir utiliser la nature à votre avantage.

Elle reconnu la voix de l’étranger, mais ne parvint pas à savoir où il était. Elle fouilla l’endroit du regard pour tenter de savoir où ils étaient et où l’homme se trouvait. La paroi rocheuse lui fit penser à une grotte.
Elle trouva enfin l’homme et ses yeux furent une nouvelle fois éblouie par la torche qu’il y avait à proximité. Le mal de tête revint. Impossible pour elle de se rappeler clairement de ce qu’il s’était passé avant leur fuite. D’ailleurs, dans ces conditions il lui était impossible de rappeler quoi que ce soit. Son corps semblait en forme, mais son esprit était trop embrumer par sa douleur au crâne, ce gout horrible dans la bouche, et par un réveille difficile.
Le varakirois lui fit une leçon de morale avant de sortir de la caverne.

- Un homme m'a un jour dit que la magie était aussi dangereuse pour ses ennemis que pour son détenteur. J'imagine que vous le savez maintenant.

C’est aussi ce que son maître à l’académie d’Urion lui avait dit, elle qui avait trop tendance à surestimer ses pouvoirs sans en maîtriser totalement les effets par moment. Et elle en payait à nouveau les conséquences.
La sorcière se redressa, non sans difficulté, et alla rejoindre l’étranger dehors en prenant appuis sur la paroi de la grotte. Une fois à sa hauteur, l’air frais de la nuit et le calme de la forêt calmèrent son mal de tête. Les voix se remirent à danser autour de son esprit.

« Ne t’imagine pas que je te dois quelque chose étranger. Si tu n’étais pas venu à moi, je ne me serais jamais retrouver à la limite de la mort. »

Elle marqua une pause avant de reprendre sur le même ton, toujours aussi neutre d’émotions.

« Ceci dit, je ne peux pas nier ce que tu as fait pour moi. J’accepte de t’apprendre ce que tu veux savoir de la nécromancie, mais je ne te dirais rien tant que tu ne m’aura pas montré ton visage et dit enfin qui tu es »

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Eramos d'Irifuse
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Lun 9 Juil 2012 - 8:51

Cœur d'aigle ne sembla pas réagir aux affirmations que lança la sorcière. Après avoir humé le contenu de la marmite accrochée au-dessus des flammes, il l'extirpa pour la déposer sur le sol. Se levant, il s'éloigna de la jeune femme pour se diriger vers un chêne mort dont il arracha deux morceaux d'écorce arrondis qui leur servirait de bol pour contenir le ragoût.

- C'est une magie très puissante que vous utilisé, dit-il, toujours dos à la jeune femme. J'imagine que ne l'enseigne pas n'importe où.

Le fait qu'elle pratique la nécromancie dérangeait, et même, rendait acerbe le chasseur de prime qui venait de perdre un de ses amis à cause d'un groupe de pratiquants. En faisait-elle parti ? Il lui jeta un coup d’œil. Certes, elle était jeune -pas lus d'une trentaine d'année- mais cela n'empêchait pas qu'elle soit doué dans son art. Cœur d'aigle avait été impressionné par la puissance que pouvait contrôler la sorcière qui avait fait relevé un cadavre lupin et lui avait ordonné de la protéger.

En revenant vers le feu de camp, Cœur d'aigle remplit de ragoût l'un des bols d'écorce pour ensuite le tendre vers la sorcière. Dégageant son capuchon, il fit mine de faire la même chose pour lui. L'humain semblait âgé d'une quarantaine d'année, ses yeux verts cernés montrait une sévérité le faisant paraitre plus vieux qu'il ne l'était vraiment. Une peau basané accompagnait des lèvres étroites presque aussi foncés, figées dans une moue sérieuse en formant une ligne très droite. Un nez aquilin terminait son visage à l'air grave, mais pas apeurant comme celui des personnes ayant choisis la voie du mal comme compagne. Des cheveux d'ébènes portés longs étaient coiffés prestement vers l'arrière et une barbe naissante de la même couleur sombre piquait l'étendu de son visage.

- Eramos, dit-il simplement en se versant un bol de ragoût. J'imagine que je dois vous demander le vôtre aussi, vous appeler ''la sorcière'' commence à m'agacer.
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 10 Juil 2012 - 5:48

L’étranger s’éloigna de la jeune femme pour s’occuper de sa marmite, ignorant par la même occasion tout ce que venait de dire la sorcière, ne prenant même pas la peine de lui répondre. Ça ne la dérangea pas, du moment qu’il avait compris qu’elle lui donnerait rien pour lui avoir sauvé la vie. Le ciel était vide de tout nuage, et les étoiles scintillaient par milliers. Les rayons de lumière blanche qu’envoyait la lune sur le visage de la jeune femme accentua la pâleur de peau, lui donnant d’avantage l’impression de vivre parmi les morts que d’être bel et bien encore envie. Elle regarda son annulaire gauche d’un air neutre, pendant que l’étranger retirait sa préparation du feu. Sa bague argentée renvoyait des reflets obscurs dans les yeux de la jeune femme, lui rappelant les trois hommes qu’elle avait envoyé pour saluer Litrish de sa part. Trois ? Non, ils n’étaient que deux à être passer dans l’autre monde. L’âme d’un homme qu’elle avait tué était resté ici, dans ce monde, le temps d’une menace qui siffla dans l’esprit de Nadinie.

« L’Ordre ! L’Ordre te le fera payer! » lui dit la voix dans la langue des non-vivants. Et alors que l’étranger partait chercher une écorce d’arbre qui servirait de récipient pour son ragout, elle lui répondit à voix haute, dans la même langue sifflante « Ton Ordre n’avait rien à faire si loin de chez lui, si prêt de chez moi.»
Pendant que l’homme revenait avec deux morceaux d’écorce, l’esprit répondit en un écho, rejoignant le néant « L’étranger » ce qui eut l’effet de faire sourire la sorcière. Un sourire plein d’ambition. Ainsi donc, la Renaissance avait choisit cet homme. *Intéressant* songea la nécromancienne *Vraiment très intéressant*

- C'est une magie très puissante que vous utilisez. J'imagine qu’on ne l'enseigne pas n'importe où.

Elle lui adressa un sourire chaleureux derrière son regard sombre. Si l’Ordre de la Renaissance s’intéressait de si près à cet homme, c’est qu’il devait être fort. Assez fort pour les effrayer, mais aussi pour le convoiter. Il n’était pas venu à elle par hasard. Ça, elle le savait. Mais maintenant, Nadinie comprenait ce qu’il était venu faire ici. Il ne cherchait pas à maîtriser l’art noir de la nécromancie, mais à s’en protéger. Dans ce cas, la potion qu’elle lui avait confiée lui serait très utile. Et lui, serait utile à la sorcière.

L’homme plongea un premier morceau de bois dans la marmite et le tendis à la jeune femme qui le prit avec précaution pour ne pas renverser son contenu. À peine fut-elle servie qu’elle s’assit. Elle commençait déjà à manger, si bien qu’elle ne remarqua pas tout de suite que l’étranger avait retiré son capuchon. Son corps réclamait d’elle qu’elle se nourrisse et la remercia en faisant apparaitre quelques couleurs chaleureuses sur son visage.

- Eramos

À ce nom, Nadinie releva la tête et pu enfin voir le visage de l’inconnu. Elle ne s’était pas trompée, il s’agissait bien d’un varakirois. Un teint de peau aussi basané ne pouvait venir d’ailleurs. Son visage était sombre et la couleur de ses cheveux concurrençait ceux de la nécromancienne. Une barbe noire commençait déjà à pousser et les traits de son visage prouvèrent à Nadinie ce sentiment qu’elle avait ressenti avant même de le voir. Un lourd passé hantait Eramos. Elle le sentait déjà, mais maintenant elle pouvait le voir.

-J'imagine que je dois vous demander le vôtre aussi, vous appeler ''la sorcière'' commence à m'agacer.

« Tu imagines beaucoup de chose, Eramos » répondit-elle avec une pointe d’humour en prenant soin d’articuler chaque syllabe de son prénom. Elle planta ses yeux bleu clair dans le regard de l’homme tout en portant un morceau de viande à sa bouche. Une fois qu’elle eut avalé, la sorcière repris la parole.

« La nécromancie n’est pas une magie puissante. C’est une malédiction. Pour maitriser correctement cet art, il faut être prêt à en payer le prix. Tu l’auras sans doute déjà remarqué » finit-elle avec un sourire, faisant référence à la fois à son apparence et au moment où elle faillit mourir, vider de toute énergie vitale.

« Cependant, un groupe d’imbéciles prétend pouvoir maitriser un tel pouvoir sans devoir payer de leur personne, simplement en adorant une divinité primitive. Mais tout a un prix, ils l’apprendront eux même tôt ou tard. » Elle marqua une courte pause le temps de laisser l’homme comprendre lui-même de quelle groupe elle parlait, et ajouta « Je suis sûre que tu vois de quelle groupe je parle. » finit-elle sur un sourire noir.

Elle continua d’apprécier le repas d’Eramos en prenant un morceau de légume qu’elle trempa abondamment dans la sauce. Puis elle ajouta, comme pour se justifier : « Ce n’est pas cet Ordre qui m’a enseigné ce que je sais. C’est ce qui fait ma force, mais aussi leur faiblesse.»

Elle termina son repas et, après avoir achevé son assiette, la sorcière reprit la parole sur le même ton neutre et dur. « Mais dit moi, Eramos. Pourquoi t’intéresses-tu autant à la Nécromancie ? Oh, j’oubliais. T’es raisons ne regardent que toi. Mais si tu ne m’en dit pas plus, je ne pourrais pas te fournir l’aide dont tu es venus chercher auprès moi, je me trompe ? » Elle s’adossa sur une pierre, attendant avec une légère impatience de savoir à quelle point Eramos lui sera utile.
« Il y a bien longtemps, les habitants de Simpliste m’appelaient Nadinie. J’imagine… »,continua la jeune femme en insistant sur les propres mots d’Eramos, avec une légère touche de moquerie, « …que c’est ainsi que tu m’appellera à l’avenir »
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mar 17 Juil 2012 - 18:19

Lorsqu'elle se mit à expliquer sa magie, le chasseur de prime resta silencieux, sur son visage apparaissant un grand sérieux et respect. Elle parlait avec une certaine désinvolture rappelant un peu l'arrogance avec laquelle elle s'exprimait en habitude, mais pas sans avoir une sévérité propre à elle, comme si son passé, bien que transparent, ne soit pas facile à donner.

Elle lui confia toute la difficulté d'apprendre la nécromancie, l'appelant même une malédiction, ce qui surprit Eramos. la sorcière lui avait parut avare de pouvoir, mais peut-être n'était-ce qu'une façade ? Après tout, elle semblait assez intelligente pour jouer le jeu sans que personne ne le remarque.

Le chasseur de prime fronça des sourcils quand elle affirma ne pas faire parti de cet ordre et ne pas avoir été entrainée par eux. C'était étonnant qu'on puisse apprendre un tel art ailleurs que dans une secte illégale. Est-ce que l'académie de Bélin le faisait ? Sa réputation était pourtant impeccable; si quelqu'un venait à découvrir la vérité... Enfin, si c'était le cas, bien sur. Il la regarda manger avec appétit et ne pu réprimer un sourire. À la voir, on aurait dit qu'elle n'avait pas mangé depuis des lustres. Quand elle lui demanda pourquoi il voulait savoir à propos de la magie de la nécromancie, il resta silencieux, regardant les flammes du feu de camp s'entremêler.

Il se remémora son combat contre les assassins qui avaient tués son jeune ami. Ses poings se serrèrent discrètement sous son manteau.

- Oh, j’oubliais. T’es raisons ne regardent que toi. Mais si tu ne m’en dit pas plus, je ne pourrais pas te fournir l’aide dont tu es venus chercher auprès moi, je me trompe ?

Encore une fois, elle visait juste. Aussi juste que lui avec ses dagues, elle cernait son esprit. Il lui jeta un simple regard voulant tout dire et retomba dans le silence. Elle le brisa en lui révélant son nom, sans pour autant s'abstenir d'y glisser un ton presque moqueur en se servant de ses propres mots à son avantage. Le chasseur de prime sourit et regarda Nadinie avec respect. Elle lui faisait confiance et c'était réciproque. Plus durement, il lui révéla ses pensées.

- C'est eux qui envoient ces assassins à mes trousses. J'imagine qu'ils préparent un mauvais coup et qu'ils ne veulent pas m'avoir dans les pattes ou autre chose... Je ne sais pas à vrai dire.

Changeant de sujet, il lui montra la fiole qu'elle lui avait donné.

- Qu'est-ce que c'est ?



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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Lun 13 Aoû 2012 - 19:01

Quelles étaient les intentions d’Eramos concernant La Renaissance ? Il avait avoué, mais ça, elle le savait déjà, que c’était cet Ordre qui envoyaient les assassins à ses trousses. Au moins, il n’avait pas menti. Mais il y avait autre choses. Elle avait sentit sa crispation au moment où elle lui avait posé la question de savoir pourquoi il s’intéressait tant à la nécromancie. Comme Nadinie le pensait, il ne voulait pas maîtriser cette magie noire, mais s’en protéger. Ou la combattre. Eramos restait plus que mystérieux à ce sujet, mais le forcer à parler ne ferait que l’enfoncer d’avantage dans son mutisme.

Quelles étaient les intentions de l’Ordre concernant Eramos ? Ils voulaient sa mort et engageaient des tueurs pour faire le travail. L’homme aux cheveux ébènes pensait qu’en le tuant, il ne se mêlerait pas des affaire de La Renaissance. Mais ce qu’Eramos ne semblait pas savoir, c’est qu’un mort ne représentait non seulement plus une menace pour l’Ordre, mais également une arme. Les adeptes de ce culte essayaient sans doute de tuer les hommes les plus forts, les plus dangereux, pour s’approprier leur talent. Mais pourquoi ? Que voulaient-ils faire d’une armée de chasseur de primes, de tueurs, et de renégats ? Nadinie l’ignorait, et elle n’avait aucun moyen de le savoir. Quoi qu’il en soit, La Mort attendait au bout de ce chemin. La sorcière saurait se défendre, et défendre son territoire, son abri, contre des bandits, des brigands, mais pas contre une horde de ces hommes rendus plus fort par les adorateurs de Litrish. Si La Renaissance cherchait bel et bien à dresser une telle armée, cette liberté qu’elle appréciait tant depuis qu’elle avait quitté le hameau de Simpliste était compromise. Mais pour l’instant, tout n’était que suppositions. L’Ordre visait peut-être d’autres objectifs.

Et maintenant, quelle étaient les intentions de Nadinie concernant L’Ordre de La Renaissance ? Ce qui poussait la nécromancienne à fouiner dans les affaires de La Renaissance c’était de mettre la main sur les connaissances que l’Ordre avait pu rassembler. Et plus particulièrement sur un objet spécial. Mais attaquer seule le repère de cette secte était pure folie. Elle n’était pas assez puissante pour ça. Elle aurait besoin de l’aide d’Eramos.

Voulant changer de sujet, l’homme lui montra le seul flacon qu’elle avait épargné.

- Qu'est-ce que c'est ?

Nadinie sourit devant la curiosité ce cet homme et plongea ses yeux fantomatiques dans le regard obscur d’Eramos. Elle s’installa plus confortablement sur son rocher, avec des gestes lents, et prit son temps avant de répondre au varakirois.

« Ce que c’est n’a aucune importance. » lâchât-elle dédaigneusement « Ce qui est important, c’est de savoir ce que ça sera. » Elle sourit malicieusement à l’énigme qu’elle venait d’imposer à Eramos. « L’Ordre te cherche. Peu importe pourquoi, ils ne s’arrêteront pas tant que tu ne seras pas un homme mort. À moins que quelqu’un ne les arrête avant.» elle marqua une pause pour souligner le sous entendu qu’elle venait de glisser. « Je veux bien t’aider à régler tes comptes avec ces nécromanciens car… J’ai moi-même des comptes à leur rendre. Mais cela exigera de toi que tu me fasses confiance. Aveuglément. »

Elle avait hésité à se justifier auprès d’Eramos, mais l’homme ne devait pas s’imaginer qu’elle lui rendait service uniquement pour le sauver. Et histoire d’accentuer la chose, elle ajouta.

« Bien sûr, j’accepte ton or en échange de mes… services »

Elle sourit à ses mots avant de se lever, portant un regard vague en direction du ciel.

« Revient me voir dans exactement 13 jours. Lorsque le soleil se couchera pour laisser place à une nuit sans lune. » Elle se retourna vivement, le regard vide de toute expression « En attendant, protège cette fiole au péril de ta vie. Car elle sera ta seule arme contre les nécromanciens de l’Ordre. »

Alors qu’elle se dirigeait vers la forêt, elle adressa de dernières paroles au varakirois

« À très bientôt, Eramos »
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MessageSujet: Re: Chapitre premier: Renaissance [Terminé]   Mer 15 Aoû 2012 - 21:48

Une fois de plus, Nadinie lui montra son sourire terrifiant, ressemblant plutôt à un rictus démoniaque qu'à un réel avatar de sentiment humain. Le chasseur de prime en frissonna presque. Comme pour chaque personne trainant une certaine folie qui croisait son chemin, le chasseur de prime se demanda comment elle l'avait acquise, si elle ne lui était pas innée. En effet, il y a bien longtemps déjà, Cœur d'aigle savait que l'humain pouvait être mauvais de naissance, comme les créatures de l'Outre-monde dont tout le monde craignait le courroux vengeur pour les avoir haï dès leur premier jour en Ildirith.

Plus il parlait avec la sorcière des grands feuillus, moins il décelait ses desseins et avait l'impression de comprendre son être. Peut-être n'était-il pas destiné à le savoir ? Peu importait, il avait déjà beaucoup à faire.

« Ce que c’est n’a aucune importance. » lâchât-elle dédaigneusement. Ce qui est important, c’est de savoir ce que ça sera. » Elle sourit malicieusement à l’énigme qu’elle venait d’imposer à Eramos. « L’Ordre te cherche. Peu importe pourquoi, ils ne s’arrêteront pas tant que tu ne seras pas un homme mort. À moins que quelqu’un ne les arrête avant.» elle marqua une pause pour souligner le sous entendu qu’elle venait de glisser. « Je veux bien t’aider à régler tes comptes avec ces nécromanciens car… J’ai moi-même des comptes à leur rendre. Mais cela exigera de toi que tu me fasses confiance. Aveuglément. »

Elle en demandait beaucoup, trop. Eramos ne pouvait se permettre (et ne se permettrait jamais) de faire aveuglément confiance à quiconque. Pourquoi l'aider ? Qu'avait-elle à régler avec l'Ordre ? Déjà trop de question pour lui. L'homme en noir s'en alla refuser quand Nadinie rajouta:

« Bien sûr, j’accepte ton or en échange de mes… services »

Cœur d'aigle ne put s'empêcher de sourire. Elle était donc sincère, l'appât du gain étant beaucoup plus facile à expliquer que l'altruisme quasi inexistante sur le continent. Elle s'éloigna du camp de fortune pour se diriger vers la forêt, se retournant vers lui une ultime fois en disant:

« À très bientôt, Eramos »

Elle attrapa habilement la bourse lancée par le mercenaire: une somme faramineuse s'y trouvant.

- Quarante pièces d'or. Une infime partie de ce que tu pourrais gagner par la suite, alors tant pis pour toi si tu décides d'en finir là...

Elle s'éloigna dans la nuit, le regard dur d'Eramos se transformant en demi sourire.

- Oui, à très bientôt, Nadinie de Simpliste.
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